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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 10:20

Algérie: 42 blessés à la manifestation interdite d'Alger

pouvoir face la rue

Le président du parti d'opposition à l'origine d'une manifestation interdite samedi à Alger, Saïd Sadi, a affirmé à l'AFP que 42 de ses partisans avaient été blessés par la police lors de ce rassemblement.

"Il y a eu 42 blessés, deux grièvement. Tous ont été hospitalisés", a déclaré par téléphone le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), organisateur de cette manifestation avortée, interdite par les autorités.

Le porte-parole du parti, Mohsen Belabbes, avait fait état auparavant de cinq blessés. "Il y a eu également de nombreuses interpellations" parmi les manifestants, a précisé M. Sadi.

Des heurts ont opposé devant le siège de cette formation quelque 300 personnes à plusieurs dizaines de policiers équipés de matraques, grenades lacrymogènes et boucliers en plexiglas.

Source El Watan

Le Pèlerin

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 10:18
Les Phéniciens, ce trait d’union entre l’Afrique et l’Europe

 

 

comptoirs-pheniciens-et-carthage.jpg

L'exposition «Les Phéniciens en Algérie». Les voies du commerce entre la Méditerranée et l'Afrique noire" est représentée par plus de 250 objets de musée, a été inaugurée ce week-end à Alger, au palais de la Culture Moufdi Zakaria.

Organisée dans le cadre de la coopération culturelle algéro-italienne, cette manifestation illustre la culture phénicienne en Algérie, dont le développement s'étend de la fin du 6e au 1er siècle avant l'ère grégorienne, à la fois dans son rôle de trait d'union entre le monde nord-africain et le monde européen et sous l'aspect de la valorisation des civilisations numides locales.

Le vernissage de l'exposition, qui se poursuivra jusqu'au 20 février, s'est déroulé en présence de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, et du vice-premier ministre, M.Noureddine Yazid Zerhouni, ainsi que des représentants du corps diplomatique accrédité à Alger.  Dans une déclaration à la presse, Mme Toumi s'est félicitée du programme tracé entre l'Algérie et l'Italie dans le cadre de la coopération culturelle. Une coopération qui comprend, a-t-elle souligné, plusieurs volets, notamment, celui de la restauration des sites historiques et la formation des jeunes dans ce domaine. L'ensemble des objets exposés ont été trouvés lors des différentes fouilles archéologiques menées dans des nécropoles et sanctuaires découverts dans plusieurs sites archéologiques qu'abritent les villes dans lesquelles les Phéniciens avaient installé des comptoirs ou des promontoires, comme Tipasa, Cherchell, Guelma, Sétif et Jijel.A travers un parcours en zigzag, le visiteur peut découvrir une mosaïque d'objets en provenance des différents musées nationaux de plusieurs villes algériennes, qui traduisent la relation tissée entre les populations numides et les navigateurs phéniciens venus de l'Orient à la recherche de matières premières.

Un matériel de différents supports archéologiques, à savoir des statuettes en terre cuite ou en bronze, de la poterie et de la céramique, cruches, gourdes, amulettes en bronze et autres objets de l'époque, a été installé tout au long de deux galeries parallèles et séparées par des affiches instructives.

Source Horizons R.C.

Le Pèlerin

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:48

Sadi : «Nous voulons le changement du régime, pas celui du pouvoir… »

Said Sadi

 

Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi, a indiqué hier à Alger que son parti «veut un changement du régime politique et non un changement du pouvoir, encore moins celui du gouvernement».

Le chef de file du RCD a multiplié les formules assassines à l’encontre du régime lors de ses différents points de presse animés au siège de son parti, au boulevard Didouche-Mourad, où les forces de l’ordre l’ont assiégé ainsi que ses militants, empêchant ainsi la marche populaire à laquelle a appelé le parti. «Maffieux», «corrompu» et «archaïque» sont quelques-uns des adjectifs utilisés par Saïd Sadi pour désigner le régime algérien. «Voilà où nous en sommes, une marche populaire qui a déclenché l’opération Jumelles», a dit Saïd Sadi pour qualifier la démesure des moyens répressifs déployés par les autorités. «La Casbah a été encerclée, Bab El-Oued isolé, la Moutonnière coupée, le chemin de fer paralysé à l’est et à l’ouest. Regardez les hélicoptères qui survolent le ciel d’Alger, on dirait la Bataille d’Alger. Il ne manque plus que le général Massu», a-t-il encore fulminé, ajoutant qu’«il ne s’agit plus d’un état d’urgence mais d’un véritable état de siège qui vise à réprimer la société et l’opposition et à masquer la corruption». Il convient de relever que les policiers réagissaient sans ménagement à chaque tentative des manifestants – tassés devant et à l’intérieur du siège du RCD – de forcer le cordon sécuritaire pour entamer leur marche. Les policiers n’ont même pas épargné les députés, bénéficiant pourtant de l’immunité parlementaire. Le chef du groupe parlementaire du RCD, Athmane Maâzouz, a d’ailleurs été sérieusement blessé à la tête avec un coup de matraque, s’en sortant avec quatre points de suture et un bandage sur la tête. Cela dénote, selon Saïd Sadi, «l’affolement des tenants du régime qui ont peur de perdre leurs privilèges», mais, a-t-il poursuivi, «je ne pense pas qu’un pouvoir qui réagit de la sorte soit conscient de la gravité de la situation». «Si le régime continue dans ce jeu, à museler, à réprimer et à casser l’opposition, la société va se retrouver dans des organisations archaïques.

