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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 23:18

Algérie - Nos ancêtres, les Berbères donatistes

«J'écris pour me parcourir» (Henri Michaux)
Jadis, à l'école coloniale, le maître ne cessait de réitérer que nos ancêtres étaient les Gaulois. Tout en répétant en chœur, les mûrs de la classe restaient muets, car rien n'était Gaulois dans notre physique et nos haillons. La Gaule n'était pas la Berbérie numide Africaine, couloir des civilisations. Aussi, et dans la contradiction, la silhouette de St Augustin arborait les vitraux de l'église coloniale de mon village natal. Cet antique Algérien de Thagaste, père de l'église Romaine, a démystifié l'école coloniale de jules Ferry et «l'ancêtre gaulois».
J'ai pris la décision de regarder derrière moi à travers la lecture juste de l'histoire de ma nation. Une fierté incommensurable a envahi la profondeur de mon âme. Là, j'ai décidé d'écrire pour me parcourir, découvrir encore plus le lointain de la région qui m'a enfanté et dont l'amour coule quotidiennement dans mes veines qui sécheront un jour dans sa terre que j'ai tant senti et mordu.
Charles André Julien me tend l'histoire de l'Afrique du nord, des origines à la conquête arabe. Tout doucement j'arrive au chapitre intitulé « La conquête et l'occupation vandales» et, je lis '...Les fouilles opérées à Ala Miliaria (Benian)... permettent d'évoquer les rencontres sanglantes entre hérétiques et orthodoxes dans la Maurétanie Occidentale ou le donatisme restait puissant. Elles mirent au jour les caveaux de plusieurs dignitaires de la secte, notamment celui de la religieuse Robba, qui, pour avoir succombé, en 434, sous les coups des « traditeurs», mérita la palme du martyre et l'érection d'une basilique.
L'invasion des vandales m'a permis de percevoir un nom, que de nombreux historiens, souvent par sentiment à l'égard de l'église de Rome qualifient «d'hérétique» ou quelques fois dans l'obédience colonialiste, n'osent pas le citer. Un petit nom, frêle peut être comme le corps pur et dur de cette dame qui a marqué de son empreinte le sud est de la Maurétanie Césarienne. Ni arme, ni armée, à pied ou sur un équidé, elle a sillonné certainement les plaines d'El M'cid et de Ghriss pour affirmer le donatisme au niveau de la masse prolétaire agricole et, isoler les colons berbéro romains. En un laps de temps (429-434), elle a ressuscité le mouvement donatiste farouchement persécuté par St Augustin. Une Révolte sociale qui lui coûta la vie. Elle, Robba adepte de l' évêque Donat de Baghaï des Nemmemchas, père du donatisme, mouvement nationaliste qui a déstabilisé l'église de Rome jusqu'à l'arrivée des Byzantins. A ce sujet, François Decret m'authentifie :» de tous les mouvements qui ont marqué l'aventure du christianisme en Berbérie, le donatisme aura été le plus « africain », le seul qui soit né sur cette terre où il s'épanouit, plus de trois siècles durant.»
Impulsion à caractère politique qui a permis l'émergence de l'expression anticolonialiste par les historiens engagés tels que Courtois et Mesnage. Ce dernier m'ouvre la parenthèse et affirme :» Les chefs Donatistes n'étaient en fait que des révoltés à l'égard de l'autorité Romaine. Quant aux indigènes, c'est toujours des vaincus frémissant Sous le joug. Or, on proteste comme on peut contre le joug qui opprime; ne point parler la langue du maître, c'est déjà se séparer de lui par quelque chose d'essentiel, mais prier autrement que lui est beaucoup plus encore, car cela constitue une révolte morale qui satisfait bien mieux les sentiments de nationalité.» Une telle assertion me réconforte et témoigne que Robba la religieuse donatiste, était une résistante berbère ayant gagné de la sympathie chez les circoncellions synonymes du prolétariat indigène des plaines d'el M'cid et de Ghriss. Cette frange de berbères attachée à ses traditions, à ses coutumes et à sa langue restait fidèle à elle-même et jalouse de son indépendance.
Serge Lancel et Paul Matteï, professeurs, chercheurs et spécialistes de l'histoire du christianisme en Afrique m'étalent leur ouvrage intitulé «Pax et Concordia, chrétiens des premiers siècles en Algérie», mettant en exergue la «sagesse» de notre compatriote et ancêtre St Augustin, persécuteur du mouvement donatiste. Une véritable réplique de la «Pax Romana» que notre humble historien Mahfoud kaddache qualifie:» d'euphémisme cachant mal la réalité, celle des insurrections permanentes du pays profond resté indépendant; celle des révoltes et des jacqueries dans le territoire occupé. En pays berbère, l'histoire de la domination romaine est celle de cinq siècles de guerres acharnées pour la liberté et l'indépendance.»
