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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 23:08

De Monsieur Desproges

Pierre Desproges -  La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds

Je ne bois jamais à outrance,
je ne sais même pas où c'est.

 

L'ouverture d'esprit
n'est pas une fracture du crâne

 

Je n'ai jamais abusé de l'alcool,
il a toujours été consentant.

Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant...
S'il vous répond, vous êtes schizophrène.

5 fruits et légumes par jour, ils me font marrer...
Moi, à la troisième pastèque, je cale.

L'alcool tue, mais combien sont nés grâce à lui ?

Un jour j'irai vivre en Théorie,
car en Théorie tout se passe bien.

 

La médecine du travail est la preuve
que le travail est bien une maladie !

Le Lundi, je suis comme Robinson Crusoé,
j'attends Vendredi.

IKEA est le meilleur prénom pour une femme :
suédoise, bon marché,

A emmener aussitôt chez soi et facile à monter.

Dieu a donné un cerveau et un sexe à l'homme
mais pas assez de sang pour irriguer les deux à la fois.

La lampe torche.
> > > > > > > > Le PQ aussi.

La pression, il vaut mieux la boire que la subir
Jésus changeait l'eau en vin..
Et tu t'étonnes que 12 mecs le suivaient partout !

 

Si la violence ne résout pas ton problème,
c'est que tu ne frappes pas assez fort.

 

Travailler n'a jamais tué personne

Mais pourquoi prendre le risque ?

Merci Monsieur Desproges

Le Pèlerin

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 13:36

Femme de lettres française (Paris 1804-Nohant, Indre, 1876).George Sand

 

La bâtarde de bonne famille

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George Sand George Sand George Sand assise fumant une longue pipe

Aurore Dupin, au nom bien roturier, descend de l'une des plus grandes familles d'Europe, les Königsmark – une famille où, par tradition, toutes les filles s'appelaient Aurore. Aurora von Königsmark épouse, à la fin du xviie s., Auguste de Saxe, et en a un fils, Maurice. Passé au service du roi de France, Maurice, mercenaire de luxe, lui donne sa nièce en mariage – ce qui apparente ainsi la future George Sand à la famille royale de France. Maurice de Saxe, grand soldat, grand libertin, fait à la jeune Marie Rinteau une fille, Marie-Aurore, qui épouse Claude Dupin de Francueil, un financier représentant des fermiers généraux en Berry, dont elle a un fils, Maurice, soldat de la République et de l'Empire. Dans un camp de l'armée d'Italie, ce dernier trouve une fille à soldats, Sophie Victoire Delaborde (« ma mère était de la race avilie et vagabonde des bohémiens de ce monde », écrira George Sand dans l'Histoire de ma vie), qu'il épouse, fortement enceinte d'une fille, dont elle accouche le 1er juillet 1804, et que l'on baptise Aurore, selon la tradition familiale. Quatre ans plus tard, le colonel Dupin se tue en tombant de cheval – laissant sa femme poursuivre ses galanteries à Paris, et la petite orpheline à Nohant, près de La Châtre, entre les mains de sa grand-mère Marie-Aurore Dupin de Francueil. Cette petite fille s'appellera, plus tard, George Sand.

Une jeune fille de bonne famille s'élève au couvent. Aurore entre, à Paris, dans celui des Dames augustines anglaises, dont elle sort à seize ans avec une solide connaissance de l'anglais, du goût pour les amitiés féminines et une religiosité diffuse, qui lui donnera toute sa vie une vision quelque peu quiétiste de Dieu – au grand dam de sa grand-mère, vraie femme du xviiie s., voltairienne jusqu'au bout des ongles. Rentrée à Nohant (1820), la jeune fille, belle brune aux grands yeux, s'habille volontiers en homme pour courir le lièvre, à cheval, et conquérir, en tout bien tout honneur, les jeunes gens du voisinage. Elle lit beaucoup : le Génie du christianisme, pour l'instinct de Dieu, puis tous les philosophes du xviiie s., contre-poison nécessaire, puis les grands génies des siècles précédents, de Virgile à Shakespeare. Rousseau enfin : elle apprend de lui la confusion savante des sentiments et de la vertu. Si le romantisme est le produit d'une compréhension partielle de Jean-Jacques et d'une lecture partiale de Chateaubriand, elle est, dès 1821, une vraie enfant du siècle.

Elle est mariée, tôt (1822 – elle a 18 ans), à Casimir Dudevant, un riche héritier (potentiel). Mari bien ordinaire, un peu goujat, un peu ivrogne, auquel elle donne très vite un fils, Maurice (1823). Elle racontera plus tard, dans le Roman d'Aurore Dudevant et d'Aurélien de Sèze, la vie peu exaltante qu'elle mène alors. Elle sait déjà – ce sera le sujet de plusieurs de ses romans – que si ses sens s'éveillent facilement, elle n'arrive jamais à une conclusion pleinement satisfaisante. Elle reste en suspens à deux doigts de la félicité…

Mal mariée mais bien aimée

George Sand femme libre

En voyage dans les Pyrénées, à Cauterets, Aurore rencontre Aurélien de Sèze, vite amoureux d'elle :« Je sentis, au plaisir de l'écouter, qu'il m'était plus cher que je n'avais osé me l'avouer jusqu'alors : je m'en effrayai pour le repos de ma vie, mais je voyais dans ses sentiments tant de pureté, j'en sentais moi-même dans les miens, que je ne les pus croire criminels… » Selon la narration à peine romancée qu'elle fera plus tard de cette liaison, ils en restèrent à des liens platoniques – plus forts, au fond, qu'un adultère bien consommé (1825). Tous deux, lecteurs de la Nouvelle Héloïse, J. J. Rousseau, se prennent à rêver d'une amitié à trois et, dans un premier temps, Casimir ne s'y opposa pas. La première œuvre d'Aurore Dudevant est une confession générale adressée à son mari – qui lui sert surtout à énoncer leurs irréconciliables différences.

Aurore Dupin parlait peu en public, et George Sand guère plus, mais elle écrivait beaucoup : les 22 tomes de sa correspondance témoignent de chaque instant de sa vie, et surtout de la manière dont les détails du ménage finissent par devenir littérature. George Sand raturait fort peu ses manuscrits, parce que ses lettres lui en avaient fourni les brouillons.

Pour un temps, une correspondance passionnée circule entre Nohant et Bordeaux, où séjourne Aurélien. Cependant, Aurore, enragée de libéralisme, se mêle de politique locale, avec ce que la province a de plus beaux jeunes gens exaltés – se compromettant avec un jeune médecin, Stéphane Ajasson de Grandsagne, qu'elle rejoint à Paris. Elle en revient enceinte, d'une fille, Solange, que bonnes et mauvaises langues attribuèrent au joli médecin (1828). Elle n'a plus alors avec son mari que des relations de façade. À l'en croire (Histoire de ma vie), au plus beau de ses passions croisées : « Ce qui m'absorbait, à Nohant comme au couvent, c'était la recherche ardente ou mélancolique, mais assidue, des rapports qui peuvent, qui doivent exister entre l'âme individuelle et cette âme universelle que nous appelons Dieu (…). Il m'importait fort de chercher en Dieu le mot de l'énigme de ma vie, la notion de mes vrais devoirs, la sanction de mes sentiments les plus intimes. ».

Entre remords, ennui et goût de la vie, elle s'étourdit dans des activités qui fleurent bon la sublimation fantasmatique : « Accablée de désespoir et me sentant presque folle, je lançais mon cheval au hasard dans la nuit obscure… Il y avait un endroit du chemin sinistre pour ma famille. C'était à un détour, après le treizième peuplier ; mon père, à peine plus âgé que je ne l'étais alors, revenant chez lui par une sombre nuit, y avait été renversé sur place. Quelquefois, je m'y arrêtais pour évoquer sa mémoire et chercher, au clair de la lune, les traces imaginaires de son sang sur les cailloux. Le plus souvent, lorsque j'en approchais, je lançais mon cheval de toute sa vitesse et je lui lâchais les rênes en l'aiguillonnant à ce détour où le chemin se creusait et rendait ma course dangereuse… » (Journal intime).

Premiers romans, premiers succès

Paris s'offre une révolution (juillet 1830). Près de La Châtre, Aurore Dudevant rencontre Jules Sandeau, parmi d'autres libéraux – regard d'enfant battu, beaucoup de boucles blondes. Presque toujours attirée par les hommes au profil immature, Aurore résiste héroïquement quelques jours.

Ce personnage un peu falot est l'étincelle. Aurore quitte son mari et Nohant, part s'installer avec Sandeau à Paris (1831), cherche des recommandations par le clan berrichon de la capitale, contacte Henri de Latouche, journaliste dont le talent était de découvrir des talents, obtient par lui d'avoir la rédaction d'échos (des « bigarrures ») au Figaro. Sandeau et Aurore travaillent ensemble à un roman, Rose et Blanche, histoire d'une comédienne et d'une religieuse – signé J. Sand.

