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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 05:33

« Au fur et à mesure, on apprend à se débarrasser de l'inutile »

Pelerin Compostelle

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 « Qui suis-je ? », « De quoi suis-je capable ? », « Où vais-je ? », « à quoi j'appartiens ? » : les quatre grandes questions qui motivent en général le départ du « cheminant » sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Marcheur qui veut autant « éprouver » que « s'éprouver », chercher sa vérité intérieure autant que voir de nouveaux horizons…

« En fait, les chemins de Saint-Jacques sont un espace de psychothérapie, un moment de respiration pour faire le point au milieu d'une société agitée » explique Sébastien Pénari de l'Association de Coopération Interrégionale « les chemins de St-Jacques de Compostelle » (ACIR Compostelle), à Toulouse.

« Les gens attendent que le chemin leur parle, qu'il les révèle à eux-mêmes » souligne Catherine Albrech qui accueille les pèlerins isolés aux sanctuaires de Lourdes, « modeste accueil jacquaire » et variante de la voie du Piémont, avec ses 1299 créanciales (lettre d'accréditation du pèlerin de Saint-Jacques) tamponnées l'an passé.

Le chemin ? Mieux qu'un révélateur… « C'est une République de 1 600 km de long sur 500 mètres de large » explique à présent Jean-Louis Barrère, 51 ans. Et de préciser : « tant qu'on est dessus, on est considéré comme un pèlerin, dès qu'on s'en éloigne, comme un SDF. Cela fait réfléchir au statut de « l'autre » dans notre société ».

Lui ? Il l'a fait en 2002. Mais en VTT et en autonomie totale. Pour le côté sportif, mais surtout « pour se retrouver seul avec [moi-même] , un luxe rare aujourd'hui ». Et s'il n'est pas croyant, le chemin n'en a pas moins changé son rapport au monde, aux gens, à lui-même, reconnaît-il. « Car on part seul, mais on fait beaucoup de rencontres, c'est un vrai partage aussi qui permet d'accepter la différence de l'autre. C'est également un symbole de vie : le chemin va de l'est vers l'ouest, du soleil levant au soleil couchant et entre les deux, on se déleste au propre et au figuré. On se vide la tête et on va vers l'essentiel. On a toujours le sac ou les sacoches surchargés en partant et en route, on apprend à se débarrasser de l'inutile, de l'encombrant. » Marcher, pédaler ? « C'est s'alléger » résume Jean-Louis à qui Compostelle a enseigné la patience et appris qu'il avait « encore du chemin à faire dans cette voie-là ». Voyage vers la légèreté des bonheurs simples qu'il continue à partager : il vit désormais au bord de la voie mythique, toujours prêt à accueillir, héberger d'autres pèlerins.

Quelques chiffres en chemin

Difficile d'avoir une estimation précise de la fréquentation, mais par extrapolation de certains pointages (7 000 à Moissac l'an passé), on peut estimer qu'au moins 30 000 personnes par an traversent Midi-Pyrénées pour un succès mondial impressionnant avec 93 nationalités recensées en 2011. En 2003, une enquête (non remise à jour) établissait que le randonneur « touriste » représentait 26 % des « cheminants », le pèlerin « mystique » 24 %, le « sportif » 21 %, le « métaphysique » 10 % et le « traditionnaliste » 19 %.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 12:51

