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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:29

Algérie - Que fera Bouteflika ?

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Les Algériens sont mécontents et le font savoir. Toutes ces dernières années, les signes annonciateurs se sont multipliés : boycott massif des élections législatives et de l’élection présidentielle de 2009 qui a consacré une totale rupture entre le pouvoir et les citoyens, un taux de chômage très élevé chez les jeunes, un pouvoir d’achat qui stagne, rogné par une inflation non maîtrisée...
A ce climat social très tendu se greffe une vie politique totalement bloquée et surtout minée par les rumeurs et manœuvres autour d’une éventuelle élection présidentielle anticipée. Le président Bouteflika n’est plus l’homme politique qu’on avait connu à ses débuts, tonitruant, pesant de tout son poids sur la vie politique, discourant à longueur de journées... L’homme est aujourd’hui totalement effacé ; est-il gravement malade ? Son état de santé réel est un secret bien gardé. Les Algériens sont, de ce fait, inquiets et s’interrogent.

Les affaires de corruption dévoilées par la justice – qui mettent en jeu des sommes colossales, touchent y compris l’entreprise publique Sonatrach, l’un des grands symboles de la stabilité du pays –, les prétentions réelles ou supposées de Saïd Bouteflika à vouloir «hériter» de son frère aîné la magistrature suprême, alors qu’il n’a ni son charisme ni ses dons de tribun, ajoutent au mécontentement généralisé. L’Algérie est depuis quelque temps déjà installée sur un volcan. La flambée des prix de certains produits essentiels à la consommation des ménages n’a été qu’un détonateur. Grâce aux réserves en devises du pays, évaluées à 160 milliards de dollars, le pouvoir a voulu s’assurer une crédibilité auprès des milieux financiers internationaux et se doter d’une marge de sécurité en cas de forte baisse du prix du pétrole, comme en 1986.

Le calcul des autorités n’a pas tenu compte des attentes de la population. La jeunesse se sent exclue du partage de cette richesse ; le sentiment de frustration et de colère est d’autant plus fort.
Les jeunes vivant dans les quartiers populaires, s’entassant dans des logis d’un autre âge, ont définitivement perdu tout espoir…
Est-ce l’avènement d’un nouvel Octobre 1988 ? La crainte est de voir l’embrasement s’installer dans la durée. Y a-t-il eu de la manipulation pour faire sortir les jeunes dans la rue ? Probablement que les luttes de clans, perceptibles depuis quelques semaines, ont aggravé le pourrissement du climat politique.

Que va faire, à présent, le président de la République ? A-t-il les capacités de reprendre les choses en main ? Il est de sa responsabilité directe et de celle des autres décideurs du pays de tout entreprendre pour empêcher le pays de sombrer dans le chaos. L’Algérie a besoin de politiques fondées sur le respect du citoyen et des libertés et d’une démarche économique audacieuse, qui favorise la création d’emplois.
L’autoritarisme a fait son temps, les dirigeants de notre pays sont tenus de tirer les leçons de ce que nous vivons. Sinon, le pire est à craindre

Source El Watan Omar Belhouchet

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:25

Algérie - La contestation populaire prend de l’ampleur - Le pouvoir face à la rue

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De violentes émeutes du pain aux portes du pouvoir Près d’une semaine après le début des émeutes, les autorités continuent à se retrancher dans un profond mutisme.

A l’exception de l’intervention, jeudi, devant les caméras de la télévision et les micros de la Radio nationale, du ministre du Commerce, Mustapha Benbada, qui est revenu sur les «raisons» de la flambée des prix de certains produits de large consommation, comme le sucre et l’huile, et qui, par ailleurs, a promis «un retour à la normale à partir de la semaine prochaine», aucun responsable important de l’Etat n’a encore daigné s’adresser à la population pour la rassurer.

Au moment où les rumeurs évoquant un embrasement général se sont répandues comme une traînée de poudre et où, à Alger, les manifestations se sont étendues jeudi soir à la station balnéaire de Staouéli où résident les principaux décideurs politiques du pays et aux nouveaux quartiers résidentiels de Draria et de Chéraga, il était pour ainsi dire impossible, hier, de recueillir un avis officiel sur la situation quasi insurrectionnelle qui prévalait dans plusieurs villes du pays. Les services de sécurité ont été très peu communicatifs concernant l’étendue et le bilan de ces émeutes que l’on explique par la cherté de la vie et qui ont pour point de départ Fouka, une petite localité de Tipasa. Tous les policiers accostés ou sollicités ont gentiment refusé de s’exprimer à la presse. Toutefois, un officier de police a indiqué sous le couvert de l’anonymat que «cette explosion sociale était prévisible depuis longtemps eu égard à la misère, aux inégalités sociales et à la chute drastique du pouvoir d’achat». «Tout cela figure dans les rapports que nous envoyons régulièrement à nos chefs», a-t-il poursuivi.

