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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 08:46

Toulouse - La piétonisation avance pas à pas

a-pietonnisation-avance-pas-a-pas.jpg

 

La Ville installe des bornes à l'entrée de la rue du Taur et bientôt des rues des Changes et des Marchands. Le point sur une piétonisation du centre qui se fait pas à pas.

Rue du Taur, le provisoire va devenir définitif. La barrière manuelle qui barrait la rue piétonne depuis l'été dernier va être remplacée par une borne rétractable comme celles qui barrent les entrées des rues Alsace (depuis la rue de Metz) ou Temponières (place de la Bourse) et du côté sud de la place du Capitole (devant le Bibent).

Les travaux ont commencé hier et la mise en place sera effective le 28 mars. De même, une borne va être installée à partir du 7 mars, effective le 4 avril, à l'entrée de la rue des Changes (depuis Esquirol), barrant ainsi définitivement l'accès à l'axe Changes/Saint-Rome, qui était piéton dans les faits sans l'être vraiment.

Une autre borne sera installée à partir du 14 mars, effective le 11 avril, à l'entrée de la rue des Marchands depuis la rue de Metz, barrant ainsi un accès à place et rue de La Trinité et à la rue des Filatiers.

Ces changements, auxquels s'ajoute la mise en rue piétonne de la partie centrale de la rue Alsace-Lorraine (entre rues Lapeyrouse et Lafayette), effective depuis 17 février, portent à près de 8 km la longueur des axes piétons dans la Ville rose.

Avec les rues du Taur, Saint-Rome et des Changes, c'est tout l'axe historique du cardo romain (du nom de l'axe principal de la Tolosa gallo-romaine) qui est ainsi piétonnisé.

La Ville donne ainsi la priorité au piéton, des Carmes à Saint-Sernin en passant par la place du Capitole. Les riverains, livreurs, urgences et deux-roues ne sont que tolérés ici, et doivent rouler au pas, à moins de 6 km/h (lire ci-contre).

Mais ce n'est qu'un début. « On travaille à un schéma directeur avec Joan Busquets, l'urbaniste qui réfléchit sur l'aménagement de l'hypercentre », explique Daniel Benyahia, adjoint au maire de Toulouse chargé de l'urbanisme, « l'idée est de supprimer tout trafic de transit dans l'octogone central (espace délimité par les grands boulevards et Saint-Cyprien) tout en préservant l'accès aux parkings et celui des riverains et livraisons. Avec des réalisations d'ici 2014 ».

Dans cette optique rien n'est interdit, tout est envisagé rue de Metz, place Esquirol et du Capitole, quais de la Garonne.

Le chiffre : 7 900

mètres > De rue piétonne. C'est le nombre de mètres de rue piétonne à Toulouse, selon les services de la Ville, avec le nouvel axe piéton. ça use les souliers…

« L'idée est d'écarter tout trafic de transit du centre ville ». Daniel Benyahia, adjoint au maire chargé de l'urbanisme

Qui fait quoi ?

Véhicules motorisés (y compris les 2 roues)

Seuls les véhicules nécessaires à la desserte interne de la zone sont autorisés à circuler.

La vitesse est limitée à l'allure du pas (6 km/h).

En dehors de la priorité pour les piétons, le Code de la Route s'applique pour régler les conflits.

Piétons

Ils sont prioritaires sur tous les véhicules y compris les vélos, motos, véhicules de livraison, bus…

Cyclistes

Les cyclistes sont admis mais tenus de céder la place aux piétons ce qui peut les amener à poser le pied à terre. La vitesse doit être limitée à l'allure du pas soit 6 km/h.

Véhicules d'urgence

Il n'y a pas de règle spécifique aux véhicules d'urgence. Leurs règles propres primant sur les autres règles.

Personnes à mobilité réduite

Cela concerne les personnes en fauteuil roulant, déficients visuels, femmes enceintes, personnes âgées ou avec une poussette…

Tous les espaces publics doivent leur être accessibles (pas de dispositions particulières liées aux aires piétonnes).

Fallait-il piétonniser la rue du Taur ?

Virginie Gérard, Toulouse, vendeuse de Sillage ethnique, 36 ans. Pour que les gens puissent circuler en toute tranquillité, c'était nécessaire. Je pense qu'ils viennent plus facilement dans une rue sans voitures. Y a moins de bruit, donc c'est plus agréable pour eux. En tant que vendeuse, je ne pense pas qu'il y ait de grands changements, au contraire. Le calme va attirer les clients, donc c'est plutôt positif. On verra bien !

Pierre-Etienne Lenzi, Toulouse, technicien de maintenance, 23 ans. Oui et non. Non parce que dans mon métier, je dois faire des interventions et une rue interdite aux voitures nous fait perdre du temps et nous empêche de bien travailler. En plus on n'a pas de dérogations pour intervenir, donc ça nous pénalise.

Après, je suis pour en ce qui concerne les piétons. Sans les voitures, c'est beaucoup plus agréable pour eux.