Le roman se vend bien, et elle se lance derechef dans l'écriture d'un autre ouvrage – seule. Le petit Sandeau se remet mal du régime Aurore – vraie tornade d'énergie, sans cesse entre Paris et Nohant, pour voir ses enfants, écrivant sans cesse, courant de droite et de gauche, jamais apaisée. Dès 1832, elle ramène à Paris sa fille Solange et un gros roman, Indiana. Par honnêteté, Jules refuse de signer un livre où il n'est pour rien. Aurore garde Sand, et invente George – orthographié à l'anglaise. À la parution du roman, la Caricature imprime un article élogieux :« Je ne connais rien de plus simplement écrit, de plus délicieusement conçu. » Son rédacteur s'appelle Balzac. Dans la Revue des Deux Mondes, Gustave Planche, l'effroi des auteurs en herbe, dit d'Indiana tout le bien qu'il pense. Sand est lancée. Buloz, le directeur de la Revue, lui propose une chronique régulière – 32 pages par semaine. Son éditeur lui réclame un autre roman – ce sera Valentine.

L'une et l'autre œuvre sont très proches de la vie d'Aurore Dupin. Dans Indiana, l'île Bourbon est l'idéalisation du Berry, les personnages des transpositions transparentes de son mari et de son amant – décevant tous deux la soif d'absolu de l'héroïne. Valentine est le premier des romans champêtres de Sand – roman politique qui fait du saint-simonisme appliqué, appelant à la fusion harmonieuse des classes. Dans les deux cas, la cible est le mariage.

Sand écrit sans cesse, de longues nouvelles (Métella, la Marquise). Sandeau est dépassé : « Tu veux que je travaille, lui écrit-il, je l'ai voulu aussi, mais je ne peux pas ! Je ne suis pas né comme toi avec un petit ressort d'acier dans le cerveau, dont il ne faut que pousser le bouton pour que la volonté fonctionne. »

Singulier aveu d'impuissance. Sand se lie avec la très célèbre Marie Dorval – la comédienne aimée de Vigny, qui, chaque soir, avec le rôle d'Adèle de l'Antony de Dumas père, fait pleurer le public – et trouve chez elle ce qu'aucun homme n'avait pu lui donner : « Je sens que je vous aime, lui écrit-elle, d'un cœur tout rajeuni, tout refait à neuf par vous. Si c'est un rêve, comme tout ce que j'ai désiré dans ma vie, ne me l'ôtez pas trop vite. Il me fait tant de bien ! »

On doit à cette époque à Vigny, jaloux des relations de sa maîtresse avec Aurore, un portrait parlant de Sand, dans son Journal d'un poète : « C'est une femme qui paraît avoir vingt-cinq ans. Son aspect est celui de la Judith célèbre du musée. Ses cheveux noirs et bouclés, et tombant sur son col, à la façon des anges de Raphaël. Ses yeux sont grands et noirs, formés comme les yeux modèles des mystiques et des plus magnifiques têtes italiennes. Sa figure sévère est immobile. Le bas du visage peu agréable, la bouche mal faite. Sans grâce dans le maintien, rude dans le parler. Homme dans la tournure, le langage, le son de la voix et la hardiesse des propos. ».

George Sand, Lélia

Quelques mois plus tard, Sand quitte Sandeau – trop peu satisfaisant, physiquement et intellectuellement (1833). Elle l'envoie – à ses frais – en Italie. Se brouille avec Balzac. Se rapproche de Sainte-Beuve. Et surtout elle écrit Lélia, « long aveu d'impuissance charnelle », résume André Maurois – qui donne justement ce titre à sa biographie de Sand, tant l'auteur et le personnage semblent proches, si proches que Sand elle-même censurera plus tard l'édition originale de 1833, où elle avait peut-être déversé trop de confidences :

« Je me sentais la poitrine dévorée d'un feu inextinguible, et ses baisers n'y versaient aucun soulagement. Je le pressais dans mes bras avec une force surhumaine et je tombais près de lui épuisée, découragée… Le désir, chez moi, était une ardeur de l'âme qui paralysait la puissance des sens avant de l'avoir éveillée ; c'était une fureur sauvage qui s'emparait de mon cerveau et qui s'y concentrait exclusivement. Mon sang se glaçait, impuissant et pauvre, durant l'essor immense de ma volonté. ».

Ce donjuanisme au féminin épouvanta quelque peu Sainte-Beuve, qui aimait à feindre le conformisme. Il plut fort à Dorval, et aux lectrices en général.

Don Juane rencontre alors Don Juan – en l'occurrence Prosper Mérimée. De leur brève étreinte nous savons tout, par une lettre du futur auteur de Carmen à son ami Stendhal : un lamentable fiasco. Sand, femme à hommes, était au fond plus inexperte que l'homme à femmes se l'imaginait – et Mérimée n'avait de goût ni pour les sentiments, ni pour la pédagogie.« Je me conduisis, à trente ans, comme une fille de quinze ans ne l'aurait pas fait », avouera-t-elle à Sainte-Beuve.

Sand et Musset

musset sand

Alfred de Musset et George Sand

Tout change lorsqu'elle rencontre Musset, en cette même année 1833. Dandy, libertin, brûlant sa vie, « il n'était ni roué ni fat, se rappellera George, bien qu'il méditât d'être l'un et l'autre » (Elle et lui). Il lui écrit un poème à mettre dans la bouche de Sténio, le héros de Lélia. Et finit par avouer :« Je vous aime comme un enfant. » Il vient vivre avec elle, quai Malaquais.« Je suis énamourée, et cette fois très sérieusement, d'Alfred de Musset », dit-elle à Sainte-Beuve.

Sand a raconté leur liaison dans Elle et lui – de chacun de ses amants elle a fait un livre. Musset donna sa version dans la Confession d'un enfant du siècle (1836). Ce qui est sûr, c'est qu'elle fut l'homme du couple. Et que leur vie sensuelle ne fut pas une totale réussite : des années plus tard, Musset rédigera un roman érotique, Gamiani, transposition des impuissances de Lélia.

Ils partent en voyage à Venise : Musset, malade, hanté des hallucinations qu'il racontera dans la Nuit de Décembre et ailleurs, est longuement soigné par Sand et par un docteur, Pietro Pagello, qui devient l'amant de George : Musset rentre à Paris, Sand reste avec son beau docteur dans la cité des Doges, et rédige Jacques, qui laisse Balzac dubitatif et ironique :« Le dernier roman de Mme Dudevant est un conseil donné aux maris, qui gênent leurs femmes, de se tuer pour les laisser libres », écrit-il à Mme Hanska.

Journellement, elle écrit à Musset, le déchirant de détails – en toute amitié. Musset tirera de cette correspondance cruelle la matière de On ne badine pas avec l'amour – dont l'héroïne, Camille, a un prénom bien ambigu. Sand finit par rentrer à Paris, amenant dans ses bagages son bel Italien, lucide mais persuadé qu'il fallait aller jusqu'au bout du cinquième acte. Musset, toujours amoureux fou, écrit des lettres déchirantes, en s'amusant à Baden-Baden… Sand, revenue à Nohant, ne regagne Paris que pour renvoyer Pagello (1834). Elle recommence à vivre avec Musset – avant de rompre définitivement, parfaitement désespérée : « Ô mes yeux bleus, vous ne me regarderez plus ! Belle tête, je ne te verrai plus t'incliner sur moi et te voiler d'une douce langueur ! Mon petit corps souple et chaud, vous ne vous étendrez plus sur moi (…). Adieu, mes blanches épaules ; adieu, tout ce qui était à moi ! J'embrasserai maintenant, dans mes nuits ardentes, le tronc des sapins et les rochers dans les forêts, en criant votre nom, et quand j'aurai rêvé le plaisir, je tomberai évanouie sur la terre humide… » (Journal intime).

Chez Sand, désir et fantasme ne font qu'un, peut-être parce que la satisfaction du désir était pour elle un pur fantasme. Elle coupe ses cheveux, les envoie à Musset (Delacroix l'a peinte avec les cheveux courts, si surprenants à l'époque). Il y aura des réconciliations, plus douloureuses que des séparations. Enfin, en mars 1835, elle s'enfuit à Nohant pour mettre un point final à leur histoire.

Sand, la républicaine mystique

Elle y mène trois activités de front : la rédaction d'un roman de cape et d'épée, Mauprat, la séparation de corps, sur le plan légal, avec son mari (acquise en 1836), et la fréquentation, bientôt très intime, de Michel de Bourges, avocat, républicain farouche, disciple de Babeuf – Sand rentre en politique. Elle admire en lui le tribun, mais se contente mal de cet homme au physique ingrat : elle en fait le héros d'un roman, Michel, et le complète avec l'acteur Bocage (qui jouait Antony avec Dorval), et avec Charles Didier, jeune et beau Suisse, admirateur éperdu. Elle s'installe chez lui. De cette époque date l'édition expurgée de Lélia.

