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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 11:13

Le réchauffement climatique et ses conséquences en zone de montagne

Montagnes de Haute Ariège

Montagnes de Haute Ariège

Général

Le changement climatique actuel est clairement visible dans nos montagnes. Ces impacts sont nombreux et marqués dans les territoires de montagne, où les conditions climatiques changent avec l’altitude.

Des changements rapides du climat sont enregistrés à l’échelle de la planète depuis le début de l’ère industrielle. Cette évolution se caractérise par une augmentation des températures,

Les précipitations diminuent, les températures s'accroissent sans cesse et les événements extrêmes se multiplient, tant en fréquence qu'en intensité.

L'isotherme 0° c monte de plus en plus en altitude

Les sols s'assèchent de plus en plus, les glaciers se raréfient et sont en voie de disparition dans les Pyrénées

Au niveau national, les glaciers ont perdu 40% de leur surface depuis 1850 avec une perte supplémentaire de 10 à 20% depuis 1980. Les territoires de montagne subissent un changement majeur de leurs paysages.

Les prévisions

Depuis le début du 21ème siècle, les records de température s’accumulent démontrant un réchauffement global à l’échelle de la planète :

Tous les ans, le record est battu, et ce depuis le début des mesures.

À l’échelle de la France, l’accroissement des températures annuelles de 2°C au cours du 20ème siècle est 2 fois plus important que dans l’hémisphère nord. Et le réchauffement s'accentue. A ce rythme là, c'est comme si l'on élevait son altitude de 100m tous les 10 ans. Un challenge pour la biodiversité... !

En montagne les zones couvertes de glace ou de neige sont remplacées par des zones de roches sombres accumulant la chaleur. On a perdu un mois d'enneigement depuis les années 1970.

Du coté des précipitations, la tendance est contrastée ; il pleut moins en hiver, dans le sud de la France et plus dans le Nord.

La raréfaction de la neige façonne différemment l’environnement et diminue les réserves d'eau avec des incidences considérables sur la faune et la flore pyrénéenne.

On assiste à une migration des espèces vers des cieux plus cléments. Ainsi on observe une avancée des événements saisonniers au cours des 50 dernières années de 2 à 5 jours par décennie pour les plantes et animaux terrestres. L’arrivée des oiseaux migrateurs est avancée au printemps d'environ 15 jours en 30 ans.....La végétation est également plus précoce; la saison de végétation est plus longue et la productivité est meilleure, mais certaines espèces sensibles au gel, n'y résistent pas.

L’écosystème est complètement chamboulé.

Le cycle des isards en est totalement perturbé, conduisant à une mortalité plus importante des jeunes isards.

Alors la plupart des espèces gagnent de l'altitude et gagnent du terrain contre les espèces adaptées à des conditions froides.

La surface disponible se réduit.

Toutefois la végétation se verdit....tant qu'un minimum d'eau sera présent.

La biodiversité arrivera-t-elle à s’adapter ? C’est tout le défi que les espèces animales et végétales devront résoudre dans un espace très contraint par l'homme.

Le climat futur

Les modèles climatiques, jusqu’en 2100 prévoient une augmentation moyenne de l’ordre de 3,3°C d’ici 2100 par rapport à la période 1960-1990 et une baisse de 20% des précipitations en été, et une hausse de 10% des précipitations en hiver.

Un été sur deux en 2100 dans les Pyrénées devrait être au moins aussi chaud que l’été 2003. Des précipitations intenses devraient se produire en automne avec une intensité jusqu’à + 30% à la fin du siècle.

L'isotherme 0°c est montée de 700 m au mois de juillet dans les Pyrénées

La montagne sera une destination d'été, là où la mer va devenir une destination d'hiver 

A cela on doit ajouter une fragilité des sols de montagne, avec des sols plus friables et une plus forte instabilité des terrains rocheux.  

Le ski survivra-t-il au réchauffement climatique ?

Dans quelques dizaines d'années, lorsque les skieurs d'aujourd'hui raconteront à leurs enfants ou petits-enfants leurs vacances à la neige, ceux-ci les regarderont probablement avec des yeux émerveillés... mais sans espoir d'en faire autant. La réduction de la couverture neigeuse des stations de sports d'hiver d'ici la fin du siècle risque en effet d'atteindre des proportions suffisantes pour modifier totalement les paysages de montagne et leur activité économique saisonnière. Les chercheurs ( suisses notamment) ont établi de trois scenarii pour la période «jusqu'en 2100» - Un scénario interventionniste visant à supprimer 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, et qui correspond à l'objectif de la COP21 de rester au-dessous de 2°C d'augmentation des températures par rapport à l'ère pré-industrielle, et deux scénarios avec poursuite des émissions, associées ou non à une croissance économique mondiale rapide.

Plus de ski au-dessous de 2500 m ?

Quoi qu'il arrive, quels que soient nos efforts, il y aura moins de neige dans les montagnes et la saison des sports d'hiver sera plus courte. "La saison neigeuse à 1.000 mètres dure aujourd'hui environ trois mois, de décembre à fin mars. A la fin du siècle, on ne prévoit pratiquement pas de neige à cette altitude".

