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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 17:17

 Marengo / Hadjout

 Hatjout-Marengo--1-.jpg

Préambule

je me suis souvent rendu à Marengo, où j'ai passé des moments merveilleux.

Mon oncle y possédait une ferme que je suis allé visiter en 1995.

Les choses avaient bien changé.

La Ferme était auparavant devenu un repère de terrorristes, et il avait falu l'intervention de l'armée avec ses armes lourdes pour chasser les indésirables

De ce fait, la ferme avait énormément souffert.

Enfin avec un peu de rêve....

J'ai bien pris des photos, mais elles font peine à voir..et pourtant je n'ai pris que les meilleurs angles

Je me suis rendu au cimetière de Marengo où est enterrée ma tante...On m'a indiqué une tombe..mais j'ai des doutes..Il me faudra me rendre à l'APC de Marengo pour voir si je trouve des registres...

Marengo / Hadjout, un village parmi tant d'autres ... surgi du néant

La commune de Marengo se nomme présentement Hadjout, à quelques dizaines de km au sud de la Wilaya de Tipaza.

La partie occidentale de la Mitidja, dépression limitée au sud par l'Atlas Tellien au nord par la chaîne des collines du Sahel, collines de faible hauteur (268 m au point le plus haut, dominé par "le tombeau de la Chrétienne") se trouvait privée de tout exutoire vers la mer sur une distance de 40 kilomètres entre l'Oued Nador à l'ouest et l'Oued Mazafran à l'est. Les eaux provenant de l'Atlas ne pouvant atteindre la mer, une vaste zone marécageuse s'était formée, zone comprenant en son point le plus bas le lac Halloula.

La superficie de ce dernier variait considérablement entre les périodes de pluies et les périodes de sécheresse. Il était une des causes essentielles de l'insalubrité de la région, laquelle était couverte de broussailles et de palmiers nains. En 1830, cette partie de la Mitidja n'était pas peuplée, le paludisme et le choléra régnaient en maîtres. Elle ne comprenait pour toutes voies de communication que de rares sentiers qui se frayaient un chemin dans les broussailles. Vivaient à sa périphérie des tribus parmi lesquelles la tribu des Hadjouties, tribu guerrière. Ces derniers, qui s'avérèrent redoutables pour les soldats français et pour les colons, profitaient de leur position de tribu maghzen pour vivre au dépend des tribus avoisinantes et cela sur un vaste territoire concédé par le Beylick

*l'arrivee des colons en algerie
Le contraste entre le départ de la Métropole, avec des cérémonies orchestrées par le gouvernement qui engendraient l'enthousiasme, et l'arrivée sue les lieux des colonies pouvait abattre le moral des plus optimistes. L'armée, avec les faibles moyens dont elle disposait pour assurer cette tâche, pallia, au mieux qu'elle put, toutes les insuffisances. Parmi les 42 centres prévus, 3 étaient situés dans la Mitidja de l'Ouest.
En 1848, en France, le Gouvernement provisoire se heurte à d'importants problèmes de chômage, aggravés après les émeutes de juin par la présence d'éléments turbulents" qu'il désire éloigner de la Métropole. Le 19 septembre une loi prévoit la création en Algérie de 42 colonies agricoles, cette loi relève plus de la volonté de résoudre des problèmes intérieurs que de la volonté de créer de nouveaux aménagements en Algérie. Ce programme entrepris dans la plus grande précipitation se réalisa aussi dans la plus grande confusion :

- le voyage des émigrants était organisé dans des conditions épouvantables.
- aucune infrastructure n'était prête à l'arrivée des nouveaux colons.
- le pays était souvent insalubre .
- il manquait d'eau potable.
- la sécurité n'était pas toujours assurée .
- les décisions administratives n'arrivaient pas,
- etc.

Marengo, primitivement appelée Meurad, était un de ces trois centres. Sa création fut confiée au capitaine du Génie Victor de Malglaive qui fit une oeuvre remarquable, qui sut prendre des initiatives, et n'hésita pas à engager la dot de son épouse décédée pour suppléer au manque de crédits. Jugeant que le site prévu par une commission n'était pas le meilleur, il n'hésita pas à le déplacer, de son propre chef, de quelque cent mètres. Cela lui valut des arrêts de rigueur symboliques et des félicitations ...officieuses.

