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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:00

Mercredi 1er Octobre 2003 - Los Arcos - Logrono

Départ 7h45 Arrivée 16h30 -28.7km / 530.1 km

logrono_place-du-marche.jpg

L'Eglise de Logrogno

La végétation était de type méditerranéen…L’on trouvait beaucoup de blé fauché, des vignes, des fenouils des oliviers, des amandiers.

Le climat se fait plus marqué. Aux après midis torrides se succèdent des soirées assez fraîches.    

Je traversais Armananzas Sansol qui jouxtait Torres del Rio et sa chapelle octogonale du 12ème siècle, avant de rejoindre Viana naguère la ville des princes de  Navarre au caractère médiéval très prononcé. (Hôtel de ville, l’église Santa Maria du 15ème et 16ème siècles, un monument grand comme une cathédrale).   

Le paysage était très vallonné. Chemin faisant je remarquais également une grosse chenille de toutes les couleurs comme je n’en avais jamais vue.  

Je passais de la province de Navarre à celle de Rioja et ses célèbres vignes.

J’atteignais ensuite Virgen de Las Cuevas avant d’arriver à Logrogno. 

J’ y entrais par un pont de pierre sur l’Ebre, un fleuve imposant de 932 km, clé du rayonnement de la cité.   

Je franchissais les pavés de la rue principale entre de magnifiques maisons pleines de caractère….Nous étions dans la capitale du Rioja avec ses trois magnifiques églises imposantes son vieux quartier, ses quatre  tours.  

Je rejoignais le refuge municipal tenu des hospitaliers belges très sympathiques. J’en profitais pour y faire une petite sieste avant de rejoindre le centre ville. 

Je rencontrais au refuge un jeune canadien français de 18ans. Il avait la maturité d’un jeune homme de plus de 25 ans.   

Nous avons dîné ensemble, avons discuté de tout et de rien avant de nous en retourner au refuge…Je ne le reverrai plus par la suite. 

Le Pèlerin

 

                 

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:37

 

Mardi 30 Septembre - Puente La Reina - Los Arcos

Départ 9h45 Arrivée 20h00 41,4 km / 501,4km

La Reprise

avant-d-arriver-a-Los-Arcos.jpg

Philippe me ramena à Hendaye et je reprenais très tôt  le bus qui me menait de Hendaye à Puente la Reina. 

Je reprenais donc le chemin avec des pieds presque neufs. La végétation était verdoyante…nous étions bien prés du pays basque. Toutefois j’y retrouvais de nombreuses traces de végétation méditerranéenne à savoir des oliviers, des amandiers et des chênes verts.

Je traversais successivement Maneru, Cirauqui et sa porte fortifiée devant laquelle se trouve une stèle discoïdale, son église Santa Catalina du 10ème siècle, Lorca et Villatuerta avant d’atteindre Estella. 

Estella, la « Tolède »  du nord comportait de nombreuses richesses. De nombreuses paroisses, le palais des rois (Palacio Real) datant du 12ème siècle, un cloître et  un portail magnifiques au sein de l’église romane de San Pedro de la Rua. 

La place de la ville et ses arcades était magnifique. Mais je décidais de filer sur Los Arcos et je ne devais pas perdre de temps. 

Je traversais Ayegui, Azqueta et Villamayor de Monjardin et son château fortifié, son église romane du 12ème siècle.Après Villamayor le chemin traversais une région plutôt  désertique, hormis quelque vignes, passant à, proximité de  bergeries çà et là. Le lieu était propice à la méditation.  Je rejoignais Los Arcos et trouvais un refuge dans la calle El Hortal un gîte assez confortable pour un prix fort modique. Le refuge disposait d’Internet et j’ai pu consulter mes messages en toute quiétude et en envoyer quelques uns, de manière à donner quelques nouvelles.

J’ai rencontré Jacques au refuge ainsi que des Suisses apparemment de grands voyageurs pédestres. 

Nous avons dîné ensemble dans un restaurant de la cité. 

Il y a de nombreuses églises ainsi qu’une jolie place avec arcades et jardin ombragé typiquement espagnols.  Le soir le refuge était assez bondé et les ronfleurs s’en donnaient à cœur joie.