Une réduction similaire pourrait être observée à 1.500 m, où la couverture neigeuse serait réduite à seulement trois mois, c'est à dire de mi-décembre à mi-février. On doit noter que ces chiffres sont basés sur un hiver moyen dans la période considérée, et "laissent de côté le fait que les hivers futurs à cette altitude seront souvent caractérisés par une couverture neigeuse éphémère, ce qui de nos jours n'est caractéristique que des altitudes au-dessous de 1000 mètres".

Les stations situées autour de 1500 mètres perdront environ 100 jours de neige, particulièrement à la saison de la fonte des neiges. A Davos (1.560 m) par exemple, il n'y aura que 10 jours de neige de plus qu'il n'y en a aujourd'hui à Coire (593 m). Et Adelboden (1.350 m) aura moins de jours de neige que Berne (542 m) n'en a aujourd'hui.

Même à haute altitude, le changement se fera sentir. A 3.000 mètres, il n'y aurait en 2085 que 165 jours avec une couche neigeuse de plus de 30 cm contre 320 cm aujourd'hui, et la profondeur du manteau neigeux pourrait se réduire jusqu'à 40%. Globalement, si l'on dépasse les 2°C de réchauffement, on ne pourrait skier qu'au-dessus de 2.500 mètres d'ici à la fin du siècle".

"Sauver nos stations"

La durée et la masse de la couverture neigeuse vont rétrécir de façon significative, quelque soit le scénario. Cependant, l'amplitude de ce déclin peut être fortement réduite avec un scénario interventionniste" qui permettrait de "sauver nos stations".

La fin de la neige pour tous ?

Les stations de sports d'hiver, premières concernées, ont déjà commencé à miser sur une certaine diversification. De plus, les sports d'hiver ne se pratiquent plus comme avant.

Les gens font autant de ski sur un moment de la journée beaucoup plus court. Les skieurs, surfeurs et autres snowboardeurs s'adonnent à d'autres distractions en altitude. Mais "sans le ski, c'est compliqué"...Il y a de nombreux emplois non délocalisables. Il faudra envisager un autre modèle économique."

Les stations de moyenne montagne offrent pourtant des activités qui ne sont plus liées à l'enneigement : "Ici on fait du vélo, du parapente, de la montgolfière... mais ce genre d'activités, les gens peuvent aussi les trouver ailleurs. L'hiver, l'élément déclencheur du séjour ici, c'est la neige"et les clients potentiels sont plus informés, plus réactifs : "Avant, les gens réservaient et ils venaient. Aujourd'hui, ils ont les réseaux sociaux, les webcams..." S'ils ne voient pas de neige, ils ne viennent pas.

Bien sûr, il y a toujours la neige artificielle, mais il faut de l'eau et des basses températures. Et cela a aussi un coût et des conséquences ….

Si l'on n'arrivait pas à se maintenir sous les « 2°C », on ne pourrait alors skier qu'en haute altitude, dans un nombre beaucoup plus réduit de stations. Les sports d'hiver pourraient alors cesser d'être une activité de masse pour devenir une distraction pour privilégiés, et l'économie de nombreuses régions montagneuses en pâtirait. Une autre raison pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre.

Mais l'objectif de la COP21 semble de plus en plus difficile à atteindre. Les amoureux des sports d'hiver ont donc intérêt à en profiter, tant qu'ils le peuvent encore...

Les mesures à prendre pour nos stations pyrénéennes

Une diversification est nécessaire ; on doit s'orienter vers le tourisme vert et trouver des alternatives à la pratique du ski

Le réchauffement climatique doit être une opportunité pour changer de modèle ; les hébergements doivent être différents afin de «vivre » avec la montagne.  

Accessoirement, on doit favoriser des transport différents ne favorisant pas la voiture et développer des ressources naturelles alternatives.

Les stations doivent proposer des activités alternatives à celle de la pratique du ski (VTT, Randonnées, Ski de randonnée, Activités de plein air, Thermalisme) 

D'autre part l'ouverture des stations de ski se fait de plus en plus tard et la durée de la saison de ski se réduit considérablement, ce qui se traduit par une réduction des recettes. Les stations de ski sont obligées d'avoir recours à l'enneigement artificiel avec d'importantes répercussions économiques...(investissement et entretien).

Ainsi durant l'hiver 2015, certaines stations ont perdu 25% de leur chiffre d'affaires.. !

De plus, la neige artificielle n'est pas la panacée, car en plus des coûts induits, il faut de toute façon de l'eau et des températures basses... !

N'oublions pas non plus l'accroissement des événements extremest capable de causer d'importants dégâts aux infrastructures liées (complexes hôteliers et appartements ruraux, refuges, installations de télécommunication, routes de montagne et sentiers touristiques) et même parfois chez les résidents".

Un atout pour les Pyrénées, elles sont davantage prisées en dehors de la saison hivernale ; elles peuvent bénéficier d'un regain d'attrait en dehors de la période hivernale (particulièrement en automne), ce qui pourrait accroître le nombre de destinations touristiques dans nos Pyrénées.

Par rapport aux régions touristiques de soleil et plage, car les touristes choisiraient de plus en plus les zones montagneuses pour leurs vacances au lieu des zones littorales, où les températures moyennes et maximales plus élevées pourraient réduire le nombre d'amateurs de ces régions.

