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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 08:31

Rédha Souilamas, professeur de médecine, un des pionniers des greffes du poumon:
« En Algérie, les compétences sont méprisées »

« Moi aussi j’ai été jeune, alors les jeunes je les comprends, mais pas ceux d’aujourd’hui. » Anonyme
Celui qui peut agit, celui qui ne peut pas enseigne. Prise en otage par la bureaucratie et la lutte d’intérêts, la médecine souffre de mille maux. Ils sont des milliers de cadres algériens à avoir fui la médiocratie pour aller monnayer leur talent ailleurs, parfois en le bradant.
Il a le regard mobile, comme celui d’un épervier. Le costume de velours marron porté sur une chemise sans cravate, un soulier léger, l’élégance posée, le vocabulaire choisi, bien qu’il glisse parfois des mots audacieux pour dire son mépris des pratiques malsaines ; il avoue avoir un certain goût pour les choses non conventionnelles. Rédha est ainsi. Il parle de sa passion, la médecine avec une énergie revigorante. Mars 2009 : la chaîne publique française France 2 ouvre son journal de 20h avec cette information qui a tout l’air d’un scoop : « La médecine vient de franchir une autre étape en faisant une avancée spectaculaire dans le domaine de la chirurgie thoracique où les greffes sont désormais possibles », annonce la présentatrice avant de donner la parole en direct du bloc opératoire à un professeur, peu reconnaissable derrière ses lunettes, sa calotte et sa bavette. Le toubib explique en des termes simples cette nouvelle technique plutôt compliquée. En France, c’était une première. Le docteur est Algérien. Il s’appelle Rédha Souilamas, diplômé du Collège français de chirurgie thoracique, chirurgien des hôpitaux de Paris et praticien à l’hôpital européen Georges Pompidou. Ce qu’il a ressenti à ces moments-là ? Beaucoup de fierté d’être le « fer de lance » d’une sur-spécialité de la chirurgie thoracique (la greffe pulmonaire) et le pionnier de techniques innovantes dans un pays où le niveau de la médecine est un des plus élevés au monde. J’ai été aussi très honoré quand la ministre de la Santé m’a officiellement félicité à Paris en avril 2009, lors de l’inauguration du Congrès mondial de transplantation pulmonaire et cardiaque dans lequel j’étais le seul représentant français dans le comité scientifique international d’organisation.
Honoré par la France
En fait, c’est Réda qui a développé la première structure de chirurgie thoracique ambulatoire en France. Il est depuis 5 ans coordonateur du programme de transplantation pulmonaire pour la mucoviscidose. Parallèlement, il dirige un protocole français de reconditionnement ex-vivo de poumons qui serviront à court terme à doubler le nombre de greffes pulmonaires. Etre de partout et nulle part, sans étiquette ni chichi, telle est la carrière de ce Cherchellois bon chic bon genre issu d’une famille de 6 enfants, né en pleine guerre d’Algérie en 1956. Il a grandi dans cette ville provinciale, chargée d’histoire au sein d’une famille de milieu aisé, dans laquelle la personnalité de son père inspirait du respect et de l’admiration. « A cette époque, Cherchell était une grande famille dans laquelle tout le monde avait sa place », se souvient-il. Quant à sa scolarité, « elle a été assez agitée. Ni bon ni mauvais élève, plutôt revendicateur. J’ai passé mon bac à Alger et j’ai entamé des études de médecine qui ont été longues et ennuyeuses. En effet, j’ai longuement hésité et j’ai mis du temps à être convaincu de l’utilité de ces études.
Quand j’ai commencé à fréquenter les blocs opératoires comme étudiant, j’ai découvert alors la chirurgie, ce qui a changé ma vision de la médecine. Les blocs opératoires étaient des théâtres dans lesquels se jouaient tous les jours des pièces avec des acteurs de la vraie vie. J’ai découvert 20 ans après, lors de ma formation de transplantation en Angleterre, que les salles d’opération s’appelaient ‘‘theater’’. Il a fallu néanmoins que je valide les semestres non-chirurgicaux comme la cardiologie, la médecine interne, etc. pour pouvoir prétendre à une spécialisation chirurgicale, ce qui n’a pas été une mince et courte affaire. » Son départ pour l’étranger, comme on le verra, n’a pas été dicté par une quelconque ambition. « Un concours de circonstances, sans plus ! Je suis parti en France juste après mon service militaire. Il y avait deux raisons (en dehors d’un malaise général qui commençait à s’installer à partir des années 1980 et qui s’est achevé comme nous le savons). La première est que j’ai suivi la femme de ma vie qui était repartie vivre en France d’où elle était venue quelques années auparavant. La seconde était liée au fait qu’on m’a refusé de faire des études de spécialisation en chirurgie.
En effet, les premiers de ma promotion avaient choisi des postes de chirurgie, puis il y a eu des désistements. Muni d’une lettre de recommandation d’un éminent professeur, je me suis présenté chez le doyen de la faculté de médecine pour postuler. Il a refusé en arguant que les postes non occupés allaient être attribués au choix l’année suivante. Je me suis permis de lui demander que si j’avais été son neveu, sa réponse aurait été la même. Il m’a sommé de quitter son bureau. J’ai alors quitté la faculté et aussi l’Algérie pour tenter ma chance en France. J’ai été reçu au concours des spécialités chirurgicales pour étrangers à Paris où j’ai fait ma spécialité de chirurgie thoracique en 5 ans. Après avoir obtenu l’équivalence de médecine, j’ai exercé comme chef de clinique pendant 2 ans à l’hôpital Laënnec dans le service de chirurgie thoracique, avant d’être diplômé du Collège français de chirurgie thoracique. »
Un regard critique
S’il est régulièrement invité aux colloques scientifiques où il donne des conférences ayant trait à sa spécialité, Rédha n’en continue pas moins, malgré tous les déboires vécus ici depuis les offres de service à suivre d’un œil attentif ce qui se passe dans son pays natal. Son idée de la prise en charge médicochirurgicale actuelle en Algérie des patients atteints de cancer du poumon, par exemple, est mitigée. La chirurgie thoracique est le « pivot » du traitement du cancer pulmonaire. Cette chirurgie se divise en deux grandes lignes : la chirurgie vidéo-assistée, dite aussi « mini-invasive » qui consiste à faire le diagnostic et le stade d’évolution précis du cancer, voire les deux, et la chirurgie à visée thérapeutique, c’est-à-dire l’ablation de la partie du poumon atteint après un bilan important. « En Algérie, beaucoup de collègues pneumologues, cancérologues et aussi chirurgiens m’ont exprimé leurs difficultés à faire bénéficier leurs patients de ce type de prise en charge par manque de chirurgiens spécialisés et de services dédiés à cette spécialité. Je ne connais pas les chiffres mais les conséquences pour les malades semblent lourdes et notamment la mortalité compte tenu du tabagisme important dans la population algérienne et au vu des dossiers de patients qui me sont régulièrement présentés à Paris pour un deuxième avis de rattrapage. »