Le programme qui prévoyait l'installation de 150 feux fut ramené à 100 feux alors que l'enceinte fortifiée du village était en pleine édification. De Malglaive décida de ne rien changer à l'enceinte et de supprimer simplement l'aménagement des lots du centre, ce qui créa une très grande place centrale que certains critiquèrent la considérant comme une zone désertique. Ce fut par la suite une aubaine pour le village car elle permit de créer une zone urbaine centrale (mairie, école, jardin public, place des fêtes avec kiosque) qui fit de Marengo la petite ville la plus attrayante de la région. Les premiers colons quittèrent Paris le 19 novembre 1848, soit deux mois jour pour jour après la promulgation de la loi, et arrivèrent à Marengo le 19 décembre après un mois de voyage harassant. Commençait alors une longue et tragique lutte pour la survie, lutte qui ne prit fin vraiment que 78 ans plus tard avec l'assèchement du lac Halloula. Les conditions d'accueil étaient épouvantables : deux baraques ont pu être montées par l'armée. On y entasse les femmes, très nombreuses, et les enfants. Les hommes doivent coucher sous la tente sur des jonchées de diss ou de palmier nain. L'eau potable est si rare que les familles se la disputent. Très vite les maladies apparaissent, d'autant plus facilement que les conditions minimales d'hygiène ne peuvent être observées. La première année le taux de mortalité effrayant atteingnait 23,4 %, le quart de la population ! Ce taux est d'autant plus effarant qu'il concerne une population d'âge moyen très bas, comprenant peu de personnes âgées.

Les principales causes de décès sont les privations, le choléra et le paludisme. Ces décès engendrent le découragement. Mais sous la direction toujours active et intelligente de De Malglaive, les autres colons s'accrochent, de nouveaux arrivants comblent les vides.
Sur le millier de parisiens, il ne reste plus que 40 familles. Alsaciens, Lorrains, Italiens, Maltais, Espagnols arrivent et s'intègrent en une grande communauté fraternelle. Avec l'aide de l'Armée des maisons en pisé sont construites, le défrichement est commencé, le problème de l'eau potable est tant bien que mal résolu, d'abord par le captage de deux maigres sources dans le lit de l'oued Meurad, ensuite par le captage d'une troisième source, toujours dans le lit de l'oued Meurad mais à 8 kilomètres de
Marengo. Si le problème de l'eau potable est à peu près résolu, celui de l'irrigation reste entier. Après de longues tergiversations l'administration adopte en 1852 le projet de construction d'un barrage sur l'oued Meurad, projet préconisé par de Malglaive. Le barrage est prévu à 7 kilomètres en amont de Marengo. Il fallut attendre 1854 pour obtenir les premiers crédits qui furent rognés dès 1855, pauvres crédits ! Le barrage commença à fonctionner en 1855, et fut un facteur important de richesse pour la région. C'est par décret en date du 11 février 1851 que Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République Française donna à Marengo son nom définitif. Il eut été plus juste qu'il s'appele "MALGLAIVE" .
Mais le problème le plus important, celui de l'insalubrité, restait entier. De nombreuses tentatives d'assèchement de la région sont faites avec peu ou pas de résultat. - percement de la couche imperméable du sol, détournement d'oueds, construction de drains énormes, etc ...

Son vignoble s'étendait sur 2276 hectares avec une moyenne de 19 Ha 60 par propriétaire. En 1955, ce vignoble produisit 127627 hectolitres de vins, soit une production moyenne de 1.139 hecto-litres par producteur. Une forêt communale de 220 hectares, remplaçant les broussailles et palmiers nains de l'origine, apportait sa contribution à l'amélioration du climat.

L'équipement de la ville était complet, il comprenait :

- Services publics : 1 Mairie, 1 Gendarmerie, 1 Justice de Paix, 1 Hôpital, 1 Collège d'Enseignement Général, 3 Ecoles de garçons, 3 Ecoles de filles, 1 Ecole maternelle, 1 Poste, 1 Jardin public etc... Tous les services d'états ou communaux y étaient représentés.

- Services privés: Commerces de toutes sortes, Artisanat actif (mécanique, forge, chaudronnerie, bourrellerie, travaux publics, briqueterie, etc., 5 banques et organismes de prêts.
- Vie associative : Elle y était très développée : Associations agricoles, d'Anciens Combattants, de Prisonniers de Guerre, Dames de Charité, Ligue de l'Enseignement, Union musicale, Société de Chasse, etc...
Les sports y étaient largement pratiqués sur des terrains aménagés.
Avant de conclure nous rappellerons que
Marengo paya un lourd tribut aux deux guerres, celle de 1914 -18 et celle de 1939-45.

Nous emprunterons notre conclusion à notre ami Clément Bollé, ancien directeur d'école de
Marengo, qui a fait une étude remarquable et précise sur la région.
"Ceux qui, journellement ou occasionnellement, traversaient cette merveilleuse plaine, bordée de collines au nord, des montagnes, parfois couvertes de neige, de l'Atlas au sud, au milieu, des vignobles et des orangeraies, ont-ils songé parfois à ce qu'elle était un peu plus d'un siècle auparavant ? Ont-ils eu un souvenir ému pour ces pionniers qui venaient chercher là, sinon la fortune, du moins une vie plus facile, et qui ne trouvèrent que peine, maladie et mort ? "

Pour terminer précisons que Marengo ne fut pas un cas particulier, les drames, les souffrances et les seuils que connurent les premiers pionniers présidèrent également à la création de la plupart des colonies agricoles.