Aux abonnés absents

D’habitude, très prolixes, certains membres du gouvernement étaient injoignables durant toute la journée. Connus pour leur éloquence, le Premier ministre tout autant d’ailleurs que le président de la République sont, également, restés aux abonnés absents. Le chef de l’Etat qui, pour ainsi dire, vit ces derniers mois à la marge de la vie politique nationale n’a pas prononcé de discours à la nation depuis sa réélection en avril 2009. Il consacre l’essentiel de son temps à ses déplacements à l’étranger. En une année, il ne s’est déplacé que deux ou trois fois à l’intérieur du pays. Sa dernière sortie date du mois d’octobre 2010.
Le président de la République s’était rendu à Ouargla pour y annoncer l’ouverture solennelle de l’année universitaire 2010-2011. Puis plus rien ! Mépris ? Craintes d’attiser la colère de la population ? Mauvaise évaluation de la situation ? Difficile de savoir ce qui se trame dans la tête des principaux décideurs du pays qui semblent s’être «bunkerisés». Un constat cependant : face à ce black-out institutionnel, la colère de la population n’a fait que monter crescendo hier.

Les villes de l’est du pays, qui étaient jusque-là épargnées par les émeutes, ont fini par être secouées par de violentes manifestations.
L’ire de la population est attisée par les scandales de corruption en série qui ont éclaboussé ces derniers mois le sommet de l’Etat et l’incapacité du pouvoir à répondre aux besoins de la population, alors que le pays enregistre, grâce à l’exportation des hydrocarbures, des rentrées d’argent record. Comme attendu, le département dirigé par Mustapha Benbada a annoncé, dans le courant de l’après-midi d’hier, la tenue aujourd’hui d’un Conseil interministériel «pour examiner les moyens de juguler la forte hausse des prix de certains produits de large consommation enregistrée ces derniers jours». Une hausse à l’origine des émeutes. Cependant, il est peu probable que cette annonce soit suffisante pour calmer les émeutiers et une population auprès de laquelle le pouvoir «corrompu» a perdu toute crédibilité

Source El Watan Zine Cherfaoui

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 00:39

Les jeunes Algériens manifestent contre la hausse du coût de la vie depuis mercredi. En arrière plan, le chômage et la frustration d’une jeunesse malmenée.

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Les émeutes lancées en Algérie par des groupes de jeunes contre la cherté de la vie ont repris ce vendredi et se sont étendues à une dizaine de départements. Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se sont produits à Alger, notamment dans le quartier populaire de Belouizdad, où des groupes de jeunes ont affronté avec des pierres et des bouteilles en verre des policiers déployés en masse.

A Annaba, ville de l’est du pays épargnée jusqu’à présent par la contestation, de violents incident ont éclaté après la grande prière du vendredi dans le quartier populaire dit « gazomètre ».

A Oran, la grande métropole de l’ouest algérien, où plusieurs édifices publics avaient été saccagés mercredi soir, les échauffourées ont repris vendredi après-midi dans la quartier du Petit-Lac, à quelque 2 km de la ville.

Des affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes se sont également produits à Tizi Ouzou (Kabylie) selon El-Watan.

« Le pays connaît une série d’émeutes qui rappellent curieusement Octobre 88″

Les manifestations qui ont commencé mercredi soir avaient repris jeudi en fin d’après midi et gagné en violence. Aucun bilan de victime n’a été communiqué de source officielle. « Le pays connaît une série d’émeutes qui rappellent curieusement Octobre 88″ rapporte El-Watan, faisant . « La soudaine hausse des produits de première nécessité et le sentiment de hogra ont mis le feu aux poudres. Face au silence des autorités – et des médias gouvernementaux – les émeutes se propagent et font déjà plusieurs blessés ».

Vendredi matin, jour de repos hebdomadaire, les rues avaient retrouvé leur aspect quotidien après avoir été nettoyées, les véhicules incendiés la veille ayant été enlevés. Toutefois, la police entourait les mosquées des quartiers sensibles de la capitale, craigant la reprise des manifestations après la prière du vendredi.

Par ailleurs, la Ligue algérienne de football a annoncé, que tous les match de football du championnat d’Algérie de première division, qui devaient se disputer vendredi et samedi, ont été reportés.

Le centre-ville vide de voitures

De nombreux quartiers d’Alger aveient été touchés par les manifestations jeudi dans le centre et la périphérie, amenant nombre de commerces à baisser leurs rideaux dès le début de l’après-midi; le centre-ville était vide de voitures en début de soirée mais bondé de jeunes gens.

Le quartier d’El Biar situé sur les hauteurs a été pris d’assaut par une quarantaine de jeunes armés de sabres qui se sont attaqués à de nombreuses boutiques en début de soirée.

