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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 10:28

Ils sont durement affectés par la crise en France

partis pour le bled

 

Ils ne dépensent plus comme avant. La crise est passée par là

La raison de ce brusque changement de comportement est simple: la crise les a basculés «dans la précarité».

La saison estivale ne rime pas forcément avec plage, vacances, farniente... c'est également, la période où nos émigrés viennent en force passer leurs vacances au «bled».
Mais depuis quelques années, soit depuis le début de la crise économique qui sévit en Occident, nos compatriotes installés en France, sont de moins en moins nombreux à venir se faire dorer sous le soleil de nos plages.
La raison est simple: la crise les a basculés «dans la précarité». Même s'ils continuent à venir, de moins en moins, ils ne viennent pas en famille comme avant, souvent ce sont les enfants qui sont envoyés, laissant les parents en France, histoire de faire des économies.
C'est aussi pour réduire les dépenses et surtout la facture cadeaux destinés à la famille et aux amis. Même les 1000 euros qu'ils échangeaient au square Port Saïd d'Alger, certains ne peuvent plus les avoir et se permettre de le vendre au marché noir tant que la crise persiste et la vie est chère en France. D'ailleurs, depuis la crise, et même avant, beaucoup de nos émigrés profitent de leur séjour en Algérie pour, soit pour des soins dentaires, soit renouveler leur garde-robes, acheter des appareils électroménagers, en un mot faire des achats appropriés car c'est moins cher en Algérie.
Ils se ravitaillent ici
Chez nous, cet été, peu d'émigrés sont venus se ravitailler en tabac, «tabac à priser» et autres accessoires devenus nécessaires, mais pas chers. Ils n'étaient pas nombreux à rentrer au pays.
La situation rappelle l'épisode des années 80 où des milliers d'Algériens revenaient chez eux pour vivre mieux. La récession gagne du terrain en France. Ils n'exhibent plus les euros et ne bombent plus le torse. «Il viennent de moins en moins et ils calculent le montant du billet. J'en connais qui sont partis au Maroc pour les vacances parce que le prix du billet représente le tiers. Une cousine a acheté un billet Paris-Maroc à 150 euros alors que Paris-Alger est à 500 euros. Elle est allée chez sa belle-famille au Maroc», témoigne Farida qui regrette de ne pouvoir rencontrer sa cousine cette année à Alger.
Farida cite un autre exemple très frappant, les nouveaux parents. «Ils ne viennent pas non plus passer les vacances en Algérie car ça coûte beaucoup trop cher quand on vient d'avoir un bébé. Et là, c'est le cas de deux de mes cousines», témoigne-t-elle. En effet, «une de ses cousines a eu un bébé fin 2012 et l'autre en juillet 2013. Ces dernières ont tous deux préféré zapper les vacances en Algérie et Dieu sait qu'elles ne le font pas!», a-t-elle raconté.
Kamel, établi en Grande-Bretagne explique que cette situation est due à plusieurs facteurs. Les vacances scolaires pour les pères de famille, le prix des billets, le manque de compétition «concurrence» des compagnies aériennes pour l'Algérie.»
Selon cet Algérien vivant à Londres depuis près de dix ans, «venir en Algérie revient de plus en plus cher, ce qui n'est pas le cas pour la Tunisie et le Maroc». D'après le coût du transport, c'est parce qu'on n'a pas de tourisme, donc les billets resteront chers. Comment attirer les touristes si les prix sont aussi onéreux?
Il était de coutume que nos émigrés viennent en Algérie surtout pour rendre visite à leurs familles et à leurs parents. Pour Kamel, marié et père de trois enfants, «le voyage me coûte 50 millions de centimes ou plus chaque fois que je viens avec mes trois enfants».
Heureusement, qu' «il y a aussi plus de communication avec la famille grâce au monde numérique, les réseaux sociaux, Skype...ça rapproche les gens plus qu'avant».
Sami, lui, est né en France et vient en moyenne tous les deux ans. Pour ce jeune émigré originaire de l'est du pays, Souk Ahras, «le retour quasi annuel au pays est une tradition que même la crise économique ou les difficultés financières ne peuvent altérer».
Cadeaux et souvenirs
Arrivé avant-hier de France, «ce qui m'a marqué, c'est devenu un rituel de ramener des souvenirs et des cadeaux. Quelqu'un effectuant le même voyage avec moi, a ramené avec lui environ 30 kg de sucreries», témoigne-t-il. C'est dire que venir en Algérie, coûte de plus en plus cher, et que ça nécessite un sérieux budget.
Et si on voyait le problème autrement?
Pourquoi nos émigrés se retrouvent face une telle situation en termes de tarif? Le cas de Sami est frappant: «Quand on rentre en Algérie, on ne peut pas se permettre un voyage Marseille - Skikda ou un Marseille - Annaba. On est obligé de passer par la Tunisie, parce que les prix sont deux ou trois fois moins chers!».
Quand on voit que le coût du billet «Mulhouse-Alger coûte 700 euros, contre un billet sur Tunis à 200, Il y a lieu de se poser des questions», fait-il remarquer. En plus de la montée de la précarité en France qui terrasse sérieusement nos compatriote, l'Etat algérien ne s'est pas soucié d'eux.
Sinon, comment maintenir les prix des billets ainsi trop élevés comparativement à nos voisins tout en sachant qu'ils seront des centaines de milliers, voire des millions à venir, non seulement en vacance mais pour retrouver les leurs?
Des centaines de milliers d'Algériens à travers le monde ne sont pas venus ni cet été ni l'année d'avant et n'ont, par conséquent, pas pu recharger leurs batteries Comprendra-t-on alors qu'ils sont abandonnés?
L'aisance financière dont jouit l'Etat lui a permis de réduire le coût des billets pour les Algériens vivant dans le Sud, pourquoi l'Etat ne se penche-t-il pas aujourd'hui sur le cas des gens du très lointain Nord? Que le secrétaire d'Etat chargé de la Communauté algérienne à l'étranger rapporte simplement cet état de fait.

Source L’Expression Idir Tazerout

Le Pèlerin

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 10:24

Interpol redoute des attaques en Algérie

policiers algeriens

 

L'Algérie a pris toutes les précautions nécessaires pour faire face au terrorisme

Cet avertissement intervient quelques jours après la décision prise par Washington de fermer une vingtaine d'ambassades au Moyen-Orient et en Afrique.

Evoquant la situation sécuritaire en Afrique du Nord et dans la région du Sahel, Interpol a mis en garde, dans son dernier rapport, les pays membres du Sahel sur d'éventuelles attaques terroristes avant la fin du mois courant, notamment l'Algérie. Cet avertissement intervient relativement à la conjoncture sécuritaire actuelle dans plusieurs pays comme le Pakistan, l'Irak, la Libye et le Niger où Al Qaîda est très active et des opérations subversives ont permis d'organiser la fuite de prisonniers condamnés pour terrorisme.
Selon Interpol, le même procédé est prévisible en Algérie qui a déjà pris toutes les précautions nécessaires pour affronter des actes similaires. Cet avertissement intervient également quelques semaines après la décision prise par la Maison- Blanche de fermer plusieurs de ses ambassades à travers le monde dont celle en Algérie. Les services de renseignements américains ont intercepté des messages contenant des menaces d'attentats du n°1 d'Al Qaîda, Ayman al-Zawahiri, et Nasser Al-Whaychi, le chef de la filiale Al Qaîda dans la péninsule arabique (Aqpa).
C'est suite à cela que Washington a pris la décision de fermer une vingtaine d'ambassades et de consulats américains au Moyen-Orient et en Afrique.
Par ailleurs, le rapport d'Interpol prenant en considération les donnés sur le terrain souligne que pas moins de neuf pays ont connu des faits relatifs à des opérations de fuite. Le même document appelle les 190 pays membres d'Interpol à coordonner toute information susceptible de démasquer un projet dans ce sens, sollicitant la collaboration des services de sécurité des même pays.
Prenant en compte l'avertissement d'Interpol, les Etats-Unis d'Amérique ont mis en garde ses ressortissants pour prendre leurs dispositions. Le risque élevé d'attentats terroristes après l'évasion de détenus des prisons extrémistes en Irak, au Pakistan et en Libye, n'est pas un fait anodin, estiment des sources sécuritaires.
C'est un fait qui doit interpeller les pays qui font face à ce phénomène à exercer la plus grande vigilance et à soutenir la lutte contre le terrorisme, surtout qu'il s'agit de fuite en masse (de centaines) de terroristes affiliés à la nébuleuse. Pour Interpol, les projets d'attentats sont prévisibles en Algérie, mais aussi au Moyen-Orient. La même agence prévient que ce sont près de 1 000 prisonniers qui ont été libérés y compris des dirigeants d'organisations terroristes qui étaient détenus au niveau de la prison d'Abou Ghrib en Irak. Les attentats kamikazes à la voiture piégée se sont d'ailleurs multipliés dans ce pays, mais aussi au Liban et en Syrie. Les terroristes semblent avoir les moyens de choisir la méthode et l'endroit pour commettre des attentats. Mais c'est surtout contre des touristes que cela est plus probable. Des sources bien informées confient que la Tunisie et l'Egypte ne sont certainement pas à écarter.
A défaut de s'organiser comme une vraie armée terroriste, les instigateurs de la terreur vont cibler des voyageurs en frappant en même temps au niveau de ces deux pays.
C'est dire que dans sa correspondance, Interpol recommande d'accorder une grande priorité aux informations récentes relatives à la fuite des prisonniers impliqués dans des affaires de terrorisme. Selon des renseignements obtenus par Interpol, ces évasions répondent à un plan mis en oeuvre par l'organisation criminelle Al Qaîda. Les pays cités sont appelés à redoubler de vigilance et à coordonner leur travail d'investigation afin de déterminer les tenants et les aboutissants de ces multiples évasions qui ont eu lieu dans plusieurs pays où l'agitation populaire gronde et presque en même temps. S'agit-il d'un plan concerté et planifié par des commanditaires qui bénéficient de puissantes complicités? C'est apparemment à cette question que s'attelle Interpol qui insiste auprès de l'ensemble des pays membres pour coopérer davantage afin d'éviter le pire. Si des pays comme le Pakistan, la Libye, l'Inde, la Turquie, la Syrie, l'Irak, l'Egypte, l'Algérie, le Mali, le Niger, le Liban semblent désignés plus que d'autres, la menace est, semble-t-il sérieuse, et elle concerne même des pays de l'Europe de l'Ouest. L'alerte demeure valable tant que la lumière n'est pas faite sur les évasions qui ont touché pas moins de neuf pays.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 10:18

