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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 10:28

Les grandes écoles françaises bientôt en Algérie

france algerie

 

Après la création réussie de l’Ecole supérieure des affaires d’Alger (ESAA) en 2004, les deux pays discutent sur de nouveaux projets. Alors que l’école franco-algérienne de médecine et d’un Institut supérieur des technologies devraient bientôt voir le jour, ce sont les grandes écoles françaises qui commencent à s’impliquer.
Une délégation de seize grandes écoles de l’Hexagone (HEC, ENPC, ENA, Sciences-Po, INSA, Télécoms Paris, Ecole d’architecture, ENS...), a séjourné à Alger de samedi à lundi. Pour les classes préparatoires, le lycée Louis-le-Grand a fait également le voyage. C’est la première fois qu’une délégation aussi importante de grandes écoles françaises se déplace à l’étranger. Conduite par Aïssa Touazi, conseiller du ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, la délégation a, durant trois jours, discuté avec des écoles algériennes sur de nombreux projets destinés à la formation des élites de notre pays.
«L’objectif aussi est de réfléchir à la mise en place de pôles d’excellence dans les domaines scientifiques et techniques de façon à accompagner le développement économique de l’Algérie. Ces pôles permettront à l’Algérie de se doter de cadres de haut niveau. C’est une marque de confiance de la part des autorités algériennes de se tourner vers la France pour former ses élites», explique une source proche du dossier.
Les discussions entre les écoles des deux pays devraient aboutir à la mise en place d’un cadre de coopération et la conclusion d’accords de partenariats. «Il y a un véritable engouement de la part des écoles françaises pour établir des partenariats avec les écoles algériennes», affirme Aïssa Touazi.
La création des pôles d’excellence devrait être suivie de pôles régionaux un peu partout à travers le pays. Le gouvernement veut surtout convaincre les écoles françaises de s’implanter en Algérie. Le projet de création de pôles d’excellence en partenariat avec les grandes écoles françaises a été initié par les ministres des Affaires étrangères des deux pays.
Il est fortement soutenu par les autorités politiques des deux pays, ce qui devrait accélérer sa concrétisation. Le président Abdelaziz Bouteflika accorde de l’importance à la formation des élites, indispensable pour sortir l’économie de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures et des compétences étrangères.
L’enjeu est capital pour l’avenir du pays. Il est prévu l’accélération de la formation des cadres pour permettre au pays d’être attractif aux investissements directs étrangers. Mais aussi pour freiner la fuite des cerveaux et le départ massif des étudiants à l’étranger, notamment en France, pour poursuivre leurs études. Aujourd’hui, la plupart des entreprises algériennes souffrent du manque de cadres compétents. Des groupes privés recrutent parfois des étrangers pour leur confier d’importants postes de responsabilité, dans la gestion des ressources humaines, le marketing, la communication...
Pour la France, la création de pôles d’excellence et d’écoles mixtes va lui permettre de renforcer sa position de principal exportateur de savoir-faire pour l’Algérie. Dans le domaine commercial, la France est le premier fournisseur de notre pays avec une part de marché de 22%. Les écoles françaises veulent profiter de l’explosion de la formation en management en Algérie et surtout du développement de l’économie algérienne, en pleine transition.

Source Le Quotidien d'Oran Hamid Guemache
Le Pèlerin

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:03

l'Algérie invente la mention "triche" au bac

universite algerie

 

Après des débordements et des milliers de cas de fraudes avérés lors des épreuves de philosophie, les autorités algériennes ont décidé d'attribuer une mention "a triché" aux étudiants mis en cause.

"A triché".

La mention qui vient de faire son apparition pour le bac 2013 en Algérie n'a rien d'honorifique. Elle a été mise en place par les autorités administratives après les nombreux débordements qui ont émaillé les épreuves, raconte le site Algérie-Focus.

Si vous voulez découvrir les résultats du bac sans bouger de chez vous, rendez-vous sur le site de l'Etudiant.

En découvrant leur sujet, le jour de l'épreuve de philosophie, de nombreux candidats sont sortis de leurs gonds. Menaces, dégradations de matériel et même sortie d'armes blanches ont provoqué une grande confusion pendant l'épreuve. Des candidats ont profité de la cohue pour communiquer avec leurs voisins, voire sortir téléphoner. Ils estimaient en effet que les notions n'étaient pas au programme.

Dégradations de matériel et armes blanches

Face à ces 3000 cas de fraude, les autorités algériennes ont voulu frapper fort. La mention "a triché" figure donc aussi bien sur les listes de noms que sur les relevés de notes. L'Office national des examens et concours (Onec) se réserve encore le droit d'interdire d'examen pendant cinq ans les titulaires de la nouvelle mention.

Source L’Express

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 10:07

Carrefour prépare son retour en Algérie

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Et si le géant français des supermarchés retentait sa chance en Algérie ? Quatre ans après son infructueuse installation, le groupe Carrefour veut retenter l’essai à Sétif cette fois.
Selon nos confrères de Jeune Afrique, Carrefour travaille activement à son retour en Algérie, quatre ans après essuyé un échec dans le pays. C’est au sein du centre commercial de Sétif que le groupe souhaite poser ces valises cette fois. Les discussions entre la division chargée des partenariats internationaux chez Carrefour et le centre commercial construit par le promoteur algérien Prombati de Rachid Khenfri, portant sur l’ouverture d’un hypermarché d’environ 7 800 mètres carré, ont plutôt bien avancé, explique l’hebdomadaire panafricain. De son côté, la direction du numéro deux mondial de la grande distribution refuse toujours de commenter cette information.
Pour concrétiser son retour, Carrefour négocie actuellement avec Duarte Morais Cabral, directeur de Sierra Cevital, gérant et exploitant du futur plus grand centre commercial du pays. Mais Carrefour doit faire face à la concurrence : Uno, qui appartient à Numidis, une autre filiale Cevital, dirigée par Salim Rebrab est également très intéressé, peut-on lire sur les colonnes de Jeune Afrique.
Ce retour en Algérie s’inscrirait dans la stratégie de Carrefour, qui mise dorénavant sur le continent africain, comme en témoigne sa récente alliance avec le groupe de distribution CFAO pour s’implanter en Afrique de l’Ouest. Alors, après une arrivé en Tunisie en 2001, au Maroc en 2009 et en Egypte, l’Algérie sera-t-elle le quatrième pays africain doté d’un hypermarché Carrefour ? Affaire à suivre…

