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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 16:08

Renforcement du réseau de traitement des eaux usées 

station_d epuration à Oran

station_d epuration à Oran

Le réseau de stations d’épuration d’eau continue à se développer en Algérie pour répondre à de multiples besoins : eau potable, irrigation agricole, la protection de l’environnement et la préservation des ressources hydriques. 
Cette ambition de l’Algérie passe inéluctablement, donc, par l’exploitation et la mise en service de ces stations dont le nombre devrait atteindre 200 stations d’ici la fin de l’année 2015. Actuellement, on compte à travers l’ensemble du territoire national une centaine de stations. Un chiffre qui sera doublé d’ici l’année prochaine.
« L’ONA emploie 10.000 travailleurs pour gérer 102 stations d’épuration d’eau en exploitation alors qu’une quarantaine sont en construction au profit de l’ONA pour être exploitées en 2015 tandis que les directions de l’eau des wilayas ont aussi des projets ce qui fera en sorte que 200 stations soient en fonction en 2015 ou au plus tard au premier trimestre 2016 », annonce jeudi à Alger le directeur général de l’Office national d’assainissement, Karim Hasni. 
Selon lui, l’Office qu’il dirige gère 350 stations de pompage ainsi que 39.000 km de réseau d’assainissement avec la perspective de récupérer un total de 44.000 km en étendant son activité à de nouvelles wilayas. Karim Hasni, dans son point de presse, évoque la réutilisation de l’eau traitée, relevant l’importance du processus dans les wilayas à caractère agricole.
A ce propos, il dira que l’ONA procède au traitement tertiaire dans ces zones pour permettre l’irrigation de l’agriculture maraîchère alors que les eaux traitées par procédé primaire et secondaire sont destinées à d’autres usages comme l’industrie.
Par ailleurs, le premier responsable de cet office met en exergue les priorités de l’ONA en insistant sur la protection des barrages afin de ne pas y déverser les eaux usées. Il cite, ainsi, la lutte contre la pollution dans les 14 wilayas côtières et les villes de plus de 100.000 habitants qui doivent être équipées de stations d’épuration.
Source APS

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 18:23

La présence de soldats algériens fait polémique à Alger

Algériens au défilé du 14 jullet à Paris

Algériens au défilé du 14 jullet à Paris

La présence annoncée de l’Algérie au défilé du 14-Juillet, sur les Champs-Élysées, à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, fait débat à Alger. En toile de fond : un devoir de mémoire entre la France et l'ancienne colonie. Le 14 juillet prochain, des officiers algériens descendront les Champs-Élyséesaux côtés des représentants des 80 nations invitées, impliquées d'une manière ou d'une autre dans la Première Guerre mondiale. Le rassemblement est historique car, pour la première fois, la quasi-totalité des nations engagées durant la Grande Guerre seront réunies. Mais la présence de l’Algérie, département français en 14-18, divise les partis politiques algériens. Le débat émane des partis de l'opposition, qui reprochent au pouvoir de ne pas avoir mesuré la portée d'une telle décision. Pour Lakhdar Benkhellaf, député du Front de la justice et du développement interrogé par France 24, "le gouvernent algérien aurait mieux fait de ne pas prendre cette décision, pour ne pas heurter les algériens". "L'annonce a été faite d'abord par les Français, comme à chaque fois", a reproché le député algérien avant d’accuser plus précisément Paris. "La France continue à refuser de reconnaître ses crimes, et nos autorités nous empêchent d'incriminer la colonisation française en Algérie." De son côté, la puissante organisation nationale des moudjahidines (ONM), composée d’anciens combattants, s'est publiquement opposée à la participation de militaires algériens au défilé parisien. Mais pour Abdelaziz Benali Cherif, le porte parole de la diplomatie algérienne, la polémique n'avait pas lieu d'être. "Des milliers d'Algériens ont payé de leur vie pour les valeurs de liberté pendant la Première Guerre mondiale, et pour combattre le nazisme durant la Seconde, c'était un grand sacrifice. Les pays pour lesquels les Algériens se sont battus nous sont redevables", a-t-il déclaré au micro de France 24. Quelque 23 000 soldats algériens ont été tués durant la Grande Guerre. La position du Rassemblement démocratique national (RDN), proche du pouvoir, reste plus nuancée que celle des partis de l’opposition. Pour Seddik Chiheb, député du RDN, la participation algérienne au défilé reste "protocolaire" et ne change rien aux relations entre les deux pays. "Nous continuerons de réclamer une reconnaissance de la France pour les crimes commis pendant la colonisation". Polémique aussi en France Durant la Première Guerre mondiale, 430 000 soldats issus des colonies françaises sont venus combattre en Europe, dont près de 200 000 Algériens. Mais certains ont été envoyés en France de force, d'autres n'ont pas obtenu les droits qui leur étaient dus en s'engageant aux côtés des Français. Le travail de mémoire est toujours d'actualité. La présence annoncée de l'Algérie au défilé sur les Champs-Élysées a également suscité la polémique du côté de l'Hexagone. Des critiques émanant essentiellement du Front national, dont quelques responsables ont créé un collectif baptisé "Non au défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2014". En revanche, plusieurs organisations de harkis ont salué la présence de représentants algériens. "C'est une grande fierté que les Algériens défilent le 14 juillet, pour la France et pour les harkis", s’est notament félicité, dans les colonnes de "Midi Libre", le délégué de la liaison nationale des harkis pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), Mohamed Otsmani. "Les deux pays doivent travailler ensemble", a rappelé quant à elle la présidente de l'association harkis et droits de l'Homme, Fatima Besnaci-Lancou.

