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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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6 avril 2006 4 06 /04 /avril /2006 23:15

 

Jeudi 16 octobre Sarria - Palas de Rei    

Départ 8h00 Arrivée 20h00 47km / 1090.8 km

47 km avec une tendinite…  

  

 

 L’arrêt à Sarria et peut être les médicaments que j’avais ingurgités m’avaient fait le plus grand bien et je partais assez tôt le matin, non sans avoir visité une magnifique église et son cloitre. 

 

    Eglise et Cloitre de Sarria

 La seule chose qui me peinait, c’était l’absence de Gérard…enfin… 

Je repris donc le chemin, au milieu des hameaux et loin de la civilisation. Je croisais une multitude de chemins donnant accès aux métairies du coin. L’élevage des porcs était courant. 

Les gens du coin n’étaient pas très loquaces, contrairement à tous ceux que j’ai pu rencontrer précédemment, tout au long du chemin. 

Il faut dire qu’ils doivent voir passer tant de Pèlerins. 

Parmi les nombreux villages et hameaux traversés, j’ai retenu Ferreiros où je me suis arrêté dans un bar pour prendre un petit déjeuner avant d’arriver à Portomarin

Pour information, l’ancien village de Portomarin a été volontairement noyé par un barrage. Ses ruines apparaissent parfois par basses eaux.  Mais les monuments importants ont été sauvés et reconstruits pierre par pierre sur la colline. 

L'entrée de Porto Marin, Tournez à gauche pour Palas de Rei

A Portomarin l’on peut visiter : 

- Les églises romanes San Nicolas du 13ème siècle et San Pedro du 12ème  

Le Portail de San Nicolas

-  Le Palacio de Berbetoros du 17ème siècle. 

-  La Casa dos Condes (Maison comtale du 16ème siècle) 

Je poursuivais mon périple par un chemin agréable qui zigzaguait de part et d’autres de la route C 135. 

Je traversais Gonzar et passais devant l’église Santa Maria, Castromajor

A Hospital de la Cruz je pris une petite route très calme qui serpentait au milieu de charmants petits villages. 

Comme il me fallait avancer j’ai hâté le pas et traversé ces nombreux  petits villages sans trop m’y attarder (Rio, Pazo de Lameiros, Ligonde et ses mille ans d’histoire,  Lestedo) avant d’arriver à Palas de Rei (borne 63).

De nombreuses maisons étaient ornées de coquilles Saint-jacques, sculptées ou rapportées et collées. 

A Palas de Rei  (Palais du Roi), je passais devant l’église San Tirso possédant une porte romane magnifique. Je m’arrêtais au refuge de la paroisse et me mis à soigner mes petits bobos après avoir effectué mes mouvements quotidiens. 

Ce dont je me souviens encore le plus est l’excellent petit restaurant où je me suis arrêté où j’ai pris un repas à base de poissons. Je me suis sifflé une bouteille sans grande difficulté. A 22h30 j’étais au lit…Et comme le vin avait des effets soporifiques….

 

Le Pèlerin  

 

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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 23:00

 

Mercredi 15 octobre 2003

Triacastela / Sarria

Départ 7h10 Arrivé 13h00 20.5 km / 1043.8 km

Ah cette tendinite !  

   

Le chemin vers Sarria

Je me levais assez tôt et fit mes mouvements dans la salle de bains comme cela m'arrivait souvent (en cuisine parfois) alors que tout le monde dormait. Ma cheville me faisait souffrir et l'idée que je devrais m'arrêter si prés du but me faisait frémir.  

Après le déjeuner, je décidais de prendre les devants à petite vitesse.  

Je devais prendre le chemin le plus court, j'ai finalement pris le chemin le plus long par Samos.J'ai fait beaucoup de goudron ignorant  

volontairement le chemin qui alternait çà et là. Ma cheville me faisait de plus en plus mal et je ne pourrai pas  faire 40 km aujourd'hui. 

 

J'ai traversé Real puis Samos. A Samos je passais devant l'imposant  Monastère San Julian à proximité duquel sont enterrés de nombreux Pèlerins.  

Je m'arrêtais à l?église et visitais le cloître. Le style était classique.  

Le bourg semblait  un peu rupin et je ne m'y attardais guère.  

