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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:43

  Anoye - Lescar – 10ème étape – Vendredi 19 septembre 2003

Départ 7h00 - Arrivée 18h00 - 30 km / 211 km

De la culture intensive du mais

cathedrale-lescar.jpg

 

Anoye - Moorlas ne présentait pas de difficulté majeure. La progression était assez facile. Forêts et cultures se succédaient,  le tout était harmonieux et assez diversifié. A Moorlas j'étais seul car Michel et Marie Thérèse avaient pris le bus pour Lescar .C'était de tradition pour eux à chaque arrivée sur une grande ville. 

Égaré à la sortie de Moorlas je suis allé me renseigner à la gendarmerie de la ville. J'ai pris un raccourci et je me suis finalement bien arrangé puisque je me suis retrouvé sur le GR. Entre temps, Pierre m'avait rejoint et nous avons fait un bout de chemin ensemble. Nous nous sommes égarés à un moment aux abords d'un champ de maïs alors qu'il nous semblait bien être sur le GR. Nous voici voguant au milieu des champs de maïs. Nous avons fait demi tour pour nous retrouver dans la zone industrielle de Moorlas.. !

J'en profitais pour visiter une petite PME de moulage. Le patron très sympathique m'a offert à boire et m'a fait visiter ses ateliers au grand complet.

Il est vrai que nous étions vendredi après midi et qu'avec la loi des 35 heures il n'avait plus personne dans les ateliers. 

J'ai traversé la rocade de Pau et essayé de longer cette rocade. Mais la voie étant grillagée, j'ai été obligé de naviguer encore au milieu des maïs. Pierre de son coté avait préféré faire demi tour pour prendre le GR (Persuadé que j'avais fait le bon choix j'arpentais au plus rapide,  mais ces satanés maïs m'en empêchaient. J'arrivais enfin sur le chemin goudronné qui figurait sur le guide. Je n'en voyais plus la fin. Pierre me rejoignait.Il est vrai qu?il marchait toujours plus vite que moi. Il me déposais d'ailleurs là et filait en direction de Lescar. Je le rejoignais un peu plus loin. Pierre s'était arrêté pour casser la croûte. Nous rejoignons tous deux l'Office de Tourisme soit 3mn avant la fermeture soit 17h57. Je prenais rendez-vous chez le dentiste car un abcès dentaire me faisais mal et j'avais besoin d'en voir un. J'obtenais rendez-vous 19h00. Nous rejoignions notre gîte en plein centre, un petit gîte municipal de 4 places, assez bien pourvu toutefois.

A 19h00 j'étais chez mon  dentiste, j'en sortais vers 19h30 satisfait (un bridge scellé et un antibiotique que j'absorberai jusqu'à Santiago). Le soir nous trouvions un restaurant sympathique qui nous coûtait 10 euros pour un festin (une entrée, charcuterie et légumes, une entrecôte énorme accompagnée de grosses frites, une glace et un demi litre de vin). Nous sommes allés nous coucher vers 23h00.

Le Pèlerin

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:42

 Jeudi  18 Septembre 2003- 9eme étape

Auriébat - Anoye

depart auriebat

Départ 8h00 Arrivée 16h00  28 km / 181 km

Je me suis levé de bonne heure. J’ai procédé à une opération Bétadine, Elastoplast et bandage du pied (j’aurais du traiter cela déjà la veille)… Marie Thérèse et Michel étaient toujours en pétard contre la patronne. Ils détalèrent avant 7h00 sans prendre leur petit-déjeuner. Il faut dire qu’Anne-Marie qui ne s’était pas remise de la festivité de la veille ne s’était pas réveillée…Pierre et moi, avons pris tout de même notre petit déjeuner et sommes partis vers 8h00.  Nous n’avons pas eu de difficultés majeures au début de cette étape. Nous avons pris le GR jusqu’à Vidouze ou plus précisément la poste de Vidouze. Là nous avons rencontré le Postier de Vidouze, un gars formidable qui nous a offert un café  tout en nous faisant un exposé sur la désertification des campagnes. En sortant de Vidouze,  j’ai failli me faire dévorer par un Doberman. Heureusement que j’avais mon bâton. A part cela, pas de problème majeur.