Et le professeur d’évoquer la lutte sourde plus bureaucratique générationnelle que politique qui se greffe aux problèmes déjà pesants qui minent le système de santé national. Notre prof n’y va pas avec le dos de la cuillère pour stigmatiser certains comportements négatifs, dont un laisser-aller effarant dans les structures sanitaires. La politique de santé publique algérienne doit tenir compte des besoins épidémiologiques de la population, en imposant une prise en charge logique, simple, moderne et équitable dans l’ensemble du pays. Les centres hospitalo-universitaires et la faculté de médecine doivent être les piliers et les garants pour assurer la formation des jeunes médecins avec une réelle transmission du savoir par les aînés afin d’assurer une médecine moderne et indépendante à toutes les Algériennes et à tous les Algériens. Rédha assure avoir offert ses services pour aider le système de santé algérien, mais sans résultat, toutes les portes étant restées hermétiquement fermées devant sa volonté de venir ici apporter gracieusement sa contribution. « J’ai été sensibilisé par une grande dame algérienne, une moudjahida (ndlr Djamila Bouhired) qui m’a convaincu de mettre mes compétences au service de la santé algérienne pour développer la chirurgie thoracique et aider les jeunes chirurgiens, dont la formation semble bloquée. Il y avait initialement de l’enthousiasme et une volonté de la part des autorités du ministère de la Santé. En accord avec celui-ci, j’ai assuré une première mission en faisant des interventions chirurgicales vidéo-assistées (qui n’avaient jamais été réalisées auparavant à Alger) avec des résultats très prometteurs. Les phases suivantes devaient s’étendre à la formation d’autres équipes dans le pays pour leur permettre d’acquérir une ‘‘autonomie technique’’ en une ou deux années.
Bureaucratie algérienne
L’immobilisme initial grandissant et les difficultés qui sont ensuite apparues, comme par exemple l’annulation de la deuxième mission par les responsables dudit hôpital (on a même voulu me faire porter la responsabilité de l’annulation). Je devais effectuer parallèlement des missions dans le même cadre à Oran et à Constantine mais il n’y a pas eu de suites. Tous ces éléments m’ont conduit à conclure que je n’étais pas le bienvenu en Algérie. J’imagine que le niveau d’exigence en Algérie est tellement élevé que mes compétences, mes états de service et mes capacités particulières pour l’enseignement et l’organisation de programmes chirurgicaux reconnus en France, en Europe, aux USA ou dans les pays voisins présentent des lacunes que je devrais donc m’empresser de combler. A titre d’exemple, j’organise depuis plusieurs années avec des équipes marocaines un partenariat de formation chirurgicale continue. Je viens de terminer un programme d’enseignement en transplantation pulmonaire à Columbia University Hospital of New York et je suis membre fondateur de la première école francophone des prélèvements multi-organes pour la transplantation. Face à ce constat, on se demande qui pousse le ridicule jusqu’au bout ? Les vraies raisons de ce rejet sont à l’évidence ailleurs.
Si ce projet est mené à son terme, il sortirait le milieu chirurgical concerné d’un certain archaïsme et par ailleurs casserait le monopole de cette spécialité par la formation de jeunes chirurgiens à des techniques et à des prises en charge modernes. En tout état de cause, je ne regrette pas d’avoir essayé, ma conscience est tranquille de ce point de vue. J’y ai consacré beaucoup de temps, toute ma conscience professionnelle, tout mon savoir-faire, et toute ma volonté pour mener à bien ce projet. Même s’il s’agit pour moi d’un ‘‘rendez-vous raté’’ avec l’Algérie, je regrette néanmoins que les autorités ne mettent pas un terme à cette situation chronique de blocage pour que les Algériens puissent enfin bénéficier d’une réelle prise en charge (en matière de cancérologie pulmonaire) standardisée, de pratique courante, peu onéreuse, pratiquée dans beaucoup de pays, y compris dans des pays voisins, et ce, depuis longtemps. Nul n’est prophète en son pays. » Rédha n’est hélas pas le seul à souffrir de cette situation, ils sont des milliers à avoir choisi le chemin de l’exil pour des considérations pas seulement pécuniaires. Comment explique-t-il l’exode des médecins qualifiés algériens vers d’autres contrées moins rebutantes. « Effectivement, j’ai toujours été frappé par le nombre de collègues tunisiens et marocains qui retournent dans leur pays dès la fin de leur formation. Beaucoup d’Algériens restent à l’étranger, on ne doit pas être pareils (rires). A titre d’exemple, en 2008, les responsables de la santé militaire ont invité une vingtaine de médecins spécialistes algériens dans le cadre d’un projet de partenariat, mais je crois que c’est resté à l’état de projet à ce jour. » Ces flèches décochées n’empêchent pas Rédha de rêver à un monde où tout un chacun se sentira bien dans sa peau. Il affiche un sourire permanent qui n’est pas forcément une échappatoire arrangeante. Eternel optimiste, Rédha dit ce qu’il pense en sachant précisément ce qu’il veut.
Parcours
Rédha Souilamas est né en 1956 à Cherchell au sein d’une famille connue et respectée. Il y a fait ses études primaires puis s’est déplacé à Alger où il a rejoint la faculté de médecine. Contrarié par les responsables, il quitte l’Algérie pour aller poursuivre son cursus ailleurs en Angleterre, aux Etats-Unis et en France. Il compte parmi les pionniers dans le domaine de la transplantation de poumons. Il est diplômé du Collège français de chirurgie thoracique, chirurgien des hôpitaux de Paris et praticien à l’hôpital européen Georges Pompidou. Rédha milite pour une médecine moderne débarrassée de ses carcans et de ses archaïsmes. Il a participé dernièrement à un séminaire de haut niveau à Alger.
Source El Watan Hamid Tahri
Le Pèlerin