Elle a tout de même du temps à consacrer aux amis. Elle part rejoindre en Suisse Liszt et Marie d'Agoult. Elle aime se pelotonner sous le piano quand le musicien joue :« Vous savez que j'ai la fibre forte et je ne trouve jamais des instruments assez puissants », écrit-elle à Marie d'Agoult, quelque peu jalouse. Les Lettres d'un voyageur, entamées par Sand à Venise, rendent compte de cette intimité.

Politiquement proche du peuple, Sand s'associe alors à Lamennais et écrit gracieusement dans le Monde, le journal de l'abbé ; l'hyménée littéraire de cette « femme perdue » et du prédicateur breton fait jaser. Sand fait paraître dans la revue les Lettres à Marcie, où elle enseigne à une jeune fille pauvre le mépris des richesses et des mariages de raison, défendant au passage l'égalité des sexes dans l'amour : Lamennais suspend la publication de l'œuvre dans sa revue. Sand fait alors la connaissance (par Sainte-Beuve) de Pierre Leroux, philosophe fumeux prêchant un mysticisme humanitaire, l'immortalité collective (mais non individuelle) et l'égalitarisme entre les sexes. « Elle l'a poussé, plaisante le grand chansonnier Béranger, à pondre une petite religion pour avoir le plaisir de la couver. » Elle se sépare de Michel de Bourges et de Didier peu après. Elle écrit, en deux mois, les Maîtres mosaïstes. Sa mère, avec laquelle elle n'entretenait plus que des rapports épisodiques, meurt peu après (août 1837).

Les années Chopin

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Frédéric Chopin

Balzac vint à Nohant. Il avait soutenu Sandeau contre Sand, rédigeait un roman sur leur aventure (il avoua une ressemblance entre Sandeau et le Lousteau des Illusions perdues), et obtint de Sand l'idée de Béatrix (1839), l'un de ses chefs-d'œuvre, où il a peint George sous les traits de Félicité des Touches/Camille Maupin – encore une fois un prénom ambigu servait à cerner la romancière.

Vint la rencontre avec Chopin (1837). Exilé, sensible, malheureux, polonais, c'était une proie idéale pour l'instinct maternel de Sand. Elle signifia son congé sentimental à Félicien Mallefille, un jeune créole, précepteur de son fils Maurice, et partit avec Chopin et ses enfants passer l'hiver 1838-1839 à Majorque. Confort spartiate et temps maussade, ce qui n'arrangea pas la phtisie du pianiste. Chopin composait cependant, George écrivait Spiridion, un roman métaphysico-mystique qui fleurait bon la philosophie de Leroux. Buloz supplia Sand, rentrée avec tout son petit monde à Marseille, de revenir sur terre et à son public : mais elle récidiva avec les Sept Cordes de la lyre – pastiche sans génie du Faust de Goethe.

Plusieurs années s'écoulèrent ainsi, Sand soignant Chopin, tous deux errant de Paris l'hiver à Nohant l'été, fréquentant acteurs (Bocage), artistes (Delacroix et Heine), et hommes politiques de gauche (Arago) – au grand dam de Chopin, aristocrate et conservateur. Sandeau publia un roman, Marianna (1839), qui faisait enfin le deuil de leur liaison. Henri de Latouche en publia un autre, Léo (1840), qui mettait en scène Sand à Nohant. Elle devenait un personnage.

Républicaine idéaliste, Sand publie le Compagnon du Tour de France, variation sur la réconciliation des classes, le Meunier d'Angibault, où une aristocrate ruinée se rapproche du peuple, puis Horace, histoire d'un ouvrier bijoutier magnanime, qui tenait de plusieurs des hommes de sa vie. « Elle est comme la tour de Nesle, plaisantait-on, elle dévore ses amants, mais au lieu de les jeter ensuite à la rivière, elle les couche dans ses romans. » Horace avait paru dans la Revue indépendante, qu'elle avait fondée pour soutenir les idées de Pierre Leroux. À La Châtre, elle avait créé l'Éclaireur de l'Indre – pour porter la bonne parole philosophico-politique à la province. Et elle raconta Chopin et Sand, transposés en roman (Lucrezia Floriani), s'absolvant avec magnanimité de toutes ses aventures.

Elle écrit également, à cette époque, plusieurs des idylles champêtres auxquelles on l'identifie trop souvent, la Mare au diable, Jeanne, le Péché de Monsieur Antoine, et François le Champi. Puis, pour améliorer ses finances, l'Histoire de ma vie, en dix volumes.

Chopin quitta Nohant en 1847, n'y revint plus, et les relations avec Sand s'estompèrent. La fille d'Aurore, Solange, était parvenue à les brouiller : sa mère en fera l'héroïne d'un roman, Mademoiselle Merquem, en 1867.

Sand, révolutionnaire réactionnaire - George Sand, la Petite Fadette

George Sand la Petite Fadette

Sand, châtelaine et socialiste, s'immerge dans la révolution de février 1848, imposant la république à La Châtre et à Châteauroux. Ledru-Rollin la charge de composer le Bulletin de la République, dont elle devient la muse. Le n° 16 contient un véritable appel à l'émeute, qu'on lui reprochera longtemps. Elle admire Louis Blanc – qu'elle a portraituré dans le Piccinino. Mais la majorité rejette le coup d'État qu'il a manigancé avec Blanqui en avril 1848 – et l'on rend Sand responsable des désordres. La France, surtout la France provinciale, aspire à être gouvernée au centre. Le 15 mai, Barbès et Blanqui tentent une fois de plus de renverser cette république plus rose que rouge, et échouent. Des milliers de « patriotes » sont déportés. Sand, communiste et dégoûtée, rentre à Nohant et se remet à ses romans champêtres (la Petite Fadette, décembre 1848) – « comme le suc d'une plante bienfaisante » versé « sur les blessures de l'humanité ». Fin de la révolution.

Les amis disparaissent. Ajasson de Grandsagne, en 1847, Hippolyte Châtiron, l'année suivante, Marie Dorval, en mai 1949, puis Chopin, en octobre. Balzac en 1850. Jules Sandeau devient académicien. Sand, survivante et grand-mère, s'occupe de sa petite-fille, Nini – qui meurt de la scarlatine en 1855 : la romancière raconte immédiatement sa courte vie dans un long article… D'Italie, où elle était partie se consoler, elle ramène un roman, Daniela, que la censure impériale épingle pour anticléricalisme. Sand fait intervenir l'impératrice. En 1857 meurt Musset. Le passé s'envole. Sand écrit Elle et lui. Le passé revit.

Paul de Musset crut bon de répondre par Lui et elle, et Louise Colet, qui haïssait Sand, par Lui.

Sand revient sur ses illusions anciennes, et se fait le chantre du mariage et de la répression des désirs (Constance Verrier). Cela ne trompe personne. On la propose pour un prix de l'Académie, mais seuls Mérimée, Vigny et Sainte-Beuve votent pour elle. Thiers a le prix.

Les nouveaux romans sont de plus en plus des récits « à thèse ». Sand travaille avec Dumas fils, qui tire des pièces de ses romans, et, réciproquement, elle s'inspire du Mariage de Victorine pour écrire le Marquis de Villemer, dont le dramaturge tire une nouvelle pièce à succès.

D'aucuns, à la même époque, se gaussent de ce moralisme nouveau.« La femme Sand est le Prudhomme de l'immoralité », écrit Baudelaire dans ses journaux intimes.« Que quelques hommes aient pu s'amouracher de cette latrine, c'est bien la preuve de l'abaissement des hommes de ce siècle. » On n'est pas plus élégant.

Anticléricale, Sand n'est pas antireligieuse. Elle écrit Mademoiselle La Quintinie (1863), en réponse à la Sibylle d'Octave Feuillet, pour faire passer le message : la femme peut se passer des prêtres. Puis Valvèdre (1866), pour exalter l'esprit scientifique. En ces temps d'ordre moral, la dame de Nohant passe pour une dangereuse activiste. De l'Empire, elle n'aime rien, et regrette les emportements romantiques, ce fameux « mal du siècle » : « Peut-être notre maladie valait-elle mieux que la réaction qui l'a suivie ; que cette soif d'argent, de plaisirs sans idéal et d'ambitions sans frein, qui ne me paraît pas caractériser bien noblement la santé du siècle. ».