Élus locaux, remontées mécaniques, office de tourisme, socio-professionnels, agriculteurs, habitants, etc...toutes ces parties prenantes, devraient remettre à plat le sujet afin de mieux intégrer les changements.

C'est une dynamique globale de développement durable des espaces de montagne, qui est à mettre en œuvre pour sauver les stations de ski et particulièrement celles de moyenne et basse altitude. Il faut repenser le projet de territoire de manière globale en pensant territoire de montagne et non pas uniquement station de ski.

Il faut réinventer nos stations de montagne et concilier tourisme, habitants locaux et respect de la nature. Il s’agit de soutenir et de redonner un rôle aux populations locales et maintenir une identité et un partage avec ceux qui voudront la découvrir.

Les stations devront être des réels lieux de vie et non pas des stations dortoirs pour sports d’hiver.

Le Pèlerin

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 17:46

Social - Ce message s’adresse particulièrement à ceux qui leur applaudissent lorsque le nombre de chômeurs s’accroit sans préjuger de l’effet de leur pessimisme sur la croissance

Chômage: France - Forte baisse du nombre de demandeurs d'emploi en mars 2016

Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 1,7 %, soit 60 000 de moins. Une bonne nouvelle pour l’exécutif dans un contexte social particulièrement tendu…

L’exécutif a de quoi se réjouir. Alors que le français DCNS a raflé ce mardi matin un mégacontrat estimé à 34 milliards d’euros en vue de la construction de la prochaine génération de sous-marins australiens, un « motif de fierté » pour Manuel Valls, le ministère du Travail a annoncé en fin de journée que le nombre de emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité en mars, a diminué de 60 000 par rapport au mois de février, pour s’établir à 3,53 millions en France métropolitaine, soit une baisse de 1,7 %.

Dans le détail, l'amélioration de la situation des jeunes se poursuit: on comptait en mars 508.200 jeunes de moins de 25 ans sans activité (catégorie A), soit une baisse de 1,7% sur un mois. Le nombre de seniors (50 ans et plus) en catégorie A diminue aussi de 1% pour atteindre 888.200.

Une bonne nouvelle relative

Une bonne nouvelle pour l’exécutif dans un contexte social particulièrement tendu entre de nouvelles mobilisations de rue annoncées contre la loi Travail, la colère des intermittents, mais aussi celle du patronat. Mais cette bonne nouvelle reste à relativiser dans la mesure où, le mois dernier, il y avait 3,59 millions de demandeurs d’emploi sans activité inscrits à Pôle emploi, soit un record.

Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a augmenté de 0,5% en métropole.

Cette « baisse mensuelle est la plus importante depuis septembre 2000. Au regard de la volatilité des chiffres, il est important de regarder l’évolution trimestrielle. Il ne faut surtout pas croire que nous sommes désormais sur un rythme de baisse du nombre de chômeurs de 60 000 par mois », commente Eric Heyer, économiste à l’OFCE. Sur les trois derniers mois, leur nombre a diminué de 49.500, la meilleure tendance depuis 2010-11, a précisé le ministère. Avec les demandeurs d’emploi ayant exercé une petite activité, Pôle emploi recensait fin mars 5,45 millions d’inscrits (-8.700) en métropole et de 5,75 millions en incluant l’outre-mer.

L'emploi, un enjeu majeur pour François Hollande

Pour Eric Heyer, avec un taux de croissance qui tourne actuellement autour de 1,5 %, l’activité économique est suffisante pour faire baisser légèrement le chômage d’au moins 13 000 personnes par mois. Dans un communiqué, le ministère estime que la baisse est «le résultat de l'amélioration graduelle de l'activité économique, qui s'est déjà traduite par une reprise des créations d'emploi en 2015, grâce notamment aux effets du Pacte de responsabilité et de solidarité».

L’emploi est un enjeu majeur pour le chef de l’Etat François Hollande qui a conditionné son éventuelle candidature à la présidentielle de 2017 à l’inversion de la courbe du chômage. «Il va pouvoir dire que le chômage a baissé, mais depuis qu’il est arrivé à l’Elysée, il y a 630.000 chômeurs de plus.»

Si le nombre de demandeurs d’emploi baisse de 13.000 en moyenne par mois, il faudrait quatre ans pour revenir au niveau du chômage qui existait lors de son entrée en fonction.

Source 20 minutes.fr

Le Pèlerin

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 17:03

Au Maroc, le plus grand parc solaire du monde va éclairer 6 millions de foyers

Le parc d’Ouarzazate

Le parc d’Ouarzazate

Le parc de Ouarzazate, d'une capacité totale de 580 Mégawatts dont la construction vient d’être achevée devrait-être connecté dans les semaines à venir au réseau électrique.

Travaux.

Quelques jours après la fin du sommet de Paris sur le climat doit être inaugurée aux portes du Sahara la première phase du méga-projet "Noor", présenté par le Maroc comme le plus grand parc solaire au monde. Ouvriers et ingénieurs s'activent pour que l'immense ferme solaire située à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate, au centre du Maroc, entre en activité d'ici à la fin décembre. "Les travaux de construction sont achevés. Nous testons des composantes de cette unité de production en vue de la connecter au réseau national d'ici à la fin de l'année", explique Obaid Amrane, membre du conseil d'administration de l'Agence marocaine de l'énergie solaire. Avec une capacité totale de production d'électricité de 580 megawatts (MW), le parc de Ouarzazate deviendra le "plus grand complexe d'énergie solaire au monde", selon ses concepteurs. Il devrait être à même de fournir de l'électricité à un million de foyers.

