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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 23:00

Retour sur les dix jours qui ont ébranlé la finance mondiale

 

En quelques jours, la finance mondiale a totalement changé de visage, les Etats-Unis jetant aux orties leur sacro-saint libéralisme et les Bourses mondiales passant des tréfonds du désespoir à l’euphorie, peut-être de courte durée.
Cette révolution a commencé le 7 septembre avec l’annonce par le gouvernement américain de la mise sous tutelle des géants du crédit hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, accablés par leurs «subprime» dévalués.
Pour 200 milliards de dollars, Washington nationalise de facto les deux groupes pour éviter leur faillite et un effet domino qui aurait entraîné les marchés mondiaux.
Ce qui apparaissait déjà comme un coup de tonnerre n’était qu’un coup de semonce.
Le 8, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers promet sous dix jours des «initiatives stratégiques» pour rassurer des marchés inquiets de sa solvabilité. En fait d’initiatives, c’est son dépôt de bilan qu’elle annonce le 15. Cette fois-ci, les autorités américaines ne lèvent pas le petit doigt pour sauver la plus petite des cinq banques d’affaires de Wall Street. Sa concurrente Merrill Lynch se précipite le même jour dans les bras de la banque commerciale Bank of America pour éviter le même sort. Ce même 15 septembre, les banques centrales inondent le marché de liquidités pour que les banques commerciales puissent continuer de fonctionner. Mais cela ne suffit pas à empêcher la déroute des places boursières qui voient devant elles l’abîme.
Après Lehman Brothers, elles craignent l’assureur American international group (AIG) qui est à son tour au bord de la faillite.
Mais AIG est «too big to fail» (trop gros pour échouer) avec ses ramifications dans le monde entier et ses 1 000 milliards de dollars d’actifs. Ce n’est rien moins que la banque centrale américaine, la Fed, qui monte au créneau le 16 septembre en apportant au groupe 85 milliards de dollars.
La facture est édifiante au pays du libéralisme : l’Etat américain devient actionnaire à hauteur de 79,9% de ce groupe privé qui est donc purement et simplement nationalisé.
Même le candidat républicain à la présidentielle de novembre John McCain ne s’y retrouve plus : hostile la veille au sauvetage, il s’y rallie le lendemain : «Concernant le sauvetage lui-même, je ne voulais pas faire ça. (...) Mais il y avait littéralement des millions de personnes dont les retraites, investissements et assurances étaient en péril (...). Leurs vies allaient être détruites à cause de la cupidité, des excès et de la corruption», s’attriste le candidat du parti qui s’est toujours fait le chantre du libéralisme pur et dur.
Il oublie dans sa liste les marchés financiers mondiaux qui voyaient le spectre de 1929 fondre sur eux : le sauvetage d’AIG les calme mais ne les rassure pas. Le mercredi 17, ils connaissent une nouvelle déroute, paniqués par le sort des banques britannique HBOS et américaine Morgan Stanley.
Tous les marchés plongent. A Moscou, la bourse doit même fermer. Le jeudi 18, la situation ne s’annonce guère meilleure. Une nouvelle opération orchestrée par la Fed apportant 180 milliards de dollars de liquidités supplémentaires n’a guère d’effet.
Tous les regards se tournent vers le président américain George W. Bush, le président de la Fed Ben Bernanke et le secrétaire au Trésor Henry Paulson enfermés à la Maison Blanche.
Ils travaillent sur un «plan Marshall» pour le système financier. L’administration américaine met 700 milliards de dollars sur la table pour enrayer la grave crise de confiance des marchés financiers, demandant au Congrès de la laisser récupérer des créances douteuses pour apurer les comptes des banques et relancer la machine du crédit.
Les places financières n’attendent pas d’en savoir plus pour s’accrocher à cette planche de salut. Toutes s’envolent vendredi, trop heureuses de pouvoir penser que le cauchemar est fini.

Source La Nouvelle République

Le Pèlerin

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 23:00

Subprimes : est-ce la fin ou juste le début d’une crise majeure ?