Source France 24 / AFP

Le Pèlerin

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 12:14
L'autre 8e de la journée. Potentiel adversaire de la France. Les Fennecs rêvent d'un quart contre les Bleus, la Mannschaft d'un 5e Top 8 d'affilée
 
Allemagne-Algérie 1982

Allemagne-Algérie 1982

Allemagne-Algérie, c'est l'histoire d'un match… La revanche du «match de la honte» de 1982 si l'Algérie l'emporte, une simple formalité sur la route d'un favori si l'Allemagne s'impose : comment l'histoire basculera-t-elle ce soir dans le huitième de finale de Porto Alegre ? En tout cas, le vainqueur affrontera en quart du Mondial la France ou le Nigeria, vendredi au Maracaña de Rio. Pour l'heure, la sale histoire, est présente dans toutes les têtes ou presque. «On n'a pas oublié, on parle tout le temps de ce match. 1982… l'histoire se répète après 32 ans», a rappelé le sélectionneur de l'Algérie, Vahid Halilhodzic, dans la foulée de la qualification arrachée face à la Russie (1-1). À la Coupe du monde 1982, l'Algérie avait créé la sensation en battant la puissante Allemagne de l'Ouest (RFA) dès leur entrée en lice (2-1). L'exploit était d'envergure, mais c'est un autre match qui est passé à la postérité, pour son caractère antisportif : en clôture de ce groupe, la RFA et l'Autriche avaient gelé par une mascarade de football, au bout de dix minutes, un résultat (1-0) qui qualifiait les deux équipes. Et éliminait par ricochet l'Algérie, dindon de la farce du «match de la honte». Mais côté allemand, on compte bien vivre le Mondial à fond, sans aucun remords par rapport à 1982 : «Pourquoi des joueurs qui n'étaient même pas nés voudraient-ils prendre une revanche ? Je ne comprends pas», a lâché Joachim Löw. Son équipe, présente au moins dans le dernier carré des quatre derniers tournois majeurs, est déjà archi-favorite. L'Algérie jouera, elle, tout à fait décomplexée, un huitième de finale étant déjà exceptionnel pour les Fennecs, un quart, qui plus est potentiellement contre les Bleus, serait carrément irréel. Ces derniers compteront sur leur trio Brahimi-Feghouli (notre photo)-Djabou pour bousculer l'Allemagne, en s'inspirant, pourquoi pas, du Ghana qui y était parvenu (2-2). De son côté, la Nationalmannschaft sera privée de Podolski (cuisse) et Götze devrait reprendre sa place en attaque pour épauler Müller, déjà auteur de quatre buts.

Source La Dépêche du Midi
Le Pèlerin
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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 13:23
Le Bonheur perdu

   

 

Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès

Fin juillet 1961

Cette nuit, il y a eu un vent très fort sur Alger. Il venait du sud et nous apportait une chaleur supplémentaire à celle déjà bien présente en cette fin juillet. La nuit avait été chaude et le sommeil difficile à trouver. Je quittais mon lit pour me diriger vers la fenêtre. Le froid du carrelage sous mes pieds me fit le plus grand bien. C’était chose courante durant l’Eté de s’allonger sur le sol pour profiter d’une hypothétique fraîcheur. Je marchais lentement pour en profiter pleinement. Soulevant le rideau, je vis dans le jardin l’oranger, le citronnier et le jasmin en fleurs se balancer au gré du vent, tantôt à droite, tantôt à gauche. Ils semblaient se tordre de douleur à chaque bourrasque. En prêtant longuement l’oreille, on aurait pu entendre leurs gémissements. Leurs parfums suaves et capiteux embaumaient l’atmosphère. J’ouvris la fenêtre et le vent s’engouffra avec force dans la chambre. Mélangé à celui de la mer pas loin d’ici il devint moins chaud et presque supportable. Le soleil inondait le balcon décoré par maman de pots de géraniums et de plantes grasses. Les maisons aux murs blancs écrasés par une lumière éclatante se détachaient majestueusement dans un ciel d’azur d’une beauté incomparable. Dans le ciel volaient des hirondelles qui allaient et venaient en poussant d’innombrables cris de victoire. Elles rasaient les toits et les terrasses avec délicatesse, légèreté, et disparaissaient du ciel avec une rapidité étonnante. Elles annonçaient la fin d’un hiver doux, suivi d’un Printemps radieux et d'un été chaud.

Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès

Au loin la mer d’un bleu profond rendu moutonneux par la caresse constante et appuyée d’un vent puissant. Je me disais que la baignade serait compromise aujourd’hui. Je pensais alors à cette énorme chambre à air recouverte de rustines qui nous servait de bouée que poussait devant lui mon frère ainé quand nous allions à la plage .Elle était située à l’Est d’Alger. Pour y accéder, on empruntait une route goudronnée que l’on abandonnait ensuite pour nous engager sur un chemin caillouteux bordé d’énormes aloès, de figuiers de barbarie chargés de fruits orangés et d’oliviers centenaires.

Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès
Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès

A droite en haut d’une colline on apercevait, perdu au milieu des oliviers, un mausolée (marabout) aux murs d’une blancheur éclatante surmonté d’une coupole construit à la mémoire d’un religieux musulman dont je ne me souviens plus du nom. Puis nous descendions vers la plage après avoir traversé une forêt de roseaux très hauts dans laquelle serpentait un ruisseau d’eau fraîche. La plage était là et nous offrait une vaste étendue de sable blanc chauffé par le soleil. La mer devant nous, d’un bleu intense surmontée par des reflets argents venait en vagues successives, perpétuelles, s’écraser sur le sable avec nonchalance et volupté .A quelques mètres du rivage, le rocher plat à la surface de l’eau qui nous servait de plongeoir. Les cris d’enthousiasme des enfants se mêlaient aux plaisanteries et éclats de rire des parents vigilants donnant à leurs progénitures des conseils de prudence. Que de merveilleuses journées nous avons passé sur cette plage !!

Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès

Et notre retour en fin d’après midi à la maison de l’oncle jean où la tante Camille nous avait préparés de délicieuses oreillettes. Je me souviens de cette majestueuse glycine qui courait sur le mur de la maison juste au dessus de la porte d’entrée et des fenêtres. Elles donnaient à cette maison très ancienne, un charme particulier et délicat dans ce décor rustique. Dans la cour immense trônait en son milieu un énorme figuier qui en plus d’une ombre bienfaitrice, nous donnait des fruits au goût exquis. Au fond une haie de caroubiers aux branches alourdies par des fruits en forme de cosses épaisses et noirâtres , quelques jujubiers et juste derrière une vaste étendue d’orangers aux fruits gorgés de soleil. La- bas dans le lointain, on devinait la forme imposante des montagnes de l’atlas Blidéen où le soleil aimait venir se perdre le soir, descendre et disparaître en laissant subsister des couleurs flamboyantes, puis un mince ourlet de lumière argentée comme une fine dentelle à leurs sommets. Un Spectacle éblouissant, éternel, teinté de magie que nous offrait cette merveilleuse Algérie si chère à notre cœur. Sans m’en rendre compte, je tombai amoureux de cette terre que je prenais plaisir à contempler, à caresser, à aimer presque charnellement. On ne peut pas rester insensible à la beauté de cette terre qui renferme en elle tant de bonheur et de passion. Cet amour démesuré restera collé à ma peau tout au long de ma vie et, quand je ferai le geste tout simple d’ouvrir une porte ou une fenêtre, j’aurai toujours envie d’apercevoir derrière, le paysage grandiose et majestueux de ma jeunesse. Je reste accoudé à la rambarde du balcon complètement absorbé par mes pensées. Je respire profondément, ferme les yeux et laisse le soleil caresser ma peau. Une douce quiétude m’envahit

Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès

L’Algérie c’était ça, le bonheur sacré de vivre dans un pays magnifique, aux parfums prenants, envoûtants, qui bercent nos jours et nos nuits, apportant à notre vie un éternel enchantement .Un pays aux mille visages qui nous offre jours après jours toutes ses beautés et ses richesses ,dans une ambiance féérique aux musiques envoûtantes et chaudes qui nous nous donnent une envie folle de danser .Regards intenses sur mon insouciante jeunesse et adolescence dans un univers rempli de lumière, où la chaleur du jour laisse sa place à la fraîcheur de la nuit, dans un ciel constellé de milliers d’étoiles qui illuminent mes yeux toujours émerveillés par tant de beautés. Mon sommeil sera paisible, bercé par le bruit d’un vent léger chargé d’embruns qui court sur les vagues et les rochers pour finir sa course au plus profond de mon âme. Les souvenirs s’entassent dans ma mémoire balayant le présent pour faire place au passé .Ils ravivent des sentiments un peu lointains mais jamais oubliés. Nos jeux d’enfant avec des noyaux d’abricots ou des osselets, nos courses folles sur des carrioles en planches montées sur des roulements à billes, le foot et bien d’autres jeux encore.

Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès

Les Baba Sallem avec leurs longues djellabas nous charmaient régulièrement avec leurs tambours, leurs flûtes et leurs énormes castagnettes en fer. Le marchand de sardines avec son cageot sur la tête et le marchand de légumes toujours aimable et ponctuel avec sa charrette tirée par un âne, folklore auquel nous étions tant attachés. Nos promenades entre copains et copines le soir en ville quand la chaleur devenue moins oppressante nous invitait à sortir à l’heure de l’anisette et de la khémia . Tout contribuait à nous faire adorer cette terre d’Algérie et ne jamais imaginer la quitter un jour. Une assiette, avec des pâtisseries orientales délicieuses recouvertes d’une serviette que nos voisins musulmans nous offraient à l‘occasion de l’Aid , d’un baptême ou d’un mariage, marquait l’ amitié profonde qui nous liait. C’était ça aussi l’Algérie, un mélange de cultures et de traditions toujours dans le respect de l’autre qui a permis de renouer après cette exode des liens sincères d’amitié qui n’avaient au fond jamais disparus.

Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès
Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès

Fin Juin 1962

Une valise remplie à la hâte, un dernier regard autour de moi dans cette maison où je suis né, un bateau qui s’éloigne du quai et me voila devenu un « déraciné ».je regarde mon Algérie qui disparait derrière le rideau de larmes qui remplissent mes yeux.je ne sais pas ce qu’il m’arrive.

Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès
Algérie – Alger - Un écrit poétique de notre ami Serge Molinès

Algérie j’ai mal, Algérie j’ai peur. Je pars, le cœur en miettes en laissant sur cette terre une partie de moi-même. Quelque chose se brise en moi m’entraînant dans un tourbillon étourdissant et douloureux que rien ne peut arrêter. Je sombre dans le néant .J’ai voulu laisser au temps le soin d’effacer mes souffrances mais il n’a pas su remplir sa mission .Il aurait fallu que je l’aide un peu mais je n’y suis jamais arrivé. Aujourd’hui, je reste avec mes plaies béantes qui ne guériront jamais. Je porte en moi une éternelle lassitude et le souvenir d’une vie brisée, compromise, inachevée. Bonheur perdu jamais retrouvé, qui laisse dans ma bouche le goût âcre du désespoir et de l’abandon. Sublime, mystérieuse et merveilleuse Algérie, ton sang coule dans mes veines. Je n’ai jamais pu te dire adieu, alors aujourd’hui encore je te dis au revoir.

Serge Molinès

7 juin 2014

Texte illustré par son amie Nanou.

Le Pèlerin

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:42

Le Maroc plaide pour une zone de libre-échange au Maghreb.

Maghreb

 

La ministre déléguée aux Affaires étrangères M'Bakra Bouaida a déclaré, ce jeudi, devant ses homologues maghrébins réunis à Rabat, qu'il était temps de "réformer" les structures de l'UMA (Union du Maghreb Arabe) pour lui donner plus de "légitimité, d'efficience et d'efficacité". Elle a en outre proposé la mise en place d'une zone de libre échange entre les pays du Maghreb. Mme Bouaida s'est exprimée devant ses homologues maghrébins lors d'une réunion préparatoire de la 32ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UMA, prévue vendredi à Rabat. Pour la ministre, l'UMA doit passer à l'action en s'animant d'une nouvelle vision et d'une bonne gouvernance afin de relever les défis. L'objectif, a-t-elle dit en substance, c'est d'accorder une crédibilité aux réunions organisées depuis 25 ans.

La ministre a également invité les dirigeants de l'UMA à prendre exemple sur d'autres régions du monde ayant réussi leur modèle d'intégration. Elle a proposé la création une zone de libre-échange maghrébine et la mise en place d'une stratégie pour les jeunes qui représentent l'avenir de cette région. Elle a également suggéré de créer une ligne ferroviaire transfrontalière qui part du Maroc jusqu'en Libye en passant par la Tunisie. Source Algérie 360

Le Pèlerin

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 06:55

 

En Algérie, deux jeunes passent directement d’une terrasse de café à la prison

 

mohand_et_moez.jpg

Envoyer l'article par emailArrêtés le 16 avril dernier -la veille de l’élection présidentielle algérienne- à la terrasse d’un café d’Alger, deux jeunes Algériens ont été accusés d’« attroupement non armé qui peut troubler la tranquillité publique ». Au cours de leur procès, le parquet a requis, au moins une année de prison ferme à l’encontre de Mohamed Kadi et Moêz Bennacir.  

Campagne en faveur des deux jeunes emprisonnés (DR)

Cette affaire fait grand bruit en Algérie, en raison du caractère absurde de l’accusation.

Privé de liberté, oui, mais pas de solidarité. A Alger, un collectif d’avocats a vu le jour pour les défendre contre cet abus de pouvoir. Avocat et défenseur des droits de l’homme, Abdelghani Badi s’est engagé pour porter secours aux deux jeunes emprisonnés :

« Ces deux jeunes n’ont même pas participé à une manifestation ou un quelconque rassemblement. Ils ont été arrêtés alors qu’ils se trouvaient sur une terrasse de café Algérois. Ils ont été interpellés pour la simple raison qu’ils sont actifs dans une organisation appelée Rassemblement Action Jeunesse (RAJ). Leur procès est un procès politique »

Pour cet avocat, ce procès est une première dans les annales :

« Ils ont fait la prison avant même qu’on ne les juge. Aucun article de loi n’exige la détention préventive pour des personnes qui ont participé à un attroupement. Aucune procédure judiciaire n’a été respectée dans cette affaire »

Selon Abdelghani Badi, l’un des membres du collectif d’avocats constitué spécialement à l’occasion de cette affaire de violation des droits civiques qui défraie la chronique en Algérie, le régime politique algérien cherche à effrayer les autres militants Algériens en traitant sévèrement Mohand Kadi et Moez Benncir.

