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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 06:03

Premières révélations de la mission parlementaire d’information

«Le brasier de Berriane n’est pas éteint»

 

C’est le moment de s’attaquer au fond du problème au risque de voir ressurgir la grogne sociale dans la région, estiment les membres de la mission.

La mission parlementaire d’information dans les événements de Berriane a présenté samedi, un compte rendu verbal au président de l’Assemblée populaire nationale (APN) M.Abdelaziz Ziari, apprend-on de sources proches du dossier.

La mission a procédé dès son arrivée sur les lieux des affrontements du 6 mai dernier, à des contacts avec les autorités locales et les repentants des deux communautés.

«Des tentatives ont été faites afin de rapprocher les points de vue des deux parties dans un seul objectif: celui de rétablir la sécurité dans la région», précise M.Bachir Djarralah, membre de la mission d’information et député MSP. «Nous avons informé Ziari que des efforts considérables sont fournis par l’Etat pour gérer cette crise», ajoute notre interlocuteur. Ce député de la wilaya de Ghardaïa rejette la thèse selon laquelle les élus locaux ont failli à leur mission.

Il estime que bien au contraire, «ces derniers sont toujours à l’écoute des préoccupations des citoyens». Des initiatives sont menées par les députés et par les membres des assemblées locales pour désamorcer la crise. Mais voilà que, selon ses dires, il y a des problèmes qui ne peuvent être gérés que par l’Etat. Dans ce sens, notre source lance un message très significatif: «C’est le moment de s’attaquer au fond du problème au risque de voir ressurgir la grogne sociale.» Le message est purement politique. La mission d’information a, en effet, clairement signifié à M.Ziari qu’aucune marge d’erreur n’est tolérée dans la gestion de cette crise. Le bricolage politique et les solutions conjoncturelles ne feront qu’alimenter le malaise dans la région. Rappelons que lors de son passage à Ghardaïa, le ministre de l’Intérieur a insisté sur le fait que cette wilaya a bénéficié de 182 milliards de DA, entre 1999 et 2008, au titre du programme d’équipement de l’Etat

Cet important programme a permis, selon lui, la prise en charge des préoccupations liées aux besoins fondamentaux des citoyens et d’assurer la réalisation et la réhabilitation des infrastructures de base nécessaire, à son développement, a-t-il dit.

Il a, également, fait savoir que, durant la même période, plusieurs projets ont été achevés dont, notamment, la réalisation d’un aéroport pour une enveloppe de 2,15 milliards de DA répondant aux normes internationales avec une piste principale de 2,8km. Concernant le domaine de l’habitat, plus de 35.000 logements ont été réalisés, soit plus de 19.000 ruraux, 8400 sociaux locatifs et plus de 890 participatifs. Selon le ministre, l’Etat rejette, pour sa part, toute responsabilité dans cette situation de crise. D’ailleurs, le ministre privilégie la thèse «de conflit ethnique.» Justement, la mission a-t-elle pris connaissance des tracts et des documents incitant à la violence et au nettoyage ethnique révélé par le ministre d’Etat, M.Yazid Zerhouni? A ce propos, M.Djarralah rappelle que la mission d’information n’a ni les moyens ni les prérogatives d’enquêter: «Une mission attribuée aux services de sécurité.» «Notre travail a un caractère sociopolitique», souligne-t-il. Par ailleurs, nous apprenons que le rapport final sera déposé sur le bureau de l’APN dans une quinzaine de jours.

Le tribunal correctionnel de Berriane (Ghardaïa) a prononcé samedi des peines allant de deux ans de prison ferme à l’acquittement pour un groupe de personnes accusé dans les événements qu’a connus dernièrement la région de Berriane. Ce groupe constitué de 22 personnes est accusé, indiquent des sources judiciaires de Ghardaia, «d’attroupement avec arme blanche sur la voie publique, destruction des biens d’autrui, coups et blessures».

Le tribunal a prononcé une peine de deux ans de prison ferme et une amende contre une personne, une peine d’un an de prison ferme a été prononcée contre 13 personnes, alors que deux autres mis en cause ont été condamnés à six mois de prison ferme assortie d’une amende de 5000DA. Le tribunal correctionnel de Berriane a relaxé six autres personnes. Les derniers événements de Berriane ont fait deux morts et des dégâts matériels. 

Source l’Expression 

Le Pèlerin

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 23:20

Al Qaradawi lance une nouvelle Fetwa

« Prier moins pour travailler plus »

Prier moins pour travailler plus », c’est la toute nouvelle fetwa du célèbre prédicateur égyptien Youssef Al Qaradawi, un des idéologues du mouvement des Frères musulmans et vedette de la chaîne Al Jazeera.

Publié en mai sur son site internet, le texte de la fetwa se veut une incitation aux six millions de ses compatriotes fonctionnaires au « travail ». « Prier au travail est une bonne chose », mais que « dix minutes pourraient suffire », souligne cheikh Al Qaradawi. Cette exhortation à concilier les vertus de la foi et du travail risque néanmoins, fait remarquer l’AFP qui rapporte l’information, de se heurter aux habitudes bien ancrées de « pauses » prière répétées et interminables sur les lieux de travail. Le temps de travail réel d’un fonctionnaire égyptien a été estimé par une étude officielle à 27 minutes par jour, sans compter les congés autorisés. Après plus de 50 ans d’islamisation version Frères musulmans, il n’y a pas une seule grande société, usine ou bâtiment public qui ne se soit doté d’un local, couloir ou vaste salle dédiés à la prière, moquettes vertes déroulées et orientées vers La Mecque. Pour écourter le temps de la prière, cheikh Al Qaradawi a une idée : que les pieux musulmans fassent leurs nécessaires ablutions chez eux, avant de gagner leur occupation, et non dans les toilettes pendant le travail. S’il est trop tôt, et sans doute présomptueux, pour savoir si la fetwa productiviste du cheikh Al Qaradawi sera suivie d’effet, les théologiens du Caire sont en revanche, pour une fois, tous d’accord. « Il a raison, je ne peux pas dire le contraire, il ne faut pas grappiller du temps de travail en utilisant la prière comme prétexte », a commenté à l’AFP cheikh Faouzi El Zizfaf du centre des études islamiques d’Al Azhar. Pour Mohamed Al Shahhat Al Gendi, secrétaire général du Conseil suprême des affaires islamiques, « dix minutes sont tout à fait suffisantes pour prier, et l’amélioration de la productivité n’est pas du tout contraire à l’Islam ».

 

Source El Watan

Le Pèlerin

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 08:04

  Jean Daniel, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur au Quotidien d'Oran - La «santé» de Bouteflika, les maladies de l'Algérie

 

La voix basse, un peu éteinte mais le regard encore vif, l'homme qui n'aime pas qu'on le qualifie de «...monument...» raconte : ce qu'il a retenu de tout un siècle au coeur du monde arabe, ses années de voisinage avec Abdelaziz Bouteflika, sa vision d'un siècle mort, d'un siècle à venir et ses humbles espérances de voir l'Algérie et le monde arabe renaître, non pas avec des réformes impossibles, mais avec une école humaniste, des enfances libérées des prises d'otages idéologiques et des «...ouvertures...» sur l'Autre, loin des camisoles de l'histoire immédiate. Entretien.





Le Quotidien d'Oran : En dehors de la raison de votre invitation officielle par la Bibliothèque nationale, qu'est-ce qui explique réellement votre périple en Algérie cette fois-ci ?