Source Algérie-focus Djamila Ould Khettab F.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 23:29

L’histoire du Beylik de l’Est revisitée

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Des scènes vivantes d’époque seront reconstituées à partir de documents, avec le Bey et ses auxiliaires siégeant dans la salle du Madjliss.

En 2010, le palais du Bey a été classé Musée public national des arts et des expressions culturelles traditionnelles (Mpnaectc) ; il a de ce fait acquis une autonomie financière en 2011. Depuis, le dernier bey de la période ottomane, à savoir El Hadj Ahmed Bey (constructeur de l’édifice), fait l’objet d’une large recherche historique menée par une équipe d’historiens et d’archéologues, de mouvements associatifs et d’anciens habitants de la ville, sous la houlette de la directrice de l’établissement, Chadia Khelfallah. «La décision de la ministre de la Culture de réserver une salle au palais à la mémoire du redoutable Ahmed Bey, nous a poussés à revisiter son histoire. Ce ne sera qu’après une étude rétrospective visant à restituer l’identité réelle de ce grand homme.

Il faut dire que les écrits de certains, à l’exemple de ceux du Français Charles Féraud et de l’officier allemand Fendlein Schlausser, qui côtoya de près le Bey, notamment durant son séjour à Constantine entre 1832 et 1835 (au palais) ont terni son parcours», a affirmé Mme Chadia Khelfallah. Selon elle, cette mission implique une recherche objective surtout que celle-ci repose sur les écrits et également sur l’héritage oral. «Il sera question de se ressourcer auprès des connaisseurs en possession de quelques vérités.  L’objectif est de donner à la future génération une version crédible de l’histoire du Beylik de l’Est», précise-t-elle. Par ailleurs, cette recherche ne sera pas classée dans des rayons d’une bibliothèque, elle sera concrétisée de visu au palais. L’équipe compte sur la scénographie pour la reconstitution d’une partie du quotidien du bey, à l’exemple du Madjliss El Bey. Notre interlocutrice nous explique que le concept du «Madjliss» équivaut à celui actuel de «gouvernement».

Cette salle comprendra l’ensemble des hautes personnalités du Beylik de l’Est : Hadj Ahmed Bey (dont la physionomie fait actuellement l’objet de recherches), et ses auxiliaires, comme «Gaid Eddar», Khaznadji, le Cadi, Bacha Hamba, Elhares, Bach Kahlia ou Gaid Marzouk et Bach Kateb. Ces personnages seront représentés dans le décor de l’époque. Le Madjliss sera donc prêt à être visité dès le mois de juin prochain, selon la responsable du Mpnaectc. Il est à préciser qu’entre 1835 et 1837, le bey fit de son palais une forteresse et un lieu de résidence. Notons que la vocation du Musée public national des arts et des expressions culturelles de Constantine est celle de la restitution du patrimoine matériel (le palais et les objets de valeur) et immatériel : l’artisanat, la musique  (malouf, aïssaoua, Fkiret), la broderie traditionnelle, la distillation des eaux florales et bien d’autres traditions menacée de disparition.
Source El Watan O. S. Merrouche

Le Pèlerin

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 16:39

Il assure que la mort de Boudiaf est due à "l'affaire du Sahara"

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Lemag : Mohamed Mechati, ancien membre des 22, et de l’OS, l’organisation spéciale qui a enfanté la Révolution Algérienne, s'est entretenu avec «El Watan» pour exprimer toute son amertume quant aux décideurs algériens qu'il traite de «bandits et de voyous». 
Dans cet entretien dont les grandes lignes ont été rapportées par le site Algérie Focus, Mohamed Mechati traite les décideurs algériens de«bandits et de voyous», utilisant le même qualificatif à propos d'Abdelaziz Bouteflika dont la longue hospitalisation, selon lui, n’est que «du cinéma». 
"Le comportement de Abdelaziz Bouteflika est connu : c’est un grand manœuvrier. Il l’a toujours été. Tout ce qu’il fait, il ne faudrait jamais le prendre au sérieux." a estimé Mechati avant d'ajouter que "c'est du cinéma". 
Mohamed Mechati a également fustigé la justice, notamment concernant les derniers scandales économiques. «Combien d’affaires ont déjà été escamotées sans que jamais justice ne soit faite ? Des tas. Vous parlez de justice, mais laquelle ? Un pouvoir de bandits et de voyous ne veut avoir qu’une justice pour voyous et bandits. Mais c’est le système qui est comme ça. S’il y avait une justice, vous pensez qu’on aurait eu ça ? Dans ce système, il peut y avoir des gens honnêtes. Forcément. Mais très peu. Car un homme honnête n’accepte jamais de travailler dans un pareil système et de nager dans ses eaux troubles», déclare-t-il avec amertume avant de lancer : «Trop. C’est trop».Pour ce révolutionnaire, «il faut un changement total» dans le pays. 
«Il nous faudrait des hommes qui n’ont pas de taches, des gens propres, pour reprendre en main les choses, pour faire sortir l’Algérie de ce gouffre dans lequel elle est enfoncée. Et ce ne sont pas les personnes qui sont actuellement au pouvoir qui le feront. Q’ils partent tous. Sans exception. Parce que des hommes honnêtes et propres existent bel et bien dans ce pays. Il faut juste leur en donner l’occasion», a-t-il affirmé. 
Concernant l'ex-président Mohammed Boudiaf, Mechati assure que son assassinat est due «beaucoup plus à l’affaire du Sahara Occidental». 
«Il avait pris un engagement écrit, appuyant la position du Maroc. Moi-même, je lui ai fait la remarque en Suisse, lui disant qu’il n’aurait pas dû. On s’est croisé et m’a jeté son regard méchant : j’ai pouffé de rire. Il m’invita à prendre un café. Il m’avait répondu qu’on n’avait pas bien compris le contenu de sa déclaration. Or, sa prise de position était des plus claires»,a-t-il précisé à ce propos.