 A Maubourguet, j’ai acheté de quoi me faire des pansements et de la Bétadine (j’ai râlé de ne pas avoir pris le grand flacon à Toulouse). Le reste ne présentait pas de problème majeur. J’étais parti le dernier à Auriébat, j’arrivais le premier à Anoye où je me suis mis immédiatement à faire mes mouvements et la lessive. Le gîte, un gîte municipal était très sympathique (10euros + quelques vivres proposés au gîte soit 13.79 euros). Le portable ne passait pas ; j’avais des difficultés de réseaux avec mon portable.. Orange, cela ne rend pas le service que cela coûte. Je rappellerai Nathalie, ma belle fille le lendemain matin très tôt dans la côte (où le portable était censé passer), pour lui préciser la date à laquelle je passerais au pays basque. Le téléphone de France Télécoms ne fonctionnait pas et me rejetais les pièces…..Je souffrais moins semble-t-il des pieds….J’étais à peu prés à jour de tout…. il ne me restait plus qu’à lire la notice de l’appareil de photo numérique avec lequel j’avais de grosses difficultés...

Le Pèlerin 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:23

 Mercredi 7 Septembre 2003 - Montesquiou - Auriébat

marciac

Départ 7h35  Arrivée 18h30    28 km / 153 km

28 km et le rab ou l’art du raccourci…sacrée Anne-Marie

Montesquiou était magnifique; Nous y avions une vue splendide sur la chaîne des Pyrénées. Nous partions encore sous un ciel étoilé. Nous avons pris de suite le GR et avons marché prés de 8 km.Là nous avons décidé de prendre un raccourci…Quelle erreur…..Les locaux ne sont pas très contrariants vis à vis des Pèlerins…la prochaine ville est toujours à coté….En marchant, en fait la réalité est tout autre…on n’en voit plus la fin. Le paysage est toujours magnifique, assez vallonné mais moins que la veille. Les villes à traverser sont toujours haut perchées.  Entre-temps, Pierre marchait devant moi, car il marchait toujours plus vite que moi ; il m’attendait souvent afin de se reposer un peu. Nous sommes repartis, lui devant, moi derrière, courant parfois à pas glissés pour essayer de le rattraper. Je voulais voir Marciac (Festival international première quinzaine d’août tous les ans) situé à 2 km d’un lieu où nous étions mais nous avons encore pris un raccourci…5 km de marche nous conduisit à ….Marciac…?!  Aujourd’hui nous avons bien marché 35 km….Ah ces maïs …Tous les contours qu’ils nous auront fait faire…L’après midi, la chaleur était écrasante… Il y avait pourtant de nombreux lacs collinaires magnifiques…J’ai failli m’y baigner mais Pierre le copain n’appréciait pas ….Alors j’ai marché…Nous pensions arriver vers 15h00 ; j’arrivais le dernier naturellement vers 18h30. A l’arrivée j’avais une ampoule au pied droit…Un demi œuf de pigeon. Je me douchais en vitesse, procédais à une opération pansements…Je n’eut pas le temps de faire de lessive. Anne Marie  Raynaud avait un gîte assez particulier. Mais elle était oh combien sympathique et elle faisait des confitures de figues excellentes dont elle me donna la recette:

Figues entières, de la noix, un peu de cannelle et du sucre.

Je lui promettais de revenir la voir en décembre pour troquer du sucre 25 à 50 kg contre de la confiture…on verra…(il est vrai qu’il ne me coûte pas cher en Andorre). De toutes façons j’y reviendrai…( j’y suis revenu…) . A 21 h nous avons eu droit à une soirée théâtrale  à caractère  religieux dans un village proche, en présence de l’évêque de Lourdes et l’évêque local. Nous avons eu droit après le théâtre à un petit arrosage sympathique….Enfin vers 23h30 nous étions au lit…

 Michel et Marie Thérèse (Mes deux compagnons de voyage sur quelques étapes) n’étaient pas contents. Ils pensaient passer la nuit dans une chambre d’hôte ce qui ne fut pas le cas …et en plus, ils eurent des frelons dans leur chambre …ce qui a fini de révolter Marie Thérèse…..C’est vrai que le gîte faisait un peu désordre et  laissait un peu à désirer …Anne Marie s’occupait de tant de choses à la fois. Ses proches étaient son fils et  Ray, un compagnon pétri d’histoires à caractère religieux mais gascon jusqu’au bout des ongles et résolument contre toute forme d’autorité religieuse ou autre…

Je n’oublierai jamais cette Anne Marie…

Le Pèlerin

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 00:12

 Mardi 16 Septembre 2003 - Auch - Montesquiou
Départ 7h35 Arrivée 18h30     28 km / 125 km

Est ce que l'on gagne en qualité de vie en fuyant systématiquement les grands centres?, Je n'en suis pas sur.