Jean Daniel : J'apprécie la question parce qu'elle me permet de mettre les choses au point. Ce déplacement ... cette fois-ci parce que j'ai déjà eu des déplacements avant quand j'ai été nommé docteur honoris causa à l'université d'Alger... est venu après deux mois de sollicitations par le directeur général de la Bibliothèque nationale pour donner une conférence sur mon livre publié sous le titre «...Avec Camus...» avec comme sous-titre «...Pour résister à l'air du temps...». J'ai longtemps remis à plus tard ma réponse, sachant qu'avec l'âge je suis énormément invité mais que je me déplace beaucoup moins. Le but de ce dernier voyage en Algérie était donc uniquement pour donner une conférence sur ce thème. Le hasard a voulu que cette date me convienne parfaitement : je devais donc revenir en France avant les élections législatives algériennes et donc pouvoir assister là-bas, à la passation des Pouvoirs. Assister en tant que spectateur s'entend. C'est donc lors de mon séjour algérien que j'appris, par le biais du directeur de la Bibliothèque nationale, que j'étais désormais l'invité personnel du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le directeur de la BN ne pouvait que bien accueillir la nouvelle sachant qu'il disposait d'un budget vraiment limité et cela s'est traduit pour moi par un cadre d'accompagnateurs et quelques facilités de déplacement et de visites. J'eus par la suite l'honneur de déjeuner avec le Président de la république, en compagnie de mon ami depuis 30 ans ou plus Lakhdar Brahimi ...le premier couscous que j'ai pris à l'occasion de mon premier retour en Algérie c'était chez la mère de celui-ci... en présence de Cherif Rahmani et d'une conseillère économique à la présidence. Un déjeuner qui a été programmé le surlendemain de mon arrivée. Par la suite, et parce que l'occasion m'était enfin donnée, j'ai visité Oran. Là, vous ne pouvez pas partager l'enchantement d'un homme qui n'est plus jeune, qui retrouve avec émotion des souvenirs et des traces. Cette ville d'Oran qui est tellement franco-espagnole, qui est tellement plus marquée, beaucoup plus qu'ailleurs, dans la continuité et dans la décomplexion. J'ai eu cette impression que les gens sont tellement fiers de ce passé et avaient tellement intégré cette période de leur histoire, que j'ai trouvé qu'il s'agissait d'une réussite ... de ce côté là, plus qu'ailleurs dans le pays. Si j'avais entendu quelqu'un me dire ça il y a seulement quelques jours, j'aurais ris. Je peux dire que c'est ce qui m'a frappé, au bout de ma très petite expérience, c'est que ailleurs, sauf dans quelques villes, lorsque vous allez à Tipaza par exemple, vous entendez parler de Camus ou des grecs comme si c'étaient des arabo-musulmans d'Algérie et c'est faux. Un état d'esprit réservé aux archéologues et aux guides qui m'ont parfois expliqué à moi algérien comme si je ne l'étais pas, ce passé et comme si je ne l'avais jamais vu. Cet état d'esprit de complexe, ou de distance avec le passé, je ne l'ai pas ressenti à Oran. C'est donc ma première réaction et elle est extrêmement «...heureuse...». A côté de ceci, et pour finir sur ce chapitre de réactions, j'ai trouvé, et plus que ce qu'offre la Casbah d'Alger, des trésors architecturaux à Oran qui sont en danger car si on ne s'y prend pas très vite, la restauration va être de plus en plus difficile. Il y existe des quartiers qui sont inappréciables, tout près à être restaurés et tout près à être «...défaits...». Cette ville est si riche en places, en rues, en entrelacements, en monuments et en immeubles que je suis prêt à faire n'importe quelle campagne, partout où il le faut, pour lancer et aider des politiques de restaurations urgentes. Pour paraphraser le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, je dois dire que «...c'est une de mes priorités...».



Q.O.: Pour revenir un peu à vos rendez-vous algérois, vous avez parlé de souvenirs retrouvés. Vous avez retrouvé quels souvenirs avec le président de la république ?

J. D.: Ecoutez, je l'ai dis plusieurs fois, c'est un homme pour qui j'ai beaucoup de respect. Pendant sa «...traversée du désert...» je m'intéressais beaucoup à son parcours et à ses réflexions. A sa vision sur la politique internationale et pas seulement sur le monde arabe. Les rares fois où je l'ai rencontré à ces moments là, je l'ai trouvé assez «...riche...». Et c'est à ces moments là d'ailleurs, que j'ai compris qu'il fait partie de ces personnalités arabes qui n'ont pas de postes mais qui sont souvent sollicitées par les autres gouvernements. Je peux illustrer ce cas avec l'exemple de Yasser Arafat qui parce qu'il n'avait pas d'ancrage chez lui, était beaucoup sollicité pour des arbitrages. Reste qu'à mon avis personnel, celui-ci n'avait pas une vision internationale profonde qui «...déborde...» sur des géographies comme celle de l'Asie par exemple. Contrairement à Bouteflika et surtout avec son discours d'ouverture, lorsqu'il est revenu aux «...affaires...», et qui pour moi était tout ce dont je pouvais rêver. Je me souviens approximativement de cette phrase, lors de son passage à Paris, et juste après la fin des embrassades, où il disait «...mon rêve, c'est d'intégrer toutes les composantes historiques, ethniques et géographiques de ce qui a fait l'Algérie...».