« Les autorités algériennes tentent d’insuffler la peur pour empêcher les jeunes Algériens de réclamer leurs droits et manifester pacifiquement dans leur pays.

Au cours du procès, la juge a longuement interrogé Mohand et Moez sur leurs relations avec le mouvement “Barakat ! ‘ et RAJ, comme si faire partie d’une organisation de la société civile ou d’un collectif citoyen constituait une infraction à la loi’.

En attendant le jugement prévu le 18 mai, sur les réseaux sociaux et sur le terrain, une large mobilisation a été enclenchée pour soutenir Mohand Kadi et Moez Benncir et réclamer leur libération immédiate.

Un collectif Libération Mohand Moez a été créé sur Facebook afin de sensibiliser l’opinion publique algérienne au sort de ces deux jeunes militants membres du réseau RAJ qui active pour la défense des libertés publiques et la promotion des droits des jeunes en Algérie.

Plusieurs témoignages de solidarité ont été diffusés sur les réseaux sociaux comme l’appel lancé par l’écrivain engagé et journaliste algérien Mustapha Benfodil qui a dénoncé un procès Kafkaïen :

Source Algérie-Focus Abdou Semmar 

Le Pèlerin

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 23:54

Vérités amères sur les réserves pétrolières algériennes

pompagepetrole.jpg

 

S’agissant des définitions universelles sur les réserves pétrolières, le ratio de remplacement des réserves (RRR) est défini comme le montant des réserves additionnelles prouvées de l’année divisé par la quantité extraite durant la même année (RRR = Réserves prouvées /Production en %). Notons qu’il s’agit là de réserves et non pas de ressources (Original Oil In Place ou OOIP).

En gros, les réserves sont égales aux ressources multipliées par le taux d’extraction attendu. Par exemple, pour Hassi Messaoud, le taux d’extraction est de l’ordre de 15%, donc les ressources sont égales à 6,66 fois les réserves. En effet, seule une partie des ressources (30% en moyenne dans le monde) peut être extraite, le reste étant prisonnier pour toujours dans le réservoir, sauf en cas de récupération assistée de pétrole tertiaire. Aussi, il importe de ne pas confondre récupération assistée secondaire (injection d’eau et/ou de gaz) et récupération assistée tertiaire. La récupération secondaire augmente la pression du gisement, mais demeure sans effet sur les réserves, alors que la récupération tertiaire augmente la production mais aussi les réserves.

Ce ratio RRR peut être calculé pour l’ensemble des hydrocarbures ou pour chaque produit (pétrole brut, gaz naturel, condensats, GPL) ou sur plusieurs années. A long terme, le RRR doit être supérieur ou égal à 100% sinon l’entreprise pétrolière (ou le pays) risque de couler. De même, un RRR inférieur à 100% entraîne une diminution des réserves et, à l’inverse, un RRR supérieur à 100% entraîne une augmentation des réserves.L’erreur, probablement involontaire, de certaines déclarations, provient du fait que l’on confond réserves et ressources, deux valeurs totalement différentes.

Les compagnies pétrolières, surtout celles cotées en Bourse, doivent (cf. SEC regulation, New York) faire connaître périodiquement leur RRR et leurs réserves ainsi que le nombre d’années restant à produire (réserves/production ou inverse de la déplétion). Ainsi, en 2012, le RRR était de 115% pour ExxonMobil, 112% pour Chevron, 142% pour ConocoPhillips, Anadarko 194%. BP qui, après avoir connu un RRR supérieur à 100% durant 20 ans, l’a vu baisser en 2012 à 77%.

Ces taux sont aussi calculés pour une région ou un pays. Pour l’Algérie, le RRR a été supérieur à 100% pour la période 1962-2000, d’où une augmentation continue des réserves, et inférieure à 20% pour la période 2000-2013, ce qui se traduit par une baisse des réserves. Aussi, pour la décennie passée, le docteurMohamed Saïd Beghloul (El Watan du 25 mars 20012) écrivait : «La production cumulée durant la décennie 2001-2010 (tous hydrocarbures confondus) avoisine les 2200 millions de tep et le taux de renouvellement des réserves par le biais de ces découvertes ne dépasse guère les 14% (produire 100 et en découvrir 14).» En 2013, le ratio algérien a été de l’ordre de 20%, selon le temps de récupération espéré sur la durée de vie restante des gisements exploités ou à exploiter. Ces données contredisent des déclarations récentes, probablement imposées par le ministère. Cependant, pour des raisons compréhensibles, les pays de l’OPEP ont intérêt à gonfler artificiellement les réserves «déclarées».

Par ailleurs, le monde pétrolier international sait parfaitement que le RRR algérien actuel est de l’ordre de 20% et non de 100%. Les sociétés pétrolières internationales engagées en Algérie le savent car ce sont elles qui exploitent plus de 50% de la production pétrolière actuelle.