Alexandre Benoît, Toulouse, facteur de la rue du Taur, 45 ans. Cette mesure ne me paraît pas efficace. Si les gens veulent passer, ils passent. Avec la piétonnisation de la rue, c'est vrai que c'est plus agréable pour travailler, c'est plus calme. En tant que facteur, j'apprécie le fait qu'il n'y ait pas de voitures dans la rue. Mais, je pense que les automobilistes trouveront bien un autre moyen pour accéder à la rue du Taur.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 08:39

Algérie - Tizi Ouzou: Marche des étudiants

Manifestation-etudiants-Tizi-Ouzou.jpg

Des milliers d'étudiants ont pris part hier à une marche à laquelle a appelé la coordination locale des étudiants à Tizi Ouzou. Initialement, cette manifestation avait été décidée depuis plus d'une semaine pour exiger l'annulation du décret présidentiel N° 10-135 du 13 décembre 2010 portant classification des diplômes selon le système LMD. Mais les organisateurs ont maintenu leur manifestation, et ce, malgré l'annulation dudit décret.

La marche s'est ébranlée du campus Hasnaoua pour s'achever devant le siège de la wilaya pour dénoncer les conditions difficiles dans lesquelles les étudiants vivent dans les campus et les cités universitaires, notamment l'insécurité qui y règne ces derniers jours. Des slogans dénonçant le système LMD et demandant la valorisation de leurs diplômes ont été également scandés.

Des participants à cette manifestation ont également exprimé des revendications politiques et repris en chœur des slogans hostiles au pouvoir.

La marche s'est déroulée sous des averses de pluie et dans le calme. Les étudiants se sont rassemblés devant la wilaya avant de se disperser

Source Le Quotidien d’Oran Ali H

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 08:32

Ces jeunes qui veulent le changement

jeunesse-algerienne.jpg

Dimanche 26 février, 18h. Dans un des cafés de la capitale, Samira, 25 ans, agent commercial, et Tarik, 28 ans, employé dans une multinationale, débattent avec ferveur.

«Levée d’état d’urgence ou pas, ça ne change rien à nos vies, il faut que le système se bouleverse», tranche Samira. Tarik est d’accord dans le fond, mais pour lui, il faut aller tout en douceur. A chacun ses arguments. Samira est pour une action plus radicale, Tarik veut opter pour la prudence. Les idées fusent spontanément et on se permet même quelques notes d’humour. Attablé à leurs côtés, Djamel, 27 ans, agent de voyages, allume une cigarette et marque un arrêt avant de tenter de cadrer le débat : «Les jeunes, faut pas qu’on se disperse, il faut être précis.» Vus de loin, on s’imaginerait facilement que ces jeunes sont trop occupés à tenter de voler quelques instants de détente à un quotidien aussi plat que difficile, mais non.

C’est bel et bien encore un rendez-vous de militants qui tentent de créer un projet à soumettre au reste de leur groupe d’amis. Ils le font régulièrement depuis des semaines. Le besoin de changement est grand et pour une fois, les jeunes ne sont pas en marge du débat. Ils ont été les premiers à jeter la contestation dans la rue à travers les émeutes du mois dernier. Ils tentent à présent l’action pacifique. Le militantisme chez les jeunes Algériens prend de nouvelles couleurs, dans le fond comme dans la forme. Qui sont ces jeunes ? Et comment s’organise ce militantisme nouveau qui a pris son point de départ sur facebook, mais qui a réussi à s’ancrer dans la vie

réelle ? Dans cette euphorie ambiante, une chose est sûre, les jeunes militants s’affirment et cherchent de nouvelles manières d’exister dans cette atmosphère internationale propice au changement.

Du virtuel au réel

«Il faut qu’on s’organise, on peut faire la différence, on est nombreux à vouloir que ça bouge et ça peut bouger», explique, très enthousiaste, Samira. Son optimisme est justifié à voir l’actualité de ces derniers

jours : une mobilisation éclair pour la libération de Mohamed Gharbi, une rencontre de soutien au peuple libyen, la contestation des étudiants qui ne cesse de se consolider, des actions de sensibilisation au jour le jour, des réunions pour tenter de s’organiser : c’est un fait, les jeunes sont sortis de leur torpeur. Ils se réapproprient les espaces d’expression, sortent manifester dans la rue, mieux encore, ils aspirent, en grande partie, à se réunir autour d’un même mouvement fédérateur pour s’impliquer dans les affaires du pays. Le 12 février dernier, ils étaient nombreux à répondre à l’appel de la marche à place du 1er Mai, scandant des slogans fermes et tranchants. Un petit groupe s’est justement démarqué par sa ferveur dans la manifestation. Ils étaient une trentaine à accompagner le chanteur Amazigh Kateb, au rythme d’un karkabou qui n’a cessé de saccader leurs cris de colère. Pour réussir cette action, ils s’étaient justement réunis la veille pour préparer leurs banderoles et bien travailler leurs messages. Un autre groupe de jeunes, travaillant assidûment sur facebook, avec 2000 adhérents, (Algérie pacifique) était aussi présent pour la tentative de marche du 12 février et ce n’était pas leur première sortie dans la rue. Un mois avant, jour pour jour, ils avaient organisé un rassemblement à la place de la Liberté de la presse de la rue Hassiba Ben Bouali, pour exiger la levée de l’état d’urgence. Ce jour-là, une centaine de manifestants ont réussi à résister aux intimidations de la police. Ces différents groupes de jeunes ont des positions distinctes et des démarches qui divergent, mais ont un point commun crucial : le besoin d’un changement profond.