Résumé de l’histoire de Hadjout

Hadjout autrefois Marengo est l’un des premiers centres de la colonisation créés en Algérie. Implanté à l’extrémité occidentale de la Mitidja, il fut créé sur la rive droite de l’oued Meurad, sur un plateau d’une altitude de 113 mètres. Pendant la colonisation Française de 1835, le Capitaine François de Malglaive fut envoyé par son gouvernement pour construire des ouvrages de défense contre les Hadjoutis qui s’étaient insurgés contre la conquête de leur territoire par les Français. Malgré cette révolte qui a duré plusieurs dizaines d’années, la Colonie Française a pu s’implanter.

Hadjout fut érigée en commune de plein exercice le 11 février 1851. La commune englobait alors les territoires de Tipaza, Boukika, Sidi-Rached, Meurad, et Ahmer-el-ain.

Hadjout a pris le nom de Marengo. Ce n’est qu’au lendemain de l’indépendance de notre pays que la ville a pu retrouver son appellation d’origine « HADJOUT ».

Source Planetblog/Tipaza

Le Pèlerin

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:11

Algérie - Tipasa : tourisme, un secteur qui ne trouve pas son rythme

guide-tipasa.jpg

En dépit des efforts des pouvoirs publics pour réhabiliter le secteur du tourisme dans la wilaya de Tipasa, notamment la réalisation de la voie expresse qui reliera Tipasa aux wilayas d’Alger et de Blida en un temps record avec zéro encombrement, l’activité touristique n’arrive pas à satisfaire les exigences des citoyens en quête d’évasion dans ce bout du territoire méditerranéen.

Certes, les automobilistes se sont totalement libérés des points noirs qui apparaissaient le long de la RN 11, notamment au niveau de Douaouda-Marine, Fouka-Marine, Bou-Ismaïl, Khemisti-Port, Bouharoun et Aïn Tagouraït. Si le secteur des travaux publics a résolu ces difficultés dans la partie est de la wilaya, d’autres secteurs doivent se mettre au diapason pour rendre agréable le séjour et le transit des touristes. Le manque de parkings, la multiplication anarchique des dos-d’âne (ralentisseurs...), l’absence d’hygiène dans les milieux naturels, malgré les campagnes de nettoyage menées, le service détestable proposé dans les cafés, restaurants et hôtels, le manque total de plans de circulation des véhicules dans les centres urbains, l’indigence des activités authentiquement culturelles et sportives qui cultivent et détendent les touristes, le défaut de contrôle des produits alimentaires, le développement de l’incivisme face à l’insalubrité, l’absence d’entretien et la mauvaise exploitation des sites et monuments historiques, autant de «verrues» qui s’incrustent dans le décor, qui, malheureusement, ne suscitent aucune inquiétude et ne sont pas traités sérieusement à l’échelle communale. Moult directives ont été données lors des séances de travail qui réunissaient les décideurs de la wilaya et les responsables locaux.

Elles ne sont pas respectées. Des moyens financiers colossaux sont mobilisés par les pouvoirs publics pour créer des commodités aux familles, notamment au niveau des plages. La dégradation des espaces et des équipements nous attriste. Le bilan de la saison estivale 2012 aura fait l’objet d’un débat au niveau de la wilaya de Tipasa. Des mesures avaient été proposées pour remédier à la situation dans l’attente de la concrétisation des plans d’aménagement des sites et l’installation des équipements adaptés aux besoins des touristes.
Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:07

Bou Ismaïl : le Centre pilote conchylicole  Un acquis national

Tipasa Deuxieme centre conchylicole operationnel

 

Place - C’est un centre d’une importance nationale, vu son rôle de formation théorique et pratique et de recherche en aquaculture, ainsi que l’accompagnement de futurs opérateurs ou ceux déjà en activité.