En conclusion, il ne faut pas confondre réserves et ressources, mais assumer la triste

réalité. En attendant de nouvelles découvertes en Algérie, qui ne donneront du pétrole que dans 10 ou 15 ans, l’Algérie se voit confrontée à une situation dramatique : la fin du pétrole dans une quinzaine d’années, la baisse des réserves (8 milliards de barils ou 12,2 milliards de barils ?), l’inefficacité singulière de la politique pétrolière menée depuis 2000 avec un RRR de 20 à 25%, au lieu de 100%, et des dépenses faramineuses de l’entreprise pétrolière nationale.

Les prévisions du FMI pour l’Algérie dépendent des prévisions pétrolières qui lui sont envoyées par le ministère de l’Energie à travers le ministère des Finances.Comme le disait l’économiste Serge Christophe Kolm à propos des modèles économiques, «Garbage In, Garbage Out». Nous n’avons plus le droit d’être imprévoyants et d’accepter la méthode Coué.

La politique pétrolière algérienne de ces 14 dernières années conduit à une impasse car on se trompe d’objectifs et l’on oublie l’importance de la variable temps ainsi que la nécessité du calcul économique dans tout processus de décision.

D’où la nécessité d’un conseil national de l’énergie et d’un minimum de gouvernance dans le secteur de l’énergie et des mines. Si l’on veut éviter le désastre financier qui se profile à l’horizon 2015-2017, il est impératif de supprimer les objectifs actuels ou les reporter à 2025. Nous allons droit au naufrage alors que la nature a doté l’Algérie de ressources exceptionnelles, avec de nombreux gisements miniers découverts ou à découvrir et qui font d’elle un véritable «scandale géologique».Nous sommes totalement persuadés que l’Algérie pourra et devra devenir le Brésil de l’Afrique (BRICA= BRIC + A) d’ici 10 ans grâce à ses ressources naturelles et humaines. Pour ce faire, il faut un virage à 180° et transformer ce Dutch Disease en Algerian Miracle !

Source El Watan Ali Kefaïfi

Ingénieur civil des mines et ex-directeur au ministère de l’Energie et des Mines

Le Pèlerin

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:00

Algérie - Révision de la constitution

Bouteflika charge Ouyahia de conduire l'opération

Ahmed Ouyahia

 

Les rencontres avec les partis politiques, les personnalités nationales et la société civile débuteront en juin prochain.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé hier que les rencontres sur la révision de la Constitution avec les partis politiques notamment, seront entamées au début du mois de juin prochain. «A la mi-mai, les partis politiques, les personnalités nationales et les associations seront rendues destinataires des propositions d'amendements dégagées par la Commission d'experts» sur la révision de la Constitution, a indiqué le président de la République lors d'une réunion du Conseil des ministres. «Par la suite, ces interlocuteurs seront invités à des rencontres à la présidence de la République qui seront entamées au début du mois de juin prochain pour exposer et débattre leurs vues, commentaires et éventuelles contre-propositions au sujet des propositions qu'ils auront eu le temps d'étudier», a-t-il ajouté. Il a encore affirmé qu' «une fois ces consultations achevées, un projet consolidé de révision constitutionnelle sera élaboré en prenant en considération les vues et propositions des partenaires à ce dialogue».

«J'ai chargé le ministre d'Etat, directeur de cabinet de la Présidence de la République de conduire, sous mon autorité, l'ensemble de l'opération indiquée plus haut», a-t-il fait savoir, affirmant que «la transparence entourera ces contacts et consultations pour permettre à l'opinion d'en suivre le déroulement». Dans un message de remerciement aux citoyens qui l'ont réélu pour un 4e mandat, le président Bouteflika a également déclaré que les Algériens ont voté pour la stabilité et la paix. «Le vaillant peuple algérien s'est prononcé fermement contre le désordre, la violence et la fitna», lit-on dans le communiqué de ce premier Conseil des ministres après la présidentielle du 17 avril dernier que le président Bouteflika a présidé hier. Le document a également souligné que le peuple a, ainsi, fait montre d'un élan patriotique «exceptionnel» et s'engage à «barrer la route à l'aventurisme et à ses prophètes». Le président Bouteflika a également relevé, selon le communiqué, que «les citoyens et les citoyennes sont légitimement fiers de vivre une démocratie pluraliste effective à laquelle ils sont fortement attachés». Il a, toutefois, ajouté que «les Algériens et les Algériennes ne sauraient accepter que la démocratie s'exerce hors des règles et des institutions définies dans la Constitution ou loin d'une conduite pacifique qui s'impose à tous, encore moins en contresens de la volonté souveraine exprimée par notre peuple». Soulignant que la confiance que le peuple algérien lui a renouvelée au scrutin du 17 avril, représentait une «noble» et «lourde» charge pour lui et pour ceux qui auront à l'assister au service du pays le chef de l'Etat n'a pas manqué de renouveler ses remerciements aux électeurs qui l'ont honoré d'«une forte majorité» de leurs suffrages. Aussi, a-t-il réitéré son engagement à mettre en oeuvre le programme électoral sur la base duquel il a été réélu et invité le gouvernement à en prendre en charge le contenu dans son Plan d'action, notamment le renforcement de la démocratie participative et la bonne gouvernance. M.Bouteflika a souligné que les pouvoirs publics devront livrer une «véritable course contre le temps» dans la mise en place des réponses aux attentes de la population, notamment la jeunesse et dans la construction d'une économie «diversifiée et compétitive». Dans ce cadre et dans ses instructions au gouvernement, le président Bouteflika a souligné l'urgence de promouvoir la bonne gouvernance, de lutter contre la bureaucratie et améliorer le service public «qui doivent mobiliser l'ensemble des secteurs d'activité». Mais urgence ne signifie pas une précipitation qui conduirait à dilapider l'argent de l'Etat. Le président de la République a également souligné l'urgence de préserver les deniers publics de tout gaspillage, de lutter contre la corruption et toute forme d'atteinte à l'économie nationale. Le président Bouteflika a aussi instruit le gouvernement à mettre en route le nouveau découpage territorial en accordant la priorité les premières années aux régions du Sud et des Hauts-Plateaux «où le facteur des distances rend urgent un rapprochement de l'administration territoriale de ses administrés»