Noces blanches avec l'ermite de Croisset

Dans les années 1865, Flaubert devient le correspondant puis l'ami de Sand. Elle l'appelle « mon troubadour ». Il commence ses lettres par « Chère maître ». Il va chez elle, à Palaiseau, elle se rend à Croisset. Il justifie les peines infinies qu'il prenait à écrire :« L'idée coule chez vous largement, incessamment, comme un fleuve. Chez moi, c'est un mince filet d'eau. Il me faut de grands travaux d'art pour obtenir une cascade » ; elle se désole :« Quand je vois le mal que mon vieux se donne pour faire un roman, ça me décourage de ma facilité et je me dis que je fais de la littérature savatée. » Elle le renseigne sur 1848, pour l'Éducation sentimentale, alors en gestation. Ils ont des goûts communs pour les farces « hénaurmes ». Des haines communes – Thiers et « Badinguet » (Napoléon III). Et des deuils communs : « Nous nous verrons samedi, écrit Flaubert à sa grande amie, à l'enterrement du pauvre Sainte-Beuve. Comme la petite bande diminue ! Comme les rares naufragés du Radeau de la Méduse disparaissent ! » À peine si leurs vues sur la Commune, en 1870-1871, divergent quelque peu. Sand a gardé des nostalgies socialisantes, et Flaubert voue les révolutionnaires aux gémonies. Ils se réconcilient pour accabler le triomphe de Thiers. Sand arrive même, en 1873, à faire venir Flaubert cinq jours à Nohant – événement inouï dans la vie du solitaire de Croisset.

Sand ne cesse d'écrire : par contrat, elle doit produire deux à trois romans par an. Elle revient à ses idylles campagnardes (Marianne Chevreuse), à des thèmes rebattus d'enlèvement d'enfant (Flamarande et les Deux Frères). Et même un roman par lettres, genre désuet depuis bien longtemps, Albine Fiori, l'histoire d'une enfant naturelle née des amours d'un grand seigneur et d'une comédienne : Sand vieillissante remet ainsi à contribution ses aristocratiques ancêtres. Elle n'a pas le temps de le finir : une occlusion intestinale la tue le 8 juin 1876.

À son enterrement, Hugo a envoyé un message : « Je pleure une morte et je salue une immortelle… » Flaubert, tout en « pleurant comme un veau », selon sa propre expression, eut assez d'oreille pour trouver le discours de Hugo « très beau ».

Source Larousse

Le Pèlerin

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 15:23

Marilyn Monroe : des relations "privilégiées" avec le clan Kennedy

Marilyn Monroe  L’une des actrices les plus scandaleuses de l'histoire du cinéma

Femme fatale à l’écran, Marilyn Monroe l’était aussi à la ville.

L’icône d’Hollywood, à qui l’on prête de nombreuses aventures amoureuses, a souvent fait couler beaucoup d’encre, en particulier en raison de ses relations « privilégiées » avec le clan Kennedy.

Cette réputation sulfureuse lui a survécu.

En 2008,  l'actrice a fait l'objet d'un nouveau gros scandale : un film qualifié de pornographique, où l’on voit la star à genoux, en train de faire une « petite gâterie » à un inconnu, a été vendu un million et demi de dollars à un riche collectionneur new-yorkais.

L’original de cette bande était conservée par le FBI depuis les années 50, et selon le New York Post, le FBI savait qui était l’homme présent sur la vidéo.

Il pourrait s’agir de John Kennedy, ou de son frère Robert.

Une copie de ce film est désormais publique, et en la possession du célèbre collectionneur Keya Morgan.

Source http://www.femmesplus.fr

Le Pèlerin

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:46

Sourions, le rire est le meilleur moyen pour lâcher prise!

Printemps des poetes

 

Spécialement pour l'adjudant!!!
Dieu ordonna à David de guetter ... et David Guetta !
Dieu ordonna a Hélène de s'égarer ... et Hélène Ségara !
Dieu ordonna à Thierry d'en rire ... et Thierry Henry !
Dieu ordonna à Fatou de mater ... et Fatou Matta !
Dieu ordonna à Bruce de lire ... et Bruce Lee !
Dieu ordonna au Coca de coller ... et le Coca Cola !
Dieu ordonna à Mouss de taffer  ...et Mousstafa !
et il demanda à Mme Sarkozy de bronzer et  ... ...Carla Bruni !
Dieu ordonna à un Castor de ramer ... et Castorama
Dieu dit à Katy de mourir ... et Katy Perry
Dieu ordonna à Mara de donner ... et Maradona
Dieu ordonna au chaud de coller ... et le chocolat
Dieu a dit : "ton petit lira" ... et le petit Lu
Un jour, Dieu dit à Lustu de croire, ... et Lustucru
Dieu ordonna que le riz colle ... et le Ricola
Un jour, Dieu demanda à Jack de sonner à la porte ... depuis jackson ....
Un jour, Dieu demanda à Hugo de bosser et depuis, Hugo boss.
Dieu sema le blé, et Marc Lavoine !
Dieu ordonna à Rex de sonner ... Et Rexona !
En 1903, Dieu interdit aux Gendarmes d'être tristes  ... et depuis la
Gendarmerie ...

Bonne lecture…et restez Zen… !

Le Pèlerin

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:51

Les contes des Mille et Une Nuits Sheherazade-Les-Mille-et-Une-Nuits-a-Paris_.jpg

 

Ce sont des contes d'origine indienne, transmis par la Perse et recueillis par les Arabes. Issus de la tradition populaire orale, ils ont été sans cesse repris, transformés, enrichis de nouveaux récits au fil des siècles pour donner Les Mille et Une Nuits. L’Occident s’en est saisi et aujourd’hui, traduits dans presque toutes les langues, ces contes font quasiment partie du patrimoine universel.

Mentionnés pour la première fois dans les "Prairies d’or" d’al-Mas‘ûdî (956), les contes sont cités parmi les traductions en arabe d’ouvrages indiens, persans et byzantins. Leur traduction daterait de la même époque que celle des fables de "Bidpaï" et des enrichissements successifs auraient été réalisés autour du IXe siècle à Bagdad et en Égypte aux Xe et XIe siècles. Les nouveaux récits adoptent l’argument qui sert de prologue à chaque conte : le sultan Shahriyar, désespéré par l’infidélité féminine, décide que toute nouvelle conquête sera exécutée à la fin de la nuit passée avec lui. La princesse Shéhérazade, par son art de raconter des histoires extraordinaires, détourne le sultan de son funeste projet et maintient son intérêt, nuit après nuit.

À l’époque de l’apogée de Bagdad est intégré un ensemble de récits plus réalistes, mettant en scène la vie des palais et ses intrigues, l’activité de la ville avec ses marchés, ses ports, ses lieux mal famés ; les aventures imaginées sont proches de celles vécues par les princes et l’élite. Des personnalités réelles apparaissent : des califes (Harûn al-Rashid, al-Ma’mûn), des vizirs, des poètes renommés.
D’autres ajouts ont été opérés sous les califes fatimides du Caire et font vivre des personnages pittoresques (marchands, artisans, bateleurs, coquins de toutes sortes) d’inspiration populaire.

Cette littérature née de la culture populaire fut méprisée et regardée comme un genre mineur par l’élite raffinée, friande d’exercices de style et de belle langue. Les Mille et Une Nuits ne faisaient pas partie de la littérature officielle. Ni les premières versions manuscrites connues (datant du XIIIe siècle), ni les nombreuses copies et traductions effectuées par la suite ne sont illustrées, pas plus que les premières éditions arabes. L’image n’accompagnera les contes qu’au cours du XXe siècle et s’inspirera des illustrations européennes.

Rêves et fantasmes pour l'Occident

Dans le monde occidental en revanche, Les Mille et Une nuits suscitent un incroyable engouement dès leur traduction, nourrissant les rêves et fantasmes des Occidentaux sur l’Orient et stimulant l’imagination des peintres. C’est Antoine Galland qui réalisa, à partir d’une copie arabe, la première traduction en français (1704). Elle remporta un succès immédiat et introduisit en France la mode des turqueries. Elle sera suivie de beaucoup d’autres et de nombreuses éditions illustrées par les plus grands artistes, tel Gustave Doré, paraîtront aux XIXe et XXe siècles.

Gros plan sur Les Mille et Une Nuits

Le Pèlerin

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 08:42

 

«Je me souviendrai de vous...»

Adieu-de-Guy-Bedos.jpg

 

"Je me souviendrai de vous...": à l’issue d’une standing ovation par un Olympia à guichets fermés qui venait de lui chanter "Ce n’est qu’un au revoir, mon frère", Guy Bedos a dit adieu au one-man-show, lundi soir, tout en n’écartant pas un retour.  

"Je me souviendrai de vous...": à l’issue d’une standing ovation par un Olympia à guichets fermés qui venait de lui chanter "Ce n’est qu’un au revoir, mon frère", Guy Bedos a dit adieu au one-man-show, lundi soir, tout en n’écartant pas un retour après d’autres fausses retraites depuis 2007.