Le Centre pilote conchylicole a été récemment inauguré par le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid-Ahmed Ferroukhi. Réalisé dans le cadre du programme quinquennal, il sera d’une grande utilité pour les opérateurs et les chercheurs. «Nous avons l’ambition de lancer cette filière qui joue aussi le rôle de protection des zones côtières, avec les jeunes qui viennent du milieu marin.
«Tous les porteurs de projets et leurs équipes (techniciens) devront désormais, passer par le Centre conchylicole de Bou Ismaïl», a tenu à préciser le ministre. Ce dernier a annoncé que quelque 70 sites ont été identifiés par le schéma d’aquaculture nationale de 2025 au profit de la filière aquacole, à l’échelle des 14 wilayas côtières.
Les porteurs de projets et les professionnels seront automatiquement suivis sur le plan technique et accompagnés, grâce à ce centre. «Il faut également aller vers la coopération avec les laboratoires à l’échelle nationale.» Réalisé dans le cadre du programme 2001-2004, le Centre pilote conchylicole occupe une superficie de 5 ha de mer et de 2 000 m2 sur terre avec 3 laboratoires de recherche et un compartiment d’expérimentation, une station de pompage d’eau de mer et une chambre froide. Ouvert à la recherche et à toutes les structures, il vise à répondre essentiellement à des objectifs de recherche et de développement dans les domaines de l’élevage des bivalves en mer ouverte. Rattaché au Centre national de recherche et de développement de la pêche (Cnrdpa), sis à Bou Ismaïl, ce centre de référence est chargé des essais et des démonstrations des techniques d’élevage en mer, du développement de sujets de recherche dans le domaine de la conchyliculture et de l’organisation des stages pratiques pour les étudiants. Le wali de Tipaza a instruit les responsables du centre, à l’orientation des jeunes vers cette filière dont les jeunes promoteurs Ansej et Angem pour lesquels des formations seront données au niveau de ce centre et même la disponibilité de certains bassins pour pratiquer cette activité. A signaler que les élevages qui permettent également d’exploiter les huîtres, se situent le long des côtes dans la bande de 2 milles. Les profondeurs varient de 10 à 30 m, sans que les suspensions d’élevage touchent les fonds, qui sont généralement plats, en pente douce et avec un sédiment sablo-vaseux. Enfin, bien que la production des moules soit entravée par des contraintes, dont le captage des naissains, la fragilité des larves et la dispersion, la conchyliculture, selon une enseignante formatrice, a beaucoup d’avantages. Les moules, ayant une alimentation gratuite, sont des animaux filtreurs et constituent une source de protéines et de vitamines.

Source Infosoir  Souad Labri
Le Pèlerin

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:01

Du 17 au 21 mars à Tipasa - Séminaire national de mise à niveau des artisans potiers et en céramique d’art

 

 

Un séminaire national de mise à niveau des artisans en poterie et céramique d’art sera organisé du 17 au 21 mars à Tipasa, à l’initiative de la Chambre locale de l’artisanat et des métiers (CAM) et de la direction du secteur. Près de 70 artisans de différentes régions du pays sont attendus à cette rencontre nationale qui réunira des experts espagnols invités, en la circonstance, pour l’encadrement de quatre ateliers de formation sur les dernières techniques en matière de céramique d’art, au titre de la coopération algéro-espagnole dans ce domaine, a indiqué à l’APS M. Lakhdari. Cette opportunité donnera lieu à la remise, pour la première fois, par la Chambre nationale de l’artisanat et des métiers, du titre de maître artisan à un nombre d’artisans, et ce, à la faveur d’une opération coordonnée entre des experts algériens et étrangers au titre d’une convention de partenariat signée avec l’Union européenne. Une opération pilote pour le contrôle de la qualité de produits en poterie et en céramique sera également organisée à l’occasion, en présence de spécialistes du Conseil national d’orientation.

Source Horizons APS

Le Pèlerin

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:52

 Sonelgaz nie mais vérifie

Centrale electrique de Hadjeret Ennous

 