Photo de votre Serviteur à Montesquiou

Lever 6h00 (Je n'ai pas dormi plus de 5heures, enfin cela devrait aller). J'effectuais une opération pansements avant de démarrer. Départ 7h20. Mr Mélaut nous conduisait jusqu'au GR qui ne passait pas bien loin. La vision de  la chaîne des Pyrénées offrait un magnifique spectacle. Nous avons pris le chemin, Pierre et moi,  et nous sommes arrêtés à 9h20 pour déjeuner. J'en profitais pour faire quelques étirements. Ensuite Pierre est parti devant. Je rejoignais mon collègue (qui marchait plus vite que moi... Aie les pieds!....) Il s'apprêtait à faire demi-tour pour chercher un chapeau qu'il avait perdu sur le chemin. Voilà quelque chose que je ne ferais jamais...Faire demi-tour! il faudrait vraiment une catastrophe (D'ailleurs plus tard, je perdais mon chapeau. J'en achetais un autre, 3 euros). Heureusement pour Pierre, j'étais derrière et j'avais récupéré son couvre-chef. Il en était assez satisfait (il a ainsi économisé 10 km). Nous voilà repartis tous deux et Pierre et moi.  Pierre courrait comme un cabri. Pourtant il était de quatre ans mon aîné, mais il marchait 10 à 15 % plus vite que moi; il est vrai qu'il s'arrêtait plus souvent. Le soir il était tout de même devant moi. Je me suis trompé 2 fois, une première fois à proximité d'un château en cours de rénovation,  j'ai fait 1.5 km de rab. .Il a fallu faire demi tour; l'autre 5 km avant Montesquiou; je me croyais égaré (plus de signalisation). J'ai voulu rejoindre la route qui en fait devenait de plus en plus étroite. Il m'a fallu faire demi tour pour retrouver le GR. La fin de l'étape a été particulièrement chaude et pénible (moins que la veille toutefois). Nous prenions ensuite la route jusqu'à L'Isle de Noé puis le GR jusqu'à Montesquiou. La journée avait été très chaude, la température avoisinait souvent les 36° l'après midi. Alors que je demandais mon chemin je rencontrais souvent des Britanniques. Ils semblaient avoir envahi le Gers. 

Une bonne adresse à Montesquiou:

Mr Denelin 05 62 70 97 43 Site www.montesquiou.info

C'était des gens très brillants, qui avaient fuit la ville. Mais ils passaient leur vie chacun devant un écran pour alimenter le site Internet de la cité au travers d'une connexion 56K. Bon courage, et vivement l'ADSL dans le Gers
Maison à colombages si typique du Gers

 Le Pèlerin

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 00:54

Lundi 15 Septembre 2003  Giscaro – Auch

Départ  6h55 Arrivée  18h 00 43 km / 97 km

Ma première longue étape et quelques démêlés avec la DDE.