Dans le même ordre d'analyse, je consulte Dominique Arnaud à travers sa publication «histoire du christianisme en Afrique» dans la collection mémoire d'église, qui me garantit:» au niveau social et politique, l'église donatiste ou l'église des saints, devient très vite le lieu de ralliement de tous ' les champions de l'indépendance, les adversaires du pouvoir établi, les insaisissables Berbères, les farouches numides, les campagnards mécontents'... les privilèges accordés par l'empereur à l'église d'Afrique du nord et les persécutions des donatistes ne font que confirmer «les saints» de la justesse de leur cause.»
Plus j'avance dans ma lecture, plus je me rassure de l'esprit anti- colonialiste qui animait la Maurétanie Césarienne, tant au niveau du Berbère culturellement romanisé non catholicisé, entre autre les chefs donatistes, qu'au niveau des berbères prolétaires indigènes, spirituellement et culturellement indépendants et qu'on appelle communément les circoncellions. Ces derniers prirent eux-mêmes la décision de se rapprocher des donatistes. Les Circoncellions virent dans la dissidence religieuse donatiste, la religion des pauvres, et de ce fait, ils offrirent aux donatistes persécutés un appui inespéré, et traitèrent les évêques catholiques, comme ils avaient traité les grands propriétaires fonciers berbéro-romains. Le donatisme a été pour eux l'expression du désir d'une indépendance politique. On peut dire que la coalition ( donatistes et circoncellions ) constituait au IVè siècle une masse prolétaire à vocation agricole, et non des bandits sans foi ni loi tels que décrit par St Augustin . M.Keddache conforte notre point de vue par:» Ce fut une véritable tentative de révolution sociale tendant à la libération des opprimés, esclaves ou mains-d'oeuvre de condition libre au chômage; il s'agissait bien d'un phénomène économique, d'une réaction d'un prolétariat agricole réduit à la misère.»
Le donatisme, est un effet qui va bien au-delà d'une simple crise religieuse. Il est lié à l'instabilité économique des classes rurales et pauvres et au refus ancestral de la population berbère d'être dominée par la culture romaine étrangère. Le donatisme rejette à la fois le joug de l'unité impériale et celui de l'unité catholique.
Le donatisme qui résista fortement à la présence romaine en Maurétanie Césarienne, a su galvaniser le prolétariat agricole, et récupérer les circoncellions pour élargir son mouvement. L'église de Rome très affaiblie et divisée, se redressa spontanément sous l'ère de Bélisaire, c'est-à-dire la période byzantine, et s'estompa vers la fin du VIIIé siècle avec l'avènement de l'Islam. Le donatisme a su galvaniser les masses prolétaires en Maurétanie Césarienne et à ce sujet W.H.C. Frend écrit justement:» Donat défend une série de valeurs que Cyprien et Tertullien avaient défendues. Il représente le courant principal de développement de l'Eglise Nord Africaine. De plus, il attire à son église un mouvement social révolutionnaire...»
Honorus le donatiste, évêque d'Aqua Cirense (Bouhanifia) et frère de Robba me remonte sur la présence de cette religieuse dans notre périmètre, immortalise le Djebel Robba et, un peu plus loin dans la plaine limitrophe de Ghriss la basilique de Robba à Benian ( Ala Miliaria ).
Notre modeste recherche nous a permis, en plus du djebbel Robba et la basilique de Robba, de mettre en valeur un site archéologique au douar Souabria (Sfisef), sur le flan sud- ouest de la forêt d'El Guetarnia . Ce qui implique aisément que ma région natale est antique et, fortement donatiste.
Les Historiens de l'église de Rome, ont qualifié dans leurs écrits les donatistes «d'hérétiques» et de «schismatiques». Non! les berbères numides avaient leur propre église africaine, à connotation orientale. Encore plus, la bible a été traduite en latin en Numidie par deux autochtones, à savoir Tertullien et St Cyprien. De la toile tissée en Numidie, Rome a confectionné une soutane que les donatistes ont refusé de porter.
A la fin du VIIè siècle, l'église donatiste s'est estompée au fil des ans, permettant à la descendance de Robba et sans contrainte aucune d'embrasser l'Islam.
La majorité des berbères indigènes adeptes du donatisme, trop longtemps persécutés par les catholiques, leur lieu de culte a été épargné et respecté par les conquérants musulmans. Demeurant primitif, la pratique religieuse donatiste se lénifia pour disparaître devant la commodité de la religion musulmane. Les donatistes, Islamisés et de facto arabisés, leurs noms ont été intégrés dans le lexique arabo-musulman. Le prénom Robba demeure éternel dans la région de Sfisef.