Cela représente un vrai danger sur la pérennité de la nation», a-t-il averti.

Cependant, Saïd Sadi reste déterminé. «Nous ne lâcherons pas et nous ne renoncerons pas à notre combat, car c’est l’Algérie qui est menacée, c’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu», a-t-il affirmé en estimant que «la détermination de la société algérienne est très forte». Pour lui, la manifestation d’hier «n’est que le début d’une dynamique qui va aboutir au changement du régime en Algérie», car, a-t-il expliqué, «nous voulons le changement de ce régime et non pas le changement du pouvoir, encore moins celui du gouvernement». La veille, en effet, le RCD a rendu public un communiqué dans lequel il écrivait que le président Bouteflika allait intervenir après la manifestation d’hier pour «lâcher du lest» par un remaniement gouvernemental.

Saïd Sadi a enfin révélé que son parti est en contact avec d’autres forces politiques nationales pour l’organisation d’autres actions politiques communes. Il a annoncé, à ce propos, la participation du RCD à la marche programmée pour le 9 février prochain par plusieurs partis politiques, associations et syndicats autonomes pour revendiquer, entre autres, la levée de l’état d’urgence et l’ouverture des champs politique et médiatique.

Source Le Jeune indépendant H. Mouhou

Le Pèlerin

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:30

Séisme de 4,1 sur l’échelle de Richter à Médéa, pas de dégâts

 seisme-accelerogramme-msila

 

La terre a tremblé ce matin à Médea. Un séisme d'une magnitude de 4,1 degrés sur l'échelle de Richter a eu lieu samedi à 7 h 10 du matin dans cette ville, a indiqué le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) dans un communiqué. L'épicentre de la secousse tellurique a été localisé à 4 km au sud est de Médéa, a précisé la même source. Le tremblement de terre n’a fait ni victimes, ni dégâts matériels, selon la protection civile.

Source TSA

Le Pèlerin

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:29

Algérie - La répression en parade

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Un Alger quadrillé, des hommes et des moyens de répression en surnombre pour empêcher la marche à laquelle le RCD a appelé. En faisant des blessés dans une action qu’il a empêchée et en déroulant une telle armada, le pouvoir donnait l’impression, hier, de faire dans la démonstration de force plus que dans l’obstruction d’une manifestation.

L’option de la “défense avancée”, jadis appliquée en handball, vise aussi à décourager les éventuelles intentions d’initiatives ultérieures. La double stratégie de “l’étouffement” des manifestants potentiels et de l’exhibitionnisme policier a révélé la vraie posture d’un pouvoir face au “risque tunisien” qui hante l’ensemble des régimes du Maghreb et du Moyen-Orient.

Première lecture de cette parade sécuritaire : le pouvoir semble convaincu, comme Alliot-Marie, que le régime tunisien s’est effondré parce que sa police n’a pas pu contenir la vague de soulèvement qui l’a emporté et parce que l’armée a refusé de pallier l’insuffisance répressive. Seconde lecture : le pouvoir semble convaincu que le peuple raisonne en termes d’équilibre des forces physiques quand il est porté par une volonté de changement. Si c’était le cas, l’URSS et les “démocraties populaires” seraient encore là. Mais les dictatures du tiers-monde sont comme le colonialisme qui, en matière de maintien de l’ordre, les inspire souvent : ce sont de mauvais élèves.

Troisième lecture : le pouvoir panique, tout simplement. En étalant ses forces plus que de besoin, il délivrait un message aux futures manifestations qu’il appréhende, à tort ou à raison.

Pour qu’il développât l’appréhension qu’exprime cette espèce de répression dissuasive, il fallait pourtant que le pouvoir comprenne que le mécontentement national est élevé et qu’il coïncide avec un vent d’appel au changement qui souffle sur toute une sphère géopolitique dans laquelle nous sommes inclus. Au lieu d’en tirer les leçons politiques, il préfère montrer qu’il a pris les dispositions sécuritaires par lesquelles il compte refouler toute velléité d’expression de cette nécessité de changement.