Le quartier populaire de Bab el Oued connaissait pour la seconde nuit consécutive d’importantes manifestations. La police lourdement armée et venue en nombre dans cette zone très densément peuplée, a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Crise sociale

Ces manifestations font échos à de nombreux mouvements de protestation dénonçant la corruption, les passe-droits, et l’absence de logements sociaux, un des problèmes cruciaux de l’Algérie, pays où 75% de la population a moins de 30 ans et où plus de 20% des jeunes sont chômeurs, selon le FMI.

Cette situation les ammène à tenter defuir vers l’Europe. Faute de visas, ils partent à bord d’embarcations de fortune au risque de leur vie. Tous les mois, les tentatives de dizaines d’entre eux échouent mais il n’existe pas de statistiques fiables sur cette émigration.

La question du logement est également récurrente. A l’aube de son troisième mandat, en 2009, le président Abdelaziz Bouteflika s’était engagé à construire un million d’appartements manquants depuis le séisme de 2003 et le quadruplement de la population (35,6 millions d’habitants) depuis l’indépendance en 1962. les 10.000 habitations livrées en 2010 à Alger sont loin de suffire. Dans le même temps, des bidonvilles illégaux sont rasés.

Source L’Express.fr

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 21:35

Alors que les émeutes gagnent tout le pays, les appels à la mobilisation se multiplient sur la toile.

emeute embrasement algerie

 

La révolte gronde en Algérie. Alors que la Tunisie est en proie à un mouvement de protestation sans précédent depuis près de trois semaines, son voisin algérien s’embrase à son tour. Forums, twitter, facebook, sms… tous les moyens sont bons pour mobiliser la jeunesse contre la flambée des prix, les passe-droits, l’absence de perspectives d’avenir et la corruption.

Face à la répression policière et la censure des médias, les manifestants diffusent leurs messages sur la toile. Sur Twitter, motazaline explique « Chômage, « tchipa », inflation. Comment ne pas manifester ? ». « Les jeunes ont fait une #Intifada en Algérie » estime quant à elle Ninarevolution faisant ainsi un parallèle avec les Palestiniens.

« On a tous un compte Facebook ou Twitter », explique Nadir, 30 ans, joint par téléphone par Europe1.fr.. « C’est beaucoup plus simple pour communiquer, s’échanger des éléments de partage comme les vidéos », précise cet habitant du quartier de Belfort à El Harrach, ville située à quelques kilomètres à l’est d’Alger.

Des appels aux rassemblements pacifiques

Sur Facebook, plusieurs pages intitulées « Emeutes en Algérie » ont été créés ces derniers jours. Dans la majorité des cas, elles appellent à des rassemblements pacifiques. « Suite à l’augmentation des prix des produits alimentaires à l’échelle nationale, prière à chaque citoyen algérien d’assister à la grève générale qui aura lieu le 10 janvier 2011, et ce, en bloquant toutes les routes nationales et cesser toute activité commerciale (boutiques et magasins, transport, boulangeries, etc. », pouvait-on lire sur le site krahna.tk, désormais indisponible.

Acculé, le gouvernement algérien tenterait d’empêcher la contagion. Les trois opérateurs téléphoniques auraient été sommés de bloquer l’envoi des SMS, selon le site Algérie focus. L’objectif serait d’empêcher la reprise des émeutes après la prière du vendredi. Même son de cloche du côté des Dernières nouvelles d’Algérie . « De nombreux témoignages évoquent toutefois des difficultés à accéder au service SMS et des rumeurs évoquent des restrictions de la part des opérateurs téléphoniques » lit-on sur le site. Sur Twitter, plusieurs messages ont fleuri depuis jeudi : « C’est quoi ces conneries de sms qui marche pas ?  » écrit l’un des abonnés ou encore « le pouvoir aux abois ordonne de bloquer les SMS ».

Des citoyens déterminés

Sur les forums du Quotidien d’Algérie, un internaute évoque la détermination des citoyens. « Ils peuvent bloquer ce qu’ILS voudront Mais ils ne pourront JAMAIS bloquer 38 MILLIONS d’ALGERIENS et d’ALGERIENNES !!! »

Folle rumeur ? C’est en tous cas, l’avis de Nadir. « Non, tout marche. La preuve c’est que vous avez réussi à m’appeler », souligne-t-il avant de conclure « s’ils avaient voulu couper, ils l’auraient fait depuis longtemps ».

Source Europe1.fr

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 21:28

Algérie : «Nous n’en voulons plus» de cette «vie sans lendemain»

reserves de change en dollars

Certains en ont....beaucoup...!!!

«Nous crions, brûlons, cassons» car c’est le seul langage qu’ils comprennent. «De cette vie sans lendemain, nous n’en pouvons plus. Nous n’en voulons plus», clame «Johnny», déterminé vendredi encore à en découdre dans son quartier algérois de Bab el Oued.