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 12:09

Tipasa: un terroriste abattu à Damous

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Un terroriste a été abattu par les forces de l'Armée nationale populaire (ANP), dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la région de Damous, à l’ouest de Tipasa, a-t-on appris samedi de source sécuritaire.

Une arme automatique de type kalachnikov a été récupérée lors de cette opération menée par les éléments de l’ANP au lieudit « Tachta » , dans la daïra de Damous, limitrophe avec la wilaya de Ain Defla, a précisé la même source.

Les forces de l’ANP avaient abattu, en décembre dernier, dans deux opérations distinctes dans la région de Damous, deux autres terroristes et récupéré deux armes.

Source L’Expression

Le Pèlerin

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 00:41

Algérie - Projet de développement à Tipasa : le réquisitoire du wali

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En s’adressant aux responsables locaux, le wali a lancé : «Vous avez fait fuir les opérateurs sérieux.»

Moult retards et difficultés dans le secteur de l’énergie avaient été signalés par les intervenants lors du dernier conseil de l’exécutif de la wilaya de Tipasa tenu mercredi dernier. «Le réseau dimensionné pour un volume d’énergie électrique dans notre wilaya est aujourd’hui obsolète», avait déclaré le wali. Les difficultés ne cessent de prendre de l’ampleur avec la construction de nouveaux équipements et des dizaines de milliers de logements.

Le plus grave, c’est l’attribution de l’ensemble des marchés à 5 entreprises «chanceuses». Le chef de l’exécutif de la wilaya observe la résiliation des marchés quelque temps après. «Je vais vérifier le type de relations qui existe entre ces entreprises défaillantes, qui se sont accaparées tous les marchés, et les agents de Sonelgaz», a déclaré le wali. «Vous avez fait fuir les opérateurs sérieux, car non seulement vous découragez ceux qui veulent venir travailler chez nous, mais nous enregistrons une perte de temps qui porte préjudice au développement de notre wilaya. Mais pourquoi n’attribue-t-on pas des marchés aux entreprises publiques ?», s’est encore interrogé Ayadi Mostefa. Le cas de la construction de la nouvelle usine de Saïdal, à Oued Bellah, est édifiant.