 Et aussitôt, cela a été développé par un discours qui visait à «...accepter...» tous les envahisseurs, tout les colonisateurs, des romains et jusqu'aux espagnols et aux français bien sûr, avec toutes les composantes berbères ou même chrétiennes...etc. Il y avait donc une «..ouverture...» formidable. Je me souviens que j'avais dis à ce moment là que Bouteflika était sur le chemin d'une vraie séparation de l'Eglise et de l'Etat pour faire le parallèle. J'étais peut-être très candide à cette époque mais.... Et puis le personnage a beaucoup évolué par la suite mais ne semble pas avoir évolué dans la fidélité. Nous avons eu tout de même des rapports de confiance, avec de rares rencontres, une fois l'an peut-être, des rapports que j'apprécie énormément. C'est ce que je pense. Car je pense surtout que personne ne peut me compromettre et surtout à mon âge. Alors, et pour revenir à ce déjeuner, j'ai donc discuté avec un homme et échangé des avis car je parle presque autant que lui. Mais pour être plus précis et pour me mettre à votre place professionnelle, et après m'être inquiété lors d'un premier voyage sur sa santé, je peux dire que je l'ai retrouvé beaucoup mieux ! Beaucoup plus équilibré dans son corps. La chose qui m'a frappé, c'est qu'il était beaucoup plus calme. Avant, lorsqu'il parlait, il avait l'habitude d'accompagner ses propos de gestes, un peu incantatoires quelques fois, alors que lors de cette dernière rencontre, il donnait l'image d'une très grande sérénité. Calme et sérénité. J'ai trouvé qu'il était conscient des difficultés de son pays. J'ai trouvé qu'il était conscient de son destin. Et j'ai trouvé, et là c'est purement subjectif et purement personnel, qu'il avait envie de remuer un petit peu les énergies de son pays par ce qu'il me semblait comprendre que son gouvernement était en-deçà de ses attentes du point de vue de la rapidité, de l'efficacité, et c'est une impression, encore une fois, personnelle. Il se pourrait donc, et là c'est le journaliste qui parle, qu'il y ait des changements après les élections, comme de tradition. Qu'est-ce qui m'a frappé d'autres ? Difficile de cerner car c'est d'abord un échange que nous avons eu, mais il y a eu aussi ce constat qui a été moins négatif sur un sujet qui a été discuté avec beaucoup d'humour et une distance, presque seigneuriale, pour parler de «...pacte d'amitié...» comme il l'a fait. Je me souviens lui avoir répondu que je vais vous décevoir car ce pacte je n'y ai pas cru. «...Personnellement je n'y ai pas cru...». Je lui ai dis que moi si j'avais été diplomate, jamais je n'aurai «...travaillé...» pour un pacte d'amitié de ce genre. Et je lui ai répondu que pour cela j'avais plusieurs raisons : d'abord, et premièrement, j'ai une formule, qui n'est pas de moi bien sûr, mais que je répète pour dire «...il n'y a pas d'amour, il y a des preuves d'amour...». Il n'y a donc pas d'amitié mais des preuves d'amitié. Des preuves qu'il faut donner tous les jours sinon, au moindre accroc, ce pacte est réduit en miettes. J'ai par ailleurs expliqué que la deuxième des choses est que ce que vous proposez aujourd'hui comme pacte d'amitié, dans un moment où vous avez nettement, et à mon avis, l'envie de remobiliser le sentiment national, du fait de problèmes soit intérieurs soit extérieurs, des problèmes que pose la Réconciliation, et du fait que ...et là c'est un mélange de lui et de moi... vous êtes peiné de voir les jeunes générations, et qui sont la grande majorité en Algérie, déposséder l'histoire algérienne de la passion des gens comme nous, et là je dis nous parce que j'ai accompagné la Révolution algérienne, une majorité qui ne songe qu'à partir, et donc à ce moment là, s'il faut proposer un pacte d'amitié, il faut d'abord restaurer le sentiment national. Et là, je me souviens, qu'il m'a semblé qu'il approuvait davantage mon analyse, mon «...astuce...». En vérité, je crois qu'il était assez content que les Français commettent cette gaffe sur la colonisation «...positive...», car il éprouvait le besoin de remettre les choses à leur place et de montrer à son peuple que l'Algérie c'était l'Algérie et qu'il ne fallait pas que l'on joue avec son orgueil. Voilà.



Q.O.: Lors de vos rencontres à Alger, vous avez fait un constat très sévère sur l'état des lieux de la presse française durant la campagne présidentielle dans votre pays, mais en tant que véritable «...monument...» de la presse, comment vous accommodez votre vision d'une presse algérienne qui doit être libre avec votre amitié avec le président de la république algérienne qui a une vision très peu généreuse sur ce métier en Algérie ?

J.D.: Je n'aime pas le mot «...monument...» car un monument ne bouge pas. Pour répondre à votre question, je dis que je suis d'abord quelqu'un de fidèle. Et la fidélité doit s'accommoder de l'évolution des deux amis. Moi je n'ai jamais désavoué ma fidélité quand quelqu'un change. Par ailleurs, je reviens sur une formule que j'ai prononcé lorsqu'on m'a remis la toge de docteur honoris causa à l'université d'Alger, une formule où je dis que «...vous pouvez compter sur une gratitude infinie qui n'est compensée que par une vigilance tout aussi infinie...». Comment je comprends l'attitude médiatique de Bouteflika ? D'abord il faut savoir que je n'ai jamais, sauf une fois, discuté avec le président de cette question, sauf une fois à l'époque de l'incarcération d'un journaliste algérien, Mohammed Benchicou, occasion à laquelle j'avais saisi le président par lettre, il y a deux ans. Pour tout vous dire, j'ai fait une déclaration il y a trois jours où j'ai dis que la liberté de la presse algérienne, est assez grande, quoique l'on dise, et la situation semble avoir évolué par rapport à ces années là où l'on parlait de procédés indirectes, financiers, pour étrangler un journal ou provoquer sa fermeture. Je ne pense pas vous apprendre une vérité que vous connaissez mieux que moi, mais vous me demandez mon impression et je vous la donne : elle est plutôt positive. Comment le président Bouteflika apprécie cette nouvelle liberté ? Je n'en sais rien.



Q.O.: Mais vous en tant que professionnel, quel est votre jugement sur l'état de la presse algérienne?

J.D.: ... très inégale. Je trouve El Watan bien fait. Mais je trouve aussi que les articles dans la presse française sont trop courts et ceux d'El Watan trop longs. Et puis si vous osez écrire dans votre propre journal des éloges sur le journal, ce qui risque d'être une flagornerie sans pareil, je vous dirais que je trouve très agréable de vous lire. (rires)



Q.O.: Si on essaye un peu d'élargir les propos de cette discussion, vous êtes un «...point de jonction...», vous développez un grand humanisme mais on a aussi l'impression que le monde se fait sans nous, dans le bon sens ou dans le mauvais sens, cela reste à discuter. Mais du point de vue de votre grand humanisme et de votre extraordinaire expérience, quelle est votre vision sur le monde ? Quelle est votre vision sur les futurs rapports entre l'Algérie et la France ?

J.D.: Je vais commencer, si vous permettez par autre chose. Quelque chose qui me tient à coeur et qui explique que c'est moi qui ai insisté pour organiser cet entretien. Il y a en effet trois choses qui me tourmentent en Algérie comme si c'était, et comme c'est un peu, mon pays. Je vous ai parlé plus haut de la restauration et qui est l'une de mes priorités. La seconde priorité, et sur laquelle j'ai insisté lors de ma conférence sur Camus, avec des propos pour dire que il n'y a pas de civilisation pour une société qui n'aime pas, qui ne protège pas, qui n'éduque pas, qui ne prépare pas ses enfants. C'est valable pour l'Algérie mais aussi pour le reste du monde. Vous m'avez interrogé sur ma vision ? elle est celle du constat d'un monde qui est en train de supprimer l'enfance. L'enfance est supprimée lorsqu'on donne des armes aux enfants, lorsque ces enfants sont fauchés par les mines, en Angola, au Mozambique, en Amérique Latine...etc. L'enfance est supprimée lorsque les enfants sont sacrifiés, lorsqu'on trouve un sens à leur mort. L'enfance est niée lorsqu'on s'attaque à cet état d'innocence précaire, entre parenthèses sacré, et qui est le signe profond de la civilisation. C'est un problème ardu parce que en méditerranée, c'est une pratique évidente que d'entourer l'enfance par un sens profond : cela a commencé avec Abraham et son sacrifice. Alors pourquoi les enfants ? Pas seulement parce qu'on les envoie à la mort en pensant qu'ils auront un meilleur sort et que c'est une preuve d'amour ultime, mais parce que, plus terre à terre, les programmes scolaires sont la chose la plus importante pour moi par exemple pour commencer à les sauver. Il y a une excellente et impressionnante étude qui a été faite, si mes souvenirs sont bons, par l'un des co-fondateurs du The Economist, qui est pour moi l'un des meilleurs journaux du monde. Cette étude, menée par un certain nombre de chercheurs, portait sur une comparaison des programmes scolaires dans certains pays, en particulier les pays de la méditerranée. Parmi les conclusions, et dans certains pays arabo-musulmans, il n'y avait qu'un seul pays qui «...sortait...» du lot, il s'agit de la Tunisie. A cause des réformes lancées il y a des décennies. Pour ma part, j'ai vu des programmes scolaires et des degrés de formation dans des orientations très politiques, religieuses ou très obscurantistes au Maroc moins en Algérie curieusement ou en Palestine où c'est un peu normal et où il est enseigné qu'il faut tuer non pas l'israélien mais le Juif alors que pour les israéliens, la méthode est biaisée, car ils n'invitent pas à tuer mais racontent l'histoire d'une manière qui a ses conséquences sur l'esprit des enfants. Ceci est donc extrêmement important parce qu'il s'agit de notre avenir mais aussi de l'avenir des enfants. C'est à dire un enseignement qui va fixer leurs façons de se conduire car, aujourd'hui, il ne faut pas s'étonner de voir des enfants devenir des soldats et parler de l'éventualité de la mort et du meurtre avec une facilité déconcertante. La réforme des programmes scolaires me préoccupe tellement que j'en ai fait part au président Bouteflika qui m'a répondu que justement il avait demandé un rapport sur cette question. Par la suite, Réda Malek me confirma cette question mais m'avoua ne pas avoir de nouvelle sur ce rapport depuis cette date.