Saint Jacques de Compostelle

Un peu d'histoire... !
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  Quelques photos de Saint Jacques de Compostelle
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Jacques, apôtre du Christ, est envoyé évangéliser l’Europe. Il prend la direction de la péninsule Ibérique. A son retour quelques années plus tard, il est décapité par Hérode Agrippa II, en l’an 44. Deux de ses compagnons de route, Théodore et Anasthase, dérobent le corps, et l’emportent sur une barque. Une fois le détroit de Gibraltar franchi, le Gulf Stream les dépose sur le bord de la rivière Ulla, à Ira Flavia.
La reine « Louve », reine de Galice, n’accepte pas de faire construire une église pour la dépouille mortelle de Jacques. Mais après sa conversion miraculeuse, changeant d’avis, elle décide de faire don de son palais pour la dépouille de Jacques le Majeur. Durant 8 siècles la sépulture sera presque oubliée. Vers l’an 813 elle est redécouverte par l’ermite Pelayo qui, instruit par un songe, en aurait identifié l’emplacement, grâce à des lueurs d’étoiles dans la nuit. Aussitôt l’évêque d’Ira Flavia fait dégager le tombeau. A la demande d’Alphonse II, roi des Asturies et de Galice, une église est construite.
Très rapidement la nouvelle fait le tour de l’Europe. Soutenu par l’abbaye de Cluny, le sanctuaire de Saint-Jacques de Compostelle, voit affluer une multitude de pèlerins de toute l’Europe. Car c’est aussi le symbole de la reconquête chrétienne de l’Espagne contre les Maures.
Les XIIIe, XIVe, et XVe, marquent la splendeur du pèlerinage Compostellan. Malgré la difficulté du voyage (car il fallait faire l’aller et le retour, à pied !), les brigands qui détroussaient les pèlerins, et la météo très rude dans certaines régions hostiles, la cité Compostellane va voir passer presque 200 000 pèlerins chaque année.
Dans toutes les villes, on construit des églises, des chapelles, dédiées à Saint-Jacques le Majeur. Les routes voient des hôpitaux à pèlerins se construire, les grands monastères créent des confréries chargées du maintien de l’ordre et apportent nourriture et soins aux pèlerins.
Les guerres de religion, le protestantisme, portent un coup d’arrêt au pèlerinage vers Saint-Jacques. Plus tard les milieux humanistes sont réfractaires à la légende, et au symbole de la chrétienté rayonnante qu’il représente.
Depuis 1989, le bureau des pèlerins à Saint-Jacques de Compostelle constate une augmentation générale chaque année du nombre de pèlerins, de randonneurs, de curieux, de touristes, qui parcourent le chemin à pied. 120 « credenciales » ont été délivrées en 1982, 100 000 durant l’année Sainte 1993 !
Source Ultreia
Le Pèlerin 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 23:09

 

Jeudi 9 octobre 2003 - Sahagun - Mansilla de las Mulas - Départ 8h00 - Arrivée 17h00 - 37.7 km / 822.8 km

Marche avec des gazelles..et trois repas pour deux

  J'avais encore perdu Gérard..Au café j'ai fait le tour mais ne l'ai pas vu.Je me suis arrêté pour cirer les souliers de marche;Ne le voyant pas,  j'ai demandé le chemin.Je m'arrêtais sur le chemin. Alors j'ai activé car Gérard était certainement devant. Je le récupérais quelques instants après. 

Les premiers kilomètres désespérément plats n'offraient que peu d'intérêt. 

Apres une heure de marche environ,  nous avons pris le chemin de droite menant à Calzada del Coto puis à Calzadilla de los Hermanillos, l'autre n'étant paraissait-il pas très agréable..car empruntant principalement un parcours essentiellement  goudronné.  La portion jusqu'à Calzadilla de Los Hermanillos n'est pas aussi désagréable que ce dont on nous avait parlé. C'est en fait une ancienne voie romaine. 

Nous nous y sommes arrêtes afin de prendre un petit déjeuner dans un bar. J'ai pris un chocolat et trois madeleines. Nous avons également rencontré une charmante demoiselle de 24 ans, une sage femme partie en Guinée pour 2 ans;Elle  avait énormément marché ...entre autres, le désert du Golan?.Elle marchait très bien.J'allais lui demander ses coordonnées quand elle nous a semés, au train ..Elle s'arrêtait à Religios. Et comme Gérard se traînait et avait de nouveau mal à sa cheville. On ne reverra plus la charmante demoiselle. 