Les conditions d'une réussite

ArcelorMittal

« (...) La bourgeoisie nationale des pays sous-développés n'est pas orientée vers la production, l'invention, la construction, le travail. Elle est toute entière canalisée vers des activités de type intermédiaire. Etre dans le circuit, dans la combine, telle semble être sa vocation profonde. La bourgeoisie nationale a une psychologie d'hommes d'affaires non de capitaines d'industrie (...).» Frantz Fanon (Les Damnés de la Terre)

Mon attention a été attirée cette semaine, par une infirmation faisant état de la mise en place d'un plan Marshall de ré-industrialisation de l'Algérie. Ce plan élaboré dit-on par les services du ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement sera présenté dans les prochaines semaines en Conseil des ministres pour être mis en oeuvre par la suite et ceci il faut le souligner sans la consultation légitime et raisonnable de la «base» constituée par la société civile et surtout par l'Université algérienne qui aura à former les artisans de la réussite de ce plan, à moins de continuer à faire comme nous le faisons depuis une vingtaine d'années, à ne pas consulter l'université si naturellement nous n'avons pas besoin de cadres nationaux. La deuxième interrogation en dehors de cette ambition à laquelle j'applaudis, quel est le cap? Quel est l'utopie mobilisatrice? J'ose espérer qu'elle existe et que le gouvernement la validera par une consultation des différents acteurs. Dans ce qui suit, je vais tenter de décrire l'histoire éphémère de l'industrialisation en Algérie puis donner mon avis sur ce que je pense être profitable au pays s'il s'engage sur le difficile chemin de l'effort, du savoir pour qu'à terme, il puisse tenter de retrouver une place dans la division internationale du travail.
Qu'est-ce qu'une industrie?
«C'est d'après une simple définition philosophique, l'ensemble des activités économiques qui ont pour objet la transformation de matières premières en produits finis ou l'exploitation de sources d'énergie et de richesses minérales. L'industrie est un secteur de l'économie. C'est aussi l'ensemble des entreprises appartenant à une de ces activités économiques. Petite, moyenne, grande industrie. Industrie lourde. Industrie de base. Industrie de biens de consommation. Industrie du vêtement. Industrie métallurgique. Industrie minière. Industrie chimique. Industrie alimentaire. Industrie automobile. Industrie pharmaceutique. Industrie nationalisée. Industrie de guerre. L'industrie du pétrole. C'est donc une action qui transforme et multiplie les moyens de l'homme.»(1)
L'Algérie a-t-elle été industrialisée?
Dans la période coloniale il n'existait pas d'industrie endogène, mais plutôt un pillage de matières premières (minerais divers: fer, Cu, Nickel,plomb, mercure, pétrole et gaz) envoyées vers la métropole qui en retour nous renvoyait des produits à forte valeur ajoutée. On sait que les trois plans de développement, le triennal et les deux quinquennaux sous l'ère Boumediene avaient l'ambition de donner une assise industrielle à l'économie algérienne.
Après la mort de Boumediene, il y eut un coup d'arrêt à cette philosophie des «industries industrialisantes». Même si elle était critiquable par certains aspects, elle était dirigée vers une autonomie et vers l'objectif du plein emploi. Retenons que pour la période 1965-1978, l'Algérie avait engrangé en tout et pour tout 22 milliards de dollars et les réalisations faites étaient pérennes. Après Boumediene, le commencement de l'infitah, réplique du «consensus de Washington», a fait que les différents gouvernements n'ont pas créé de richesse et se sont contentés de gérer la rente. Il y eut d'abord une période euphorique au début 1980-1984: un baril à 40 $ et un dollar à 5 francs. Le dinar était en quasi-parité avec le franc. L'Algérien- slogan: pour une vie meilleure oblige- était invité à se divertir, à gaspiller, bref à adopter un comportement de ses cousins potentats arabes branchés sur le farniente et la paresse intellectuelle. Ce fut l'époque du Programme anti-pénurie (PAP), celle de l'emmenthal et de l'électroménager... Ce qui devait arriver arriva, il y eut retournement du marché. En juillet 1986, le baril de pétrole fut côté à moins de 10 $ du fait de la guerre des quotas, entre la Grande-Bretagne de Margareth Thatcher - gisement Brent de mer du Nord- et l'Arabie Saoudite qui voulait défendre sa part de marché. Résultat: le marché fut inondé et l'Algérie perdit plus de 18 milliards de $ entre 1986 et 1990. L'Algérie eut alors des difficultés à assurer la pitance de ses citoyens à qui elle a donné des mauvaises habitudes à savoir que tout leur est dû sans effort. 1988 puis la décennie noire et les griffes caudines du FMI ont fait que l'Algérie avait comme priorité de rester debout et l'industrie en paya le prix, des pans entiers de ce que nous savions faire furent détricotés. On parle de 400.000 travailleurs remerciés, et des dizaines d'usines fermées. Pour la génération actuelle il est important de leur signaler qu'un savoir-faire fondement de toute industrialisation existait. Il n'est que de se souvenir des dizaines d'usine de textile de la Sonitex, notamment du complexe de Draâ Ben Khedda que l'on disait le premier d'Afrique. L'une des erreurs les plus tragiques de la politique de l'infitah débridée a été de préférer les choses importées aux choses produites localement par un système de taxation pervers et par un atavisme démonétisant ce que l'on produit- la haine de soi-, la production nationale est graduellement assimilée à du khorti (bas de gamme). Ce qui fait qu'il y eut des reconversions; ceux qui fabriquaient local, n'avaient plus la possiblité d'être rentables, ils se mirent eux aussi à importer des produits finis et dans la chaine de valeur, ils reculèrent au lieu de créer; ils transforment (plastiques détergents...) et conditionnent en bouteilles, en sachets, ne demandant de ce fait, aucun effort intellectuel, nous l'avons vu avec les usines de détergents de la Snic (Société nationale des industries chimiques). L'Algérie qui fabriquait ses détergents a bradé ses usines et est devenue un marché pour une quarantaine de marques.
La «bazarisation» progressive a fait que l'Algérie a abandonné graduellement son savoir-faire préférant par la force des choses donner de l'emploi aux pays qui nous vendent leurs produits finis (France, Chine, Turquie) pour les plus importants. C'est donc près de
45 milliards de dollars chaque année qui sont échangés contre de l'éphémère. Cette politique est intenable car l'horizon s'obscurcit de plus en plus.
Le monde est dangereux
Comment se présente le futur? Une demande énergétique qui va exploser et surtout une dépendance intolérable dans un contexte de tarissement de la rente des changements climatiques erratiques qui ne semblent pas inquiéter les responsables. Enfin, un environnement international qui n'a jamais été aussi ensauvagé par un Occident sûr de lui et dominateur. Dans ces conditions, il est utopique de croire que l'Algérie fera exception. Nous sommes un petit pays disposant d'un grand territoire, le plus grand d'Afrique disposant aussi de ressources énergétiques aux portes de l'Europe. En clair, nous remplissons les conditions pour une «sollicitude» de grands de ce monde pour être «redressés».
Il nous faut nous méfier comme de la peste des analyses exogènes de la Banque mondiale, du FMI et autres officines du «Ya qu'à». Je devrais par principe me méfier des encouragements de ces institutions, car de facto, j'accepte de rentrer dans le rang du désarmement tarifaire, de la division du travail où mon rôle est de consommer tant que j'ai des dollars du pétrole que je dois brader, et après je m'inscrirai dans la liste des zones grises en attendant chaque année une éventuelle pitance, la famine au Soudan tue des milliers d'enfants, qui s'en soucie?
Dans la division internationale du travail, l'Algérie est invisible, elle est devenue, il faut le regretter, un tube digestif qui achète sa paix sociale à coups de subventions en donnant de mauvaises habitudes à l'Algérien de 2013, notamment celui de la ville pour qui tout est pratiquement gratuit (nourriture, carburants, électricité, eau,) champion de la triche et du non-paiement de ses impôts il pense que tout lui est dû. Pour couronner le tout, on lui promet la 3G pour tchatcher. L'Algérien de la campagne, lui aussi est tenté par la vie facile, de la ville, l'exode rural fait que tous les segments importants, (notamment les boulangeries, le bâtiment) sont ravitaillés par ceux de l'intérieur. Quand il y a une fête, il y a un exode en sens inverse..et l'Algérois se retrouve démuni ne sachant rien faire
Ce que propose le ministère de l'Industrie
«L'urgence de rebâtir l'industrie écrit Ali Titouche, commentant le plan d'industrialisation national est une chose convenue, mais l'aboutissement du projet demeure tributaire de la performance du gouvernement, jugée souvent insatisfaisante. Les auteurs du projet de relance industrielle sonnent le tocsin. «La croissance industrielle peine à trouver ses marques. Elle a été en moyenne de 3,6% durant les cinq dernières années», lit-on dans un résumé de la nouvelle politique industrielle (..)S'il est vrai qu'il y a de bonnes intentions dans cette oeuvre de voir l'appareil productif national vrombir à nouveau, le gouvernement sera confronté à l'enjeu de convaincre par les actes et les résultats. L'investissement national se limite depuis plusieurs années déjà au seul secteur des hydrocarbures ainsi qu'à la commande publique. Le mode d'emploi de cette nouvelle ambition industrielle sera axé à la fois sur «le développement de filières traditionnelles dans une double logique d'import substitution et d'intégration industrielle», mais aussi sur «une insertion active de l'activité industrielle dans les tendances structurantes, à l'oeuvre dans l'industrie mondiale»,(...)» (2)
De plus, M.Chérif Rahmani affirme que l'étape suivante est déterminante dans la mesure où «l'échec dans la mise en place de cette industrie est synonyme de destruction de notre économie et l'hypothèque de l'avenir des générations de l'après-pétrole». L'objectif de cette politique industrielle à l'horizon 2020 est non seulement d'augmenter la valeur ajoutée mais aussi de réduire les importations et d'améliorer les exportations tout en préparant les conditions nécessaires pour «sortir de la commande publique», avait déclaré M. Rahmani.» (3)
Ce que je crois
Tout ce qui est dit, écrit et pensé est très beau, bien dit tout cela comment? On a toujours peur de parler de planification alors que même dans les pays capitalistes, ils planifient et font des projections sur l'avenir. Cette stratégie élaborée en l'absence de l'Université et de la société civile n'aboutira pas à quelque chose d'ambitieux s'il n'y pas de stratégie d'ensemble, en un mot s'il n'y a pas de cap ou d'utopie. A quoi cela sert de faire des autoroutes si elles ne sont utilisées que pour les voitures? Le ministre a parlé d'innovation. Comment? ex nihilo??
Je voudrais proposer de compléter cette vision par l'apport décisif de la formation des hommes, mais au préalable, il nous faut définir un cap sur la base d'un constat sans complaisance. Pour mettre en place un plan d'industrialisation, il nous faut fixer des priorités, nous ne pouvons pas nous lancer tous azimuts. Un honnête état des lieux est nécessaire. Pour ce faire, il serait indiqué de nous inspirer de la politique du New Deal de Franklin Delanoë Roosevelt qui a mis une politique de grands travaux encadrée par l'armée du développement national, ce fut une réussite qui a permis de construire des infrastructures et de créer des centaines de milliers d'emplois. Les hydrocarbures sont à la fois notre maillon faible- certains parlent de malédiction- car cela remet aux calendes grecques tout développement endogène. Cela peut être aussi notre maillon fort si on sait y faire. Un principe que nous devrions adopter est celui d'adosser toute calorie exportée à l'acquisition d'un savoir-faire dans le domaine des énergies renouvelables gisement autrement plus porteur pour la création de richesse. De ce fait, tous les acteurs, notamment les grandes entreprises de l'énergie (Sonatrach, Sonelgaz, Naftal...), se doivent d'être des maillons d'une stratégie énergétique Nous n'avons que faire de dollars de la rente s'ils sont entreposés dans des banques, nous devrions extraire du sous-sol plus que jamais que ce qui est nécessaire à notre développement, sachant bien que notre meilleure banque est notre sous-sol. Des partenaires chinois, américains, allemands français et espagnols et autres ont une réelle expertise dans le développement des énergies renouvelables. Peut-on penser à adosser chaque contrat avec ces partenaires par une aide dans la mise en place enfin d'une réelle stratégie énergétique? Stratégie qui a disparu des préoccupations du gouvernement.
La formation des hommes
Pour réussir une industrialisation, il nous faut des cerveaux. L'échec ou la réussite d'un pays est indexé sur la performance du système éducatif. Il nous faut améliorer les méthodes d'éducation et les contenus en partant du principe que la finalité est de former un futur citoyen avec des savoirs utiles. Nous devons former les combattants d'un nouveau jihad, à la fois contre l'ignorance et pour l'obligation de donner une chance d'exister scientifiquement à l'Algérie dans un monde de la guerre de tous contre tous. Il est utopique et inutile pour le pays de former des milliers de médecins, d'ingénieurs s'ils sont pléthoriques, mal formés. Par contre, il y a un cruel besoin de maçons, de ferronniers, de plombiers, tout une panoplie de métiers qui avaient leurs lettres de noblesse. Il est nécessaire là aussi que des états généraux définissant les métiers de l'avenir se tiennent.
De plus, les formations technologiques, colonnes vertébrales de tout développement industriel, devront être réintroduites Une université créatrice de richesse, notamment par la création de start-up, doit pouvoir aussi avoir les moyens d'une recherche (agronomie, développement durable, énergies, eau, environnement). Le moment est venu d'élaborer une nouvelle échelle sociale basée sur le savoir et le savoir-faire, en un mot, la méritocratie. La politique sociale devrait progressivement cesser, sinon c'est le dépôt de bilan, elle devrait laisser la place à celle du mérite.
Nous devons militer pour un Etat stratège qui doit donner la chance à chaque Algérien pour peu qu'il en témoigne l'ambition d'évoluer dans la vie. Le patriotisme économique qui est partagé par tous les Algériens, secteur privé ou public, ne doit pas être qu'un slogan, voire un vœu pieux. Nous devons le traduire dans les faits. «Nos emplettes de nos produits nationaux sont nos emplois.» Nous sommes avertis...
1.http://www.devoir-dephilosophie.com/dissertation-industrie-quels-types-savoir-utilise-110218.html
2.Ali Titouche: Les grands axes de la nouvelle politique El Watan 24.08.13
3. http://www.maghrebemergent.com/actualite/maghrebine/item/28503-algerie-la-relance-de-l-industrie-revue-et-corrigee-par-cherif-rahmani.html