La peur du politique

Mercredi 22 février, 13h, le ministère de l’Enseignement supérieur est inaccessible. Des centaines de jeunes y bloquent l’entrée. Leurs revendications ont été clairement exprimées et leur détermination s’est montrée sans failles. «On milite pour nos droits, mais il est hors de question pour nous de faire de la politique», souligne Salim, délégué de l’USTHB. Autour, les cris fusent et les slogans de colère divergent. Mais pas d’hostilité affichée contre le pouvoir. «La politique risque de décrédibiliser notre contestation, on veut juste régler nos problèmes universitaires, pour le reste, on ne veut pas s’engager», explique Salima, une étudiante mobilisée pendant des jours. Et pourtant, sur le mur du siège du ministère, une pancarte en dit long : «Rachid Harraoubia vous a ajoutés comme ennemi sur facebook. Ignorer. Accepter ?». Facebook est incontestable dans la mobilisation actuelle et la politique n’est pas si loin. Yacine, étudiant et membre de la CNCD, hausse le ton pour se faire entendre dans l’agitation assourdissante qui l’entoure. Il explique : «L’idéal serait de s’associer aux autres jeunes qui s’organisent autour de préoccupations plus globales, mais la réalité est là : les étudiants ont peur de la politique, pour eux, elle est synonyme de mensonges et de perfidie.» Amine Menadi, initiateur du groupe Algérie Pacifique sur facebook, pense qu’il y a, justement, un grand travail de sensibilisation à faire auprès des étudiants pour qu’ils cessent de fuir la politique. Mais avant cela, il faut d’abord  relever le défi de la jonction. Rapprocher les émeutiers des étudiants, les facebookeurs des militants expérimentés et les étudiants des chômeurs révoltés ne sont pas chose facile. Plusieurs réunions par semaine se tiennent pour tenter tout de même d’y parvenir, dans les locaux de LADDH ou dans le Centre des ressources de la rue Larbi Ben M’hidi ou encore, de façon spontanée, dans des cafés et aux domiciles de certains jeunes militants. Et c’est le Mouvement de la jeunesse indépendante pour le changement (MJIC) qui y travaille.

Le MJIC, la tentative de jonction

Le Mouvement pour la reconquête citoyenne (MRC) est un des groupes nés dans la contestation des émeutes du mois dernier. Il réunit des artistes et des intellectuels qui «tentent avec spontanéité de se réapproprier l’espace public». Amel, 27 ans, scénariste, fait partie de ce groupe de jeunes qui guettaient mardi dernier la réaction de la police près du ministère de la Justice avant le lancement de la mobilisation éclair organisée pour demander encore une fois la libération de Mohamed Gharbi. Pour elle, le militantisme devient une réalité vécue au jour le jour. Le MRC, dont elle fait partie, a été créé pour «tenter d’articuler et d’exprimer pacifiquement les revendications des émeutiers de janvier», précise-t-elle. Leur démarche se veut intuitive et moderne. Ils sont à l’origine de l’action de solidarité au peuple libyen, organisée mardi dernier. Comme pour beaucoup d’autres groupes de jeunes, facebook a été pour beaucoup dans leur élan de contestation, mais ils ont gagné le pari de quitter les échanges virtuels pour activer sur le terrain. «L’Algérie traverse une crise politique et sociale avérée, les partis politiques ne répondent pas à nos préoccupations et ne proposent aucune alternative, on essaye donc de se structurer pour palier à ce vide», explique Omar, 30 ans, employé dans une boîte de communication et adhérent du MJIC. Le pari qu’il se lance avec les autres jeunes qui l’entourent s’est justement trouvé comme cadre cette nouvelle structure qu’est le MJIC créé ces dernières semaines pour fédérer tous les groupes existant sur facebook et ailleurs.

L’objectif, comme l’explique Amine, 29 ans, publicitaire, autre adhérent du MJIC, «est de tenter de réunir toutes les forces qui s’expriment dans la société ces derniers temps, au vu de la contestation ambiante pour porter et défendre les vraies revendications des jeunes Algériens, toutes catégories et tendances confondues». Dans sa proclamation de naissance, ce mouvement s’est fixé une idée de départ claire : «L’Algérie est dans l’impasse. Rester passif devant cette situation, c’est en être complice. Conscients des enjeux de l’heure, nous considérons que nos droits fondamentaux sont bafoués et nos acquis citoyens remis en cause.» S’ils s’entendent sur les principes de base pour créer le changement, ces jeunes, venus de divers mouvements, (groupes sur facebook : Algérie Pacifique, Algérie plurielle, militants de la LADDH, MRC, sympathisants de partis, tels que le FFS, le MDS, le PST et même le FLN et en grande majorité de jeunes indépendants) bloquent sur les méthodes et les démarches à adopter. De simples actions citoyennes aux positions les plus radicales, la divergence est tangible. «Des personnes infiltrées au sein du MJIC tentent de casser l’initiative, et il y a des divergences qui ont même mené à la proposition de deux dates différentes pour la deuxième marche de la CNCD (18 et 19 février), mais on résiste à tout ça», note un fervent adhérent du MJIC. L’enthousiasme général permet au mouvement d’avancer quand même, mais non sans se confronter au manque d’expérience et à la difficulté de réunir le plus grand nombre autour de la même démarche.