Ci-dessus la vieille ville d'Auch
Ci-dessous la cathédrale d'Auch

A Giscaro, le propriétaire du gîte avait évalué à 33 km la longueur du chemin qui nous séparait d’Auch. Je n‘avais pas bien regardé la carte. Sinon, je n’aurais jamais effectué une telle étape…Je suis parti très tôt….Il était 6h55…J’avais pris soin de laisser aux propriétaires, un mot de remerciements. Je pris le GR 653 jusqu’à Gimont…..que j’atteignais…. après 2 heures de marche (j’étais censé avoir fait 5km….pourtant je n’avais pas chômé…)… Je rencontrais 3 biches magnifiques qui ont à peine détalé en me voyant…Je vis des écureuils, beaucoup de gibier, des champignons…mais pas de cèpes…Au sortir de Gimont je perdais  le chemin…..prés de l’église de Cahuzac. Je pris donc la nationale. Il y avait beaucoup de trafic et énormément de camions…Je prenais finalement une route à quatre voies, en voie d’achèvement, et ce pendant plus de 10 km….La voie devait être inaugurée dans les jours qui suivaient ….Je ne gênais personne…et marchais à l’abri du trafic incessant de la nationale…Je me faisais toutefois éjecter de cette voie par une fille de la DDE (Estelle, puisque c’est ainsi qu’elle se nommais),  m’estimant en insécurité sur cette voie me proposa de reprendre la nationale (bourrée de trafic). Je pensais que ces gens de la DDE étaient des cartésiens…. !! Enfin….Après une longue traversée à travers champs, je retrouvais la nationale que je ne quittais plus jusqu’à Auch….Mais que la journée fut rude sous une chaleur accablante…43 km….C’était une première pour moi et j’atteignais Auch complètement desséché….En descendant sur Auch je m’arrêtais chez Citroën…Je leur vidais une cartouche de fontaine d’eau…. J’arrivais chez mon correspondant, Mr Couvreur, 1 ter rue Lakanal, Auch Tel 05 62 60 03 40. Là, je fis connaissance de Pierre un Pèlerin qui démarrait d’Auch…nous décidions de faire un bout de chemin ensemble. Mr Couvreur était très avenant. Son comportement tranchait avec celui des locaux,  assez peu accueillants….avec des chiens assez agressifs; chiens  que je tenais en respect avec mon bâton (pourtant Dieu sait que j’aime les bêtes). Peut être était ce l’effet de la fatigue et une perception non objective…Mr Couvreur nous menait chez notre hébergeur Mr Mélaut,  où la patronne nous avait confectionné un repas de roi:
Potage aux vermicelles, Confit de Canard à volonté, Petits Pois, Fromage et Dessert.
Monsieur Mélaut, qui s’était déjà rendu à St Jacques nous prodigua de nombreux conseils, à Pierre et à moi….nous nous sommes endormis vers 23h30… Il me faudra visiter la Cathédrale d’Auch qui semble magnifique
Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 00:50

        Toulouse - L'Isle Jourdain en deux étapes...Une entréePeu de photos...Je venais de faire l'acquisition d'un appareil numériquue le matin même ...mais je ne l'avais guère en main 
Votre serviteur au départ de Cornebarrieu

 Vendredi 12 Septembre 2003 - Toulouse - Cornebarrieu,
Départ 17h40 Arrivée 19h45 10 km / 10 km, Juste un hors d’œuvre.
Je partais de chez moi à Toulouse Ancely à 17h40. Je pris la direction de Cornebarrieu chargé d’un mini sac et muni de mon bâton aux couleurs de l’Ariège, le pays où j’aime bien vivre et où j’ai effectué de nombreuses randonnées. Je passais devant Airbus, Aéroconstellation centre n° 1 mondial de l’Aéronautique civile. Après une heure de marche, j’atteignais le rond point de la SIDMI. Je longeais les pistes de l’aéroport et me retrouvais à l‘intérieur d‘une villa….ce fut mon premier contact avec un fox terrier. Quelle ne fut pas la surprise de la patronne lorsqu’elle me vit sortir.... de chez elle…. A l’Intermarché de Cornebarrieu, j’achetais une bouteille de champagne rosé. Je rencontrais un collègue de travail qui habitait rue des Capitouls puis atteignais le centre ville de Cornebarrieu, la mairie, le foyer, le jardin magnifique, le cimetière,  puis arrivais chez mon fils Thierry…Il était 19h45. Thierry nous servait un excellent repas arrosé d’un Bordeaux rosé excellent (j’en ai commandé). Valérie nous avait concocté un délicieux repas…Je décompressais. Mais Thierry voulait voir l’élection de miss Europe (sacrée Télé) et je me suis endormi avant la fin de l’émission. Je me suis réveillé à  4h10.
Samedi 13 Septembre 2003 - Cornebarrieu - L’Isle Jourdain ,   Départ 7h45 Arrivée 15h 30
30 km / 40 km, une étape avec Sandrine, ma fille.
Nous sommes partis de chez Thierry le13 septembre à 7h45 avec Sandrine. Le temps était beau et le ciel était moutonneux. Nous avons récupéré le GR 653 sur la route qui menait de Cornebarrieu à Pibrac. Nous traversions un verger de pommes et nous en approvisionnions quelques unes pour la journée. Nous arrivions à Pibrac où se trouve la basilique Sainte Germaine. A la chapelle, je laissais un petit mot sur le registre; mais l’eau était non potable…Elle l’était quelque temps avant. Nous ne rencontrions pas de difficultés majeures jusqu’à la forêt de Bouconne car le chemin était très bien balisé. Toutefois au milieu de la forêt je m’égarais quelque peu. Pour tous ceux qui peuvent s’y égarer, en prenant l’allée tout droit, l’on retrouve de toutes façons le GR….600 mètres plus loin…Il n’y a plus qu’à le suivre sur la droite. Au fur et à mesure que nous avancions, les jambes se faisaient de plus en plus lourdes. D’autre part nous étions à court d’eau (nous comptions nous approvisionner à Sainte Germaine)….Enfin nous pouvions discerner les silos à grain de L’Isle Jourdain. L’arrivée n’était plus très loin. Deux km plus loin nous traversions la route qui menait à Ségoufielle, puis un terrain de rugby, un camping et enfin le lac magnifique tout proche de notre lieu de destination. Sandrine souffrait des chevilles. Nous rejoignions l’Office de Tourisme et le gîte des Pèlerins…Le gîte était assez sommaire mais suffisant. Olivier, mon gendre nous rejoindra avec mes petits enfants afin de récupérer Sandrine. Ils me laissèrent tous avec le chemin devant moi et l’espoir de la réussite. Je me douchais, m’habillais et  fis quelques courses au Supermarché du coin…Plus tard, Je trouvais le moyen de me laisser enfermer à l’intérieur du gîte ; la clef était à l’extérieur et personne ne répondait à mes appels… Il me fallut appeler les gendarmes avec mon portable( moiqui ne voulait pas l'emmener)….Finalement ce fut un jeune rollerskater qui me libéra.. Cela commençait bien….Dans l’ensemble, au cours de cette étape,  je n’aurai pas trouvé les gens très accueillants…Beaucoup de chiens agressifs, peu d’eau …de plus j’eus à faire avec les moustiques… (Heureusement que j’avais ma crème anti-moustique). Le soir je rencontrais Marie-Thérèse et Michel avec qui j’ai discuté quelque peu….Ils partageaient une chambre voisine. La grande satisfaction fut Magali, l’hôtesse de l’Office de Tourisme  de L’Isle Jourdain qui fut certainement l‘hôtesse la plus mignonne du chemin. Je fis  mes mouvements de gymnastique le  soir, opération que je répèterai pendant tout le voyage jusqu’à Santiago. Je ne pourrais arriver au bout sans effectuer ces exercices…Je m’endormais vers 23h00.
Le Pèlerin

