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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 06:02

Algérie – France - Six projets de partenariat au menu de la visite de Raffarin en Algérie

Jean Pierre Raffarin-copie-1

 

Six projets de partenariat algéro-français devront  être finalisés, dimanche au cours de la visite à Alger de l'envoyé spécial français,  Jean-Pierre Raffarin, a indiqué samedi le ministre de l'Industrie de la PME  et de la Promotion de l'investissement, Mohamed Benmeradi.    

"Lors de la visite officielle en Algérie de M. Raffarin, plusieurs dossiers  économiques français en Algérie seront passés en revue pour leur aboutissement",  a expliqué le ministre dans un entretien accordé à l'APS.

Parmi les dossiers figure un projet de partenariat entre le groupe français  Total et la Compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach pour la création  d'une usine de vapocraquage d'éthane dans la zone industrielle d'Arzew (Oran).

Le projet constitue un développement industriel local qui pendant la  phase d'exploitation génère plusieurs centaines d'emplois permanents de grande  qualification. Ce futur complexe pétrochimique de 4 unités de taille mondiale  assurera, selon le ministre, "une bonne position en termes de compétitivité".

Il sera également question de passer en revue le projet du groupe français  Lafarge, spécialisé dans la fabrication matériaux de construction (ciments,  granulats, béton prêt à l'emploi), de renforcer sa présence en Algérie en  procédant  à l'extension et à la diversification de ses investissements.

"Ceci sera examiné dans le cadre de nos politiques de développement  de ce secteur sensible eu égard à son importance pour la réalisation du programme  de réalisation des infrastructures", a précisé M. Benmeradi.

Le projet de construire une 2ème usine de médicaments du français Sanofi-Aventis  et d'un centre de stockage et de distribution de produits de santé dans la ville  nouvelle de Sidi Abdallah, sur une superficie de 6,3  hectares, est aussi à  l'ordre du jour de la visite de l'ex-Premier ministre français.

M. Benmeradi a évoqué, par ailleurs, un accord de coopération entre  Bretagne International et l'Institut Technique des élevages algériens prévu  à l'effet de développer la structure laitière en Algérie.

L'objectif étant de permettre notamment aux transformateurs laitiers  de la région de profiter de l'opportunité offerte par les marchés du Maghreb  au niveau commercial et technologique, dira le ministre.

Il sera, également, question d'un point de situation sur les négociations  déjà entreprises sur le projet Renault de fabrication de véhicules particuliers  en Algérie, et de passer en revue le partenariat Alstom-Ferrovial pour la construction  d'une unité de fabrication de rames de tramways à Annaba, dont l'accord a été  déjà concrétisé.

Source El Watan APS

Le Pèlerin

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 05:47

Algérie – Alger - Malgré l’imposant dispositif policier, ils étaient là…

19-fevrier2011-ils-etaient-la.jpg

 

Loin de faiblir, la mobilisation pour le changement et la démocratie a franchi un nouveau cap. Hier à Alger, la manifestation à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a tenu presque toutes ses promesses, n’était l’armada de CNS déployée sur la place du 1er Mai d’où devait démarrer la marche. Une vraie marée bleue. Un véritable état de siège.

Une nouvelle fois, la capitale est interdite aux manifestants. Armés de matraques et de boucliers, l’impressionnant appareil policier mis en place dès la matinée a bouclé de long en large le lieu de la manifestation, rendant impossible tout rassemblement. Les groupes de manifestants qui ont pu atteindre les alentours de la place du 1er Mai étaient repoussés vers la rue Mohamed Belouizdad, à proximité du ministère de la Jeunesse et des Sports. Vaillants, femmes et hommes, sous la conduite de l’emblématique Ali Yahia Abdennour, accompagné  du président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, Mostefa Bouchachi, du SG du Snapap, Rachid Malaoui, de parlementaires du RCD et autres animateurs de la CNCD, forment leur carré et brandissent des «cartons rouges» contre le pouvoir.

Scandant les classiques slogans «Pouvoir assassin», «Système dégage», et «Le peuple veut la chute du régime», ils bravent courageusement l’impénétrable cordon policier. Au milieu de la foule, des figures marquantes de l’opposition. On pouvait remarquer la présence des anciens responsables du Front des forces socialistes Mustapha Bouhadef, Ali Kerboua, Djamel Zenati. Dans l’impossibilité de marcher, la foule persiste à tenir son rassemblement.

«Pas question de reculer, le déploiement policier nous ne fait pas peur, nous allons jusqu’au bout pour le changement de ce régime corrompu», a tonné un jeune à la face des policiers qui tentent de le neutraliser. Visiblement plus nombreux que les manifestants, les éléments des forces de l’ordre «saucissonnent» les troupes de la CNCD, créant une pagaille générale, notamment avec l’entrée en scène de quelques «anti-manifestants». Dans cette confusion, la police charge. Belaïd Abrika est violemment pris à partie par des policiers.  A quelques mètres de là, Me Mostefa Bouchachi est sérieusement malmené, alors que le SG du Snapap, Rachid Malaoui, perd connaissance sous la pression exercée sur lui par des policiers.