Source Le Quotidien d’Oran Driss Reffas

Le Pèlerin

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 23:12

A l’origine du mécontentement des citoyens, la bureaucratie fait des ravages

Nous avons tenté, à toutes fins utiles, de voir dans quelle mesure le temps de repos d’un citoyen pouvait être hypothéqué par des démarches administratives ordinaires mais tellement contraignantes. Nous n’avons pris que trois exemples, parmi tant d’autres, d’administrations publiques au contact direct avec les usagers : le service de l’état civil, Sonelgaz, Algérie Télécom, OPGI et une banque. La journée est entamée à partir de 8 h 30 par un déplacement au service de l’état civil du secteur Sidi Rached. Objectif : se faire établir un acte de naissance. La personne préposé (e) au guichet est absente. Elle ne sera là qu’à 9 heures tapantes. Elle s’installe, fait un rapide inventaire des rares sinon inexistants objets sur un bureau, arrange le sous-main, lève la tête et lance un regard vers la file de citoyens, constituée de près de 10 personnes. Palabres avec le premier, prise de bec avec un autre… ce après quoi elle reçoit un appel sur son mobile, quitte le bureau et ne revient que dix minutes plus tard après que l’une des personnes de la file a martelé la vitre d’une pièce de monnaie et ameuté sans doute un employé, lequel, paradoxalement, allait s’en prendre à lui. Il nous aura fallu soixante- dix minutes pour qu’enfin arrive notre tour car la préposée au guichet en question a «été contrainte» de répondre à d’autres appels téléphoniques et est partie faire vérifier une surcharge sur un livret de famille. Bis repetita à Sonelgaz. Cette fois-ci à l’agence du Khroub. Le caissier a un gros problème avec la petite monnaie et exige de chacun des usagers de fournir l’appoint, il a tout comme les agents de la commune une prise de bec avec quelques-uns des clients dont il refuse de traiter la facture en raison toujours de l’absence de menue monnaie. Comme il arrive néanmoins que des usagers compliquent la situation par des requêtes impossibles «Il me manque 60 dinars que je vous ramènerai la prochaine fois», comme si celui qui en faisait la requête ignorait qu’il s’agit d’une caisse publique qui doit être vérifiée en fin de journée et correspondre aux recettes réelles. A Sonelgaz, nous avons consommé trente-six  minutes. A hauteur de l’OPGI de la ville du Khroub, nous observons deux agents au comptoir et l’activité y est heureusement très fluide. Le premier vérifie l’avis de passage et l’enregistre sur micro-ordinateur, établit le reçu définitif et le remet au caissier, lequel, rapidement, libère le client. Seulement six minutes ! Un record et un plaisir. Ce qui ne sera pas le cas à Algérie Télécom où, en dehors de la file énorme et qui prend de plus en plus d’allure, pour la simple raison que l’agent au guichet travaille au ralenti et pose également le problème de menue monnaie, contraignant chacune des personnes à faire l’inventaire de ses poches pour ne pas être rabrouée. Parce que, effectivement, la cause est entendue, il (le caissier) peut différer ce payement tant que le client ne disposera pas de petites pièces pour faire l’appoint. Bilan de ces désagréments : vingt-huit minutes. La palme revient à la banque car, une fois le seuil franchi, à 13h15, il y a du monde et un client en attente annoncera la couleur en marmonnant à qui voudrait l’entendre : «Je suis déjà venu ce matin, suis resté une heure et puis on m’a demandé de revenir l’après-midi parce que les agents devaient aller déjeuner.» Nous avons donc eu à patienter trois quarts d’heure avant de parvenir au guichet. Il y a lieu de souligner que, s’agissant des banques, une circulaire du ministère des Finances instruit les responsables de ces dernières de ne jamais interrompre le service même pendant la pause-déjeuner. La solution dans ce cas précis étant l’alternance aux guichets pour moitié des agents. En conclusion, des démarches personnelles, mais tout aussi obligatoires, comme il a été constaté plus haut, exigent au minimum une journée de démarches en raison des contraintes de temps qu’elles occasionnent. Et si l’Etat a réfléchi à la question en instaurant le maintien de l’activité pour celles-ci, c’est pour que le fonctionnaire puisse s’y consacrer. Sauf qu’il est peu évident d’y parvenir car, comble de l’ironie, à hauteur de ces établissements, le personnel fait d’autorité relâche et rend la prestation encore beaucoup plus aléatoire. C’est donc l’usager qui est plus prompt à payer de sa personne et de son salaire (puisqu’il y a retrait pour le temps d’absence) pour la satisfaction de ses besoins personnels et néanmoins nécessaires. 

Source La Tribune A. Lemili

Le Pèlerin

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 23:54

Algérie - Spanair : Des vols directs Alger-Palma

 

Des vols directs entre Alger et Palma de Majorque seront lancés cet été, à partir du 21 juin prochain, a annoncé la compagnie aérienne espagnole Spanair.
Selon le programme élaboré par la compagnie ibérique qui s’étendra du 21 juin au 18 octobre, il y aura un vol par semaine, tous les dimanches, plus un deuxième vol de renfort, le jeudi, qui sera programmé durant la période allant du 2 juillet au 27 août. Selon Spanair, ces vols s’inscrivent dans la perspective de la compagnie à « satisfaire la demande existante en Algérie pour visiter Majorque pendant l’été à des fins de loisirs ou de tourisme résidentiel ». Cette nouvelle route répond aussi, écrit la compagnie dans un communiqué, « à l’important engagement que Spanair a pris pour l’Algérie, d’où elle vient d’acquérir des droits de trafic supplémentaires, ce qui permet à la compagnie aérienne espagnole de programmer des vols directs de Palma de Majorque vers la capitale algérienne ». Une décision prise à la suite de la réussite de la route Alger-Barcelone durant les deux dernières années avec une fréquence de six vols par semaine. Cette fréquence de vols devra atteindre les sept, à partir de septembre, soit un vol par jour.
A noter que depuis son inauguration en juillet 2007, la ligne Alger-Barcelone a été utilisée régulièrement par plus de 52.000 passagers, essentiellement des hommes d’affaires, dont la destination est pour la plupart Barcelone, mais aussi en connexion vers Madrid, Palma de Majorque, Alicante et Lisbonne, entre autres.
La compagnie ibérique annonce par ailleurs, la possibilité dès aujourd’hui, de faire les réservations des vols Alger-Palma de Majorque sur son site Internet www.spanair.com