J’étais assez excité cette nuit là et je n’ai guère dormi que deux heures.

À suivre

Le Pèlerin 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 19:23

 

28 - 29 Septembre 2003 - Arrêt à Ciboure (Pyrénées Atlantiques France)

Dimanche /Lundi  28, 29 septembre, Relâche

Bonjour Mahaut, bonjour Mila …

mahaut-et-mila.jpg

Je profitais de cette première matinée  de libre pour visiter Puente la Reina. Tout d’abord je visitais le fameux pont du 11ème siècle. 

Je ne parle pas des raisons pour laquelle la reine de l’époque a fait construire ce pont pour venir en aide aux Pèlerins de passage …Tout bon pèlerin trouveras cela dans n’importe quel guide. Pour tout dire la légende fait plus la renommée du pont que le pont lui-même….Enfin… Ce dont je me souviens, ce sont les petites échoppes, le marché aux puces, l'église magnifique…et la gare des bus…car il me fallait prendre le bus pour la Hendaye où devait m’attendre mon fils Philippe. Je me suis arrêté dans un bar prendre une bière en attendant le départ du bus. Ce dernier démarra à 11h15 pour Hendaye que je rejoignais une heure plus tard. Mon fils était là et il m’attendait. 

Nous rejoignions Ciboure 45 mn plus tard. J’y étais bien accueilli et retrouvais Mahaut ainsi que sa mère qui attendait une petite sœur à Mahaut (Mila naîtra le 6 novembre de la même année).

Je passais environ 48h et je profitais de cette première matinée  de libre pour visiter Puente la Reina. Tout d’abord je visitais le fameux pont du 11ème siècle. Je ne parle pas des raisons pour laquelle la reine de l’époque a fait construire ce pont pour venir en aide aux Pèlerins de passage …Tout bon Pèlerin trouveras cela dans n’importe quel guide. Pour tout dire la légende fait plus la renommée du pont que le pont lui-même….Enfin… Ce dont je me souvient ce sont les petites échoppes, le marché aux puces…et la gare des bus…car il me fallait prendre le bus pour Hendaye où devait m’attendre mon fils Philippe. 

Je me suis arrêté dans un bar prendre une bière en attendant le départ du bus. Ce dernier démarra à 11h15 pour Hendaye que je rejoignais une heure plus tard. Mon fils était là et il m’attendait.

Nous rejoignions Ciboure 45 mn plus tard. J’y étais bien accueilli et retrouvais Mahaut ainsi que sa mère qui attendait une petite sœur à Mahaut (Mila naîtra le 6 novembre de la même année). 

Je passais environ 48h et j’en profitais pour prendre soin de mes pieds dont j’aurai tant besoin. 

À suivre

Le Pèlerin

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 00:00

 Samedi 27 Septembre 2003 - Montréal - Puente la Reina

Départ 7h00 -Arrivée 18h20 30 km / 460 km

puente-la-reina.jpg

 

Je suis parti assez vite pendant la première moitié du chemin faite non-stop. Un couple m’a doublé. Toutefois j’avais remarqué qu’ils avaient quelques difficultés en cote. En fait ce semblait être la femme, un peu forte, qui peinait quelque peu….pourtant ils arpentaient….

¾ d‘heures après, dans une cote un peu plus raide, la dame explosait… au grand désarroi semble-t-il de son compagnon…Je ne les ai plus revus… Par contre un Espagnol (au sac léger comme c’est souvent le cas de tous les Espagnols) me doublait sans la moindre hésitation. J’avais traversé Esperun,  Tichas au milieu d’un chemin assez hétérogène alternant routes à proximité d’usines, routes en voie de transformation et de magnifiques chemins blancs serpentant au milieu des vallons larges et cultivés.

A mi-chemin au niveau de Las Campanas, je suis arrivé sur un  campement militaire désaffecté.

Je m’y  avançais mais il y avait un vigile avec un chien qui semble-t-il avait eu maille à partir avec certain pèlerins…Son chien ne semblait guère plus commode…ll m’indiqua un chemin qui m’envoyait à l’opposé du lieu ou je devais aller…

Et là commençait mon calvaire…car j’ai effectué un détour de 7 à 8km supplémentaires.