"C’est la der des der, mais on verra...", a-t-il lancé. "Si il n’y avait pas le public, j’arrêterais tout. Ce que je fais depuis si longtemps, et pas pour longtemps, ce n’est pas un métier", a ironisé le "poil à gratter" de la vie politique française depuis près de cinquante ans, et qui souhaite désormais "faire l’acteur" et continuer à s’exprimer dans des tribunes ou des livres, a-t-il dit à l’AFP.

A 79 ans, Guy Bedos, en grande forme, a clôturé lundi une tournée de deux ans de son spectacle "Rideau!". En ouvrant sa célèbre "revue de presse", l’humoriste a rappelé sa devise de toujours, "faire du drôle avec du triste". Ses victimes de prédilection, Jean-Marie et Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et Nadine Morano, mais aussi des personnalités de gauche, en ont eu pour leur grade.

Morceaux choisis: "Dire que Nadine Mornao est +con+, ce n’est pas de la diffamation, c’est de l’information!", Si le +Front National d’extrême droite+ passe au niveau national, je m’exile au Québec!".

Le porte-parole autoproclamé de la "gauche couscous" se considère "comme beaucoup, un peu orphelin" notamment face à "un gouvernement provisoire".

"La gauche est un couscous avec Hollande en semoule, Mélenchon en harissa. La barbaque, c’est nous!", a dit Guy Bedos, qui a eu la dent particulièrement dure contre Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur "qu’(il) verrait bien à l’extérieur".

"Il a fait capoter toutes les promesses de Hollande sur les sans papiers, les Roms. (...) Un ancien immigré naturalisé français à l’âge de 20 ans, comme Sarko, il n’y a pas pire!", a ajouté Bedos.

A l'occasion d'un tendre duel épistolaire pour rire, son fils Nicolas et Muriel Robin, ont joué les invités surprises de ces adieux. Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, les "copains du Conservatoire", mais aussi Jean Dujardin, ont assisté à cette dernière.

A son arrivée, la ministre de la justice Christine Taubira a déclaré à l'AFP que Guy Bedos "lui a enseigné l'impertinence. C'est une vertu à condition qu'elle soit intelligente. Derrière une apparente méchanceté, il y a de la générosité".

Venus spécialement de Caen pour cet adieu à la scène, Josette et Georges, des enseignants à la retraite, "fans" de Bedos et "très émus" par ces adieux annoncés, pensent "qu’il manquera à la vie politique".

Dans un final façon commedia dell’arte, Guy Bedos s’est dit "fatigué d’avoir trop crié", avant de quitter la scène un mouchoir à la main longuement agité dans un halo de lumière, entre les deux rideaux qui venaient de se refermer.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 11:48
Timide comme un puceau, amoureux, Gainsbarre
bardot-gainsbourg.jpg
Le 19 octobre 1967, Serge Gainsbourg, 39 ans, bouillonne d'excitation : il a rendez-vous avec... Brigitte Bardot, dans un studio d'enregistrement parisien ! La plus belle femme du monde le veut. Lui, le petit Juif, moche à en crever. Il vient de lui écrire une chanson pour le Show Bardot programmé à la télé pour la Saint-Sylvestre. La séance d'enregistrement se déroule comme dans un rêve. "Je n'ai besoin de personne en Harley-Davidson", minaude BB, terriblement sexy.  
À 33 ans, la star est au sommet de sa beauté et de sa gloire. Sur un claquement de doigts, elle peut tous les avoir. Les Brando, Newman et Redford se traîneraient à genoux pour une aventure avec elle. Mais ce soir, Brigitte veut... Gainsbourg. À défaut de Quasimodo déjà pécho par Carla... Un petit fantasme. Sa chanson l'a totalement séduite, elle veut maintenant en déguster l'auteur. Dès l'enregistrement terminé, elle lui propose de l'accompagner à un dîner avec un couple d'amis, Gloria et son mari Gérard Klein. Impossible de refuser. Avec sa tronche de métèque, passer une soirée avec la plus belle fille du monde, c'est déjà inespéré. Mais, quand au restaurant, celle-ci lui prend la main sous la table, il n'y croit pas. Merde, il a dû trop picoler de champagne... Eh bien, non ! D'ailleurs, elle le dévore désormais des yeux, à tel point que les amis, mal à l'aise, s'éclipsent. Gainsbourg est pétrifié comme un jeune puceau.
Dans le taxi, Bardot s'empare des lèvres de Gainsbourg pour un roulage de pelle en règle. Elle prend sa langue avec la détermination d'une avaleuse de sabres ! Sans qu'ils aient précisé quoi que ce soit, le taxi les emmène droit chez Régine. Serge débarque dans le cabaret avec Brigitte Bardot pendue à son cou, lui, l'homme à la tête de chou. Tandis que Serge sirote un verre au bar, Brigitte se déchaîne sur la piste de danse. Elle vient le chercher pour un slow. Il en ressort vivant, c'est déjà ça. Dès que la musique s'arrête, ils s'enfuient en taxi. Direction l'avenue Paul-Doumer, où elle a son appartement. La porte se referme derrière eux. La suite, on s'en doute. Au petit matin, Gainsbourg n'a plus rien à envier à la Harley-Davidson...
"4 minutes 35 de râles et de cris amoureux"
Gainsbourg devient donc l'amant de Bardot, un an à peine après le mariage de celle-ci avec le play-boy milliardaire Gunter Sachs, petit-fils de von Opel. Elle avait craqué quand ce dernier avait déversé une pluie de roses au-dessus de sa villa de Saint-Tropez depuis un hélicoptère. Très vite, elle se rend compte de la bêtise de cette union et reprend sa liberté sexuelle. Au départ, Gainsbourg n'est qu'une conquête parmi d'autres. Cependant, elle tourne à une véritable histoire d'amour. Ils ne se quittent plus. Lors d'un Sacha Show, les deux amants chantent en duo "Comic Strip". Officiellement, il n'y a rien entre eux, mais leur idylle est évidente. Ils transpirent le bonheur, ils se tapent des délires. Elle s'épanouit, voilà enfin quelqu'un qui ne la considère pas uniquement comme un trophée, qui la met en valeur. Et lui se surprend à oublier ses complexes de laideur.
Un soir de décembre, Brigitte demande à Serge de lui écrire la plus belle des chansons d'amour. Pas de problème : dans la nuit, il griffonne "Je t'aime moi non plus" sur du papier à musique. Dans la foulée, les deux amants l'enregistrent au studio Barclay, enlacés sous une lumière tamisée. Le résultat est stupéfiant. Ils font l'amour devant le micro ! La chanson est la plus hot jamais entendue jusqu'ici. "Je t'aime, je t'aime. Oh, oui, je t'aime", s'enflamme Bardot auprès d'un autre homme que son mari. Car il ne faut pas l'oublier, le cocu allemand. Celui-ci veut bien fermer les yeux sur les aventures de Brigitte, mais à l'idée de l'entendre pousser "4 minutes 35 de râles et de cris amoureux" sur toutes les radios, il se fâche. Être cocu, d'accord, mais avec un type aussi moche... Gunter sonne la fin de la récré. Il intime l'ordre à madame Sachs d'empêcher la sortie du morceau et de se séparer de son épouvantail. C'est ça ou le divorce. Elle est prévenue ! Olga, la manager de Brigitte, lui affirme qu'un scandale de cet ordre flinguerait à jamais sa carrière. Bardot, en panique, envoie un télégramme à Serge pour le supplier d'empêcher la distribution du disque. Évidemment, le gentleman accepte, il fait déposer la bande dans un coffre-fort. Pourtant, qui en fournit une copie à Europe 1 ? Mystère. La diffusion de "Je t'aime, moi non plus" provoque un scandale.
Pacte de sang
Brigitte continue néanmoins à fréquenter son Serge. Fin décembre, elle l'accompagne quand il visite un hôtel particulier au 5 bis, rue de Verneuil, qu'il guigne pour abriter leurs amours. D'autres acheteurs sont sur les rangs, mais quand l'agent immobilier voit Bardot débarquer, l'affaire est dans le sac ! Arrive le soir du réveillon, le Show Bardot fait un carton. Comme Bonnie and Clyde, qu'ils interprètent en duo, ils sont traqués par les paparazzi. BB et sa "gueule d'amour", ainsi qu'elle appelle Gainsbourg, conviennent d'être plus discrets. Pour vivre heureux, vivons cachés.
Rachida Dati et Dominique Desseigne leur filent des tuyaux... Cela tombe bien, Brigitte est attendue en Andalousie pour le tournage de Shalako avec le sexy Sean Connery. Même si elle n'a aucune envie de quitter le "beau" Serge durant deux mois, il faut s'envoler pour l'Espagne. La veille du départ, les deux amants se jurent un amour éternel. Comme des adolescents, ils se tailladent le poignet pour faire le pacte de sang, elle écrit avec son sang "je t'aime". Il répond en traçant "moi non plus". Que c'est romantique ! Oui, le mec qui demande à Whitney Houston si elle veut "fucker" avec lui en direct à la télé n'est qu'un indécrottable romantique.
Le lapin du siècle
Durant les premiers jours, leur séparation est un enfer. En Espagne, Brigitte est au bord de la crise de nerfs. En France, c'est l'agonie pour Serge, qui travaille d'arrache-pied, faute de le prendre.
Elle lui manque terriblement, il est suspendu au téléphone, attendant les coups de fil de sa muse. Il songe même à sauter dans un avion pour la retrouver, mais BB est au milieu d'une meute de journalistes, trop risqué.
Bientôt, Brigitte programme un rapide aller et retour à Paris pour retrouver son amant. Chouette. Sauf qu'elle ne vient pas, jamais. Le lapin du siècle. Elle se console déjà dans les bras d'un autre !
Toutes les mêmes ! En tout cas, c'est ce que suggèrent les photos d'elle avec un acteur irlandais étalées dans la presse, même si elle nie. Serge est anéanti, il parle même de se flinguer tellement il est malheureux. Il va se terrer chez ses parents. Sa maison de Verneuil devient un temple dédié à sa blonde qui le fait cocu. Des photos, des tableaux, Brigitte est partout. Pour clore ce conte magique du Juif le plus laid de la planète qui a séduit la goy la plus belle, il s'applique à terminer le véritable hymne à l'amour qu'il voulait lui dédier : "Initials B.B.".
Si Gainsbourg est malheureux comme les pierres, au moins ressort-il de cette aventure complètement décomplexé quant à son physique. Aucune nana ne peut désormais résister à un mec qui a pécho Brigitte Bardot. Il se console bientôt avec une jeune actrice anglaise magnifique, Jane Birkin.
Pour se venger, c'est avec elle qu'il chante "Je t'aime, moi non plus", qui connaît un succès interplanétaire. Bardot n'autorisera la diffusion de sa propre version qu'en 1986. Serge n'est pas rancunier, tête de chou et cœur d'artichaut. Quand son ex décide de voler au secours des bébés phoques canadiens, il n'hésite pas à lui signer un chèque de 200 000 francs pour sa fondation.
Source le Point.fr
Le Pèlerin
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 08:05

