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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 06:54

Economie - Survol de la crise financière de ses suites (2007-2010)

tour Goldman Sachs

Tour Goldman Sachs

 

« Chaque fois que la liberté du commerce atteint au droit naturel, c’est ce dernier qui doit l’emporter » T. Jefferson

La crise financière a eu deux vertus. La première a été de sortir certains néolibéraux de leurs illusions et de les convier à plus de pragmatisme.

La seconde a été de pousser les dirigeants des pays occidentaux et de pays « émergents » à un examen de conscience et à un désir de moraliser les marchés financiers, au sens large, qui ont tendance à servir de moins en moins l’économie réelle (celle qui produit des biens et services non financiers). Dans ce nouveau contexte, la plupart des Etats ont réinvesti, temporairement, la sphère économique, par le biais de politiques monétaires et financières laxistes, peu orthodoxes. Alors que leur impact favorable sur l’économie réelle a été plutôt limité, ces interventions tendent à refluer, non sans résistance sociale et inquiétude.

La cause première : Les «subprimes»

Pour doper leur croissance économique et, ajoute A. Greenspen, précédent président de la Federal Reserve Board (Fed), pour diffuser la propriété immobilière et rendre le système capitaliste séduisant, les Etats-Unis ont recouru à une politique monétaire expansionniste. Les banquiers américains, s’arc-boutant sur des taux d’intérêt, modiques mais variables et majorés de primes, ont financé, sans mesure, les achats de domiciles, en faisant le pari insensé sur l’irréversibilité de l’ascension du prix de la pierre et en engrangeant des profits substantiels ; encouragés par une distribution généreuse de « bonus » de primes ou par la cupidité (en l’absence de « malus » sanctionnant leurs contre-performances) et compte tenu de l’imprudence des agences de notation et des instances de supervision (quand elles n’ont pas été abusées), ils ont versé dans une gestion irresponsable du risque, en inventant les prêts (parfois supérieurs au prix d’acquisition du bien immobilier) consentis, non sans fraude, à des ménages sans capacité de remboursement. Deux événements quasi simultanés ont fait, dès 2007, la gravité de la débâcle du système financier américain : l’arrivée à terme de vastes programmes de construction et la hausse du coût des prêts immobiliers, responsable du défaut de millions de ménages dont l’habitation a été saisie et mise en vente ; certains débiteurs n’ont pas attendu cette saisie pour abandonner leur demeure hypothéquée au profit de l’institution créancière.

Cette offre excessive de logements en a provoqué l’effondrement du prix, empêchant les créanciers saisissants de recouvrer leur dû. La mévente des habitations à des prix dérisoires ont causé, au moins, un sévère problème de liquidité aux banques créancières mais également à tous les établissements leur ayant racheté, sur un marché financier intégré, globalisé des créances hypothécaires. Car, pour partager les risques et, aussi, pour reconstituer leurs fonds propres et se conformer aux règles prudentielles (édictées par les autorités monétaires), il est courant que les banques, ayant consenti des prêts hypothécaires, « titrisent » ces créances et les cèdent (sans garantie de solvabilité du débiteur à l’échéance) à d’autres institutions spécialisées ou non, locales ou étrangères. La « financiarisation » des transactions immobilières (portée, en Algérie, par la loi 06/05 sur la titrisation) a conduit à l’apparition d’un marché opaque du refinancement hypothécaire (fonctionnant en cascades et dont l’existence n’est pas, maintenant, sans être stigmatisée). Avant la survenance de cette crise, la titrisation, qui est en soi une technique saine, a été profitable, incitant l’ingénierie financière à l’étendre à d’autres créances, des créances nées (comme celle du commerce international) ou des créances futures : certains pays en développement ont titrisé, avec succès, des recettes extérieures futures tirées des remises de leurs émigrés. La tempête ayant soufflé sur les « subprimes » ne pouvait donc emporter banques et institutions financière de nombreux pays ayant opéré, directement ou non, sur le marché hypothécaire américain. Ainsi Dexia, banque européenne, a dû être recapitalisée par trois Etats (Luxembourg, Belgique et France) et s’est lancée depuis, dans une profonde restructuration d’activité.

Des turbulences boursières à la récession

Suivant le cas, le non-recouvrement de prêts hypothécaires a engendré, au niveau des établissements financiers, au sens large. • Soit des tensions surmontables, temporaires, au niveau de la liquidité, de la rentabilité ou de la solvabilité ; • Soit des situations de détresse, frisant la faillite (comme celle la bancassurance belgo-hollandaise Fortis) ayant ou non déclenché une intervention externe de sauvetage ; cette dernière a, en effet, manqué à la banque d’affaires Lehman Brothers mise en liquidation et continue de faire défaut à des dizaines de banques, de taille plus modeste. L’effroi provoqué par cette crise s’explique, aisément, les institutions financières de par leur interconnexion et leur ramification dans l’économie réelle, ne sont pas des entités commerciales comme les autres, l’effondrement de l’une d’entre elles est, toujours, un séisme économique et social de magnitude variable, c’est un risque pour le système financier et l’économie réelle qui en dépend, spécialement quand la taille de l’établissement et sa notoriété ne sont pas négligeables. Pour faire face à leur manque de liquidité, les institutions financières, y compris les acteurs boursiers, soucieux de sécuriser leur patrimoine sous forme liquide :
1- se sont mis à essayer de reconstituer leur trésorerie en se mettant à la quête d’acquéreur sur les marchés déprimés des actifs immobiliers et des valeurs mobilières, des fonds de pensions ou des compagnies d’assurance (ayant fait la part belle aux actions dans leur placement boursier), des fonds d’investissement des « hedge funds » (« fonds spéculatif »), etc. ont liquidé souvent à perte leur position en Bourse pour rembourser leurs adhérents ou leurs emprunts (à court terme) ou plus naturellement pour récupérer le maximum de fonds avec une décrue plus profonde du marché, des entreprises saines ont étaient sous-capitalisée en Bourse à la suite de la fonte du cours de leur portefeuille de titre, détériorant leur situation comptable et leur signature ;
2- ont, après réévaluation du risque, renchéri le crédit et comprimé son offre tant à l’économie réelle que sur le marché interbancaire, le marché monétaire ; même le crédit documentaire, encensé en Algérie, depuis 2009, pour sa « traçabilité » a été érigée en produit « toxique »
3- ont renoncé à investir ou ont désinvesti de grands groupes bancaires et par exemple réduit le financement de leurs filiales à l’étranger.
4- ont semé l’inquiétude au sein des populations, clientes, obligé des banques en vertu de la législation antiblanchiment. Les particuliers ayant volontairement effectué des investissements financiers par le canal de banque, s’en sont défaits, avec plus ou moins de moins-values, pendant que de simples déposants ont craint pour leur argent, car depuis la décennie 90, banque de détails et banques d’affaires ont été diluées dans la « banque universelle » qui peut spéculer à son propre profit avec les fonds des épargnants et à leur insu. Tout un chacun se souvient des files d’attente des déposants britanniques paniqués devant les agences de Northern Bank, en 2008, que seule l’interférence des pouvoirs publics a pu apaiser ;
5- N’ont pas hésité, dans certains cas, à accueillir et donc à blanchir des capitaux sales. Abstraction faite des entreprises détenant un portefeuille de créances consistant, qu’elles ont pu vendre à des « factor » (dont l’activité a reçu un coup de fouet) des entreprises viables ont dû, faute de prêts bancaires pour financer production et investissement et par conséquent, soutenir indirectement la demande globale, recourir à des fermetures temporaires de leurs portes, à du chômage technique et à des compressions d’effectifs associés parfois à des baisses de salaire ou à des délocalisations.

Parallèlement, des entreprises moins chanceuses ont purement et simplement déposé leur bilan, dégradant davantage et brutalement le marché du travail et le pouvoir d’achat de la population à la demande globale des produits domestiques et importer (comme les hydrocarbures) la courbe descendante de la demande a amplifié la contraction de l’offre de la production et de l’emploi et décourager l’investissement. Le cercle vicieux de la récession (caractériser par la déflation ou le ralentissement de l’inflation) a ainsi été mis au mouvement multipliant les défauts de débiteurs, à l’endroit du système bancaire et aggravant son ajustement. Le recul de l’activité économique surgi aux Etats-Unis s’est effectué à un rythme rapide, rappelant celui de la Grande Dépression des années 1929-30 sans changer aucune économie réelle du fait des interdépendances, plus ou moins denses, tissées par la mondialisation, le libre-échange ; cette transmission démontre la résistance de la capacité d’entraînement du reste du monde par l’économie américaine. Globalement, les pays en développement n’ont pas été affectés directement par le marasme bancaire et boursier international, quand leur système financier (comme celui du Maghreb) est déconnecté des grandes places au moyen du contrôle des changes.Toutefois, leurs réserves de change ont été écornées par une éventuelle défaillance d’une institution étrangère dépositaire et/ou par l’instabilité du marché des changes. Quant à la récession, elle les a affectés par le biais de la réduction de l’aide étrangère, des remises de leurs nationaux, des prix des quantité des produits primaires ou manufacturés exportés. Dans les pays de l’OPEP, les recettes extérieures, après avoir atteint sous l’effet de la spéculation des niveaux extraordinaires (auraient même des soucis quant à leurs placements ou leur affectation) ont sensiblement fondu.

Les réactions publiques : la résurrection du keynésianisme et du nationalisme

Abstraction faite de l’ère soviéto-communiste, la doctrine libérale (associée au capitalisme) s’est largement imposée, en s’étendant du secteur réel (agriculture et industrie) à la finance ; son double fondement est la protection de la propriété privée et le « laisser faire-laisser-aller », inscrit d’ailleurs dans la Constitution algérienne. Pour les libéraux, même en situation de spéculation, le marché est efficace, s’autorégule, exclut toute fraude et requiert pour conduire à des situations optimales, la neutralité de l’Etat ; c’est au nom de cette neutralité que la grande banque Lehman Brothers a été abandonnée à son triste sort en 2008, quand elle a chaviré. La spéculation effrénée à Wall Street (avec la bénédiction de conservateurs) a causé la Grande Dépression de 1929, d’où des mouvements populaires quasi révolutionnaires (fascinés alors par le mirage fasciste ou encore par la stabilité socio-économique de l’Union soviétique, espace autarcisant, « encerclé » par les « blancs et leurs alliés »).