J’ai navigué à la boussole mais le relief n’était pas indiqué sur le guide et je me suis égaré…

Les gens à qui je posais des questions sont très souvent peu contrariants et je me croyais à Eunate alors que j’étais à Arborio. J’ai coupé à travers champ pour éviter de faire des détours plus longs…Combien de fois ai-je pris des labours pour éviter de faire plus de chemin….J’en profitais parfois pour manger des raisins fort sucrés à cette époque de l’année… Finalement, et comme j’avais marché beaucoup, j’ai pris la nationale et je ne l’ai plus quittée. Je traversais Eneriz et filais vers Puente la Reina. 

5 km avant Puente la Reina, j’ai repris le chemin. Je traversais Obanos et arrivait enfin à Puente la Reina. 

Que de chemin parcouru…Quant au vigile je comprenais (mais un peu tard) qu’il avait eu des déboires avec certains  pèlerins qui avaient badigeonné les alentours d’inscriptions hostiles à son encontre. J’avais certainement payé pour eux… J’étais fourbu…Le lendemain étant jour de repos, je remettais au lendemain la visite de la ville. 

Je m’arrêtais au refuge des Padres à proximité de l’église des Crucifix ; un refuge fort convenable.

Je  rencontrais un enseignant norvégien de parents provençaux qui faisait le chemin depuis la cote d’Azur en vélo Il transportait 37kg de charge. Nous avons dîné ensemble dans un petit restaurant pour Pèlerins et avons  discuté jusqu’à 22h30, principalement d’Aéronautique. 

Je  me suis endormi vers  23 h 30.

À suivre

Le Pèlerin 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:47

Vendredi 26 Septembre 2003 - Indués de Lerida - Montreal

Départ 7h00 Arrivée 19h00 38 km / 430 km Il me faut apprendre l’Espagnol…

montreal-vers-le-sud.jpg

 

J’ai déjeuné très tôt au bar/restaurant communal, mais je n’avais quasiment plus de réserves de nourriture et il me fallait trouver quelque chose d’ouvert pour y faire quelques provisions.  Je n’avais en effet qu’un morceau de pain et un peu de confiture. Pour faire 3 étapes en 2 jours il me fallait partir tôt.

Je partais donc dès 7h00. La température était fraîche et le jour venait à peine de se lever.

Je distinguais bien les balises dans le centre d’Indués mais après cela devenait une loterie. Je me sentais assez en forme.

Après un peu moins de trois heures de marche, j’atteignais Sangüesa, nichée dans un creux du Rio Aragon que je croisais ici pour la dernière fois. 

A l’entrée de Sangüesa, je  trouvais une auberge prés du rio et y pris un petit déjeuner royal.

Je prenais  trois œufs sur le plat, deux maillons de chorizo et une  bière Heineken pour 3,75 euros et je repartais aux environs de 10h45. J’entrais dans Sangüesa. J’y accédais par  la Plaza del Toros. Je passais devant l’église Santa Maria La Real dotée d’un porche magnifique. Cette église est le joyau du village. Sa tour du 12è siècle est coiffée d’une flèche du 13è siècle. Ses sculptures en relief sont magnifiques.   Je reprenais mon chemin. Le paysage se faisait de plus en plus dépouillé et sauvage. Après une heure de marche environ, le chemin devenait de plus en plus boisé et vallonné, cela sentait le pays basque espagnol.

Je me suis mis à marcher sous une nuée d’éoliennes, et ce pendant plus de deux heures. Parfois je passais si prés que je pouvais entendre le battement et le sifflement de l’air déplacé.

Je traversais Rocaforte et son usine de papier, puis Puerto Olaz. Le paysage devenait de plus en plus civilisé avec de nombreux villages (Izco, Abinzano, Salinas) égrenés dans la vallée du rio Elorz. L’architecture basque commençait à se sentir. 

J’arrivais enfin à Montreal vers 19h00. Montreal est un village charmant blotti dans le resserrement de la vallée à l’ombre de la montagne. 