Un marché d’un montant de 2 milliards de dinars traîne encore en raison de l’esprit bureaucratique qui sévit dans les méandres de Sonelgaz. La construction de cette unité de production de médicaments, confiée à une entreprise italienne, risque de connaître un retard dès son lancement, pour une histoire de déplacement d’une ligne à haute tension. Sonelgaz a pourtant encaissé son argent. «Le programme d’urgence ne fonctionne pas dans notre wilaya à cause des procédures bureaucratiques de Sonelgaz, là est le problème», déclare un directeur de wilaya.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 08:35

Implantées à Alger, Constantine et Tipasa - Réalisation de trois usines de médicaments

medicaments 2

 

La capacité de production de trois usines de production de médicaments génériques dont les contrats de réalisation ont été signés avant-hier à Alger, entre le groupe Saidal et les entreprises italiennes Bonatti, espagnole EMTE et algérienne Softal est estimée à 96 millions de boîtes par an.

Concernant celle d’Alger, implantée à El Harrach, spécialisée dans la production des types secs avec une capacité de 40 millions d’unités de vente par an pouvant attein-dre 70 millions d’unités de vente si celle-ci venait à rouler avec deux équipes, sa réalisation a été confiée à l’entreprise nationale Softal dans un délai n’excédant pas 24 mois. Employant 125 travailleurs, elle sera opérationnelle à partir de mai 2015.  Le coût global de cette réalisation dépasse 3 milliards de dinars dont plus d’un milliard destiné aux équipements. 

Pour ce qui est de l’unité de Cherchell, dans la wilaya de Tipasa, employant 110 travailleurs,  elle se spécialisera dans la production de médicaments de types secs en sachets et comprimés à raison de 26 millions d’unités de vente. Avec la mobilisation de deux équipes, l’unité pourra atteindre 40 millions de boîtes par an. Le coût de réalisation totalise plus de 3 milliards dont plus d’un milliard destiné aux équipements. L’usine italienne CTP system aura un délai de 21 mois pour la réalisation de cette unité qui sera opérationnelle à compter de janvier 2015.

Enfin l’unité de Constantine, spécialisée dans la production de médicaments de types secs (sachets et comprimés) avec une capacité de production de 30 millions d’unités de vente par an, sa réalisation a été confiée à l’entreprise espagnole EMTE dans un délai de 17 mois pour être opérationnelle en septem-bre 2014 avec 118 travailleurs. Avec une capacité pouvant passer à 50 millions de boîtes avec la mobilisation de deux équipes, le coût de réalisation de cette usine dépasse 2 milliards de dinars dont 975 097 500 alloués aux équipements.

De ce fait, avec ces trois usines, la capacité d production de médicaments du groupe Saidal atteindra 75%. Elles contribueront d’autre part et en sus de deux autres contrats signés par Saidal en 2012 avec les laboratoires danois Novo Nordisk  pour la production d’insuline à l’usine de Constantine et la société émiratie pour la production d’anticancéreux à Sidi Abdallah outre un autre projet à Annaba pour le soutien de la production pharmaceutique nationale.

62 unités réalisées ces cinq dernières années

Le ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, Chérif Rahmani, a indiqué lors de la cérémonie de signature des contrats de réalisation de trois usines de production de médicaments génériques, que l’industrie pharmaceutique avait enregistré 62 nouvelles unités ces cinq dernières années.

En outre, s’agissant des nouvelles acquisitions, Rahmani a précisé que ces projets feront passer le chiffre d’affaires du groupe de 12 milliards de dinars actuellement à 40 milliards de dinars en 2015. Mettant en exergue le soutien de l’Etat aux opérateurs pharmaceutiques nationaux pour la réalisation de partenariats avec des étrangers en vue d’encourager l’investissement dans ce secteur, Rahmani a en outre souligné la détermination de l’Etat à satisfaire les besoins nationaux en médicaments de qualité et à la portée de tous les citoyens, mettant l’accent sur l’engagement des pouvoirs publics à développer les médicaments génériques.

Dans ce contexte, il a insisté sur la formation des ressources humaines qualifiées et la coordination des efforts avec les laboratoires et les universités nationales pour développer la recherche dans l’industrie pharmaceutique, notamment les aspects biotechnologiques. Qualifiant l’industrie pharmaceutique de secteur «stratégique» en ce qu’il est directement lié à la santé de la population, le ministre a rappelé les moyens mis en œuvre par l’Etat pour relever le défi dans ce secteur en accord avec la transition épidémiologique en Algérie. Pour lui, la dynamisation de cette filière de l’industrie nationale contribuera au développement de la production nationale et permettra d’éviter les perturbations qu’a connues le marché algérien du médicament ces dernières années et de réduire la dépendance de l’étranger.

Source Le Jour d’Algérie Maissa B .

Le Pèlerin

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 15:49

Koléa : clôture de Koléandalouse

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Il n’en demeure pas moins que la 4e édition de Koléandalouse, organisée par l’association Dar El Gharnatia, aura connu un franc succès, en dépit de ce geste abject perpétré lors de la soirée de clôture de cette manifestation culturelle maghrébine, dans la nuit du vendredi à samedi, au sein de la maison de la culture.