Les cinq derniers kilomètres furent assez pénibles.Enfin vers 17h00 nous  étions à Mansilla de las Mulas,  un bourg modeste du 10ème siècle. Nous nous rendions à la Maison du Pèlerin au centre du bourg où nous faisions  également nos provisions de route. J'effectuais mes mouvements habituels, prenais une douche tiède, presque froide. 

Cette étape somme toute banale nous avait toutefois mis en appétit. 

Nous nous rendions au restaurant et commandions 3 repas pour deux. 

La serveuse attend toujours le troisième convive... 

Le soir, une bande de jeunes fit la fête une grande partie de la nuit. Le vin et les spaghettis semblaient faire bon ménage. Mais le refuge était spacieux et nous avons pu dormir correctement. 

Nous nous interrogions quant à l'étape du lendemain. De toutes façons nous visions d'aller au moins jusqu'à Leon.  

Le Pèlerin 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 10:54

Mercredi 8 Octobre Carrion de Los Condes - Sahagun

Départ 8h15 Arrivée18h15 - 41.3 km / 783.1 km

Cherchons godasses désespérément

J'avais perdu Gérard. Je suis parti. J'ai effectué une première partie de 17km tout droit. J'ai rencontré un grand nombre de pèlerins dont quelques dames ou demoiselles qui marchaient très rapidement. 

Gérard m'a rattrapé. Il avait retrouvé la pêche, il semblait en pleine forme. Nous nous sommes arrêtés à Calzadilla de la Cueza (à l'architecture ocre). 

Je prenais 1 chocolat, 2 bières et 1 gâteau. Je suis reparti seul. J'ai loupé le chemin et j'ai navigué 10km à la boussole. 

Finalement j'ai retrouvé le chemin et je me suis arrêté pour déjeuner vers 14h45. Gérard m'a récupéré. Nous sommes repartis en forme; 

Nous avons traversé Ledigos, Terradillos de los

Templarios, Moratinos, San Nicolas del Camino, Virgen del Puente avant d'arriver à Sahagun.  

Les lieux sont agréables, le terrain est toujours vallonné. Les champs sont pour la plupart pelversés ou en cours. Il y avait de nombreux pigeonniers, circulaires, carrés  ou octogonaux. 

Sahagun est une vielle citée reconstruite dès l'an 904. L'architecture de brique me fait penser à Toulouse ma ville d'adoption.

L'église San Tirso du 12ème siècle (un monument national) est  un pur produit « roman-mudujar » de briques.

Le monastère San Lorenzo bordant le chemin est également remarquable. C'est la raison pour laquelle il est également classé « monument national ». 

Il y a d'autres monuments à visiter..Pourquoi le temps passe-t-il si vite?.Il me faudra revenir.

 

Nous sommes rentrés; J'avais une soif énorme, j'ai bu 2 litres de jus de fruit et de l?eau en abondance. 

Je me suis rendu en pharmacie. Gérard n'avait plus mal nulle part ; il m'a recommandé sa pommade anti-inflammatoire car ma cheville souffrait d'un mal similaire. 

Nous avons essayé, mais en vain de téléphoner au gîte de Castrojeriz où il avait oublié ses souliers de marche. On ne nous répondait qu'Espagnol...

En haut à gauche Fromista puis au milieu Fromista San Martin à droite Virgen del Puente

Juste au dessus le monument national: l'église San Tirso

Le Pèlerin 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 23:46

Castrojeriz - Carrion de Los Condes

46 km / 741.8 km

Départ 7h50 - Arrivée 19h00

Gérard et ses chaussures de randonnée

Les photos ont en fait été prises 2ans après, lors de mon dernier passage,  ce qui explique la date sur les photos

Mardi 7 octobre 2003,

Nous ne pensions pas faire 46 km ce jour. Peu d'entre nous l'ont fait mis à part 2 jeunes avec qui nous marcherons de concert.