Source L’Expression

Le Pèlerin

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 09:07

Des «plans» pour les petites bourses

Recherche d une place au soleil

 

Evasion - Finis le ramadan et l'Aïd, place aux vacances. C'est une bouffée d'air frais qui s'annonce pour les vacanciers.
Si, pour les Algériens, les destinations diffèrent selon les goûts et les moyens, le but, lui, est le même. S'évader le temps qui reste d'un été.
Avec un temps caniculaire, les Algériens ont attendu, avec impatience, la fin du ramadan cette année. Bien qu'ils n'aient pas l'embarras du choix face à un tourisme national à la traîne, les vacanciers tentent tant bien que mal d'organiser leurs escapades selon la donne du secteur. Et cette donne pousse une bonne partie des estivants à aller voir ailleurs, hors des frontières du pays.
Contrairement aux précédentes années, les travailleurs n'ont pas pris leurs vacances durant le mois de carême. «Les gens se sont rendu compte que prendre des vacances pendant cette période ne leur laisse pas la chance d’en profiter.
C'est pourquoi ils ont opté pour un autre programme qui consiste à travailler durant ce mois et partir en vacances après», indique le patron d'une société.
Pour ce qui est des destinations favorites des Algériens, les propriétaires des agences de voyages soulignent qu’elles restent les mêmes sauf que les conjonctures politiques et sécuritaires dans certaines destinations touristiques bouleversent complètement les donnes du jour au lendemain. «C'est le cas pour la Tunisie. Bien que les mois de juin et de juillet aient enregistré une grande affluence, le flux des touristes vers ce pays est appelé à connaître une baisse au vu des derniers événements survenus dans ce pays durant le mois sacré», lance une fonctionnaire d’une agence de voyages sise à Alger-Centre.» Et de renchérir que la crise économique en Europe a fait de quelques pays une destination privilégiée pour les touristes algériens.
«Sauf que l'octroi des visas est aussi un élément déterminant pour ces pays», souligne la même source. Sur la liste des destinations ayant disparu des programmes de vacances des Algériens, notre interlocutrice cite l'Egypte et la Syrie qui ont perdu de leur notoriété avérée d’autrefois auprès aussi bien des Algériens que des touristes du monde entier.
Ainsi, l'Espagne, la Turquie, le Maroc, la France, la Grèce, représentent, aujourd’hui, l'essentiel des destinations étrangères prisées par les Algériens. Pour ce qui est du coût des séjours dans ces pays (une semaine à quinze jours), les tarifs oscillent entre 80 000 et 150 000 DA.
Pour les petites et moyennes bourses, les villes côtières s'imposent comme le seul choix. Oran, Béjaïa, Jijel, Annaba, Mostaganem, Aïn Témouchent... restent les destinations touristiques locales par excellence.
Cependant, le manque d'infrastructures touristiques, le mauvais accueil et les prix déraisonnables des prestations représentent toujours un handicap de taille pour le tourisme algérien et gâchent les séjours d’un bon nombre de vacanciers. L'ambiance des fêtes, les soirées nocturnes sont un autre plan pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer.