Je repris mon chemin en direction de Sarria.  Le relief s'était quelque peu accentué et montées et descentes se succédaient. Toutefois cette portion n'était pas des plus plaisante. Le guide me conseillait la voie nord par Montan,plus agréable .Ce sera pour la prochaine fois.  

A Sarria, je décidais de m'arrêter . Gérard était sûrement devant.Tant pis...Le paysage était toujours agréable. 

 

 

 

 

 

 

 

Sarria vue générale

Sarria

J'atteignais enfin Sarria.Je rencontrais enfin un pèlerin espagnol qui cherchait l'auberge. Je le suivais, Il était 13h00 L'auberge était fermée. Je prenais 2 « bocadillos » et 1 bière dans un café tout proche.  

A 13h30 l4auberge ouvrait. Je m'enfilais dans un duvet et m'?endormais jusqu'à 16h00 ?. 

Je prenais une douche et sortais visiter la ville. Je trouvais le centre médical. J'y rencontrais une doctoresse qui me décelait une tendinite. Elle me prescrivait une pommade  anti inflammatoire pour traiter ma cheville deux fois par jour, et des cachets à prendre trois fois par jour. Cela me permettrait me précisa-t-elle de rejoindre Santiago sans trop de difficulté. Elle me conseilla toutefois d?aller voir mon médecin dès mon retour à Toulouse. 

 

A Sarria on peut visiter :  

L'Eglise moderne Santa Maria

L'Hôpital San Antonio devenu palais de justice, 

L'Eglise San  Salvador (le sauveur) fondée en l?an 1094, mais rénovée au 14ème siècle que je visitais. 

La Tour et ses murailles octogonales (restes de l'ancienne forteresse des Seigneurs de Sarria). 

Le Couvent de la Magdalena 

La Chapelle Sainte Lazare

Je visitais longuement la ville assez vivante et commerçante. 

J'y effectuais quelques provisions de route et rejoignais l'auberge où 

Je dînais.  

A 20h15 j'étais au lit . On verrait le lendemain ce que je pourrais faire

 

Le Pèlerin  

 

 

 

 

 

 

 

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 23:30

   

 Mardi 14 octobre 2003 Vega de Valgarce / Triacastela, via   O Cebreiro 

33.9 km / 1023. 3 kmDépart 7h45 Arrivée 17h15

 

    Ci -dessus l'église de O Cebreiro

A droite un toit de chaume à O Cebreiro

 

 

 

Partis de Véga encore la nuit nous avons attaqué le col assez encaissé. Le chemin était couvert de feuilles. La pente était assez raide jusqu'au Cebreiro. 

 

votre Serviteur au Cebreiro

Nous avons traversé Ruitelan, Las Herrerias, La Faba La Laguna, autant de villages aussi agréables les uns que les autres au milieu d'un paysage et d'une végétation magnifiques. 

A la borne 152 (avant Santiago), nous passions de la province de Léon à celle de Galice. 

A la borne 151, à plus de 1300 m d'altitude, et après 3h30 de marche,  nous atteignions un site exceptionnel : O Cebreiro, un village hors du temps, à la dimension des efforts consentis par les Pèlerins dans leur périple.

Je prenais quelques photos tant le site était magnifique. Une vallée majestueuse et profonde, une magnifique mer de nuages au loin, une vue lointaine sur les vallées avoisinantes.

Je descendais quelques mètres et trouvais un  café où je m'attablais.

Le Tenancière du café vendait en fait un peu de tout. Cela faisait longtemps (et ce depuis Toulouse) que je cherchais une veste avec de nombreuses poches sur la poitrine . Il me fallut venir le trouver ici au Cebreiro. De plus, j'y ai pris un petit déjeuner fort copieux. 

La descente était plutôt fraîche au départ car nous étions sur le versant à l'ombre. Nous redescendions de 200 à 300m puis prenions un nouveau col au sommet duquel je vis une statue magnifique statue d'un pèlerin dont je pris une photo. Nous trouvions ensuite de nombreux troupeaux de bovidés mais aussi des chevaux et des porcs.

Sur la fin de notre périple leur odorat se faisait de plus en plus tenace.

C?est la saison des châtaignes (je n'en ai jamais vues d?aussi grosses).  Les villages sont toujours fort agréables et très bien entretenus  (J'ai pensé qu'ils devaient  être fortement subventionnés). 