Pour lire le texte depuis sa source, cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.lemag.ma/photo/art/defaul...g?v=1372792264

Source Lemag Leila Assam

Le Pèlerin

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 07:19

Algérie - Mohamed Boudiaf : un assassinat maquillé en acte isolé

mohamed-boudiaf.gif

 

Il y a vingt et un ans, le 29 juin 1992, l’Algérie avait perdu en Mohamed Boudiaf un homme courageux, nourri de bon sens. Son assassinat a été alors maquillé en "acte isolé". Les instigateurs d’un tel acte, ont montré par leur lâche, odieux et criminel geste, leur manque de courage et de bon sens.
"L’homme n’est rien d’autre que la série de ses actes", disait Hegel. Par la série de ses actes, Mohamed Boudiaf est entré dans l’histoire par la grande porte. Par quelle porte sont entrés en Algérie ceux qui ont concocté son assassinat et ceux qui savent et ne disent rien ?
Parmi les premiers responsables du pays au moment de "l’acte isolé", certains ne sont plus de ce monde et d’autres attendent leur tour pour partir, avec comme repère de l’histoire, qu’ils étaient là où ils ont permis d’abattre un homme derrière le dos, par manque de courage de venir le voir en face. Le faire venir de son paisible exil, puis l’assassiner comme ils l’ont fait, est la manifestation et la preuve les plus tangibles de leur manque de bon sens.
Forts ont été ceux qui l’ont abattu ; mais plus fort est Boudiaf qui va revenir incessamment avec son projet de société : le Rassemblement Patriotique National, avec sa devise : "L’Algérie avant tout". Une devise simple, mais combien porteuse de sérénité, de courage, de bon sens, de sacrifice, de nationalisme, d’intégrité, de vision et de projection vers l’avenir : tous des éléments qui ont fait, font et feront défaut au personnel politique algérien, tant qu’il continue à vivre avec le faux, pour le faux en allant toujours vers le faux.
Le système actuel, a dans la mémoire collective du peuple algérien, la responsabilité de : l’assassinat de Boudiaf, les deux cent mille morts de la tragédie algérienne des années 1990, les centaines de disparus, la gabegie, la corruption, les fausses élections, la fausse économie, la fausse règle de droit. C’est un système devenu par la force des choses esclave de lui-même, et comme disait Sénèque, "être esclave de soi est le plus pénible des esclavages" ; un esclavage duquel ils ne peuvent pas échapper car ils ne pourront jamais échapper à eux-mêmes.
Pour revenir au bon sens, Mohamed Boudiaf, par son sacrifice a choisi de vendre son âme à Dieu et par manque de bon sens, ceux qui ont préparé son assassinat, ont choisi de vendre leurs âmes au Diable, et comme disait Goethe : "C’est une loi des diables et des revenants qu’ils doivent sortir par où ils sont entrés". Ainsi, le Jour du Jugement Dernier, "El Akhira", Boudiaf viendra se prosterner devant Le tout Puissant, et ses assassins finiront en compagnie du diable.
Mais ce qui importe maintenant c’est la vie du peuple algérien, un peuple qui existe mais qui ne vit pas ; et comme disait Victor Hugo : "Le plus grand ennui c’est d’exister sans vivre", et Voltaire le complète en notant que : "Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin". Faisons un peu attention autour de nous, et nous remarquerons que l’ennui, le vice et le besoin sont devenus le lot quotidien de l’Algérien, riche ou pauvre, intellectuel ou inculte, religieux ou non.
Ainsi le système a dénaturé l’Algérien. La nature veut que l’homme travaille et que l’oiseau vole. Le système a renversé les valeurs, et c’est l’oiseau qui travaille en Algérie et l’homme vole ; il vole dans les caisses de l’Etat, dans la famille, dans tout ce qui présente l’occasion de voler.
Le système auquel voulait mettre fin Mohamed Boudiaf, est le système qui a inculqué à l’Algérien la mentalité de vouloir boire de l’eau sans jeter le seau dans le puits, de manger de la viande sans élever le cheptel, de manger la noix sans briser la coquille, de manger une omelette sans casser des œufs. Ainsi, l’Algérien a perdu le courage de travailler et le perdre est une perte irréparable ; elle ne sera réparée qu’avec le système qui l’a causée.
Dans cet objectif, et à la demande de milliers d’Algériens, de tout âge, toute condition sociale, je propose à ceux qui partagent les idées de Boudiaf, de reprendre le Rassemblement, de réactualiser sa plateforme et de la proposer à la concurrence politique, loyale, sans haine et sans revanche, dans la perspective de répondre aux attentes de la jeunesse, de l’injustice, de la Hogra et de tous les maux dans lesquels s’est retrouvé le peuple ces dernières années.
Les changements intervenus dans le périmètre de l’Algérie devraient ouvrir les yeux aux Algériens pour comprendre une bonne fois qu’avant ce système rien ne manquait à l’Algérie et avec son départ rien ne manquera à l’Algérie. Bien au contraire, l’Algérie se permettra, avec le départ de ce système, tout ce qui lui a manqué depuis l’indépendance confisquée, c’est-à-dire une bonne école, un hôpital accueillant, une vie correcte, paisible et organisée, une justice respectable; enfin un Etat bon, juste, craint et respecté.
Voilà une partie de ce que je propose à tous les inconnus honnêtes, femmes et hommes, qui veulent donner quelque chose au pays et non pas seulement prendre quelque chose de ce pays. Ne vaut rien celui qui n’est utile à personne.
Source Le Matin Dz Nacer Boudiaf
Le Pèlerin