Ce quartier densément peuplé, considéré comme le coeur de toutes les révoltes d’Algérie, a vécu ces deux dernières nuits des émeutes extrêmement violentes contre la vie chère et l’augmentation soudaine des prix de première nécessité au 1er janvier.

Avec leurs jets de pierres, feux d’artifices allumés à 3 mètres de la cible, sabres et bâtons, ces jeunes ont attaqué un commissariat mercredi, incendié nombre de commerces qu’ils ont vidés aux petites heures du matin «sans rencontrer la moindre opposition de la police», ont affirmé plusieurs témoins.

Face à eux, les forces de l’ordre, en nombre, ont fait un large usage de canons à eau, de gaz lacrymogènes et de balles à blanc, «de crainte de faire des martyrs», selon les mots d’un Algérois rompu aux manifestations.

Il demeurait impossible vendredi d’avoir un quelconque bilan d’éventuelles victimes.

«Johnny», casquette vissée sur la tête, 18 ans, fume et prend un air de caïd entouré de camarades du même âge. Ils ne veulent pas révéler leur identité et fustigent tout ce qui représente l’autorité du pays.

Appuyés contre le mur d’un bâtiment sur la fameuse placette des Trois Horloges, l’un des lieux les plus chauds des émeutes, ils aiguisent leur agressivité avec des gros mots pour «réveiller les sourds à la misère du peuple».

«Il faut leur servir de la violence. Ils veulent qu’on les écoute et ils nous écoutent pas», lance «Johnny», comme «Johnny Cash, dit-il, mais sans le cash»…

«Nous n’avons ni travail, ni avenir. Et maintenant on ne peut même plus manger», lance le plus grand du groupe, barbe parsemée et os saillants.

Il éclate de rire lorsqu’on lui demande son nom et se contente de dire: «Ecoute, plutôt. Les carottes, tu les paies maintenant 45 dinars le kilo (environ 4 centimes d’euro), les patates 75 dinars et moi on me paie 800 dinars par jour (moins de 8 euros), quand il y un patron qui veut bien de moi pour conduire son camion».

Le petit groupe se tait à l’approche de «deux paires d’oreilles», selon l’expression de l’un d’eux.

Car si la police en uniforme se voit, elle ne paraît pas massivement dominer le quartier. En revanche, à tous les coins de rue, des policiers en civil sont armés et entourés d’une armada d’informateurs, a constaté la journaliste de l’AFP. Plus à l’est sur les hauteurs algéroises, des jeunes surveillent Belcourt, quartier densément peuplé où les affrontements ont à nouveau éclaté vendredi en fin d’après-midi.

Abdou, 24 ans, ne va pas se battre avec eux. «Je ne le fais pas parce que je suis seul à vouloir le faire, dit-il entouré de quatre copains. Mais je les comprends», dit cet étudiant, convaincu que son gouvernement «prive son peuple et sa jeunesse d’avenir». Quelque 75% des Algériens ont moins de 30 ans.

Abdelnour, 24 ans également, chômeur, marié, un enfant, attend la suite des événements. «Les jeunes d’aujourd’hui, dit-il, ne sont pas comme ceux de la révolte de la Faim en octobre 1988. Ils sont bien plus violents».

«Ils ont tout à gagner s’ils arrachent l’argent des gros de ce pays, riche en milliards de dollars de pétrole», ajoute cet ancien vendeur.

Mais pour le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports Hachemi Djiar, les jeunes qui ont saccagé des édifices publics et des commerces devraient plutôt «réfléchir et voir tout ce qui a été réalisé en Algérie».

La violence, a-t-il dit, «n’a jamais donné de résultats».