Les méthodes novatrices

Si ces jeunes ont du mal encore à s’entendre sur une ligne de conduite claire à adopter pour aboutir au changement auquel ils aspirent, il reste qu’ils ont des atouts de taille pour porter cet espoir. Des moyens de communication qui échappent à tout contrôle : facebook en est la meilleure illustration. Mais aussi des méthodes de mobilisation importées d’ailleurs qui peuvent cristalliser le souffle nouveau que tout le monde attend. Flyers, t-shirt, mobilisation éclair, slogans attractifs, reportages vidéo et photos, actions symboliques pleines de dérisions telles que celles initiées par le groupe Bezzzaf tout au long de l’année 2010. Autant de moyens qui permettent d’être plus près du besoin de modernisme de la société. «Le monde avance et il faut qu’on sorte de ces modes de communication obsolètes qui ont tué les partis politiques», explique Halim, 25 ans, étudiant en médecine, qui n’a pas manqué les deux appels à la marche de la CNCD. Le collectif Libérez Mohamed Gharbi s’est, d’ailleurs, illustré dans le domaine. En faisant circuler une pétition via facebook et en usant de moyens nouveaux de mobilisation qui ont inéluctablement donné de l’ampleur au combat pour la libération de l’ancien moudjahid qui, après la grâce présidentielle accordée en décembre 2010, devrait être libéré incessamment.

Un exemple qui a certainement participé à l’enthousiasme actuel. Mais le modèle international y est aussi pour beaucoup, notamment l’exemple tunisien qui a réussi une grande part de sa révolution grâce à facebook. Le défi de la jonction entre les différents mouvements de la société, la destruction de la peur qui entoure la politique, autant d’éléments forts sur lesquels doit se consolider le souffle nouveau qui traverse le militantisme algérien. Samira et Tarik ne sont pas d’accord sur la forme à donner à cette révolution à construire, mais ils sont sûrs que leurs efforts ne seront pas vains. «On nous dit souvent qu’on perd notre énergie pour rien, mais je suis sûr que dans le contexte actuel, chaque action et chaque expression pèse lourd, il faut qu’on en profite», tranche Tarik. Après une discussion de longue haleine, ils ont opté pour un projet subtile : la révolution par la culture. «Une manière de faire de la politique mais de façon moins agressive et plus voilée», explique Samira. «En fait, il faut jouer le même jeu que celui de nos gouvernants, avancer en toute discrétion», ajoute-t-elle. Il reste à soumettre le projet au reste du groupe et créer une nouvelle page facebook pour convaincre le plus grand nombre…

Appel à la marche de la jeunesse algérienne le 19 mars 2011

Un appel à la marche de la jeunesse algérienne vient d’être lancé pour le 19 mars 2011 de la place de la Grande Poste à la Présidence d’El Mouradia, initié par un groupe de jeunes, travaillant dans l’ombre et voulant garder l’anonymat pour donner plus de chance à cette action de réussir.

Ces jeunes se disent «indépendants de tout parti politique, institution militaire ou mouvance étrangère». La date symbolique de cette marche sert à rappeler le cessez-le-feu pour exiger de cesser la hogra pour construire une Algérie autre.

Source El Watan Bouredji Fella

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 05:56

Algérie - La jeunesse algérienne, tare ou atout ?

greve enseignants

Le mal de la Jeunesse

 

Nul besoin d’être érudit pour ressentir le malaise qui ronge la jeunesse algérienne ; il eut été très naïf d’attendre les récents événements – généralisés du reste à d’autres pays – pour s’en rendre compte.

Et comme à l’accoutumée, les observateurs et autres politiques sont incapables de formuler des solutions à même d’arrêter une saignée sans cesse grandissante. D’une part, les uns se contentent d’effets d’annonce largement amortis par l’âge minimum du vote ; les autres n’ont qu’une seule phrase mais pas d’idées ni d’alternative : le changement du système. Entre les deux il existe, à court terme, des leviers à actionner pour mettre fin à l’impasse de la jeunesse, car à long terme, seule l’école (au sens large du terme) peut ancrer chez les jeunes l’esprit de responsabilité et d’initiative, antithèse de la débrouille et de la hantise obsessionnelle du visa.

L’emploi des jeunes a été dressé par l’Etat comme un rempart incontournable au chômage massif chez les jeunes. On se rend bien compte que cela demeure insuffisant.

Pis encore, un jeune concerné lambda analyse la chose autrement : avant je n’avais pas de boulot, mais maintenant je n’ai toujours pas de boulot mais j’ai aussi des dettes et la banque et les huissiers aux trousses ! Ce qui devait constituer l’atout majeur de ces dispositifs ventilés sous trois formes (Ansej, CNAC et Angem) n’est en fait que leur talon d’Achille : le fonds de garantie. Ce dernier assure aux banques un dédommagement en cas de faillite des promoteurs, d’où une certaine légèreté dans leur traitement. Quant aux jeunes bénéficiaires, ils s’abritent souvent derrière cette disposition pour narguer les banquiers et justifier leur défection ! Sans compter qu’une partie non négligeable de ces crédits sont adossés à des jeunes non concernés par l’activité ni le projet : tout simplement des prête-noms ! Les différés de crédit, généralement d’une année, et surtout l’absence d’accompagnement et d’encadrement des jeunes n’arrangent pas les choses. Est-il normal de mettre à la disposition d’une jeune de 20 ans, sans aucune formation ni notion économique ou financière, des sommes à ce point astronomiques, avoisinant parfois 10 millions de dinars (coût maximum du projet) ? La première correction doit donc se situer en amont : mettre des experts comptables et des spécialistes en management et ressources humaines à la disposition de ces jeunes durant les différentes périodes de la vie de leur entreprise (marketing, acquisition de marchés, gestion de l’endettement et stratégie à long terme). Autre solution : segmenter les appels d’offres nationaux de manière à ce que les micro entreprises ne se retrouvent pas en concurrence avec des PME, ce qui oblige généralement les promoteurs, pour des impératifs de «plan de charge», à casser les prix et même à travailler à perte !