 La troisième urgence est qu'en ce moment vous avez un divorce de plus en plus grand entre l'évolution de la société civile et le gouvernement et les institutions en général. Reste que ce n'est pas une malédiction algérienne. Bien sûr comparaison n'est pas raison, mais il y a seulement un an, en France, il y a eu la publication d'une dizaine de livres, fait par les meilleurs sociologues, les plus «...sophistiqués...», sur le déclin de la France, sur le retour à l'individualisme, sur le désenchantement de la politique, des prévisions pessimistes sur tout ce que les élites pourraient faire, une incapacité de l'imagination autre sur le lendemain et, brusquement, et en un seul moment, tout est «...tombé...». Tout a brusquement changé en France jusqu'au point de faire dire que la politique a brusquement rajeunie, qu'elle s'est réconciliée avec le peuple français. Le nouveau tableau est celui d'une extrême-droite qui s'effondre, d'une participation de 83%, d'une consultation où personne n'a parlé de fraude électorale, d'adversaires de la dernière présidentielle qui se sont félicités, le tout dans l'esprit d'une volonté de réussir une révolution culturelle. Ségolène Royal et Sarkozy ont compris qu'il fallait réenclencher un vrai sentiment national et ont fait campagne sur ce thème. Tout cela ressemble, un petit peu et en gros, en «...adapté...», à ce qui se passe ici en Algérie. Cela conduit à penser qu'il faut se donner la possibilité d'une espérance. Il y a un redressement possible même si quelques fois il est plus facile de croire que l'on est vraiment au fond du puit, que l'on ne peut rien faire.

 Je vous ai fait cette digression pour vous montrer quels étaient les dangers énormes de l'individualisme, de la désertion de la politique, de l'écart entre la société et les institutions et, de l'autre coté, la possibilité d'espérer. Car pour revenir à mon exemple, ce qu'il y a de meilleur en France peut servir à l'Algérie. D'ailleurs, je n'ai pas rencontré un algérien qui n'avait pas vu le débat entre Royal et Sarkozy. C'est une chose formidable. Non pas parce que les algériens et les français sont proches ou parce qu'ils se sont sentis concernés mais parce que pour les algériens il s'agissait de dire «...voilà ce qu'est la démocratie...!». Les algériens ont regardé le débat avec amusement, un peu comme on regarde un match, mais aussi avec un sentiment d'envie comme je l'ai bien ressenti. Pour revenir à la France, je peux en parler avec d'autant plus d'aise que ce n'est pas mon candidat qui a gagné mais cela s'est passé d'une manière réconfortante avec un état d'esprit qui faisait contre-pied à cette période où on ne savait plus ce qu'était un français et où on ne savait plus quels étaient les repères. Je ne vois pas pourquoi cela n'aurait pas lieu dans un pays comme l'Algérie. Quels que soient les handicaps.



Q.O.: Mais il n y a pas le même poids des archaïsmes. L'islamisme n'a pas le même poids ici comme en France.

J.D.: Evidemment il n'y a pas les mêmes problèmes comme je le disais au départ. La comparaison est valable seulement au niveau de l'espérance à tirer d'une situation que l'on croit compromise. Je ne sais pas si Dieu donnera de la vie et de l'énergie aux actuels dirigeants et en particulier au président pour donner un coup-de-pied dans la fourmilière. Le changement, et c'est vrai, a des limitations et l'une de ces limitations, c'est que sa légitimité la plus grande pour Bouteflika c'est celle de la réconciliation et du référendum. C'est de cela que le président Bouteflika tire sa force. Il me faut dire aussi que la réconciliation signifie beaucoup pour moi car j'ai perdu beaucoup d'amis ... j'ai perdu cinq amis écrivains et intellectuels durant les années 90. Je me dis qu'il fallait arrêter ça. Je me souviens que Bouteflika m'a dit, à propos des éradicateurs, qu'il n y a que les gens qui n'ont pas vécu la guerre et qui n'ont perdu personne qui ne sont pas partisans de la réconciliation. On comprend, alors, que les attentats du 11 avril à Alger ont été un coup terrible pour cette légitimité. Mais même isolé, le président continuera toujours à avoir cette légitimité référendaire. A la limite, une légitimité progressive. Surtout après les dernières législatives. Car pour le moment, il est le représentant élu de tout un peuple, là où les autres ont dû affronter des électeurs indifférents. Vous avez cependant raison de dire que certaines questions ne se posent pas ailleurs qu'en Algérie.



Q.O.: Dans cette vision du monde, quel serait le futur des relations entre la France et l'Algérie ?