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gifPour sauver son crédit, il faut cacher sa perte.»
Jean de La Fontaine


Que se passe-t-il sur les marchés financiers internationaux et spécialement sur les marchés financiers américains ces derniers mois ? Que cachent les autorités monétaires et financières américaines à propos de la crise des Subprimes ? S’agit-il d’une catastrophe économico-financière majeure ou d’une simple crise passagère due à l’explosion de la bulle immobilière aux USA ? Dans quelle phase se trouve cette crise ?
Est-elle vraiment à sa phase finale ou serait-ce juste le début d’une série infernale de faillites d’acteurs de renom et de taille mondiale ? Ces questions constituent une petite partie des nombreuses interrogations qui préoccupent l’ensemble des opérateurs économiques, financiers et industriels internationaux. L’absence de réponses et de visibilité claire plonge l’économie mondiale dans une sorte d’hésitation et de crampe qui risque de se prolonger longtemps avant de se dissiper.
Les bourses mondiales tentent, sans grand succès, d’anticiper l’évolution des cours, le développement de la crise et l’étendue de ses conséquences. Les banques et les établissements financiers quant à eux se débattent difficilement pour sortir la tête de cet engrenage dans lequel les a enfoncés leur engagement dans le financement de l’immobilier américain. Enfin, les entreprises industrielles ne savent pas où donner de la tête pour orienter leur stratégie d’investissement et leur stratégie de développement.
Les grands groupes financiers mondiaux sont dans une situation pour le moins critique, car ayant laissé beaucoup d’argent via leur filiales impliquées dans le processus à la fois complexe et sophistiqué de financement et de refinancement hypothécaire américain. Des noms mythiques ayant une réputation qui date de plus d’un siècle, pour certains, sont en train de disparaître ou en voie de l’être. D’autres se voient absorbés par leurs concurrents ou par des fonds souverains des pays considérés jusque-là comme des pays antidémocratiques. D’autres, encore, sont placés sous les lois des faillites en attendant de trouver d’éventuels bailleurs de fonds pouvant les sortir de ce gouffre. Aussi, l’intervention de la réserve fédérale américaine est historique pour sauver des organismes ou établissements relevant pourtant de la sphère financière privée à savoir Fannie Mae et Freddie Mac(2). Enfin, une sorte de concentration est en train de s’opérer au sein de tout le système financier américain, assurances comprises, avec des conséquences qui pourraient être catastrophiques sur le reste du monde.