Le vent de suspicion sur les affaires conclues avec le canadien SN Lavalin touche la grande centrale électrique de Hadjret Ennouss à Tipaza. Le PDG de Sonelgaz nie l'existence d'une corruption mais vérifie si des «intermédiaires» n'ont pas joué un rôle.
Les révélations sur le rôle d'intermédiaire de Farid Bedjaoui entre l'entreprise emblématique SNC Lavalin et l'Algérie (et aussi Saipem-ENI) ont créé un vent de suspicion. Le Canada, tout comme l'Italie, est devenu une zone d'affaires polluée où les contrats conclus deviennent plus ou moins suspects. L'avionneur Bombardier, soucieux de protéger son image, a vivement nié tout lien avec Farid Bedjaoui, le neveu de l'ancien ministre de la Justice et, plus tard, des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui. Et inévitablement, les contrats obtenus par SNC Lavalin en Algérie se retrouvent entourés d'un halo de suspicion de pratiques douteuses. L'un des plus importants a été conclu en 2006 et porte sur la centrale thermique au gaz de 1227 MW de Hadjret Ennouss à Tipaza. SNC Lavalin avait signé à l'occasion deux contrats d'une valeur globale de 1,3 milliard de dollars canadiens pour fournir les services d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction (contrat d'IAC), ainsi que les services d'exploitation et d'entretien (contrat d'E&E).
Il y a eu l'année dernière un article dans un journal arabophone affirmant que le contrat pour la réalisation de la centrale a été conclu en violation du code des marchés. Echourouk indiquait que les services d'investigation économique relevant de la Police judiciaire d'Alger ont enquêté entre 2009 et 2011 et ont remis leur dossier au procureur général. Le journal, sur la foi d'une source judiciaire, a fait état de violation des règles du code des marchés et d'avantages indus accordés à Lavalin. Le notaire qui a «validé les procédures de conclusion de ce marché a avoué lors de l'enquête avoir bafoué la loi», a affirmé le journal. Echourouk indiquait que toutes ces largesses et le non respect du code des marchés auraient coûté au Trésor public la bagatelle de 670 millions de dollars.
«Nous sommes en train de vérifier»
Les informations publiées dans le journal arabophone ne semblent pas avoir donné lieu à des suites judiciaires mais «l'actualité sulfureuse» dans laquelle baignent les relations entre l'Algérie et SNC Lavalin a sonné comme un rappel. Le PDG de Sonelgaz, Nourredine Bouterfa, s'est en tout cas senti obligé de monter au créneau, jeudi, pour assurer que tous les contrats de production d'électricité, y compris celui de la centrale de Hadjret Ennouss, «sont conclus dans la transparence». «Tous les contrats de Sonelgaz sont conclus dans la transparence et séance tenante. Nous n'avons pas relevé d'interventions d'intermédiaires (dans l'attribution de la centrale de Hadjret Ennouss)». Le PDG de Sonelgaz prend la peine cependant de se réserver une porte de sortie contre de mauvaise surprises en indiquant que «s'il s'avère qu'il y a une quelconque intervention qui entrave cette transparence, nous poursuivrons (en justice) la partie concernée». «Le contrat de SKH (Société Kahraba Hadjret Ennouss) a été bien négocié et constitue l'un des meilleurs contrats selon les standards internationaux et je vous défie de me trouver un contrat de même qualité sur le plan international», a assuré M. Bouterfa qui a indiqué néanmoins que Sonelgaz est en contact avec la société canadienne pour vérifier ces informations. «Nous sommes en train de vérifier, y compris auprès de SNC Lavalin, si un intermédiaire est intervenu sur nos affaires, et si cela sera avéré, nous allons défendre nos intérêts», a expliqué le PDG de Sonelgaz.

Source le Quotidien d’Oran Salem Ferdi

Le Pèlerin

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:37

Khemisti (Tipasa) - Une jeunesse désœuvrée

jeunes algeriens

 

Désillusion - Les jeunes de la ville de Khemisti, relevant de la daïra de Bou Ismaïl, dénoncent les promesses électorales des anciens responsables de leur petite commune.

«Nous n'avons pas où exprimer nos capacités et développer nos dons. La salle de sport attendue depuis des années, n'est pas encore réalisée», nous dit un vendeur de tabac, la cigarette entre les doigts «même le marché couvert de gros qui était prévu un certain temps ici, a disparu !!», a-t-il repris. Son ami, lui aussi cigarette entre les doigts, regrette que bien qu'il existe un stade dans sa ville «il est constamment surchargé, le vendredi en l'occurrence.
Plus grave encore, lors de la prière du vendredi, certains prient alors que d'autres ont déjà réquisitionné le stade. Au cas où on raterait le stade, on se retrouverait obligé de jouer au foot dans la forêt ou des endroits isolés», a-t-il repris. Notre interlocuteur déplore que les jeunes comme lui, faute de moyens, se retrouvent à tenter, tant bien que mal, de faire passer le temps et les longues heures de vide. «Nous voulons des infrastructures pour nous occuper et nous former». Sur ce sujet, le premier vice-président de la commune de Khemisti, Boualem Benameur, appelle les services concernés au niveau de la wilaya, à agir rapidement notamment la direction de la jeunesse et des sports, pour la réalisation d'espaces pour la jeunesse et une salle de sport. Le 2e vice-président de la commune, Mohamed Maâmeri, ne comprend pas pourquoi la salle de sport tant attendue par les jeunes, n’est toujours pas réalisée «pourtant le terrain existe et l'étude a été faite. Hormis l'ancien stade, aucun projet n'a été réalisé au profit des jeunes de notre commune. Cette salle sera une grande bouffée d'oxygène pour les jeunes». Pour pallier ce manque, M. Maâmeri nous a informés que des terrains de proximité sont en cours d'aménagement, même au niveau des douars, le temps de régler le problème de la salle de sport. La commune de Khemisti aura bientôt son programme local de développement selon ses nouveaux responsables locaux, élus le 29 novembre écoulé. Certains quartiers devaient être alimentés en gaz de ville « mais les colonnes montantes des bâtiments n'ont pas été achevées ou placées depuis leurs réceptions en 2001», se désole le premier vice-président. «Nous avons pris attache avec les services de l'OPGI qui a réalisé ce projet, pour régler ce problème et alimenter beaucoup de foyers en gaz de ville», a-t-il repris. Il a informé les élèves de la commune, qu'ils auront leur lycée à Khemisti. «Une commission est récemment passée pour valider et délimiter le terrain pour la réalisation d'un lycée. Nos élèves se déplacent vers Chaïba et Bou Ismaïl sans parler des contraintes du transport ». La ville qui est dépourvue d'une sûreté de police, aura bientôt, selon le 4e vice-président Zerrouk Fridi, un siège au niveau de l'ancien siège de la garde communale, pour instaurer la sécurité des biens et des personnes. Khemisti, pour rappel, a engagé depuis le début de l'année, selon son 2e vice-président, une large campagne de nettoiement de la ville avec l'implication des citoyens. Une campagne qui a touché tous les quartiers et les douars reculés, et ce, malgré le manque de moyens.