Au début du mois, le Premier ministre évoquait, devant le Sénat, une “bataille d’arrière-garde” à propos “des procédures visant la protection de l’économie”. Il semble que l’attitude défensive se soit généralisée à tous les domaines, et en particulier celui concernant la sauvegarde du régime. Au lieu d’enregistrer les messages politiques des évènements, il fait feu de tout bois pour étouffer tout signe de revendication populaire : après avoir criminalisé la harga, il fait dire à des imams, convertis en commissaires politiques, que le feu de l’au-delà attend les malheureux immolés. On ne se souvient pas avoir entendu souvent nos imams vouer les kamikazes aux mêmes enfers. Mais c’était le temps où la terreur montrait le sens du prêche. Jusqu’au ministre de l’Intérieur qui accable ces damnés de notre terre d’“exhibitionnisme” !

Si des institutions usent de tels raccourcis, on peut se demander si l’écart entre le temps qu’il a fait hier à Alger et le BMS consacré à la même journée relevait d’une simple erreur de prévision.

Hier, c’était la parade de l’état policier. Mais n’est-ce pas dans la nature historique de notre système d’opposer ainsi la logique de la force physique à la logique de l’évolution politique ?

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr

Le Pèlerin

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:28

Le RCD abat les murs de la peur

marche sur alger

 

Des affrontements entre policiers et manifestants ont eu lieu, et se sont traduits par quelque 100 blessés, dont 42 ont été acheminés vers l’hôpital, et des centaines d’arrestations,  selon le responsable de la communication du RCD.

La place du 1er-Mai d’où devait s’ébranler la marche pacifique à laquelle a appelé le Rassemblement pour la démocratie (RCD), a été hier complètement quadrillée par les forces de l’ordre des heures avant le début de la manifestation. Tout autour du jet d’eau qui agrémente cette belle esplanade, des grappes de policiers armés de matraques, de bombes lacrymogènes et de boucliers ont pris position pendant que d’autres bouchaient tous les accès. Un grand nombre de fourgons et autres engins de la police sont stationnés le long de l’avenue de l’Indépendance et du boulevard Hassiba-Ben-Bouali.
La place du 1er-Mai et ses parages se sont donc parés, hier, du bleu de la police. C’est le cas aussi de tout l’itinéraire que devraient suivre les citoyens ayant répondu à l’appel du RCD. De mémoire d’Algérois, jamais un dispositif sécuritaire d’une telle importance n’a été déployé par le passé dans la capitale pour encadrer une manifestation de rue. “Je n’ai jamais vu la police mettre en place un tel dispositif pour empêcher une marche”, s’émeut un citoyen.

Des barrages filtrants ont été aussi dressés à l’entrée est de la capitale et plusieurs véhicules immatriculés à Tizi Ouzou ou Béjaïa ont été interceptés et immobilisés.

D’aucuns verront dans la mobilisation d’un tel arsenal policier un signe de panique qui a gagné les autorités depuis la chute de l’ancien dictateur tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Et, dès 10h30, les policiers invitaient tous les citoyens qui se regroupaient ou qui traînaient le pas à déguerpir. Quelques instants seulement après l’arrivée de Ali Yahia Abdenour, président d’honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) accompagné d’Azwaw Hadj Hemou, une des victime des évènements d’octobre 1988, qui sont allés rejoindre le député RCD Boussad Boudiaf et un groupe de journalistes cantonnés à l’entrée de l’hôpital Mustapha-Pacha, des policiers s’amènent pour disperser ce mini-rassemblement. C’est clair : devant le déferlement policier qui a complètement submergé la place du 1er-Mai, il était quasiment impossible de tenir un quelconque rassemblement. On commençait à s’interroger sur l’absence de Saïd Sadi, président du RCD et des autres responsables du parti. “Il est assiégé au siège national du parti à El-Biar, encerclé par la police très tôt le matin”, explique un journaliste avant qu’un autre ne reçoive un appel pour apprendre que le président du RCD était au siège régional du parti, à la rue Didouche-Mourad.