Toutefois,  prés de Triacastela, cela se dégradait et l'élevage intense des porcs dans la région se faisait particulièrement sentir. 

 

Nous rencontrions deux Suissesses avec un âne qui avait déjà 3 mois de voyage avec un autre couple suisse. Quant à elles, elles étaient sur le chemin du retour ?.Elles essayaient d'accélérer le pas mais l'âne ne semblait en faire qu'à sa tête. De plus, il fallait le faire brouter régulièrement. A mon avis elles n'étaient pas encore arrivées (comme j'apprenais plus tard que d'énormes chutes de neige avaient eu lieu . J'ai eu une pensée émue pour ces 2 jeunes filles bien courageuses. Peut être à Noël en Suisse....).  

                                                                                                                                           Nous traversions Linares, puis franchissions le col Alto de San Roque, Hospital, Padornelo et le col Alto de Polo à 1337m d'altitude. Le comte à rebours avait désormais commencé. Nous descendions sur la vallée et arrivions au km 130 à Triacastela. Le refuge se situait à l'entrée du bourg. Il était assez agréable et assez confortable. serons nous en mesure de faire 48 km à nouveau demain? Nous sommes allés le soir au restaurant comme d'habitude.

  Le Pèlerin

 

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 23:15

 

Lundi 13 octobre 2003 -  Molinaseca - Vega de Valgarce

Départ 6h45 Arrivée 20h  48.2 km / 989.4 km  

Après l’étape de la veille, 48 km qui l’eut cru ?   

Cette longue étape traversait toute la plaine del Bierzo ou coulaient de nombreuses rivières au milieu de verdure. Puis, le relief se fera plus pressant.  

Nous sommes partis de  Molinaseca de nuit, nous sommes arrivés  à Ponferrada, ville très étendue 2è ville de la région après Léon, au confluent des rios Boeza et Sil.

Le centre urbain était magnifique et très achalandé. 

 

Le Château des Templiers Monument national

 

Ci dessus Les environs de Ponferrada

Ci dessous Villafrance del Bierzo

 

 

 

A Ponferrada, nous sommes passés devant l’imposant Château des Templiers qui nous apparut soudain comme dans un conte de fées. 

 

De la ville nous retiendrons: 

-  L’Hostal de la Reina,  un hôpital fondé par les rois catholiques, prés du pont Mascaron. 

-   L’imposant château des Templiers, construit au 13è siècle, classé monument national, long de 162 m sur une largeur de 91. 

Sur le chemin de Camponaraya, j’ai accosté une jeune allemande Christiane 32 ans. Christiane faisait du yoga.... Cela ne lui soignait pas sa condition physique car elle avait mal au genou droit ainsi qu’au pied gauche. Elle m’a demandé mon age ; elle me donnait 40 ans elle exagérait certainement...., mais cela fait toujours plaisir.  Nous avons évoqué Munich..... Elle n’aimait pas la fête de la bière... ! 

Finalement elle n’en pouvait plus et devait marcher plus doucement alors je l’ai laissée un peu frustré…  Elle était si mignonne. Auparavant nous avions rencontré deux Pèlerines qui n’avançaient pas nous ne sommes pas éternisés car elles ne causaient guère. 

Je me souviens de Cacabelos, de Pieros puis de Villafranca del Bierzo. A l’entrée de la ville se trouve l’église de Santiago, dotée d’un magnifique portail du 12è siècle et d’une architecture d’un roman très pur. La ville est réputée pour ses « cochonnailles » souvent très épicées. .. Les piments de la région sont réputés... ses truites péchées dans le torrent et frites dans la graisses de porc, le vin rouge ou blanc est parait-il excellent car soleil et eau abondante font bon ménage pour donner un nectar délicieux. 