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 23:31

Il a beaucoup marqué l’église algérienne

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Le père Denis Gonzalez vient de nous faire (re)découvrir “le destin exceptionnel” d’un des enfants du pays et les valeurs portées par ce dernier au travers de ses nombreuses positions, pendant la guerre de Libération nationale, à l’Indépendance et même durant la décennie noire. Rédigé par un concitoyen dont l’engagement envers le mouvement associatif se poursuit à ce jour, Léon-Étienne Duval… apporte un précieux éclairage sur la personnalité et l’apport d’un homme de religion qui, comme Mgr Teissier ou le père Scotto, pour ne citer que ceux-là, a marqué de son empreinte l’église algérienne. D’emblée, l’auteur avoue qu’il s’est imposé le devoir de sauver “certaines pages de ce passé”, dont il a été en grande partie témoin. Étienne Duval est né le 3 novembre 1903, à Chenex, en Savoie, dans une famille nombreuse. En février 1947, soit près de deux ans après la répression sanglante du 8 Mai 1945, il débarque à Alger à 43 ans, pour se rendre à Constantine et pour assurer sa fonction d’évêque. Devenu ensuite archevêque d’Alger (1954), puis cardinal (1965), sa mission épiscopale durera plus de 40 ans et s’achèvera en avril 1988, date de sa retraite.
Un observateur attentif et avisé des évolutions en Algérie
Dans ses premières paroles publiques, à l’est du pays, Étienne Duval insiste sur “les préférences impérieuses de l’amour à l’égard des pauvres, des humbles, de ceux qui souffrent”. Dès janvier 1955, Mgr Duval condamne sans appel la pratique de la torture et reconnaît le droit à “la libre expression des aspirations légitimes des populations d’Algérie”. Il s’illustre dans le service de “l’amour fraternel” entre les communautés musulmane, chrétienne et israélite, du respect de la dignité humaine, de la justice et de la liberté. En invitant les fidèles à ne pas confondre “la présence coloniale et la présence chrétienne” en Algérie. Pour l’auteur, les appels répétés de l’ancien archevêque “étaient ceux d’un homme de foi certes, mais aussi ceux d’une grande conscience morale de son temps”, des positions qui ont d’ailleurs suscité de “virulentes hostilités” à son égard.
Le père Gonzalez souligne en outre qu’Étienne Duval était doté d’une “très forte personnalité”, tant spirituelle qu’intellectuelle, se révélant observateur très attentif et avisé” des évolutions en Algérie et dans le
“un monde. En janvier 1964, Mgr Duval révèle au journal français Le Monde qu’en Algérie, “l’église (…) n’a pas choisi d’être étrangère, mais algérienne”. Une église qui, selon lui, “doit être ouverte à la population et aux réalités du pays”.
L’année suivante, il opte pour la nationalité algérienne afin de signifier son “attachement profond à l’Algérie (qu’il) aime”. Dans cette période de l’après Indépendance, le cardinal affichera des positions en faveur du “droit des peuples au développement” pour le Tiers-monde, du respect aux travailleurs émigrés, des personnes détenues à la suite du coup d’État de 1965 pour délit d’opinion, et des droits des peuples à l’autodétermination.
Dans les années 1970, il apportera son soutien à la cause palestinienne, puis à celle des Sahraouis. Il s’impliquera après dans le débat autour de la nouvelle Constitution (de 1989), insistant sur “la marque d’une République (qui est) le respect de la personne humaine, de sa dignité et de ses droits”. Au début de la décennie sanglante, le cardinal sort de sa réserve et lance un appel, le dernier, pour “un renouveau de confiance” et “la restauration de la vie sociale”, non sans dénoncer “le crime (qui) est un outrage à Dieu”.
Soulignons que le livre de Denis Gonzalez contient de nombreux textes, y compris les réflexions du cardinal sur le dialogue islamo chrétien et les témoignages d’une trentain
e de personnalités dhorizons divers, dont lactuel chef de l’État, Mohamed Bedjaoui, Pierre Chaulet, Mahfoud Kaddache, Réda Malek, André Mandouze, Abdelhamid Mehri et Hocine Zehouane. Son ouvrage parviendra-t-il à ressusciter lhistoire en ce quelle a de vivant et dutile, encore ? En tout cas, cest le but de ce livre qui nous invite à un débataujourd’hui (…) ouvert et libre”.