Source Lalsace.fr

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 21:24

L’Algérie ou le régime

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Le secrétariat national du RCD s’est réuni en session extraordinaire le 07 janvier 2011. A l’ordre du jour figurait l’étude et le suivi de la situation sociale et politique dans le pays. Sitôt les premières émeutes enregistrées, le Rassemblement a instruit ses instances régionales, dans le pays comme en émigration, pour mettre en place des cellules de veille.
Le RCD n’a eu de cesse d’alerter, à travers l’ensemble de ses structures, sur la gravité de la crise sociale et politique qui s’éternise en Algérie. La dégradation continue du niveau de vie de l’écrasante majorité de nos concitoyens, notamment les jeunes et les femmes, a provoqué plus de 9000 émeutes en Algérie pour la seule année de 2010. Ces manifestations décrites, à juste titre, comme la conséquence d’une inflation débridée, connaissent aussi des raisons plus profondes.
C’est donc averti des origines, des manifestations et des implications de ces événements que le Rassemblement appréhende la scène nationale d’aujourd’hui.
Face à une misère rampante, le pouvoir réagit par le mépris, la répression ou la corruption. Ce qui se passe dans la rue algérienne est la conséquence directe d’un autisme politique qui a faussé depuis toujours la volonté citoyenne par la fraude électorale, préalable au détournement de la richesse nationale au profit de castes d’autant plus voraces qu’elles se savent illégitimes. Phénomène aggravant, la fermeture de tout espace d’expression et d’organisation autonomes ne laisse que l’émeute et la rue comme moyen et place pour la contestation.
Quelle que soit l’issue des événements en cours, ils auront déjà contribué au renforcement de la résistance citoyenne et de la disqualification du système en place.
Outre qu’il est le seul et l’unique responsable de l’incurie nationale, le pouvoir est mal venu pour se désoler ou s’indigner des actes de violence enregistrés ici et là. Quand un régime n’a que la censure, le mépris et la répression à opposer aux citoyens, il est dans l’ordre des choses que ceux-ci se défendent par les seuls recours qui leurs soient laissés : la protestation improvisée.
Malgré ce désespoir et cette exaspération, les dirigeants s’occupent, une fois de plus, à manœuvrer pour assurer leur survie au lieu de se préoccuper d’une situation qui peut évoluer à tout instant vers un embrasement généralisé.
Pas un message de compassion, pas une proposition sérieuse à même de rassurer le peuple, pas l’ombre d’une volonté prenant acte d’une gestion irresponsable et criminelle n’a été exprimée par les décideurs officiels.
Sur le terrain, des manipulations récurrentes sont signalées un peu partout. Elles portent la marque d’acteurs menacés dans leurs intérêts et leur confort et qui visent à faire avorter les réactions populaires en vue d’en limiter l’accumulation et une meilleure organisation.
Au niveau politique, on assiste à des opérations dont l’objectif est de ressusciter la menace islamiste, scénario qui ne laisserait, cette fois encore, à l’Algérien que l’alternative du péril intégriste comme alternative au pouvoir actuel.
Ces manipulations redoutées et dénoncées ici et là sont une réalité. Cependant, elles ne remettent pas en cause les fondamentaux de la crise algérienne : l’échec d’un régime qui dévaste, depuis 50 ans, l’Algérie et le rejet massif et brutal dont il est l’objet de la part de la grande majorité de notre peuple.
Le RCD s’associe et soutient toutes les initiatives citoyennes exprimant une colère légitime.
Il invite l’ensemble des Algériennes et des Algériens à s’organiser, en se regroupant autour de personnes connues pour leur probité avec des objectifs clairs pour offrir un prolongement efficient et durable à leurs revendications.
Dans ce contexte, les jeunes peuvent donner l’exemple en se montrant à la hauteur des exigences du moment.
Le RCD est persuadé que le jeune algérien saura trouver dans sa générosité, son courage et l’exemple de ses ainés qui ont libéré le pays les ressources et les méthodes qui lui permettront d’accompagner, d’encadrer et de conférer le sens le plus juste et le plus adapté aux légitimes aspirations de la collectivité nationale. C’est là le seul et l’unique moyen de faire aboutir un combat en faveur d’une Algérie démocratique et sociale pour laquelle la jeunesse algérienne, toutes catégories politiques et sociales confondues, a payé de tout temps le plus lourd tribut.
C’est aussi par cette voie que les provocations et autres manipulations du système en place seront déjouées. Il est temps que tout un chacun comprenne que les risques d’effondrement de l’Etat algérien et les évolutions en cours sur notre continent, appellent à une évaluation sans complaisance des bilans des régimes despotiques.
Pour éviter qu’une fois de plus notre Nation ne soit l’otage de jeux claniques qui ont confisqué notre mémoire, spolié nos ressources et détourné notre destin, les patriotes algériens, chômeurs, travailleurs, professions libérales ou commis de l’Etat doivent assumer une problématique politique incontournable: on ne peut sauver l’Algérie et le régime en même temps.
Le RCD se tient aux cotés de celles et ceux qui veulent vivre libres et dignes dans leur pays. En attendant que des institutions légitimes qui assurent stabilité et justice naissent, ce mouvement populaire peut créer les conditions propices à un climat politique aboutissant à une rénovation nationale dont nous devons limiter les couts humains et matériels sans faire la moindre concession quant à son contenu et ses objectifs républicains et démocratiques.
Le pouvoir n’a tiré aucune leçon de ses fautes. Il appartient au peuple algérien, dont la jeunesse représente le fer de lance, de démontrer que le message de novembre et de la Soummam n’a pas été étouffé. Nos ainés ont su rejeter le systéme colonial et porter le message de l’Etat de droit.
Le défi est identique aujourd’hui : nous devons transformer un rejet en projet.