Il est 11h. D’autres infos font état d’affrontements entre manifestants et policiers rue Didouche, également investie par les CNS très tôt le matin. L’on signale que le siège du RCD est encerclé et que la direction du parti, à sa tête Saïd Sadi, y est assiégée.
Cap vers la rue Didouche. Le bâtiment est pris en sandwich par un important dispositif sécuritaire qui cantonnait, devant l’entrée principale, des centaines de citoyens dont beaucoup s’étaient drapés de l’emblème national et scandaient des slogans en faveur de la démocratie et d’autres hostiles au pouvoir. “C’est une véritable prise d’otages”, s’indignait un citoyen. Tous les responsables du RCD étaient là : Saïd Sadi, Nordine Aït Hamouda, Mohcine Bellabas, Rafik Hassani, Rabah Boucetta, Boubekeur Derguini, Hakim Saheb, Mohand Ikherbane, Mahfoud Bellabas, etc. La présence de responsables du Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) et d’acteurs de la société civile comme l’universitaire Fodhil Boumala, un des signataires de la dernière pétition appelant au changement démocratique en Algérie, n’est pas passé inaperçue. Outre les mots d’ordre habituels chers aux démocrates (“Algérie libre et démocratique”, “Boudiaf a laissé un serment, la jeunesse arrive”, “Bouteflika, Ouyahia, gouvernement terroriste”, …) la foule entonnait des chants patriotiques tout en brandissant des cartons rouges. Signe de la sympathie des Algériens pour la “Révolution du Jasmin”, des drapeaux algériens et tunisiens étaient accrochés côte à côte aux balcons de l’immeuble. Une foule décidée à marcher vers l’Assemblée nationale et des policiers instruits de les en empêcher : la confrontation est inévitable. à peine Saïd Sadi a-t-il fini son point de presse, tenu au sous-sol de l’immeuble, que des affrontements se sont déclenchés à l’extérieur. Sous les cris des manifestants, on acheminait les blessés à l’intérieur du siège du parti pour leur prodiguer des soins.

D’autres, sérieusement touchés, parmi lesquels Athmane Mazouz, président du groupe parlementaire du parti, qui s’en est sorti avec 4 points de suture, le responsable du bureau régional de Béjaïa, M. Boudraâ, et celui d’Illizi, M. Arab, sont transportés à l’hôpital. Beaucoup d’arrestations, dont celle du député Arezki Aïder, ont été opérées.

Bilan : pas moins de 100 blessés dont 42 ont été acheminés vers l’hôpital et des centaines d’arrestations, selon le responsable de la communication du parti, Mohcine Bellabas. Aussi, le RCD a dépêché un groupe de députés pour faire une tournée dans les commissariats d’Alger, afin de s’enquérir de la situation des personnes arrêtées. L’agence officielle APS a rapporté une information faisant état de 7 policiers blessés tout en faisant l’impasse sur ceux enregistrés dans les rangs des manifestants ainsi que sur les arrestations, mais ne manquera pas d’annoncer leur libération en fin de journée.

La violence de la répression n’a toutefois pas dissuadé les manifestants, pas du tout impressionnés, à poursuivre la protestation. Ils continueront longtemps à tenir tête à l’armada policière et à crier leur soif de liberté et de démocratie.

Certains, comme Mourad, décidément déterminés à se battre pour leur idéal, sont allés jusqu’à se mettre à portée des matraques, défiant les policiers de faire usage de leur arsenal. La marche a été, certes, empêchée par le pouvoir et n’a pu avoir lieu comme elle a été prévue. Mais la rue a parlé et le mur de la peur est bel et bien tombé. Et, du coup, la conviction des citoyens quant à l’urgence du changement s’est trouvée renforcée.

Ce n’est qu’aux environs de 15h, après un blocus de plus de six heures, que les militants de la démocratie et des libertés ont décidé de se disperser avant de se donner rendez-vous pour le 9 février prochain.

Prenant la parole, le député Nordine Aït Hamouda, fils du colonel Amirouche, s’est indigné : “On croirait qu’on est à l’époque de Salan, Zeller, etc. C’est un système de voleurs et de traîtres.” Auparavant, alors que le siège du RCD était encore encerclé, ce même député avait annoncé qu’il révélera sous peu la liste des bénéficiaires des golden-card de la défunte Khalifa Bank.

De son côté, Saïd Sadi a lancé une petite phrase lourde de sens pour dénoncer le blocus dont a fait l’objet le siège de son parti : “Il ne manque que le général Massu”, non sans promettre que “la mobilisation ne fait que commencer”.

Source Liberté Arab Chih

Le Pèlerin

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:26

Saïd Sadi : «Il ne manquait que le général Massu»

Marche-du-RCD.jpg

 

15 000 policiers ont été mobilisés, ce matin, afin de réprimer la marche à laquelle appelle depuis quelques jours le premier responsable du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Faisant état de l’important dispositif sécuritaire mobilisé à cet effet, Saïd Sadi a estimé dans une déclaration faite ce matin à InfoSoir que la réaction des pouvoirs publics a plongé la capitale dans une situation semblable à «la bataille d’Alger, il ne manque que le général Massu». «Au moment où je vous parle, il y a des émeutes aux Issers et à Lakhdaria, car les gens n’ont pas pu se rendre à Alger. Des manifestants sont bloqués à la place Addis-Abéba. Bab El-Oued et La Casbah sont encerclés. Le boulevard Zighoud-Youcef est même coupé à la circulation des piétons», a-t-il ajouté. Il est à savoir que la place du 1er-Mai est depuis les premières heures de la matinée encerclée par un fort dispositif sécuritaire, compte tenu qu’elle devait être le point de départ de la marche.