Source Le Quotidien d’Oran Houari Barti

Le Pèlerin

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 23:45

Jardin d’essai : la réouverture

Le jardin d’Essais d’Al Hamma rouvrira prochainement ses portes au grand public, ont annoncé, hier, dimanche, Ouidad Benghomarine, chef de service forestier d’Alger, et Nourredine Baaziz, chef des circonscriptions des forêts de Baïnem, sur les ondes de la radio El-Bahdja. Les deux responsables ont souligné également que beaucoup de surprises seront réservées au public. Rappelons que cet espace de loisirs et de repos a été fermé à cause des constructions illicites érigées sur le site.

Pour plus d’inforation, cliqez sur l’un de mes anciens blogs :

http://www.algeriepyrenees.com/article-23075484.html

Source Info Soir

Le Pèlerin

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 23:36

 

Une rencontre a eu lieu hier sur la question à Alger

Harcèlement sexuel : un tabou malgré la loi

“Le harcèlement sexuel est omniprésent et reste impuni dans notre société, et ce malgré la loi. Cette situation est due au manque de preuves et de témoins.” Cette déclaration a été faite par Mme Marah, animatrice de la commission des discriminations contre les femmes, un comité instauré par la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH). Une déclaration faite à l’occasion d’une campagne de sensibilisation qui a eu lieu hier à 14h00, à la maison de la presse Tahar Djaout en collaboration avec le syndicat national des journalistes (SNJ). Cette manifestation a vu la projection d’un film “North Country” qui aborde le harcèlement sur les lieux de travail, suivi d’un débat dont l’objectif est de montrer les moyens de réduire de son ampleur.
“Le harcèlement sexuel reste un sujet tabou. Les femmes n’osent toujours pas parler des agressions qu’elles subissent quotidiennement, particulièrement par leurs supérieurs et ce de honte qu’elles ne soient pointées du doigts”, selon Mme Marah. Ces victimes sont généralement considérées par leurs collègues comme des provocatrices et méritent ce qui leur arrive.
Dans plusieurs cas, les harceleurs sont innocentés, " les témoins craignant de dire la vérité, de peur de perdre leur emploi". A ce sujet l’animatrice a ajouté : " nous avons envoyé une lettre au ministre de la justice pour la protection des témoins. Un cas offusquant a eu lieu lors d’un procès, où la victime a eu gain de cause et malgré cela, la personne qui a témoigné a été renvoyée de son travail ", a-t-elle encore affirmé.
La loi sur le harcèlement est à double tranchant : d’une part, elle a permis aux femmes de briser le tabou et d’affronter le problème mais, d’autre part, cela reste minime. “On demande que le harcèlement soit prouvé et soit considéré en conséquence comme un délit. En effet, une secrétaire qui se retrouve sanctionnée, du jour au lendemain, sans aucun motif, par écrit, peut constituer une preuve flagrante”, a-t-elle indiqué.
Toutefois, le harcèlement sexuel n’est pas observé seulement sur les lieux de travail. Les étudiantes sont aussi victimes des agressions par leurs professeurs. “Des professeurs exercent un chantage abominable qui consiste à faire accepter leurs avances contre une bonne note”, souligne l’animatrice. Cela dit, par manque de preuves, ce genre de pratiques n’a jamais été mis à jour ; ni dénoncé pour faire l’objet de poursuites.
En somme, la loi contre le harcèlement sexuel ne donne pas encore de résultats probants, selon la commission des discriminations contre les femmes. Certes, un grand nombre de cas ont été dénoncés mais cela reste en deçà des attentes de plusieurs victimes. Il serait temps de “faire bouger les choses” en multipliant les actions de sensibilisation. Les animateurs du débat d’hier ont annoncé qu’ils s’y attelleront, tout en espérant bénéficier de l’apport des médias.

Source Liberté
Hana Menasria

Le Pèlerin

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 23:15

L’euro est descendu jusqu’à 107 dinars il y a quelques semaines avant de remonter