Le député du RCD, Tahar Besbas, a été sérieusement blessé ;  en tombant à la renverse, son crâne a percuté le trottoir et il a perdu connaissance. L’ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour et Ali Haroun, venus exprimer leur solidarité au mouvement, assistent, impuissants, à la violence avec laquelle les forces de police enserrent les marcheurs.  Dispersés par la force, les manifestants n’arrivent pas à se regrouper. Profitant de cette confusion, des individus «étrangers» à la manifestation s’incrustent et menacent d’agresser les contestataires. Moumen Khelil de la LADDH, échappe à une agression à l’arme blanche par trois individus. Tout cela sous le regard indifférent des policiers.

Le climat devient très tendu lorsque quelques habitants du quartier de Belouizdad viennent exprimer leur opposition aux protestataires. Arborant des portraits de Bouteflika, ils clament : «Bouteflika demi Ouyahia !» Quelques habitants de Belouizdad, hostiles à l’organisation des marches dans «leur» quartier font tout pour chahuter la marche. Le porte-parole du Comité national des chômeurs, Samir Larabi, a dit son regret de voir la place du 1er Mai, qui était jadis «un haut lieu des luttes politiques et sociales du pays devenir une houma». «Nous sommes tous dans la même situation. Le pouvoir exploite la misère des gens et tente de monter les uns contre les autres dans le but de se maintenir.

Tôt au tard, ce système doit tomber pour permettre l’instauration de la démocratie et de la justice sociale d. Au-delà des divergences qui peuvent exister entre les différentes tendances politiques, nous devons être à la mesure de la gravité de la situation. Les forces sociales et politiques sont sommées d’engager un débat sérieux pour solder les clivages et mettre en place une nouvelle stratégie pour soulever les masses», fait remarquer un enseignant syndicaliste.

En somme, au-delà de la polémique autour des chiffres, le second samedi de la colère a montré, une nouvelle fois, le caractère répressif du régime. Mais il interpelle également l’opposition sur le long travail qui l’attend.

Source El Watan

Le Pèlerin

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 05:23

Algérie: La police encercle les manifestants à Alger

algerie-courent-derniere-les-manifestants.jpg

 

 

Un premier groupe de marcheurs réprimé

10h10 : Un premier groupe de marcheurs a commencé à se regrouper à la place du 1er Mai, mais il a vite été repoussé vers Belouizdad. Les policiers quadrillent toute la place, interdisant aux passants de circuler librement. Aucune halte n'est persmise pour les simples citoyens, au risque de recevoir un coup de matraque. Le dispositif de ce 19 Février est plus hermetique, plus dur que celui du 12 février dernier.

Les journalistes sont empêchés de travailler, puisque les policiers les chassent d'un endroit à un autre.

Samedi matin, les premiers passants qui se sont aventurés au niveau de la station de Taxi de la Place du 1er Mai ont été refoulés sans ménagement par les forces de l’ordre. "Circulez, vous n'avez pas le droit de rester debout ici. Aujourd’hui on ne tolérera aucun mouvement sur cette place, alors partez et ne revenez plus dans les parages ", apostrophent, sur un ton menaçant, des policiers antiémeutes un groupe de journalistes.

Décidément, la marche à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) ne s’annonce pas sous de bons auspices.

Les autorités, ont encore une fois déployé un dispositif policier impressionnant dès les premières heures de cette matinée du samedi 19 février sur toutes les rues de la capitale du pays, Alger.

Les gares ferroviaires ont, une nouvelle fois, été fermées et aucun train n'a quitté les quais. Les barrages routiers ont été mutipliés notamment sur l'autoroute qui relie Tizi-Ouzou, Boumerdes et Béjaia à Alger. Certains policiers n'ont même pas hésité à refouler des citoyens dont le seul tort est d'être originaire de Kabylie !

"On a voulu me refouler d’Alger sous prétexte que sur ma carte d’identité est mentionné comme lieu de résidence Tizi Ouzou", confie ainsi un collègue d’El Watan, habitant à Alger, qui a été minutieusement contrôlé par la police devant la Maison de la presse Tahar Djaout.

Les mêmes contrôles policiers ont été effectués au niveau des différents carrefours de la Capitale. Les forces de l'ordre, pour effrayer la population et dissuader tout citoyen d'aller manifester, ont usé à maintes reprises d'un ton menaçant en direction des Algériens.

Une marche de protestation a été lancée dans la capitale à 11h...