Noor 1 sera une vitrine pour le Maroc qui doit accueillir fin 2016 la 22e conférence mondiale sur le climat, au cours de laquelle sera examinée l'application des engagements pris par la COP21 ces jours-ci à Paris. Le royaume, dépourvu d'importantes réserves en hydrocarbures mais très riche en ensoleillement, a développé un ambitieux plan de développement des énergies renouvelables qui doit lui permettre de subvenir à 42% de ses besoins énergétiques par ce biais à l'horizon 2020. Dans ce cadre, le roi Mohamed VI avait lancé en mai 2013 les travaux de la première phase de Noor, d'un coût de 600 millions d'euros. Un millier d'ouvriers ont été mobilisés. Suivront les parcs Noor 2 et 3 en 2016 et 2017 tandis que l'appel d'offre a été ouvert pour Noor 4.

Continuer l'effort après 2030

Répartis sur 450 hectares, un demi-million de miroirs cylindro-paraboliques d'une hauteur de 12 mètres chacun et disposés sur 800 longues rangées suivent lentement le mouvement du soleil. Ils font converger ses rayons pour permettre de chauffer à haute température un fluide caloporteur qui fait ensuite fonctionner une turbine à vapeur. Avec une capacité de production d'électricité de 160 mégawatts, Noor-1 est censé permettre au Maroc de réduire de manière importante ses émissions de gaz à effet de serre. Selon les estimations du ministère de l'Energie, le complexe permettra d'éviter l'émission de 240.000 tonnes de CO2 par an. Et même 522.000 tonnes quand Noor-2 et Noor-3 seront opérationnels. En plus de ses projets solaires, le Maroc a également inauguré fin 2014 à Tarfaya (sud-ouest) le plus grand parc éolien d'Afrique (300 MW). Le coût total de ces différents projets s'élève à 13,1 milliards de dollars (12 milliards d'euros), soit 60% des investissements en énergie du Maroc jusqu'en 2020.

Outre les énergies renouvelables, le Maroc avait également annoncé l'an dernier un vaste projet de développement gazier, destiné à réduire la dépendance énergétique du royaume et qui nécessitera 4,6 milliards de dollars (4,22 milliards d'euros) d'investissements."Les choses se passent bien jusqu'ici, et nous pensons arriver à dépasser 2000 MW pour l'éolien d'ici à 2020", a déclaré le ministre marocain de l'Energie et de l'Environnement, Abdelkader Amara. Rabat est déterminé à poursuivre le développement des énergies renouvelables au-delà de cette date afin de tenir son objectif de réduire de 32% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.

Source Sciences et Avenir

Le Pèlerin

 

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 18:25

27.900 chômeurs de moins en janvier (-0,8%)

Avant que BFM- TV vous explique le contraire – BFM-TV, ces adeptes du « French Bashing » qui adorent vous informer lorsque les trains n’arrivent pas à l’heure et qui font leur choux gras dans la culture du pessimisme

Le nombre des demandeurs d'emploi a diminué de 0,8% en janvier (27.900 chômeurs de moins) en catégorie "A". Mais il est bien trop tôt pour parler d'inversion - enfin - de la courbe du chômage.

L'année commence pas trop mal  sur le front du chômage, même si, bien sûr, la prudence s'impose. En janvier, en catégorie "A", le nombre des demandeurs d'emploi a baissé de 0,8% (-27.900. Sur trois mois, en moyenne, la baisse atteint également 0,8%. Il y a très exactement 3.3552.600 demandeurs d'emploi en France métropolitaine (3.813.500 en incluant les DOM), contre 3.580.500 fin décembre. Ainsi donc, le chômage continue de faire du "yo-yo", après la hausse de 0,4% en décembre et la baisse de 0,4% en novembre.

Le nombre des contrats courts rend la marché du travail très volatile

Une situation due à la structure du marché du travail qui se caractérise  par une "sur consommation" par les entreprises du  nombre de contrats courts qui rendent les données mensuelles du chômage extrêmement volatiles d'un mois sur l'autre: il suffit que le nombre de contrats rompus soit inférieur au nombre de contrats conclus pour que le chômage baisse... un peu. Et, le mois suivant, ce peut être exactement l'inverse. Une situation qui va perdurer tant que la reprise ne sera pas suffisante pour "pousser" les entreprises à conclure des contrats de travail plus longs. Il suffit de savoir que, en janvier, les fins de contrats à  durée déterminée représentaient... 22,4% des motifs d'entrées en catégorie "A, B, C"...

Le "plan Hollande" encore sans effet

A noter également que cette baisse encourageante mais pas déterminante intervient avant même que les mesures "500.000 chômeurs formés", annoncées par le président de la République le 18 janvier, entrent en vigueur. Pour preuve, les demandeurs d'emploi inscrits en catégorie "D", celle qui accueille les chômeurs en formation, est en baisse de 0,3% sur un mois, alors quelle devrait prochainement augmenter du fait de l'afflux de chômeurs en formation que la mesure Hollande va provoquer.