Source Algerie-Dz

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 21:22

Saïd Sadi à Tigzirt (Tizi Ouzou): «Le pouvoir n’est fort que par la passivité des citoyens»

Un article du 23uillet 2010

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«Le régime algérien est faible; il est disloqué et divisé. Il est également isolé sur la scène internationale. Le pouvoir n’est fort que par la passivité des citoyens », a affirmé le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi, à l’adresse des étudiants adhérant à son parti, hier, lors de son discours préliminaire à l’ouverture du regroupement national des étudiants du RCD à l’auberge des jeunes de la ville de Tigzirt, au nord de Tizi Ouzou.

Au cours de ce rendez-vous, le patron du RCD n’omettra pas de rappeler aux jeunes militants de sa formation politique que « la situation de la jeunesse algérienne est à la fois une solution et un problème dans notre pays, car celui qui réglera le problème de la jeunesse sortira le pays de la crise », avant d’ajouter : « Quand un pouvoir ne donne aucune chance à ses enfants, il les livre à toute sorte d’aventures. La jeunesse qui a été induite en erreur est la grande perdante dans l’impasse algérienne. C’est cette jeunesse qui est découragée à force de voir un pays démoli par la violence, l’arbitraire et la misère ; ceux-là finissent très mal, puisque le pouvoir leur donne mille et une raisons de renoncer à tout et à partir. » Dans son discours, M. Sadi n’a pas cessé de se référer à l’histoire. Il invite les jeunes à ne pas prendre « exemple sur des dirigeants qui ne croient en rien et ne respectent rien ; ceux-là n’ont ni programme ni bilan ; même pas une évaluation ».

L’orateur conseille les participants, par contre, d’aller se ressourcer et chercher les repères dans l’histoire en s’armant de la même détermination que Amirouche, Lotfi, Abane, Ben M’hidi, et celle de tous les héros de la guerre d’Algérie que la 4e puissance coloniale de l’époque, la France, n’a pu persuader d’abandonner la lutte. « Entre les maquis terroristes, le naufrage des harraga, il y a la Soummam et le message du 1er Novembre », illustre-t-il son propos avant de soutenir : « Il y a des messages permanents dans l’histoire et une deuxième manière d’envisager la situation de la jeunesse algérienne. Il y a des repères historiques positifs, un cadre politique qui vous permet de retrouver ces repères et apprendre à défendre vos droits et à militer. » Par ailleurs, le docteur Sadi insistera sur le savoir, seul garant d’une réussite dans la vie sur les plans matériel et moral. « La chance que vous avez d’être des étudiants vous permettra donc de connaître les événements glorieux qu’a connus le pays et les hommes qui l’ont fait. Cette chance vous offre également l’opportunité d’apprendre les langues étrangères, maîtriser l’Internet pour casser cet isolement, s’ouvrir au monde. Cette chance si vous la saisissez, c’est la clé de votre avenir », conclut-il en pédagogue. Notons enfin que le regroupement qui s’étalera sur deux semaines a réuni plus de 200 étudiants issus des différentes universités algériennes.

Source El Watan Nordine Douici

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:27

Usine Renault : l’Algérie intéressée

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La proposition du constructeur automobile français Renault de construire en Algérie une usine capable de produire 75.000 voitures de quatre modèles différents a été qualifiée « d’acceptable » par les autorités algériennes.

« Les nouvelles propositions de Renault nous paraissent intéressantes » a affirmé dimanche le ministre algérien de l’Industrie, de la PME et de la promotion des investissements, Mohamed Benmeradi lors d’une rencontre organisée par le quotidien gouvernemental El-Moudjahid.

Selon lui, Renault a aussi accepté que l’Algérie soit associée au processus de commercialisation des véhicules produits par la future usine. Renault s’est proposé de « livrer ses véhicules au marché algérien d’ici à 2012″ mais « il est encore prématuré de se prononcer » sur la date du lancement du projet, a précisé le ministre.

La première proposition de produire 50.000 véhicules dans deux modèles avait été rejetée par le gouvernement, a-t-il dit. « Renault, a-t-il expliqué, est revenu avec de nouvelles propositions. Il a examiné avec beaucoup plus d’intérêt les attentes de la partie algérienne. Nous pensons que de ce point de vue qu’aujourd’hui le projet de Renault est beaucoup plus acceptable pour nous ».

Renault « a également accepté nos conditions pour avoir un taux d’intégration plus important et des engagements pour que ce taux augmente au fur et à mesure mesure de la réalisation de l’investissement » a précisé le ministre.

« Nous attendons effectivement un investissement mais pas juste pour avoir une usine de montage des véhicules que nous importons et une dynamique dans le cadre de cet investissement. Dans une première étape Renault voulait venir uniquement avec son label et ses licences, sans investir dans le capital », a-t-il expliqué.

Outre Renault, le constructeur automobile allemand, Volkswagen, veut également investir en Algérie, a indiqué M. Benmeradi. « Aujourd’hui, Volkswagen insiste beaucoup pour venir (investir en Algérie). Nous avons eu des échanges assez intéressants avec ce groupe », a-t-il dit.