Des policiers algériens ont encerclé samedi environ un millier de protestataires qui tentaient de prendre part à une manifestation s'inspirant des mouvements de révolte qui secouent le monde arabe.

Des manifestants, qui scandaient «Algérie, libre et démocratique!», ont été réprimés par les forces de l'ordre à proximité de la place du 1er Mai, où la marche de protestation devait débuter à 11h, a constaté un journaliste de l'agence Reuters.

Ils ont été amenés ensuite dans la cour d'un ensemble d'immeubles résidentiels où ils ont été encerclés par des centaines de membres de forces de l'ordre.

Interdiction de manifester

Plusieurs centaines de badauds, ainsi que des manifestants en faveur du gouvernement, se trouvent dans la zone.

Un important dispositif policier a été mis en place pour empêcher le défilé de samedi. Plusieurs heures avant le début prévu de la manifestation, des dizaines de fourgons de la police et des véhicules militaires étaient déjà déployés dans la capitale algérienne.

Le gouvernement du président Abdelaziz Bouteflika a interdit l'organisation des marches de protestation, invoquant des raisons d'ordre public.

Samedi dernier, quelques centaines de personnes avaient participé à une manifestation dans la capitale avant d'être dispersées par les forces de l'ordre.

Les organisateurs ont promis de manifester à nouveau tous les samedis jusqu'à ce que le gouvernement mette en place des réformes démocratiques.

Levée de l'état d'urgence à la fin du mois

Des troubles en Algérie pourraient avoir des conséquences sur l'économie mondiale en raison de son statut de puissance exportatrice de gaz et de pétrole.

Beaucoup d'experts doutent toutefois d'un scénario à l'égyptienne ou à la tunisienne car le gouvernement semble disposer des ressources nécessaires, via la manne énergétique, pour répondre à la plupart des revendications.

La levée de l'état d'urgence, décrété en 1992 dans le cadre de la lutte contre l'insurrection islamiste, devrait intervenir d'ici la fin du mois, parallèlement à l'annonce de plusieurs décisions relatives au logement, à l'emploi et à la gestion de l'administration, ont annoncé mercredi les autorités algériennes.

Le gouvernement est également intervenu pour faire baisser le prix de certaines denrées de base et il a accru les importations de blé.

Source El Watan.com / 20minutes.fr / Reuters

Le Pèlerin

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 15:40

Algérie: 19 février 2011 - Les partisans de la démocratie, une nouvelle fois réprimés

Alger premier pas

 

Menacés, malmenés, brutalisés et dispersés par la force, quelque deux mille manifestants ont bravé l’extraordinaire dispositif sécuritaire, porté par des milliers de policiers anti-émeutes, pour "jeter" leur colère à la face du régime Algérien.

"Ouyahia voleur", "Le peuple veut la chute du régime", "Bouteflika dégage", "Des voleurs, des meurtriers et ils se disent patriotes", ces slogans ont fortement résonné tout au long du boulevard Mohamed Belouizdad qui a été transformé samedi 19 février en une grande arène de contestation.

Empêchés de rejoindre la Place du 1er Mai pour déclencher leur marche, des manifestants ont trompé la vigilance des forces de l’ordre en organisant une autre marche à Belcourt. Un groupe de jeunes de Belcourt a rejoint à les manifestants aux cris "Pouvoir assassin !"

Autour de Mustapha Bouchachi et de Ali Yahia Abdenour, des groupes de manifestants se constituent des 11 H du matin et la marche pour la démocratie et le changement s’improvise. Les policiers, pris de panique, mettent en branle la répression. Avec leurs boucliers et leurs bâtons, ils pourchassent violemment les manifestants. Repoussés, ces derniers reviennent à chaque fois à la charge et à chaque reprise ils sont rejoints par des groupes de jeunes révoltés et assoiffés de liberté.

Pour contrecarrer cette protestation populaire spontanée, le régime agite une nouvelle fois la carte de la division. Des jeunes "voyous" apparaissent à Belcourt et lancent des cris à la gloire de Bouteflika ponctués par des appels à la haine aux accents régionalistes.

Ils menacent de s'en prendre aux manifestants et ils leur promettent tout simplement "la mort". Certains de ces jeunes s’attaquent même à des groupes de manifestants pour les délester de leurs appareils téléphoniques. Des bagarres éclatent et les escarmouches deviennent de plus en plus violentes. Spectateurs au début, les forces de l’ordre finiront par intervenir lorsqu’ils verront que leurs "protégés", à savoir les voyous, commencent à perdre du terrain.

Un terrain qui sera rapidement contrôlé et encerclé par les brigades anti-émeutes épaulées par les nouveaux renforts qui affluent de partout. Assiégés, les manifestants font de la résistance et continuent à crier leur rage contre le Pouvoir en place dans le pays depuis des décennies.