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 00:47

 L’Isle Jourdain – Giscaro
Dimanche 14 Septembre 2003 - Départ  8h00 Arrivée  13h 00
14 km / 54 km....Que le Gers est magnifique malgré mes premières ampoules…Une petite étape des pieds en compote

Ci-dessus L'Isle Jourdain, ci-dessous le gîte de Giscaro

Je suis parti de L’Isle Jourdain et rencontrais en chemin Michel et Marie Thérèse …Ce fut un chassé croisé pendant un bon bout de chemin…Je n’eus pas de problème particulier si ce n’est que je portais un sac trop lourd. C’était un jour d’ouverture de la chasse…Je vis du gibier, un lièvre, des faisans…..Je franchissais la nationale à droite puis me dirigeais jusqu’au restaurant de la diligence…La suite du chemin s’effectua sans problème….La journée était très ensoleillée et propice aux ballades.. Je rencontrais d’ailleurs de nombreuses cavalières en formation guidées par un vététiste qui leur indiquait le chemin.  Je crois que nous avons cohabité pendant plus de dix km....C'est dire si ces cavalières prenaient leur temps.. J’arrivais au terme de ma courte étape….  Le Gîte étape « Le Grangé » était perché en haut d’une colline. Il était magnifiquement placé et très bien pourvu…Les propriétaires étaient sympathiques.
J’y arrivais vers 13h00; j‘avais d‘énormes ampoules aux     pieds…Mon calvaire ne faisait que commencer…10E la nuit / 13E chambre et petit déjeuner 23E la 1/2 pension - Tel : 05 62 07 84 92.J’en garderai un souvenir inoubliable.    Le soir je dînais sur l’herbe face à un coucher de soleil magnifique. Les propriétaires qui étaient sortis sont revenus vers 22h00. J’ai discuté un peu avec eux. Ces gens sont charmants.
De quoi avons nous parlé…. de Compostelle naturellement…Je m’endormais vers 23h30

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 00:55

Santiago, dur, dur.. mais quel plaisir..!!