Source Infosoir  Souad Labri

Le Pèlerin

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:28

Algérie - Chambre du commerce et de l’industrie de Tipasa - Djazagri, une opportunité pour le secteur agricole

Tipasa - Campagne labours semailles

 

La rencontre organisée par la CCI (Chambre du commerce et de l’industrie) de Tipasa, au niveau de la salle de conférences du centre culturel et sportif, mercredi dernier, aura permis à quelques opérateurs économiques qui ont daigné répondre à l’invitation, de poser une série de questions.

Christophe Painvin et Alilat Rabah, respectivement directeur de Comexposium et représentant de la CACI (Chambre algérienne du commerce et de l’industrie) ont animé les débats relatifs aux opportunités qui s’offrent aux fellahs en matière de machinisme agricole.
Le secteur agricole de chaque wilaya a ses particularités. Le développement de l’agriculture doit être adapté pour répondre aux préoccupations des fellahs. Le SG de la CAW de Tipasa, Benzahra Moumène, a émis le vœu de voir apparaître les petits tracteurs plus commodes pour le travail de la terre dans  la wilaya de Tipasa, qui se compose de 13 communes montagneuses.

D’autres opérateurs sont intervenus pour poser des questions inhérentes à la formation sur les équipements et les machines du secteur de l’agriculture. Les deux responsables qui avaient auparavant animé des conférences au niveau de sept wilayas de l’ouest du pays, puis à Tipasa et qui vont les poursuivre dans les wilayas de l’est  de l’Algérie,  se sont attelés à sensibiliser les agriculteurs pour les inciter à rejoindre le salon Djazagri, qui aura lieu du 9 au 12 avril à Alger. Ce salon est un espace vital pour découvrir des opportunités d’affaires au profit du secteur de l’agriculture d’abord et ensuite un carrefour qui suscite les initiatives allant vers le développement local du secteur agricole.                               

Source El Watan M'hamed Houaoura

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 06:13

Centrale électrique de Hadjeret Ennous - Les dessous du contrat avec Sonelgaz

Centrale-electrique-de-Hadjeret-Ennous.jpg

 

Au cœur d’un grand scandale de corruption, la firme canadienne de génie-conseil et de construction, SNC Lavalin, cherche à réhabiliter son image. Toutefois, la licité des contrats que la firme a passés dans plusieurs pays d’Afrique du Nord, notamment en Algérie, est remise en cause.

Un projet semble particulièrement susciter l’attention, celui de la centrale électrique de Hadjeret Ennous, dans la wilaya de Tipasa. Celle-ci a la particularité d’avoir été l’une des premières à impliquer le capital étranger représenté par le canadien SNC Lavalin et l’émirati Mubadala. Or, l’enquête qui incrimine actuellement plusieurs responsables de la firme de génie-conseil ne fait que confirmer les doutes qui planent depuis longtemps sur la transparence du projet. Des doutes qui auraient d’ailleurs incité les services de sécurité à diligenter une enquête entre 2009 et 2011 sur les clauses des contrats passés ainsi que sur les avantages dont auraient bénéficié les associés. Le dossier serait d’ailleurs entre les mains de la justice.