Si, cette fois, on se concentre sur les demandeurs d'emploi inscrits dans les trois catégories "A, B, C", c'est-à-dire en incluant les chômeurs qui ont exercé une activité durant le mois, la baisse est de 0,3% sur un mois, soit 18.300 demandeurs d'emplois de moins. Ils sont 5.459.700 en France métropolitaine et 5.764.300 en incluant les DOM.

Par tranche d'âge, comme c'est globalement maintenant le cas depuis plus d'un an, le nombres des demandeurs d'emploi de moins de 25 ans baisse de 1,5% sur un mois, celui des 25-49 ans diminue aussi (-0,9%) , alors que celui des plus de 50 ans ne bouge pas.

L'intérim  continue de croître

Autre signe encourageant, les sorties de Pôle emploi pour "reprise d'emploi déclarée" sont en hausse de 5,1% sur trois mois.

D'ailleurs, à cet égard, on notera une relative bonne tenue de l'intérim en janvier, considéré comme un indicateur avancé de la situation de l'emploi. Selon le baromètre mensuel de Prism'emploi - la fédération professionnelles des entreprises de l'intérim - après avoir progressé de 9,7% en décembre 2015,  la croissance continue en janvier mais moins fortement (5,6%). Les signaux de reprise sont donc encore à considérer avec prudence. Et, répétons le, la volatilité actuelle du marché du travail, ne permet absolument pas de conclure que l'inversion de la courbe du chômage est enfin une réalité. Il faudra attendre trois mois pour discerner une vraie tendance.

Source La Tribune

Le Pèlerin

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 06:21

Le FMI (un peu) plus optimiste pour la France et la zone euro

La croissance de la France – Et si Hollande avait raison ?

Le Fonds monétaire international est plus confiant quant à l'avenir économique de la France... Dans la mise à jour de ses perspectives publiée ce mardi, l'institution vise une expansion du PIB de 1,2% cette année et de 1,5% en 2016, contre respectivement +0,9% et +1,3% jusqu'ici... Le gouvernement se montre même plus prudent pour 2015, visant une croissance de 1%, tout comme la Commission européenne.

Regain d'activité en zone euro

Le FMI se montre plus optimiste pour la zone euro dans son ensemble. Le repli des prix du pétrole, la baisse des taux d'intérêt et la dépréciation de l'euro, ainsi que l'adoption d'une politique budgétaire plus ou moins neutre, devraient stimuler l'activité en 2015 - 2016", souligne-t-il. Le FMI vise donc une croissance de 1,5% cette année et 1,6% l'an prochain sur le Vieux continent (soit respectivement +0,3 point et +0,2 point par rapport à octobre). L'institution salue d'ailleurs la décision prise par la BCE "d'élargir son programme d'achat d'actifs à la dette souveraine" pour éviter une hausse des taux d'intérêts réels.

Des risques pèsent toujours

Le FMI souligne toutefois la persistance de certains risques et notamment la faible inflation. Même si elle devrait remonter grâce au "redressement modeste de l'activité économique", l'indice des prix restera en dessous de l'objectif fixé par la BCE, soit 2%. L'institution met également en garde contre une remontée rapide des cours de brut et s'inquiète des tensions financières qui "pourraient réapparaître en raison de l'incertitude liée à la Grèce ou de turbulences politiques, et renforcer de nouveau les liens entre les banques et les pays et l'économie réelle". Enfin, à moyen terme, le niveau élevé d'endettement de certains pays européens pourrait devenir un handicap de plus en plus lourd et peser sur l'investissement...

Source Boursier.com Marianne Davril 

Le Pèlerin

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 22:16

Qui sont les "Business Angels" français  

Xavier Niel, patron de Free est le "Business Angel" numéro un en France

Economie - Les "passionnés de l'aventure entrepreneuriale

Ces "passionnés de l'aventure entrepreneuriale qui investissent leur argent personnel dans de jeunes entreprises aux concepts novateurs" - les plus dynamiques ? La société Fundme et France Digitale ont établi le classement de ces investisseurs tricolores qui financent des projets au sein de l'Hexagone - majoritairement - mais aussi à l'étranger...

Quel profil type ?

Cette étude a permis de dresser le profil type du 'Business Angel'. Dans 95% des cas, il s'agit d'un homme dont 75% sont passés par une école de commerce. Ils investissent en priorité dans le secteur du E-Commerce (41%) et Logiciels & Produits High Tech (33%). Interrogés sur leurs motivations, 78% évoquent "l'espoir d'un retour sur investissement", 64% "le soutien à l'entrepreneuriat", 57% "le coup de coeur" et 19% la "défiscalisation".

Xavier Niel, numéro un !

Sans grande surprise, le PDG d'Iliad, maison-mère de Free occupe la première place de ce classement. Selon les données compilées, Xavier Niel a investi pas moins de 35 millions d'euros dans 230 startups depuis 2009. Ce dernier est notamment le co-fondateur du fonds d'investissement Kima Ventures dont le but est de soutenir des entreprises innovantes naissantes. Xavier Niel investit également à titre personnel : l'an dernier, il a ainsi racheté 55% du capital de Monaco Telecom. Il porte aussi le projet du "plus grand incubateur numérique du monde" à la Halle Freyssinet, situé dans le 13 ème arrondissement de Paris, dont les travaux ont débuté l'an dernier...