«L’euro est à 122 DA à la vente et 121 à l’achat. Et si vous avez une somme conséquente, je vous la prendrai à 121,50 DA», nous dira Bilal. Adossé à un énorme pilier au niveau des arcades de la rue Abane-Ramdane, une liasse de billets d’euros dans les mains, ce jeune homme, à l’accent jijelien prononcé, rencontré hier au square Port-Saïd à Alger, scrute les passants à l’affût d’éventuels clients. Dans ce haut lieu de la finance informelle, l’ambiance est certes différente de celle des grandes places boursières mondiales mais pas indifférente à la crise financière mondiale.
Lotfi Mérad - Alger (Le Soir) - Comme Bilal, ils sont plusieurs dizaines de jeunes à épier du matin au soir, l’ex-Square Bresson, mais aussi les rues et les ruelles adjacentes. Jonglant tels des prestidigitateurs avec des liasses de billets de banque, ces cambistes proposent à la vente les principales devises étrangères. Ces animateurs de la bourse informelle d’Alger sont postés partout, sous les arcades, attablés à une terrasse, à l’intérieur d’une voiture ou carrément debout sur la chaussée et proposent, sans le moindre scrupule, leurs services aux piétons et aux automobilistes. Sur place, plusieurs millions de dollars et d’euros seraient échangés chaque jour. Les transactions sont quotidiennes et les bénéfices énormes en dépit de la crise financière mondiale qui perdure et qui fait trembler toutes les Bourses du monde. Et à en croire Mourad, un autre cambiste, originaire d’Alger, posté au coin d’une rue, à quelques mètres du Palais de justice, la «Bourse» informelle d’Alger n’a pas été épargnée. «La crise a bel et bien été ressentie au Square, il y a quelques semaines avec une chute brutale des cours de l’euro qui s’est vendu à 107 DA», nous apprend Mourad qui dit travailler à son propre compte. «L’offre était supérieure à la demande mais les cours se sont vite redressés en passant à 117 puis 122 actuellement», explique notre interlocuteur. Mais tel un orage d’été, la tempête est vite passée et les cours se sont redressés aussitôt. Une situation qui arrange les affaires de ces courtiers, petits et grands. Hier encore, le billet vert s’échangeait contre 90,20 DA à la vente et 90,10 DA à l’achat contre une moyenne de 86 DA il y a quelques jours. Mais ni Mourad l’Algérois encore moins Bilal le Jijelien n’ont été capables d’expliquer les raisons de ces fluctuations des cours des principales devises étrangères. Ils sont néanmoins certains que «la barre des 122 DA pour un euro ne sera pas dépassée». Avec la perspective de l’inondation du marché par la devise européenne en été avec l’arrivée massive des émigrés, «l’euro risque même de perdre un peu de sa valeur dans les prochains jours». Pour ces deux courtiers comme pour les autres d’ailleurs, l’essentiel est de rapporter un maximum de bénéfices au patron et d’obtenir ainsi une petite ristourne. «Je prends 2% pour 100 euros vendus», confie Bilal qui compte parmi ses clients de simples citoyens ayant une allocation en devise annuelle plafonnée à l’équivalent de 15 000 DA, mais aussi des hommes d’affaires très demandeurs en devises fortes. Faisant de la revente de la devise son gagne-pain, Bilal affirme gagner «parfois jusqu’à 3 000 dinars par jour mais d’autres jours, je ne vends rien et rentre bredouille sans aucun sou en poche».