"Ils ont réussi à nous empêcher à marcher, mais ils n’ont pas réussi à étouffer notre colère et notre volonté de changer l’Algérie. Un jour où l’autre, la rue reviendra au peuple", s’égosille un jeune manifestant. Traqué par les agents de l’ordre, il trouvera, néanmoins, la force nécessaire pour promettre aux policiers de revenir encore dans la rue samedi prochain. Un autre rendez-vous est donc pris.

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 15:37

Un premier groupe de marcheurs réprimé.

manifestation alger

 

10h10 : Un premier groupe de marcheurs a commencé à se regrouper à la place du 1er Mai, mais il a vite été repoussé vers Belouizdad. Les policiers quadrillent toute la place, interdisant aux passants de circuler librement. Aucune halte n'est persmise pour les simples citoyens, au risque de recevoir un coup de matraque. Le dispositif de ce 19 Février est plus hermetique, plus dur que celui du 12 février dernier.

Les journalistes sont empêchés de travailler, puisque les policiers les chassent d'un endroit à un autre.

Samedi matin, les premiers passants qui se sont aventurés au niveau de la station de Taxi de la Place du 1er Mai ont été refoulés sans ménagement par les forces de l’ordre. "Circulez, vous n'avez pas le droit de rester debout ici. Aujourd’hui on ne tolérera aucun mouvement sur cette place, alors partez et ne revenez plus dans les parages ", apostrophent, sur un ton menaçant, des policiers antiémeutes un groupe de journalistes.

Décidément, la marche à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) ne s’annonce pas sous de bons auspices.

Les autorités, ont encore une fois déployé un dispositif policier impressionnant dès les premières heures de cette matinée du samedi 19 février sur toutes les rues de la capitale du pays, Alger.

Les gares ferroviaires ont, une nouvelle fois, été fermées et aucun train n'a quitté les quais. Les barrages routiers ont été mutipliés notamment sur l'autoroute qui relie Tizi-Ouzou, Boumerdes et Béjaia à Alger. Certains policiers n'ont même pas hésité à refouler des citoyens dont le seul tort est d'être originaire de Kabylie !

"On a voulu me refouler d’Alger sous prétexte que sur ma carte d’identité est mentionné comme lieu de résidence Tizi Ouzou", confie ainsi un collègue d’El Watan, habitant à Alger, qui a été minutieusement contrôlé par la police devant la Maison de la presse Tahar Djaout.

Les mêmes contrôles policiers ont été effectués au niveau des différents carrefours de la Capitale. Les forces de l'ordre, pour effrayer la population et dissuader tout citoyen d'aller manifester, ont usé à maintes reprises d'un ton menaçant en direction des Algériens.

Source El Watan.com

Le Pèlerin

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 09:25

Le retrait systématique, c’est fini!

le permis de conduire

 

Le permis à points qui a pour but de responsabiliser les «chauffards», pourrait être la solution pour mettre un terme au terrorisme routier.

Le temps des retraits systématiques du permis de conduire est bel et bien révolu. L’Algérie aura enfin son permis de conduire à points. C’est du moins ce qu’a affirmé, jeudi, le commissaire divisionnaire au niveau de la Dgsn, Aïssa Naïli sur les ondes de la Radio nationale Chaîne III. «le projet du permis de conduire à points est en cours d’élaboration. Il a été remis au gouvernement pour le finaliser», révèle le commissaire Naïli.

Ce dernier précise, que «les conducteurs sont titulaires d’un permis crédité d’un capital initial de 16 points. Quant au permis probatoire (permis obtenu depuis moins de 2 ans), le nombre de points est de l’ordre de 8».

Cette nouvelle disposition est en grande partie inspirée du modèle français, qui a, rappelons-le, vue le jour en 1989. Ce qui nous donne un retard de seulement 23 ans...! Toutefois, le nombre de points diffère avec le système français. (12 pour les titulaires, 6 pour le probatoire). Cette différence, le commissaire Naïli l’explique par «l’environnement» qui diffère entre les deux pays. Le permis de conduire à points a, de ce fait, été adopté à la réalité de la société algérienne.

Pour ce qui est du barème de retrait des points, «il n’a pas encore été arrêté. Il serait proportionnel à l’infraction commise», avoue M.Naïli. Ainsi, selon lui, le conducteur perdra un point à chaque fois qu’il commettra une infraction jusqu’à l’épuisement de l’ensemble des points, c’est-à-dire 16 pour ceux qui ont obtenu un permis, il y a plus de deux ans, et 8 pour ceux qui l’ont obtenu il y a moins de deux ans (permis probatoire). «Si un conducteur n’a pas épuisé tous ses points, il pourrait, à la faveur d’un stage de sensibilisation dans une école spécialisée, reconstituer un certain nombre de points». A l’épuisement de tous les points, l’intéressé sera «suspendu et sera interdit de passer son examen pour l’obtention du permis de conduire pendant un délai de six mois. Après six mois, il passera à nouveau l’examen pour l’obtention du permis de conduire».