Tant attendu, ce début d’été !
Dès l’après-midi du premier jour de l’Aïd El Fitr, les côtes ouest de la capitale, étaient noires de monde.

Pour certains, c’était juste pour le week-end, pour d’autres c’était un plus long séjour qui venait de commencer.
Ce jour-là, aucune place n’était libre dans les parkings des plages de Sidi Ferruch, Palm Beach, Zéralda, la Corne d’Or à Tipaza jusqu’à Cherchell. C’était le cas dans presque toutes les autres villes de la côte Est de la wilaya d’Alger. Un coup d’œil sur les plaques minéralogiques des véhicules et l’on comprenait que ces estivants venaient de l’est du pays, de l’Ouest et même du Sud. Certains venaient également d’Alger, de Tizi Ouzou et même de Jijel qui est pourtant une ville balnéaire réputée. En effet, cette dernière possède une importante bande côtière, limitrophe de celle de Béjaïa.
C’est véritablement le fameux grand rush, tant attendu pour cette période de l’après Aïd. Et bonjour les fameux interminables encombrements et embouteillages ! Le lendemain, soit samedi, des blocages de près d’une demi-heure ont été enregistrés au centre-ville de Staouéli et à l’entrée de la commune de Zéralda. Cela aurait pourtant pu être évité, pour peu que les services de sécurité eussent sévi contre certains automobilistes indélicats qui se garent anarchiquement de part et d’autre de la chaussée. Le stationnement y est pourtant interdit, au vu des couleurs blanc et rouge qui couvrent les rebords des trottoirs. Des bouchons qu’on s’empresse donc d’attribuer au flux saisonnier des vacanciers, alors que des solutions existent pour les éviter. Par ailleurs, l’arrivée massive de touristes, en cette période estivale post-ramadan, est confirmée par les gérants d’hôtels dont les établissements affichent complet depuis le mois de juin dernier.
Contacté, le responsable d’un hôtel à Sidi Ferruch dira que les 143 chambres et les suites de son établissement sont toutes réservées du dimanche 11 août jusqu’au mardi 3 septembre. Le mois de carême, en milieu de saison estivale, a fait que la période des vacances a été confinée pratiquement dans la deuxième quinzaine du mois d’août.
En effet, les plannings des congés ont été minutieusement étudiés dans toutes les administrations, pour essayer de faire profiter un maximum d’employés de leur congé pendant cette dernière partie de l’été. « J’ai été obligé de négocier avec mon supérieur hiérarchique pour diviser la période du 10 août au 10 septembre en deux tranches. Chacun de nous prendra, de ce fait une quinzaine de jours de congé», nous confiera un cadre dans le département des ressources humaines dans une grande entreprise à Alger, venu séjourner à Tipaza avec ses parents.
C’est maintenant que les vacances commencent réellement pour la majorité des Algériens et les plages seront pleines à craquer durant tout ce mois d’août. Les professionnels du tourisme se doivent donc de s’adapter à ce rythme s’ils veulent compenser le manque à gagner résultant du manque d’activité durant le mois du ramadan.

Plages, hôtels, c’est complet
Les plages reprennent leurs droits et enregistrent une affluence record jamais égalée auparavant.

Le ramadan qui a coïncidé cette année, et pour la deuxième année consécutive, avec les vacances d'été, synonymes de bronzette et de baignade, a contraint beaucoup à s'en passer. Le ramadan étant terminé, les plages reprennent leurs droits et enregistrent une affluence record jamais égalée auparavant.
Été rime toujours avec soleil et plage, mais quand le ramadan vient s’incruster juste au milieu, il devient difficile de concilier l'un et l'autre.
En effet, en raison du jeûne, les Algériens ont dû reporter leurs vacances pour après l’Aïd. Et maintenant que le ramadan a bouclé sa boucle, les vacances d'été auront droit de cité en ce mois d'août où la chaleur atteint des seuils insupportables. Ainsi, les plages ont repris du service au premier jour de la fête de l’Aïd El-Fitr.
L'affluence sur les plages, comme nous avons pu le constater à travers plusieurs stations balnéaires du pays, bat son plein.
Les vacanciers, avides de fraîcheur et de détente, tenteront, ainsi, de profiter au maximum de leurs vacances. Si pour certains estivants le ramadan n'a pas constitué un empêchement, et ne sont pas privés de la plage, puisque il n'y a aucune raison pour ne pas en profiter, d'autres, pour qui le jeûne ne fait pas bon ménage avec la plage et la baignade, semblent prendre leur revanche sur les plages qu'ils ont investies dès la fin de l'Aïd.
Les plages d’Alger, de Jijel et de Béjaïa, à l'exemple d'Aokas, Tichy ou Souk-El Tenine que nous avons visitées, ont été prises d'assaut par les riverains en attendant l’habituel déferlement des estivants venant d’autres régions du pays en quête de la quiétude caractérisant les plages de la capitale des Hammadites. Pour preuve, les agences immobilières implantées aux alentours des stations balnéaires sont très sollicitées depuis la dernière décade du ramadan. Se frottant les mains, les agents immobiliers, particuliers et courtiers, ont du pain sur la planche.
«Depuis une semaine, le téléphone n'arrête pas de sonner. De jour comme de nuit, on m'appelle de partout, Béchar, Tiaret, Ouargla, Oued Souf, pour réserver des studios et des appartements que j'ai mis en location il y a trois ans. Les vacanciers qui comptent séjourner ici, à Tichy, préfèrent réserver à l’avance, avant de débarquer en famille», nous dit au téléphone un agent, propriétaire de plusieurs biens immobiliers qu’il met en location au profit des estivants.
Ces derniers, nombreux à élire domicile à Béjaïa pendant les vacances d'été, y viennent parce que toutes les commodités nécessaires à une détente et un repos certains dans ces lieux sont mis à leur disposition. Ajouté à cela la condition sécuritaire qui rassure plus d'un. D'ailleurs, certains jeunes estivants, fortement rassurés, n'hésitent pas à passer des nuits à la belle étoile sur les plages. «L'auberge des jeunes dont la capacité d'accueil est très limitée ne peut satisfaire la demande de tout ce monde qui afflue sur les plages de Tichy. Nombreux sont les jeunes qui louent des tentes pour passer leur séjour ici», explique un jeune loueur de tentes et de parasols.

La fin justifie les moyens
En stop, en bus, en taxis ou avec un «taxieur» clandestin, l’essentiel c’est d’être au rendez vous avec la mer !

Les stations de bus à travers la capitale, sont littéralement prises d’assaut par les familles et les nombreux jeunes venant des localités rurales et des sites urbains. Les plages de Bordj El-Kiffan et de Bordj El-Bahri sont la destination de prédilection.
En effet, en raison de la forte canicule qui sévit ces jours-ci, un nombre impressionnant de personnes a choisi de fuir l’ambiance assommante des cités urbaines pour aller prendre l’air et se rafraîchir dans la Grande-Bleue. Et ce sont des centaines de personnes, seules ou en famille, qui convergent vers les plages d’Alger. De ce fait, les stations de bus et de taxis sont investies et prises d’assaut par tout ce beau monde qui se bouscule pour s’assurer une place et garantir, ainsi, une journée au bord de la mer pour oublier, le temps pour quelques heures, des tracas de la vie quotidienne.
Sans concurrence, les transporteurs et les taxis clandestins ont la part belle pour transporter ces familles ou ces groupes de jeunes vers les plages d’Alger.
Sur la ligne reliant Larbaâ aux Eucalyptus, on peut voir déambuler, à pied et sous un soleil torride, des groupes de jeunes espérant, néanmoins, tomber sur un automobiliste qui daignera les prendre en stop pour les conduire vers leur destination finale ou, du moins, les en rapprocher. Pour ces jeunes issus de milieux défavorisés, le quotidien est loin d’être rose et de tout repos pour prétendre faire trempette dans la grande bleue quand ce n’est pas sur une plage interdite à la baignade qu’ils atterrissent. Quant aux familles nombreuses et aux moyens limités, elles ne peuvent même pas répondre aux aspirations fondamentales et légitimes de leurs enfants qui consistent à vouloir passer des vacances, dignes de ce nom, au bord de la mer !

Tout va encore pour le mieux
De l'avis des tenanciers d’hôtels qui ont du mal à concilier détente et jeûne, le chevauchement de deux événements aussi importants l’un que l’autre, à savoir le ramadan et les vacances d'été, a produit un impact négatif sur l’activité hôtelière et touristique pendant ce début de la saison estivale.
«Malgré toutes les remises et autres avantages offerts dans le cadre des promotions ‘’spécial ramadan’’, ce n'était pas le rush. Le prix d'une chambre a été réduit de moitié alors que celui de la restauration a également été revu à la baisse, mais cela n'a pas incité grand monde. Il est connu que la majorité des Algériens préfère passer le mois sacré chez soi. Pendant ce mois, on a ouvert juste pour nos clients étrangers», nous dit, dépité, un gérant d'hôtel à Tichy Béjaïa. Toutefois, notre interlocuteur, affichant un optimisme certain, dit s'attendre à un afflux important des estivants sur les plages de la région, étant donné que la plupart des hôtels affichent déjà complets. Ainsi, la saison estivale serait sauvée notamment avec l’arrivée massive des Algériens établis à l’étranger et des estivants ayant reporté leurs vacances d’été pour après l’Aïd. Une manière de profiter pleinement et sans aucune retenue des bienfaits de la plage.