Je m’arrêtais dans une auberge prés de l’église. Il y avait de nombreux pèlerins espagnols, 3 jeunes Allemands, 2 belges flamands, un Français de St Malo qui m’offrit une bière ; il avait déjà fait 2 fois St Jacques. Il s’en retournait vers St Malo…(il est difficile parfois de cerner le balisage à contresens). Je fis quelques provisions au commerce du coin et dînais à l’auberge pour changer un peu. La majorité des gens parlait l’Espagnol et je m’en trouvais quelque peu frustré…Le Français était sorti.  

Je me couchais vers 21h00 et je m’endormais vers 22h00. 

Je me réveillais vers 4h00 et me levais à 5h00.

J’effectuais mes mouvements et me mis à écrire quelques notes car j’avais du retard. Les autres Pèlerins ronflaient.

Moi, j’étais prêt il ne me restait plus qu’à organiser mon sac et à décamper.

Le Pèlerin

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 09:03

 

Mercredi 24 Septembre 2003 - Jaca- Martes

Départ 7h45 Arrivée 19h45 30 km / 361 m

Une journée de calvaire

La nuit m’apporta le repos dont j’avais besoin.

Martes.jpg

Je repris donc le chemin; mais au bout de 6 km mes genoux étaient HS (c’était certainement le résultat de la veille et de cette longue descente.) Au douzième km, je me suis arrêté de nouveau (ce n’est pas dans mes habitudes)…J’étais à deux doigts de m’arrêter longuement mais décidais de repartir. Nombreux furent les marcheurs pressés (avec souvent des sacs ridiculement légers) qui me doublaient…Il faut dire qu’il y a de nombreuses sociétés qui proposent, moyennant finance, le transport de votre sac jusqu’à la prochaine étape…Alors il suffit juste d’un petit sac pour transporter le casse-croûte et basta…Nombreux furent les pèlerins qui me doublèrent ainsi sur cette portion de chemin. Je suis donc reparti péniblement par la nationale…J’alternais toutefois avec le GR qui longe la route…Les pieds me faisaient de plus en plus mal. J’avais beau desserrer les lacets j’avais toujours mal car mes pieds avaient gonflé. Le petit doigt  de mon pied gauche me fait horriblement mal. J’y ai mis un « Compeed »mais il m’aurait fallu un compeed de grande dimension, ce que je n’ai pas trouvé. Les descentes sont de plus en plus difficiles car mes genoux n’en peuvent plus. 

Vers midi, j’étais à Santa Cilia de Jaca, soit à mi-chemin. J‘y retrouvais Marie Thérèse et Michèle. J’achetais un pain mais je devais attendre l’épicière ¾ d’heure car elle était partie faire des courses et je devais prendre mon mal en patience. J’en profitais pour me reposer et faire quelques mouvements (surtout des étirements). A l’arrivée de l’épicière j’ai effectué mes courses puis ai repris le chemin. C’était un vrai calvaire avec des pieds et des jambes qui me pesaient des tonnes. Dans l’heure qui suivait, je ne faisais pas plus de 3 km ce qui est  somme toute une allure vraiment réduite. Je m’arrêtais toutes les heures (je me déchaussais et effectuais des  mouvements à nouveau). Je passais prés de Puente la Reina de Jaca et y fit un petit crochet. Le village se situait au confluent de deux rivières (des rios). Le semblant de village est dépeuplé. Il  y avait eu au Moyen Age  un important monastère, Astorit totalement disparu. 

Après une marche pénible, j’arrivais à Martes. Martes, je m’en souviendrai toute ma vie….Un village totalement dépouillé, et apparemment assez peu hospitalier. J’ai sonné à une porte ….J’ai vite compris qu’il n’y avait pas d’hébergement. Je me suis rendu à l’église, mais j’ai trouvé porte close. Finalement j‘ai trouvé une dame qui a compris mon désarroi. Elle m’emmena dans la salle des fêtes du village ou j’ai pu m’y installer. Pas de lit, pas d’eau…de la lumière toutefois. Le dialogue avec les quelques Espagnols que j’ai pu rencontrer était impossible…Je suis allé chercher de l’eau à 500m Je ne me suis pas même fait la toilette car il faisait trop froid dehors. Dès que je sortais tous les chiens du village aboyaient ….La totale… J’ai fait le plein d’eau; j’ai installé mon duvet à même le sol (sur une grande planche toutefois) et j’ai dormi 6 longues heures…Cela faisait longtemps que je n’avais pas dormi autant.