Après Villafranca del Bierzo, nous avons  commencé à nous élever légèrement ….C’était un peu la steppe; la terre était de moins en moins travaillée... sauf prés des villages cela ressemblait aux Pyrénées. Nous avons grimpé vers Trabadelo sans toutefois être fatigués. Nous avons traversé deux autres villages, La Portela de Valcarce et Ambasmestas, trois villages aussi mignons les uns que les autres, mais chacun avait son originalité. Ils sont tés bien entretenus, au milieu d’une verdure des plus agréables… Nous sommes arrivés à Vega de Valcares sans trop de fatigue …Il faut dire qu’il avait fait un temps idéal pour la marche... tout juste frais ...et il n’avait pas plu. Nous nous sommes arrêtés au refuge municipal de la ville. Il était assez bien équipé et nous avons pu nous y reposer, avant de nous restaurer comme d’habitude dans un restaurant de Pèlerins ou nous avons fort bien mangé. Toutefois il se faisait tard car la journée avait été longue. 

 

Le Pèlerin 

 

 

 

 

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 23:00

 

LES  ANNÉES JACQUAIRES DU TROISIÈME MILLÉNAIRE DE L'ÈRE CHRÉTIENNE

Lorsque la fête de la saint Jacques, le 25 juillet, tombe un dimanche, c'est une année sainte compostellane ou année jubilaire de saint Jacques ou année jacquaire. L'évènement donne lieu à d'importantes manifestations en Europe, tout au long des chemins, dans les hauts lieux du patrimoine compostellan et à Santiago de Compostela même.

Les années saintes ou jubilaires  


L'année jubilaire chrétienne a été instituée en 1300 par le Pape Boniface VIII selon une tradition de l'ancien testament et est associée à une indulgence plénière (rémission des péchés). Au fil des siècles et jusqu'au XVème siècle, sa périodicité passe de cent à cinquante ans, puis trente-trois ans et enfin à vingt cinq ans, sa forme actuelle. 

Les années jacquaires


La première année jacquaire attestée historiquement date de 1428. La tradition de l'année jacquaire a été relancée en 1965. L'événement se reproduit au rythme de tous les 6, 5, 6 et 11 ans :
... 1954, 1965, 1971, 1976, 1982, 1993, 1999, 2004, 2010, 2021, 2027, 2032, 2038, 2049, 2055, 2060, 2066, 2077, 2083, 2088, 2094, 2105,...
 

 

D'un point de vue chrétien


Symboliquement, la porte Est de la cathédrale de Santiago de Compostella est ouverte au 31 décembre de l'année précédent l'année sainte. Pour le pèlerin, une indulgence plénière lui est accordée s'il remplit les obligations de prière, de confession, de rites, que l'Eglise a édicté. La fête religieuse de la saint Jacques débute le 24 juillet au soir par l'Office des Vêpres. Elle se poursuit le jour suivant, 25 juillet, par une liturgie adaptée dont on peut trouver les éléments rituels pour le chant et la musique dans le Codex Calixtinus (manuscrit du XIIème siècle) conservé par l'Archevêché de la cathédrale de Compostelle. 

D'un point de vue culturel 


Plusieurs ensembles de musique ancienne ont mis les éléments rituels du Codex Calixtinus à leur répertoire mais de nos jours, la plupart des animations ont un contenu profane. Lors des années jacquaires, les manifestations se déroulent tout au long de l'année avec un point d'orgue au cœur de l'été et surtout le 25 juillet. Le contenu et la qualité de ces manifestations sont très variables, évoquant le pèlerinage, l'univers du Moyen-Age, les troubadours, Al-Andalus, l'art roman, la formation de l'Europe,... 

Information relayée par : Le Pèlerin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 00:00

 

  

Dimanche 12 octobre 2003 - Astorga - Molinaseca

Départ 7h00 Arrivée 20h 00       46.1km /941.2km 

En passant par Rabanal  del Camino  

Une rude journée  

  

Nous sommes partis en direction de Valdeviejas. Nous avons marché une heure la nuit, puis avons atteint Murias de Rechivaldo.  

Nous n?irons pas visiter le village de Castrillo de los Polvazares où parait-il on y cuisine un célèbre ragoût de huit viandes différentes associées à de nombreux légumes,  dans d?immenses marmites en cuivre.

Quant à nous, nous nous sommes arrêtés à Santa Catalina de Somoza où nous avons pris un repas succinct vers10h30.

A El Ganso, nous avons rencontré trois Pèlerins sur le chemin du retour. El Ganso était mignon comme tout.  

Après Rabanal del Camino  nous avons attaqué le sommet le plus haut du « Camino » (Somport excepté) 1510 m (La Cruz del Hierro tout d4abord puis le point culminant, le Puerto de Irago,  au milieu de la pluie fine, du crachin et de la brume).