Le fondateur de Meetic dans le 'top 3'

Sur la deuxième marche du podium, on retrouve Fabrice Grinda (26 millions d'euros, 170 investissements), dont le nom est moins connu. Il s'agit du co-fondateur du site d'enchères OLX. Sur son blog, il se décrit comme un "entrepreneur de l'internet, Business Angel". Il a par ailleurs injecté des fonds dans de grandes sociétés comme Alibaba ou Airbnb.

Le podium est complété par une figure plus célèbre, celle du Fondateur de Meetic, Marc Simoncini avec 12 millions d'euros investis dans 23 startups depuis 2009. Il est à la tête de Jaïna Capital qui a réalisé des placements dans "OuiCar", site Internet dédié à la location de voitures entre particuliers ou encore "Lentillesmoinscheres.com". Avec 9 millions d'euros injectés dans 18 sociétés, le créateur de PriceMinister, Pierre Kosciuscko-Morizet occupe la quatrième place de ce classement, juste devant le fondateur de Smartbox et investisseur historique de LaFourchette, Pierre-Edouard Stérin (7 millions d'euros, sept investissements) qui complète le 'top 5'...

Source Boursier.com Marianne Davril 

Le Pèlerin

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 21:04

L'Inde commande 36 Rafale à la France – Information confirmée pat le Premier ministre indien, Narendra Modi

Le Rafale

Le Rafale

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a annoncé vendredi à Paris que son pays allait acheter 36 avions de combat Rafale à la France.

"J'ai demandé au président Hollande de nous fournir 36 Rafale, prêts à voler", a-t-il déclaré lors d'un point de presse avec le président français.

Le gouvernement indien était en négociations exclusives avec Dassault depuis janvier 2012 pour l'achat de 126 Rafale, dont 108 fabriqués en Inde, pour un montant alors estimé à 20 milliards de dollars mais les négociations se sont enlisées sur le coût et l'assemblage des appareils en Inde.

"Je souhaite, mais il n'y a pas non plus de date limite, que nous puissions avancer au cours de la visite du Premier ministre Modi, mais il y aura d'autres rencontres et nous verrons bien comment nous pouvons finaliser ce possible contrat", a déclaré dans l'après-midi François Hollande à ce sujet, en marge de l'inauguration de la réplique de la grotte Chauvet à Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche).

Source Challenge.fr /  AFP

Le Pèlerin

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 20:43

Le déficit commercial de la France s'est réduit au mois de février

France - Déficit commercial : merci Airbus !

Ce déficit s'établissait à -3,4 milliards d'euros après -3,7 milliards d'euros en janvier, a annoncé le service des Douanes ce mercredi. "La tendance à la réduction du déficit se confirme : il atteint -50,9 milliards pour le cumul des 12 derniers mois contre -53,6 milliards d'euros (chiffre révisé) pour l'année 2014", précisent les auteurs de la note de conjoncture.

L'aéronautique en soutien

La bonne tenue des ventes aéronautiques et spatiales explique en partie l'amélioration du solde commercial. Les Douanes notent la belle performance d'Airbus Group, le résultat de février étant "largement supérieur à ceux enregistrés au cours des mêmes mois des années antérieures". Dans le détail, les livraisons définitives d'Airbus atteignent 2,290 milliards d'euros pour 23 appareils (dont 3 A380), contre 1,726 milliard d'euros en janvier pour 23 appareils. Les ventes de satellites sont également en hausse, atteignant 300 millions d'euros grâce à deux importants contrats.

Autre élément expliquant l'amélioration du solde commercial : le coût de la facture énergétique se tasse. "Les achats d'hydrocarbures naturels et de pétrole raffiné diminuent simultanément en valeur tandis que la baisse des prix se poursuit", expliquent les Douanes. Rappelons qu'en 2014, le cours de l'or noir a été divisé par deux. Le baril de Brent se situe désormais sous la barre symbolique des 60 dollars...

Source Boursier.com Marianne Davril

Le Pèlerin 

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:31

La crise des prix du pétrole et la crise du rouble rendent les marchés très fébriles 

Economie - Chute des prix du pétrole - Les cours du pétrole au plus bas depuis cinq ans

Les cours du pétrole flirtaient mardi avec des plus bas de cinq ans dans un marché peu actif de fin d'année englué dans les craintes de surabondance de l'offre d'or noir.

Les cours du pétrole flirtaient mardi avec des plus bas de cinq ans dans un marché peu actif de fin d'année englué dans les craintes de surabondance de l'offre d'or noir.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en février s'appréciait de 15 cents, à 53,76 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance prenait 14 cents, à 58,02 dollars.

Au Venezuela qui abrite les plus importantes réserves de brut au monde, le prix du baril de pétrole vénézuélien est passé en dessous de la barre des 50 dollars, à 48 USD, un de ses niveaux les plus bas de ces dernières années, a déclaré mardi le président Nicolas Maduro, accusant les Etats-Unis de mener une «guerre du pétrole».

«Au mois de septembre (le pétrole vénézuélien) était à 95 dollars le baril, aujourd'hui 29 décembre à 48 dollars le baril, il a chuté de plus de 50 dollars», a déclaré M. Maduro lors d'un événement public.