Un autre élément n’est pas à négliger : la création de banques spécialisées dans le financement des micro entreprises, une vocation à même de répondre plus rapidement et spécifiquement aux besoins des entrepreneurs ; les banques classiques ayant plus tendance à satisfaire la clientèle dite commerciale, plus rentable pour cause de bonification des taux d’intérêt. Ces mesures, qui peuvent s’avérer coûteuses, peuvent être financées en relevant ce taux d’intérêt. Le tout en misant sur une plus grande réussite et l’efficacité escomptée de ces micro entreprises. Mais est-ce que tous les jeunes ont vocation à être auto-entrepreneurs ? Absolument pas ! Les efforts de l’Etat en la matière, à travers la création de l’Agence d’aide à l’emploi (ANEM), peuvent être optimisés. Notamment par un partenariat Etat-entreprise pour la formation puis l’embauche automatique, moyennant des avantages fiscaux proportionnels à l’adresse de l’entreprise. Un système également valable pour les universitaires, stagiaires en entreprise l’été, puis recrutés par l’entreprise à la fin de leurs études. Certaines entreprises privées ont testé avec succès ces méthodes, avec des travaux de recherche dédiés à l’entreprise qui recrute. Que de fois n’a-t-on pas entendu des chefs d’entreprise, de quelque secteur que ce soit, se plaindre de l’absence de main-d’œuvre et faire appel aux travailleurs chinois ? Plus généralement, et même si le malaise actuel des jeunes dépasse et déborde le volet du travail et du chômage, il paraît opportun de réfléchir, avec ces moyens et d’autres, à employer ces énergies pour le développement de l’économie nationale, avec, en aval, un apaisement social certain.

Source El Watan Aliane Merouane.

Cadre financier

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 05:46

“On a subi trop de violence, les gens ont peur”

reunion coordination nationale

 

“Il y a un pourrissement partout, dans l’éducation, dans la justice (…) tout le monde bouge. Même en haut, ça bouge”, a-t-il dit.

En dépit de l’impressionnant dispositif policier que le pouvoir convoque à chaque manifestation et le peu d’engouement de la population algéroise, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) n’est pas disposée à mettre en berne le flambeau de la contestation. Elle persiste à maintenir la pression sur un pouvoir duquel, selon Me Ali Yahia, il “ne faut rien attendre”. Ainsi, elle projette d’organiser trois nouvelles marches samedi prochain à Alger dont l’une sur l’itinéraire Hussein-Dey-place du 1er-Mai, l’autre d’El-Madania vers le siège de l’ENTV et la troisième de Aïn Bénian vers la place des Martyrs.

Mais eu égard aux circonstances dans lesquelles se sont déroulées les précédentes manifestations, nul doute que des interrogations sur le degré d’adhésion de la population ainsi que la défection de la population algéroise ne manqueront pas d’être soulevées. Explication du président d’honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh). “Nous sommes encore dans un état de siège. On a subi trop de violence, les gens ont peur. Il y a un mouvement de l’histoire et personne ne peut l’arrêter”, a-t-il affirmé, hier, lors d’une conférence de presse animée à la maison de la presse Tahar-Djaout, à Alger. Indice que même l’Algérie n’est pas à l’abri du vent de révolte qui balaie le monde arabe ? “Il y a un pourrissement partout, dans l’éducation, dans la justice (…) tout le monde bouge. Même en haut, ça bouge”, a-t-il dit. Dès lors qu’il y a des mouvements de contestation un peu partout et dans tous les secteurs, pourquoi la mayonnaise ne prend pas pour un grand mouvement à l’image de ceux de Tunisie ou de Libye ? “Laissez le temps de réflexion aux gens (…) il y a ceux qui s’interrogent sur la manière dont devra se faire le changement. Dès que l’état d’urgence sera levé, vous allez voir si le peuple ne va pas sortir.” Mais, insiste-t-il, “il faut aller vers le peuple et expliquer à tous les mouvements que le problème commun, c’est le pouvoir. Il ne faut exclure personne”. Comme pour les précédentes manifestations, l’avocat rappelle que la CNCD entend marcher pour dénoncer la télévision et dire “qu’elle appartient à tous les Algériens”, mais aussi pour revendiquer le départ du système et le changement de régime. “Pas dans le régime”, précise-t-il. Une occasion pour lui d’évoquer l’initiative d’Abdelhamid Mehri, lequel a envoyé une lettre à Bouteflika et dans laquelle il suggère l’organisation d’une transition. “Il demande un changement à l‘intérieur du régime. Il avait écrit déjà une lettre similaire à Zeroual”, rappelle Ali Yahia, avant de décréter : “notre génération est finie. Fini le zaïmisme, l’avenir appartient aux jeunes et l’Algérie n’ira à la démocratie que si ce système part.” Réitérant la solidarité de la coordination avec les révolutions des autres pays de la région, Me Ali Yahia soutient que l’Algérie reste toutefois différente, notamment en raison de l’histoire de sa révolution, de la décennie de violence vécue, mais surtout de la structure du pouvoir en place. “Ici, c’est l’armée qui désigne le Président. Elle est capable de le relever. Elle en a déposé trois, et le quatrième est peut-être en cours”, a-t-il lâché.