 

Ci-dessus La Cruz del Hierro

 

Le Puerto de Irago le toit* du chemin ce n'est pourtant opas le plus joli...

* Somport excepté

 

 Nous avons marché au milieu d'une végétation de type méditerranéen et des villages typiques particulièrement agréables. J'étais trempé jusqu'aux os. 

La végétation changeait peu à peu. Nous étions désormais sur le versant ouest, face à l'Atlantique. Les châtaigniers remplaçaient les chênes, la végétation devenait de plus en plus verdoyante, l'ardoise remplaçait la tuile, la terre changeait de couleur. 

Nous avons attaqué la descente, une descente assez abrupte toujours sous le crachin. 

Parfois il nous fallait gravir une cote au gré de la topographie du chemin. 

La descente fatiguait mes genoux. Nous n'en voyions plus la fin et le jour commençait à tomber.  

Nous arrivions enfin à Molinesca; Il faisait presque nuit. Quel dommage car Molinesca semblait vraiment mignon.  

 

 

Nous avons traversé une rivière de toute beauté, un pont magnifique tout en pierre, une allée centrale piétonnière?Dommage que l'on ai pas le temps de visiter. Il me faudra y revenir..  

 

 

 

Le refuge était en dehors du village. Nous n'en voyions plus la fin?.Nous sommes arrivés au refuge épuisés par une nuit déjà noire. Le gîte était plein ; nous avons étalé nos duvets dans la cuisine sur un matelas sous un escalier à même le sol. J'ai essayé de faire sécher mon linge devant la cheminée mais le foyer était mourant.  

Nous étions hors du village aussi ne sommes nous pas allés au restaurant. Nous avons fait la tambouille. Gérard du moins s'en est occupé pendant que je faisais mes mouvements quotidiens. Nous avons fait cuire les pattes que je trimbalais depuis quinze jours. 

Le résultat n?était pas terrible. Un peu trop « al dente » ces pattes. 

Mes genoux étaient en compote . Il nous avait fallu descendre la montagne. S'il n'y avait que les genoux. Nous verrions  bien le lendemain 31km ou 46.... 

La nuit nous avons vécu les allées et venues des gens qui passaient sur l'escalier pour aller au WC. Le linge n'avait pas séché. le lendemain nous partions dès 7h00. C'était une étape que nous n'oublierons jamais.  

 

Le Pèlerin

 Ci-dessous Rababnal del Camino

 

 

 

  

 

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 23:45

 

Samedi 11 octobre 2003 Villar de Mazarife - Astorga

Départ 8h00 -Arrivée 16h00 -  32.2 km / 895.1 km 

Le Pont d'Orbigo  

 

Nous avons repris notre chemin au départ de Villar de Mazarife. 

Après 2h30 de marche, nous avons traversé Villavante, avant d'arriver à Hospital de Orbigo. 

Le chemin traversant un plateau désertique n'avait pas d'attraits particuliers.

Par contre l'accès à Hospital de Orbigo se faisait par le fameux Pont roman d'Orbigo, un des plus célèbres sites du chemin de Compostelle. 

Le pont comportant vingt arches et mesurant 204 mètres était chargé d'histoire. 

C'est prés d'un petit village que fût construit un hôpital destiné initialement aux Pèlerins que se développa Hospital de Orbigo et ce dès le douzième siècle. 

Après avoir traversé le bourg nous avons repris le chemin en direction d'Astorga. 

Cette portion avait une végétation très variée, alternant cultures maraîchères, chênaies et plantations de peupliers tout au long du chemin jusqu'à Astorga.

Astorga est une ville chargée d'histoire. On peut y visiter : 

- Le Couvent San Francisco, 

- L'Eglise San Bartolomé, 

- La Plaza de Espana, 

- L'Ergastule romain (monument national et ancienne prison aux      esclaves) 

- La rue Pio Gullon qui mène vers la cathédrale, 

- L'Eglise Santa Marta, 

- La Chapelle San Esteban, 

- L'hôpital de San Juan

- La cathédrale d'Astorga, gothique à l?intérieur et baroque à l'extérieur. 