J.D.: Quel que soit ce que vous appelez «...vision du monde...», cela peut être interprété par le sens à donner à la «...globalisation...» dont nous sommes soit les bénéficiaires, soit les victimes car il y a des bénéficiaires même parmi vous. Pour moi, avec des pays comme la Chine en particulier ou l'Inde, étant donné leur poids démographique, leur expérience technologique, leur savoir faire technique, leur rapidité d'avancer surtout pour les chinois, se posent des éléments tout à fait nouveaux pour l'économie mondiale, pour l'évolution des sociétés par exemple. Pour certains pays de la méditerranée, par exemple, l'appel à l'aide chinoise est un appel, à la fois, précieux puisqu'on en a besoin en urgence mais aussi encombrant dans la mesure où les chinois s'installent dans la durée. Ils exportent ce qu'ils font eux-mêmes. C'est à dire qu'ils sont bénéficiaires de tous les côtés. Et cette situation pose de vrais problèmes. En plus de cela, il y a ce constat à faire sur des remontées de nationalisme à cause de «...la babelisation...» des langues, de l'absence des frontières, à cause de l'Internet et de la communication. Une situation qui, curieusement, au lieu de créer des citoyens du monde, fait revivre les nationalismes. Conclusion : dans un certain sens qui n'est pas cynique, on peut dire qu'à l'époque «...pandémonium...», américano-soviétique, le monde était soumis à des dominations inhumaines mais l'équilibre des sociétés était plus grand. Autre exemple : l'impérialisme irakien disparaît, ce sont les chiites, les sunnites et les kurdes qui reviennent. Tito disparaît et c'est la guerre de Bosnie. Et je dirai même, pour faire une incidence, que aujourd'hui tout est à comprendre dans la différence qu'il y a entre un Kouchner et un Vedrine, par exemple. Pour le premier «...il faut aller partout où ça va mal...», ainsi, il a été en Bosnie dans des conditions discutables ou discutées en tout cas et que pour l'Irak, il n'avait qu'une seule obsession, la question Kurde parce que ses amis kurdes avaient été gazés avec cette conclusion que le mal absolu était Saddam Hossein et la Guerre d'Irak était justifiée par ce massacre. Pour Vedrine, il s'agit de penser simplement que «..._comme ça ne peut pas bien se passer, il ne faut pas le faire...», pour l'Irak comme ailleurs. A l'intérieur de tout ça, il y a les relations entre la France et l'Algérie qui n'ont pas bougé. L'histoire, la géographie, le partenariat, la richesse algérienne en hydrocarbures qui rend jaloux les français, le nombre des souvenirs, les liaisons etc... pèsent encore. Aujourd'hui, vous avez même une curieuse revanche de l'histoire qui fait qu'il y a plus d'algériens en France qu'il n'y avait de français en Algérie à l'époque de la colonisation. Une chose à laquelle on ne pense pas assez. Il y a aussi la fameuse expression des «...ennemis complémentaires...» qu'il ne faut pas oublier. On est condamné à vivre ensemble, en Algérie et en France. Il y a beaucoup de français qui reviennent en Algérie et ce n'est pas une boutade. Par ailleurs, si on ouvre les frontières, la proportion des algériens, candidats au départ vers la France sera énorme malgré les problèmes dans les banlieues, malgré l'injustice, la discrimination...._ Cela ne décourage personne. Ce qu'il y a à retenir, c'est que le monde est condamné à assister à des flux migratoires incontrôlables. C'est peut-être l'une des marques de l'avenir la plus importante. On ne voit pas pourquoi des gens qui n'ont rien, ne vont pas aller frapper à la porte des gens qui ont quelque chose. Et ils le font massivement, brutalement, quelques fois au prix de leurs vies. Les boat people vont revenir et ce n'est pas l'union entre les pays européens pour des projets de frontières particulières qui va y résister. Nous sommes tous concernés. Je ne vois pas pourquoi vous n'auriez pas, vous, un problème malien. Les flux migratoires sont quelque chose avec quoi il va falloir faire «...un nouveau monde...». Curieusement pour le moment, les nations qui restent «...pures...» -et je déteste ce mot- sont des nations rares. La France devient un pays mélangé, un pays de brassage, de métissage etc..., un pays qui change avec, aujourd'hui, une femme d'origine maghrébine à la tête d'un ministère fort, celui de la Justice. Pour le détail, j'ai même fait ce constat de la femme algérienne qui, dans les universités, prend sa revanche éclatante sur la société etc...



Q.O.: Pour revenir à Camus ?

J.D.: Camus était quelqu'un qui était fasciné par l'Islam et c'est pour cette raison qu'il en avait peur. Camus ne croyait pas à une Algérie laïque contrairement à moi. Il disait «...vous allez voir, c'est à l'échelle humaine, ce qui fait le ciment de la Révolution c'est l'Islam...». Je l'interrogeais à cette époque sur ses raisons et il répondait que «...moi j'ai appris à connaître les algériens...». Il disait que cette religion était la seule qui avait ce caractère fusionnel, équilibrant, répondant à toutes les questions, donnant l'impression de la bonne conscience. Elle offrait une formidable vision de Salut. Au moment où on y pensait, c'est lui qui avait prédit le problème religieux en Algérie contrairement à moi.



Q.O.: C'est une analyse qui pousse aussi à revenir sur des actualités similaires dans le monde arabe, comme le problème Palestinien, l'Irak...etc.

J.D.: Vous savez, le problème palestinien est le problème sur lequel j'ai le plus écrit dans ma vie. Un éditeur qui a compulsé mes chroniques sur quarante ans de ce conflit, m'a fait part d'une remarque dramatique en observant que ce que j'ai écrit il y a dix ans est toujours valable. Il avait été frappé par l'immobilité de l'Histoire. Mis à part quelques parenthèses avec les présidents américains Carter et Clinton, il n'y a presque rien eu de nouveau. Pour moi, il faut partir du plus simple au plus compliqué. Le plus simple c'est que je suis véritablement indigné devant la tragédie des Palestiniens entre eux. Un fratricide entre des gens qui mènent le même combat, qui partagent la même histoire. J'avais eu la même indignation lors de la guerre entre l'Irak et l'Iran. Vous voulez mon impression ? La voici : tout se passe comme si l'on ne pouvait parler de meurtre que lorsqu'il s'agit de meurtre sur des étrangers à l'Islam et que le crime entre frères était une chose tout à fait naturelle. Pour cette tragédie, je ne suis pas optimiste et j'ai toujours été partisan d'une intervention internationale, d'une «...internationalisation...» du conflit pour dégager une solution. Les Arabes ont tous des problèmes chez eux, raisons de leur immobilisme.

Q.O.: Vous pensez que les algériens se souviennent de Camus, en dehors des cercles d'initiés ?

J.D.: Non. Je pense cependant que Camus est toujours d'actualité. Au moins pour quelques raisons : il s'est déjà posé des questions sur la violence, sur les enfants...etc. Il est l'auteur d'une pièce de théâtre qui rappelle l'histoire d'un groupe de nihilistes russes, en 1905, qui préparait des attentats en mettant une bombe dans la carrosse d'un dirigeant de l'époque. Ils se sont cependant rétracté au dernier moment parce que dans le véhicule, il y avait des enfants. Aujourd'hui, c'est parce qu'il y a des enfants que l'on va mettre des bombes.


Source le Quotidien d'Oran

Le Pèlerin 

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 23:49

La Conquête musulmane de l’Algérie

Introduction  : Replonger de temps à autre dans l’histoire de notre pays pour mieux s’en imbiber et mieux comprendre le présent ne peut qu’être bénéfique même à ceux férus d’histoire. Voici en résumé le volet de l’histoire de la conquête de l’Algérie par les musulmans.


L'avènement de l'Islam au VIIème siècle est un des faits les plus considérables de l'histoire du Maghreb. En l'an 681, avec l'arrivée de Sidi-Okba, l'Algérie entre dans l'histoire de l'Islam, car cette religion nouvelle obtient de plus en plus l'adhésion de la population qui participera à la conquête et à l'islamisation d'une grande partie de la péninsule ibérique.  Au IIIème siècle de l'Hégire, IXème siècle de notre ère, l'Afrique du Nord, toute entière, était conquise par l'Islam. Ce fut une conquête spirituelle sans précédent.

 Les Rostémides

La carte politique de l'Afrique du Nord qui va de la Tripolitaine à l'Océan Atlantique, présente au IXème siècle, la division que nous connaissons encore. Trois royaumes se juxtaposent : Tunisie, Algérie et Maroc.  Au Maghreb central, l'Algérie est gouvernée par la dynastie des Rostémides, qui règnent dans Tihert, près de l'actuel Tiaret. A leur simplicité d'ascètes, ces Imams joignent le goût de l'étude et une culture de savants. Dans Tihert, ils assemblent de riches bibliothèques et ils envoient en Orient des missions pour acheter des manuscrits. 
La science passionne leur entourage : les femmes de leurs familles s'adonnent à l'examen du dogme, de l'exégèse coranique, des pratiques du culte et de la jurisprudence islamique. D'autres sciences captent leur intérêt, en particulier l'astronomie au sens large du terme.