Si la porte-parole de SNC Lavalin, Mme Leslie Quinton, s’est déjà exprimée sur ce sujet en estimant que «toute enquête sur cette affaire a été menée au sein de l’Etat», cela n’a pas été le cas de Sonelgaz, associé et principal client de Sharikat Kahraba Hadjeret Ennous (SKH). Les services de communication et des relations avec la presse de l’électricien national nous ont simplement signifié que «Sonelgaz n’a aucun commentaire à faire» sur cette affaire. Un silence qui pourrait être incompréhensible aujourd’hui vu qu’il y a près de deux années, alors que les prix de cession de l’électricité par SKH aux filiales de distribution de Sonelgaz faisaient déjà polémique, le patron du groupe public, Noureddine Boutarfa, a défendu bec et ongles les clauses du contrat liant associés et clients sur la base du tolling. Quoi qu’il en soit, les retards pris dans les travaux de réalisation de la centrale, les rallonges consenties au constructeur canadien ainsi que les conditions générales du contrat ont laissé plus d’un dubitatif.

Le fait que SNC Lavalin ait pu être à la fois associée à la société de gestion de la centrale et bénéficier du contrat de réalisation EPC du projet contribue à l’opacité de la démarche, les conditions présidant au montage financier peuvent sembler inhabituelles.
En effet, sur les 826 millions de dollars constituant l’investissement de départ, SNC Lavalin et son partenaire Mubadala qui disposent de 51% du capital de SKH n’ont mis sur la table que 15,31% des financements nécessaires.

SNC Lavalin invité sur de nouveaux projets

Les contrats de vente d’électricité ont également fait parler d’eux, d’autant plus que de nombreux observateurs estiment que les prix de cession de l’électricité étaient deux fois supérieurs aux coûts de production de Sonelgaz. Le fait aussi que l’électricien public ait signé un contrat de 20 ans avec SKH et qu’il se porte garant des paiements des distributeurs est également sujet à discussion. Autre sujet de controverse, la rallonge de 100 millions de dollars accordée par SKH à SNC Lavalin (le constructeur cette fois), pour mener à terme les travaux de réalisation. A tous ces éléments s’ajoutent, cerise sur le gâteau, divers avantages accordés dans le cadre d’une convention d’investissement signée avec l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI).
Si la firme canadienne est aujourd’hui dans l’œil du cyclone, cela ne semble pas entamer pour autant son enthousiasme ni son optimise quant à son avenir et encore moins son avenir algérien.

D’ailleurs, la porte-parole du groupe a récemment précisé au quotidien québécois La Presse que SNC Lavalin «est encore perçue (en Algérie, ndlr) comme l’une des meilleures affaires», avant d’ajouter que la firme canadienne a récemment «été invitée à soumissionner pour des projets à la fois dans le secteur de l’énergie et dans celui des hydrocarbures et produits chimiques, qui font actuellement l’objet d’un traitement prioritaire par l’Etat». Des déclarations qui pourraient pousser à croire que l’obligation de probité introduite dans les textes d’appels d’offres n’est ni plus ni moins qu’une devise dénuée de sens ou de portée.
 
Source El Watan Melissa Roumadi

Le Pèlerin

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:23

Algérie - Les 151 logements de la ville de Merad en attente d’affectation depuis des années

beni mileuk

 

La ville de Merad, située à moins de 5 km de Hadjout, et à 80 km d’Alger, semble confrontée à un véritable casse-tête.
Quelques habitants de cette ville, nous ont fait part de leurs préoccupations concernant la situation d’un groupe d’immeubles situés au nord de la ville et comprenant 151 logements. Le projet de construction qui a démarré en 1986 a vu la réalisation finalisée de ces 151 logements en 1991, mais non réceptionnés officiellement. Ce projet financé par plusieurs organismes financiers algériens, dans le cadre d’un montage financier semblait être fin prêt pour son affectation aux citoyens. Mais ce fut à cette période et à la suite du séisme de Boumerdès, que des mesures draconiennes en matière de normes sismiques, furent imposées à l’ensemble des projets de constructions à venir ou en cours. Ces normes furent ainsi exigées lors de la réception définitive de ces 151 logements. Paradoxalement, cela a induit une autre exigence par des entrepreneurs qui, pour appliquer les exigences normatives pour renforcer et conforter les constructions à réceptionner, ont plaidé l’absence de cette clause de normes antisismiques dans le projet initial. Cela a été la source d’un imbroglio auquel les citoyens n’ont rien compris. Plus de vingt années après la fin de la construction de ces logements, aucune affectation n’a été décidée. Toujours selon les informations en notre possession, le liquidateur de la société de construction, a décidé de la vente de l’ensemble par voie judiciaire. C’est à ce titre que plusieurs tentatives de mise à prix et de vente, furent infructueuses, compte tenu des seuils de mise à prix et du caractère à prédominance rurale de cette contrée, qui ne semblait pas attirer de potentiels acheteurs. Les citoyens de la ville, nous ont informé qu’ils avaient saisi, toutes les autorités afin de voir ces logements cédés dans le cadre du LSP ou de la location-vente, mais en vain. C’est à ce titre que le wali de Tipasa, M. Layadhi, interpelé récemment par un confrère sur la situation de ces logements, reconnaît que «la complexité du dossier est telle que cela me fait mal au cœur, quand je suis face à ce projet à l’arrêt , et qui est malheureusement de type privé. Cependant, j’ai formulé des solutions afin qu’un accord à l’amiable soit trouvé entre les organismes financiers, les promoteurs et autres, afin que les citoyens puissent disposer de ces logements dans les meilleurs délais. Toutefois, j’ai donné des consignes strictes afin de préserver ces logements de tous types de vandalisme, d’intrusions et de vol en protégeant l’ensemble par une clôture. Nous avons alerté les plus hautes instances concernées à ce sujet afin qu’un arbitrage ou une solution négociée urgente soit trouvés à ce dossier.». Cependant, les citoyens s’impatientent et menacent «si aucune solution n’est trouvée, nous allons pénétrer dans ces logements, quel qu’en soit le prix», martèle un sexagénaire de cette ville, père d’une famille de six personnes 
Source Le Soir d’Algérie Larbi Houari