 

Ci-dessous El Acebo un charmant pett village sur le chemin

 

 

 

Ci dessus El Acebo un charmant petit village avant Astorga 

Ci dessous le Pont d'Orbigo

 

 

 

 

Ci dessus La Cruz de Santo Toribio prés d'Astorga

 

 

Ci-dessus La Cathédrale d'Astorga

Ci-dessous Le Palais épiscopal à Astorga

 

 

 A Astorga nous avons retrouvé les Suisses. 

Nous avons mangé ensemble. Nous avons profité de la présence d?un fax au restaurant pour envoyer un message à la patronne du refuge de Castrojeriz car nous ne désespérions pas de récupérer les chaussures à Gérard. 

Nous avons bien dîné . Tout allait à prés bien si ce n'était une petite douleur persistante à la cheville gauche. 

Nous avons passé une nuit assez reposante.

Le Pèlerin  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 23:00

 

Vendredi 10 Octobre 2003 - Mansilla - Villar de Mazarife

Départ 7h15 Arrivée 17h00 40.1 km / 862.9 km

La Cathédrale de Leon

 

Votre Serviteur devant la Cathédale de Leone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le Musée de Leon      

Ci dessus, le Centre Culturel de Léon

Les 2 photos ci-dessous ont été prise en 2005 devant l'égilse de Vilar de Mazarife...regardez les cigognes

Nous sommes partis plus tôt que d'habitude, puisqu'il faisait nuit lorsque nous sommes partis. Nous  rencontrions ainsi très tôt une pauvre Brésilienne qui avait l'habitude de partir le matin la première et d'arriver systématiquement la dernière. Elle avait un énorme mal aux pieds et marchait très lentement. 

Nous rencontrions également un marcheur sur le chemin du retour du Finistère. Il marchait depuis le 15 avril. 

Nous trouvions la brume tout le long de la matinée. Cela ne nous gênait guère car le chemin ne présentait alors pas de charme particulier. 

Nous avons traversé Villarente puis Arcabueja.  Le paysage de type agricole devenait plus verdoyant. Enfin nous atteignions Val de la fuente avant de descendre sur Léon et y accéder par ses faubourgs assez populeux. 

Nous sommes arrivés à LéonDeuxième ville du chemin espagnol après Burgos. La vieille ville était assez agréable . La Plazza Major se situe à proximité de la Cathédrale San Marcos de Léon, un chef d'oeuvre d'art gothique, ses cent fenêtres et ses vitraux magnifiques, bâtie à partir de l'an 1203..Nous nous rendions à l'Office de Tourisme tout proche pour essayer de régler le problème des souliers de Gérard. Il semblait que le gîte de Castrojeriz dont nous avions le numéro de téléphone n'était pas le bon. Nous laissions un message téléphonique sur le second (car il y a au moins deux refuges à Castrojeriz). Nous nous arrêtions à la sortie de Léon pour prendre 2 tortillas chacun. 

Sont également à visiter : 

-      l'église San Isidero la Romaine et ses 23 tombes royales,  

-      l'église Santa Ana,  

-      la Puerta Moneda

-      la Plaza del Grano  (place du grain),  

-      le Couvent de la Conception, 

-      la Plaza et l'église San Marcelo,  

-      la Puerta Cauriense.

...Il y a tant de choses à voir. Il me faudra y revenir...  

Nous avons repris notre chemin en direction de La Virgen del Camino et son église moderne datant de l'an 1961 ?..Hier.   

Nous avons pris le chemin de gauche, alternative au chemin longeant la nationale. Ce chemin plus agréable, bien balisé était recommandé aux pèlerins. Nous avons traversé successivement :   

- Fresno del Camino

- Oncina de la Valdoncina

- Chozas de Abajo avant d'arriver à  Villar de Mazarife

Arrivés à Villar,  bien que le bourg paraisse assez retiré,  nous avons  rencontré énormément de monde dont de très nombreuses Pèlerines. Le refuge était assez sommaire mais suffisant.  

Nous avons rencontré également Pierrette et Jean-Paul  vivant à Aussonne (à proximité de chez ma fille). Qui de plus est Pierrette avait partagé les bancs de l'école avec Gérard. Quelle surprise? !! Ils m'ont laissé leurs adresse mais je l'ai égarée...Il me faudra les retrouver. Le tout était très sympathique.  