Source Liberté Hafida Aeyar

Le Pèlerin

 

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 04:17

Oran peine à faire briller ses joyaux

Oran mer

 

«Rien n'est plus beau, rien n'est plus significatif pour celui qui aime du même amour l'Afrique et la Méditerranée que de contempler leur union du haut de Santa Cruz. Ce tas de monnaies blanches jetées au hasard, c'est Oran. Cette tache d'encre violette c'est la Méditerranée. Cette poussière d'or sur un miroir d'argent, c'est le sel de la plaine à travers le soleil». C’est en ces termes qu’a résumé Jean Grenier, écrivain et philosophe français, la beauté et la splendeur d’une ville considérée comme l’une des contrées les plus «vivantes» du Maghreb. Cette même ville en a toujours fasciné plus d’un. On ne la visitera jamais assez. La ville d'Oran mérite bien son surnom de «El-Bahia» c'est-à-dire la Radieuse ou la Ravissante. Elle a réussi à préserver son identité malgré – ou peut-être grâce à – la succession des envahisseurs. Si vous y êtes de passage, elle saura vous accueillir. Un séjour sur le sable doré des plages oranaises, une virée à travers ses ruelles, son marché de la Bastille ou son Front de mer ne vous feront que du bien.

Des plages féeriques
Flux - De nombreux estivants, venus des quatre coins du pays, et même de l'étranger, sont tombés sous le charme de ces belles plages féeriques. Ils sont devenus des habitués de ces lieux paradisiaques.

Le littoral oranais jouit d'un cadre côtier exceptionnel. Comme tous les ans en cette saison estivale, des millions d’estivants y sont attendus.
Onze, selon les estimations de la direction locale du tourisme. La corniche se situe à quelques kilomètres à l'ouest de la ville, c'est la place préférée des Oranais et des touristes se trouvant dans la région. La corniche oranaise possède une multitude de plages superbes.
«Il fallait venir en pleine période estivale pour pouvoir se mêler à tout ce beau monde qui nous vient de partout.
A partir de la première quinzaine de juin, gare aux retardataires. Plus de place pour eux ni dans les parkings et encore moins sur la plage», témoigne un commerçant exerçant non loin de la plage Beauséjour à Aïn El-Turk. En effet, les plages de la corniche s'étendent sur une distance d'environ dix kilomètres.
Les plus réputées sont, sans conteste, celles de Coralès, les Andalouses et Bousfer. De nombreux estivants, venus des quatre coins du pays et même de l'étranger, sont tombés sous le charme de ces belles plages féeriques. Ils sont devenus des habitués de ces lieux paradisiaques. Aussi, ils ne ratent pas le rendez-vous estival puisqu'ils sont toujours là pour savourer les plaisirs de la mer et oublier, pour un temps, les soucis de la vie.
Ces plages sont donc prises d'assaut, dès le début de la saison estivale, par un grand nombre de vacanciers, avec un record d'affluence durant les week-ends. Pour fuir la canicule, nombreuses sont les familles qui préfèrent la destination de la grande bleue.
Elles y viennent. Et elles y reviennent.
L’une des plages les plus convoitées de la wilaya, est, assurément, celle d’Aïn El-Turk, à l’extrême ouest de la ville et comme à l'accoutumée, la plage de Bousfer a hâte de retrouver ses habitués.
Ces derniers sont aussi impatients d’enlacer ses eaux azur. Coïncidant, encore cette année, avec le mois du carême, les estivants seront, sans nul doute, nombreux à s’y rendre.
Et contraints, ainsi, d’écourter leur séjour, les premières semaines de la saison estivale seront sûrement marquées par une grande affluence. Pour s’assurer que les choses se passent comme prévu, les autorités locales ainsi que la direction locale du tourisme «veillent à ce que cette saison soit encore plus réussie que celle de l’année écoulée».

Le Fort Santa Cruz
Vestige - Fleuron de l’architecture militaire de l’époque et gloire du patrimoine d’Oran, le fort de Santa Cruz a été bâti par les Espagnols au XVIe siècle (entre 1577 et 1604) pour protéger la ville.

C’est un site magnifique, avec une vue imprenable sur la ville d’Oran.
Le fort de Santa Cruz a été un lieu de combats sanglants entre Ottomans et Maures vassaux contre les Espagnols et tribus arabes alliées à ces derniers.
Ce fort se dresse sur la crête du massif de l'Aïdour.
Sa situation en faisait un point stratégique. Il a survécu aux nombreuses mutations du temps, notamment le puissant tremblement de terre qui secoua Oran en 1792 et qui fit quelque 2 000 morts. Cette secousse a menacé ses fondations, d’où la nécessité de sa restauration.
Des dizaines de pierres taillées ont été tronquées du monument par des pilleurs pour servir à la construction de maisons érigées à flanc de montagne, de même que nombreux sont les objets authentiques qui y ont été volés. Le fort, peu protégé, voire délaissé, par les autorités durant la décennie noire, a été endommagé et dépouillé par les pillards et les saboteurs, en dépit des appels pressants lancés par Bel Horizon, une association qui œuvre, depuis des années, pour la sauvegarde et la réhabilitation du patrimoine historique et qui a, néanmoins, limité les dégâts grâce à ses multiples campagnes de sensibilisation et de volontariat et à son ingérence «positive» dans toutes les affaires concernant le fort de Santa Cruz, et ce, en vertu de son statut d’association domiciliée dans ce fort.
En contrebas, une petite chapelle. La chapelle de la vierge, exposant une statue de la Vierge Marie, a été construite en 1850, après la terrible épidémie de choléra de 1849 qui avait fait plusieurs centaines de victimes par jour. Elle est dédiée à Notre-Dame du Salut.
Elle a été rebâtie en 1851, à la suite de l'effondrement de la voûte. Mgr Callot, premier évêque d'Oran (1867-1875), voulait construire une église plus digne que ce petit oratoire. Mais au lendemain des désastres de 1870, il ne put réaliser que le clocher, dont la première pierre a été posée le 10 février 1873, et une statue de la Vierge, réplique de celle de Notre-Dame de Fourvière à Lyon, installée sur la tour le 6 décembre de la même année. La cloche de la tour, d’un poids, de 1 178 kg, coulée dans les ateliers Burdin de Lyon, a été mise en place le 4 juillet 1874. L’endroit constitue de nos jours «un passage obligé pour tout visiteur de passage à Oran».