Cette mesure est également assujettie aux «examens médicaux qu’il doit subir au préalable», a-t-il précisé.

Le retrait des points sera alors selon la gravité de l’infraction qui est classée en quatre catégories d’infractions plus les délits les plus graves. Pour ces derniers, il se pourrait que le retrait aille jusqu’à trois ou quatre points par infraction.

Les graves infractions comme la «conduite en état d’ivresse ayant occasionné des blessés ou des morts», mèneraient vers un retrait de quatre ans.

Le barème ne sera cependant définitivement arrêté qu’après «l’adoption du projet soumis par le ministère des Transports», a encore fait savoir le commissaire divisionnaire. Un fichier national de permis de conduire devra être mis en place afin de pouvoir finaliser cette opération.

Le permis de conduire à points est donc «un outil administratif qui responsabilise le conducteur et lui donne l’occasion de gérer au mieux son capital points». Les automobilistes doivent savoir que leur permis restera provisoire à vie. Si les autorités ont décidé de «fractionner» le permis ainsi, c’est pour responsabiliser le conducteur et ne plus compter uniquement sur la répression pour faire appliquer le Code de la route. Dorénavant, les conducteurs ne se verront plus retirer leurs permis, systématiquement. Mais, ils seront pénalisés par des amendes pour les infractions commises et risqueront à «terme» de perdre leur permis. Peut-être que cette épée de Damoclès les fera réfléchir à deux fois avant de griller une ligne jaune...!

Le commissaire a assuré que le «retrait de permis de conduire ne constitue pas la culture de chiffres chez nous». Ce que contestent les citoyens qui, contrairement à ce qu’affirme le commissaire Naïli, se disent «très souvent pénalisés par le retrait automatique du permis de conduire pour des infractions minimes». Dans un autre registre, le commissaire divisionnaire, a annoncé que «plus de 100 radars seront mis à la disposition des unités opérationnelles. Il a également indiqué qu’à Alger, plus de 500 carrefours sont gérés par la présence policière».

Cette dernière peut être atténuée par la mise en place du processus de gestion de la circulation par des moyens plus sophistiqués, tels que la télésurveillance.

Ainsi, la Sûreté nationale passe à une nouvelle étape qui se base beaucoup plus sur la prévention que la répression. Ils semblent avoir compris la phrase célèbre d’Yvan Audouard: «Il avait échoué à son permis de conduire. Le permis d’inhumer lui a été accordé au premier coup de volant».

Source L’Expression Walid Aït Saïd

Le Pèlerin

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 09:14

Parlez, Monsieur le Président, parlez!

bouteflika

L’on s’attend ainsi à une avalanche de décisions qui bousculeront la vie politique nationale et apaiseront la situation sociale.

Cette semaine s’annonce déterminante. Le paysage politique pourrait connaître un grand chamboulement qui mettra fin au suspense ambiant. Le président de la République est vivement attendu pour s’exprimer sur la situation du pays. Selon une source gouvernementale, le chef de l’Etat va briser le silence et adressera un discours à la Nation. «Le président de la République prépare une sortie médiatique consistante avant la fin de la semaine», nous confie la même source.

Cette sortie interviendra probablement, indique notre source, à l’occasion du 24 février, date de la nationalisation des hydrocarbures. Cette sortie très attendue dans les milieux politiques, suscite déjà beaucoup d’intérêt et d’espoir en ce sens qu’elle apaisera sûrement la tension qui pèse sur le pays depuis quelques semaines. L’information fait «rage» déjà dans les coulisses des institutions et des QG des partis politiques.

Que dira le Président? Mettra-t-il fin au suspense? s’interrogent de part et d’autre les acteurs de la scène politique. De toute évidence, il est attendu qu’il fasse plusieurs annonces notamment la mise en application des mesures décidées lors du dernier Conseil des ministres.

Les acteurs de la scène politique guettent le moindre signal en gardant les yeux braqués sur le palais d’El Mouradia. Ce qui est sûr, c’est que le chef de l’Etat ne se contentera pas d’un simple discours. Bien au contraire, il apportera beaucoup de propositions en mesure d’absorber la colère sociale. L’on s’attend ainsi à une avalanche de décisions qui bousculeront la vie politique nationale.

Si le Président a mis du temps pour s’exprimer, ce n’est pas pour rien. M.Bouteflika veut apporter des réponses claires aux attentes des citoyens. Devant la multiplication des mouvements de protestation à travers le pays, le chef de l’Etat va certainement donner des gages aux citoyens mécontents. Chômeurs, paramédicaux, enseignants, étudiants et même les gardes communaux, tous seront concernés. Aucun secteur ne sera mis aux oubliettes. Des changements seront annoncés même sur le plan politique.