Le soir nous trouvions non sans mal un restaurant où nous prenions un repas surprise  ma foi fort agréable. En guise de menu, nous n'avions que le recueil des compliments des convives du restaurant...

Nous prenions une espèce de pot au feu très abondant. Cela nous fit presque oublier que nous étions sur le chemin. C'était fort délicieux et la  patronne très sympathique.

De plus le vin rosé était abondant et fort agréable.

Je m'endormais vers 23h00.

                   Le Pèlerin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 00:05

Mardi 23 Septembre 2003 - Le Somport - Jaca

Départ 8h10 Arrivée 18h15 30 km / 331 km

 

 

 

Une descente agréable sur Jaca.. mais usante  

 

Je suis parti seul à 8h00. Je m’étais réveillé dés 5h00 et j’avais vainement attendu que mes compagnons se réveillent mais rien n’y faisait, ils dormaient profondément.  

J’avais pu faire sécher mon linge tant bien que mal et suis parti à 8h10 avec le reste épinglé sur le sac.  

Je  m’en suis-je allé avec mon bâton dont je devais apprendre à me servir (cela t’aiderait me disait Helga…). Il pleuvait, j’enfilais donc mon poncho.  

D’entrée, je loupais le GR et prenais  la nationale vers Jaca 

2 à 3 km plus loin, je retrouvais le GR que je suivais…Le chemin était agréable. Le chemin était toutefois caillouteux avec des pierres qui roulaient. Lorsque l’on a les genoux sensibles, cela n’est jamais très agréable. Je fis même une petite chute et me tordais la cheville, mais sans gravité.   

J’atteignais une station de ski puis Canfranc-Estacion. C’était magnifique et  très verdoyant. La cité était vraiment mignonne, verdoyante et très propre. Le tout semblait un peu rupin…Les grosses cylindrées parquées sur la route en attestaient. .  

J’ai repris la N 330 pour traverser Canfranc. J’ai poursuivi sur la N 330. Entre temps, le soleil s’était levé et j’ai remis ma cape dans le sac.  

Je longeais un canyon, un coin de rêve où les gens faisaient de l’escalade….Il y avait eu de nombreux morts car de nombreuses croix étaient érigées; elles en témoignaient.  

J’ai marché ainsi plus de 3 heures, j’ai décidé de m’arrêter pour casser  une petite graine et écrire quelques mots sur mon calepin. 

Prés de Villanûa, j’ai acheté 1 litre de soda et 1 litre de lait que l’ai avalés d’un trait pour pouvoir poursuivre.

 La route était longue et le chemin était souvent pentu et caillouteux…Il me semblait  que parfois, ils avaient  même ajouté des cailloux pour rendre la tache des pèlerins plus ardue.

 A un moment, j’en avais tellement mare des cailloux qu’alors que je m’apprêta à reprendre la nationale un Espagnol surgit pour me faire part de mon erreur…Dans un espagnol très approximatif, je lui fis comprendre les raisons de mon choix et il acquiesait.

 Il faut dire que mes jambes étaient de plus en plus lourdes, mes pieds étaient de nouveau en compote. Je me suis arrêté 2 fois pour me graisser les pieds à la biafine. 

 

 

 

Je suis arrivé à Jaca à 18h15.

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis arrêté à l’église (J’y oublierai là mon bâton), pour me faire tamponner ma crédancial et j’ai pris la direction de « l’albergue ».J’héritais d’un petit box dans ce gîte aménagé pour recevoir beaucoup de monde. Il y avait de nombreux Allemands dont mon voisin avec qui j’ai de suite sympathisé.

 

 

 

 

 

 

 

Je n’en pouvais plus…Aussi ai-je décidé de faire l’impasse sur la lessive…J’avais encore un peu de linge sec.

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis assoupi trente minutes. Je voulais visiter la ville, mais je fus pris de violents frissons et apparemment de la fièvre. J’avais de plus la fringale. J’ai pris deux cachets d’aspirine et j’ai mangé tout ce qui me restait dans le sac …le tout sous mon duvet, tant j’avais froid…Cela n’arrivait qu’à moi puisque je pouvais voir les Allemands qui se baladaient presque à poil.

A 22h20 je m’engonçais dans mon duvet pour m’endormir

 

 

 

 

 

 

 

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