Source Liberté Karim Kebir

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 05:43

Algérie - La fin absurde de l’état d’urgence dans un État de non droit

democratie

 

“On a détruit la Bastille /Et ça n’a rien arrangé.” La rengaine sur la futilité pratique de la levée de l’état d’urgence en Algérie rappelle ce refrain d’une chanson pacifiste de Jacques Brel.

Quelles libertés espérions-nous pouvoir exercer désormais que nous ne pouvions pas exercer depuis 1992 ? La réponse est évidente : aujourd’hui comme hier, les seules que le pouvoir veut bien nous concéder et quand il le veut. À moins de les arracher, aujourd’hui comme hier.

Dans un système autoritaire, les lois, répressives notamment, fonctionnent comme un arsenal, au sens littéral du terme, de contrôle de la société. Elles ne sont pas là pour s’imposer à tous et en toute circonstance ; elles sont là pour que la puissance publique puisse s’en emparer, pour la circonstance, comme instruments de contrôle politique de la société.

En régime autoritaire, la force n’est pas à la loi, la force est à la force. Et la loi est au dictateur ce que l’outil est à l’ouvrier ; c’est l’instrument et le prolongement de sa force. Le pouvoir dispose, de son propre fait, de la prérogative tacite d’exhumer une loi ou un règlement oubliés pour les mettre en œuvre, si cela lui convient, et de les occulter quand leur application l’incommode.

La loi pour la concorde civile, frappée de forclusion, a bien continué à justifier, illégalement et durant de longues années, l’amnistie de terroristes ; la loi pour la réconciliation nationale, elle aussi légalement tombée en déchéance six mois après sa promulgation, continue à mettre les terroristes hors de portée de… la loi.

L’observation peut être faite au sujet de l’article 144 bis, pénalisant le délit de presse, véritable article saisonnier qu’on ressort pour soutenir une campagne de harcèlement judiciaire et qu’on range lorsqu’on décide de soigner l’image “démocratique” du régime. Au besoin, on peut toujours changer d’angle d’attaque, comme on dit dans les rédactions, quand on veut sévir contre un journal ou un journaliste. De la même manière, les grèves décidées par des collectifs autonomes sont systématiquement interdites par le tribunal, alors que les débrayages initiés par des sections du syndicat officiel suscitent toujours un “dialogue”. Certaines lois sont bloquées depuis qu’elles ont été votées.

Il en est ainsi des articles de la loi relative à l’eau qui concernent la protection des nappes alluviales et dont la suspension : on demande régulièrement à la même assemblée qui les a votés de surseoir à leur application, permettant la poursuite du pillage du sable des lits d’oued et des plages.

Le renoncement renouvelé de l’obligation de paiement par chèques illustre aussi la vanité autoritaire de la réglementation : aujourd’hui, les grossistes en alimentation sont simplement dispensés de… registre du commerce. Même le code de la route s’avère être d’une mise en œuvre modulable.

Le pouvoir sévit là où se manifeste la liberté et reflue là où s’exprime la capacité de nuisance, aidé en cela par une législation dont il décide de la prescription sélective. Si la levée de l’état d’urgence n’a rien changé à l’orientation liberticide et répressive du régime, c’est bien la preuve que ce n’est pas la nature de la loi qui régit l’espace public qui est en cause, mais la nature de l’État.

À quoi sert la loi dans un État de non-droit, si ce n’est à légaliser l’arbitraire ?

Source liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 05:32

Le thermalisme, facteur de développement du tourisme domestique

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Le ministre a insisté, lors de son intervention, sur l’avenir prometteur de la mise en valeur des eaux thermales et marines, sources de richesses naturelles et de création d’emplois, et ce en revalorisant l’exploitation des stations thermales en adoptant des méthodes modernes.

En visite officielle dans la wilaya de Guelma, le ministre du Tourisme et de l'Artisanat a présidé, avant-hier matin, au centre des loisirs scientifiques, l’ouverture des travaux du séminaire national du thermalisme auquel ont pris part plus de trois cents participants, essentiellement des experts, des opérateurs économiques, des professionnels du secteur et les directeurs de wilaya du tourisme du territoire national. Après avoir suivi attentivement, en compagnie des autorités locales, un exposé détaillé ayant trait au tourisme et à l'artisanat, présenté par le directeur concerné de la wilaya d’accueil, visité les stands où les produits artisanaux locaux étaient exposés et écouté l'allocution de bienvenue du wali, M. Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, a  présenté, lors de son intervention, sa feuille de route et ses objectifs pour relancer ce secteur stratégique.