«Un pouvoir qui veut emprisonner son peuple n’est pas un pouvoir», a ajouté Sadi. Parlant du pouvoir, il estime qu’«il doit comprendre qu’il est encore temps de changer». «Il n’a qu’à choisir : ou changer pacifiquement ou bien mener le pays vers le chaos. Et c’est ce que nous voulons éviter», a-t-il enchaîné. Sous les cris stridents des militants du RCD, empêchés de quitter le siège, Sadi a estimé que «la violence qui existe en Algérie est beaucoup plus grande que celle qui de Tunisie». En effet, les slogans scandés par les manifestants, des étudiants pour la plupart, ont comparé le régime algérien à l’ex-régime tunisien.

La répression étant le point commun selon des manifestants que nous avons approchés. «Il ne faut pas avoir peur. Nous avons un exemple juste à côté de nous, qu’est la Tunisie. Rien ne va changer si le système actuel ne change pas», a déclaré un étudiant venu de l’université de Béjaïa. Un autre, de l’université de Tizi-Ouzou, dans le cadre d’un comité de soutien installé en prévision de cette marche, raconte avoir enduré les pires difficultés hier vendredi pour pouvoir arriver à Alger. «Nous avons dû nous disperser en petits groupes pour ne pas nous faire remarquer.» Selon la même source, le dispositif sécuritaire qui a encerclé le siège du RCD, sis Didouche-Mourad, a été installé aux environs de 4h du matin. Les manifestants qui étaient présents sont d’ailleurs ceux qui sont rentrés sur Alger, hier, vendredi.

Troublés par l’indifférence des passants, qui ont préféré être de simples spectateurs, les manifestants ont appelé ces derniers à s’impliquer eux aussi pour améliorer la situation du pays.

Alger quadrillée

Le pouvoir a mis en place un imposant dispositif de dissuasion dès les premières heures de la journée.

Les services de la Sûreté de la wilaya ont visiblement recouru à des renforts des autres wilayas limitrophes. Des équipements utilisés pour la dispersion des manifestants ont été également mis en place.

Outre cela, un plan de contrôle des axes routiers menant vers Alger, a été mis en place. Toutes les rues d’Alger, les carrefours, les ronds-points et même au niveau de certaines institutions comme la Douane, le ministère des Finances ont connu, ce matin, un déploiement sécuritaire important, notamment l'installation de barrages sécuritaires à la sortie de la ville... La circulation routière était perturbée et tout le monde s’interroge sur ce blocage inhabituel en cette fin de week-end. L’axe reliant la place du 1er-Mai à la rue Colonel -Amirouche a été complètement sécurisée.

Outre le dispositif sécuritaire, il y avait même des agents de la protection civile. Un hélicoptère ne cessait de survoler le ciel au-dessus des policiers pour contrôler et maîtriser la situation. Par ailleurs, les deux sièges du RCD, celui de Didouche-Mourad et d’El-Biar ont été encerclés, ce matin, par les agents de la police. Un tour effectué vers 9 heures au niveau de la gare de l’Agha d’Alger, nous a permis de constater qu'aucun train ne circulait, ni les trains de la banlieue algéroise ni ceux des grandes lignes. Certains voyageurs ayant l’habitude d’utiliser ce moyen de locomotion ont été contraints de se rabattre sur les taxis et autres moyens de transport pour effectuer leur déplacement.

Manifestants bloqués - Accès contrôlés

A la place du 1er-Mai, point de départ de la marche, tout rassemblement était avorté.

Un important dispositif de sécurité a été mis en place depuis 4 h du matin afin d’empêcher les manifestants de se rendre à la place du 1er-Mai. Les manifestants pour la plupart des étudiants, ont passé la nuit au siège du parti. Venus des wilayas de Tizi Ouzou, Bouira et Béjaïa, ils avaient rejoint la capitale, hier, afin de déjouer le dispositif mis en place pour empêcher l’afflux des manifestants. Le leader du RCD, Saïd Sadi, du balcon du siège du parti sis à la rue Didouche-Mourad, s’est adressé ce matin à la foule avec un haut-parleur. Il a accusé la police d’avoir empêché des manifestants venus d’autres wilayas d’entrer à Alger. «Les trains et les bus ont été bloqués», a-t-il dit. Il a également fait observer que «le train de l’histoire est en marche» et que «si cette marche ne réussit pas aujourd’hui, elle réussira une autre fois».