L’entrée en scène du jeune «mounchid» avait suscité un délire incroyable de l’assistance. La maison de la culture s’est avérée exiguë. Le maestro Mohamed Chérif Saoudi au violon et le musicologue marocain Mehdi Chaachoo avec son aoud se sont occupés de la «manœuvre» pour accompagner dans son récital le mounchid, Marouane Hajji, un artiste pétri de qualités, au visage angélique. Son programme varié avait subjugué l’assistance. La veille de cette soirée de clôture, Marouane Hajji avait dévoilé une partie de son talent aux côtés de son ami tunisien Frih, président de l’association Chabab Monastir et de l’orchestre de Dar El Gharnatia.

Le talent, la voix et la qualité musicale avaient surpris le public. Lors de la dernière soirée, au moment où l’enfant de Fès (Maroc), Marouane Hajji allait aborder un haouzi qu’il avait concocté avec les élèves de l’association Dar El Gharnatia, en guise de remerciement aux familles mélomanes algériennes, il a été atteint au niveau de sa jambe par un œuf. Le coup était venu du balcon. La surprise fut de taille et une panique s’est installée.

Le mounchid a écourté la chanson pour rejoindre les coulisses. Applaudissements nourris et les youyous du public comblent ces moments de stupéfaction. Le ténor marocain, enveloppé dans son habit traditionnel, revient sur scène avec son beau sourire pour reprendre son récital. Le maestro Saoudi Med Chérif, ne pouvant plus supporter la charge émotionnelle, se mit à pleurer et quitta subitement son orchestre. Les élèves de Dar El Gharnatia étaient désemparés. Marouane Hajji, avec sa démarche élégante, calmement regagne les coulisses et ramène le chef d’orchestre sur scène. Il n’était plus question de s’arrêter là.

«C’est un non événement, les filles de Dar El Gharnatia viennent de me dire qu’elles prépareront une omelette à la fin de la soirée. Reprenons nos esprits et notre soirée ne sera que plus belle encore», déclare le mounchid. Marouane Hajii murmure quelques mots à Saoudi Med Chérif, qui à son tour transmet le message aux musiciens. Le kanoundji, Djihad Labri, a épaté Marouane Hajji dans ses œuvres. Le chanteur marocain se lève de la chaise, se met debout pour occuper la scène et interpréter les chansons du terroir marocain au rythme endiablé.

Au pied de la scène, le public, hommes et femmes, ivre de joie, entre en transe sous l’effet des chants du mounchid et un rythme musical exceptionnel. Marouane Hajji, micro à la main, quitte à son tour la scène pour rejoindre le public tout en continuant à chanter. L’assistance reprend les refrains. Une folle ambiance et incroyable s’installe. Le regard du directeur de la maison de la culture a du mal à dissimuler son inquiétude sur l’issue des errements de ses éléments qui avaient été à l’origine de cette tentative de sabotage. La musique andalouse vient une nouvelle fois de prouver que c’est un patrimoine qui est ancré chez les Algériens. Dans les coulisses, les  jeunes filles de l’association Dar El Gharnatia rejoignent leurs loges en pleurs. Une fois de plus, c’est l’artiste marocain, Marouane Hajji, qui vient les consoler et discuter avec elles.
Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 09:18
La justice ouvre le dossier d’un contrat de 826 millions USD
Centrale electrique de Hadjeret Ennous
Une nouvelle affaire impliquant Farid Bedjaoui est actuellement au niveau du parquet d’Alger, apprend-on de source sûre. La justice se penche sur le marché de construction de la centrale électrique de Hadjret Ennous, à Tipasa, obtenu par SNC-Lavalin auprès de Sonelgaz en 2005 pour un montant de 826 millions de dollars.