Interrogé par l'AFP Michael McCarthy, analyste chez CMC Markets à Sydney, explique que «les prix tombent à des nouveaux plus bas en raison des préoccupations à long terme sur les niveaux de production américains».

Les cours de l'or noir ont perdu environ 50% de leur valeur depuis la mi-juin, grevés par l'abondance de l'offre, le renforcement du dollar et la faiblesse de la demande dans un contexte de ralentissement de l'économie mondiale.

De surcroît, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a refusé de réduire sa production pour soutenir les cours en dépit de l'abondance de l'offre due en partie à la production américaine de pétrole de schiste.

D'après les analystes, les marchés sont également pessimistes en raison de la crise politique grecque tandis qu'ils s'attendent à de mauvais chiffres émanant de l'industrie chinoise et à une augmentation éventuelle des stocks américains.

Source 20 minutes.fr

Le Pèlerin

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 17:39

La France, 5ème puissance mondiale depuis 500 ans

La France face au french Bashing

La France traverse une grave crise de confiance. Confiance dans sa capacité à affronter les mutations du monde. Confiance dans ses élites dirigeantes et leur capacité à maintenir notre pays à son rang. Les sujets d’inquiétude sont certes nombreux, mais à y regarder de plus près les raisons d’être optimiste sont très nombreuses car, bon an mal an, et malgré les aléas de l’Histoire, la France se maintient depuis 500 ans à la 5ème place mondiale. Regardons sur quoi repose cette 5ème place assez homogène selon les secteurs :
PIB = 5ème place (2900 Mds, 1 = USA, 2 = CH, 3 = JA, 4 = RFA)
Exportations = 5ème exportateur mondial (600 mds € , 1= CH, 2 = RFA, 3 = USA, 4 = JA)
Exportations agricoles = 4ème exportateur mondial (1 = USA, 2 = Pays-Bas, 3 = Brésil, 5 = 5 RFA)
Productivité du travail = 5ème rang mondial en productivité annuelle par travailleur, 3ème rang mondial en productivité horaire, (1 = USA, 2 = Irlande, 3 =3 Lux, 4 = 4 Bel )
Production industrielle = 7ème place (300 Mds, 1 = CH, 2 = 2 USA, 3 = JA, 4 = RFA, 5 = Brésil, 6 = IT)
Grandes entreprises = 4ème rang mondial des 500 plus grandes entreprises ( 1 = USA, 2 = CH, 3 = JA, 5 = RFA)
Rayonnement scientifique / Prix Nobel scientifiques = 4ème rang mondial (1 = USA, 2 = UK, 3 = RFA)
Rayonnement linguistique = le français 6 ème langue parlée dans le monde (274 millions de francophones, 1 = mandarin, 2 = anglais, 3 = espagnol, 4 = arabe, 5 = 5 hindi)
Rayonnement numérique / Nombre d’abonnés au haut débit internet = 5ème rang mondial ( 23 millions, 1 = USA, 2 = CH, 3 = JA, 4 = RFA, 6 = UK)
Attractivité économique / stocks d’investissements étrangers : 4ème rang mondial (960 Mds, 1 = USA, 2 = UK, 3 = CH, 5 = Belg, 6 = RFA)
Attractivité touristique : 3ème rang mondial en termes de recettes (1 = USA, 2 = Esp, 4 = IT)
Rayonnement culturel / production de films = 5 ème rang mondial (1 = IN, 2 = CH, 3 = USA, 4 = JA)
Espérance de vie = 5ème rang mondial (81, 19 ans , 1 = JA, 2 = Singapour, 3 = Aus, 4 = Can)
Puissance militaire = 5 ème rang global, 3ème rang nucléaire (ex æquo avec UK , 1 = USA, 2 = RUS , 3 = CH, 4 = IN)
Puissance financière = La place de Paris occupe le 4ème rang mondial en terme de capitalisation et le 6ème en terme de volume d’échanges (1 = USA, 2 = JA, 3 = CH, 4 = UK)
Puissance bancaire = 2 banques françaises dans les 10 premières banques mondiales. Et l’ensemble des banques françaises détiennent une part du marché mondial qui place la France dans le Top 5 mondial avec les USA, la Chine, le Royaume-Uni et les Pays-bas.
Ces indicateurs sont certes disparates et incomplets, mais ils donnent le ton : dans le concert des nations, la France occupe aujourd’hui la cinquième place mondiale. Il y a certes des tendances qui nous sont défavorables, notamment dans la production industrielle qui régresse chaque année en France. Mais que ce soit sur des indicateurs économiques, financiers ou sociaux et culturels, la France est toujours globalement en cinquième position. Certains objecteront que ce qui compte avant tout n’est pas tant la place à un instant T que la tendance générale. Mais, c’est justement là que réside l’originalité de la France en comparaison de ses compétiteurs : depuis 500 ans la France est vaille que vaille la cinquième puissance mondiale. C’est sa place et elle s’y accroche.
Regardons ce qu’il en est au cours des siècles :
À la Renaissance, la France occupe la 5ème place mondiale derrière la Chine, l’Inde, l’empire Ottoman et l’Espagne.
200 ans plus tard, à la mort de Louis XIV, la France est la 4ème ou 5ème puissance mondiale, derrière la Chine, l’Inde, l’empire Ottoman, et peut-être la Perse.
En 1815 après l’effondrement de l’Empire napoléonien, la France était la 4ème puissance mondiale derrière la Chine, l’Inde et le Royaume-Uni.
Cent ans plus tard à la veille de la première guerre mondiale, la France était 5ème si on y ajoutait ses colonies, 7ème puissance sans ses colonies , derrière les USA, la Chine, l’Allemagne, la Russie, le Royaume-Uni, l’Inde.
La France reconquiert sa 5ème place mondiale après la seconde guerre mondiale (elle atteint cette place au tournant des années 70) malgré la perte de ses colonies. 5ème place mondiale qu’elle conserve jusqu’à nos jours.
Ce tour d’horizon nous montre que depuis 500 ans environ, la France en tant que puissance mondiale, navigue sur la crête de la cinquième place. Et ce malgré de grands bouleversements dans les 4 premières places du classement : l’effondrement de l’empire ottoman au XIX° siècle, l’irruption des USA en tête du peloton au XX° siècle, l’endormissement de la Chine au XIX° siècle puis son réveil au XXI°, la disparition de l’empire espagnol, la révolution industrielle initiée par le Royaume-Uni et son lent déclin, la montée en puissance de l’Allemagne après son rebond démographique à la fin du XIX° siècle.
On voit que la France occupe une place originale et constante. La cinquième.