Les centaines de manifestants du RCD massés devant le siège de leur parti, ont été empêchés d’entamer la marche par les CRS et des policiers en civil, pour se rendre à la place du 1er-Mai, d’où devait démarrer la marche vers le siège de l’Assemblée populaire nationale. La foule commence à grossir et des manifestants continuent d’arriver. La police a arrêté des manifestants à proximité du siège du RCD. Une deuxième tentative de sortie des responsables et des militants du RCD a été repoussée par les brigades antiémeutes. Les manifestants répliquent en scandant des slogans tels que : «Pouvoir assassin», «Ulach smah ulach» et «Djazair houra démocratia». Des centaines de policiers en uniforme et en civil sont déployés. Ali Yahia Abdenour est arrivé sur place. Les policiers empêchent tout rassemblement de plus de 10 personnes. A l’est d’Alger, plusieurs barrages de police et de gendarmerie ont été mis en place. Aux Bananiers, les automobilistes attendent parfois près d’une heure. Les policiers contrôlent particulièrement les véhicules en provenance des wilayas de Tizi Ouzou, Bouira et Béjaïa, a précisé le site Tout sur l’Algérie (TSA)

Source Infosoir M.Adel / S.Lounes / M.M.

Le Pèlerin

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:18

Manifestation réprimée d'Alger: risque "d'explosion" sociale, selon Mostefa Bouchachi

  democratie

L'interdiction d'une manifestation organisée par un parti politique à Alger comporte des risques d'explosion sociale, a averti samedi 22 janvier la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh).

"Le fait d'interdire des marches pacifiques encadrés par des partis et la société civile, c'est pousser à une explosion", a déclaré par téléphone à l'AFP son président Mostefa Bouchachi.

"C'est désolant". Une marche organisée par le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD, opposition) avait été interdite par les autorités d'Alger mais le RCD avait décidé de la maintenir. Au siège de la formation, en plein centre d'Alger, un cortège qui devait se transformer en marche a été bloqué par la police.

Des heurts ont fait au moins six blessés, selon le RCD, dont deux de ses responsables. La police, citée par l'agence APS, a dit avoir enregistré sept blessés dont deux graves.

"Il y a trois semaines, les autorités disaient que les jeunes émeutiers pouvaient revendiquer de manière pacifique et lorsqu'un parti politique veut faire une marche on la lui interdit", s'est insurgé le président de la Laddh.

"On ne comprend plus ce que le régime veut faire de cette Algérie", a  ajouté Me Bouchachi.

Vendredi la Laddh, quatre syndicats autonomes, le RCD et l'autre parti d'opposition, le Front des forces socialistes (FFS), avaient annoncé à l'issue d'une réunion la création d'"une coordination nationale pour la démocratie".

Ouverte à d'autres personnalités, elle devrait se réunir à nouveau vendredi   prochain pour discuter de la "préparation de la marche du 9 février", date anniversaire de la proclamation de l'état d'urgence en Algérie en 1992, afin d'en demander la levée, a indiqué M. Bouchachi.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:17

Algérie : le Pouvoir réprime la marche pacifique du RCD

pouvoir face la rue

 

Un trafic ferroviaire suspendu, des bus retenus dans les barrages policiers, des passants contrôlés, des rues coupées à la circulation routière, Alger a vécu, durant toute la journée du samedi, en état de siège.

C’est, en tout cas, l’image qui restera à jamais gravée dans les esprits des Algériens qui ont tenté de rallier la capitale ce samedi 22 janvier. Ce jour-là, ils n’oublieront pas que leur Etat a pris tout simplement le contrôle du "ciel" et de la "terre" pour empêcher tout citoyen Algérien de battre le pavé et de réclamer le changement dans son pays.  

En effet, des dizaines de barrages fixes de la Police ont quadrillé, dès les premières lueurs du matin de samedi, Alger et ses environs pour filtrer les véhicules et leurs passagers. Les automobilistes ont subi les uns après les autres des fouilles minutieuses et les plus jeunes d’entre eux ont été interrogés pendant de longues minutes. 

"Où est-ce que vous partez ?", "Qu’allez vous faire à Alger ?", lancent des agents de l’ordre aux jeunes qui s’apprêtaient à prendre le bus pour aller à Alger-centre. 

Ainsi, dès 9 H du matin, les forces de l’ordre ont étouffé la capitale avec un dispositif sécuritaire soigneusement étudié pour empêcher tout mouvement de foule sur les rues et les artères d’Alger.  Des transporteurs privés nous ont même confié que des "civils" sont venus aux gares routières de Blida et de Boufarik pour leur expliquer qu’il n’était pas de leur intérêt de rôder encore l’après midi à la gare routière de Tafourah et de Kharrouba ! 