Les Fatimides

La civilisation musulmane atteint son apogée avec les Fatimides qui rayonnèrent pendant trois siècles (du Xe au XIIe siècles). De cette époque date la Kalaa des Beni-Hammad. Erigée sur une pente que circonscrivent des ravins, elle est dominée par des hauteurs rocheuses qui lui servent d'observatoire et l'alimente en eau.  Aujourd'hui, le minaret de la mosquée se dresse au milieu de ruines où les fouilles ont dénombré trois palais. L'architecture de ces demeures s'inspire de l'Orient, de l'Irak et de la Perse. L'art Hammadite est une branche de l'art fatimide. Moins raffiné que celui des ZAirides, il atteste cependant d'un goût du luxe favorisé par l'abondance de ressources. La chute du Royaume de Kairouan canalise vers la Kal’â des Beni-Hammad, le courant commercial et culturel qui aidera à l'épanouissement des Hammadides.

Les Almoravides

C'est en 1035 que les Almoravides, vont entrer dans l'Histoire. Guidés par le Saharien Yousouf, fils de Tachfin, ils s'attribuent une mission religieuse. Yousouf a laissé les plus beaux monuments de l'art musulman, en Algérie. A la première étape de sa traversée, il remonte à Agadir où il fonde Tagrart qui sera son lieu de résidence. Son modeste palais sera plutôt une dépendance de la Grande Mosquée. Tlemcen ne fut qu'une étape, les Almoravides s'emparèrent de Nédroma, Ténès, mais ne dépassèrent pas Alger.

Les mosquées sont le plus beau legs des Almoravides. La date de la construction de la Mosquée de Nédroma est attestée par une inscription sur bois de cèdre qui couronnait le Minbar. Ces vestiges sont conservés au Musée des Antiquités du Parc de la Liberté à Alger.  C'est aussi l'inscription de la chaire qui nous permet de dater la Grande Mosquée D'Alger (1096). L'architecture s'inspire de celle de la Grande Mosquée de Cordoue. A Nédroma comme à Tlemcen et à Alger, l'art andalou exerce une grande influence. Pur la Grande Mosquée de Tlemcen, Yousouf voulait un édifice simple et ainsi apparaît-il au visiteur qui pénètre dans la Mosquée par la face latérale.

Le dépouillement architectural, où nous reconnaissons l'austérité du chef Saharien, fait contraste avec l'abondance décorative de la nef centrale, plus tardive, avec ses plafonds aux poutres sculptées, le mirhab qui se creuse dans le mur du fond et la coupole qui précède cette niche. Une inscription sur la corniche nous indique qu'elle fut exécutée en 1136. Le cadre du mirhab et la coupole dont les arceaux s'entrecroisent et soutiennent des panneaux de plâtre ajourés s'inspirent de la Grande Mosquée de Cordoue. S'y ajoutent des éléments de l'art Hammadite telles les stalactites qui surmontent les arceaux entrecroisés.

Les Almohades

"La prospérité du royaume almoravide fut interrompue par l'apparition d'El-Mahdi, fondateur de la dynastie des Almohades" C'est ainsi qu'Ibn El Khaldoun introduit ce nouveau personnage qui modifiera le cours de l'histoire du pays. C'est une époque mouvementée, où l'on assiste à la fin de la grande épopée almoravide. A la fin du règne d'Ali Ben Yousouf en 1192, les Masmoûda disposaient déjà de forces redoutables.  Se dirigeant vers l'est, les troupes Almohades commandées par Abd-El-Moûmin arrivèrent aux monts de Tlemcen. En Espagne comme au Maghreb, les Almoravides furent incapables de résister aux Almohades.  Seuls échappèrent les "hommes voilés", qui tenaient les Baléares : les Béni Ghânya, qui joueront un rôle non négligeable dans l'histoire de l'Algérie. Ibn Toûmert, dit El-Mahdi, fut le précurseur du mouvement almohade. Disciple du théologien Ghazali, ce réformateur veut appliquer en Occident les préceptes de son maître.

Partout, il censure les abus et captive les auditeurs par son éloquence. Il porte controverse sur le terrain de la théologie alors que les Almoravides faisaient de la jurisprudence, leur arme de combat. Ses partisans; les "Al-Muwahhidûn" (les Unitariens), professaient le dogme de l'unité de Dieu dans toute sa pureté.

L'Algérie va prendre place dans l'histoire grâce au rôle joué par Abd El-Moumin, né à Nedroma. Grand Chef guerrier, il dirigea trois campagnes qui conduisirent à l'unification de l'Afrique du Nord. De cette époque date le premier cadastre de l'Afrique du Nord : en 1159, Abd El-Moumin ordonna l'arpentage de l'Ifriqiya et du Maghreb.  On mesura depuis la Cyrénaîque jusqu'à l'oued N'oun, de long en large. On retrancha de cette surface un tiers pour les montagnes, les rivières, les lacs salés, les routes et les déserts. Les deux tiers restants furent frappés du Kharadj ou impôt foncier. Ce fut là une grande innovation. Les Almohades souverains du Maghreb jouissaient d'un grand prestige tant en Orient qu'en Occident. Cependant l'Empire Almohade, rongé par les luttes intestines pour le pouvoir et par la difficulté de gouverner un si vaste empire, commençait son déclin.

Ce fut d'abord l'Espagne, qui échappa au califat almohade, suivi par la Tunisie (1236) avec les Hafsides, Tlemcen (1239) avec les Abdalwadides, le Maroc (1269) avec les Merinides, qui prirent Marrakech. Ce fut la fin de la dynastie almoravide. C'est ainsi que la dynastie berbère des almohades régna sur l'Afrique du Nord et sur la moitié de l'Espagne de 1147 à 1269.

Source : Algerie-Monde.com

Le Pèlerin

 

 

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 08:12

« L’Algérie, un pays attractif pour les investisseurs étrangers »

 




L’Algérie est redevenue un pays très attractif pour les investisseurs. Tel est le constat dressé par le ministre français de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, Jean Louis Borloo, dans un entretien accordé à l’APS.

Il en veut pour preuve l’augmentation des entreprises françaises implantées en Algérie qui aurait, selon lui, triplé depuis 2005 atteignant les 300 à fin 2007. M. Borloo, qui entame aujourd’hui une visite en Algérie, a souligné que l’Algérie « est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire » qui se traduit par une « nette accélération » des flux d’investissements directs étrangers (IDE) depuis 1998. Pour étayer ses dires, il ne manquera pas de rappeler la notation de l’Algérie en A4 par l’assureur français des crédits à l’exportation (Coface) qui qualifie de « satisfaisant » le risque-pays algérien. Le ministre français signalera qu’en matière d’IDE, la France est le premier investisseur européen en Algérie. M. Borloo n’a pas tari d’éloges sur la compagnie nationale pétrolière Sonatrach. Cette dernière compte vendre directement une partie de son gaz aux particuliers sur le marché français profitant, comme le souligne M. Borloo, de « l’ouverture du marché européen de l’énergie à la concurrence qui a pour but d’offrir aux consommateurs la possibilité de choisir leur fournisseur de gaz naturel ». « Sonatrach est une très grande entreprise au savoir-faire reconnu qui dispose également de réserves considérables et peut donc proposer des prix très attractifs ». Sonatrach « a tout pour réussir sur le marché européen », a-t-il reconnu. Le haut responsable français a relevé, dans ce sillage, que « l’on soit un pays producteur ou consommateur de pétrole, nous sommes tous confrontés aux mêmes urgences : la raréfaction des ressources et le dérèglement climatique ». C’est pour cette raison, a-t-il poursuivi, que « nous avons, tous, les mêmes intérêts ». Pour lui, du fait d’une interdépendance, « les stratégies (des pays consommateurs et producteurs) convergent vers les mêmes buts : l’efficacité, l’économie d’énergie et la protection de l’environnement ». Les deux parties doivent se soucier, selon lui, des problèmes liés à l’environnement. S’exprimant sur le projet d’Union pour la Méditerranée (UPM) cher au président français, Nicolas Sarkozy, le ministre français a expliqué que cette initiative reprend l’essentiel de l’acquis du processus de Barcelone auquel « nous voulons donner une dimension supplémentaire ». Il a indiqué que le sommet de l’UPM prévu pour le 13 juillet 2008 à Paris sera l’occasion pour « les pays qui vont définir des projets concrets de coopération dont beaucoup sont liés au développement durable », telles les autoroutes de la mer et la dépollution de la Méditerranée. 