Le président veut annoncer en personne la levée de l’état d’urgence. «La sortie médiatique du président se veut comme une véritable révolution», prétend notre source. D’ailleurs, plusieurs ministres ont assuré que la levée de l’état d’urgence interviendra dans les jours à venir.

M.Medelci avait annoncé lundi dernier, que l’état d’urgence sera levé dans les tout prochains jours. Une déclaration certifiée deux jours après par le Premier ministre. M.Ouyahia a déclaré, lors de la réunion de l’Alliance présidentielle tenue mercredi dernier, que l’état d’urgence sera levé avant la fin du mois en cours.

Des propos qui donnent un avant-goût de ce que dira le chef de l’Etat dans son discours à la Nation. Comme il l’avait promis récemment, il décrétera la levée de cette mesure, une revendication vivement réclamée par l’opposition.

Devant la pression des pays étrangers et la détermination de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie à braver toute appréhension ou crainte, le président va prendre tout le monde de court en annonçant la levée de cette décision.

Le chef de l’Etat avait déclaré, lors de son dernier conseil, que l’état d’urgence sera levé dans un avenir proche. Il a même chargé le gouvernement d’élaborer les textes législatifs portant sur la levée de l’état d’urgence. Il n’y a pas que l’état d’urgence.

Plusieurs chantiers sont engagés sur le plan économique et social. Les états-majors sont complètement mobilisés pour dérouler le tapis au chef de l’Etat. Des réunions intenses sont tenues quotidiennement au sein de la chefferie du gouvernement pour accélérer l’examen des dossiers.

«Des conseils interministriels s’étalant sur plusieurs heures sont tenus en présence du représentant du président de la République Abdelaziz Bouteflika», précise la même source. Ministres, walis et chefs de daïra, toute la hiérarchie est rappelée à l’ordre pour mettre sur rail et matérialiser les décisions prises par le chef de l’Etat. Ce dernier veut aller au-delà de l’effet d’annonce en apportant du concret dans son discours. L’emploi, le logement, le pouvoir d’achat sont les chantiers privilégiés dans l’action de l’Exécutif. Ebranlée par le malaise social, l’équipe Ouyahia a multiplié ces derniers temps ses recettes anti-contestation.

Dépénalisation de l’acte de gestion, document 12S, report de l’obligation de paiement par chèque de tout montant dépassant les 500 millions de centimes, suspension de la chasse lancée contre les marchands à la sauvette sont entre autre les différentes mesures à propos desquelles le gouvernement s’est rétracté.

Source L’Expression Nadia Benakli

Le Pèlerin

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 08:59

Algérie - Soubresaut

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Les trois partis de l’Alliance présidentielle ont fait l’impasse sur le tournant historique qui est en train de se négocier aujourd’hui dans le monde arabe où la revendication démocratique est massivement portée dans la rue par les masses populaires. De l’onde de choc qui a affecté l’Algérie, ils n’ont tiré aucune leçon, ne retenant que les «préoccupations» des grandes capitales occidentales exprimées au lendemain de la répression de la marche du 12 février. Comme de tradition, le FLN, le RND et le MSP ont récité la vieille rengaine de l’ingérence de «l’ennemi extérieur» pour dédouaner le régime en place du muselage des libertés démocratiques, dont celle de manifester pacifiquement. Prisonnière de son allégeance absolue au président de la République, paralysée par les guerres incessantes que se livrent entre eux  ses  trois leaders, cette alliance contre nature n’a pu que hurler avec les loups. Elle tente de sauver le régime qui entre dans son dernier quart d’heure dans l’espoir de se sauvegarder elle-même. Un soubresaut de dernière minute devant le processus de renaissance de la société algérienne.

Galvanisée par le vent de révolte qui souffle dans le monde arabe et par les premiers succès enregistrés en Tunisie et en Egypte, la société civile – incarnée par des organisations sociales, des associations, les syndicats libres et des figures emblématiques de la politique, de l’économie et de la culture – a  entamé, aux côtés de l’opposition politique, une coordination de lutte devant aboutir à un large front démocratique. Une entreprise lente, délicate et difficile après tant d’épreuves – une  vingtaine d’années de cumul de coups assénés tant par la terreur terroriste que  par la chape de plomb du système politique. En menant, durant la décennie 1990, une résistance acharnée sur ces deux fronts, l’étau a été desserré sur le pays, mais le prix à payer fut lourd : des milliers de morts, un exode massif des cadres, l’effritement de la plupart des formations politiques et la disparition de multiples structures d’encadrement associatives et syndicales.