Source lefigaro.fr

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:22

Pendant que l’Algérie s’embrase, le pouvoir se cache !

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Que sont-ils devenus ?

 

Alors que la révolte se propage à tout le pays et que les affrontements se poursuivent à Alger et dans d’autres villes, le pouvoir se mure dans le silence. Des informations sérieuses font état de nombreux appels de citoyens et de jeunes à des manifestations pacifiques dans toutes les wilayas du pays samedi 8 janvier 2011. D’autres appels à manifester demain vendredi après la prière sont également lancés. Pendant que le pays s’embrase, les dirigeants se cachent et n’apparaissent plus en public. Ou est le chef de l’Etat? Ou est le premier ministre? Ou sont les ministres? Ils se terrent dans leurs villas hyper sécurisées pendant que la jeunesse se révolte et affronte les forces de l’ordre.

On apprend à l’instant que les émeutes ont repris à Bab El Oued et à Badjarah et à El Harrach, après une accalmie dans la matinée.

Les routes sont jonchées de pierres et de gravats alors que les commerçants ont décidé de fermer boutique.

Dans les quartiers populaires d’Alger (Cheraga, Ain Benian, Staoueli et d’autres,,) qui s’étaient embrasés hier mercredi, une vive tension est palpable sur place. Les jeunes qui occupent les rues de leurs quartiers font face aux forces de l’ordre et à tout moment les affrontements peuvent reprendre.

Des émeutes ont éclaté jeudi après midi à Bordj El Kiffan, dans le quartier la « Verte rive ». La route qui mène à Bordj El Bahri depuis les Bananiers est coupée à la circulation. Une voiture de police a barré la route, indiquant aux automobilistes de faire demi-tour. Les émeutes touchent les quartiers dits « Verte rive » et « Bateau cassé » situés entre Bordj El Kiffan et Bordj El Bahri.

A Alger-centre, une tension extrême règne en début d’après-midi, sur fond de rumeurs sur des émeutes dans plusieurs quartiers de la capitale et surtout sur la volonté des jeunes de Bab El Oued de marcher sur le centre-ville ce soir.

A 15h45, de nombreux magasins étaient déjà fermés au niveau des rues Larbi Ben Mhidi et Didouche Mourad et la circulation automobile est inhabituellement fluide dans le centre-ville. Les rues étaient presque vides.

Ain Bénian

Les émeutes qui ont secoué, mercredi 5 janvier dans la soirée le quartier de Bab El Oued, au centre d’Alger, se sont propagé à d’autres quartiers, notamment à l’Ouest de la capitale. A Cheraga, plusieurs dizaines de manifestants du quartier Kathbane ont coupé dans la soirée la route menant vers le siège du commandement de la Gendarmerie nationale, a-t-on constaté sur place. Les manifestants ont brûlé des pneus et lancé des pierres en direction de la gendarmerie causant d’importants dégâts à leurs véhicules et blindés. Les gendarmes n’ont pas riposté mais les forces de l’ordre ont bouclé le quartier.

A Aïn Bénian, une autre commune de l’Ouest d’Alger, plusieurs dizaines de manifestants sont sortis mercredi soir dans la rue. Ils ont incendié des pneus en scandant des slogans hostiles au pouvoir, selon des témoins joints par téléphone. Là encore, les raisons de la colère sont liées à la cherté de la vie après la flambée des prix ces derniers jours.

Badjarah

Un bureau de poste ravagé, une agence Djezzy saccagée, un grand Bazar attaqué, le climat qui règne depuis la nuit du mercredi à Bachdjerrah est digne d’un film de guerre !

En début de l’après-midi, des jeunes cagoulés et armés de projectiles s’organisent et s’attroupent au niveau du Lotissement « Michel » et du quartier « l’Appreval » à Kouba.

C’est l’embrasement ! A Gué de Constantine, Bachdjerrah et Kouba, un climat de tension terrible caractérise de nombreux quartiers et cités populaires. La colère contre la cherté de la vie et la misère a fait sortir dans la rue depuis mercredi soir des centaines de jeunes exaspérés par leurs conditions sociales déplorables.

De l’aveu même de plusieurs témoins oculaires, les affrontements avec les forces de l’ordre ont été d’une violence inouïe.

Des routes ont été bloquées à coup de pneus brûlés jusqu’à la rue Tripoli de Hussein Dey où pas moins de six entreprises, des bureaux d’études, des sociétés de sous-traitances et de vente de matériel industriel, ont été cambriolées et dévalisées selon elwatan.

Débordés, les forces de police ont été pris pour cible de toutes part par des jeunes qui ont adopté durant toute la nuit la technique de la guérilla urbaine. Et au rythme où vont les choses, rien ne laisse indiquer une quelconque amélioration d’ici la nuit de ce jeudi dans les quartiers chauds la banlieue est de la capitale.