Elle ne doit d’ailleurs pas cette place aux mêmes causes : Si la France occupe la cinquième place mondiale au XVI° et au XVII° siècle , elle le doit sans doute à sa démographie très dynamique, la France étant alors le pays le plus peuplé d’Europe. Par contre, pour des raisons inverses, l’effondrement démographique français au XIX° aurait pu provoquer notre recul. Nous l’avons compensé en partie par l’impérialisme en nous constituant le 2ème empire colonial mondial. Avec la fin de colonies, on aurait pu craindre une rechute, mais ce sont les grands projets gaulliens et le statut politique original que la France avait acquis en Europe à la fin de la seconde guerre mondiale qui lui ont permis de reconquérir notre place perdue avec le désastre de 1940.
D’où nous vient alors ce pessimisme ambiant ? Si on essaie de s’extraire de la conjoncture économique et politique actuelle, il faut certainement le situer au tournant des années 70. Quand le président Giscard d’Estaing rompant avec la dynamique gaulliste nous réduisit à une infime portion de la population mondiale en nous affirmant qu’un pays de 50 millions d’habitants ne représentait finalement pas grand chose sur une planète de 6 milliards d’humains et nous invitait à nous convertir à l’Europe supranationale.
Cette affirmation était dénuée de tout fondement analytique et historique, on l’a vu : la France occupe depuis 500 ans la cinquième place mondiale, quelques soient les innombrables ruptures économiques, démographiques, géopolitiques qui sont intervenues dans le monde. Nous la devons à la conjonction de plusieurs faits incontournables dans le domaine culturel, géographique : la place incomparable que la France occupe en Europe avec 3 façades ouvertes sur la mer du Nord, l’Atlantique et la Méditerranée, la confluence des cultures latines et germaniques, la cohabitation d’au moins trois fonds anthropologiques qui font la diversité et l’originalité françaises – les familles nucléaires dans le bassin parisien, les familles souches sur les marches de l’est et de l’ouest, les familles communautaires dans le centre et sur l’arc méditerranéen.
Quoi qu’en disent les défaitistes et les déclinistes de tout acabit, la France s’est toujours battue sur la crête de la cinquième place mondiale. Et la France, même si certains le voudraient, restera toujours aux confluents de la plaque européenne où se conjuguent la culture, une religion de paix, une conscience sociale élevée, un génie industriel incomparables.
Giscard nous a endormis en nous faisant croire que la France ne pourrait désormais plus rien seule. Les élites françaises qui sont antinationales (et l’ont toujours été… C’est une des particularités du « génie français) lui ont emboîté le pas avec allégresse. L’Europe devenait notre unique horizon, notre planche de salut. Mon propos n’est pas ici de remettre en cause toutes les avancées européennes, mais de poser une question.
« Les institutions européennes doivent-elles être, peuvent-elle être un levier conjoncturel pour permettre à la France de maintenir son rang de cinquième puissance mondial qu’elle occupe depuis 500 ans ? Ou doit-on considérer l’Europe comme un facteur de renoncement à défendre la place de la France dans le monde ? »
Cette question est centrale. Et si la France doit s’effacer derrière l’Europe personne ne nous a dit pourquoi. En tout cas, l’Histoire nous prouve que cette injonction ne repose sur aucune donnée valable. Ni au cours des 500 dernières années, ni très probablement au cours du siècle qui s’ouvre à nous.Revendiquer pour la France au XXI° siècle la place de cinquième puissance mondiale, refuser que la France se dissolve dans un espace paneuropéen sans limites, ce n’est pas nous enfermer dans une logique à la nord-coréenne. C’est au contraire retrouver les sources d’un dynamisme et d’un optimisme renouvelés. C’est reconquérir l’énergie qui nous manque aujourd’hui pour défendre notre rang.
Source CAUSEUR.fr

Le Pèlerin

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