Dans les années 1930, alors qu’aux Etats-Unis ont lieu, sous une administration démocrate, celle de F. D. Roosevelt, des réaction salvatrices (abolition de la banque universelle par le Glass Steagall Act, création d’une commission de surveillance de Wall Street, etc), l’Anglais J. M. Keynes cherche à sauver le capitalisme de ses excès, en le revisitant et en faisant de l’Etat l’agent économique majeur, l’Etat-providence surgit, ici et là, à la même période. Il se consolide après la Seconde Guerre mondiale. Le capitalisme libéral est momentanément refondé. A partir des années 1950, la notion de libre-échange gagne du terrain en Europe, notamment, avant que la déréglementation financière ne s’accélère (retour à la libre convertibilité du yen et des principales monnaies européennes, apparition à Londres du marché non régulé et non contrôlé de l’euro-dollar, flottement du cours du dollar, prolifération de programmes de stabilisation – ajustement structurel du FMI, restauration de la banque universelle, etc). Avec l’effritement du tiers-mondisme, fin des années 1970, puis l’effondrement du bloc soviétique, le néo-libéralisme pavane et semble ne disposer d’aucune alternative. La crise financière produite par les « subprimes » a paru, par sa brutalité, surprendre, en 2008, le monde politique. Pourtant, elle a commencé une année auparavant.

Après une large concertation internationale, procédant du multilatéralisme, symbolisé par les institutions internationales fondées dans l’après-guerre, des réactions publiques « contracycliques » similaires, convergentes se sont manifestées, ici et là, y compris aux Etats-Unis, en s’inspirant (temporairement) des enseignements keynésiens (sans en épouser leur protectionnisme commercial) et prônant une cohabitation de l’Etat régulateur avec le marché, fondement de la social-démocratie moderne. Ce retour de la puissance publique dans la vie économique a même été qualifié de dérive socialiste par les ultraconservateurs américains, hostiles à toute assistance aux agents économiques en difficulté (ménages, entreprises, etc.). La Grande-Bretagne, chantre du libéralisme depuis l’ère Thatcher, se faisant violence, a donné le temps et a servi, dans certains cas, de « modèle de référence ». Elle n’a pas hésité à user de nationalisations « temporaires » », en prenant des participations, dans des banques en défaut, tout en mettant en place un système de garantie étatique des prêts interbancaires (agenda imité par d’autres pays, comme la France, la Belgique, les Etats-Unis, etc.) ; de plus, contrairement à d’autres pays, elle a sollicité la coopération des monarchies du Golfe (dont les placements à l’étranger sont estimés à 2500 milliards de dollars) renflouer les institutions financières, en contrepartie d’une non-imposition, d’une « immunité monarchique » ; l’intérêt de ce recours à des fonds souverains arabes et ceux-ci interfèrent dans l’administration de leurs filiales, n’utilisent que leurs capitaux propres et s’impliquent à long terme (contrairement aux fonds spéculatifs ou à d’autres investisseurs, ayant un faible pour les placements à court terme). Par ailleurs. en plus des allégements fiscaux et de l’accroissement des transferts sociaux visant à accroître le pouvoir d’achat de la population et la consommation, la dépense publique a été mise à contribution à travers le déploiement ou le renforcement de grands programmes de travaux publics (à l’instar du « New Deal » lancé, en 1933, par le président F. D. Roosevelt) ou de commandes : aux industries d’armement (bien que les dépenses d’équipement public, contrairement aux dépenses de fonctionnement, aient un impact retardé sur le système productif). Le Japon, la Chine, la Suisse, la France, l’Allemagne, etc., déploient des programmes exceptionnels de sauvetage des banques et d’équipement publiqcs avec parfois des relents de nationalisme quand les pouvoirs publics érigent des mécanismes d’éviction et des prises de participation par des capitaux étrangers dans des entreprises en détresse est considéré comme stratégie.

Aux Etats-Unis, le Parlement a voté le « Troubled Asset Relief Programme » autorisant entre autres le rachat par le Trésor de créances douteuses ou d’action d’institutions financière (sans implications dans leur gestion, sous réserve que leurs dirigeants modèrent leur rémunération), de plus, malgré ses hésitations idéologiques, l’administration américaine a fait le pas vers la nationalisation partielle, pour mieux contrôler la gouvernance et la restructuration de certaines institutions, comme l’assureur l’AlG. Enfin, les Etats-Unis et d’autres pays ont relevé le seuil de garantie des dépôts bancaires. Ces efforts financiers, destinés à soutenir la demande globale et l’activité économique, sont déployés par les Etats au mépris de l’équilibre des finances publiques, si cher à l’orthodoxie libérale : presque partout, les déficits budgétaires abyssaux ont alourdi la dette publique (à léguer aux générations futures de contribuables). Aux Etats-Unis, le ratio dette publique/produit global s’est alourdi de 63 à 103% en 2007/09, à cause, entre autres, des guerres en Orient, alors que son déficit budgétaire s’est monté, en fin d’exercice, en septembre 2009, à 1400 milliards de dollars. En Europe, même les pays signataires de l’Accord de Maastricht, l’accord de « stabilité et de croissance » ont convenu de geler l’obligation que leur dicte ce dernier, de cantonner leur déficit budgétaire éventuel à moins de 3% du produit global et le ratio dette publique/produit global à 60%. La France a vu son déficit budgétaire et le poids de sa dette se hisser, respectivement, à 9 et 75 % du produit global. La Grande-Bretagne a renoncé à sa rigueur budgétaire pour afficher un déficit impressionnant des finances publiques. La conséquence de cette démarche a été l’affaiblissement de la marge de manœuvre des Etats, c’est-à-dire de leur aptitude à poursuivre leurs dépenses sans compromettre au moins leur crédibilité, leur solvabilité.

Parallèlement aux Trésors publics, les banques centrales ont pris trois mesures importantes pour tenter d’endiguer la dépression annoncée et soutenir le crédit à l’économie réelle :
1) la perfusion au Japon, en Europe, aux Etats-Unis, etc., des marchés interbancaires (sans se soucier du risque inflationniste susceptible d’être entraîné par l’expansion de la masse monétaire) ;
2) l’amenuisement du taux d’intérêt pour alléger l’asphyxie financière des entreprises et réactiver l’investissement boursier, une fois la confiance rétablie ; aux Etats-Unis, comme en Suisse, le taux d’intérêt directeur est proche de 0% tandis que celui de la Banque d’Angleterre n’a pas été aussi bas qu’aujourd’hui, depuis plusieurs siècles. Pourtant, cette mesure n’a pas montré son efficacité, lors de la grave récession subie dans les années 1990 par le Japon ; cette inefficacité explique que si, en 1950 et 199, le produit par tête de pays a représenté, respectivement, 20 et 85 % du même produit aux Etats-Unis, en 2006, il n’en formait plus que 72% ;
3) l’ouverture par la Fed de crédits à moyen terme aux entreprises financières et non financières (rachat de titres hypothécaires, prise en pension de titres de trésorerie du secteur réel et souscription BCE vient d’accepter de racheter des obligations des Etats membres sur le marché secondaire. Le FMI (qui se plaignait, il n’y a pas si longtemps, d’une sous-activité) a vu, de son côté, arriver brusquement à sa porte une cohorte d’Etats membres dont les avancées en matière de stabilité macro-économique ont été menacées par les soubresauts du système financier international. Il a, même, instauré une ligne de crédit, modulable et inconditionnelle consistant à garantir les emprunts obligataires des seuls Etats membres (à l’instar de la Pologne ou du Mexique) ayant mené, jusque-là, une politique économique saine, conforme aux normes orthodoxes. Quant aux nombreux autres pays membres (comme la Grèce ou la Roumanie, présentement), le FMI tient à leur disposition son traditionnel guichet de soutien conditionnel qui, en dépit des adaptations qu’il a connues en faveur des pays les moins avancés, reste le vecteur de diffusion de la pensée et de la pratique libérales dans le monde.

Contrôler les flux de capitaux

Dans certains pays émergents, les taux d’intérêt n’ont pas baissé (par crainte d’une « surchauffe », de l’inflation), freinant la consommation et attirant des capitaux étrangers à court terme, spéculatifs dont l’effet est d’apprécier la monnaie locale et donc de stimuler les importations et de gêner les exportations. Les cours du real brésilien et du won sud-coréen se sont raffermis, respectivement, de 41,5% et 36,5%, depuis mars 2009 ; le Brésil a injecté, par le biais de sa banque centrale et de son fonds souverain, des quantités considérables de reales sur Ie marché des changes pour peser à la baisse de son cours. Le FMI a conseillé à ces pays d’établir temporairement un contrôle sur les flux de capitaux. Aux côtés de pays « émergents » où la croissance est demeurée vigoureuse (Chine, Inde, Brésil, etc.), d’autres ont souffert de méventes à l’exportation ; de ce fait, le taux de chômage a atteint 25% en Afrique du Sud. Pour tenter d’améliorer ses exportations hors hydrocarbures, le Venezuela, dont le taux d’inflation est de 30%, a dévalué sa monnaie, le bolivar, et établi un taux de change double. La Russie, dont les performances économiques sont tributaires des ventes de pétrole, a préféré, de son côté, abaisser son taux d’intérêt à 8,75% pour booster son économie, en forte décroissance et réduire l’attrait du rouble (comme devise de placement spéculatif).

Quant à l’Algérie, elle a enregistré un fléchissement de sa croissance ; excessivement dépendante aussi des exportations d’hydrocarbures et traumatisée par la crise de la dette des années 1986-94, elle a préféré « réévaluer » sa marche, sa transition vers l’économie de marché, en prenant des mesures ciblant, directement ou indirectement, la diminution des payements vers l’étranger (achats de biens, transfert de dividendes, « reconfiguration » des accords de libre-échange etc.). Toutes ces politiques ont eu, plus ou moins, pour unique but le cantonnement des effets désastreux du krach financier. En revanche, au niveau du traitement de ses causes, la planète, après un période de rhétorique, semble être déterminée à passer à l’action, comme le démontre la décision unilatérale allemande interdisant certaines transactions du marché à découvert, la vente de titres que l’on ne possède pas et surtout les avancées réalisées par les Etats-Unis, par le vote sénatorial de la réforme proposée, depuis des mois par l’Exécutif et qui devrait recevoir son contenu final dans les prochaines semaines. La réforme globale, portée part les Etats-Unis, est appelée à faire des émules, une démarche commune et consensuelle étant imposée, pour plus d’efficacité, par la globalisation du marché financier. Les Etats-Unis ont su tirer des leçons des réformes des années 1930 qui ont délivré Wall Street des crises récurrentes pour en faire une institution dont la stabilité et la fiabilité étaient des références avant d’être mises à mal par la déréglementation initiée, il y a une trentaine d’années. Aussi, cherchent-ils, maintenant, à éclairer et contrôler les zones d’ombre résultant de la prolifération de produits et d’opérateurs financiers en durcissant les raciaux de fonds propres et de liquidité des institutions financières, en amoindrissant les incitations à la prise de risque en liant le bonus des traders aux performances à long terme de leur établissement, en réglementant les transactions sur les produits dérivés, en soumettant les gestionnaires de portefeuille (fonds spéculatifs inclus) à immatriculation, en créant une agence de protection des petits déposants et des « consommateurs » de crédit, à introduire un audit de la Fed et à s’opposer, au sein du FMI à l’aide aux pays insolvables, etc.