Des sites mythiques en quête de réhabilitation
Légende - La périphérie immédiate du chef-lieu de la wilaya d’Oran est aussi riche en monuments historiques, que le centre-ville, témoignant de la place privilégiée qu’occupait Oran à travers les temps.

En effet, la wilaya d’Oran recèle 24 sites historiques et archéologiques dont la majorité se trouve au vieux quartier de Sidi El-Houari, quartier classé site protégé. Ce même quartier populaire, l’un des plus anciens de la ville, est un véritable musée à ciel ouvert où se côtoient près de 70 monuments remontant aux différentes périodes vécues par cette cité allant de la préhistoire jusqu’à la période de la colonisation française, en passant par l’ère arabo-musulmane, espagnole et turque.
A citer, entre autres, les Bains turcs construits par le Bey Bouchlaghem en 1708 et utilisés ensuite par les Français comme laverie. Ces bains sont composés d’une multitude de petites pièces de 4 à 15 m2, d’une grande terrasse et d’une grande cour, actuellement occupées par l’Association santé Sidi El-Houari.
Parmi les sites drainant les touristes, locaux et étrangers, figurent la porte de Canastel, la mosquée du Pacha, le palais du Pacha et l’église Saint Louis. L’Hôtel de ville, communément appelé «Dar Esboua», en référence aux deux lions en bronze qui trônent à son entrée faite de marbre pur, a été construit en 1886. Il se dresse au centre-ville et surplombe la place du 1er-Novembre-1954, (ex-place d’Armes). La bibliothèque de la cathédrale d’Oran est située à la place chahid Zeddour-Belkacem, au centre-ville d’Oran.
Il s’agit d’une ancienne cathédrale, construite en 1913, transformée en 1985 en bibliothèque au profit des étudiants et lycéens de la ville. Elle se distingue par son style architectural néo-byzantin.
Il y a lieu de noter que la périphérie directe du chef-lieu de la wilaya d’Oran est aussi riche, en monuments historiques, que le centre-ville. Et il s’agit, bien entendu, de ces forts qui témoignent de la place privilégiée qu’occupait Oran à travers les temps.
Le fort Sainte-Thérèse, sis au nord-est du Châteauneuf et gardien de la plage de Karguent, aurait été bâti par le comte d'Alcaudète en 1557-1558. Il a été reconstruit en 1737-1738 par don José Vallejo.
C'est dans ce fort qu’Otman Ben Mohammed, 27e bey, déposa toutes ses richesses lorsque, pour échapper à la mort, il voulut s’enfuir par mer. La batterie du Petit-Maure (el Morillo), ou de Santa-Anna, placée au-dessous de la promenade du Châteauneuf et armée de quelques pièces de canon pour la défense de la côte, a été élevée entre 1740 et 1741, sous don José Vallejo.
Quant au fort San-Miguel, situé au-dessus de Mers El-Kebir qu'on appelait encore Bordj El-Francès, bâti en 1740, il a été démoli par Mohammed El-Kebir, en 1791. Il y a lieu d’y ajouter le réduit Sainte Barbe, le fortin ou lunette Saint-Louis, et l'ancien château Saint-Philippe.

Une destination de rêve, mais….
Carences - Oran a de quoi faire rêver, mais pour des raisons inexpliquées, cette ville se meurt. De l’avis des Oranais eux-mêmes, elle a perdu de son charme.

Insécurité, monuments historiques délaissés et manque de savoir-faire, voilà à quoi se résume la politique des slogans. C’est ce qu’a déclaré, récemment, le secrétaire d’Etat au Tourisme, Mohamed Amine Hadj Saïd, lors de sa visite à El-Bahia. Oran recèle, en effet, des potentialités à même d’en faire une wilaya pilote en matière de tourisme local, mais le chemin à faire reste encore long.
A commencer par garantir, en premier lieu, «un cadre agréable pour les touristes. Pour cela, il est de notre devoir de veiller à réunir toutes les conditions d’un séjour inoubliable», a estimé un gérant d’une agence de tourisme. Pour notre interlocuteur, le plus important, serait avant tout, de saisir le sens du mot tourisme qui veut dire, entre autres, prestation de services de qualité.
Or, la qualité des prestations offertes actuellement est jugée très moyenne pour ne pas dire médiocre, du moins chez bon nombre d’opérateurs de tourisme, où l’accueil et la prestation sont empreints d’un manque de professionnalisme. D’autres insistent sur le volet sécuritaire. «Oran, comme toutes les grandes villes, a son lot en termes d’agressions.
Il est vrai que les différents services de sécurité font un travail remarquable sur le terrain, mais le phénomène est loin d’être endigué», témoigne un collègue, «conseillant» à notre photographe de faire très attention à son appareil.
Quant aux professionnels du secteur, la promotion du tourisme à Oran «n’est pas un miracle». «Rares sont les villes qui ont connu une telle cohabitation des confessions musulmane, juive et chrétienne, cohabitation attestée par ses mosquées, ses synagogues et ses églises. C'est en parcourant ces mêmes ruelles qu'Albert Camus imagina le scénario d'un de ses plus célèbres romans.
On a de la chance d’habiter une ville aussi riche en histoire», a-t-on souvent indiqué, faisant ainsi référence aux différents sites historiques de la ville d’Oran qui «attendent encore une main bienfaisante et restauratrice».
Rappelons dans ce sillage que l’opération de restauration, entamée depuis l’année écoulée, se poursuit toujours. Des sommes colossales avaient été dégagées pour la circonstance, cependant, les travaux avancent lentement.
Les objectifs, selon la direction locale de la Culture, consistent à protéger et mettre en valeur le patrimoine culturel, à restaurer les immeubles et moderniser les logements, mais aussi à réglementer et restructurer le centre historique pour améliorer l’environnement et le cadre de vie et enfin à développer la fréquentation touristique