D’emblée, il a insisté sur l'avenir prometteur de la mise en valeur des eaux thermales et marines, sources de richesses naturelles et de création de postes de travail. L'orateur a dévoilé sa stratégie pour revaloriser l'exploitation des stations thermales en adoptant des méthodes modernes, une gestion rigoureuse et en offrant des prestations de qualité afin que l’Algérie devienne une destination privilégiée dans ce domaine. Le ministre plaide une meilleure exploitation des eaux thermales et souligne qu'un recensement initié en 1985 avait révélé l'existence de 202 sources thermales à travers le territoire national. Il a invité les séminaristes à proposer, à la faveur de leurs travaux, des solutions idoines et inédites pour relever le défi et réaliser les objectifs assignés. D'autre part, une cérémonie officielle a permis à 7 investisseurs issus d’Oran, de Biskra, de Sétif et de Guelma de recevoir les titres de concessions des eaux thermales et marines et de signer les cahiers des charges. Approché, l'un d’eux, originaire de Biskra, propriétaire du complexe touristique et thermal Raouda, nous confie qu'il est déterminé à apporter sa modeste contribution pour concrétiser la politique nationale initiée par le ministère du Tourisme. Il dispose d'un hôtel de 82 lits, de 48 cabines d'eaux thermales provenant d'une source dont le débit est de 10 litres/seconde à 85° C, d'un restaurant, de trois piscines et autres structures d'accompagnement. En fin de matinée, le directeur des stations thermales au niveau de la tutelle a développé son exposé sous le thème “Horizons de développement du thermalisme”. Le représentant de Gestour a présenté, pour sa part, un exposé ayant trait aux résultats de la première étape de l'étude concernant les 10 sources thermales d'envergure nationale et internationale. Dans l'après-midi, trois ateliers ont été constitués pour discuter des thèmes portant sur la gestion des ressources thermales, leur protection, le développement de l'investissement, le modèle de gestion des stations thermales et le développement de la formation dans le domaine du thermalisme et la gestion des ressources humaines. Nous reviendrons sur ces communications, les débats et les recommandations émises.

Source Liberté Hamid Baali

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 05:28

Préparation des poursuites judiciaires contre Kadhafi

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Ne perdant pas de temps, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a entamé les examens préliminaires pour lancer une enquête sur les violences en Libye en vue d’une éventuelle inculpation de Mouammar Kadhafi.

À la suite d'une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l’Argentin Luis Moreno-Ocampo, a annoncé hier lors d'une conférence de presse à La Haye mener un examen préliminaire sur les violences en Libye, une opération  préalable à une éventuelle enquête pour crime contre l'humanité. “Le bureau du procureur examine actuellement des allégations d'attaques à large échelle ou systématiques contre la population civile”, a-t-il déclaré. Il a également ajouté : “Le bureau du procureur doit maintenant décider s'il doit ouvrir une enquête pour crimes contre l'humanité en Libye.”

Quarante-huit heures auparavant, le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté à l'unanimité une résolution imposant des sanctions sévères au colonel Mouammar Kadhafi notamment, et transféré “la situation en Libye depuis le 15 février” au procureur de la Cour pénale internationale. Les membres du Conseil de sécurité considèrent par cette résolution que “les attaques systématiques contre la population civile en Libye peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité”. Pour rappel, depuis l'entrée en fonctions de la CPI en 2002, le Conseil de sécurité n'avait transféré qu'une seule affaire à la cour, comme le permet le texte fondateur de la CPI, le statut de Rome. Le 31 mars 2005, l'ONU avait demandé à Moreno-Ocampo d'enquêter sur les violences commises au Darfour. La juridiction de la CPI peut en effet s'étendre à un État qui n'est pas partie prenante du statut, comme la Libye, si le Conseil de sécurité l'en charge. La CPI est le premier tribunal permanent chargé de poursuivre des auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocides commis depuis 2002.

Dans le même ordre d’idées, la haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a déclaré hier que “les attaques systématiques et généralisées contre la population civile peuvent constituer des crimes selon le droit international”. Elle indique que “le Conseil ne doit pas relâcher sa vigilance sur la Libye alors que la menace de représailles violentes sur les civils plane toujours”.

Hier, la Libye était au cœur des débats de cette session où les représentants du monde se réunissaient pour accentuer les pressions sur le dirigeant Mouammar Kadhafi. Cette première journée “de haut niveau” d'une session qui dure généralement près de quatre semaines verra notamment défiler à la tribune la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

Pour rappel, le Conseil des droits de l'homme a réclamé vendredi une commission d'enquête indépendante conduite par l'ONU sur les violences en Libye qui pourraient être assimilées à des “crimes contre l'humanité” et la suspension de la Libye de ses rangs, une première pour la principale instance onusienne chargée de défendre les droits de l'homme.

Source Liberté Merzak T./Agences

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 05:22

Algérie - Bouteflika décrète une amnistie pour les insoumis du service national âgés de 30 ans et plus

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Tout pour éviter la contestation contre le régime. Après la levée de l’état d’urgence et l’annonce de mesures pour l’emploi, le logement et l’informel, c’est au tour d’une amnistie pour les insoumis du service national. Le président algérien vient d'annoncer la régularisation définitive des algériens âgés de 30 et plus qui n'ont pas effectué le service national. Peu de temps après son arrivée au pouvoir en avril 1999, Bouteflika avait décrété une large amnistie pour les jeunes insoumis.