Réagissant à la reprise des comportements dangereux du monde financier, l’administration américaine a complété, en 2009, sa panoplie de propositions en ciblant la trop grande taille des banques : il est question de leur interdire de sponsoriser ou de posséder des organismes spéculatifs (comme les « privates equities ») ou d’y placer des fonds propres ou d’affecter ceux-ci à des opérations de trading ; cette position reflète le désir de l’Administration américaine de délivrer les contribuables du chantage exercé sur eux par les banques dont les difficultés constitueraient (en l’absence d’une assistance publique), un risque pour le système socio-économique et la stabilité politique ; elle cherche, ce faisant, à réhabiliter, dans une large mesure, le GIass Steagall Act (qui a démantlé les conglomérats financiers, a interdit aux banques de détail les transactions de trading ou des placements dans les institutions financières à risque, y compris pour le compte de leur clientèle).

La plupart de ces pistes, véhiculant une plus grande capacité à mieux maîtriser les crises, sont également, empruntées, en les adaptant à son organisation propre, par l’Union européenne (bien que, dans cette zone, la Grande-Bretagne, soucieuse de protéger la City, résiste à toute idée de supervision supranationale). Par ailleurs, il y a un souci quasi-universel de reformuler certaines normes comptables internationales et en généraliser l’usage, y compris aux Etats-Unis. Ces normes, en imposant aux entreprises financières et non financières l’estimation de leurs actifs à leur « juste valeur », au cours du marché, en chute libre et volatile, en 2007/09, leur ont fait subir une contraction de la valorisation de leur patrimoine et donc, de lourdes pertes comptables additionnelles, les exposant à une sanction plus dure par le marché. Le Comité de Bâle et le Bureau américain des Standards Comptables Financiers ont considéré que l’application de la « juste valeur » n’est pas convenable quand elle procède d’un marché troublé où les opérations d’achat-vente s’apparentent à une liquidation forcée. La Fédération européenne des Banques a participé à cette réflexion visant à redéfinir la « juste valeur » (concept devant être, dès cette année, introduit dans le système comptable algérien).

Enfin à Bâle, la Banque des règlements internationaux (réunissant les banques centrales) s’emploie à améliorer les règles prudentielles mises en œuvre par les banques, après les recommandations dites de Bâle 1 et de Bâle II, se profilent à l’horizon les recommandations de Bâle III. Comment expliquer le peu d’empressement des pays industrialisés - et spécialement des Etats-Unis qui tiennent, toujours, dans cette conjoncture la place de locomotive - à refonder, malgré ses dérives, l’économie libérale capitaliste ? Il y a trois réponses possibles : • Tout d’abord, jusqu’en 2009, l’administration américaine, entre les mains des républicains (comme, en 1929-32, du temps du président H.C.Hoover), était acquise à un libéralisme sans borne, refusant de faire de l’Etat, selon l’expression du professeur W. Ropke, un producteur de normes juridiques ; • Ensuite malgré la nécessité d’une harmonisation des mesures nationales imposée par la globalisation, l’érection d’un marché unique mondial, les égoïsmes nationaux n’ont pas disparu ; • Enfin, l’apparition, en 2009-10, de signes de reprise économique, a conforté momentanément les lobbies de la City de Londres et de Wall Street, dans leur entreprise de blocage de la réforme de la régulation et de la surveillance des marché.

Perspectives

Après une phase de décroissance, aux Etats-Unis, le produit global a retrouvé la croissance, dès le milieu de l’année 2009. Dans la zone euro et au Japon, les économies affichent une performance plus faible et plus fragile. En dépit de ces signes, plus ou moins encourageants, le sous- emploi du travail s’étend presque partout bien que la destruction des emplois semble se ralentir ; dans deux régions du monde, le taux de chômage frôle les10%. En Espagne, il dépasse 19 % à la suite de l’extinction de la frénésie immobilière, entretenue par des investissements étrangers. Dans certaines contrées, pour éloigner le spectre du dépôt de bilan ou investir, des entreprises ont dû diminuer les salaires nominaux, les néolibéraux ayant, de longue date estimé que l’une des causes des récessions ou de leur aggravation résidait dans un rapport salaires/profits élevé. Le sentiment d’insécurité sociale s’est répandu, avec en « prime » la montée des nationalismes et de la xénophobie. Aux Etats-Unis, la période donnant droit aux indemnités de chômage a dû être quasiment doublée à 53 semaines (au lieu de 26) tandis qu’en France plus d’un million de chômeurs devraient être en fin de droits, en 2010.

La reprise économique, découplée de l’emploi, a été tirée par les primes (temporaires) à la casse bénéficiant à la branche automobile, le regain d’activité de certains marchés immobiliers (aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne), la consommation des ménages (soutenue par des réductions fiscales voire un versement d’aides de toutes sortes) et surtout, le secteur financier. Elle est, par conséquent, vulnérable. En d’autres termes, les plans de relance (déroulés aux dépens de la santé financière des Etats) ne semblent pas avoir eu les effets salvateurs, un grand nombre d’entreprises (exclus du marché), les autres continuant à être paradoxalement confrontées à un accès problématique au crédit et à son renchérissement ; pour tenter de contourner cette barrière érigée par les banques traditionnelles, de grandes entreprises et des PME, américaines et européennes, ont lancé des coopératives de crédit devant consentir des prêts à moyen terme à leurs membres. De plus, l’affaissement du cours du dollar (comme du yan chinois qui lui est lié) a, dans un contexte de contraction du commerce mondial, érodé la compétitivité de bien des pays émergents et de l’Europe (du moins jusqu’à la dépréciation récente de l’euro) ; les difficultés à l’exportation (et leur effet sur l’économie de certains pays développés et émergents) sont dues aussi à la faiblesse du cours du yuan que la Chine (menacée de représailles commerciales) semble disposer à réévaluer graduellement. Le secteur financier présente, quant à lui, un tableau plus reluisant mais inquiétant. Il reprend des couleurs en ne s’interdisant nullement les opérations sur des produits « pourris », très risqués mais à rendement élevé ; les souscriptions d’obligations qui étaient de 19 milliards de dollars en 2007 ont atteint les 17 milliards de dollars, en 2009, après avoir été négligeables, courant 2008. L’indice boursier mondial a connu une remontée de 79% en 2009. Le marché des changes a été, de son côté, dynamique : certains acteurs ont, par exemple, emprunté des monnais faibles (à un taux d’intérêt dérisoire) pour les placer en monnaies fortes (portant un intérêt élevé), y compris dans les pays émergents ; ces opérations, qui accentuent l’instabilité des taux de change, leur ont permis de réaliser (abstraction faite des commissions de change) un gain résultant du différentiel d’intérêt voire, aussi, d’une prime de change. Des « hedge funds », des compagnies d’assurances, des fonds souverains, etc., ont relancé leurs transactions spéculatives sur les valeurs d’Etat ou les matières premières (comme l’or, redevenu la valeur refuge). Dans le monde de la finance, les comportements anciens ont repris le dessus, comme si, cyniquement, une crise n’était pas passée par là et comme si l’aide publique n’vait eu pour objet que de les remettre sur la voie du seul gain spéculatif, et non pas d’aller, par le crédit au devant de l’économie réelle et de l’emploi (fortement affaibli) ; la banque Goldman Sachs a, en 2009, tiré 90 % de ses profits du trading et de la gestion de porte feuille pour compte propre. Grâce à leurs nouveaux profits, des banques et autres institutions financières « rescapées » ont remboursé à l’administration américaine ses aides pour lever sa tutelle encombrante, tout en envisageant de distribuer, à nouveau, d’importants bonus, suscitant un certain émoi aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, etc.

Alors que Citigroup et Bank of America ont été empêchés de distribuer des bonus, d’autres comme Goldman Sachs ou San Francisco Wells Fargo ont, pour ménager l’opinion publique, choisi de verser leurs bonus sous forme d’actions, incessibles pendant quelques années. Pour faire face à leurs engagements, les Etats (dont la notation s’est dégradée, en dépit de l’enjolivement de leurs statistiques macro-économiques), ont songé à émettre des titres obligataires mais le marché a manifesté ses craintes d’avoir à souscrire des titres « pourris », des « rossignols » dont le remboursement hypothétique, serait assuré à l’aide d’une monnaie dépréciée à terme. C’est dire que l’Etat, comme tout agent économique, déploie ses activités, sous une contrainte de ressources ; dès lors que la dépense publique est sollicitée de toutes parts, il est permis de penser que le risque de faillite, au sens d’une cessation de payements, même de pays développés, n’est plus un phénomène à sous-estimer : la Californie, région riche, en est venue à dégraisser ses effectifs de fonctionnaires et à honorer ses factures commerciales par le biais de reconnaissances de dettes (miraculeusement escomptées par le système bancaire). La Grèce, considérée comme non crédible à cause de son déficit budgétaire et sa dette publique formant, respectivement, 13 et 113% du produit global, n’a mobilisé un emprunt qu’en contrepartie d’un intérêt de 6,6 % (contre 3,1 % pour l’Allemagne). Minée par l’activité informelle, l’évasion fiscale et la corruption, il ne restait à la Grèce, pour honorer le remboursement d’emprunts arrivant à échéance, d’autre solution qu’une assistance publique. En dépit de l’hostilité de l’Allemagne (où a été évoquée l’éventualité d’une éjection de la Grèce, de la zone monétaire), ses Etats-membres ont finalement cédé aux sollicitations helléniques tout en exigeant que leµr concours soit accompagné, malgré les réserves de la BCE, par le FMI.