Au niveau des gares ferroviaires, les portes et les guichets ont été fermés. Et les quelques agents présents sur les lieux ont reconnu que des directives précises leur ont été transmises. "Aujourd’hui, pas de train pour que personne ne puisse aller à la marche !", confie tout de go un fonctionnaire à la gare de Birtouta.   

Sur les routes, au niveau de chaque barrage policier, des bouchons monstres ont bloqué des centaines de véhicules et de bus. Les manifestants en provenance de Boumerdès ou de Tizi-Ouzou ont été donc retenus durant des heures au milieu des embouteillages.

Dans les airs, un hélicoptère survolait en permanence Alger et ses environs pour passer au crible tout mouvement "suspect". Pris de panique, et apeurés par cette atmosphère policière inhabituelle, de nombreux Algérois n’ont même pas pu sortir de chez eux.

Le message du Pouvoir a été donc bien reçu : aucune manifestation ne sera tolérée par les autorités. Les militants et les sympathisants du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) qui avait appelé à une marche citoyenne pacifique au centre d’Alger pour ce samedi bénéficieront, pour leur part, d’un traitement particulier.

Tôt le matin, pas moins de 35 camions de police ont "squatté" l’avenue Didouche Mourad, qui abrite le siège du RCD, en coupant toute circulation routière. Pas moins de 300 policiers équipés de boucliers et de bâtons ont bouclé l’entrée du siège du parti de Saïd Sadi.  Impossible donc de sortir dans la rue sans entrer en affrontement avec ces légionnaires impassibles à qui on a intimé l’ordre de réprimer toute tentative d’occuper la rue.

Une centaine d’étudiants, de militants, de journalistes et des syndicalistes sont, dès lors, retenus en «otages» par des policiers. Ces derniers n’ont pas hésité à proférer des menaces et à brandir leurs boucliers pour signifier aux manifestants qu’ils subiront tous un passage à tabac s’ils entêtent à vouloir marcher à Alger.

Mais les "otages" n’ont pas cédé pour autant à la résignation et à la peur. Des chaises, des pierres et des bouteilles ont été balancées sur les policiers du haut de l’immeuble qui a servi de forteresse aux militants du RCD. Quelques uns ont même bravé les forces de l’ordre en tentant de sortir avec leurs banderoles dans la rue. Mais l’accueil musclé de la brigade anti-émeutes  a vite tourné en affrontement général.

Une dizaine de personnes a été arrêtée et d’autres ont subi des coups et des blessures. Au moins deux manifestants ont été grièvement blessés dont un sera transféré, sur une civière, à un hôpital Algérois. A ce moment-là des cris de colère fusent de partout : "Pouvoir assassin", "Jazaïr Hourra, Jazaïr Democratiya".

Des drapeaux tunisiens sont aussi brandis et des chants patriotiques entonnés à haute voix. "Vous êtes des Algériens comme nous. Pourquoi vous nous maltraitez !", "Jusqu’à quand allez-vous défendre ce régime pourri ?", lâchent des jeunes manifestants en colère contre cette répression menée tambour battant par des autorités qui ne reculent devant rien pour brimer la société civile.

De son côté, Saïd Sadi prend un haut-parleur et clame sa colère : "je suis prisonnier dans le siège du parti, je ne peux pas partir   d'ici. On ne peut pas mener de lutte pacifique quand ont est assiégé". De longues minutes défilent sans que rien ne change. Les centaines de policiers ne lâcheront pas prise et le siège du RCD demeurera en quarantaine jusqu’à l’après-midi.

Plus loin, à la Place du 1er Mai, là où devait commencer cette marche pacifique, des dizaines de policiers et de camions anti-émeutes ont pris possession des lieux. Tout attroupement a été interdit. Femmes, hommes, jeunes, personnes âgées, aucun citoyen n’a pu rester debout sans risquer une réprimande de la part des policiers. 

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:17

Algérie : le Pouvoir réprime la marche pacifique du RCD

pouvoir face la rue

 

Un trafic ferroviaire suspendu, des bus retenus dans les barrages policiers, des passants contrôlés, des rues coupées à la circulation routière, Alger a vécu, durant toute la journée du samedi, en état de siège.

C’est, en tout cas, l’image qui restera à jamais gravée dans les esprits des Algériens qui ont tenté de rallier la capitale ce samedi 22 janvier. Ce jour-là, ils n’oublieront pas que leur Etat a pris tout simplement le contrôle du "ciel" et de la "terre" pour empêcher tout citoyen Algérien de battre le pavé et de réclamer le changement dans son pays.  

En effet, des dizaines de barrages fixes de la Police ont quadrillé, dès les premières lueurs du matin de samedi, Alger et ses environs pour filtrer les véhicules et leurs passagers. Les automobilistes ont subi les uns après les autres des fouilles minutieuses et les plus jeunes d’entre eux ont été interrogés pendant de longues minutes. 