L'audiovisuel, la presse écrite et le Ramadhan

Le chef de l'Etat a demandé au gouvernement de mettre en place «sans délai» l'autorité de régulation de l'audiovisuel et de l'autorité de régulation de la presse écrite. Il a,en outre, instruit le gouvernement à prendre «toutes les dispositions nécessaires» pour améliorer la maîtrise, l'approvisionnement et la régulation du marché intérieur, y compris en prévision du mois sacré du Ramadhan et de la période estivale. Le président Bouteflika a conclu ses directives au gouvernement en précisant que ce dossier sera de nouveau abordé dans quelques jours à l'occasion de l'étude, en Conseil des ministres, du projet de Plan d'action que le gouvernement aura à présenter devant l'Assemblée populaire nationale puis le Conseil de la nation.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 12:14

Comment le FFS a piégé Bouteflika en faisant croire qu’il pouvait accepter de rejoindre le gouvernement

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Le retard pris dans la composition du gouvernement est, en partie, dû à l’«indécision» du Front des Forces socialistes. Jusqu’à la dernière minute, le parti de Hocine Aït Ahmed avait adopté sa traditionnelle position fondée sur le «ni-ni». Après le slogan du début des années 1990, «ni Etat intégriste ni Etat policier», le plus vieux parti de l’opposition a inventé son fameux «ni participation ni boycott» à l’occasion de l’échéance du 17 avril dernier, se maintenant ainsi dans sa tout aussi originale «troisième voix». Mais le FFS avait laissé supposer, sans jamais l’affirmer ouvertement, qu’il pourrait participer au nouvel Exécutif, même s’il ne prenait pas part à l’élection présidentielle et ne soutenait aucun des six candidats à la fonction suprême.

Bien que le FFS ait perdu du terrain dans son fief historique, la Kabylie, ce parti ne continue pas moins de jouer un rôle important dans la vie politique nationale, malgré des divisions internes, vu le charisme de son zaïm Hocine Aït Ahmed, un des derniers pères de la Révolution, et sa longue expérience du militantisme. C’est ainsi que le président Bouteflika aurait misé sur le FFS pour pouvoir convaincre les partis de l’opposition de rejoindre le nouveau gouvernement qu’il voulait, au départ, «éminemment politique» et ouvert à toutes les obédiences pour pouvoir garantir un consensus national en prévision de la révision constitutionnelle. Et ce n’est qu’à la dernière minute que le Front des Forces socialistes a décliné l’offre de Bouteflika, poussant, dans son sillage, le Parti des Travailleurs de Louisa Hanoune à se retirer à son tour, après que les partis d’opposition foncièrement opposés au quatrième mandat, notamment le RCD et le MSP, ont naturellement rejeté l’offre qui leur avait été faite de prendre part à la nouvelle équipe gouvernementale sous la direction du «revenant» Abdelmalek Sellal.

Devant ce fiasco, Bouteflika a dû se résigner à accepter une liste de rechange préparée d’avance – ou, sans doute, à la va-vite, vu le choix controversé de plusieurs nouveaux ministres –, le temps pour lui et pour son proche entourage de relancer les négociations en vue de la composition du «gouvernement de consensus national» qui lui permettrait de combler un tant soit peu son déficit de légitimité et de ne pas endosser seul la responsabilité de la future Constitution. Les déclarations solennelles des deux frères ennemis du FLN, Abdelaziz Belkhadem et Amar Saïdani, sur la nature purement politique du gouvernement qui allait émaner des choix de Bouteflika après sa réélection, confirment qu’eux-mêmes ont été pris de court par le refus du FFS de s’allier avec les tenants du pouvoir. De même, le dernier communiqué mi-figue mi-raisin du RND qui salue la nouvelle composition du gouvernement et qui se dit prêt à collaborer avec l’Exécutif, cache mal un malaise qui ne dit pas son nom. En forçant le passage pour un quatrième mandat, malgré l’opposition de la majeure partie de la classe politique et du peuple – en témoigne le taux extrêmement élevé d’abstention et le nombre important de votes en faveur d’Ali Benflis –, Abdelaziz Bouteflika se retrouve isolé et obligé de mener ses réformes tout seul. Des réformes qui, ainsi conduites, sont évidemment vouées à l’échec.