Une cure d’austérité

La Grèce est donc engagée, sous une double tutelle, dans une cure d’austérité (relèvement de la tva, réduction des traitements des fonctionnaires, etc.) que la population ne semble pas accepter. L’incertitude quant à l’efficacité de ce programme, les tergiversations des Etats européens à secourir la Grèce, les craintes d’une transmission de la maladie hellénique à d’autres pays ont incité les marchés à fuir l’euro et à l’affaiblir (après une phase de surévaluation spéculative). Certains analystes ont même envisagé l’éclatement possible de la zone euro car, abstraction faite des zones monétaires prévalant en Afrique Francophone et dotées de Spécificités, une union monétaire, seule, non complétée par une coordination des politiques budgétaires et donc, par une même gouvenance économique, est peu viable. Les lacunes dans la construction économique européenne, sont de plus en plus manifestes, l’euro n’ayant été introduit (en remplaçement de l’écu de compte) que pour faire faciliter et sécuriser les échanges commerciaux au saint de l’euro groupe. Il n’est donc pas pour combler, en partie, ces lacunes et calmer les marchés, les états-membres de la zone euro aient aient, dans l’urgence, annoncé l’établissement d’un fond de soutien mutuel. Instruite pa la crise grècque, la Commission européenne a préconisé que les manquements à l’accord de stabilité soient, à l’avenir,sanctionnés. Plus même, elle a convié les états membres de l’Union a soumettre à son « visa » leur projet de budget avant même qu’il ne soit transmis à leurs parlements respectifs pour débat et adoption.

Par conséquent, le glas des politiques publiques atypiques, laxistes a commencé à sonner en Espagne, en Grèce, au Portugal, etc. Leur correction semble de plus en plus impérieux pour ne pas générer des pressions inflationnistes (un mal que les économistes libéraux et les banquiers ont en horreur) et ne pas créer des soucis quant â la soutenabilité de la dette souveraine ; il faut, d’ailleurs, rappeler que le défaut de discipline financière aux Etats-Unis n’est pas étrangère à l’abandon, en 1971-73, del’étalon de change or et du système des taux de change fixes. La politique monétaire est, aussi, sous le coup d’un resserrement graduel ; certains pays (Australie, Etats-Unis, Norvège, etc.) ont déjà relevé leurs taux d’intérêt. Après avoir à l’aube, de la crise, pratiqué une politique du crédit sans retenue (afin de désamorcer un éventuel malaise social), la Chine, où le pouvor d’achat moyen de la population est modique, a décidé de bider le crédit en le rationnant (pratique bien connu dans ce pays) et de relever le taux de réserve obligatoire des banques de 14 à 17% : cette action anti-inflationniste se jutifiait d’autant plus que, faute d’un contrôle de l’usage des prêts, même les paysans emprunteurs ont choisi non de les affecter à la modernisation de leurs exploitations agricoles mais à des opérations spéculatives à la bourse de Shanghai.

En pratique l’annulation des taux d’intéret bancaires et l’expansion de la masse monétaire ont partout favorisé les placements boursiers, plus rémunérateurs et une ascension du cours des actifs, de nouvelles « buIles ». La Banque du Japon a annoncé la fin des achats des billets des trésoreries et d’obligations des entreprises en 2009. La Fed a achevé son programme d’acquisition des bons du trésor prémices d’une rigueur financière. La révision dans un sens respectif des politiques montéraires et financières (et des répercussions négatives sur la demande de la production), alors que l’économie réelle peine à se relever des effets colatéraux que lui ont causés « les fautes lourdes » de la finance n’est pas sans susciter les inquiétudes quant à une répercussion comme à la fin des années 30 de la dépression (avec son incommensurable coût social). En effet, lorsque les autorités américaines avaient levé, sans doute par excès d’optimisme, leur dispositif anti-recession (par exemple en diminuant le crédit), leur économie a, en 1937/1938 replongé dans des sévères turbulences effaçant les performances des trois années précédentes.

Il aura fallu l’avénement d’une économie de guerre pour assister au redemarrage de l’appareil productif américain et son développement continu jusqu’à la fin des « Trentes glorieuses ». Dans ces circonstances pour ne pas briser l’élan d’une entreprise fragile le défi qu’auront à relever les Etats sera celui de la gestion graduelle et perspicace du repli de leur interventionnisme (bâti sur des déficits budgétaires exagérés et une expansion rapide de la masse monétaire). Les causes du mal Les Etats membres du G20, en stigmatisant d’abord certains pradis fiscaux ont, pendant un certain temps, fait diversion tout en occultant leurs propres territoires ou entités « off shore ». Mais la résistance de la crise et des comportements risqués des institutions financières les ont contraints à penser à s’attaquer aux causes du mal. Aujourd’hui, les pays les plus immergés dans la mondialisation économique et financière. Il rest qu’il ne faille pas sous-estimer l’innovation financière, capable de creuser (avec une rapidité contrastant avec la lenteur des gouvernants) des couloirs pour contourner les nouvelles règles.

L’auteur est : Ancien ministre

Source El Watan Hocine Benssad

Le Pèlerin

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 10:00

Economie - Pour leur oral de rattrapage, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont voulu parlé d'une seule et même voix...

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 Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lors d'une conférence de presse commune le 14 juin 2010 à Berlin.

 «Commun» et «pragmatisme», ce sont les deux mots les plus prononcés lors de la conférence de presse lundi entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Après les divergences de ces derniers mois, le président français et la chancelière allemande se sont retrouvés à Berlin pour discuter gouvernance économique et régulation financière. Et les deux pays ont voulu être très clairs: ils sont sur la même longueur d’onde.

Gouvernance économique en Europe

Depuis le début de la crise en zone euro, les divergences étaient pourtant nombreuses sur la manière d’y mettre fin et de renforcer les règles en Europe. Des points de désaccords qui ont amplifié les inquiétudes sur l’avenir de l’Europe. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont donc voulu rassurer ce lundi sur la solidité du couple franco-allemand.

Les deux pays ont fait un pas chacun dans la direction de l'autre. Très réticente au départ à cette idée, la chancelière a plaidé pour un gouvernement économique européen. Nicolas Sarkozy, de son côté, s’est rangé au côté de l’Allemagne pour renforcer les règles et sanctions budgétaires européennes.

Comme Berlin et Bruxelles l’ont proposé il y a quelques semaines, ils militeront pour que les Etats trop laxistes n’aient plus le droit au vote au Conseil de l’UE.

Réunions à 16

Autre position commune: la possibilité de pouvoir organiser des réunions entre les 16 pays de la zone euro. L’objectif est de pouvoir réagir rapidement en cas de problème dans la zone euro sans passer par des discussions avec les 27 Etats membres.

Hors de question cependant de créer une nouvelle institution. «Ce n’est pas du tout un signe de division de l’Europe mais une volonté d’être pragmatique», a assuré la chancelière.

Régulation financière mondiale

La France et l’Allemagne comptent bien exporter leur unité retrouvée au-delà des frontières européennes.

Les deux pays sont «décidés à parler d'une même voix» lors du G20 de Toronto à la fin du mois de juin, a affirmé le président de la République. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel vont envoyer une lettre commune au président en exercice du G20, Stephen Harper, pour demander une taxation sur les banques et les transactions financières.

L’idée n’est pas nouvelle: Paris et Berlin militent pour cette réforme depuis longtemps. Mais l’important était de pouvoir montrer, une nouvelle fois, que sur tous les sujets, Paris et Berlin avancent main dans la main.

Source 20minutes.fr E.M.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 07:06

Economie - Zone Euro - La crise de la dette devrait accélérer la mise en place d’un continent à deux vitesses...

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 Drapeaux européens devant le bâtiment de la Commission européenne, à Bruxelles

 

La crise de la dette dans la zone euro risque d’accroître les écarts de croissance entre pays du nord et pays sud. Et accélérer la mise en place d'une Europe à deux vitesses, selon une étude de l'agence Standard & Poor's (S&P) publiée jeudi.

Les écarts se creusent

«Le cycle haussier [de croissance] va se poursuivre dans les neuf mois qui viennent en Allemagne, en France, en Autriche, aux Pays-Bas et - à distance - au Royaume-Uni», a expliqué à Reuters Jean-Michel Six, économiste pour l'Europe de S&P.

Ces pays vont donc creuser l’écart avec leurs voisins du sud comme l’Espagne ou la Grèce, principales victimes de la crise de la dette souveraine. Leurs perspectives de reprise sont durablement obscurcies par les plans d’austérité drastiques que ces pays ont dû mettre en œuvre.

La baisse de l’euro profite à la croissance

Bonne nouvelle, toutefois, pour tous les pays de la zone euro: la baisse de la monnaie unique favorise leurs exportations et pourrait leur apporter jusqu’à un point de croissance supplémentaire.

«Le déclin de l'euro apporte un soutien au moment où des politiques de restriction budgétaire pèsent sur les économies de la région», souligne l’économiste.

S&P estime qu'une baisse de 1% de la monnaie unique entraîne une hausse de 0,25% des exportations réelles. A fin mai, l'euro avait perdu 10% de sa valeur par rapport à octobre 2009 ce qui a entraîné une hausse des exportations de 2,5% sur la période.

Croissance faible

Mais ce petit coup de pouce n’empêchera pas, selon l’étude, une faible reprise économique, à moyen terme. Car la consommation des ménages devrait se contracter sous l’effet des plans d’austérité adoptés un peu partout en Europe.

Jean-Michel Six prévoit ainsi une croissance de 1,6% en Allemagne, de 1,4% en France et de 1,2% dans l'ensemble de la zone euro pour cette année. En 2011, la croissance atteindrait 2,0% en Allemagne, et 1,9% en France comme dans l'ensemble de la zone.

Source 20minutes.fr E.M.

Le Pèlerin

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 06:56

Economie - Un nouveau dispositif mis en place  Le transfert de devises, moins cher, à partir de la France

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C’est dans une agence de la Banque Postale, dans le très emblématique boulevard Barbès, à Paris, qu’Éric Besson a lancé le dispositif, hier, en fin de matinée. Le ministre de l'Immigration a testé lui-même le dispositif qui permet de réduire le coût de transfert de devises par les migrants.

Il a envoyé un montant de 50 euros au Maroc, représentant sa cotisation à l’Association des anciens élèves du pensionnat de Marrakech où il était scolarisé jusqu’à son bac. Comme un immigré, M. Besson s’est présenté au guichet, a sorti sa pièce d’identité et sa carte bancaire pour envoyer la petite somme susceptible d’être encaissée quelques minutes après, à Rabat. “C’est un service rapide, simple, fiable et de grande qualité”, a commenté la représentante de Western Union, principal opérateur avec 18% des parts du marché. Les transferts des migrants sont évalués à 300 milliards d’euros dans le monde, dont huit milliards pour la France. Vingt-quatre heures après la fin du sommet France-Afrique, où M. Besson a dirigé un atelier en présence d’Abdelkader Messahel, Western Union a annoncé une baisse de ses tarifs. “Je me félicite que le principal opérateur des transferts de fonds des migrants, Western Union, ait pris l’engagement d’une baisse très importante de ses tarifs qui entre en vigueur, dès aujourd’hui, dans toutes les agences de la Banque Postale de France”, a déclaré M. Besson. “La baisse est de l’ordre de 15 à 20% pour des envois jusqu’à 300 euros et de l’ordre de 5% pour les envois variant entre 300 et 1 000 euros”, a-t-il précisé. “Cette nouvelle offre traduit la volonté de Western Union et de la Banque Postale de rendre toujours plus accessible les transferts d’argent depuis la France, et de s’adapter chaque jour aux besoins de leurs clients”, a souligné Philippe Bajou de la Banque Postale qui a traité, en 2009, près de 10,4 millions d’opérations de transfert pour six milliards d’euros. À titre d’illustration, il faudra payer 8,5 euros pout transférer via Western Union une somme allant jusqu’à 50 euros et 64 euros pour une somme comprise entre 1 500 et 2 000 euros. Le taux de bancarisation étant faible dans les pays d’Afrique (dont l’Algérie), M. Besson espère développer le transfert via le téléphone portable. Il a annoncé avoir obtenu l’accord de Maroc Telekom (détenu majoritairement par Vivendi Universal) pour la mise en œuvre d’une première solution de transfert par téléphonie mobile entre la France et des pays africains d’ici le 1er juin 2011. C’est un secteur de développement sur lequel l’Algérie devrait se pencher.