Nous avons attaqué le chemin par une rude montée sur la Meseta. Je me suis découvert car en plus de la suée de la cote, la température était supérieure à 15°.   

Nous avons pris ensuite une longue descente qui nous conduisit à l'Ermita San Nicolas. Nous avons traversé une belle rivière sur le magnifique pont d'Itero qui l'enjambait. Nous quittions la province de Burgos pour celle de Palencia. A partir de là, le paysage devenait plus verdoyant avec ses jolis champs très vallonnés, tout en offrant une grande variété de monuments.  

Nous traversions Itero de la Vega, Boadilla del Camino, une cité du 10ème siècle, son église gothique Santa Maria et atteignions Fromista à 13H30. 

La vieille ville de Fromista située autour de son église San Martin (un chef d'oeuvre d'art roman) était une merveille.

Je me rendais au Centre médical pour me faire ausculter. En effet j'avais toujours les séquelles de ma trachéïte. Je présentais mon imprimé E111 et ne payais pas un centime,  ni au centre médical, ni ensuite à la pharmacie.

Nous sommes repartis en direction de Carrion de Los Condes. 

Nous sommes passés à Poblacion de Campos (l'Ermita de San Miguel méritait parait-il une visite, mais nous n'avions pas le temps), puis à Villovieco et Virgen del Rio.  

En grimpant le col d'Alto San Cristobal, cela tirait un peu dans les jambes. En effet, c'était notre premier 46 km et cela laissait quelques séquelles.  

En haut du col nous pouvions voir Carrion de Los Condes.  

Nous y arrivions enfin. Le refuge jouxtait l?église Santa Maria et son Cloître qui sont à visiter.  

Il y a tant de jolies choses à voir à Carrion de Los Condes que je me promettais d'y revenir.

Après mes mouvements quotidiens et une douche réparatrice, nous nous rendions au restaurant très convenable ou nous dînions fort bien. 

Gérard était assez fatigué. Il a des jours avec et des jours sans ?..  

En plus de cela, il venait de s'apercevoir qu'il avait oublié ses chaussures de randonnée à Castrojeriz. Il marche tellement bien avec ses sandales 

De retour au gîte à 22h45 (le gîte fermait à 23h00) je fus fort étonné de trouver porte close. Je frappais à la porte avec une certaine violence. Quelle ne fut pas ma surprise de voir l'abbé du village fort irrité de mon tapage. Oh la méprise j'avais frappé à la sacristie...les entrées se ressemblaient. Je me confondais en excuses pour rejoindre enfin le gîte.

 

 

Je

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m'endormais vers 23h45

Le Pèlerin

  

 

 

 

 

 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 23:33

 Lundi 6 Octobre 2003 - Burgos - Castrojeriz

Départ  7h30 Arrivée 15h30    28 km / 695.8 km

Gérard et ses sandales

Jacques avait du se rendre à la poste retirer un colis. Les Suisses ainsi qu'Arvis avaient décidé de rester quelques heures de plus pour visiter Burgos. C'est donc avec Gérard que je reprenais le chemin dès 7h30 à la pointe du jour. La sortie de Burgos se fit sans trop de difficulté. Depuis quelques temps, Gérard avait troqué ses chaussures de randonnée pour une paire de sandales avec lesquelles il marchait fort bien d'ailleurs. Il trottait même.  Nous avons marché sans trop nous poser de questions jusqu'à Tardajos où nous avons pris un petit déjeuner copieux après 2h15 de marche et ravitaillement. 

Nous avons traversé Rabé de Las Calzadas avant de filer tout droit vers Hornillos del Camino où nous sommes arrivés sans toutefois nous attarder sur l'architecture de la ville. Nous commencions à avaler les kilomètres au détriment de l'aspect culturel et touristique de ces lieux qui pourtant ne manquaient pas d'attraits. Nous avons doublé un couple de Français alors que je marchais torse nu. La jeune dame m'a complimenté au sujet de mes mollets...Cela fait toujours plaisirs à entendre. Je lui retournais le compliment au sujet de sa coiffure (j'adore les mèches blondes).