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a décidé de régulariser « définitivement » les jeunes citoyens âgés de 30 ans et plus au 31 décembre 2011 incorporables et qui ne l'ont pas été, indique lundi un communiqué de la présidence de la République.

« Dans le cadre de l'assainissement de la situation des citoyens vis-à-vis du service national et en prolongement des mesures mises en œuvre pour la prise en charge des préoccupations des jeunes, Monsieur le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, a décidé de régulariser définitivement le cas des jeunes citoyens âgés de 30 ans et plus au 31 décembre 2011 incorporables et qui ne l'ont pas été », précise le communiqué.

« Les responsables concernés du ministère de la Défense nationale ont été instruits pour la mise en œuvre, durant l'année en cours, des mesures adéquates pour l'exécution de cette décision », ajoute-t-on de même source.

Le communiqué de la présidence de la République indique, en outre, qu' un plan calendrier de régularisation des citoyens, concernés par cette mesure, sera diffusé dans les médias publics ».

C’est la deuxième fois que le président algérien décide d’une amnistie en faveur de jeunes algériens qui n’ont pas effectué le service national, obligatoire en Algérie, et d'une durée de 18 mois.

Peu de temps après son élection en avril 1999, Bouteflika avait décrété une large amnistie en faveur des Algériens insoumis. Toutefois, on saura plus tard que cette décision avait été prises à l’époque du président Liamine Zeroual, le prédécesseur de Bouteflika, qui l’avait laissée comme « cadeau » à son successeur.

Le service national constitue un handicap majeur pour les jeunes diplômés algériens qui ne peuvent accéder pas à des postes d'emploi ou voyager à l'étranger sans avoir accompli le service militaire.

Confronté à une contestation sociale et politique de plus en plus grandissante,  le pouvoir algérien multiple les signes d'apaisement et les concessions. Début février, le président avait annoncé un train de mesures sociales et économiques pour tenter de résorber le chômage et la crise de logement. La semaine dernière, l'état d'urgence a été officiellement abrogé 19 ans après sa promulgation.

Source El Watan Tayeb Belmadi

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:58

Tipasa / Conservation des forêts - Des milliers d’emploi créés

projet de foret recreative à Hadjout

18 334 nouveaux postes d’emploi – 4 759 permanents et 13 575 temporaires – seront créés par la Conservation des forêts de la wilaya au niveau de Tipasa.

Cette initiative qui impose, selon Mohamed Khediri, le directeur de cette structure, une coordination intersectorielle synergique, interviendra dans le cadre du programme sectoriel 2011, des Projets de proximité de développement rural intégrés 2011 (Ppdri) et des dispositifs pour la création d’emploi par des activités agroforestières. Ces futurs emplois dans diverses activités, seront une bouffée d’oxygène pour les jeunes de Tipasa.

La création de 2 000 unités apicoles soulagera les chômeurs puisque quelque 2 000 postes permanents seront créés pour s’ajouter à 1 000 postes permanents grâce à la culture sous serres. La cellule d’animation communale rurale qui jouera le rôle de facilitateur et de guichet unique pour l’orientation et l’écoute des préoccupations, permettra de créer 84 postes permanents.

Les mêmes services projettent la création de charbonnières (75 postes dont 25 permanents), l’assainissement des forêts (2 500 postes temporaires), la création de distilleries (50 postes permanents). Pour le greffage de l’olivier sauvage, la wilaya de Tipasa qui a 2 000 ha à valoriser, compterait quelque 1 500 postes ruraux permanents répartis sur des oliviers à greffer à court terme et, «à moyen terme, créer des huileries». Il sera également créé de petites unités d’élevage d’escargots qui font l’objet de discussions avec un opérateur, et relancé une unité, actuellement à l’arrêt, au domaine Berkane, de production de champignons. D’autres postes concerneront la protection des versants et la lutte contre les inondations (11 000 postes temporaires) et des petites entreprises de prestation de services agricoles (100 postes permanents).

En outre, la Conservation des forêts, selon son premier responsable, compte créer des forêts récréatives au niveau de 19 communes de Tipasa. Ce qui, selon lui, engendrera la création de quelque 190 emplois permanents tous services confondus. Enfin, dans le cadre du dispositif pour la création d’emplois par la dynamisation du développement agroforestier et rural, quelque 2 000 unités apicoles peuvent être créées avec l’exploitation des vides labourables du domaine forestier.

Pour encourager et soutenir l’activité maraîchère, il sera mis en place 1 000 serres. «Cela aura pour effet d’augmenter la production et d’étendre le soutien de l’Etat. 1 000 emplois peuvent être créés et 500 ha mis en valeur», selon un document de la conservation. Les mêmes services appellent à la valorisation et à l’exploitation des ressources forestières notamment les espèces aromatiques et médicinales à l’image du romarin, de la lavande, de la myrte, du cytise…

«Des contacts pour le lancement de cette activité, sont en cours avec des opérateurs au niveau de la wilaya. Il a été suggéré au ministre de la Formation professionnelle d’insérer cette activité dans la nomenclature de la formation à côté de la botanique, de la chimie appliquée et des techniques de distillerie des essences végétales.»

Source Horizons

Le Pèlerin

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