Source Le Soir d’Algérie L. M

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 02:06

Algérie - Reconduction du gouvernement d’avant la présidentielle

Anticonformiste à sa manière, imprévisible dans ses grandes et petites décisions à la tête de l’Etat, comme il l’a démontré au cours de ses deux mandats successifs, Bouteflika vient de confirmer ce trait de caractère avec la reconduction, contre toute attente au grand complet, de l’ancien gouvernement.
Il faut reconnaître au président Bouteflika un sacré don de joueur patenté. Il apparaît toujours là où on l’attend le moins ou pas du tout. Il aime surprendre et dérouter ses adversaires autant que ses amis. Anticonformiste à sa manière, imprévisible dans ses grandes et petites décisions à la tête de l’Etat, comme il l’a démontré au cours de ses deux mandats successifs, Bouteflika vient de confirmer ce trait de caractère avec la reconduction, contre toute attente au grand complet du gouvernement moins Bouguerra Soltani du MSP qui a demandé à être déchargé de ses fonctions gouvernementales pour des raisons qui le concernent. Par quelque bout que l’on prenne la décision inattendue de Bouteflika de reconduire en l’état l’Exécutif, il est difficile de trouver une explication rationnelle à ce premier geste politique par lequel vient de s’illustrer le chef de l’Etat et qui vaut pour les observateurs politiques et les partenaires étrangers de l’Algérie un indicateur du cap qu’il s’est fixé pour son troisième mandat. En reconduisant la même équipe gouvernementale, Bouteflika vient de donner un gage de sa volonté à continuer à diriger le pays durant les cinq prochaines années de son troisième mandat en empruntant la même voie tracée et en remettant à l’honneur le même programme présidentiel mis en œuvre durant son premier mandat et confortée par son second mandat.
L’argument mis en avant par le communiqué présidentiel justifiant le maintien du gouvernement par des « exigences internes » autrement dit par la nécessité de donner une rallonge en termes de temps aux ministres qui ont engagé dans leurs secteurs respectifs des projets et des politiques sectorielles non achevés pour leur permettre de mener à terme leurs programmes d’action ; cet argument-là ne résiste pas à l’analyse. Il aurait pu à la limite se justifier si les choses avaient été faites à tout le moins avec un certain sens de discernement en renouvelant la confiance aux ministres dont les compétences et l’expertise sont jugées par Bouteflika incontournables pour achever les projets structurants et les politiques de développement sectoriel entamés durant le mandat écoulé. Mais reconduire en bloc tous les membres du gouvernement, et à leur tête le Premier ministre y compris les ministres décriés publiquement par Bouteflika au détour de ses visites sur le terrain, signifie si l’on fait une lecture au premier degré ou au degré zéro de la politique que Bouteflika est pleinement satisfait des résultats du gouvernement globalement en tant qu’Exécutif et dans le détail, chaque ministre pris individuellement. Si c’est le cas, alors pourquoi le président Bouteflika a-t-il attendu plusieurs jours avant d’annoncer l’événement unique en son genre de par le monde ? On n’a vu nulle part ailleurs ce cas d’école qui consiste pour un nouveau président réélu à faire redoubler la classe au gouvernement sortant.
Dommages collatéraux
Il serait trop facile de ne voir dans cette façon d’agir qu’un banal caprice, une humeur politique comme Bouteflika sait en servir à son monde pour brouiller les cartes et pousser ses faux amis et ses détracteurs à se dévoiler, pour mieux les combattre et les neutraliser. Quoique… ! Autre hypothèse tout aussi délirante puisque l’on nage en plein dans le delirium : Bouteflika n’a-t-il pas pu trouver mieux dans le sérail, dans le vivier du pouvoir, au sein des partis de l’Alliance présidentielle et des autres soutiens présidentiels pour remplacer les ministres sortants ou du moins une partie d’entre eux qui doivent être les premiers à être surpris de leur reconduction. Certains dirigeants du FLN, du RND et accessoirement du MSP qui se sont investis dans la campagne électorale de Bouteflika pensaient qu’ils sont naturellement ministrables et que leur heure pour entrer au gouvernement a sonné. Les dommages collatéraux causés au niveau des partis de l’Alliance présidentielle et au-delà auprès des différents centres d’influence qui gravitent autour du pouvoir par la décision de Bouteflika de maintenir l’équipe gouvernementale en place sont incommensurables. Comment ces frustrations et ces déceptions seront-elles gérées ? Bouteflika risque de voir tous ces déçus qui lui ont apporté leur soutien se retourner – pas publiquement, mais de manière tacite – contre lui en rejoignant les Algéro-pessimistes de la politique de Bouteflika et en sabordant son programme d’action. Les partis de l’Alliance présidentielle risquent, de leur côté, de connaître des crises liées au non-respect des règles de l’alternance dans l’accession aux postes de l’Exécutif et à d’autres fonctions dont ils s’estiment légitimement en droit d’attendre de la part de Bouteflika. Tout autant fragilisé, apparaît également Ouyahia qui était quasiment assuré d’être reconduit à son poste mais était loin de se douter que Bouteflika allait lui imposer la même équipe gouvernementale sur laquelle il a eu à apprécier ministre par ministre les performances réelles sur le terrain et sur lesquels il aurait eu certainement son mot à dire s’il avait été consulté et si son avis pouvait compter. M. Ouyahia s’est publiquement démarqué au moins vis-à-vis d’un membre du gouvernement qu’il avait ouvertement critiqué pour la façon dont il avait conduit la réflexion sur la stratégie industrielle, en l’occurrence M. Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, un département censé être névralgique pour un gouvernement qui a inscrit au titre de ses priorités la relance des investissements nationaux et étrangers.
Contraint et forcé, Ouyahia devra donc faire avec la même équipe gouvernementale en engageant sa responsabilité personnelle aux côtés de celle de Bouteflika. Avec cette précision toutefois : Bouteflika, qui a sa carrière derrière lui a, en termes de retombées politiques, moins à craindre d’éventuels mauvais résultats du nouveau bail qu’il a contracté avec les Algériens qu’Ouyahia. Ayant des ambitions d’homme d’Etat et étant convaincu qu’il est pour les décideurs le successeur tout désigné à Bouteflika, Ouyahia misait beaucoup sur sa reconduction à la tête du gouvernement, fort d’une nouvelle équipe gouvernementale sur laquelle il pourrait avoir une emprise directe ou indirecte pour améliorer son image auprès de l’opinion et avec laquelle il pourrait gagner la confiance des décideurs. Désormais, le moment est venu pour Ouyahia de rouler aussi – surtout ? – pour lui. A-t-il les moyens de sa politique ? Peu sûr. En théorie, Bouteflika reste le maître du jeu au sein du pouvoir surtout après les résultats officiels proches du plébiscite obtenus lors de l’élection présidentielle d’avril dernier. Par conséquent, vouloir interpréter la reconduction du gouvernement Ouyahia comme le signe de l’absence de consensus au sommet sur la composante de la nouvelle équipe gouvernementale apparaît, toujours en théorie, comme une hypothèse saugrenue, car quand on est un président élu selon les résultats officiels à plus de 90%, on ne se fait pas dicter de ligne de conduite par qui que ce soit. Le laisser seulement supposer un instant reviendrait à verser de l’eau au moulin de ceux qui avaient crié à la fraude électorale. Par quelque bout qu’on la prenne, l’énigme de la reconduction au complet du gouvernement Ouyahia dans les formes telles que présentées dans le communiqué officiel de la présidence de la République reste entière.