Les groupes et les entreprises industrielles mondiales se trouvent, du coup, confrontées à une situation d’incertitude et de crise exceptionnelle. Ce qui rend difficile leurs anticipations et leurs prévisions en matière de croissance et d’évolution de la demande et de l’offre. Cette hésitation généralisée, causée par l’attente et l’espoir de voir la crise se dénouer, a entrainé d’autres effets sur le marché mondial des matières premières déjà sous fortes pressions, comme c’est le cas pour le pétrole(3). En fait, cette crise a commencé lorsque les organismes impliqués dans le financement du crédit immobilier aux USA ont surestimé deux facteurs importants qui y interviennent à savoir les capacités d’endettement des ménages américains et l’évolution des prix de l’immobilier.
D’une part, la multitude des organismes de financement, la concurrence qui les oppose et les paris irraisonnables sur les perspectives de l’économie et du pouvoir d’achat des ménages américains ont entrainé une implication sans réserves de ces premiers dans le financement de l’immobilier même en totale contradiction avec les résultats des scores des ménages. Peu importe la prudence, les ménages américains seront toujours en mesure de rembourser, sinon d’autres organismes de consolidation et de refinancement interviendront pour les remplacer. Ceci a, non seulement, amplifié le risque et l’a dispersé de façon incontrôlée et incontrôlable, mais aussi, a pesé lourdement dans les budgets des ménages américains qui voient leurs échéances de remboursement dangereusement croître. A un moment donné, les capacités de remboursement des ménages, par ailleurs, affaiblies par la baisse du pouvoir d’achat, ne pouvaient plus supporter le remboursement du crédit immobilier contracté. C’est le premier déclencheur de la crise.
D’autre part, les estimations et les prévisions d’évolution des prix de l’immobilier aux USA ont été trop optimistes, voire même délibérément exagérées par les intervenants sur ce marché. Les courtiers, les promoteurs et les agences immobilières, les cabinets d’expertise et d’évaluation, les assurances et les organismes de financement ont tous une part de responsabilité dans cette surévaluation. Peu importe la prudence là également, de toute façon, tout le monde y trouve son compte. Plus le prix est élevé, plus ces intervenants gagnent de l’argent. Autant, donc, maximiser leurs revenus via la maximisation des prix de l’immobilier au détriment du ménage américain. L’Etat américain, faisant confiance à ses agences et à l’auto régulation du marché, s’est rendu à la fois coupable de ne pas être intervenu pour freiner cette escalade subjective des prix et d’y avoir participé indirectement, car cela lui rapportait beaucoup dans la fiscalité. Les prix ont donc largement dépassé à la fois les seuils psychologiques de vente des biens immobiliers et les seuils techniques de préservation de la consommation incompressible des ménages. C’est là le deuxième facteur déclencheur de cette crise. La combinaison de ces deux facteurs conjugués à une interdépendance dangereuse des organismes de financement de l’immobilier, constitués eux en grande partie par des banques de renom et des établissements de premier rang, ont poussé les pouvoir publics américains à réagir prudemment afin d’éviter la faillite de l’un des ces acteurs qui entrainerait une chute en dominos. Une éventuelle faillite d’un grand opérateur américain serait une véritable bombe dans les milieux d’affaires internationaux et ses effets seront ressentis sur toute l’économie mondiale.
Maintenant que la FED(4) a annoncé la mise sous tutelle de ses deux agences de financement et d’encadrement du crédit immobilier (Fannie Mae et Freddie Mac) et l’injection de fonds supplémentaires pour faire face à un éventuel effondrement de tout leur circuit immobilier et financier. Après l’annonce de son intention de ne pas supporter et couvrir toute seule les pertes et les conséquences de cette crise. Enfin, après la révélation progressive de l’ampleur des dégâts financiers qui touchent les finances américaines, la question serait de savoir si d’autres répercussions catastrophiques seront ressenties en dehors des USA. Si c’est le cas : quelles seront ces répercussions sur l’économie mondiale en général et sur l’Algérie en particulier ? Nous tenterons d’analyser cette éventualité à la lumière des dernières évolutions à la fois surprenantes et fort riches en enseignements : D’abord, à l’échelle mondiale, nous notons que tous les pays, dont l’économie en général et la finance en particulier dépend de la place financière américaine, ont pris des mesures sans précédent afin de retarder au mieux le moment fatidique de l’annonce des conséquences réelles de cette crise. Ils ont même eu recours à des procédés peu orthodoxes et inhabituels comme la rétention de l’information, l’injection de fonds publiques dans des institutions privées, l’autorisation de prise de participation des fonds souverains dans les fleurons de leur finance, participation dans l’absorption des pertes américaines et bien d’autres mesures. Cette réalité concerne surtout des pays dont l’économie dépend des USA, non du point de vue réel, mais du point de vue plutôt financier, comme l’Angleterre, la Suisse, la France, l’Allemagne, le Japon et les pays de l’Asie du Sud-Est, certains pays du Golfe et enfin l’Australie. Le reste du monde, comme l’Afrique dont notre pays, l’Inde et la Chine, les pays de l’Amérique Latine, la Russie et tous les pays de l’Europe de l’Est, dépend certes de l’économie américaine de façon plus au moins étroite mais du point de vue réel, ce qui les met relativement à l’abri des effets de cette crise financière.
Cette crise aura certainement des conséquences sur ces pays mais différemment selon la catégorie où l’on se situe.