Le rôle des agences touristiques
Marginalisation - «Si l’on tient concrètement à faire de la wilaya d’Oran une véritable destination touristique, loin de la démagogie de nos responsables, chacun à son niveau, les agences de voyages doivent être impliquées davantage».

C’est ce qu’a affirmé à InfoSoir Larbi Mazouz, gérant de Low Cost Tourisme. Reconnaissant que les agences «font dans l’exportation du touriste et non le contraire», ce professionnel a estimé que la prestation touristique est en lien direct avec celle de l’hébergement. «En dépit de tous les investissements consentis dans ce cadre, toute la région de l’Ouest est loin d’être un modèle en la matière. C’est pour cela que les organismes en charge du tourisme, les agences en particulier, pratiquent ce qui est appelé ’’l’exportation du tourisme’’», a-t-il dit.
Et de rappeler que les agences fonctionnent selon la demande. «Et cette demande se résume, pour l’instant, à un grand engouement pour des destinations autres que l’Algérie, à l’instar de la Turquie, l’Egypte, Cuba et, à un degré moindre, la Tunisie qui a vu sa cote se replier pour cause de dégradation continuelle de la situation sécuritaire dans le pays», a-t-il expliqué, estimant que le plus grand manque dans notre pays, en termes de tourisme, «reste l’absence flagrante de plateformes touristiques où toutes les infrastructures sont censées être réunies». Pour remédier à cette situation, notre interlocuteur préconise une véritable prise de conscience du seul secteur pouvant assurer l’après- pétrole. Pour y parvenir, Larbi Mazouz, a «souhaité» que les actes se joignent à la parole en mettant en œuvre le contenu du SDAT 2025. Pour lui, il est également primordial de faire un travail de fond, s’agissant du mental. «La mentalité algérienne devrait, inéluctablement, changer. Nos voisins du Maroc ou de la Tunisie n’ont rien de plus que nous.
Mais contrairement à l’Algérie, ces deux pays ont su investir le vide touristique existant dans le bassin méditerranéen et, ainsi, faire évoluer les choses à leur profit», a-t-il insisté.
Par ailleurs, le gérant de Low Cost Tourisme s’est longuement attardé sur le volet formation qui est un élément «à ne pas négliger dans la promotion touristique, d’autant qu’il n’existe qu’une seule école de tourisme et d’hôtellerie dans tout l’Ouest algérien, sise à Aïn Témouchent». «Il est inconcevable de voir nos hôtels et nos infrastructures touristiques

Un carrefour d’histoire et de religions
Contribution - Dans ce bref entretien, Amirouche Belabes, inspecteur de tourisme à la direction locale d’Oran, estime que «c’est à partir des erreurs du passé qu’on peut mieux aborder l’avenir».

InfoSoir : Avant tout, quelle évaluation faites-vous de la saison estivale de 2012 ?
A. Belabes : Je dirais que, de tous les points de vue, la saison a été réussie. Notre présence sur le terrain nous a renseignés sur le fait que les gens étaient dans l’ensemble satisfaits.

Peut-on comprendre, par là, qu’aucune lacune n’a été enregistrée ?
Non. On ne peut pas être parfait à 100%. Mais on compte en tirer les leçons, cette saison.

Justement, comment se présentent les préparatifs pour 2013 ?
Pour ce qui est des préparatifs, à la direction du tourisme, on n’a pas attendu la dernière minute pour tout mettre en œuvre. Ce travail a débuté depuis plusieurs mois. Selon un constat établi, il a été décidé d’autoriser la baignade dans les 34 plages que compte la wilaya. En chiffres, la saison estivale, dans la capitale de l’Ouest, se résume à trente-quatre plages autorisées à la baignade, six campings d’une capacité de 2 436 lits et treize centres de vacances d’une capacité de 2 410 lits.

Un aperçu sur le dispositif sécuritaire…
La sécurité n’est pas en reste. On y a songé en concertation avec tous les services concernés. Ainsi, les services de la Protection civile renforcent leur présence à travers vingt-huit postes de garde en plus des vingt-six postes de la Gendarmerie nationale et les trois postes de police. La direction locale du tourisme a rappelé, dans le même sillage, que 50 établissements touristiques ont adhéré au plan «Qualité tourisme Algérie». Il s’agit de 32 hôtels, 15 agences de voyages et 3 restaurants. Pour le long terme, 47 projets touristiques sont en cours de réalisation.

L’été va être écourté de quelques jours, mois de jeûne oblige, comment comptez-vous y remédier ?
Ce que nous pouvons promettre à tous ceux qui désirent se rendre, en cette période, à Oran, c’est que l’animation leur sera garantie. Je pense que la direction locale de la culture n’a pas omis ce détail.

Source Infosoir Farid Houali

Le Pèlerin

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 04:16

Une équipe française à l’EHS de Ben Aknoun

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Une équipe de spécialistes en chirurgie de la main et du membre supérieur a effectué des interventions chirurgicales, samedi et dimanche,  au service d’orthopédie de l’EHS de Ben Aknoun.