Source El Watan Omar Berbiche

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 02:03

Algérie - à la veille du 1er Mai, l’UGTA se penche sur la question

 

Alors que les travailleurs du monde entier fêteront demain le 1er mai, en Algérie, les spéculations vont bon train sur l’augmentation du SNMG. Les Algériens, lassés par la cherté des produits, même ceux de première nécessité, en plus du pouvoir d’achat de plus en plus dérisoire, sont tenus en haleine par l’augmentation du SNMG, et ce, depuis l’annonce par le président Bouteflika. Aucun chiffre officiel n’a été avancé. Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens, saisissant l’occasion de la célébration de la fête des travailleurs, a tenu à expliquer, hier, que le montant de l’augmentation du SNMG sera fixé dans le cadre de la tripartite. Dans un bref entretien accordé à l’APS, Abdelmadjid Sidi Saïd a fait savoir que la Centrale syndicale va entamer une réflexion sur ce sujet, et va également faire des propositions dans le cadre de la tripartite. «Il est vrai que nous allons, dès que les conditions s’y prêteront, entamer une réflexion sur une augmentation du SNMG et faire des propositions dans le cadre de la tripartite pour faire évoluer ce sujet d’importance pour les travailleurs. Vous savez fort bien que depuis longtemps, nous avions inscrit toute la démarche de l’UGTA dans
un esprit de dialogue et de concertation avec tous les partenaires. Cela a donné des résultats dans le passé…», a-t-il expliqué. Et de rassurer les fonctionnaires que l’UGTA «entend se faire le chantre du pouvoir d’achat des travailleurs et participer à la préservation de l’emploi et à son élargissement». De son côté, le secrétaire général de l’UGTA, chargé de l’information, M. Malki a précisé que le seuil à proposer lors de la prochaine tripartite sera fixé en fonction de l’évaluation du pouvoir d’achat. A cet effet un groupe chargé de l’évaluation du pouvoir d’achat a été installé. «C’est une décision du président Bouteflika. Chez nous, on n’a pas encore fixé un seuil qui serait proposé lors de la prochaine tripartite. Mais un groupe est chargé de l’évaluation du pouvoir d’achat, et c’est en fonction des résultats de ce travail qu’on sera fixé sur cette question», a-t-il souligné hier lors d’une table ronde sur la situation économique organisée par le forum d’El Moudjahid. 
Par ailleurs, Sidi Saïd s’est étalé sur le projet de création d’un fonds de réserve pour la retraite. Il a indiqué que ce grand projet est en maturation pour «en préciser les ressources et les règles de faisabilité». Quelles sont les réelles motivations de la mise en place de ce fonds et son impact sur les retraités ? La réponse de Sidi Saïd est la suivante : «Le nombre, de plus en plus grand, de retraités de la fonction publique et du secteur économique nous pousse à réfléchir ensemble, nous, les pouvoirs publics et syndicat aux meilleures
formules possibles pour organiser et renforcer la solidarité sociale». Et de préciser que son organisation apportera des  propositions pour sa mise en place. «Nous avons bon espoir qu’il prendra forme dans les délais raisonnables au grand bénéfice des retraités qui ont tellement donné pour édifier le pays. A mon sens, c’est un juste retour des choses pour assurer le progrès social des retraités algériens», soutient-il. 

Source La Tribune Salah Benreguia


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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 01:22

Algérie - Investissements étrangers - Le gouvernement coupe la poire en deux

Les entreprises déjà en activité avant l’entrée en vigueur de l’instruction du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui fait obligation aux sociétés étrangères d’importation de réserver 30% de leur capital à un partenaire algérien n’est pas rétroactive.
C’est à partir de Washington que le ministre des Finances, Karim Djoudi, l’a signifié dans une déclaration à l’agence officielle APS. On en sait donc un peu plus sur cette instruction qui a fait couler beaucoup d’encre.
La première lecture que l’on peut faire est que le gouvernement n’a pas l’intention d’abandonner cette mesure qui fait grincer des dents les opérateurs étrangers et les chancelleries. Ces derniers peuvent cependant se consoler par les précisions du ministre qui explique que l’instruction en question, appliquée depuis le 1er mars 2009, n’a pas d’effet rétroactif pour les sociétés créées auparavant. Et là, on constate un revirement de la part du gouvernement. Alors qu’une première version de l’instruction exhortait les « sociétés étrangères déjà immatriculées et exerçant dans l’activité des importations » à « se mettre en conformité avec la disposition sus-évoquée dans un délai qui ne saurait excéder le 30 septembre 2009 », il semblerait, du moins si l’on tient compte des propos du premier argentier du pays, que les entités spécifiées n’y soient plus astreintes. Cette instruction avait donné lieu à plusieurs conjectures, les pouvoirs publics s’étant montrés peu loquaces sur ce sujet.
Si pour le gouvernement, cette mesure obéit à une politique qui vise à réduire les importations, de nombreux observateurs estimaient, de leur côté, qu’elle ciblait essentiellement les concessionnaires automobiles. Les importations de véhicules, toutes marques confondues, se sont élevées à près de 3 milliards de dollars. Ayant été rendue publique quelques mois seulement avant l’élection présidentielle, il était difficile de ne pas l’assimiler à une mesure populiste exacerbant le sentiment national et le patriotisme économique en vogue de par le monde du fait de la crise financière et économique internationale. Une fois l’élection passée, le gouvernement a fini par mettre beaucoup d’eau dans son vin. Voilà qui va rassurer les entreprises étrangères concernées. Les importations ont atteint 9,42 milliards de dollars au cours du 1er trimestre 2009, soit une hausse de 10,07% par rapport à la même période en 2008, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS).
La balance commerciale a enregistré un très faible excédent de 1,32 milliard de dollars au 1er trimestre 2009 contre 9,99 milliards de dollars durant la même période 2008. Selon le Centre national du registre du commerce (CNRC), l’Algérie compte 1665 sociétés étrangères exerçant dans l’activité importation-exportation. Le nombre de nationalités des sociétés étrangères installées en Algérie est de 52. Les nationalités des gérants, directeurs ou présidents de conseil d’administration les plus répandues sont : syrienne avec 16,68% (261 unités) des sociétés étrangères installées en Algérie, française 14,53% (242), chinoise 13,21% (220), turque 7,69% (128), tunisienne 7,27% (121) et libanaise 5,95% avec 99 sociétés.
Source El Watan Nora Boudedja