Alors que la délégation constituée de magistrats et d’officiers de la police judiciaire vient d’obtenir un accord pour se déplacer en Italie, dans le cadre de l’affaire Sonatrach 2, liée aux contrats avec Saipem, le parquet d’Alger vient de se saisir d’un autre dossier en relation avec le marché de construction de la centrale électrique de Hadjret Ennous à Tipasa par le groupe canadien SNC-Lavalin au profit de Sonelgaz, apprend-on de source sûre. Il y a quelques semaines, M. Boutarfa, PDG de Sonelgaz, avait nié, dans une conférence de presse, toute malversation ou corruption dans l’octroi de ce marché. Cependant, nos interlocuteurs affirment que ce contrat qui porte sur un montant de 826 millions de dollars a été attribué grâce aux «bons offices» de Farid Bedjaoui, celui que Chakib Khelil, ancien ministre de l’Energie, présentait comme conseiller financier.
Un contrat qui, faut-il le préciser, fait l’objet d’une autre enquête au Canada, pays où les responsables de SNC-Lavalin ont recouru aux «services» de Farid Bedjaoui pour leurs activités en Algérie qui, en moins de dix ans, leur ont rapporté plus de 6 milliards de dollars. Les soupçons pèsent sur le coût réel de ce marché attribué «dans des conditions contestables» au groupe canadien. Selon nos sources, c’est Chakib Khelil qui aurait facilité la transaction une fois les négociations menées par Farid Bedjaoui avec les responsables de SNC-Lavalin terminées.
C’est également dans les mêmes circonstances et avec le concours de Farid Bedjaoui que Chakib Khelil aurait attribué au groupe canadien, de gré à gré, les études et l’exécution des prestations de suivi, de contrôle et de coordination des travaux de construction de la ville de Hassi Messaoud, en 2008, moins de trois ans plus tard, pour un montant de 38,152 milliards de dinars. Le recours à la procédure de gré à gré avait suscité à l’époque de lourdes interrogations. Aujourd’hui, Farid Bedjaoui et Khaldoun Khelil (fils de Chakib Khelil avec lequel il est associé) gèrent pour plus de 8 milliards de dollars d’actifs au Moyen-Orient et en Asie, grâce aux affaires conclues en Algérie, notamment dans le secteur de l’énergie.
Bedjaoui aurait privilégié une sélection de sociétés spécialisées originaires de Syrie, avec lesquelles l’épouse de Chakib Khelil est associée, ou alors du Liban, grâce à la famille de l’épouse (fille de l’ancien ministre libanais de la Défense) de Farid Bedjaoui qu’il imposait, semble-t-il, comme sous-traitant à Saipem, mais aussi à d’autres compagnies qui décrochent un contrat. Selon nos interlocuteurs, en Algérie, «les mises en relation» d’affaires auraient rapporté à Farid Bedjaoui un pactole de près de 800 millions de dollars, une grande partie de cet argent aurait été investie dans l’immobilier en France, en Espagne et à Dubaï.
Il possède une propriété de 3000 m2 à Emirates Hills, une des zones les plus prestigieuses des Emirats, et des biens au Canada d’une valeur de 3,7 millions de dollars.
Agé d’à peine 44 ans, Farid Bedjaoui a su tirer profit de la position de son oncle (ancien ministre des Affaires étrangères) pour s’introduire dans les affaires. Son nom est cité pour la première fois dans le scandale de l’autoroute Est-Ouest, lorsque son oncle était à Paris en tant que représentant de l’Unesco et qu’il a aidé Pierre Falcone à introduire les Chinois en Algérie. Il commence à s’intéresser aux affaires du secteur de l’énergie avec l’envolée des prix du pétrole, au début des années 2000.
Il s’associe avec le fils de Chakib Khelil et renforce sa relation avec ce dernier, jusqu’à devenir son conseiller financier. Si pour l’instant les soupçons pèsent sur les contrats attribués à Saipem et SNC-Lavalin, nos sources n’écartent pas d’autres scandales au cœur desquels se trouveraient des compagnies américaines, très privilégiées par l’ancien ministre. Nous y reviendrons.
Source El Watan Salima Tlemçani
Le Pèlerin