Wilaya de Bejaia

La rue a grondé la matinée de ce jeudi 6 janvier dans plusieurs endroits de la wilaya de Béjaïa où la protestation contre la flambée des prix des produits de consommation s’est propagée comme par effet de contagion.

Exclusivement dans la vallée de la Soummam où l’axe de la RN26 a été barricadé en divers points. C’est le cas, notamment à Akbou, deuxième plus importante ville de la wilaya, où au moment ou nous mettons sous presse une foule de manifestants brûle des pneus au centre ville.

Guendouza, le Piton, la Zone, tout l’axe de la route nationale qui traverse le sud de cette ville est fermé à la circulation automobile par des poubelles, pierres, troncs d’arbres, et autres objets mis en travers de la route dans certains endroits. Les manifestants se sont même pris à l’immobilier public, selon des sources locales, qui notent que la protestation, bien que timide, a commencé la veille avec les jets de pierres sur la voie publique.

Le même climat de tension est perceptible dans la ville voisine d’Ighzer Amokrane où, selon notre correspondant sur place, la route est fermée au niveau de Helouane, à l’entrée ouest de la ville.

Et aussi à Laâzib où la circulation automobile n’est permise que pour des cas d’urgence. Des pneus y ont été également brulés de bon matin. des mouvements de protestation qui se prépareraient dans d’autres localités de la wilaya comme Takriets, à Sidi Aïch, et El Kseur.

Wilaya de Boumerdes

Des centaines de jeunes des communes de Naciria, Bordj-Menaiel et Issers, sont sortit dans la rue aujourd’hui 6 janvier, pour crier leur colère contre l’augmentation effrénée des prix des produits de large consommation.

Les manifestants ont bloqué la RN12 à la circulation automobile à hauteur de plusieurs endroits. Cette vague protestation a été débutée à Naciria, où des dizaines de jeunes ont investi la rue pour exprimer leur mécontentement contre l’indifférence affichée par les pouvoirs publics quant à la satisfaction des revendications relatives à l’amélioration de leurs conditions de vie.

La nouvelle de la fermeture dudit axe a vite fait le tour de la région. Vers midi, des centaines d’autres citoyens de Bordj-Menaiel ont investi le même axe, au lieudit Bousbaâ. D’importants convois des forces anti-émeutes ont été dépêchés sur les lieux de la protestation. Les automobilistes sont restés bloqués dans d’immenses embouteillages.

A Bordj Menaïel, les manifestants et les forces de l’ordre se sont également affrontés dans le centre‑ville. Le tribunal et le siège de la gendarmerie locale ont été saccagés à coups de pierres par les manifestants. Les commerçants ont baissé leurs rideaux dès le début de l’après‑midi. Dans cette ville, la RN 12 a également été coupée à la circulation.

La colère a gagné également les commerçants de la ville. Plusieurs d’entre eux ont baissé rideau en signe protestation contre la hausse constante des prix des produits de première nécessité. A Issers, des jeunes en furie ont dressé des barricades sur la rue Abane Ramdane, en perturbant le trafic routier durant plus d’une heure.

Certains habitants n’écartent pas de voir cette vague de protestation s’étendre sur d’autres communes de la région dans les heures et les jours qui suivent.

Wilaya de Bouira

Des centaines de manifestants de la commune d’Ahnif, commune située à 45 km à l’est de la wilaya de Bouira et d’autres venus des autres localités, sont sortis dans l’après midi de ce jeudi 6 janvier 2011 dans la rue, pour protester à leurs tour, contre la flambée des prix des produits de consommation.

En effet, c’est au niveau du lieudit le carrefour d’Ahnif que les manifestants ont barricadé la route à l’aide des pneus brûlés et autres troncs d’arbres. Dans la matinée de ce jeudi, c’est au niveau de la commune d’El Adjiba que la route nationale a été fermée par des centaines de manifestants, chauffés à blanc.

La circulation a été fermée durant plusieurs heures à El Adjiba avant que les forces antiémeutes de la gendarmerie interviennent.

Hier, la deuxième ville du pays, Oran, a vecu une journée noire d’émeutes et d’affrontements entre les jeunes et les forces de l’ordre. La même chose s’est produite dans la ville de Djelfa.

Source lematindz.net

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:17

L'Algérie va recevoir une commande de céréales en avance

orge

 

Le port de Rouen vient de donner son feu vert pour le départ d'une cargaison de céréales vers l'Algérie. Il s'agit en fait d'une avance sur 85% du tonnage d'une livraison prévue plus tard dans l'année, selon l'agence Bloomberg. La livraison comprend 104.250 tonnes de blé et 12.350 tonnes d'orge. L'Algérie est la première destination des céréales exportées via Rouen, le principal hub européen de céréales.

Source TSA

Le Pèlerin

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