Source Liberté

Le Pèlerin

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 08:02

Algérie - Un constructeur de véhicules automobiles connu dans trois mois

Le nom du constructeur automobile étranger et le taux de participation de la partie algérienne devant prendre part à la création d’une usine d’automobile en Algérie seront connus en août prochain.

C’est ce qu’a révélé Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements. Intervenant, jeudi, en marge d’une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, le ministre a affirmé que les négociations sont en cours avec de grandes firmes européennes et asiatiques. Ces négociations porteront notamment sur le nombre de postes d’emploi à créer et le lieu de son implantation, dira-t-il. Toutefois, le ministre n’a pas soufflé mot sur l’identité du partenaire étranger. Les constructeurs français Renault et Nissan seraient à écarter puisqu’ils ont déjà opté, pour rappel, pour un investissement de l’ordre d’un milliard d’euros au Maroc. Selon M. Temmar, 40% des composantes du véhicule seraient réalisées sur place étant donné que l’Algérie, précise-t-il, possède une centaine de sociétés de sous-traitance industrielle qui traitent essentiellement avec des sociétés nationales spécialisées dans la construction de véhicules industriels. Interpellé sur le retard considérable enregistré par l’Algérie dans le domaine de la construction automobile, M. Temmar a imputé cette situation à la conjoncture difficile des années 1990. Il a rappelé, par ailleurs, que son département avait engagé des contacts avec deux sociétés internationales pour la fabrication des accessoires automobiles en Algérie en partenariat avec des sociétés algériennes de sous-traitance ou celles de pièces détachées en collaboration avec de grandes entreprises internationales. Selon lui, ces produits sont destinés à l’approvisionnement de l’industrie automobile nationale ou à l’exportation. Estimant que le marché de l’automobile est « prometteur » en Algérie, le ministre de l’Industrie a noté que le nombre de véhicules se chiffre à 2 millions de voitures légères, 57 000 véhicules utilitaires et 54 000 camions fin 2007. L’importation de l’Algérie en véhicules, selon le ministre, a atteint le pic de 3 milliards USD en 2007, dont 90% ont été importés par des concessionnaires de sociétés étrangères. Avec ces chiffres, l’Algérie devient le second grand marché automobile après l’Afrique du Sud sur le continent noir.

Source El Watan

Le Pèlerin

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 23:57

Le tourisme, économie d'avenir




Dans un monde qui bouge sans une minute de répit, les grands pays se livrent à une course effrénée. Et malheur aux retardataires et aux perdants, surtout à ceux qui gaspillent le temps qui n’a pas de prix ! Il est doublement compté à de nombreux pays du Sud qui collectionnent tous les retards dans la gouvernance, la recherche scientifique, l’indépendance alimentaire, la formation, l’égalité des sexes, l’extension des libertés démocratiques, etc. L’économie est de plus en plus gérée par la connaissance et le savoir, le politique par l’autonomie et la décentralisation de la décision, le sport est managé par des professionnels, des spécialistes de la nutrition et des tenues qui élèvent le niveau des performances, le tourisme et la culture le sont par des industries, des banquiers en devenant des économies à part entière et hautement rentables. Après des décennies d’une léthargie préjudiciable pour tout le pays, le secteur du tourisme bouge et annonce des changements, initie des mutations qui peuvent, sur la durée, insérer l’Algérie dans l’économie du tourisme, du moins au Maghreb et, éventuellement, dans le pourtour méditerranéen riche en puissances touristiques qui s’imposent comme destinations prisées. La Tunisie, le Maroc sont aujourd’hui, à juste raison, considérés comme des directions appréciées par des touristes du monde entier, qui y trouvent exactement ce qu’attend le visiteur occidental ou le riche «frère» arabe frustré de beaucoup de plaisirs dans son propre pays.
Le 7 mai 2008, M. Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, a installé le comité national du plan qualité tourisme. Conscient de l’évolution qualitative du tourisme dans le monde, le ministre a fortement insisté sur exactement ce qui fait la différence entre les entreprises et les pays qui ont une vocation touristique, parmi lesquels il y a ceux qui réussissent, ceux qui échouent et d’autres qui ont de sérieux atouts mais qui sont dilapidés, inexploités, ou qui ne sont plus des atouts avec le temps. Les possibilités de l’Algérie ont été récitées depuis 1962 par des générations de cadres, depuis l’époque où le Club Med était à Tipasa. Depuis de l’eau de mer a coulé et des bunkers hideux ont remplacé les complexes dessinés par M. Pouillon. Le béton et les herses caractérisent de nombreux bords de mer d’où sont bannis les nationaux et, bien entendu, les touristes étrangers. On défigure avec enthousiasme ! Avec le reflux considérable du terrorisme, le prix du baril qui atteint chaque semaine un nouveau record, l’Algérie semble vouloir considérer la question du tourisme pour ce qu’elle est, une économie dont les ressources sont : les premières sont éternelles, et les secondes sont renouvelables en termes de flux touristique et d’apports en devises. La nature a doté le pays d’un nombre de sites d’une grande beauté, diversifiés et accessibles. Que manque–t-il ? Juste l’essentiel qui doit être le produit du travail et de la création humaine. Un réseau d’infrastructures d’une à cinq étoiles, des transports performants (TGV, métro, bus, avions, bateaux), des festivals culturels permanents dans tous les genres sur tout le territoire, la plus grande ouverture et toute la tolérance pour séduire la clientèle étrangère et conserver la nationale qui sort chaque été… Les ingrédients sont connus en Tunisie, au Maroc, en Espagne, en Turquie, en France pour satisfaire le tourisme intérieur et attirer les consommateurs étrangers.
Cependant, «le réseau de la qualité» dont parle M. Cherif Rahmani ne dépend pas de son seul département. Le secteur privé et la totalité du gouvernement sont concernés pour convaincre un, deux ou cinq millions de touristes par an. Ces derniers sont comptés et comptabilisés comme les barils, et il y a un seuil de crédibilité.