Le Pèlerin

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 04:50

Merad (Tipasa) - Réalisés depuis 1998, des logements livrés à l’abandon

beni mileuk

 

Le wali de Tipasa a piqué un coup de gueule devant les carences constatées en matière de distribution de logements au niveau de sa wilaya.

Intervenant hier sur les ondes de la radio locale, le wali de Tipasa a exprimé sa colère concernant les 154 logements promotionnels réalisés depuis deux décennies dans la commune de Merad et non encore distribués. Ces logements, financés par des banques algériennes et arabes et réceptionnés en 1998, sont totalement abandonnés. «J'ai mal au cœur à chaque fois que je me déplace à la commune de Merad», a reconnu le wali qui a indiqué que l'opérateur de ces logements a déclaré faillite et que les banques ont récupéré lesdits logements. «C'est une perte sèche de plus de 700 millions de dinars pour l'Etat puisque ces logements dont 21 villas de haut standing, sont dans un état de dégradation avancée. Livrés aux intempéries, les bâtiments et villas de cette commune, située à l'extrême sud du chef-lieu de la wilaya, zone limitrophe de la wilaya de Aïn Defla, sont actuellement clôturés avec du fil barbelé leur donnant l'air d'une prison. La situation de ces logements dépasse les prérogatives du wali qui a d'ailleurs adressé récemment une correspondance à cet égard au ministère des Finances pour trouver une solution à ce problème qui n’a que trop duré.
S’agissant du retard accusé dans la livraison de certains autres projets de logements, en dépit de l’achèvement de leurs travaux, le chef de l'exécutif a indiqué à l'APS que cela est dû «à leur manque de viabilisation». Il a assuré, à cet égard, que «des notifications ont été adressées aux services techniques concernés aux fins d’exercer une pression sur les entreprises réalisatrices et de les inciter à concrétiser les travaux de viabilisation des cités dans un délai d’un mois». Il y a lieu de noter, selon une dépêche de l’APS, qu’au niveau de cette wilaya, au moins 37 000 logements de différents types sont actuellement en cours de réalisation et que la wilaya de Tipasa s’apprête également à lancer prochainement des chantiers pour la réalisation de 190 000 autres unités. «Les chantiers sont prévus pour le lancement de 6 000 logements de type location-vente (AADL) et de 4 000 unités publiques promotionnelles, a indiqué à l’APS Mustapha Layadhi. «Les études techniques d'un autre chantier de 6 500 logements, relevant du programme Asir-Immo, sont lancées suite à la sélection de son site d’implantation et le feu vert des banques pour le financement de 2 800 unités», a ajouté le même responsable, relevant qu’un autre programme de réalisation de 2 000 logements promotionnels est prévu pour la wilaya. «Les dossiers d’étude de la majorité de ces projets sont à un stade avancé», a-t-il indiqué, exprimant son optimisme quant à ces projets de logement qui «couvriront une grande partie de la demande exprimée à l’horizon 2014». Le wali de Tipasa a également souligné que le rythme de réalisation des programmes AADL et promotionnel «n'enregistreront pas de retard», car les deux entreprises étrangères chargées de ce chantier «se sont engagées à les livrer dans les délais prévus». Concernant le renouvellement des dossiers des anciens souscripteurs aux logements AADL, dont l’opération a démarré au siège de l’agence de Koléa, M. Layadhi a fait part de la «confirmation des dossiers de plus de 400 souscripteurs», insistant sur le fait «qu’aucune demande en la matière ne sera lésée».

Source Infosoir R Khazini 

Le Pèlerin

 

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