Nota: les photos ont été prises en 2005 lorsque j'ai refait le chemin ...toujours à pied

 Cette Meseta qui n'en finit plus

la Meseta-n\'en-finit plus.jpg

 

Et Hontanas surgit...

Nous attaquions La Meseta ce plateau argileux et calcaire si réputé,  assez pelé, souvent très chaud. Le plateau se montra à nous comme nous nous l'imaginions jusqu'à Hontanas del Camino et son église. . J'y verrai de nombreux troupeaux de brebis. Nous traversions Hontanas ou nous trouverons un refuge mais sans  rien à y manger. Nous trouverons toutefois un marchand ambulant à qui je prenais un jus de pomme et un paquet de madeleines. Mais passé ce village en fait nous longions une vallée fertile et souvent ombragée. Le chemin est fait de contrastes?. 

Nous arrivions enfin à Castrojeriz où nous trouvions un refuge était assez confortable. Il était tenu par un couple hispano-britannique  très sympathique et si je m'entendais bien avec notre hôtesse, j'avais toujours des difficultés avec son époux qui lui ne parlait que le Castillan. Je fis mes mouvements et pris une douche salvatrice. J'?avais toujours quelque peu mal aux bronches. Nous trouvions un supermarché chez qui nous avons fait quelques courses pour le lendemain et nous sommes rendus dans un petit restaurant ou nous avons bien mangé pour 7euros. J?avais fait de la bouteille de vin blanc mon alliée et elle ne me faisait guère de mal ;  pourtant je me sifflais souvent la bouteille de 75cl  seul, et je dormais de mieux en mieux.

  Les Vestiges du Monastère San Anton..le chemin y passe dessous

  

Avnt d\'arriver à Castrojeriz.jpg

Ci dessous le centre de Castrojeritzle-centre-de-Castrojeriz.jpg

 Au restaurant j'ai rencontré Rainer, mon collègue de chambrée à Jaca. Il devait rentrer en Allemagne et ne reprendrai le chemin qu'en 2005.

Je m'endormais vers 23h00

Le Pèlerin

Dessus et dessous, avant d'arriver à Castrojeriz 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:10

Dimanche 5 Octobre 2003 - San Juan de Ortega - Burgos 

Départ 7h45 Arrivée 16h15 (incluant visite du centre et visite de la cathédrale) 28 km / 667.8 km

La Cathédralede Burgos

 

 

 

Le temps s'annonçait finalement assez agréable; le soleil semblait être au rendez-vous.Je passerai d'ailleurs mon temps à me couvrir et me découvrir toute la journée. Nous voici maintenant sur une haute et longue colline. J'y verrai encore des biches, toujours par  trois...

Gérard et moi n'avions aucune provision et donc rien de quoi manger. Il restait à Gérard un bout de pain et quelques amandes que nous nous sommes partagés.   

Le restaurateur chez qui nous avions mangé la veille, nous avait dit que nous trouverions très rapidement 3 bars ouverts. Nous nous sommes mis en route en toute confiance ; mais, les 2 premiers étaient fermés ; que ce soit à Agés ou à Atapuerca. Il est vrai que nous étions dimanche et que la majeure partie des commerces était fermée ce jour là. Il nous a fallu marcher 10 km, aux  abords  de Villalval pour trouver une boulangerie ouverte.  

Nous avons pris un pain chacun et une galette que j'essayais d'avaler sur le champ.  Je crois que j'ai failli m'étouffer tant la galette était sèche. Nous avancions tout de même, la température était quand même fraîche malgré le ciel bleu; et de plus, le vent s'était levé ; je sentais que je prenais froid. La forme de la veille n'était pas au rendez-vous de ce jour. 