Source Liberté Ameur Ouali

Le Pèlerin

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 08:09

Algérie - Investissement étranger - L’exception algérienne

petrole et gaz 

 

La rareté des informations et des analyses disponibles sur l’investissement étranger en Algérie est un phénomène frappant qui n’a pas empêché les pouvoirs publics d’opérer dans la période récente une volte-face complète dans ce domaine. Chaque nouvelle étude permettant d’y voir plus clair est donc accueillie avec beaucoup d’intérêt.

Le dernier rapport du réseau méditerranéen Anima Investment Network publié voici quelques semaines est pour l’Algérie d’un intérêt tout particulier pour au moins deux raisons. La première est qu’il intervient à la suite de la mise en place dans notre pays d’un nouveau régime juridique pour les investissements étrangers dont il permet donc de mesurer et de confirmer les premiers effets. La seconde est qu’il permet d’effectuer quelques comparaisons intéressantes avec les pays voisins.

Une “bonne surprise”  pour l’Algérie

En apparence, l’image peu attractive de l’Algérie en tant que terre d’accueil des IDE semble ne pas avoir eu de conséquences sur les performances de notre pays. Le réseau Anima évalue en effet les annonces d’investissements étrangers en 2009 à près de 2,5 milliards d’euros contre seulement 1,5 milliard d’euros en 2008. Ces résultats, qualifiés de “bonne surprise” par les rédacteurs du rapport, doivent malheureusement être relativisés du fait que les projets annoncés se concentrent quasi exclusivement dans le secteur des hydrocarbures. Le rapport précise ainsi que 9 sur 10 des plus gros projets annoncés concernent le secteur de l’énergie.
On se retrouve alors en pays de connaissance avec des investissements hors hydrocarbures qui s’annoncent à un niveau inférieur à 500 millions de dollars en rythme annuel en diminution sensible par rapport aux résultats obtenus dans ce domaine pendant la période 2000-2008. C’est ce que soulignait déjà le dernier rapport semestriel du Cnes qui pointait des investissements très modestes au 1er semestre 2009 – environ 150 millions de dollars – soulignant l’incapacité persistante de notre pays à constituer “un pôle d’attraction pour l’investissement étranger en dépit des efforts de l’État algérien”. C’est ce que montrait aussi le bilan établi par l’Andi qui révélait voici quelques mois devant la presse et par la bouche de son directeur général, M. Abdelkrim Mansouri, que le nombre de projets d’investissements étrangers enregistrés par son agence était tombé au nombre insignifiant de 4 en 2009 contre 102 projets recensés en 2008. Ce dernier attribuait très clairement cette évolution aux “nouvelles mesures prises par l’Algérie en matière d’entrée des capitaux étrangers à la faveur des dispositions de la LFC 2009”. 
Le panorama de l’investissement étranger qui se dessine à travers ces différentes évaluations est donc celui du renforcement de la spécialisation de notre économie avec un maintien voire une augmentation des flux d’investissements en direction du secteur de l’énergie. Cette évolution s’accompagne d’une régression sensible des projets d’investissement non pétroliers. Les données publiées par le réseau Anima portant, en outre, sur des projets annoncés, ces tendances générales ont donc de fortes chances de camper le décor de l’investissement étranger en Algérie au cours des prochaines années.
Autre enseignement des données collectées par Anima, la quasi-totalité des pays voisins font mieux que nous en termes d’attraction de l’investissement étranger. Pour ne citer que l’exemple du Maroc, c’est en 2009 plus de 3,3 milliards d’euros d’investissements qui sont annoncés. Le réseau méditérranéen estime, en outre, que le “volontarisme industriel” dont fait preuve le royaume chérifien donne des résultats convaincants en assurant la diversification de son économie. Le principal acteur de cette diversification est au cours des dernières années la Caisse des dépôts et de gestion (CDG), un organisme public aux attributions comparables à notre Fonds national d’investissement (FNI) de création récente, et qui a joué au Maroc un rôle important dans l’implantation de zones industrielles, de complexes touristiques et de technopoles.

Une exception  algérienne

La médiocrité des performances enregistrées dans la période récente par notre pays en matière d’attraction des investissements étrangers en dehors du secteur des hydrocarbures apparaît non seulement comme la conséquence du nouveau cadre juridique mis en place depuis environ 18 mois, mais également comme le résultat d’une instabilité chronique ainsi que des ambiguïtés de la politique d’ouverture à l’investissement étranger inaugurée au début de la décennie écoulée. C’est cet ensemble de traits qui compose ce qui est de façon croissante perçu comme une exception algérienne dans un contexte régional caractérisé par la standardisation et l’uniformisation des règles du jeu.

Le droit de préemption que le gouvernement algérien s’apprête à appliquer pour la première fois fait partie d’un dispositif juridique annoncé par les instructions de M. Ouyahia en décembre 2008 et rendues officielles l’été dernier par la loi de finances complémentaire pour 2009 qui impose, en outre, une répartition du capital dans laquelle l’actionnariat national est majoritaire dans l’industrie et ne doit pas être inférieur à 30% dans les activités commerciales.
Ces différentes dispositions instaurent un cadre juridique d’exception qui n’a pas d’équivalent connu au moins à l’échelle régionale où les réglementations nationales rivalisent au contraire de dispositions destinées à capter les flux d’investissements étrangers.

En terrain inconnu

Ce régime d’exception entraîne un certain nombre de conséquences qui pour certaines d’entre elles projettent l’administration algérienne en territoire inconnu.
On peut mentionner notamment les conséquences sur les accords internationaux signés par l’Algérie en rappelant que la plupart des dispositions de la LFC 2009 sur le chapitre de l’investissement étranger ont été dénoncées officiellement dès la fin de l’été dernier par la Commission européenne comme non conformes à l’Accord d’association conclu avec l’Algérie.
Les résultats en termes d’image de l’Algérie auprès des opérateurs économiques étrangers font également partie des conséquences qui restent à évaluer. Dans son édition du 10 mai dernier, une publication de référence pour les milieux économiques internationaux comme le Financial Times évoquait l’attitude de “repli sur soi” des autorités algériennes et les risques d’“isolement” qu’elle fait courir à l’avenir à un pays qui a “un besoin dramatique de diversifier son économie, créer des emplois pour répondre à un taux de chômage élevé et qui a opté pour une politique nationaliste croyant que ses réserves de pétrole et de gaz peuvent compenser le manque d’investissement”. Le journal de la city londonienne ajoutait : “En dehors du secteur pétrolier, le message de l’Algérie aux investisseurs étrangers n’a jamais été particulièrement chaleureux. Alger vient de le durcir en disant aux étrangers : vous n’êtes pas les bienvenus ici”. Même en relevant que l’article en question est signé par le correspondant du journal dans la capitale égyptienne, force est de constater que cette bataille médiatique là est bien mal partie.

Une instabilité  chronique

Les changements de cap fréquents accompagnés de transformations radicales du régime juridique constituent également une spécificité.

Contrairement aux autres pays de la région, l’Algérie n’est pas parvenue à stabiliser sa réglementation. Pour ne parler que de la période récente, le début de la décennie écoulée avait été marqué par un large programme de libéralisation et de privatisation accompagné, on s’en souvient, d’une vaste campagne de communication internationale destinée à “promouvoir la destination Algérie”.
Les résultats obtenus ont permis d’enregistrer une première vague d’investissements significatifs en dehors du secteur des hydrocarbures. Un chiffrage de l’Andi évalue les investissements étrangers réalisés en dehors du secteur pétrolier entre 2000 et 2008 à près de 8 milliards de dollars. La commission de Bruxelles a enregistré de son côté une multiplication par cinq des investissements européens en Algérie entre 2005 et 2008 année au cours de laquelle ils ont atteint plus de 1,1 milliard d’euros réalisés pour les deux tiers en dehors du secteur des hydrocarbures. C’est cette dynamique qui a été remise en cause brutalement après seulement quelques années d’application et sans qu’aucun bilan approfondi des résultats ait été dressé par aucune institution nationale.

Un rapport confidentiel établi voici quelques mois par une mission d’experts européens en déplacement à Alger dans le cadre de l’évaluation de l’Accord d’association avec l’Union européenne s’étonnait : “Malgré un grand nombre de contacts et rencontres avec les entreprises et les institutions concernées, les informations recueillies sur les IDE en général, et les IDE européens en particulier, n’étaient pas complètes. La mission est bien concernée par ce manque d’information. Avec des informations, les stratégies peuvent être revues et ajustées si nécessaire ; les programmes peuvent mieux viser les demandes et traiter les vrais problèmes.”
Le même rapport poursuit “le nouveau régime des investissements adopté par les autorités algériennes introduit une incertitude dans les décisions d’investissement des entreprises européennes en Algérie en particulier dans des secteurs-clés pour le rééquilibrage de la balance commerciale, comme les biens d’équipement et les biens de consommation. Toutes les enquêtes auprès des entreprises le montrent, le changement de cadre institutionnel affecte gravement l’image et les décisions des investisseurs et très vite ces mesures risquent de se révéler contre- productives”.