Source Algérie patriotique M. Aït Amara

Le Pèlerin

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 20:16

Les surprises du gouvernement

algerie gouvernement

 

Le Premier ministre a les coudées franches pour diriger sa nouvelle équipe

Les femmes ministres dans cette nouvelle équipe ne vont pas seulement orner la vitrine. Bien au contraire, elles sont à la tête de départements extrêmement sensibles.

La liste du gouvernement qui appliquera la feuille de route du président Bouteflika a été rendue publique hier. Remaniée à près de 40%, la composante de la troisième version du gouvernement Sellal est perlée de faits saillants: 12 nouveaux ministres dont sept femmes, un seul ministre d'Etat, deux ministres délégués, un ministère dédié à la jeunesse seule et une forte tendance à la stabilité, notamment dans les départements de souveraineté. Comme l'exige la galanterie, commençons par les femmes. Incontestablement, la présence féminine marque le gouvernement

Sellal III. Certes, on est loin du quota des 30% adopté au niveau de l'Assemblée populaire nationale mais la présence de sept femmes au gouvernement dont l'une d'entre elles n'a que 35 ans (Aïcha Tagabou, ministre déléguée auprès du ministre du Tourisme et de l'Artisanat chargée de l'Artisanat), est déjà une prouesse. A titre comparatif, le gouvernement de Manuel Valls en France, issu du dernier remaniement comporte huit femmes. L'autre nouveauté est les femmes ministres algériennes dans ce nouveau gouvernement, qui ne seront pas que des faire-valoir pour les besoins de la vitrine. Bien au contraire, elles sont à la tête de départements extrêmement sensibles. L'Education nationale est un de ces départements qui sera désormais dirigé par Nouria Benghebrit. Il est quand même surprenant de changer de ministre à la veille des examens de fin d'année aussi déterminants comme ceux du baccalauréat, du BEM et de la sixième. Mais ce n'est qu'une juste récompense pour un secteur presque dominé par l'élément féminin. Mais quel cadeau dont est destinataire Mme Benghebrit! L'éducation est l'un des secteurs les plus compliqués, les plus sensibles et le plus peuplé avec plus de 8 millions d'élèves. Elle n'aura pas de répit et le temps n'est pas en sa faveur puisqu'elle passera son premier Bac dans moins d'un mois avant de se consacrer déjà à la rentrée scolaire. Du reste, Nouria Benghebrit n'est ni la première ni la seule à se retrouver à la tête d'un département sensible. La ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Zohra Derdouri, reconduite à son poste en est une. Le défi des nouvelles technologies, les chantiers lancés dans ce secteur et les attentes des populations algériennes sont l'une des priorités du gouvernement qui lui accorde une grande importance. Pratiquement, tout le développement de tous les secteurs est intimement lié au rythme d'avancement du ministère de Mme Derdouri. C'est dire la,place stratégique de ce département. Les autres ministères qu'occupent actuellement les femmes comme celui de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement dirigé par Dalila Boudjemââ, le portefeuille de la culture qu'occupe Nadia Labidi, la solidarité nationale de Mounia Meslem, le tourisme à sa tête Nouria Yamina Zerhouni, ne sont pas dénués d'importance. Petite victoire donc pour un grand remaniement mais ce n'est qu'un début. L'autre fait saillant est la séparation du ministère de la Jeunesse de celui des Sports. Des suicides, des immolations, des harraga et une terrible agression à la drogue. Il était temps de s' occuper des jeunes. Après les cadeaux de la campagne électorale (le Service national ramené à 12 mois, des facilitations à l'Ansej pour la création d'entreprises et des quotas de logements pour les diplômés), le nouveau gouvernement aura du boulot pour soulager cette frange de la population qui subit de plein fouet les errements des politiques tordues. Un autre aspect qui se dégage de ce nouvel attelage est cette tendance à la stabilité. Les ministères de souveraineté, notamment le département de l'intérieur qui garde à sa tête Tayeb Belaïz, la justice reste dirigée par Tayeb Louh, Ramtane Lamamra est toujours à la tête de la diplomatie. A ceux-là, il faut ajouter le ministère de l'Habitat qui a un très grand cahier des charges et autant de responsabilités avec les programmes de logement. Ce ministère sera toujours dirigé par Abdelmadjid Tebboune. En somme, il s'agit d'un remaniement profond censé conduire le programme du président dont les grands axes ont été déclinés durant la campagne électorale. Reste à savoir maintenant si ce dosage entre les anciens, les nouveaux, les revenants, les politiques et les technocrates sera efficace face à une conjoncture cruciale. Le premier gouvernement du quatrième mandat n'aura aucun droit à l'erreur. Dure, dure sera la tâche.

Source L’Expression Brahim Takheroubt

Le Pèlerin

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