Source Infosoir Rabah Khazini

Le Pèlerin

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 08:27

L’appui de l’Union européenne

algrie-UE

 

Pour la réalisation de ce programme, l’UE vient d’accorder 20 millions d’euros à l’Algérie.
La Commission européenne a approuvé le programme d'appui au développement local durable et de l'action sociale dans le nord-ouest de l'Algérie. D’une enveloppe estimée à 20 millions d’euros, ce programme a pour objectif global de contribuer à la réduction des disparités sociales et économiques des communes et wilayas concernées grâce à leur développement intégré et durable. Le programme vise à accompagner les efforts déployés par le gouvernement pour dynamiser le développement économique et social et privilégier le secteur privé comme moteur de la création d’emplois. Son but est aussi de renforcer l’efficience des gestionnaires publics appelés à appuyer le développement local durable. Cette assistance touchera six wilayas des Hauts-Plateaux et du nord-centre de l’Algérie à savoir, Saïda, Tiaret, Tissemsilt, Aïn Defla, Chlef, Médéa.
Trois composantes complémentaires contenant des activités susceptibles d’être menées dans le cadre de ce vaste projet. La première composante a pour but d’améliorer les conditions de vie des populations cibles grâce à l’accompagnement social et au soutien apporté aux services sociaux. Son objectif spécifique est l’amélioration du bien-être des ménages et de la cohésion entre les communautés. La deuxième couvre le renforcement de la création d’emplois et de la diversification économique. Il est question de créer des synergies entre les dispositifs de promotion de l’emploi et de lutte contre le chômage et le développement local (gouvernance locale). L’on envisage également d’identifier les filières potentielles et de valoriser des produits du terroir dans la perspective de la création d’emplois et de la diversification économique. Les dispositifs de création d’emplois existants sont appelés à être mieux vulgarisés afin d’en faciliter l’accès aux futurs bénéficiaires avec la formation professionnelle de ces derniers.
La troisième composante cherche un appui institutionnel et un renforcement des capacités. Son objectif spécifique est l’utilisation plus efficace des ressources disponibles pour les actions de développement et l’efficience de l’aide. Une fois mis en œuvre, ce plan d’actions va, selon ses initiateurs, contribuer à la résorption du chômage dans les communes par la création d’emplois, à l’augmentation et la diversification des revenus des ménages et le renforcement du rôle de la femme dans l’économie.
Un grand intérêt est encore accordé au dynamisme du secteur privé par l’appui à la création de micro entreprises et la promotion des entreprises (PME). Cela passe, toutefois, par une utilisation plus efficace des ressources financières disponibles dans le cadre des budgets de l’État. Par ailleurs, l’on souhaite une meilleure coordination des programmes et actions de développement dans les wilayas concernées, une utilisation d'outils modernes de planification et de gestion par les principaux acteurs au sein des wilayas.
D’où l’opportunité de mettre en place un système de suivi et d’évaluation opérationnel qui ciblera l’ensemble des actions de développement au niveau des wilayas.
L’on s’intéresse, en outre, de manière plus concrète au suivi de l’impact de développement sur l’environnement. Il faut noter que les engagements financiers en faveur de l'Algérie s'élevaient à 242,1 millions d'euros durant la période 2007-2011. Le programme indicatif national pour l'Algérie pour la période 2011-2013, qui définit l'ensemble des interventions financées par l'UE en Algérie, bénéficie au total d'une enveloppe de 172 millions d'euros au titre de l'Instrument européen de voisinage et partenariat. Le présent programme fait partie intégrante du programme indicatif national.
En 2012, 34 millions d'euros ont été engagés pour le programme environnement.

Source Liberté Badreddine Khris

Le Pèlerin

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 11:35

La 3G pourrait déjà perdre 17 millions d'abonnés

3g

 

Cette nouvelle affaire pourrait pénaliser l'opérateur sur le plan financier et voir ses principaux clients migrer vers les deux autres opérateurs pour pouvoir bénéficier des services de la 3G.

Peut-on imaginer le lancement commercial de la 3G en Algérie sans Djezzy, le leader du marché du mobile avec 17 millions d'abonnés? Commercialement non, mais politiquement oui. C'est en tout cas ce que dénotent les déclarations jeudi dernier, du ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Moussa Benhamadi, lors d'une visite à Aïn Defla. Le ministre chargé du secteur des télécoms a notamment déclaré que l'opérateur Djezzy devra régler son différend avec la Banque d'Algérie pour pouvoir soumissionner pour une licence de téléphonie de troisième génération (3G). Pour le ministre: «L'opérateur Djezzy a été interdit de transférer ses avoirs vers l'étranger et cela l'empêche d'accéder au futur marché de la 3G en Algérie», avant d'ajouter que le cahier des charges relatif à la 3G contient «des dispositions qui exigent des soumissionnaires l'obtention d'un quitus de la part de la Banque d'Algérie pour pouvoir bénéficier d'une licence d'exploitation» M.Benhamadi a expliqué que cette disposition n'est pas spécifique à l'Algérie et qu'il existait deux phases à respecter pour l'octroi de la 3G, à savoir une attribution provisoire de la licence et un décret portant attribution finale de la licence. Cette décision pourrait fortement pénaliser l'opérateur sur le plan financier et voir ses principaux clients migrer vers les deux autres opérateurs pour pouvoir bénéficier des services de la 3G, dont le retrait du cahier des charges a été lancé la semaine dernière. Contactés par l'Expression, les responsables de Djezzy se sont refusés à tout commentaire, mais pour les observateurs de ce dossier, c'est la première fois que le ministre de la Ptic intervient dans un volet financier relatif à Djezzy. Généralement, c'est le ministre des Finances, Karim Djoudi, qui avait la gestion du dossier Financier de Djezzy, marque commerciale d'Orascom Telecom Algérie, propriété du géant des télécoms russo-norvégien, Vimpelcom. Bizarrement, cette déclaration intervient juste après que le volet des dettes soit fermé. C'est, en tout cas, ce qu'a déclaré en 2012, le directeur général des impôts, Abderrahmane Raouia. L'opérateur avait fait l'objet d'un troisième redressement fiscal d'un montant de 230 millions de dollars en 2010 et entamé des négociations avec l'administration fiscale pour régler cette dette. Le représentant du département des finances avait expliqué, à l'époque, que Djezzy, en tant qu'entreprise de droit algérien, disposait d'un droit d'introduire une réclamation pour payer 20% du montant et surseoir aux 80% restants. Djezzy pouvait même introduire une autre réclamation auprès d'une commission de recours qui exigerait qu'il paie encore 20% des 230 millions de dollars et de surseoir aux 60% de la somme restante. Une affirmation qu' avait faite le ministre en question, Karim Djoudi qui avait déclaré en 2011, qu'OTA avait payé l'ensemble de ses dettes, hormis les pénalités de retard. OTA avait déjà fait l'objet de deux redressements fiscaux d'un montant de 600 millions de dollars qui ont été recouvrés fin avril 2010. Ce règlement, a affirmé le ministre à l'époque, a été le fruit des «négociations contentieuses» entre l'opérateur, société de droit algérien et l'administration fiscale. Le recours à la procédure de recouvrement forcé a donc pu être évité. Curieusement, la déclaration de Benhamadi, intervient au moment où Djezzy, tout comme les deux opérateurs, eurent retiré le cahier des charges pour le lancement commercial de la 3G, sans que ce dernier ne fasse l'objet de la part de l'Arpt d'une quelconque réclamation ou précision. Si cette affaire Djezzy-Banque d'Algérie venait à être confirmée, cela risquerait de pousser OTA à aller vers un arbitrage international et qu'elle pourrait demander, selon des experts, un dédommagement de 10 milliards de dollars. A cela s'ajoute une pénalisation des 17 millions d'abonnés de Djezzy qui risqueraient de migrer vers les deux autres opérateurs et provoquer une anarchie sur le marché de la 3G.

Dernière minute
Selon nos sources d'information, M.Moussa Benhamadi serait revenu sur la teneur des propos qu'il aurait tenu à Aïn Defla, concernant la soumission pour la licence de la 3G de l'opérateur de téléphonie mobile Djezzy.
Nous reviendrons sur le sujet avec plus de détails dans notre prochaine édition.

Source L’Expression Salim Aggar

Le Pèlerin

Mokhtar Belmokhtar avide de sang a pour unique cible l'Algérie

Il a annoncé la fusion de son groupe avec le Mujao

Pure création du Qatar avec la bénédiction du Maroc, le Mujao a pour unique cible l'Algérie.