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 23:44
Les Ficus d’Hussein Dey - Les centenaires changent de résidence

 

Bordj El Kiffan a bien changé avec ses routes éventrées, ses trottoirs élargis, la poussière dans l’air, même les boutiques « paraissent fatiguées ». Quadrillée dans un souci cohérent d’aménagement du territoire, la petite ville portuaire, qui avait des airs de vacances, a bien changé. Dans certaines artères, on pourrait même se croire dans la commune d’El Hamiz qui se distingue par l’absence de végétation.

L’ex-Fort-de-L’eau a perdu ses ficus majestueux qui ornaient les trottoirs et offraient de l’ombrage aux bandeaux. Le tramway qui sillonne la ville s’est imposé contre les arbres centenaires qui n’ont pas trouvé plaideur à leur cause. La daïra d’Hussein Dey vit au même rythme que les travaux du tram, elle est aussi sur la liste des villes devant bénéficier d’un moyen de locomotion, il faut le dire, des moins polluants et a dû faire le sacrifice des ses ficus centenaires. Cinq cents en tout et pour tout. Mais ceux-là ont trouvé une force qui s’est opposée à leur abattage : la Direction générale des forêts (DGF). Le Métro d’Alger, maître d’ouvrage délégué du tramway, en avait fait la demande, mais s’est vu opposer un niet. On peut s’en étonner quand on sait que le même métro qui inaugure le téléphérique de Skikda a préféré transplanter des palmiers california (plus de 18 m de haut) qui gênaient les travaux, plutôt que d’avoir à les abattre. Quoi qu’il en soit, les ficus d’Hussein Dey ont été épargnés sur instruction vigilante de la DGF.
Leur transplantation a eu lieu pour la totalité des arbres, le mois dernier, sur des sites, comme le boulevard Bougara ou sur des aires d’autoroutes dans la commune de Kouba. Le choix de ces sites n’appartenait pas à la DGF, selon M. Titah, directeur général. Content d’avoir pu épargner des arbres qui étaient les témoins passifs des événements algérois, il semble comme regretter de ne pas les avoir disposés dans ses forêts, en lieu sûr. Les ficus d’Hussein Dey devront se contenter d’observer le tumulte des automobilistes renfrognés et d’en humer toutes les humeurs… Disposés les uns à côté des autres, les branches élaguées, la motte de terre fraîchement retournée, le spectacle est quelque peu désolant. Cela devrait-il changer dès l’apparition des feuilles ? Mais au fait, vont-elles apparaître ? Le pari est difficile à tenir dans la mesure où l’Algérie a très peu d’expérience en matière de transplantation d’arbres. L’on peut même affirmer qu’il s’agit-là d’une première.
La technique
La transplantation d’arbres demande une technique rigoureuse et une procédure spatio-temporelle à ne pas négliger. En l’occurrence, tous les arbres peuvent être transplantés et l’intérêt économique est grand. En effet, un arbre de 20 cm de diamètre coûte entre 20 000 et 30 000 DA. L’aménagement d’un site avec des arbres transplantés et adultes fait percevoir un travail achevé et assure tous les avantages qu’offre l’arbre, tels que l’ombre et la fraîcheur. Les arbres feuillus caducs sont transplantés de novembre à mars et les conifères de septembre à mars, mais les palmiers préfèrent, eux, le début de l’été. Dans tous les cas de figure, il faut une préparation racinaire au moins deux années avant la transplantation. Il convient de conserver un diamètre de motte supérieur ou égal à 10 fois le diamètre de l’arbre mesuré à un mètre du sol. Enfin, lorsque la transplantation est assurée, l’arbre doit être suivi et arrosé abondamment. Si la terre est suffisamment chaude, les racines peuvent se développer plus facilement.
Lorsque toutes ces conditions sont réunies, on peut dire que le taux de reprise avoisine les 85%. Les ficus d’Hussein Dey n’ont pas eu la chance d’avoir les racines émondées une année ou deux avant, ils ont été sortis de terre de nuit avec un système racinaire des plus réduits. La motte dans laquelle ils ont été conduits dans leur future résidence était laminaire et le trou dans lequel ils ont été plantés au boulevard Bougara était très petit. Peut-être ont-ils eu plus de place dans les aires d’autoroutes de Kouba. Les années à venir nous renseigneront sur la réussite ou l’échec de la transplantation. N’en demeure que l’action est bénéfique et pourrait, si elle est maîtrisée, permettre de sauvegarder bon nombre d’arbres des grandes villes qui cherchent à s’étendre ou à s’urbaniser.
Source El Watan Zineb A. Maiche

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