A Orbaneja Riopico,  nous avons trouvé un bar. J'ai pris un chocolat, deux gâteaux, puis nous sommes repartis en direction de Burgos. Nous  avons retrouvé Jacques deux km plus loin.   

L'approche de Burgos n'était pas reluisante, beaucoup de déchets et gravats y étaient entreposés.

Nous sommes passés prés de l'Aéroport  avant d'arriver finalement au parc Fuentes Blancas. Nous longerons pendant un long moment le rio Arlanzon,  que nous traverserons pour le suivre à nouveau sur la rive droite, toujours dans ce parc réellement grand.

A Orbaneja Riopico,  nous avons trouvé un bar. J'ai pris un chocolat, deux gâteaux, puis nous sommes repartis en direction de Burgos. Nous  avons retrouvé Jacques deux km plus loin.  

L'approche de Burgos n'était pas reluisante, beaucoup de déchets et gravats y étaient entreposés.

Nous sommes passés prés de l'Aéroport  avant d'arriver finalement au parc Fuentes Blancas. Nous longerons pendant un long moment le rio Arlanzon,  que nous traverserons pour le suivre à nouveau sur la rive droite, toujours dans ce parc réellement grand.  

Nous voici arrivés au centre urbain de Burgos. Nous prenions la direction de la cathédrale. Burgos semblait être une ville très agréable. Il y avait de larges chaussées, de larges trottoirs. Les bâtisses étaient construites en pierres blanchâtres du meilleur goût.

Un km après la sortie du parc, la cathédrale nous apparut, toute grande, majestueuse, toute blanche, ciselée de partout. On dit que c'est une des plus belles cathédrales d'Europe. Cela ne se narre pas, cela se visite...

(les photos montrant l'intérieur datent en fait de l'année 2005 lorsque j'y suis repassé). Nous essayions d'y entrer, mais il y a des heures d'ouverture à respecter et il nous fallait attendre. Nous nous sommes promis d'y revenir un autre jour, une autre année. Nous faisions un tour rapide du centre de Burgos et décidions de filer jusqu'à l'Auberge. 

L'auberge se trouvais deux km plus loin en  aval. Elle était située dans un parc agréable. Elle était constituée de baraquements  en bois prévus pour un hébergement de masse. Les douches et  WC étaient dans un autre bloc. 

Je me couchais et piquait une sieste réparatrice d'une heure trente. J'étais fatigué et me sentais  fiévreux. Je pris encore deux cachets d'aspirine et cela alla un peu mieux 30 mn plus tard.

Jacques, Gérard et moi, nous sommes rendus au centre de Burgos. Nous avons marché plus de 5 km pour nous y rendre et en revenir. Nous avons cherché longuement un restaurant qui nous convenait. Finalement nous en avons trouvé un où nous avons bien mangé pour une somme modique.  

De retour à l'auberge, nous nous sommes couchés vers 22h00. Je me suis réveillé vers 5h00. 

l nous restait environ 500 km à faire pour arriver à Santiago.

Le Pèlerin (à suivre)

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 18:09

  Samedi 4 Octobre 2003 - Granon - San Juan de Ortega

Départ 7h10  Arrivée 17h30    40 km / 627.8 km

Et le rab...

Ci dessous - Le «Padre» José Maria et la soupe à l'ail  

Nous nous sommes levés encore tôt et sommes partis avec la nuit. J'avais pris un peu de retard dans la préparation de mon sac et partais  seul. Jacques, Gérard, Arvis et les Suisses étaient devant ; les autres derrière. Je me suis égaré au départ. J?ai bien perdu 30mn tout seul.   photocompostelle-024.jpg

Eglise de San Juan de IOrtega-025.jpg 

Votre  serviteur sur le perron de l'église

Au refuge, nous avons eu droit à une douche froide.Voilà encore une autre chose qui ne nous réchauffait guère.  