Arts et Spectacles - La face cachée de William Leymergie
william leymergie

 

  

William Leymergie, c'est d'abord le présentateur emblématique du rendez-vous matinal de France 2. C'est aussi un animateur pour enfants, un chanteur, un acteur... et un homme sanguin. Découvrez toutes ses faces cachées.

Aux dernières nouvelles, il a déclaré :

"Je partirai quand les gens en auront assez de me voir"

Taulier de Télématin sur France 2 depuis 1985, William Leymergie réveille tous les jours 1,1 million de téléspectateurs encore dans le brouillard entre 6h35 et 9 heures du matin. Un privilège qu'il a acquis et qu'il...

0 Biographie

Date de naissance : 04 fevrier 1947 –Verseau - 66 ans

C'est à Libourne que William Leymergie voit le jour de Raymond Leymergie Militaire et Jeanne Jayle.
Il suit des études de lettres puis intègre l'ORTF en 1970 à la direction de Radio France Internationale de l'époque. En 1972, il rejoint les programmes pour la jeunesse avec Disney Dimanche et Récré A2 sur Antenne 2 dont il sera producteur à partir de 1979 et 1980 chronologiquement, et Fréquence mômes sur France Inter à la radio pendant 10 ans.

1.  William Leymergie : les secrets d'un lève-tôt
Animateur star de Télématin depuis plus de 20 ans, William Leymergie a de l'énergie à revendre.
Celui que l'on surnomme "l'ami du petit déjeuner" affirme que pour garder le rythme et travailler en horaires décalés il se couche à "vingt-trois heures au plus tard" et qu'il utilise deux réveils, "un électrique et un mécanique" pour éviter les pannes d'oreiller.
Son thermos est toujours à portée de main. Il boit du thé préparé par sa femme tout au long de la matinée. "J'avais pris l'habitude de boire un café toutes les demi-heures. À l'heure du déjeuner, j'en avais dix dans le carburateur. J'étais très énervé. À présent, j'alterne du Earl Grey léger, comme gourmandise, et du café pour bien me réveiller."
L'indétrônable présentateur de l'émission matinale la plus regardée de France sait pourtant qu'il devra céder sa place. "Un jour, je devrai partir en révision, parce que lorsqu'on a un certain nombre d'heures de vol, on désosse l'appareil. On me mettra sur le parking des occasions à saisir", plaisante-t-il.

2. William Leymergie : un caractère sanguin

Décrit comme un supérieur perfectionniste et très travailleur par certains, William Leymergie a cependant un caractère très impulsif.
"Avec les années et l'expérience, je me suis calmé", affirme-t-il. "Avant, je criais beaucoup. Résultat, je faisais peur à tout le monde, y compris à moi-même."
Pourtant, l’animateur de Télématin aurait des accès de colère plutôt effrayants ! Il aurait tenté d’étrangler l’un de ses collaborateurs, Jean-Philippe Viaud, lors d’une dispute en septembre 2007.
A la suite de cet incident, Télématin a été suspendu d’antenne pendant 15 jours en octobre de la même année. Le syndicat CGC des médias a déposé une plainte contre William Leymergie pour "manquement à son obligation de sécurité à l'égard des salariés".
Autre preuve de ce caractère sanguin : d'après un article publié dans Télé Star en octobre 2008, le médecin du travail de France Télévisions a déclaré disposer de "nombreux témoignages de personnes qui se plaignent du comportement de monsieur Leymergie. Elles subissent des humiliations, des critiques, le comportement d'un pervers"
Interrogé sur cette affaire d'étranglement sur le plateau de Thomas Hugues sur France 5, William Leymergie dénonce une surenchère autour de cette altercation affirmant que l'affaire a été "digérée le jour même".
3
. William Leymergie fils de militaire
Né le 4 février 1947 à Libourne en Gironde, William Leymergie est le fils d'un colonel. Il vit pendant son enfance en Algérie et au Mali, au fil des affectations de son père.
De retour en France, il étudie les lettres à la faculté de Nanterre.
Il entame ensuite sa carrière dans l'audiovisuel en 1970 à la Direction des affaires extérieures et de la coopération de l'ORTF, avant de se tourner vers les programmes pour enfants en 1972.
Présentateur de Télématin depuis 1985 puis producteur depuis 1990, il a présenté le journal télévisé de 13 heures de 1987 à 1990, battant des records d'audience. Son journal sur Antenne 2 dépassait alors les audiences du 13h de TF1, présenté par Yves Mourousi, ce qui ne s'est plus reproduit depuis.
4. William Leymergie : un animateur pour enfants
Avant de présenter Télématin, William Leymergie a débuté sa carrière comme animateur d'émissions pour enfants. Un aspect de sa carrière dont on ne parle plus.
Il commence en 1972 à travailler au service des émissions pour la jeunesse de la première chaîne. Il continue dans cette voie sur France Inter où il anime Fréquence Mômes, un programme jeunesse, pendant dix ans. Il poursuit sur Antenne 2 avec Disney Dimanche en 1979 et Récré A2 en 1980 jusqu'en 1985, l'année où il commence à présenter Télématin.
Fort de cette expérience, il écrit trois livres sur l'enfance : Fréquence Mômes : les enfants ont la parole chez Belfond/France Inter en 1995, Paroles de gosses chez Albin Michel en 1997 et, plus récemment, Quand les grands étaient petits chez Fayard en 2009.
5. William Leymergie chanteur
De son passage à la télé en tant qu'animateur pour enfants, on garde le souvenir du générique du dessin animé Pacman qu'il a lui-même interprété dans les années 80 pour Récré A2.
William Leymergie chanteur, c'est une autre de ses facettes que l'on a oubliée.
Pourtant, à l'instar de Dorothée, "Willy" a chanté "Il est toujours de bonne humeur, il a raison, ça porte bonheur...".

6. William Leymergie : sa carrière d'acteur

William Leymergie animateur pour enfants, chanteur... "L'ami du petit déjeuner" comme le surnomment certains, est plein de surprises. Parmi celles-ci, sa carrière d'acteur. William Leymergie a en effet une petite filmographie à son actif.
Elle débute avec un petit rôle en 1995, dans le film Les Misérables de Claude Lelouch, aux côtés de Jean-Paul Belmondo et d'Annie Girardot. Le réalisateur l'accompagnera dans sa toute carrière cinématographique. Il enchaîne en 1996 avec le film Hommes, femmes, mode d'emploi, toujours de Claude Lelouch, où il tient l'un des seconds rôles.
Il reprend sa carrière cinématographique dix ans plus tard, avec le même réalisateur pour le film Le courage d'aimer en 2005 puis continue en 2007 avec Roman de Gare, un autre film de Claude Lelouch, mais toujours dans un second rôle.
7. William Leymergie : un homme décoré
Beaucoup ne le savent pas mais William Leymergie est un homme décoré ! Chevalier de l'Odre national du Mérite et de la Légion d'honneur, il a reçu le prix Média de la fondation pour l'enfance en 1992 pour son émission Fréquence Mômes qu'il animait sur France Inter. Ce prix, décerné depuis 1990, récompense les émissions, fictions et documentaires qui sensibilisent le public à la protection de l'enfance.
Un an après avoir reçu cette distinction, William Leymergie reçoit le prix de l'association de défense de la langue française pour Télématin.