Mokhtar Belmokhtar, ce disciple de l'AIS, ex-émir du Gspc qui avait annoncé son divorce avec Al Qaîda au Maghreb islamique pour créer sa propre organisation «les signataires par le sang» et l'organisation terroriste le Mouvement pour l'union et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui se prétend une dissidence de la nébuleuse ont proclamé jeudi dernier leur fusion. Aussi sinistre l'une que l'autre, les deux formations sont à l'origine de plusieurs actes terroristes et ont à leur actif des crimes relatifs aux prises d'otages. La nouvelle union a donné naissance désormais à une énième organisation criminelle, connue sous l'appellation El Mourabitoune, indique l'Agence Nouakchott d'information ANI, en référence à un communiqué de Mokhtar Belmokhtar.
El Mourabitoune annonce, d'ores et déjà, sa sous-traitance pour Al Qaîda actuellement sous le commandement d'Aymen Al -Zawahiri. L'agence rapporte à ce propos:
«Nous réaffirmons notre engagement et notre fidélité au cheikh Aymen Al Zawahiri et nous réitérons notre attachement à la doctrine jihadiste conçue par le martyr Oussama Ben Laden». Pour des stratèges bien avertis, la naissance de cette nouvelle formation terroriste n'est pas surprenante qui, selon leurs prévisions, donnera naissance dans le futur à d'autres organisations toujours aussi subversives. Cela coïncide avec deux événements. Le premier a été la mise à prix de la tête de MBM par les Américains. En effet, depuis juin dernier, Mokhtar Belmokhtar, ce mercenaire disciple de l'AIS, est devenu l'homme le plus recherché dans le monde. Sa tête a été mise à prix par les Etats-Unis d'Amérique, au même titre que le chef de l'organisation criminelle nigérienne Boko-Haram. En tout, 23 millions de dollars pour toute information pouvant conduire à l'arrestation des deux leaders terroristes. A lui seul, MBM vaut cinq millions de dollars. Après l'échec des négociations pour sa reddition, le tristement célèbre MBM reprend ses activités subversives de contrebandier, mais aussi de chef terroriste. Indiscipliné, MBM n'a jamais obéi qu'à sa logique. Ses différends avec les chefs du Gspc, Hassen Hattab, Abderezzak El Para et l'actuel émir d'Al Qaîda au Maghreb islamique Abdelmalek Droukdel, n'ont fait que nourrir l'idée de créer une formation indépendante qu'il finit par annoncer à la fin 2012. Le deuxième élément coïncidant avec cette fusion tient au contexte sécuritaire, notamment au niveau des frontières algériennes au Sud, au Sud-Est et à l'Est. Les deux organisations qui activaient chacune de son côté ont dû s'unir pour mieux frapper. Les signataires par le sang dirigée par MBM a été considérablement affaiblie depuis l'attaque menée contre une base gazière de Tiguentourine où tout le groupe agissant sous sa coupe qui avait tenté la plus grande prise d'otage, de l'histoire aura été complètement anéanti. Donné pour mort et enterré par de nombreuses sources, y compris par le président tchadien en personne, Mokhtar Belmokhtar, de son nom de guerre Khaled Abou Al Abbès, avait rappelé qu'il était encore vivant de manière explosive en s'attaquant au complexe gazier de Tiguentourine, le 16 janvier dernier. Ce chef sanguinaire organisera deux autres attaques kamikazes au Niger, là où il avait été donné pour mort. N'étant plus en mesure d'assurer des opérations, il entre en contact avec quelques responsables du Mujao, une organisation à l'origine douteuse puisqu'elle a surgi à l'ombre de la guerre de l'Otan contre la Libye en territoire marocain. Il sera donc décidé d'unir les deux formations pour atteindre certains objectifs dont des intérêts économiques. Pour nos sources, c'est l'Algérie qui est visée par cette symbiose subversive, c'est ce qui explique le retour à l'alerte maximale aux frontières Sud-Est qui ont contraint le commandement de l'état-major à envoyer plus des renforts et à dépêcher de hauts responsables militaires pour effectuer une inspection du dispositif dressé par les GGF en profondeur. Même si le communiqué de MBM cherche à faire diversion en voulant faire croire que c'est le Sahel qui est visé, nos sources ont anticipé sur toutes les questions sécuritaires en appliquant une stratégie de prévention. Pure création du Qatar avec la bénédiction du Maroc, le Mujao a pour unique cible l'Algérie. Cette nouvelle union concourt avec l'installation du nouveau président malien et un retour progressive à l'activité politique au Mali. Ce pays qui a connu une guerre antiterroriste sans images, menée par l'armée française, aspire avec le nouveau chef d'Etat à revenir à une paix même relative. Néanmoins, la nouvelle organisation dont on ignore encore le nom de son chef et dont le sinistre MBM dira: «Nous pensons qu'il est temps de laisser la direction du projet du djihad à la nouvelle génération», n'a pas été créée pour rien. Elle est prévue comme dévastatrice selon nos sources, laquelle doit être combattue par tous les pays du Sahel.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 11:35

Les responsables algériens entretiennent la fable

le petit fute

 

Environ 850.000 touristes étrangers ont visité l'Algérie durant le premier semestre 2013.

Le tourisme en Algérie! Voilà la phrase ressassée ces derniers temps par l'ensemble des responsables en charge de développer ce secteur. Après le «tourisme historique» proposé en mode «pique-nique» la semaine dernière par le secrétaire d'Etat auprès du ministre du Tourisme et de l'Artisanat chargé du Tourisme, Mohamed Amine Hadj Saïd, c'est au tour du ministre lui même, Mohamed Benmeradi, de se lancer dans «le tourisme de chiffres». Ce dernier a indiqué, jeudi, depuis M'sila qu'environ 850.000 touristes étrangers ont visité l'Algérie durant le premier semestre 2013. «Un chiffre qui devrait atteindre 1,5 million d'ici à la fin de l'année», a déclaré M.Benmeradi à la presse, en marge d'une visite d'inspection et de travail du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans cette wilaya.
Toujours dans le «tourisme chiffré», le ministre a estimé que le nombre d'Algériens vivant à l'étranger qui auront à passer leurs vacances au pays devrait s'établir à trois millions d'ici à la fin de l'année.
Quand on prend ces chiffres et on les compare à ceux enregistrés par nos voisins, en pleine crise, terrassés par des révolutions et par des guerre civiles, il y a de quoi verser ces chiffres au patrimoine du tourisme historique invoqué par le secrétaire d'Etat auprès du ministre du Tourisme. Voyons.
Plus de 2,6 millions de touristes sont entrés sur le territoire tunisien pour ce premier semestre de 2013, selon les dernières statistiques de l'Office national du tourisme tunisien (Ontt) rapportées par la TAP. Ainsi, les entrées touristiques ont baissé de 9,8% par rapport à 2010 et ont augmenté de 4,8% par rapport à 2012.
Cette baisse a touché plusieurs nationalités, notamment européennes et maghrébines. Pour les Maghrébins, 1,4 million de touristes sont entrés en Tunisie, soit 55% des entrées globales.1 million parmi eux sont des Libyens et 360.430 Algériens. Malgré tout, les recettes touristiques ont légèrement augmenté de 0,2% à 1279,6 millions de dinars, par rapport à 2012 alors qu'ils sont en baisse de 6,3%, comparé à 2010. Pour ce qui est de l'Egypte, quatre millions de touristes ont visité le pays durant les quatre premiers mois de l'année en cours, générant 3,4 milliards de dollars de revenus, soit une hausse de 16,2%, selon le gouvernement.
En 2011, en pleine «révolution» qui a évincé Hosni Moubarak du pouvoir, l'Egypte a enregistré 9,8 millions de visiteurs et à 8,8 milliards de dollars de revenus. L'année précédente, près de 11,5 millions de touristes se sont rendus en Egypte. Arrêtons-nous à ces deux pays voisins. Intéressons-nous au nôtre.
Notamment les déclarations du secrétaire d'Etat auprès du ministre du Tourisme et de l'Artisanat chargé du Tourisme, Mohamed Amine Hadj Saïd. Mardi dernier, et depuis Béjaïa, il a déclaré que l'Histoire de l'Algérie, riche en événements notamment lors de la guerre de Libération était à même de relancer «le tourisme historique» dans le pays. M.Hadj Saïd a souligné que son secteur oeuvrait à «la relance du tourisme tout en respectant les spécificités naturelles, culturelles et historiques des différentes régions du pays dans le cadre du développement durable».
Il a souligné la volonté du gouvernement de sensibiliser les agences de tourisme et de voyages privées et publiques à la nécessité de proposer des produits touristiques historiques aux jeunes, notamment en vue de leur permettre de découvrir leur pays et connaître leur histoire séculaire.
L'Etat oeuvre également à mettre en place les différentes structures au niveau national tels les restaurants et les hôtels et autres structures d'accueil de touristes nationaux et étrangers, a-t-il ajouté. Par ailleurs, M.Hadj Saïd a rappelé que son secteur a lancé dernièrement une initiative intitulée «Sur les pas de la résistance populaire» dans le cadre de la relance du tourisme historique en Algérie.
Il n'a pas omis de souligner la nécessité de concrétiser «la stratégie touristique élaborée en 2008 appuyée par le plan d'aménagement touristique (PAT)». L'on parle de la nécessité de concrétiser un plan qui a été arrêté il y a cinq ans! Cinq ans plus tard! Les responsables en charge de développer ce secteur agissent en touristes. C'est un peu dans la logique de leur stratégie, car même dans leurs déclarations, il y a un goût un peu touristique. Peut-être, c'est une autre richesse à développer: le tourisme communicationnel! Bien sûr, comme disait Fellag, on s'est retrouvé «hna fi hna (nous dans nous)!» Mais même comme ça, rien ne marche!
L'été 2013 a été pour la diaspora algérienne installée en France une catastrophe en termes de transport aérien vers l'Algérie, et la colère est grande. En effet, les tarifs depuis la France vers l'Algérie ont atteint des records jamais égalés.
Depuis Mulhouse, Metz, Paris, Lyon... les tarifs ont explosé. Ils ont triplé, voire même quadruplé. Donc, on va retrouver «hna» sans «hna»!