Les défaillances  de la régulation

La faiblesse des performances de notre appareil administratif et du système de régulation économique a également joué un rôle important dans la crise de l’investissement étranger que nous traversons aujourd’hui. Un haut fonctionnaire nous confie : “L’administration algérienne ne joue pas son rôle. Pour la LFC 2009, c’est le MAE et le ministère du Commerce qui auraient dû attirer l’attention sur les contradictions avec l’Accord d’association. À quoi sert une institution comme l’ARPT dans le secteur des télécoms ?  Le gouvernement compense un déficit de régulation par un supplément de dirigisme et des mesures à l’emporte-pièce.”
Pour beaucoup d’observateurs, la politique de recadrage de l’investissement étranger mise en œuvre depuis l’été 2008 va se révéler de façon croissante comme une impasse. Il faudra tôt ou tard remettre à plat l’ensemble du dispositif. Selon le dirigeant algérien d’une importante banque étrangère installée en Algérie, la solution passe par “l’adoption d’une feuille de route lisible dans le domaine de la libéralisation des échanges et des investissements qui fixe les engagements et les limites dans un cadre évolutif mais stable. Il ne doit pas y avoir de retours en arrière incessants. C’est le seul moyen pour  renforcer l’attractivité économique et redonner confiance aux partenaires de l’Algérie”.

Source Liberté Hassan Haddouche

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 07:47

 Economie - €uro : l’hypothèse du pirecrise.jpg

La crise budgétaire grecque, devenue crise de l’euro, n’est pas la conséquence fatale d’une autorégulation des marchés, mais d’une attaque délibérée. Pour Jean-Michel Vernochet, elle participe d’une guerre économique conduite, depuis Washington et Londres, selon les mêmes principes que les guerres militaires actuelles : recours à la théorie des jeux et stratégie du chaos constructeur. L’enjeu final est de contraindre les Européens à s’intégrer dans un Bloc atlantique, c’est-à-dire dans un Empire où ils payeront automatiquement le déficit budgétaire anglo-saxon par le biais d’un euro dollarisé. Un premier pas a déjà été franchi avec l’accord conclu entre l’Union européenne et le FMI, accordant au Fonds une tutelle partielle sur la politique économique de l’Union.
L’attaque financière lancée contre la Grèce en raison de sa dette souveraine et de son insolvabilité potentielle, s’est vite révélée être en fait une offensive contre l’Euro et n’avoir qu’un rapport lointain avec les tares et déficits structuraux de l’économie hellénique elle-même. Des « vices » au demeurant largement partagés par la plupart des pays post industriels qui ont pris la très mauvaise habitude de vivre au-dessus de leurs moyens et à crédit ; d’où une inflation galopante de la dette, une « bulle » comme une autre vouée in fine à l’éclatement.
Or tout semble indiquer que derrière la brutalité de l’attaque et qu’au-delà d’une simple ruée au pillage des économies européennes, se profilent d’autres objectifs, d’ordre géopolitique notamment, et ceux-là mûrement réfléchis. Car, en aucun cas, les appétits, aussi aiguisés soient-ils, de prédateurs financiers anonymes ne peuvent expliquer l’intensité dans la durée d’une offensive qui, à court terme, menace de faire voler en éclat la zone euro, l’Union des vingt-sept, voire bien au-delà…
La multiplication des crises ces deux dernières décennies aidant, une lecture rapide du déplacement des pions sur le Grand échiquier eurasiatique laisse à penser que l’Europe est actuellement le théâtre d’une bataille dans le cadre d’une guerre géoéconomique (guerre au sens propre et entier), une bataille qu’elle a d’ailleurs déjà potentiellement perdue.
En effet, l’adoption d’un plan européen — sur les instances pressantes de la Maison-Blanche — pour le renflouement de la dette publique des Etats membres de l’Union ne constitue non seulement pas une panacée, un remède durable à la crise budgétaire structurelle qui affecte désormais « tous » les États occidentaux, mais va dans le sens désiré par le mentor états-unien d’une intégration rapide de l’Union européenne, préalable obligé à la constitution d’un bloc occidental soudé.
Un plan européen qui répond à une crise de confiance, de solvabilité (largement artificielle au départ, mais devenue contagieuse et faisant boule de neige), par la recapitalisation des États comme s’il s’agissait d’une simple crise de liquidités. Un plan européen de 750 milliards d’euros supérieur au plan Paulson d’un montant de 700 milliards de dollars destiné, après la débâcle des établissements financiers américains de septembre 2008, à les renflouer sur fonds publics. Une solution dont on voit les effets à présent en ce que la recapitalisation du secteur privé financier a eu pour conséquence aberrante d’accroître lourdement la dette des États des deux côtés de l’Atlantique.
Ainsi, la crise financière née aux États-unis, après avoir déclenché la récession c’est-à-dire désamorcé la pompe économique, a depuis, par voie de conséquence, tari les ressources fiscales des États rendant plus difficile encore le service d’une dette de plus en plus considérable. Or l’Union européenne vient d’ajouter de la dette à la dette avec ces quelque 750 milliards d’euros qui vont grever plus encore ses budgets nationaux (le taux moyen d’endettement de la zone euro étant actuellement de 78 %), ceci en vue d’hypothétiquement « rétablir la confiance des marchés »…
Pour ce faire l’UE vient — volontairement — de se placer sous la coupe du Fonds monétaire international qui va lui consentir des prêts à hauteur de 250 milliards d’euros. FMI qui avait jusqu’à présent plutôt vocation à soutenir les économies chancelantes du Tiers-Monde à grands coups de matraque assénés au moyen de ses plans dits d’ajustement structurel. C’est donc une entité supranationale à vocation « mondialiste » qui va en quelque sorte chapeauter, voire superviser plus ou moins directement les structures de gouvernance économique dont l’UE va assurément se doter si la zone euro ne se disloque pas spontanément entre temps.
Des structures intégratives réclamées à cor et à cri par Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique (aux Etats-Unis), qui depuis Londres tance vertement les dirigeants européens exigeant la relance de l’euro dont Etats-uniens et Britanniques ont un besoin essentiel pour maintenir leur économie à flot.
Notons au passage que c’est vraisemblablement la mort dans l’âme que la chancelière allemande s’est résignée à souscrire à ce plan pharamineux de soutien aux pays défaillants de la zone euro alors que son homologue français — d’après une rumeur persistante — la menaçait de revenir au Franc si elle n’obtempérait pas. Mais s’il est vrai que « la fourmi n’est pas prêteuse », le retour au Deutsch Mark équivaudrait à signer l’arrêt de mort de l’économie allemande dont la monnaie trop forte ne lui permettrait plus alors d’exporter sa production industrielle, fondement de son économie. Un levier de chantage suffisant pour obliger Berlin d’accepter volens nolens, contrainte et forcée, de passer sous les fourches caudines dressées par l’administration Obama.
Oukases états-uniennes qui conduisent à un piège grand ouvert : les capitaux empruntés sur le marché ou prêtés par le FMI pour le sauvetage des « PIIGS » [1] menacés de cessation de paiement, doivent s’appuyer sur des structures garantissant la solvabilité à terme de l’euro ! Monnaie dont la solidité ne pourra être assurée que par ces institutions fédérales dont Jacques Attali se fait l’inlassable promoteur dans nos médias en réclamant « la création d’une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l’Union, et d’un Fond budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB ».
Il s’agit en fin de compte, ni plus ni moins, d’imposer la mise sous tutelle économique des États sous couvert de sauver la zone euro condamnée — paraît-il — à une inéluctable faillite… puisque l’abandon de la monnaie unique est un tabou intransgressible auquel nul ne songe apparemment à toucher.
Certains projets vont plus loin qui prévoient déjà que les budgets des Etats de la zone euro soient entièrement contrôlés et décidés par un triumvirat composé de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. À ce stade quid de la volonté populaire et du Parlement de Strasbourg ?
Or nul ne se soucie de dénoncer le sophisme ou le paralogisme que constitue cette mise en équation de l’intégration économique et du retour à la confiance des marchés. D’abord pourquoi les marchés imposeraient-il leurs lois, eux et eux seuls ? En outre, ne serait-il pas temps de remettre en question le capitalisme actionnarial, anonyme et versatile, capable de ruiner les nations selon son bon plaisir ou ses calculs ?
La gouvernance économique européenne n’est à ce titre pas plus la panacée que l’inondation de liquidités n’est la solution à la crise actuelle. Le surendettement induit par le « plan » est à n’en pas douter une fausse solution imposée de l’extérieur avec pour finalité de nous enchaîner toujours davantage, nous autres Européens, aux marchés des capitaux et à leur dictature indicible.
L’idée de la gouvernance économique procède de la même démarche car elle est à proprement parler un non-sens en ce qu’elle ignore tous les différentiels sociétaux intervenant à tous les étages de la construction européenne : types ou modèles de croissance, régimes fiscaux et sociaux, et cætera. Une « idée » qui n’en est pas une, et parce qu’elle est de nature foncièrement idéologique… un projet derrière lequel se tiennent en embuscade nombre d’arrière-pensées tout à fait étrangères à la prospérité économique et au bien-être des peuples de l’Union.
D’aucuns ont bien vu que la crise n’était que le moyen et le prétexte de précipiter l’instauration d’un système fédéral dur pour les Vingt-sept en dépit et au mépris des volontés populaires auxquelles le Traité de Lisbonne a été imposé de la plus sournoise façon. Une crise qui est et demeure — gardons ce fait capital présent à l’esprit — artificielle, fabriquée, en un mot le contraire d’une « fatalité » inhérente à ce qui serait une vie autonome et désincarnée des marchés dirigés par une « main invisible ». Un processus réputé « machinal » mais qui pour être anonyme n’est pourtant pas moins constitué de la chair et des os de ces grands manieurs d’argent et autres donneurs d’ordre qui font la pluie et le beau temps sur les Bourses.
C’est pour cette raison que les Etats-Unis parlent un double langage par le truchement d’une double voix. Celle des « marchés » et celle de son président qui intervient pour tancer les Européens et les presser impérativement de stabiliser leur monnaie, autrement dit les politiques économiques européennes indissociables de la santé, bonne ou mauvaise, de leur monnaie. Cependant n’allez pas imaginer un seul instant que cela ressemble de près ou de loin à de l’ingérence dans les affaires de l’Europe continentale. Représentez-vous Mme Merkel et M. Sarkozy enjoignant la Maison-Blanche de faire le ménage à Manhattan ?
L’autre voix appartient à ceux qui font la pluie et le beau temps sur les marchés… bref, les donneurs d’ordre anonymes, inidentifiables pour les gouvernements eux-mêmes comme l’a piteusement avoué le ministre français des Finances, Mme Lagarde. Ceux qui jouent au yoyo avec les Bourses comme le chat joue avec la souris, anticipant les baisses et les hausses qu’ils suscitent de toutes pièces.
Ces oligarques se recrutent en premier lieu parmi les représentants de la haute finance, des complexes militaro-industriels, des méga groupes du pétrole et la chimie ou du génie génétique, mais également parmi les idéologues et théoriciens attachés à la légitimation du « système », les nouveaux clercs (prêtres) de la religion du profit comme nouveau monothéisme, celui du marché. Or ces gens-là ont un tout autre discours en acte.
Car comment expliquer l’évidente contradiction existant entre les inquiétudes exprimées par le président Obama — légitimes au demeurant, car les É-U ont besoin d’un euro fort pénalisant les exportations européennes, mais avantageant de cette manière les industries américaines ; un bonus utile au regard de déficits abyssaux (1400 milliards de dollars) et surtout nécessaire pour soutenir l’effort des guerres en cours, Irak, Afghanistan et Pakistan — et la poursuite de la déstabilisation en profondeur des économies occidentales par des attaques réitérées des marchés contre l’euro ?
Aussi voraces, inconséquents voire irrationnels soient-ils, les « opérateurs » sont conscients que la poursuite de l’offensive contre l’euro met en péril le système dans son ensemble et risque de précipiter l’économie mondiale dans une nouvelle phase de chaos. Alors pourquoi cette danse au bord de l’abîme ? Nul ne nous fera croire à cette billevesée selon laquelle les marchés vivent de leur vie propre, qu’ils sont incontrôlables et que tout cela ne serait dû qu’à un emballement de la machine économique… Bref, que tout cela serait « la faute à personne » , mais la simple conséquence d’une impossibilité à gérer les acteurs et les dérapages irrationnels des marchés ?
Alors disons-le tout net, le risque d’effondrement systémique est au cœur même de la partie qui se joue actuellement. Les grands joueurs, froids calculateurs, sont des adeptes manifestes de la « théorie des jeux » (de Neumann et Morgenstern), construction probabiliste à la base de ce qui fut la doctrine de la dissuasion nucléaire… Celui qui gagne est celui qui va le plus loin dans la surenchère létale. Un cas de figure qui correspond trait pour tait à ce que nous vivons actuellement : une déstabilisation croissante des économies européennes, avec des incidences non négligeables outre-Atlantique.
Ajoutons que le chaos financier, monétaire et économique, des deux côtés de l’Atlantique est une indéniable aubaine, pour ceux, répétons-le, qui prospèrent dans le ressac des cours de Bourse, provoquant et anticipant les mouvements de panique et d’euphorie pour jouer indifféremment les courants ascendants et descendants sur des marchés rendus hystériquement erratiques.
Au début du XXe siècle, l’économiste Werner Zombart théorisait pour sa part la « destruction créatrice » (reprise ensuite par Joseph Schumpeter). Depuis cette idée a fait son chemin via, entre autres, la théorie mathématique du Français René Thom (théorie dite des « catastrophes »). Revue et corrigée par Benoît Mandelbrot, celle-ci s’appliquera via la géométrie des fractales à la vie des marchés dès lors perçus comme relevant d’une théorie du chaos, décidément très à la mode.
Entre-temps l’économiste Friedrich Von Hayek, l’un des théoriciens du néolibéralisme, prétendit hisser l’économie libérale au statut de science exacte. Ainsi, selon son hagiographe Guy Sorman « le libéralisme converge avec les théories physiques, chimiques et biologiques les plus récentes, en particulier la science du chaos formalisée par Ilya Prigogine. Dans l’économie de marché comme dans la Nature, l’ordre naît du chaos : l’agencement spontané de millions de décisions et d’informations conduit non au désordre, mais à un ordre supérieur »… On ne saurait mieux dire, car a priori nous détenons là la clef d’interprétation de la crise.
À la fin des années 90, les néoconservateurs adeptes de Léo Strauss vont porter à son paroxysme logique le nouveau dogme du désordre supérieur en se faisant les chantres du chaos constreur comme légitimation a priori de toutes les guerres de conquête du XXIe siècle. De ce point de vue, chacun peut voir le chaos à l’œuvre dans le Greater Middle East comme il peut le voir à l’œuvre aujourd’hui en Europe.
Gageons que le nouvel ordre régional que les grands agenceurs de chaos entendent faire sortir de la crise actuelle, sera une Europe unifiée, centralisée et fédérative, placée sous la coupe directe des États-unis par le truchement de la Réserve fédérale américaine dont la Banque centrale européenne ne sera plus qu’une succursale, et sous le regard vigilant du FMI, représentant ou émanation d’un pouvoir mondial émergent, aussi déterritorialisé que tentaculaire.
On comprend assez vite que la déification du marché associée à l’idée d’un « chaos constructeur » lui-même complétée par un usage intensif de la théorie des jeux maniée par des adeptes de la démolition, constitue un mélange assez détonnant en passe de nous sauter au visage. Un constat s’impose ici : à savoir que le « chaos » (intentionnel) est à ce jour un mode de gouvernement, de transformation sociétale et de conquête sans coup férir. Une version dure du divide et impera (diviser pour régner) dussent les Nations périr et les peuples avec.
Car le jeu en vaut la chandelle si à l’arrivée l’Europe se trouve mise à genoux. La Grèce — certes l’un des ventres mous de la zone euro mais pas tellement plus que l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal — a été jusqu’ici une sorte d’électron libre contrariant une pleine intégration des Balkans dans le maillage géostratégique états-unien.
En guise de conclusion provisoire, si l’Union européenne, à l’occasion de la crise, avance à marche forcée vers une gouvernance économique fédérative, une étape sera franchie conduisant vers l’attribution d’un pouvoir quasi discrétionnaire à la Commission européenne pour l’essentiel composée de technocrates non élus et recrutés pour une allégeance atlantiste inoxydable. En clair, cela signifiera l’effacement des États-nations européens.
De facto plus rien ne s’opposera plus à l’intégration de l’Europe au sein d’un Bloc transatlantique. À terme la fusion de l’euro et du dollar scellera la réunion de l’Ancien monde et Nouveau monde. Il ne s’agit évidemment pas de pures spéculations mais d’une simple projection des tendances architectoniques visiblement à l’œuvre dans le cadre un d’un processus de redistribution ou de recomposition géopolitique, de la carte mondiale. Autant dire que si la zone euro n’éclate pas, le sort des peuples européens semble définitivement scellé, c’est-à-dire enchaîné pour le meilleur et pour le pire à la « Destinée manifeste » des Etats-Unis. Cela indépendamment d’une réforme du système économique mondial. Les financiers y laisseront peut-être également des plumes si la Communauté internationale s’entend pour brider leurs appétits en réglementant les marchés, il n’en reste pas moins que les promoteurs du chaos constructeur auront partie gagnée en créant les conditions de nouveaux embrasements.
Car le « pire », souvent évoqué en France par des hommes d’influence tels Bernard Kouchner et Jacques Attali, est ce qu’il y de moins improbable lorsque les gouvernements, le dos au mur, se voient réduits à la fuite en avant. Au Koweït en 1991, en Irak en 2003 parmi les buts de guerre à peine voilés se trouvaient en bonne place la relance du moteur économique par les chantiers prévus de reconstruction… Ceci pour ne pas mentionner d’autres intérêts plus évidents et plus immédiats tels les énergies fossiles, les ventes d’armes et tous les marchés qui en sont dérivés.
Quels que soient les accords sur l’enrichissement d’uranium à usage médical passés entre la Turquie et l’Iran, quels que soient les contrariétés diplomatiques que ces rapprochements entre alliés et ennemis des États-unis procurent au Département d’État, il suffit de relire le fabuliste Jean de La Fontaine pour savoir que la rhétorique du loup l’emporte toujours sur celle de l’agneau ! Attendons-nous, dans le contexte actuel d’extrême fragilité de l’économie mondiale, à une sortie de crise par la douloureuse porte du chaos constructeur.
Par Jean-Michel Vernochet : Ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris). Dernier ouvrage paru : Europe, chronique d’une mort annoncée (Éditions de l’Infini, 2009).
Source : voltairenet.org