En février 2008 il est fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, une récompense parmi d’autres pour William Leymergie, chevalier de l’Ordre national du Mérite ainsi que Chevalier de la Légion d’honneur.

Petites parenthèses à son métier, il s’offre un interlude musical en interprétant le générique du jeu vidéo Pacman, ainsi que plusieurs petits rôles au cinéma. William Leymergie est par ailleurs l’auteur de trois livres dédiés aux enfants parmi lesquels Fréquence Mômes: les enfants ont la parole (1995), Paroles de gosses (1997) et Quand les grands étaient petits (2009). Côté vie privée, William Leymergie est toujours resté très discret. Il est marié et père de trois enfants de 32, 29 et 25  ans.

8. Ses récompenses

1992, Prix Média de la fondation pour l’enfance pour Fréquence Mômes sur France Inter

1993, Prix de l’association défense de la langue française pour Télématin

9. William Leymergie : un père qui a transmis sa passion
Bien que sanguin, William Leymergie reste un incontournable du paysage audiovisuel français. Animateur, chanteur, puis acteur, il est aussi un père de famille.
Marié depuis 1975 avec Maryline Robin, il a trois enfants : Géry, Sacha et Anna. "Je n'ai pas sacrifié ma famille à ma carrière", affirme-t-il. "J'ai vu grandir mes enfants, je me suis occupé d'eux, j'ai joué à quatre pattes par terre avec eux lorsqu'ils étaient petits. Je n'ai donc aucun regret à l'inverse d'une foule de confrères", déclare celui qui a transmis sa passion pour la télévision à son fils Géry.
A 30 ans, ce dernier est journaliste et animateur télé. Chroniqueur dans l'émission Cas d'école sur France 5 puis pour le Morning café sur M6 (donc en concurrence avec son père sur la même tranche horaire !), Géry a également travaillé pour France 2 en 2007 où il a animé Mag 2.0, un magazine pour adolescents.
Aujourd'hui, Géry Leymergie travaille toujours dans le milieu des médias, sur la chaîne M6, mais derrière les caméras.
La relève est assurée...
Source Internet diverses

Le Pèlerin

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 00:00

Alphonse Daudet (1840-1897)
Un écrivain tendre et fantaisiste

Alphonse Daudet est né à Nîmes, le 13 mai 1840. Il entre en sixième au lycée Ampère, après avoir suivi des études dans sa ville natale. En 1856, son père, commerçant en soieries, se ruina. Alphonse doit renoncer à passer son baccalauréat et devient maître d’étude au collège d’Alès.
Cette pénible expérience constituera la matière autobiographique de son premier vrai roman, le Petit Chose (1868). Pour des raisons mal élucidées, Daudet rejoint son frère à Paris où il mène une vie de bohème. Il publie, en 1858, un recueil de vers, les Amoureuses. En 1859, il fait la connaissance du poète Frédéric Mistral. Il pénètre dans quelques salons littéraires, collabore à plusieurs journaux, Paris-Journal, l’Universel et au Figaro. Il devient, l’année suivante, secrétaire chez le duc de Morny, (personnage influent du second Empire), qui lui laisse beaucoup de loisirs. Il écrit des contes, des chroniques et recueille des «fantaisies» sous le titre le Roman du chaperon rouge en 1862. Daudet passe l’été 1864 à Fontvieille, près d’Arles, et rassemble des chroniques provençales, notes et impressions, qui, remaniées et regroupées, deviendront les Lettres de mon moulin (1869). La mort subite du Duc de Morny, en 1865, laisse Daudet dans une situation matérielle précaire. Daudet ne se consacre alors qu’à l’écriture, non seulement comme chroniqueur – notamment au Figaro – mais aussi comme romancier. En janvier 1867, il épouse Julie Allard qui lui donnera son premier fils, Léon. Il fait paraître en 1869, les Lettres de mon moulin qui lui donne brusquement la notoriété. Daudet est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1870. Pendant la guerre (1870-1871) et le siège de Paris, il est dans la garde nationale ; il quitte la capitale en avril 1871.
Daudet s’oriente, alors, dans une nouvelle voie et devient romancier de mœurs contemporaines. Son premier roman réaliste, Fromont jeune et Risler aîné, triomphe en 1874. Il peint les malchanceux (Jack, 1876), les puissants du jour (le Nabab, 1877), les souvenirs déchus (les Rois en exil , 1879), les politiciens, ( Numa Roumestan , 1881) ; il dénonce les méfaits du fanatisme religieux (l’Evangeliste, 1883), décrit les coulisses de l’Académie (l’Immortel, 1890). Depuis quelques années, Daudet s’était lié d’amitié avec tout ce que le monde littéraire et artistique comptait d’important : Flaubert, Tourgueniev, Goncourt, Zola, Hugo, Renoir, Manet, Monet, la princesse Mathilde…..
Son succès ne cessait de grandir et atteint alors ses ouvrages précédents : les Lettres de mon moulin qui vont devenir l’œuvre la plus connue. Daudet subit alors les premières atteintes d’une maladie incurable de la mœlle épinière, mais continue de publier jusqu’en 1895. Il s’éteint, finalement, le 16 décembre 1897 des suites terribles de cette maladie, à Champrosay.
Source La Nouvelle République
Le Pèlerin