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:17

«Nul n’est prophète en son pays»
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J’avais édité il y a quelque temps un précédent article relatif à Rédha Souilamas ; pour y accéder cliquez ici 
Chirurgien des hôpitaux de Paris, après des études en Algérie, Rédha Souilamas jouit d’une notoriété non démentie à l’échelle internationale. Il est le coordonnateur du programme des greffes pulmonaires pour la mucoviscidose à l’Assistance publique. Expert auprès de l’Agence française des greffes d’organes, il est membre fondateur de l’Ecole francophone des prélèvements multi organes dont la première promotion a été formée en juin 2009 à Paris. Souilamas est aussi investigateur principal du programme de reconditionnement ex-vivo des greffes pulmonaires. Ce natif de Cherchell, qui exerce à Paris, a bien voulu répondre à nos questions.

Quels sont les derniers développements en matière de greffe du poumon ?
La communauté internationale de transplantation a tendance actuellement à développer un nouveau concept en matière de greffe d’organes. Il est basé sur les principes suivants : Un nouveau mode de répartition des greffons basé sur 3 principes qui sont : équité, justice et efficacité. Cela permettra de donner des greffons en priorité à ceux qui en ont le plus besoin et qui peuvent décéder en liste d’attente, faute de greffes. La professionnalisation du prélèvement d’organes en créant une école de formation du personnel médical et chirurgical. Un reconditionnement (une réanimation) dans une machine (couveuse) des greffons (organes) pour améliorer leur qualité, donc les résultats et augmenter leur nombre pour doubler à terme le nombre de greffes et diminuer la mortalité sur liste d’attente. Enfin, une prise en charge spécifique et optimale du patient en attente de greffe. Lorsque son état s’aggrave, nous mettons en place une assistance mécanique. Par exemple, dans la greffe pulmonaire, c’est une assistance respiratoire qu’on installe par voie veineuse externe chez le patient, lorsque ses poumons sont complètement dégradés, n’assurant plus leur fonction et mettent en danger sa vie.
Un colloque international se déroulera en janvier 2010 à Alger, et traitera des greffes. Bizarrement, votre nom n’y figure pas. Comment le nom d’un spécialiste comme vous peut-il être omis ?
Il s’agit d’un colloque franco-maghrébin pour aider au développement d’un programme de greffes d’organes qui aura lieu pour la première fois en Algérie je crois. En effet, je n’ai pas été invité, mais je commence à en avoir l’habitude, toujours le fameux principe « Nul n’est prophète en son pays », pour lequel l’Algérie détient la médaille d’or. En avril dernier, j’ai été vice-président du Comité scientifique d’organisation du Congrès international de transplantation cardiaque et pulmonaire (International society for heart and lung transplantation) qui s’est déroulé à Paris devant 2500 participants. L’ironie a fait que j’étais le seul représentant français dans ce comité à majorité anglophone. Je crois que les vrais enjeux sont à ce niveau. Vous avez dit, dans un article récent, que je n’y allais pas avec le dos de la cuillère, alors je vais essayer d’honorer cette réputation : je pense que j’aurais décliné l’invitation parce que je considère que le problème en Algérie n’est pas la greffe d’organes qui ne touche qu’une infime partie des patients et qui est très coûteuse. Le vrai problème de santé publique concerne la médecine courante qui touche des millions de personnes, qui ont du mal à y accéder, comme par exemple, le cancer, les maladies cardiovasculaires, les problèmes dentaires, la malnutrition, les pathologies infectieuses et pédiatriques, etc. Il n’est décent de parler d’une thérapeutique coûteuse et élitiste qu’est la greffe d’organes, que lorsqu’on aura réglé les questions courantes de santé publique. Ce qui est loin d’être le cas de l’Algérie.
Ne pensez-vous pas que le pouvoir algérien est frileux quand il s’agit de faire appel à nos compatriotes spécialistes établis à l’étranger ?
Je ne sais pas si le pouvoir est frileux pour faire appel aux compatriotes, ce que je sais, c’est qu’il devrait, en tant que tel, organiser, imposer le développement et pas seulement le projet d’un partenariat avec les Algériens de l’étranger, qui travaillent dans des secteurs pointus et qui pour beaucoup ne demandent qu’à participer au développement de l’Algérie. L’immobilisme des équipes locales entrave la marche logique qui devrait conduire à un développement efficace de la médecine en Algérie. Les séquelles de l’histoire font, qu’ils préfèrent souvent faire appel aux descendants de l’ancien colonisateur qu’à des Algériens qui sont sensibles aux problèmes du pays et qui tendent la main pour apporter leur savoir-faire de manière durable en formant les jeunes. Je ne suis pas le seul à être indigné par les échos colportés par les acteurs de ce commerce juteux, qui se fait aux dépens de la médecine publique algérienne. Ne soyons pas naïfs, beaucoup d’entre eux ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis et n’ont pas, de ce fait, intérêt à ce que les infrastructures algériennes s’autonomisent grâce à une véritable formation de tous les acteurs, cela risquerait d’épuiser ce gisement si profitable. Si les relations ne sont pas maintenues et entretenues avec ma génération d’Algériens à l’étranger, les conséquences seront d’une portée irréversible, car la génération suivante saura tirer les leçons de cet échec en se détournant du pays de ses parents. Nous vivons une période charnière, si le lien est rompu avec la diaspora algérienne, ce sera définitif et cela accélérera la dépendance technologique et scientifique qui est déjà installée.
Le système de santé algérien, peut-il, selon vous, sortir de l’ornière ?
Pour développer un système de santé moderne, juste, équitable, et autonome, il faut plusieurs conditions :
Des moyens financiers (je pense que l’Algérie en dispose) pour construire et entretenir des hôpitaux et leur fournir les moyens humains et matériels dans tout le pays en fonction de la densité de la population.
Un programme de santé publique établi par des professionnels : médecins, pharmaciens, élus, anthropologues, éthiciens, psychologues, représentants de la société civile. Ce programme doit tenir compte des priorités et des spécificités de la population afin de lui faciliter l’accès aux soins qui doivent être dignes et modernes.
Des responsables compétents qui forment et dirigent des équipes compétentes et dévouées d’abord à la « santé publique ». Ces équipes doivent être évaluées et rendre des « comptes ». Cela passe par une réelle transmission du savoir, c’est à dire un programme de formation hospitalo-universitaire spécifique aux besoins de la population. Il n’y a pas de « sous-médecine » ni de « sous-spécialités ». Si la médecine algérienne s’autonomise, les transferts des patients à l’étranger diminueraient. Ces économies permettraient un apport financier supplémentaire aux hôpitaux et à la formation médicale continue, garante d’une médecine moderne. Les responsables devraient donner l’exemple en se soignant dans le pays, ce qui leur permettrait aussi de vivre les vrais problèmes et de leur apporter de vraies solutions.
Aujourd’hui des gestes techniques simples, des traitements simples, qui sauvent beaucoup de vie, ne sont pas réalisés. Là, est le vrai défi de la santé publique, qu’il faut relever avec humilité et ingéniosité. On mesure le degré de civilisation d’un pays à la place qui est faite à la santé de ses citoyens. Et comme dit le dicton chinois : « Ne me donnes pas du poisson mais apprends-moi à pêcher ».
Parcours
Chirurgien des hôpitaux de Paris.
Coordonnateur du Programme des greffes pulmonaires pour la mucoviscidose à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris
Expert auprès de l’Agence française des greffes d’organes (A.B.M)
Membre fondateur de L’Ecole francophone des prélèvements multi-organes (Efpmo), dont la première promotion a été formée en juin 2009 à Paris.
Investigateur principal du Programme de reconditionnement ex-vivo des greffons pulmonaires
Source El Watan Hamid Tahr
Le Pèlerin