Le Pèlerin

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 07:17

Mardi 23 Septembre 2003 - Le Somport - Jaca

Départ 8h10 Arrivée 18h15 30 km / 331 km

Une descente agréable sur Jaca.. Mais usante

Jacca Entree 

Je suis parti seul à 8h00. Je m’étais réveillé dés 5h00 et j’avais vainement attendu que mes compagnons se réveillent mais rien n’y faisait, ils dormaient profondément.

J’avais pu faire sécher mon linge tant bien que mal et suis parti à 8h10 avec le reste épinglé sur le sac.  

Je m’en suis-je allé avec mon bâton dont je devais apprendre à me servir (cela t’aiderait me disait Helga…). Il pleuvait, j’enfilais donc mon poncho.

D’entrée, je loupais le GR et prenais  la nationale vers Jaca.  

2 à 3 km plus loin, je retrouvais le GR que je suivais…Le chemin était agréable. Le chemin était toutefois caillouteux avec des pierres qui roulaient. Lorsque l’on a les genoux sensibles, cela n’est jamais très agréable. Je fis même une petite chute et me tordais la cheville, mais sans gravité.   

J’atteignais une station de ski puis Canfranc-Estacion. C’était magnifique et  très verdoyant. La cité était vraiment mignonne, verdoyante et très propre. Le tout semblait un peu rupin…Les grosses cylindrées parquées sur la route en attestaient. .  

J’ai repris la N 330 pour traverser Canfranc. J’ai poursuivi sur la N 330. Entre temps, le soleil s’était levé et j’ai remis ma cape dans le sac.

Je longeais un canyon, un coin de rêve où les gens faisaient de l’escalade….Il y avait eu de nombreux morts car de nombreuses croix étaient érigées; elles en témoignaient.  

J’ai marché ainsi plus de 3 heures, j’ai décidé de m’arrêter pour casser  une petite graine et écrire quelques mots sur mon calepin. 

Prés de Villanûa, j’ai acheté 1 litre de soda et 1 litre de lait que l’ai avalés d’un trait pour pouvoir poursuivre.

La route était longue et le chemin était souvent pentu et caillouteux…Il me semblait  que parfois, ils avaient  même ajouté des cailloux pour rendre la tache des pèlerins plus ardue.

A un moment, j’en avais tellement mare des cailloux qu’alors que je m’apprêta à reprendre la nationale un Espagnol surgit pour me faire part de mon erreur…Dans un espagnol très approximatif, je lui fis comprendre les raisons de mon choix et il acquiesait.

Il faut dire que mes jambes étaient de plus en plus lourdes, mes pieds étaient de nouveau en compote. Je me suis arrêté 2 fois pour me graisser les pieds à la biafine. 

Je suis arrivé à Jaca à 18h15.

Je me suis arrêté à l’église (J’y oublierai là mon bâton), pour me faire tamponner ma crédancial et j’ai pris la direction de « l’albergue ».J’héritais d’un petit box dans ce gîte aménagé pour recevoir beaucoup de monde. Il y avait de nombreux Allemands dont mon voisin avec qui j’ai de suite sympathisé.

Je n’en pouvais plus…Aussi ai-je décidé de faire l’impasse sur la lessive…J’avais encore un peu de linge sec.

Je me suis assoupi trente minutes. Je voulais visiter la ville, mais je fus pris de violents frissons et apparemment de la fièvre. J’avais de plus la fringale. J’ai pris deux cachets d’aspirine et j’ai mangé tout ce qui me restait dans le sac …le tout sous mon duvet, tant j’avais froid…Cela n’arrivait qu’à moi puisque je pouvais voir les Allemands qui se baladaient presque à poil.

A 22h20 je m’engonçais dans mon duvet pour m’endormir

Le Pèlerin

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 09:18

 Mardi 23 Septembre 2003 - Bedous - Le Somport 

Départ 8h10 Arrivée 18h15 - 30 km / 331 km

  Blog à rerendre 

 Le Pèlerin

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 07:52

 12eme étape Oloron - Le Somport

 Dimanche 21 Septembre 2003 - 30 km / 271 km - Départ 7h00 Arrivée 19h00

Sainte Marie - Bedous

A La rencontre d’Helga, Chantal et Louis…et de la  vallée d’Aspe…..