Dirigée par le Professeur Alain Gilbert, spécialiste en chirurgie de la main et du membre supérieur de l’Institut de la main à Paris, mondialement connu pour la chirurgie des paralysies du plexus brachial obstétrical, et son assistante, le docteur Anne Valérie Thirion, médecin-anesthésiste des enfants, cette équipe intervient bénévolement depuis quelques années dans ce service.

Après avoir assuré trois missions en 2012, l’équipe, accueillie par le Professeur Benbouzid, chef de service d’orthopédie à l’hôpital de Ben Aknoun, prévoit déjà d’autres missions à l’avenir,  afin d’assurer une pérennité dans la prise en charge des patients algériens. L’équipe est arrivée vendredi à Alger où de nombreuses interventions ont été programmées, le samedi et le dimanche, portant essentiellement sur des paralysies du plexus brachial obstétrical et des malformations complexes de la main. Cette équipe vient opérer nos patients et assurer la formation des chirurgiens algériens à titre bénévole.

Cette initiative est extrêmement avantageuse pour le pays, estime le Professeur Benbouzid, dans la mesure où certains cas nécessitent un transfert coûteux vers des centres spécialisés à l’étranger.  
«Cette formation permettra à nos élèves chirurgiens orthopédiques d’assister, de participer, de s’entraîner tout en étant guidés par des experts de qualité. Ce qui  évitera  d’envoyer des patients à l’étranger au prix d’une facture que l’Etat algérien n’arrive plus à supporter», a-t-il souligné.
A noter que la venue de cette équipe médicale a été possible grâce à l’association Tendre la main, présidée par Mme Nafa et basée en France, qui a assuré la prise en charge du transport (billets d’avion).

Source El Watan Djamila Kourta

Le Pèlerin

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 04:15

Barroso la semaine prochaine à Alger

barroso

 

Le chef de la délégation européenne, Marek Skoulil, a confirmé hier à Alger la prochaine visite du patron de la commission de Bruxelles, José Manuel Barrosso, en Algérie. En plus de la Politique européenne de voisinage (PEV) et le bilan de la relation entre l'Algérie et l'Union européenne, qui seront certainement abordés, un accord énergétique entre l'Algérie et l'Union européenne pourrait être signé à l'occasion de cette visite. 

Le chef de la délégation européenne, Marek Skoulil, qui n'a pas donné de détails sur cette visite, a indiqué que le séjour de José Manuel Barrosso s'inscrit dans le cadre des concertations entre l'Algérie et l'Union européenne. «Je confirme la visite en Algérie, la semaine prochaine, du président de la Commission européenne. Mais je préfère laisser le soin, à lui et à ses homologues algériens, de dévoiler le contenu et l'objet de sa visite», a affirmé Marek Skoulil lors d'une conférence de presse conjointe avec l'ambassadeur croate en Algérie, tenue à l'occasion de l'adhésion de la Croatie à l'Union européenne. Le président de la Commission européenne abordera avec de hauts responsables algériens plusieurs dossiers, entre autres, le bilan de la relation entre l'Algérie et l'Union européenne, la Politique européenne de voisinage (PEV) rénovée et le mémorandum sur l'énergie. L'accord énergétique entre l'Algérie et les 28 pays de l'Union européenne sera également à l'ordre du jour de cette visite. L'institution européenne avait donné, le 15 avril dernier, son feu vert aux pays de l'Union pour conclure cet accord avec l'Algérie. L'accord sera ensuite ratifié par le Parlement européen et signé à  Alger à l'occasion de cette visite. Annoncée pour début 2013, la signature de l'accord a traîné du fait de la complexité des procédures de sa validation au niveau des institutions européennes,  précise-t-on. Ce partenariat donnera un nouvel essor aux relations énergétiques algéro-européennes en ouvrant de nouvelles perspectives de développement en Algérie de l'énergie  conventionnelle, des énergies nouvelles et renouvelables, de la pétrochimie et de la transformation des hydrocarbures en général. Il devrait également permettre un rebond des flux des investissements dans l'énergie, tant revendiqué par l'Algérie, un transfert technologique et la mise en œuvre de projets dans les énergies conventionnelles et non conventionnelles. Fournisseur important de l'UE en énergie, l'Algérie assure à elle seule entre 13 et 15% des besoins européens en gaz. Plus de 97% de ses exportations de gaz naturel, en moyenne 60 milliards de mètres cubes par an, sont destinés à l'Europe. Dans cet accord Alger a défendu un retour des investissements dans l'énergie à travers des partenariats en amont et en aval, l'Union européenne, déjà liée par de tels types d'accords avec la Russie et le Qatar, devrait sécuriser quant à elle ses approvisionnements en énergie. L'Algérie demeure l'un des rares fournisseurs fiables en énergie du  continent européen, mais les relations énergétiques entre les deux partenaires  n'ont pas toujours été au beau fixe, estiment des observateurs. Les entraves imposées par l'UE pour le déploiement de Sonatrach sur le marché européen ont souvent pénalisé le groupe algérien. Sonatrach avait fermement critiqué la directive de la Commission européenne qui interdit aux producteurs d'énergie de distribuer directement leurs produits sur le marché européen. S'agissant de l'accession de la Croatie à l'Union européenne, Marek Skoulil a indiqué que cette adhésion profite à l'Europe mais aussi aux pays de la rive sud de la Méditerranée, y compris l'Algérie, étant signataire de l'accord d'association avec l'Union européenne.

Source Le Jour d’Algérie Mehdi Ait Mouloud

Le Pèlerin

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