Source L’Expression Idir Tazerout

Le Pèlerin

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 11:34

L'Algérie maîtrise sa facture

cereales francaises

 

Elle doit atteindre la coquette somme de 2,2 milliards de dollars en 2013.

Le ministre de l'Agriculture, Rachid Benaïssa, a souligné avec une pointe de satisfaction que «le montant de cette facture sera au même niveau que celle de l'année précédente» estimant que «le maintien de ce niveau sur deux années consécutives était une preuve de stabilité des importations de céréales». L'Algérie fait partie des premiers importateurs de blé au monde. Le pays qui n'arrive pas à satisfaire la demande locale s'approvisionne principalement auprès de la France, le Canada et les États-Unis d'Amérique.
Après la baisse toute relative enregistrée en 2012, le rythme des importations est reparti de plus belle à la hausse sur les sept premiers mois de 2013. L'Algérie peine à faire face à une consommation annuelle de blé estimée à huit millions de tonnes par an. «Sa facture d'importation de céréales, toutes espèces confondues, avoisinera 2,2 milliards de dollars en 2013.»C'est ce qu'a déclaré jeudi dernier à la presse, le premier responsable du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, en marge de la visite de travail et d'inspection du Premier ministre, Abdelmalek Sellal à M'sila, région céréalière par excellence.
Le ministre n'a pas manqué d'appeler à la poursuite des efforts déployés pour une «réduction progressive» des importations de céréales. Cette réduction a été enregistrée en 2012 lorsque la facture des importations de blé avait atteint 2,11 milliards de dollars, contre 2,85 milliards en 2011. Pour les seuls sept premiers mois de l'année en cours, notre pays a importé pour 1,39 milliard de dollars de blé, un montant en hausse par rapport à 2012. Parmi les instruments destinés à l'aide des paysans pratiquant la céréaliculture dans la wilaya de Chlef, pour ne citer que celle-ci, on peut signaler le récent versement de plus d'un milliard de dinars (1,27 md) par les coopératives des céréales et légumes secs (Ccls). Au début de la campagne labours-semailles 2012-2013, cet organe avait mis à la disposition des fellahs 50.000 q de semences et 30.000 q d'engrais.
En 2012, la facture importation des blés dur et tendre a reculé de 26% comparée à 2011 grâce à une bonne production céréalière qui avait atteint 5,12 millions de tonnes lors de la campagne 2011-2012.
Pour ce qui est de la production nationale de céréales, le ministre a indiqué que celle-ci avoisinait les 50 millions de quintaux pour la campagne agricole 2013. Il fera remarquer que cette production est restée, elle aussi, au même niveau que celle de l'année dernière soit 52 millions de quintaux.
Rassurant quelque part, il affirmera que la production nationale de céréales «augmente graduellement» d'année en année, ajoutant que la moyenne de la production nationale durant les «cinq dernières années était d'environ 30 millions de quintaux par an.»
Le ministre a également exhorté les organismes étatiques concernés et les agriculteurs à «redoubler d'efforts pour améliorer la valeur de la production nationale de céréales» qui est «une matière stratégique pour la sécurité alimentaire.» Bénaïssa a précisé que «le blé dur et l'orge sont en progression alors que le blé tendre, (produit destiné essentiellement à la panification) est en baisse.»
Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural a expliqué l'augmentation de la production céréalière nationale par l'application d'une stratégie à long terme qui repose sur une politique incitative et organisationnelle «face à un accroissement continu de la demande».
Au-delà de ces chiffres qui donnent le tournis, il est utile de rappeler que le blé, ou tout autres espèces de céréales confondues, constitue le composant «essentiel et incontournable» du menu de l'Algérien lambda à travers son couscous, son pain, sa galette, et aussi nombre de produits prêts à la consommation comme la rechta ou mektfa... et autres gâteaux traditionnels, tous à base de farine de blé ou d'orge selon...

Source L’Expression

Le Pèlerin

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 11:32

La valorisation du fruit en perspective

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La deuxième édition de la fête de la figue de Barbarie de Sahel (Bouzeguène) organisée les 22 et 23 août par l’association culturelle du village sous l’égide de l’APW , de la direction de la culture et de l’APC a connu une notable évolution avec une prise de conscience plus pointue des enjeux de la manifestation.
Le ton a d’ailleurs été donné par le P/APW de Tizi-Ouzou à l’ouverture de la fête, en prônant une démarche et une réflexion privilégiant une vision et une réflexion à même de revaloriser ce fruit exotique et donc d’assurer la pérennité de l’événement. Autrement dit, à s’éloigner de la folklorisation et du tout festif qui minent l’avenir de ce genre de manifestations. Ce en quoi ont anticipé les organisateurs qui ont peaufiné leur programme en y intégrant des activités intéressantes comme cette communication de M. Belgat Saci, Dr en agronomie à l’université de Mostaganem, sur la figue de Barbarie dont il déplore le peu d’intérêt que lui accordent les pouvoirs publics qui ne savent même pas la superficie et l’importance économique de ce fruit du terroir gracieusement offert par la nature et dont l’huile qui en est extraite se négocie à des prix exorbitants en Occident.
L’on retiendra aussi cette exposition thématique de l’ETS Délice africain de Birkhadem ( Alger) qui, après avoir mis au point et développé le vinaigre de figue de Barbarie avec ses indications d’amaigrissant, de régulateur de l’appétit, de digestion, d’élimination des graisses, s’est lancée avec succès dans des recherches pratiques sur les vertus de la fleur et de l’huile de la fleur et de la graine de la raquette, des vertus thérapeutiques du fruit en tant qu’anti-diarrhéique et tonicardiaque, projette de se lancer dans des recherches sur la raquette de la figue de Barbarie, aliment végétal par excellence et engrais bio.
L’établissement a d’ailleurs réalisé un excellent film documentaire sur le figuier de Barbarie.
La qualité des exposants et des intervenants qui sont venus de quatre wilayas a conféré à cette édition une dimension plus que régionale. En guise de perspective, le président de l’association Sahel inscrit au premier plan la valorisation de ce fruit par la création de coopératives aux fins d’englober la relance commerciale de ce produit en liant économie et environnement sachant que le figuier de Barbarie dont le fruit se négocie actuellement à 200 DA le kilo, est aussi un excellent rempart contre les incendies. Un projet loin d’être surréaliste avec cette promesse de doubler la subvention annuelle de la manifestation qui est de 50 millions de centimes.
Trente trois exposants et associations ont intégré l’événement avec leurs produits artisanaux, leurs labels et leurs innovations, comme cette ingénieuse exposition de Aït-Bouaddou, sur le recyclage des déchets ménagers.
Source Le Soir d’Algérie S. Hammoum