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 08:48

Algérie - Alors que la monnaie européenne chute : Aucun effet sur le marché parallèle en Algérie

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La plongée de l’euro sur les marchés internationaux n’a pas provoqué de bouleversements majeurs sur la place informelle du square Port-Saïd. Le marché parallèle de la devise obéit à ses propres règles, s’appuyant essentiellement sur l’offre et la demande.

La « bourse » du square Port- Saïd demeure ainsi à contre-courant de toutes les places financières internationales. Même s’il a marqué une légère baisse, l’euro résiste à l’offensive du billet vert. Les cambistes de la place d’Alger raffolent toujours des coupures violettes, représentant la somme de 500 euros qu’ils revendent à 6000 DA. Cela fait plusieurs semaines, bien avant la crise grecque, que la monnaie américaine affiche une courbe ascendante. Les 100 dollars s’échangent désormais contre 10 000 DA, une prouesse jamais égalée depuis plus de cinq ans. Si les analystes financiers internationaux imputent l’envolée du dollar aux « emprunts d’Etat de la zone euro », les jeunes cambistes avancent des arguments plus en phase avec la réalité algérienne. Ils expliquent que la cote du dollar est montée sur le marché informel depuis que les Chinois sont devenus des clients réguliers de la place financière clandestine.

 

 

Hakim, la vingtaine, précise que les cours des devises étrangères sont décidés à l’aube, lorsque des « businessmen » venus de Kabylie et de l’est du pays proposent des sommes faramineuses pour alimenter le marché. « L’argent est présenté dans des sachets poubelle, explique Hakim en faisant claquer une liasse de billets, les cours sont fixés selon l’offre proposée. Vous comprenez bien que les tendances du marché international n’ont pas un effet direct sur le marché parallèle. » Même l’approche de la Coupe du monde de football n’a pas fait palpiter le marché du square Port-Saïd. « On s’attendait en effet, analyse Abdelkrim, opérant au square depuis deux ans, à ce que les demandes des supporters, prévoyant d’aller en Afrique du Sud, secoueraient le marché mais pour l’instant, il n’y a rien de ce genre. » S’il est évident que l’argent est le nerf de la guerre dans l’arène du square d’Alger, le plus important est de savoir se glisser dans l’un des réseaux du marché. Les cambistes se disputent les ruelles les plus en vue. Le groupe des Algérois, habitant le quartier, livrent une bataille féroce au clan des « Jijeliens », en supériorité numérique.

Il y aurait, selon les cambistes sur place, près de 400 personnes qui opèrent sur les lieux. Les principales devises représentées dans la Bourse d’Alger sont généralement l’euro, le dollar, la livre sterling, le franc suisse et le dollar canadien. Dans la mesure où la demande de la monnaie saoudienne est constante, le taux du rial saoudien reste inchangé, tout au long de l’année. Et bien que le yuan chinois commence à apparaître sur le marché du square, les cambistes feignent de n’y prêter qu’une importance mineure. La chute de l’euro, qui a atteint hier son plus bas niveau depuis quatre ans sur le marché international, devrait néanmoins profiter à l’Algérie. Le fait est que l’économie algérienne se singularise par une exportation – en dollars – d’hydrocarbures et une importation massive – en euros – de divers produits. Notre pays gagnerait ainsi au change.