 

Tous les chemins mènent à Saint Jacques de Compostelle...un voyage à travers la France, puis l'Espagne. Saint Jacques de Compostelle c'est 4 chemins, de 1500 /1600 km en moyenne chacun, pour une soixantaine de jours de marche, (Voies de Vézelay, d'Arles, de Tours et du Piémont). Ils vous permettront de découvrir diverses régions de France (Languedoc, Auvergne, Midi Pyrénées, Aquitaine) et toutes leurs particularités. La tradition veut que l'on parte de chez soi et prenne le chemin le plus proche pour se diriger vers l'Espagne en direction d'un point de convergence unique : Puente la Reina. Ensuite On poursuivra son chemin vers Saint Jacques de Compostelle (Santiago de Compostella). Les chemins sont dans l'ensemble bien balisés et l'on ne devrait pas s'égarer; mais parfois la fatigue n'aidant pas ....En Espagne les sentiers sont hyper bien balisés et il n'y a guère que moi qui réussira à se tromper. Les chemins sont dotés de nombreux gîtes où de maisons d'hôte. En Espagne les gîtes sont très nombreux, ce qui permet d'adapter la longueur de la marche à son état de fraîcheur du moment.  Le Conseil de l'Europe, associant la tradition de Compostelle à la formation d'une culture commune européenne, qualifia formellement l'ensemble des pèlerinages à Saint-Jacques de Premier Itinéraire Culturel Européen. En novembre 1999 l'UNESCO inscrivait les chemins de Saint-Jacques au Patrimoine mondial de l'humanité prônant ainsi la sauvegarde du patrimoine historique, littéraire, musical et artistique créé par les pèlerinages.

Les différents chemins en France

  Les différents chemins en Europe

Le chemin le plus usité en France est le Chemin du Puy. C'est semble-t-il le plus magnifique.

Quant à moi de Toulouse, je prendrai la voie d'Arles, celle ci ayant le mérite de traverser Toulouse. J'y traverserai des contrées magnifiques, de Toulouse à Santiago dans un premier temps, d'Arles à Toulouse dans un second temps puis je refis l'an dernier Saint Jean Pied de Port - Saint Jacques. cette année je compte bien terminer les deux chemins en effectuant Le Puy - Saint jean Pied de Port. Le chemin ce sont des rencontres que l'on ne fera nulle part ailleurs, des amis de toujours, un moyen d'afiirmer ou d'appronfondir sa spiritualité, des sites magnifiques, un pari ave'c soi et un challenge sportif. Chacun y prend ce qu'il veut . Tout le monde se respecte..et il n'y a pas le moindre problème de sécurité.
Il est à noter qu'il y a de nombreuses variantes à ces chemins
Les chemins dont on parle beaucoup actuellement sont pour l'Espagne:

La Voie du Nord qui longe la cote atlantique depuis le Pays Basque jusqu'à proximité de Santiago, un problème ...les hébergements...De plus il vous faudra être en excellente forme car cela ne cesse de monter et de descendre
La Via de la Plata depuis Séville jusqu'à Santiago que l'on peut démarrer plus tôt dans l'année avec les mêmes problèmes d'hébergements que pour la Voie du Nord.
Le Pèlerin

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 00:10

Saint Jacques de Compostelle – Equipement – Tout ce qu’il faut, que ce qu’il faut - Soyez ferme sur les poids

Le Matériel

Le sac (à organiser)

Vos papiers / Carte bleue, Carte d’identité, Carte d’assurance européenne, la "Crédancial" à demander à l'évêché le plus proche ou à un organisme d'amis de Saint Jacques, voire à certains gites. Cette « Crédancial » que vous logerez dans une banane, ou dans le sac, vous sera précieuse tout le long du voyage; elle vous sera demandée dans la majeure partie des gîtes….et sans ce sésasmes l’accès au gîte vous sera refusé. Il vous restera à trouver l’hôtel le plus proche

La trousse de toilette ….Deux Serviettes de Toilettes (en synthétique si possible), un savon de Marseille, trois rasoirs jetables de bonne qualité,un tube dentifrice, une brosse à dent de voyage, un peigne, un petit flacon de shampoing

La trousse des affaires courantes comprenant un briquet, un couteau suisse, quelques piles de rechange, du cirage,cinq mètres de fil nylon, un nécessaire à coudre, une dizaine d'épingles à nourrice, une petite lampe de poche avec recharges (frontale), dix élastiques larges.