Le Pèlerin

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 11:29

La maladie prend l’ampleur d’une pandémie

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Le diabète a tué 4,8 millions de personnes en 2012. C’est énorme pour une maladie dont le traitement existe depuis près d’un siècle. Le problème se pose, à vrai dire, en termes du nombre important de diabétiques (environ 371 millions de personnes actuellement), dont 75% n’ont pas vraiment accès aux soins.
Pourtant, les scientifiques s’attellent à développer des médicaments plus performants. NovoNordisk focalise ses recherches sur la mise au point de nouvelles insulines plus efficaces et de nouvelles catégories de traitement (notamment les incrétines). Le laboratoire danois oriente également ses recherches sur un remède pour traiter définitivement le diabète, mais c’est encore au stade embryonnaire.
Le diabète a un coût économique, qui tend à augmenter jusqu’à absorber une part importante des dépenses globales de santé. C’est l’alerte donnée par des experts, qui l’ont argumentée par des chiffres édifiants. En 2012, la maladie a coûté 471 milliards de dollars américains, soit environ 12% des dépenses de santé. Les complications liées aux diabètes (accidents cardiovasculaires, atteintes oculaires, amputations...) multiplient le poids financier du traitement par 24 pour le type 2 et douze pour le type 1.
En 2030, la maladie consommera 595 milliards de dollars américains. Au-delà des aspects économiques, le diabète, autant que le cancer, est une maladie mortelle, s’il n’est pas appréhendé par une approche thérapeutique efficace et rigoureuse, combinée à une bonne hygiène de vie (alimentation saine et équilibrée, perte de poids, exercice physique...). En 2012, il a tué 4,8 millions de personnes à travers le monde. C’est énorme pour une pathologie dont le traitement existe depuis un siècle. “à la fin de cette présentation, 360 diabétiques seront décédés des suites de leur pathologie”, a regretté Mike Doustdar, vice-président pour les opérations internationales à NovoNordisk, lors d’une session d’information organisée les 19 et 20 août à Copenhague (Danemark), au profit de 35 journalistes venus d’Afrique, du Moyen-Orient d’Amérique latine et d’Asie.
à vrai dire, la problématique se pose en termes de nombre élevé de personnes souffrant, de manière chronique, de déséquilibre du taux de glucose dans le sang, leur concentration (à 79%) dans des pays à faibles revenus et les difficultés corollaires d’accès aux soins.
Actuellement, environ 371 millions de diabétiques sont recensés dans le monde. Ils seront, d’après les prévisions des scientifiques, près de 550 millions de personnes en 2030. Selon Mads Krogsgaard Thomsen, Chief Science Officer au sein du groupe pharmaceutique danois, les statistiques fournies ne sont pas exhaustives. Il a affirmé que le diabète est diagnostiqué uniquement chez 50% des personnes qui en sont atteintes dans le monde. 25% d’entre elles ont accès aux soins et seulement 6% atteignent effectivement les objectifs du traitement en termes de qualité de vie.
La progression la plus importante du diabète (supérieure à 12%) est enregistrée aux états-Unis d’Amérique, au Mexique en Afrique et au Golfe et dans les pays asiatiques. La maladie prend à présent l’ampleur d’une pandémie au niveau mondial. En Algérie, la prévalence de la pathologie est de 7,5%. Mais là particulièrement, comme dans le reste des pays du continent, les projections ne sont pas affinées. Anders Dejgaad, directeur général de la Fondation mondiale du diabète, a justement relevé l’absence d’informations fiables et détaillées sur la prévalence réelle du diabète en Afrique. Il a notamment pris l’exemple de la Tanzanie, un pays dans lequel, selon la même source, la prévalence varie de 3% à 11% de la population.
S’il est dit et répété que le diabète tue, il permet, a contrario, une vie tout à fait normale dès lors qu’il est géré convenablement au plan thérapeutique. Deux patients – Camilla Rossil, diabétique de type 1 depuis 32 ans, et Christian Petersen, diabétique de type 2 depuis 14 ans – ont témoigné dans ce sens lors de la rencontre organisée par NovoNordisk. Mads Krogsgaard Thomsen a corroboré cette réalité en affirmant qu’un bon contrôle de la glycémie réduit de 14% les risques d’infarctus de myocarde, de 37% les complications microvasculaires ; et de 21% la mortalité, et ce, selon la plus grande étude réalisée dans le domaine, au Royaume-Uni pendant des dizaines d’années, l’étude UKPDS.
Afin d’alléger les contraintes induites par le traitement, les recherches sont orientées sur le développement d’une insuline alliant quelques caractéristiques majeures : une efficacité importante avec un nombre d’injections limitées, une flexibilité en matière d’injection (à la différence des injections à heure fixe), et ce, en évitant les effets secondaires comme les hypoglycémies.
Depuis peu de temps, NovoNordisk commercialise dans quelques pays une insuline injectée en une seule dose quotidienne à n’importe quelle heure de la journée. Les recherches scientifiques, subventionnées par le groupe, sont focalisées sur la mise au point d’une insuline dont l’effet durera sept jours. “Nous avons besoin de faire des recherches sur des insulines plus performantes”, a précisé Lars Rebien Sorensen, le CEO, président-directeur général de NovoNordisk. La firme travaille également sur le développement de ses insulines, et GLP-1 (incrétines) sous forme orale est à la pointe de la recherche pour trouver un remède définitif au diabète. Le groupe consacre, chaque année, 2 milliards de dollars américains pour la recherche et le développement. Il emploie 4 000 personnes dans ce département. Il a installé ses centres de recherche à Copenhague, à Seattle (USA), en Inde et en Chine. Pour chaque site choisi, il a posé des critères précis, comme l’a démontré Mads Krogsgaard Thomsen.
Ce dernier a, en effet, expliqué que l’Inde a été sélectionnée, car elle possède des éminences en mathématiques. Seattle est à la pointe de la recherche sur le diabète de type 1, tandis que la Chine offre un réseau d’universités de haut niveau. “Nous fédérons, autour de nos projets, les meilleurs chercheurs et scientifiques”, a conclu le conférencier.
S. H.Pourtant, les scientifiques s’attellent à développer des médicaments plus performants. NovoNordisk focalise ses recherches sur la mise au point de nouvelles insulines plus efficaces et de nouvelles catégories de traitement (notamment les incrétines). Le laboratoire danois oriente également ses recherches sur un remède pour traiter définitivement le diabète, mais c’est encore au stade embryonnaire.
Le diabète a un coût économique, qui tend à augmenter jusqu’à absorber une part importante des dépenses globales de santé. C’est l’alerte donnée par des experts, qui l’ont argumentée par des chiffres édifiants. En 2012, la maladie a coûté 471 milliards de dollars américains, soit environ 12% des dépenses de santé. Les complications liées aux diabètes (accidents cardiovasculaires, atteintes oculaires, amputations...) multiplient le poids financier du traitement par 24 pour le type 2 et douze pour le type 1.
En 2030, la maladie consommera 595 milliards de dollars américains. Au-delà des aspects économiques, le diabète, autant que le cancer, est une maladie mortelle, s’il n’est pas appréhendé par une approche thérapeutique efficace et rigoureuse, combinée à une bonne hygiène de vie (alimentation saine et équilibrée, perte de poids, exercice physique...). En 2012, il a tué 4,8 millions de personnes à travers le monde. C’est énorme pour une pathologie dont le traitement existe depuis un siècle. “à la fin de cette présentation, 360 diabétiques seront décédés des suites de leur pathologie”, a regretté Mike Doustdar, vice-président pour les opérations internationales à NovoNordisk, lors d’une session d’information organisée les 19 et 20 août à Copenhague (Danemark), au profit de 35 journalistes venus d’Afrique, du Moyen-Orient d’Amérique latine et d’Asie.
à vrai dire, la problématique se pose en termes de nombre élevé de personnes souffrant, de manière chronique, de déséquilibre du taux de glucose dans le sang, leur concentration (à 79%) dans des pays à faibles revenus et les difficultés corollaires d’accès aux soins.
Actuellement, environ 371 millions de diabétiques sont recensés dans le monde. Ils seront, d’après les prévisions des scientifiques, près de 550 millions de personnes en 2030. Selon Mads Krogsgaard Thomsen, Chief Science Officer au sein du groupe pharmaceutique danois, les statistiques fournies ne sont pas exhaustives. Il a affirmé que le diabète est diagnostiqué uniquement chez 50% des personnes qui en sont atteintes dans le monde. 25% d’entre elles ont accès aux soins et seulement 6% atteignent effectivement les objectifs du traitement en termes de qualité de vie.
La progression la plus importante du diabète (supérieure à 12%) est enregistrée aux états-Unis d’Amérique, au Mexique en Afrique et au Golfe et dans les pays asiatiques. La maladie prend à présent l’ampleur d’une pandémie au niveau mondial. En Algérie, la prévalence de la pathologie est de 7,5%. Mais là particulièrement, comme dans le reste des pays du continent, les projections ne sont pas affinées. Anders Dejgaad, directeur général de la Fondation mondiale du diabète, a justement relevé l’absence d’informations fiables et détaillées sur la prévalence réelle du diabète en Afrique. Il a notamment pris l’exemple de la Tanzanie, un pays dans lequel, selon la même source, la prévalence varie de 3% à 11% de la population.
S’il est dit et répété que le diabète tue, il permet, a contrario, une vie tout à fait normale dès lors qu’il est géré convenablement au plan thérapeutique. Deux patients – Camilla Rossil, diabétique de type 1 depuis 32 ans, et Christian Petersen, diabétique de type 2 depuis 14 ans – ont témoigné dans ce sens lors de la rencontre organisée par NovoNordisk. Mads Krogsgaard Thomsen a corroboré cette réalité en affirmant qu’un bon contrôle de la glycémie réduit de 14% les risques d’infarctus de myocarde, de 37% les complications microvasculaires ; et de 21% la mortalité, et ce, selon la plus grande étude réalisée dans le domaine, au Royaume-Uni pendant des dizaines d’années, l’étude UKPDS.
Afin d’alléger les contraintes induites par le traitement, les recherches sont orientées sur le développement d’une insuline alliant quelques caractéristiques majeures : une efficacité importante avec un nombre d’injections limitées, une flexibilité en matière d’injection (à la différence des injections à heure fixe), et ce, en évitant les effets secondaires comme les hypoglycémies.
Depuis peu de temps, NovoNordisk commercialise dans quelques pays une insuline injectée en une seule dose quotidienne à n’importe quelle heure de la journée. Les recherches scientifiques, subventionnées par le groupe, sont focalisées sur la mise au point d’une insuline dont l’effet durera sept jours. “Nous avons besoin de faire des recherches sur des insulines plus performantes”, a précisé Lars Rebien Sorensen, le CEO, président-directeur général de NovoNordisk. La firme travaille également sur le développement de ses insulines, et GLP-1 (incrétines) sous forme orale est à la pointe de la recherche pour trouver un remède définitif au diabète. Le groupe consacre, chaque année, 2 milliards de dollars américains pour la recherche et le développement. Il emploie 4 000 personnes dans ce département. Il a installé ses centres de recherche à Copenhague, à Seattle (USA), en Inde et en Chine. Pour chaque site choisi, il a posé des critères précis, comme l’a démontré Mads Krogsgaard Thomsen.
Ce dernier a, en effet, expliqué que l’Inde a été sélectionnée, car elle possède des éminences en mathématiques. Seattle est à la pointe de la recherche sur le diabète de type 1, tandis que la Chine offre un réseau d’universités de haut niveau. “Nous fédérons, autour de nos projets, les meilleurs chercheurs et scientifiques”, a conclu le conférencier.

Source Liberté Souhila Hammadi

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