 

 

Source : El Watan

Le Pèlerin

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 06:53

 

Il était prévu pour la semaine passée et a été retardé pour des raisons inconnues
Six ministres concernés par le remaniement

Des sources gouvernementales ont indiqué à El Khabar que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, prévoyait d’effectuer un remaniement gouvernemental, la semaine dernière. Toutefois il n’a pas été annoncé, pour des raisons inconnues.
Nos sources ont ajouté que le remaniement gouvernemental est toujours programmé et qu’un nombre de ministres sont concernés par cette mesure, en vertu de l’évaluation qui a été faite par le président de la République, que ce soit dans les séances d’audience ou au cours des visites qu’il a effectuées sur le terrain, ou selon des rapports ou des recommandations soumis par le Chef du gouvernement, M. Abdelaziz Belkhadem.
Nos sources s’attendent à ce que 6 ministres soient concernés par ce remaniement, notamment le ministre des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah. Elles ont indiqué aussi que le ministre des Transports, Mohamed Meghlaoui, fait partie de la liste des ministres qui vont quitter le gouvernement.
Par ailleurs, les jours du ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, parmi le staff du gouvernement sont comptés. Quant au ministre Boubaker Benbouzid, il quittera le ministère de l’Education vers un autre ministère. Ces sources ont ajouté que la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, est aussi concernée par ce remaniement, et il est probable qu’elle sera désignée ambassadeur. Nos sources ont expliqué que Hamid Temmar fera également partie de la liste des ministres concernés par le remaniement gouvernemental.
Elles ont ajouté que M. Ahmed Ouyahia occupera le poste de ministre d’Etat, porte-parole personnel du président de la République, et le remaniement tranchera également sur l’affaire du ministre d’Etat Aboudjerra Soltani, qui a remis sa démission au président de la République.

 

Source El Khabar


Le Pèlerin

 

 

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 00:27

Au deuxième jour des émeutes d’oran
140 policiers blessés et 157 arrestations opérées



La ville d’Oran vit toujours au rythme continu de la violence et des heurts.

 

Le climat est toujours tendu. Les émeutiers ne semblent pas près de décolérer. Les affrontements gagnent davantage de terrain notamment au centre ville. Sur tous les plans, les bilans s’alourdissent.
Ainsi, au deuxième jour de ce qui est désormais appelé «les événements d’Oran», près de 160 arrestations ont été opérées dont la plupart des personnes arrêtées sont des mineurs. Par ailleurs il convient de noter que lors des affrontements avec les émeutiers, les agents des services d’ordre ont eu à déplorer de nombreux blessés parmi les leurs dont la liste continue de s’allonger.
Selon le dernier bilan, l’on a recensé près de 140 agents d’ordre blessés tandis que plus de 150 véhicules ont été, soit partiellement endommagés soit totalement calcinés.
Les bilans tendent à s’alourdir. Alors que les affrontements se poursuivaient, plus de deux cents personnes, en majorité des femmes, se sont rassemblées, hier, devant le siège du commissariat central de la sûreté de wilaya. Une action qui a été entamée par les familles des émeutiers arrêtés pour demander leur libération.
Les policiers du commissariat ont, peu après, dispersé la foule qui avait tendance à grossir. L’éventualité d’un dérapage était perceptible. D’autant plus que des familles ont commencé à former un bouclier humain et à barricader la route près du commissariat central d’Oran. Les heurts se poursuivent sporadiquement dans les quartiers de la ville, notamment au centre ville, El Hamri, Saint Pierre, Mediouni, les Castors...Tout accès aux rues Larbi Ben M’hidi, Mohamed Khemisti et celle des Aurès (Ex la Bastille) étaient difficiles dès les premières heures de la matinée d’hier. Au niveau des Arcades près de la place des Victoires (centre ville), plusieurs scènes de heurts entre émeutiers et forces de l’ordre ont été enregistrées hier matin.
Les insurgés s’en sont pris aux abribus et mobiphones. Les policiers pointés sur place ont usé des bombes lacrymogènes pour disperser la foule et plusieurs émeutiers ont été interpellés.
La colère des Hamraouas tend à prendre d’autres tournures. Ainsi, selon des témoins oculaires, plusieurs encagoulés auraient été aperçus pendant la nuit de mardi à mercredi aux HLM (pas loin de Gambetta). Ceci dit, les scènes de pillage ont continué hier.
Ainsi la devanture de la Cnep d’Es Seddikia a été partiellement incendiée durant la même nuit et un véhicule poids léger a été complètement calciné dans l’enceinte même de la bâtisse. Toute activité commerciale était interrompue tandis que les bus et taxis ont déserté le centre ville et le retour au calme n’est pas perceptible. Aux dernières nouvelles, les élus locaux se sont réunis à l’hôtel de ville avec comme résolution la gestion des affaires courantes.

 

Source l’expression

 

Le Pèlerin

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 00:23

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Le RCD demande une commission d’enquête parlementaire


Les violents affrontements qu’a connus récemment la ville de Berriane suscitent toujours des interrogations et des réactions de différentes parties.


En dépit de la constitution d’une commission d’information parlementaire, le groupe parlementaire du parti de Saïd Sadi s’est dit non satisfait de cette initiative et revendique avec insistance une commission d’enquête parlementaire en bonne et due forme pour faire la lumière et situer les responsabilités sur les événements qui ont secoué ces derniers mois cette région. Néanmoins, cette fois-ci, le RCD a pris toutes ses précautions afin d’éviter un quelconque refus de la part du bureau de l’Assemblée par rapport à leur proposition. Dans ce sens, ils ont pu recueillir 36 signatures d’élus approuvant entièrement leur démarche. La formation de Saïd Sadi estime qu’il est impérativement nécessaire de mettre sur pied cette commission pour tirer définitivement au clair cette affaire et découvrir à qui profite réellement cette situation d’embrasement et de crise. Rappelant la genèse de ces événements tragiques, les élus du RCD feront remarquer que cette région située à Ghardaïa a vécu, depuis le 19 mars 2008, trois violents affrontements entre ses citoyens qui ont malheureusement occasionné trois décès, des dizaines de blessés et des dégâts matériels considérables. Très critique envers les autorités locales et centrales, le RCD regrette que ni les autorités locales, en l’occurrence le wali et le chef de daïra, ni centrales n’ont estimé à sa juste mesure la gravité de la situation. De l’avis du RCD, ces autorités et les services de renseignement ont failli à leur mission du fait qu’ils n’ont pas pu prévenir ces confrontations. « Nous voulons connaître la teneur et la consistance des rapports adressés par le wali aux autorités centrales », soutiennent les députés du RCD qui rappellent que les services de sécurité n’étaient pas intervenus à temps lors des premiers affrontements du 19 mars. « Même leur intervention n’avait pu ramener le calme. D’ailleurs, ils avaient fait évacuer les lieux sans pour autant s’assurer d’un véritable retour au calme. Les citoyens avaient été privés d’un droit constitutionnel, celui de la protection de leur personne et de leurs biens », ont déploré les élus du rassemblement qui ne saisissent pas la démarche des autorités et des services de sécurité, qui n’ont pas réussi à séparer les protagonistes lors de la reprise des affrontements. La commission composée de notables et de représentants de la société civile, installée au lendemain des événements, a-t-elle bénéficié de tous les moyens pour accomplir sa mission ? s’est interrogé le groupe parlementaire du RCD qui, plus loin, s’interroge encore sur l’identité des hommes cagoulés dont les citoyens de Berriane confirment la non-appartenance à leur ville. Le RCD veut comprendre pourquoi les aides promises par le chef du gouvernement ne sont jamais arrivées à destination ? Pourquoi le wali et le chef de daïra n’ont pas été limogés, alors que cela a été une revendication de la population ? En somme, le RCD s’interroge sur les véritables causes de la crise. « Sont-elles politiques ou concernent-elles des groupes d’intérêts ? Ces lobbies s’affolent parce que ces élus ont décidé d’un audit et du traitement de tous les dossiers douteux. Cette démarche va à contre-courant des intérêts de ces lobbies qui ont décidé dès lors de semer le trouble », a souligné le parti de Saïd Sadi


Source El Watan


Le Pèlerin

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