Je me suis rendu à la messe à l'église toute proche. C'est la seconde fois en 2 jours.

Le « Padre » José Maria de San Juan est un gars formidable. Après la messe, il nous convia à la soupe à l'ail qu'il avait confectionné lui -même. Cela nous réchauffa quelque peu;Pourtant j'en avais pris trois fois de sa soupe, tant je l4appréciais et tant j'avais besoin d?être réchauffé. Nous avons eu également droit à un petit speech du Padre. Il nous fit état entre autres des 17 nationalités présentes ce jour là. C'était très sympathique mais pas suffisant pour me caler l'estomac. Aussi sommes nous allés au petit restaurant du coin pour prendre quelque chose de plus conséquent (2 oeufs, 2 maillons de chorizo),  à même de calmer nos crampes d'estomac.  

Le lendemain matin il nous faudra partir sans petit déjeuner car rien n'était prévu à cet effet; On verrait bien.  

Le dortoir n'était pas chauffé du tout et il y faisait très froid. Cette nuit là, je dormirai tout habillé. De plus la météo n'était pas optimiste. Le lendemain devait nous porter la réponse.

J'ai quand même pris 2 cachets d?aspirine avant de me coucher.  

Le Pèlerin (à suivre)

PS Je viens d'apprendre que le «Padre» José Maria était décédé ...Quelle perte pour l'humanité. Paix à son âme...

   L'église de San juan de Ortega

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 23:21

Vendredi 3 octobre,  Najera – Granon 28 km

Départ 7h10 – Arrivée 14h30 28 km/ 586.1 km

L’église de San Domingo et légende du coq et de la poule

Eglise-de-san-domingo.jpg

 

Nous sommes partis tôt le matin munis de piles pour reconnaître les balises du chemin en pleine nuit. Nous avons pris le chemin et ne prendrons pratiquement pas de goudron tout au long du chemin. Le chemin serpentait au milieu des vignes, et des cultures de céréales. Le paysage était très vallonné.

Jacques toujours devant, était fidèle à lui-même. Je suivais sans trop de mal…

Après une heure et demie de marche, nous atteignions Azofra dotée d’une église dont la tour carrée se dressait en sentinelle. Nous nous sommes arrêtés dans un bar restaurant dans lequel nous avons pris un petit déjeuner et fait quelques minis provisions. Nous avons repris notre chemin toujours au milieu des champs. Quelques km avant d’arrivée à Ciruena nous avons traversé une magnifique et grande chênaie.    

Vers 13h00 nous sommes arrivés à Santo Domingo de la Cazalda  (Saint Dominique de la Chaussée, un moine bénédictin du 11ème siècle - patron des ponts et chaussées qui construisit de nombreux édifices pour atténuer les souffrances des Pèlerins). Nous avons visité la Cathédrale dans laquelle repose Santo Domingo, un lieu magnifique….. L’évocation de la légende du coq et de la poule, à elle seule, mérite  la visite des lieux. L’auteur se propose de conter cette légende à tous ceux qui la demandent….Le mieux est encore de s’y déplacer…Nous avons repris notre chemin après plus d’une heure de visite de la cathédrale. Le paysage est alors assez dénudé peu à peu. Nous avons piqué tout droit sur Granon évitant ainsi Corporales qui parait-t-il aurait mérité le détour.Nous quittions la province de Rioja pour celle de Castille. Nous arrivions à Granon style bastide. La rue principale, la calle Mayor gardait quelques vestiges anciens dont l’église Saint Jean Batiste du 14ème siècle dotée d’ornements de toute beauté. Dans l’enceinte de cette église se trouvait notre refuge.