La Pharmacie.. De façon générale, n’emportez pas ce qui est quasiment inutile, vous trouverez tout ce qu’il faut sur place. Emportez vos médicaments usuels sous forme de distributeur aprés avoir oté les plastiques de protection.

Le kit de première urgence Aspirine, Biafine, Bétadine (ou équivalent en pommade), sparaplaie ou elastoplaste large, sparadrap, pommade anti-inflammatoire, quelques "compeed" (ou équivalent), bandes étroites larges, Ketum, une petite paire de ciseaux

Optionnel Boules Quiès, Collyre, Limodium, crème anti moustique, hexomedine ou bétadine

Les vêtements un couvre-chef, une  paire de lunettes de soleil, trois paires de chaussettes (normales, chaudes suivant la saison ...doubles chaussettes recommandées), trois tee-shirts polyester anti transpirants dont un à manches longues, deux shorts polyester, un ou deux pantalons longs polyester (dont un pour se protéger de la pluie), une paire de sandales, une chemise nylon infroissable, un foulard léger, un poncho(indispensable), un ensemble polaire / coupe vent séparables, une veste à poches, un pull léger très fin, deux caleçons polyester (à combiner avec shorts si possible)

Les accessoires

Le nécessaire un Sac de couchage léger, une gourde métallique d’un litre voire un litre et demi, une gourde à la taille 0.5 l, Copies d’un guide, des poches poubelles

Le Superflu Portable / Mobile, Appareil de photo, pellicules, piles (si vous ne le prenez pas, vous le regeterez), quelques cordons, un lacet pour lunettes de soleil,un tout petit nécessaire à couture, une petite couverture de survie, une paire de gants légers, une paire de guêtres pour se protéger de l'humidité de la prairie.

Le bâton qui vous sera bien utile tout au long du chemin

Le poids total maximum ne doit pas excéder 15% de son poids
vous risquez d'en transporter plus et ce sera "galère". Vous souffrirez..
A suivre
Le Pèlerin

 

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 00:54

Saint Jacques de Compostelle, Prologue et Préparatifs - Septembre 2003

J'ai rencontré le père Philippe De Beaumont à la sacristie de Toulouse St Sernin. J'en garde un souvenir inoubliable. Je crois qu'il  prenait lui aussi plaisir à m'écouter. Il faudra que je retourne le voir. Il m'avait parlé de deux types de comportements : Celui de l'Ingénieur qui organise tout, prévoit tout, même l'imprévisible, celui du bohème qui n'a rien organisé, rien prévu et qui part à l'aventure. L'expérience prouve que notre Ingénieur devra faire face à tant d'imprévus qu'il devra conduire finalement son chemin à la manière du bohème. Cela me réconfortait quelque peu car en fait je n'avais quasiment rien prévu. Je n'avais pas le moindre guide; tout au plus je savais qu'après Cornebarrieu je filerai jusqu'à L'Isle-Jourdain et il m'a fallu attendre le jour J du départ à 17h40 pour savoir où je m'arrêterai lors de la deuxième  étape (Giscaro). Je décidais de partir à l'aventure. Advienne que pourra. J'ai passé les 15 jours qui précédaient le départ réellement sous pression. J'envisageais en effet ce voyage depuis longtemps mais je me suis décidé soudainement. Je me trouvais en excellente forme physique et je voulais en profiter. On ne sait pas ce que nous réserve l'avenir. Je profitais donc de la forme tant qu'elle était présente. J'avais un problème de pharmacie. Trop de médicaments et il me faudra faire des impasses; malgré cela je trimbalais une véritable pharmacie ambulante. Le 10 septembre je faisais mon sac pour la dernière fois. mais il me manquait encore des affaires. Cette banane, ces élastiques plats, le temps qu'ils m'ont demandé. J'étais toutefois à court de sommeil; de plus une infection dentaire soudaine s'était manifestée ?.J'étais sous pénicilline, et ce n'est que vers 13 heures le jour du départ que je rendais visite à ma chirurgienne dentiste. C'est en fait elle qui devait me donner le feu vert du départ. La veille ma fille Sandrine était restée dîner et nous avions fait un peu la fête par anticipation. Je ne dormirai pas plus de quatre heures la veille du départ.

Le Départ de chez mon fils Thierry 13 septembre 2003

  A suivre

Le Pèlerin

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