"Où est-ce que vous partez ?", "Qu’allez vous faire à Alger ?", lancent des agents de l’ordre aux jeunes qui s’apprêtaient à prendre le bus pour aller à Alger-centre. 

Ainsi, dès 9 H du matin, les forces de l’ordre ont étouffé la capitale avec un dispositif sécuritaire soigneusement étudié pour empêcher tout mouvement de foule sur les rues et les artères d’Alger.  Des transporteurs privés nous ont même confié que des "civils" sont venus aux gares routières de Blida et de Boufarik pour leur expliquer qu’il n’était pas de leur intérêt de rôder encore l’après midi à la gare routière de Tafourah et de Kharrouba ! 

Au niveau des gares ferroviaires, les portes et les guichets ont été fermés. Et les quelques agents présents sur les lieux ont reconnu que des directives précises leur ont été transmises. "Aujourd’hui, pas de train pour que personne ne puisse aller à la marche !", confie tout de go un fonctionnaire à la gare de Birtouta.   

Sur les routes, au niveau de chaque barrage policier, des bouchons monstres ont bloqué des centaines de véhicules et de bus. Les manifestants en provenance de Boumerdès ou de Tizi-Ouzou ont été donc retenus durant des heures au milieu des embouteillages.

Dans les airs, un hélicoptère survolait en permanence Alger et ses environs pour passer au crible tout mouvement "suspect". Pris de panique, et apeurés par cette atmosphère policière inhabituelle, de nombreux Algérois n’ont même pas pu sortir de chez eux.

Le message du Pouvoir a été donc bien reçu : aucune manifestation ne sera tolérée par les autorités. Les militants et les sympathisants du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) qui avait appelé à une marche citoyenne pacifique au centre d’Alger pour ce samedi bénéficieront, pour leur part, d’un traitement particulier.

Tôt le matin, pas moins de 35 camions de police ont "squatté" l’avenue Didouche Mourad, qui abrite le siège du RCD, en coupant toute circulation routière. Pas moins de 300 policiers équipés de boucliers et de bâtons ont bouclé l’entrée du siège du parti de Saïd Sadi.  Impossible donc de sortir dans la rue sans entrer en affrontement avec ces légionnaires impassibles à qui on a intimé l’ordre de réprimer toute tentative d’occuper la rue.

Une centaine d’étudiants, de militants, de journalistes et des syndicalistes sont, dès lors, retenus en «otages» par des policiers. Ces derniers n’ont pas hésité à proférer des menaces et à brandir leurs boucliers pour signifier aux manifestants qu’ils subiront tous un passage à tabac s’ils entêtent à vouloir marcher à Alger.

Mais les "otages" n’ont pas cédé pour autant à la résignation et à la peur. Des chaises, des pierres et des bouteilles ont été balancées sur les policiers du haut de l’immeuble qui a servi de forteresse aux militants du RCD. Quelques uns ont même bravé les forces de l’ordre en tentant de sortir avec leurs banderoles dans la rue. Mais l’accueil musclé de la brigade anti-émeutes  a vite tourné en affrontement général.

Une dizaine de personnes a été arrêtée et d’autres ont subi des coups et des blessures. Au moins deux manifestants ont été grièvement blessés dont un sera transféré, sur une civière, à un hôpital Algérois. A ce moment-là des cris de colère fusent de partout : "Pouvoir assassin", "Jazaïr Hourra, Jazaïr Democratiya".

Des drapeaux tunisiens sont aussi brandis et des chants patriotiques entonnés à haute voix. "Vous êtes des Algériens comme nous. Pourquoi vous nous maltraitez !", "Jusqu’à quand allez-vous défendre ce régime pourri ?", lâchent des jeunes manifestants en colère contre cette répression menée tambour battant par des autorités qui ne reculent devant rien pour brimer la société civile.

De son côté, Saïd Sadi prend un haut-parleur et clame sa colère : "je suis prisonnier dans le siège du parti, je ne peux pas partir   d'ici. On ne peut pas mener de lutte pacifique quand ont est assiégé". De longues minutes défilent sans que rien ne change. Les centaines de policiers ne lâcheront pas prise et le siège du RCD demeurera en quarantaine jusqu’à l’après-midi.

Plus loin, à la Place du 1er Mai, là où devait commencer cette marche pacifique, des dizaines de policiers et de camions anti-émeutes ont pris possession des lieux. Tout attroupement a été interdit. Femmes, hommes, jeunes, personnes âgées, aucun citoyen n’a pu rester debout sans risquer une réprimande de la part des policiers. 

Source El Watan Abderrahmane Semmar

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