Le dortoir  était certes précaire mais l’accueil était des plus chaleureux. L’hospitalière était d’une gentillesse extrême. Nous étions une bonne vingtaine et elle nous prépara un excellent repas. A étape j’y rencontrais de nombreux pèlerins : Gérard qui souffrait d’une tendinite (pourtant il n’avait démarré qu’à Puente La Reina), Arvis une agréable Norvégienne  d’environ 40 ans qui, je le vis plus tard, marchait à une vitesse folle mais s’arrêtait très fréquemment. J’y retrouvais le couple de Suisses dont l’époux tirait un semblant de carriole fixée au corps par un harnais. Le tout lui permettait de transporter 30 kg. Je pense que son épouse changeait souvent de tenue vestimentaire et elle avait besoin de tout cet attirail. Car en plus, elle transportait un petit sac à dos et ils avançaient à une vitesse somme toute assez rapide. Après avoir faire la lessive, nous avons étendu notre linge  dans une ouverture ventée de la tour de l’église. Le linge sécha assez rapidement. J’y rencontrais un autre Français qui devait rentrer en vitesse à Paris et devait assurer des étapes sans fin. 

Nous avons fait quelques provisions pour l’étape du lendemain. L’hospitalière assura l’office religieux  auquel tout le monde participa. Cet office religieux était très vivant …des comtes mêlant les prénoms de chacun d’entre nous furent récités …dans de nombreuses langues….Le Français était majoritaire car il y avait une majorité de Français. Le dîner fut chaleureux et convivial. 

Quant au prix, de la pension, il y avait une tirelire sur laquelle étaient écrits les quelques mots suivants :

Donativo, donne ce que tu peux, prends ce dont tu as besoin 

Je m’endormis sur une paillasse de 3cm d’épaisseur…Ma foi…Ce fut une étape inoubliable…. 

Le Pèlerin (à suivre)

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 23:17

 Jeudi 2 octobre 2003 - Logrono – Najera

Départ 7h20 Arrivée 14h30 28 km / 558.1 km

Le-lac-du-parc-naturel-de-La-Grajera.jpg

Le parc naturel de La Grajera

28 km non stop, j’ai juste pris le temps de mettre le poncho car il tombait un peu de crachin. Au départ, il faisait encore nuit dans la ville. Nous avons traversé un parc naturel, le parc de la Grajera, fort agréable doté d’un barrage assez grand. Je marchais avec Jacques,  le Pèlerin que j’avais rencontré à Los Arcos.  A la sortie du parc un étal de fruits et de gâteaux était mis à  la disposition des pèlerins et je trouvais l’initiative fort appréciable d’autant plus que j’avais un petit creux. Les cultures maraîchères, les amandiers et les oliviers  succédèrent aux vignes du Rioja. Nous nous sommes arrêtés à Navarrete  (Là où Du Guesclin fut défait dans une bataille opposant 2 seigneurs du 14ème siècle). Nous nous sommes arrêtes à Navarrete pour nous restaurer quelque peu et faire quelques provisions. Nous étions en plein chemin et n’avons quasiment pas pris de goudron. 

Jacques assurait le train devant. Il avait semble-t-il horreur de suivre quelqu’un qui pouvait éventuellement lui imposer un rythme plus rapide. Cela lui avait déjà joué un tour l’année précédente et il avait été obligé de rentrer précipitamment en France alors qu’il était très prés du but…Alors il anticipait….et marchait à son train fut-ce –t-il un peu rapide. 

Après Ventosa le chemin se fit un peu plus pénible…Nous nous croyions  être près de Najera ….et nous avons arpenté sans nous arrêter. 

Nous sommes finalement arrivés à Najera qui au travers de graffitis souhaitait la bienvenue aux pèlerins. Nous avons gagné le refuge géré par les amis de Compostelle, situé dans le monastère de Santa Maria la Real. 

Nous avons rejoint notre petit restaurant habituel avant de rejoindre à nouveau le refuge. 

J’ai dormi 6 heures cette nuit là…Cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Je me sentais prêt pour l’étape suivante

Le Pèlerin  (à suivre)

 

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