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 18:03
Algérie - Alger vue par Albert Camus
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Le 7 novembre, Albert Camus, un des plus grands écrivains français amoureux d’une certaine Algérie, aurait eu 100 ans. A cette occasion, El Watan Week-end est revenu sur les lieux de son œuvre. L’Alger de Camus est-elle la même que celle que nous connaissons ?
La baie, le soleil, les terrasses… si l’atmosphère a peu changé, ce sont surtout les mœurs ainsi que le mode de vie au quotidien qui ont nettement évolué entre l’Algérie de Camus et l’Algérie d’aujourd’hui. Mais il serait trop simpliste de se contenter d’une comparaison entre pré et postindépendance. D’après différents témoignages, les mutations de la société, la capitale avec elle, se sont surtout fait sentir dans les années 1970 à travers les pratiques quotidiennes telles que le cinéma, le port, la plage... Tour d’horizon de cette «Alger horizontale», de Bab El Oued à Belcourt, qu’Albert Camus décrivait et aimait tant.
Le port
«On se baigne dans le port et l’on va se reposer sur des bouées. Quand on passe près d’une bouée où se trouve déjà une jolie fille, on crie aux camarades : “Je te dis que c’est une mouette“.» Quand ils ne se baignent pas, les jeunes s’amusent dans des barques et donnent de «longs coups de pagaie autour des cargos rouges et noirs». Aujourd’hui, le port d’Alger n’a désormais qu’une activité commerciale. Finis les barques et le club d’aviron. «C’est un port de marchandises et de pêche. Il n’y a qu’un petit coin avec quelques barques», constate Tsouria Kassab, architecte spécialiste du patrimoine. Et, surtout, son accès est totalement interdit au public. «Ce que décrit Camus a existé jusque dans les années 1970. Ce n’est plus le cas et pas seulement à Alger. Les jeunes qui s’y baignaient étaient des enfants des faubourgs populaires, comme l’était Albert Camus à Belcourt, quartier de prolétaires à l’époque, précise Brahim Hadj Slimane, journaliste-écrivain. Cette question soulève celle de la fermeture des ports au public pour des raisons sécuritaires. Alors les ports, tel celui d’Alger, ont perdu leur convivialité.» D’après l’écrivain, cette image idyllique n’est plus qu’une «réminiscence de l’époque camusienne».
Même constat pour Lesbet Djaffar, architecte et sociologue qui réside maintenant à Paris. «Quand je retourne à Alger, je me sens étranger. Je suis un Algérois de pure souche et pourtant, comme les pieds-noirs, je n’ai plus le même rapport à la ville. Son urbanisme s’est métamorphosé. Les cinémas, les musées, les clubs de danse, les activités nautiques… tout ferme petit à petit», déplore-t-il. Afin d’humaniser la baie, il était question de déplacer le port qui «coupe la ville de sa mer», selon Tsouria Kassab. Mais le projet est «tombé à l’eau avec Bouteflika».
La plage et les bains Padovani
Jouxtant le port, la plage de Bab El Oued a elle aussi radicalement changé. Camus écrivait : «A la plage Padovani, le dancing est ouvert tous les jours. Et dans cette immense boîte rectangulaire ouverte sur la mer dans toute sa longueur, la jeunesse pauvre du quartier danse jusqu’au soir.» Plus de 70 ans plus tard, la plage Padovani, devenue El Kettani, s’est assagie. Les danseurs endiablés ont laissé place aux familles. Une époque que regrette Lesbet Djaffar. «On pouvait danser, manger. Les étudiants s’en donnaient à cœur joie ! Même quelques années après l’indépendance, une Allemande me racontait que ses plus beaux souvenirs de dancing étaient à Alger, de 1963 à 1970», affirme le sociologue. On y dansait mais on se baignait aussi. «Là, j’ai plongé dans la passe», expliquait Camus en parlant de «l’établissement de bains du port», actuelle piscine du Rua.
«Ce sont surtout les étudiants qui piquaient une tête dans la jetée. On nageait dans le port d’Alger, en face de la piscine qui existe toujours», se remémore-t-il. Sur l’actuelle plage, quelques barques sont échouées sur le banc de sable, mais personne ne les utilise. Les rares baigneurs s’équipent tout au plus de masques et de tubas, pendant que les femmes discutent entre elles au bord de l’eau, sur les pierres. «Les pieds-noirs allaient danser aux bains Padovani, une sorte de guinguette sur la plage. C’est un lieu tout à fait français. Les jambes des filles au soleil, les garçons qui se tapent un bain, ce ne sont pas les Algériens», affirme Christiane Achour, professeur de littérature francophone à l’université de Cergy-Pontoise (Val d’Oise) et spécialiste de Camus. Aussi, sa vision d’Alger est celle d’un Français d’Algérie. Si ces installations ont perduré quelques années après l’indépendance, elles demeuraient en complet décalage avec les Algériens. «Alger ne vit pas du tout le rythme d’une ville méditerranéenne», ajoute-t-elle.
La «place du Gouvernement»
«Il y a le silence de midi sur la place du Gouvernement. A l’ombre des arbres qui la bordent, des Arabes vendent pour cinq sous des verres de citronnade glacée parfumée à la fleur d’oranger. Leur appel “fraîche, fraîche“ traverse la place déserte.» Moins exotique et charmante que dans la vision de l’auteur, la place du Gouvernement, désormais place des Martyrs, est complètement en travaux pour prolonger le métro. Le «silence» de midi et la place «déserte» ne sont plus vraiment d’actualité : l’endroit s’est fortement urbanisé. Située en bas de La Casbah, cette place a toujours connu une forte fréquentation, contrairement à ce qu’écrit Albert Camus. Des stands d’objets et de produits artisanaux ainsi que de nombreux kiosques y étaient installés. «Elle était très animée les soirs de Ramadhan, car les marchands de gâteaux y restaient toute la nuit, se souvient Christiane Achour. Cela se fait encore maintenant. Mais aujourd’hui, c’est le point de départ des bus vers l’extérieur de la ville, c’est presque une gare routière. La place s’est modernisée.»
Belcourt et les cinémas
Albert Camus a vécu rue de Lyon, à Belcourt, plus connue aujourd’hui sous le nom de rue Mohamed Belouizdad. Au 124 se trouve l’appartement où le romancier aurait passé toute son enfance. «Je ne sais pas s’il a bien vécu là, mais sûrement. Beaucoup de Français viennent ici pour prendre des photos», indique un jeune homme au pied de l’immeuble. Belcourt est resté un quartier populaire. A la différence que ses cinémas, évoqués à plusieurs reprises dans les œuvres, ont pratiquement tous disparu. «Les cinémas de quartier ont déversé dans la rue un flot de spectateurs», observe l’écrivain dans L’Envers et l’endroit. En effet, sa rue n’en comptait pas moins de cinq. «Je me souviens d’un cinéma qui faisait l’angle juste à côté de chez lui, témoigne Lesbet Djaffar. A l’époque, très peu d’Algériens allaient au cinéma, car la majorité des films étaient français. Ils préféraient les films américains, avec plus d’action.»
En tout, une soixantaine de salles obscures fleurissaient dans la capitale. Depuis une vingtaine d’années, «les cinémas ont disparu, leur pratique aussi», note Tsouria Kassab. Ainsi, on ne trouve plus qu’une petite dizaine de salles obscures, dont l’Algeria et la Cinémathèque. «Quelques cinémas ont été réhabilités, mais ce n’est pas suffisant. La politique culturelle n’est pas favorable à leur développement», ajoute l’architecte.
Le tramway
Le tramway est l’un des éléments de décor les plus prégnants dans l’œuvre de Camus lorsqu’il évoque la capitale. «Parfois passait un tramway, vaste et rapide», remarque-t-il dans la nouvelle Entre oui et non, publiée en 1937. La ville possédait en effet un large réseau de tramway, doté de trois grandes lignes. Celle qui lui était familière s’étendait de Bab El Oued à El Harrach en passant par Bab Azzoun et Belouizdad. «Le tram couvrait pratiquement toute la ville», se rappelle Lesbet Djaffar. Avant l’indépendance, en décembre 1959, les tramways sont définitivement abandonnés. «On les a remplacés par des bus à perche, accrochés à des fils électriques. Il y a eu une vague de folie en Europe où l’on pensait que les tramways gênaient la voiture. Puis on a changé de mentalité», ajoute-t-il.
Pour l’architecte, le tramway faisait partie intégrante de «l’atmosphère folklorique» de la ville. «Lorsque le tramway a disparu, j’allais à Belcourt en bus. Mais c’était plus ennuyeux avec le receveur. En tram, on pouvait s’accrocher à l’arrière pour ne pas payer», s’amuse-t-il. En 2011, le tram fait son retour, mais n’occupe pas Alger de la même manière. L’auteur explique dans L’Etranger que sa «chambre donne sur la rue principale du faubourg», ponctuée de «ficus qui bordent la rue». Il y voit aussi des jeunes qui «se dépêchaient vers le tram».
Du dernier étage, les ficus sont toujours plantés là, bien visibles. Mais nulle trace du tramway dans la rue Mohamed Belouizdad, l’ancienne rue de Lyon. Et pour cause, son centre de gravité s’est déplacé. «A l’époque, il allait dans l’autre sens, vers Bab El Oued et Saint-Eugène, explique Tsouria Kassab. Maintenant, il se développe plutôt sur les extensions postindépendance, vers l’est.» Actuellement, le réseau dessert 28 stations et circule de 5h à minuit. Comme à la fin des années 1930, lorsque l’essayiste mentionne «le tramway de minuit» dans L’Envers et l’endroit.
Le cimetière chrétien du boulevard Bru
Le cimetière chrétien du boulevard Bru est tel que le décrivait Camus à la fin des années 1930. Dans sa nouvelle L’Eté à Alger, publiée dans Noces en 1939, il aborde la «tristesse affreuse de ces lieux» : «Je ne connais pas d’endroit plus hideux que le cimetière du boulevard Bru, en face d’un des plus beaux paysages du monde.» En effet, on y trouve encore d’innombrables rangées de tombes grises et sales, la plupart abandonnée. Aucun ornement floral sur 7 hectares. De fausses gerbes de fleurs en porcelaine, seule touche de couleur dans cet océan gris, ne font pas illusion bien longtemps. «Le contraste entre la beauté de la vue et la tristesse du cimetière l’a inspiré», suppose Christiane Achour.
«Sur la droite se trouve la villa Sesini où les membres du FLN ont été torturés. Quand on dit boulevard Bru, on pense d’abord à cette villa mauresque. Chacun construit la topographie d’une ville en fonction de l’histoire qui lui est attachée et qu’il a intériorisée. Il faut penser aux dates où il a écrit L’Eté à Alger et ses autres œuvres. C’est simplement l’Alger coloniale qu’il décrit. Entre la fin des années 1930 et 1962, la ville changeait déjà beaucoup, souligne-t-elle. Les rues sont là, communes à tous. Mais ce qu’on y vit est différent, la signification d’un endroit n’est pas la même», résume Christiane Achour.
Les Algériens ne se reconnaissent sans doute plus dans cette Alger vue par Camus. Peut-être même qu’en son temps déjà, ils ne la percevaient pas de la même façon. Mais certaines de ses sensations sont, indéniablement, communes à tous : «Alger, et avec elle certains lieux privilégiés comme les villes tournées vers la mer, s’ouvre dans le ciel comme une bouche ou une blessure. Ce qu’on peut aimer à Alger, c’est ce dont tout le monde vit : la mer au tournant de chaque rue, un certain poids de soleil…»
Source El Watan Anissa Hammadi
Le Pèlerin
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