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 07:10

Tour international de Tipasa

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L’Espagnol Constantin Zaballa remporte la 1re étape
L’Espagnol Constantin Zaballa de l’équipe Christina Watches a remporté hier à Hameur El-Aïn (Tipasa) la première étape du Tour international de Tipasa de cyclisme, devant le Marocain Adil Djeloul et le Danois Martin Pedersen. A l’issue d’une course disputée sur un parcours total de 132 km, entre le complexe Mohamed-Boudiaf (Alger) et Hameur El-Aïn (Tipasa), Zaballa a réalisé un temps de 2h57.02, devançant le Marocain de plus d’une minute (2h58.59) et le Danois de deux minutes (2h59.04). La prochaine étape du Tour international de Tipasa, prévue aujourd’hui, sera disputée entre le complexe Mohamed-Boudiaf et Aïn Benian (123 km en boucle). Le Tour de Tipasa (18-20 mars) est inscrit dans le calendrier de l’Union cycliste internationale (UCI), afin de permettre aux athlètes des différentes équipes de glaner un maximum de points au classement UCI-Africa Tour.

Hannachi remporte la 2e étape

L’Algérien Abdelbasset Hannachi, du GS Pétrolier, a remporté, hier à Aïn Benian, la deuxième étape du Tour international de Tipasa de cyclisme, devant l’Espagnol Joaquin Sobreno et l’Ukrainien Yuriy Metlushenko. A l’issue d’une course disputée sur un parcours total de 117 km, entre le complexe sportif Mohamed-Boudiaf et Aïn Benian, Hannachi a réalisé un temps de 2h24.11, devançant au sprint final l’Espagnol Sobreno (Tableware-Grèce) et l’Ukrainien Metlushenko (Torku Sekerspor). L’Espagnol Zaballa Constantin conserve le maillot orange de leader alors que le Marocain Adil Djeloul s’empare du maillot vert du meilleur sprinteur.

Source La Tribune / Infosoir

Le Pèlerin

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 05:58

Algérie - Cherchell : le P/APC agressé par des citoyens

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Le P/APC de Cherchell a été caillassé par des citoyens qui l’ont empêché de démolir une construction illicite, érigée dans l’un des douars situés à l’entrée est de la ville.

L’écrasante majorité des habitations avaient été érigées illégalement dans cette partie de la commune, dans une totale anarchie. Il y a même des maisons et des magasins qui ont vu le jour illicitement au bord de la plage. Nous rappelons que le wali de Tipasa, en visite de travail dans ce quartier difficile, avait déjà fait l’objet d’actes de violence inacceptables. Les deux kamikazes qui avaient perpétré l’attentat contre le mess des officiers de l’AMIA habitaient dans ce douar, appelé Bordj El Ghoula. Durant la décennie 1990, nombre de jeunes de cette zone de la commune de Cherchell s’adonnaient à l’extraction illégale du sable des plages allant de Tizirine jusqu’au Rocher blanc.

L’impuissance des autorités locales aidant, l’arrogance de certains citoyens a atteint un degré que personne ne pouvait imaginer. Suite à cette agression perpétrée contre le P/APC de Cherchell, le wali de Tipasa a instruit les services concernés d’identifier et d’interpeller les agresseurs afin de les traduire devant la justice. Le P/APC, qui avait perdu connaissance sur les lieux, a été immédiatement admis aux services des urgences de l’EPH de Sidi Ghilès, avant d’être transféré vers le CHU de Blida, pour y subir des radios au niveau de la tête.                                                                       
Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 05:43

Madjid Bouguerra, ambassadeur de bonne volonté en visite à Tipasa

Bougherra

 

Les élèves de l’école primaire Karalouf-Mohamed d’Ain Tagourait ont connu, dimanche, un événement heureux avec la visite surprise du footballeur international Madjid Bouguerra, reçu en tant qu’ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef. L’Unicef a programmé cette visite à Tipasa dans l’une des 20 écoles pilotes retenues dans le cadre d’un programme de coopération 2012-2014 entre l’Unicef et le ministère de l’Education nationale. Les élèves de l’école primaire ont eu droit à un début de matinée récréatif en présence du chouchou du football international, dont la mère est native de Hadjout, qui s’est gentiment prêté à des échanges avec les enfants sans oublier la série de photos souvenirs. Interrogé sur ses impressions lors de la visite de l’école et du contact avec les enfants, Madjid Bouguerra s’est dit «très content d’être parmi les enfants» étant lui-même papa de deux fillettes âgées de 4 et 5 ans, tout en rappelant que «l’école est le principal vecteur de réussite pour tout jeune qui aspire à une vie normale». Pour l’ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef, la formation préscolaire est très importante «étant donné les résultats positifs qu’elle engen-dre selon les spécialistes, en particulier pour la tranche d’âge entre 3 et 5 ans qui sont ouverts à l’apprentissage de trois langues en même temps». Avec cette visité à Ain Tagourait, Madjid Bouguerra en est à sa seconde sortie en Algérie, la première ayant eu lieu en 2011 à Oran, dans un quartier défavorisé de Sidi El Houari.

Source L’Expression Ouali G.

Le Pèlerin

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