Source El Watan Amel Blidi

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 02:39

Crise financière mondiale : «Une

 

aubaine pour l’Algérie»

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Un million de personnes mourront de faim si la crise financière mondiale persiste d’ici 2015, sans compter les 64 millions de pauvres recensés, en Afrique notamment. Car c’est le continent, rappelle hier Brahimi Gacem, expert financier, au forum el Moudjahid, qui est le plus touché par les conséquences de cette crise.

«L’Afrique est la plus touchée par cette crise car toute son économie est basée sur les exportations. Son taux d’importation a baissé de 05  à 06%», affirme-t-il. Cela dit, ce ne sont pas tous les pays africains qui souffrent de cette situation, du moins actuellement, dont l’Algérie, considérée comme le troisième pays riche du continent noir. «Présentement, la crise financière en Europe est une aubaine pour l’Algérie.
La baisse de l’Euro à 20% réduit considérablement le coût de ses importations. Sans oublier que le prix du pétrole a augmenté à 75 Dollars. Ce qui est bénéfique pour nos recettes d’exportations pétrolières», explique-t-il. Aujourd’hui, grâce à cette crise, poursuit-il, l’Algérie est en position de force pour négocier avec l’union européenne (UE) ainsi qu’avec l’organisation mondiale du commerce (OMC). «C’est le moment propice pour que l’Algérie impose ses conditions et défendre mieux ses intérêts.
L’Europe a besoin de l’Algérie. Et je crois que notre pays, qui est un bon négociateur, parviendra à ses fin et sa demande d’adhésion à l’OMC sera certainement acceptée», estime-t-il. Ceci ne signifie pas pour autant, avertit-il, que l’Algérie est complètement à l’abri de la crise. «Si le prix du pétrole baisse à nouveau, l’Algérie sera affectée comme elle l’a déjà été au début de la crise. Je pense qu’elle a eu raison d’adopter des dispositions, dans le cadre de la loi de finance 2009, pour protéger son économie, celle régulant les importations notamment», souligne-t-il.
Le conférencier estime en effet que l’Algérie a eu raison de supprimer le crédit à la consommation. «C’est à partir des recettes pétrolières que l’Algérie fixe ses importations. Avec la baisse du prix de pétrole, elle a préféré limiter l’importation des biens qui ne produisent pas, comme les automobiles. Néanmoins, l’Algérie doit importer les moyens qui servent à la création des entreprises et à la formation des ressources humaines», dit-il.
Les pertes causées par la crise financière se font toujours sentir. Selon cet expert, 4000 milliards de dollars sont partis en fumée à cause de cette crise,  entraînant une baisse de 02% du BIP mondial.
«Des Etats se sont endettés pour faire face à la cette situation. La Grèce en est un exemple qui se trouve dans une situation déficitaire. Son déficit est comptabilisé à 13% du BIP. Ce qui est énorme», ajoute-t-il.
Malgré la crise, le conférencier se montre optimiste quant à l’avenir en déclarant que le capitalisme a encore de beaux jours devant lui. «Grâce à cette crise, nous assisteront à l’avenir à l’introduction de nouvelles technologies et méthodes innovatrices en matière de création d’emplois. Par ailleurs, nous irons sûrement vers une économie plus durable», conclut-il.

Source Horizons - Farida Belkhiri.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 05:50

Economie - Baisse des prix du pétrole : Pas de réunion extraordinaire de l’OPEP

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Une éventuelle réunion des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) pour réagir à la baisse substantielle des cours de l’or noir n’est pas à l’ordre du jour, selon plusieurs représentants des pays du Golfe.

Ces derniers ne s’inquiètent pas de l’évolution des prix et semblent former un bloc contre une réunion de l’OPEP qu’ils estiment inutile dans le contexte actuel. « Je n’ai jamais été inquiet », a ainsi commenté le ministre du Pétrole d’Arabie Saoudite, Ali Al Nouaïmi, à son arrivée à Doha où il prendra part à la 9e Conférence arabe de l’énergie, organisée sous l’égide de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (Opaep). « L’Opep ne restera pas les bras croisés, elle est toujours en mouvement », a-t-il toutefois relevé, selon un compte rendu de l’AFP. Le ministre qatari de l’Energie, Abdallah Ben Hamad Al Attiya, a abondé dans le même sens, indiquant qu’« il n’y a pas de proposition pour la tenue d’une réunion extraordinaire de l’Opep ». Cette question ne semble pas faire l’unanimité puisque le ministre koweïtien du Pétrole, cheikh Ahmad Abdallah Al Sabah, avait plaidé, samedi dernier à son arrivée à Doha, pour une réunion de l’Opep avant sa conférence prévue en octobre si les prix tombaient sous les 65 dollars le baril.

Son homologue des Emirats arabes unis, Mohammad Al Hameli, le contredira le jour même en insistant sur le fait que la prochaine réunion de l’Opep « est prévue en octobre », pas avant. « Ce qui se passe est une correction (...) Les prix montent et descendent », a-t-il fait valoir. La crise financière aiguë que traverse la Grèce et les menaces qui pèsent sur plusieurs pays de la zone euro ont impacté les prix du pétrole qui ne cessent de dégringoler sur les marchés boursiers. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en juin a terminé vendredi dernier à 75,11 dollars, en recul de 2 dollars par rapport à la veille. Sur les quatre dernières séances, le baril de brut texan a plongé de 11,08 dollars, soit près de 13%. Le ministre qatari de l’Energie estime, cependant, qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer. Cette baisse « est normale », a-t-il dit. « Les fluctuations n’ont rien à voir avec l’offre et la demande (...)

Les crises grecque et européenne et les pressions sur l’euro ont provoqué une réaction psychologique du marché », a-t-il expliqué, avant d’enchaîner : « Quoi que vous fassiez maintenant, le marché ne répondra pas, car il est sous une énorme pression psychologique. » Selon lui, l’Opep doit adopter la politique du wait and see. Les membres de cette organisation « devraient attendre calmement de voir ce qui se produira sur le marché quand cette situation se stabilisera », a-t-il noté. La baisse des prix a suivi une hausse de la production de l’Opep qui a atteint en avril son niveau le plus haut en 16 mois, soit une surproduction de quelque 2 millions de barils par rapport aux quotas fixés. La production de onze pays de l’Opep (l’Irak non compris) a atteint 26,8 millions de barils par jour en avril, selon le bulletin spécialisé Middle East Economic Survey (MEES), qui indique que tous les membres ont dépassé leurs quotas.

Source El Watan N.B.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 07:01

La capacité inutilisée de l’OPEP et les stocks de l’OCDE sont encore importants et supérieurs à leurs moyennes historiques.

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Effleurant la question liée à l’énergie et aux perspectives à court terme des cours du pétrole, le dernier rapport prévisionnel du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives des cours du pétrole fait état de deux facteurs essentiels qui détermineront l’évolution des prix. « Les perspectives à court terme dépendent beaucoup de l’interaction entre la poussée verticale de la hausse de la demande, au fur et à mesure de l’accélération de la croissance en 2010, et la réaction de l’offre. » L’équation est donc à double inconnue. Pour ce qui est de la demande, l’un des principaux acteurs du marché, l’OPEP en l’occurrence, a maintenu sa prévision de demande de brut pour 2010, dans son dernier rapport mensuel du mois d’avril.

Les prévisions de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole pour l’année 2010 tablent sur une consommation mondiale de brut qui devrait augmenter de 0,9 million de barils par jour (mbj). De son côté, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dont le siège est à Paris, a chiffré la hausse de la demande mondiale de brut à 2% durant l’année en cours comparé à 2009, un taux qui correspond à environ 30 000 barils par jour. Mais la hausse de la demande n’est pas le seul facteur déterminant l’évolution des prix. Selon le rapport du FMI sur les perspectives économiques mondiales, il est indiqué que la capacité inutilisée de l’OPEP et les stocks de l’OCDE sont encore importants et supérieurs à leurs moyennes historiques récentes, ce qui, d’après le FMI, modérerait pendant quelque temps la poussée à la hausse des cours.

« Cela étant, le recours à l’OPEP (différence entre la demande mondiale et l’offre des hors-OPEP) devrait augmenter sensiblement en 2010, et la dynamique des cours dépendra du bon vouloir des producteurs de puiser dans leur capacité inemployée », précise l’institution de Bretton Woods. A moyen terme, l’évolution des cours dépendra, d’après le FMI, des chances de maintien d’un équilibre durable de l’offre et de la demande. Côté offre, « les découvertes de pétrole ont été encourageantes », estime le FMI, soulignant que les nouveaux gisements dont la découverte a été annoncée au premier semestre 2009 totalisent environ 10 milliards de barils, soit le taux (annualisé) le plus élevé depuis la fin des années 1990.

Cependant, bien que les découvertes aient été encourageantes, celles-ci ne suffisent pas pour résoudre tous les problèmes de l’offre, note l’institution de Dominique Strauss-Kahn. Mais il se trouve aussi que l’offre et l’approvisionnement du marché souffrent quelque peu de l’indiscipline de certains membres de l’OPEP dans le respect des quotas de production. Le taux de respect des réductions est à estimer à 53%. Les statistiques de l’Opep, qui parlent des pays les plus indisciplinés en matière de respect des quotas, placent l’Angola sur le point culminant de la pyramide avec, sur le tableau de bord, un surplus de production de 429 000 barils par jour. Viendront ensuite l’Iran avec un surplus de 392 000 barils par jour, le Venezuela avec un surplus de 360 000 barils par jour et le Nigeria avec un surplus de 286 000 barils par jour. Quant aux perspectives liées à la demande mondiale de pétrole, le FMI a laissé entendre que l’on « s’attend à une expansion rapide de la consommation de pétrole dans les pays émergents et en développement, nonobstant les gains d’efficacité dus à la baisse de l’intensité énergétique ».

La récente modification de la structure des prix relatifs à l’énergie figure aussi parmi les facteurs importants qui vont influer, à long terme, sur la demande de tous les combustibles, si l’ont tient compte du rapport du FMI. « A la différence de ceux du pétrole, les cours du gaz naturel n’ont rattrapé aux Etats-Unis et au Canada qu’une petite partie des pertes subies en 2008-2009, étant donné la rapide hausse de la production résultant du progrès des techniques d’extraction du gaz des schistes bitumineux », lit-on dans le rapport du FMI.

Source El Watan Ali Titouche

Le Pèlerin

 

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