Au lieu de se porter au secours des forces démocratiques, le pouvoir, incarné par Bouteflika, s’attela dès 1999 à leur  porter le coup de grâce, ouvrant ainsi un autre front de luttes. La confrontation fut douloureuse. Le mouvement citoyen amazigh finit par obtenir la constitutionnalisation de tamazight, mais laissa sur le terrain des dizaines de morts. D’harassantes grèves ont été initiées par des syndicats autonomes avec des résultats mitigés, tandis que des émeutes à caractère social ponctuèrent le quotidien des villes et des villages.

S’appuyant sur une rente pétrolière inespérée, le régime Bouteflika n’eut pour seul souci que de se pérenniser avec un visage autocratique. Mais maintenant que le vent tourne et que les dictatures arabes tombent l’une après l’autre, persistera-t-il dans cette ligne suicidaire ? Une porte de sortie existe, celle du changement radical dans le sens des revendications de la société civile et des populations. Elle doit être vite empruntée, ne serait-ce que pour préserver la Nation de nouvelles épreuves pouvant naître d’une confrontation violente.

Source El Watan Ali Bahmane

Le Pèlerin

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 08:54

Comme promis Nordine Aït-Hamouda répond à Louise Hanoune

Nordine Ait Hamouda

 

Après les quelques éclairages que j’avais voulu porter devant l’opinion publique nationale sur les raisons de votre acharnement contre l’opposition pour discréditer toute alternative au pouvoir de Bouteflika, je vous attendais, dans le cas où vous n’auriez pas adopté une attitude de silence, à répondre, entre autres, sur le fait que :

1 - Vous êtes une salariée de la 4e Internationale, en France. A ce titre, vous êtes affiliée à la Sécurité sociale française et, possédant une résidence en France, vous payez un impôt foncier. Ces informations sont vérifiables.

2 - Vous avez rencontré Marine Le Pen, actuelle présidente du Front national en France, dans une réunion présidée par Saddam Hussein et non pour votre admiration pour l’homme. Par ailleurs, avant de communiquer les circonstances exactes et le contenu de ce regroupement, les relations d’amitié entre l’ex-président irakien et le tortionnaire des militants nationalistes algériens sont publiques (une simple recherche sur internet révèle l’ampleur de cette amitié, vidéos et commentaires à l’appui). Vous n’avez pas choisi le silence mais la diversion. Concernant l’Otan et votre commentaire sur l’histoire du pays, je vous renvoie à la position de votre organisation, la 4e Internationale. Pendant que le peuple algérien subissait la terreur des troupes de l’OTAN, voilà ce que vous discutiez à Paris autour d’une tasse de café. Je cite en page IV de la préface de votre document(1) «le MNA et ses cadres prolétariens, expression la plus consciente des aspirations du peuple algérien, bien qu’affaiblie par les coups reçus [du FLN] reste debout». En ajoutant en page 27 de la même revue : les dirigeants du FLN mettent en pratique la politique de Staline sur la responsabilité collective du peuple allemand — la minorité européenne étant qualifiée comme une masse réactionnaire — lancèrent en 1956 une vague d’attentats terroristes frappant aussi bien et indistinctement les policiers que l’ouvrier européen».Sur ce, «Pierre Lambert [le responsable de la 4e Internationale], exclut de son parti en 1955 tous ceux qui ne sont pas d’accord avec cette position,…».(2) Sur les raisons de cet alignement et le soutien total des trotskystes français et algériens au MNA, Mohammed Harbi, observe : «Le caractère “prolétarien”» du mouvement messaliste — que défendait en France un parti d’obédience trotskiste, le PCI (Parti communiste internationaliste) de Pierre Boussel Lambert —était une illusion... L’opposition messalistes/centralistes ne peut donc être assimilée au clivage traditionnel gauche/droite. Une analyse de ce mouvement en termes de classes n’était pertinente ni avant ni après 1954. Sur certaines questions comme les rapports entre les sexes ou la religion, la base messaliste était conservatrice.»(3) Vous voyez bien que je connais l’histoire du combat du peuple algérien, les sacrifices qu’il a consentis, les solidarités qu’il a suscitées et «les coups de poignards dans le dos» qu’il a reçus. Je constate simplement que le même aveuglement semble aujourd’hui présider à la politique de votre organisation. Enfin, au sujet de la Palestine et du droit du peuple palestinien à bâtir une nation souveraine sur ses terres, vous me donnez l’occasion de revenir, dans les prochains jours, sur ce que fait le RCD, dans ses activités, pour aider à l’avènement de cette perspective et sur la position de votre organisation à ce sujet. Concernant les autres cafouillages dans vos propos, vous auriez été plus inspirée et plus… courageuse en commentant les poignées de mains d’Ehud Barak, Premier ministre en poste, avec des officiels algériens.