Lever 5h00 Départ 7h00 ; J‘ai bu un litre de lait de bon matin ; j’ai pris le GR comme indiqué sur le guide. J’étais seul et n’ai eu aucun problème majeur et n’ai pas perdu de temps. J’ai pris le GR et traversais Eysus, Saint Christau, Lurbe-St-Christau puis Escot. Le site était magnifique ; mais comme j’avais tendance à m’égarer en fin de parcours, j’ai pris la route qui passait à proximité.

A Sarrance je visitais l’église et son cloître puis continuait  jusqu’à Bedous. Il m’a fallu toutefois reprendre le chemin en sens inverse pour arriver à Osse en Aspe…Un gîte étrange, sans accueil.

Il y avait là trois personnes qui venaient d’arriver : Helga, une Allemande de Munich, Chantal et Louis Aquino de Metz. Tous trois s’étaient arrêtés au pied du col du Somport. La journée était magnifique, le site était merveilleux (j’y reviendrai). 

Le soir, je n’avais presque rien à manger…2 bolinos, une boite de thon, 3 ou 4 morceaux de pain…Mais heureusement mes 3 autres compères avaient de quoi et je profitais de leur hospitalité, d’autant plus que Louis était un cuisinier hors pair.  

Nous avons passé une soirée formidable.

Le Pèlerin

 

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 07:26

  11eme étape Samedi 20 Septembre 2003

Lescar - Oloron Sainte Marie

Départ 7h00 Arrivée 18h30 - 30 km / 241 km

A nous la montagne…!!

 

vue-oloron.jpg

Je me  levais vers 5h00 et en profitais pour faire mes mouvements. Pierre s’en est allé….Il avait à faire au Pays Basque, et avais décidé de tirer tout droit vers cette contrée en se faisant héberger dans des paroisses car il était hors chemin. J’avais été tenté, mais décidais de continuer su le chemin…

Nous sommes partis vers 7h00, Marie-Thérèse, Michel et moi. Nous avons cherché notre chemin au milieu du bourg. Michel était le guide, Marie Thérèse suivait bien…J’assurais le train à l’arrière….Nous avons fait énormément de goudron puis sommes passés en forêt dans laquelle nous avons marché environ 15km. Nous avons trouvé quelques chasseurs de sangliers et quelques chercheurs de champignons. J’ai vu 2 chercheurs avec chacun 1 sac et une poche de cèpes…hum !! Michel et Marie Thérèse m’avaient largué…Je me suis encore paumé en fin de parcours…J’ai encore fait 2km de rab. Il faisait tellement chaud que je marchais torse nu. En entrant dans Oloron je croisais une voiture véhiculant des jeunes…Le conducteur en me voyant ainsi accoutré, s’écria «  et la montagne c’est par là en me montrant les sommets » Ah ces jeunes… !! 

J’atteignais enfin l’Office de Tourisme …j’y recueillais mon coup de tampon et arrivait au gîte vers 18h30 (je me passais un tee-shirt pour y entrer). Je me retrouvais au refuge du Bialet…Une chance inouïe (Marie Thérèse et Michel avaient opté pour un autre gîte à priori plus confortable). Il est vrai que j’ai attendu pas mal de temps avant de voir le patron du gîte du Bialet…Enfin je bénéficiais d’un désistement et obtenais pour quelques euros un lit de 140, une grande chambre.  

Après une douche salvatrice, je me retrouvais au restaurant que m’avait indiqué le patron de refuge. Ma référence au pèlerinage me valut les faveurs de la patronne. J’ai pris de la garbure (j’en ai pris un plein baquet) 2 tranches de jambon du pays énormes, une glace et un demi litre de vin…Depuis que je bois du vin, il me semble mieux dormir.  

Je me suis réveillé à 5h00. J’avais d’ailleurs assez bien dormi. Marie Thérèse et Michel avaient disparu…De toute façon ils étaient trop précieux…Bialet ne leur convenait pas.

Le Pèlerin

 

 

 

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