Source Le Soir d’Algérie

Nordine Aït-Hamouda, député du RCD, vice-président de l’APN

1 Bulletin de discussions, N°2. Document édité par le PCI trotskyste - «La vérité». 5 rue de Charonne, Paris 11e.

2 Interview de Pattieu Sylvain avant la parution de son livre Les camarades des frères, Editions Casbah.

3 Mohammed Harbi, Une vie debouttome1, page 134.

Le Pèlerin

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 08:47

Alger sous les projecteurs du monde

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La capitale est sous les feux des projecteurs des médias étrangers. Une quarantaine en tout couvre la deuxième marche de la Coordination pour le changement et la démocratie (CNCD). Un déploiement impressionnant de régiments surarmés de CNS encerclent Alger depuis plusieurs semaines.

Les yeux du monde, de nouveau, rivés sur Alger, suspendus à son potentiel révolutionnaire.Une marche pacifique aux allures de «quitte ou double» vertigineux s’ébranlera aujourd’hui, place du 1er Mai à Alger (à 10h) vers la place des Martyrs. Sous haute tension.Sous les feux des projecteurs des médias étrangers, une quarantaine en tout, qui couvrent la deuxième marche en moins d’une semaine de la Coordination pour le changement et la démocratie (CNCD). L’épreuve de force entre un régime monolithique avançant en rangs serrés et une opposition diffuse et éparse s’annonce des plus incertaines. Périlleuse même. Et pour cause ! Le déploiement impressionnant de régiments surarmés de CRS encerclant la capitale depuis plusieurs semaines, la propagande du «pouvoir», tournant à plein régime n’augure rien de bien réjouissant. Jeudi, à la veille de la marche, certains canards déchaînés de la presse pro-baltaguias n’ont pas hésité à relayer des appels de lynchage de manifestants et autres attitudes grégaires.

Les enjeux sont énormes. De l’issue de la marche d’aujourd’hui dépendra non seulement l’avenir de la CNCD mais aussi et surtout déterminera le devenir de la dynamique (jusque-là) pacifique pour le «changement de système», pour la démocratie et la «justice sociale», amorcée dans le sillage des révolutions tunisienne et égyptienne. Hier, lors de la dernière réunion «technique» de la CNCD, on affichait résolument ses «bons espoirs», sans baigner pour autant dans un trop plein d’illusions. Samir Larabi, porte-parole du Comité national pour la défense des droits des chômeurs dit espérer que la mobilisation soit «meilleure» que celle observée lors de la marche avortée du 12 février dernier et un «effet d’entraînement» qui imposera de lui-même le «changement».

Les membres de la CNCD anticipent tous les scénarios possibles et imaginables avec une pointe inavouable de scepticisme. De l’humour aussi. «La marche de demain (aujourd’hui) est déjà un succès dès lors qu’elle a réussi à faire sortir dans les rues de la capitale et avant l’heure 30 000 Algériens habillés en bleu», affirme Amine Menadi, du Collectif Algérie Pacifique dans une allusion au nombre de CRS mobilisés pour réprimer la marche.

Le «retard à l’allumage» qui caractérise la «rue» algérienne ne décourage pas outre mesure les animateurs de la CNCD : ces derniers misent sur la «spontanéité» des jeunes Algériens, «seuls véritables acteurs du changement». Sur l’éclosion des collectifs autonomes. «Même si nous n’avons pas su travailler dans le sens d’une meilleure mobilisation, nous avons quand même de l’espoir», répond le syndicaliste Idir Achour, porte-parole de la Coordination des lycées d’Algérie. Les soulèvements populaires au Bahreïn, au Yémen et tout récemment en Libye exhortent, selon lui, les Algériens à aller de l’avant. «Et ce, en dépit, ajoute-t-il, de la propagande officielle ; du travail de sape des services de sécurité qui ont fait du porte-à-porte pour dissuader les Algériens de se joindre au mouvement. Nous avons quand même bon espoir : surtout que maintenant ce ne sont désormais plus les structures politiques classiques qui sont en tête du mouvement, mais ce sont bien les mouvements de jeunes ; des étudiants qui viennent de rejoindre la coordination, les chômeurs, les cadres…»

Yacine Zaïd, syndicaliste, membre de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), abonde lui aussi dans le même sens. Il table sur la «spontanéité» de la jeunesse algérienne. «Ce sont les jeunes qui trancheront. Et lorsque les jeunes se mettront en mouvement, et ils le feront avec ou en dehors de cette coordination, aujourd’hui ou demain, le régime réalisera alors toute la vanité de son arsenal répressif et regrettera d’avoir interdit et réprimé des marches pacifiques.» La marche du 19 février, une fin en soi ? Non, rétorque le député RCD Tahar Besbès. «Ce n’est qu’une étape, dit-il, du long combat pour le changement et la démocratie». Le député, membre de la CNCD se dit «optimiste quant à l’adhésion massive des Algériens. La dynamique du 12 février est en marche. Elle crée déjà l’effet boule de neige et suscite l’engouement populaire».

Source El Watan Mohand Aziri

Le Pèlerin

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