La première catégorie de pays se verra obligée d’injecter des fonds dans toutes les banques et les établissements ayant des positions financières dans l’immobilier américain et dans les capitaux propres des établissements et banques américaines touchées par la crise. D’autres annonces de faillite dans ces pays ne sont pas à écarter vu la forte interdépendance entre leurs institutions et leurs filiales américaines. On verra même les banques centrales de ces pays prendre des mesures exceptionnelles d’encadrement du crédit et en particulier le crédit immobilier. Par ailleurs, une forte dépréciation des actifs immobiliers dans ces pays s’accentuera au fur à mesure des annonces des difficultés et des conséquences successives de la crise. Ce qui mettra en péril l’activité de promotion immobilière et du commerce immobilier. On notera également que les éventuelles mesures d’encadrement du crédit se répercuteront sur toute l’activité économique. Donc un ralentissement de la croissance dans ces pays sera fortement pressenti. La deuxième catégorie de pays dont l’Algérie, ne dépend pas trop des finances américaines mais bien assez de l’économie et de la croissance américaines, notamment pour leurs exportations de matières premières et de biens intermédiaires. Ceci aura des répercussions sur les prix de ces matières et équipements qui baisseront à cause du recul de la demande mondiale. Mais certains pays gagneront grâce à l’augmentation prévue des taux d’intérêt dans la première catégorie de pays pour drainer les fonds nécessaires à la couverture des pertes colossales prévues et que certains pays, comme l’Algérie, assureront partiellement (car ayant un épargne excédentaire).
La crise financière qui ralentira la croissance réelle se ressentira sur les exportations des pays émergent comme la Chine et l’Inde ce qui aura probablement comme conséquence un ralentissement de la demande sur les matières premières notamment l’énergie. Soit une baisse encore incalculable des prix du pétrole, du gaz et des autres inputs.
Pour l’Algérie, cette crise constitue une opportunité et un risque. Elle peut lui servir de tremplin pour diversifier son économie et équiper ses gigantesques infrastructures, en profitant des occasions que cette crise procurera. Comme elle peut lui causer des dommages importants surtout dans les conditions actuelles de forte concentration et destructuration de son économie (dépendance à l’égard des hydrocarbures, grands projets lancés, réformes généralisées).
Essayons d’être plus clairs. Si la crise se déroule comme prévu. Elle entrainera une baisse des prix du pétrole mais aussi du dollar américain et des monnaies qui y gravitent ce qui risque de pénaliser doublement l’économie algérienne dont les réserves de changes se verront dans ce cas déprécier et les recettes d’exportation (pétrole et gaz) baisser. Donc, un risque de remettre en cause les grands projets du pays sur le moyen terme (de trois à cinq ans). Même si un petit avantage existe en la baisse des matières premières, notamment les produits alimentaires que l’Algérie importe. Par ailleurs, les investisseurs risquent de bouder les titres des groupes financiers et des entreprises à forte composante capitalistique et se tourner vers les titres de groupes industrielles et des entreprises à forte composante technologique et humaine, ce qui accroîtra davantage les prix des biens d’équipement. Donc, une forte probabilité d’augmentation des coûts des importations de ces biens qui constituent une bonne partie des importations nationales. Par contre, si l’Algérie veut profiter de la crise actuelle convenablement, elle sera amenée à investir dans l’immobilier occidental et les titres des banques et établissement en difficultés qui se seraient dépréciés entre-temps et ce, au moment de la stabilisation du marché.
Certains penseront, sûrement, aux risques encourus dans ce cas. Je confirme le risque très élevé de ces opérations, surtout en l’absence de culture et d’habitude d’activité et des affaires à l’international. Mais une chose est sûre, la contrepartie est une rentabilité sans égale et une percée dans les finances mondiales qui compenserait les pertes éventuelles causées par la crise. Un autre aspect est important pour l’Algérie après cette crise, à savoir la nécessité de revoir le circuit national de financement et de refinancement hypothécaire qui commence, à son tour, à prendre de l’ampleur dans les portefeuilles des banques algériennes.
Une enquête approfondie des pouvoirs publics concernant les paramètres de calcul des prix réels de l’immobilier et sa comparaison avec les prix fixés et déclarés dans les différents contrats de vente et de revente des biens immobilier permettra d’avoir une idée sur la taille de la bulle immobilière nationale et les perspectives de son évolution.
Cette nécessité est appuyée, d’une part, par la nature des fonds des banques algériennes et des établissements de refinancement qui sont des fonds à court terme ou des fonds étatiques sous forme de dotations. Alors que les financements immobiliers peuvent atteindre une durée allant jusqu’à trente ans. D’autre part, les techniques d’octroi du crédit immobilier ne sont pas actuellement à même de cerner la véritable capacité d’endettement des ménages algériens, car aucune centrale de risques ménages n’est en activité. De plus, nous constatons un boom sans précédent des autres crédits destinés aux ménages, notamment le crédit à la consommation, le crédit OUSRATIC, le crédit véhicules. Elle est, enfin, justifiée par le niveau de vie décroissant des Algériens, l’évolution négative de leur pouvoir d’achat et les perspectives plutôt défavorables d’évolution des prix de l’immobilier (les prix dans certaines villes algériennes atteignent des pics dignes des grandes villes européennes). Donc, une révision de toutes les procédures et de toutes les statistiques relatives à ce produit devra permettre de cerner encore mieux les risques y afférents et prévenir toute crise éventuelle. Un célèbre proverbe dit : «mieux vaut prévenir que guérir» ce qui est, paraît-il, trop tard pour les pays impliqués dans le financement et le refinancement de l’immobilier américain, mais qui trouve tout son sens dans les pays qui essayent de développer leur secteur du crédit immobilier comme l’Algérie.
Alors, laissons ces pays partager les pertes non encore mesurées de cette crise parce qu’ils ont longtemps partagé les gains de leurs placements. De toute façon, il est tout à fait normal, voire même juste, que celui qui savoure les délices du gain soit un jour appelé à supporter l’amertume de la perte. Gageons, par contre, que notre pays saura tirer profit et leçon de ce qui suivra et réagira convenablement pour optimiser les conséquences d’une crise qui n’a pas encore révélée toutes ses facettes.

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 23:22

Selon le dernier rapport de la banque mondiale -L’Algérie n’est pas propice au business


La position de l’Algérie dans le dernier rapport de la Banque sur les pays propices pour faire du business, n’est pas reluisante. Sur un total de 20 pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (Mena), l’Algérie a été classée en 16e position devançant Djibouti, l’Iraq l’Iran et la Syrie. C’est la Tunisie qui a pris la tête du classement, selon le même document, dans la région du Mena.
La Tunisie a introduit des réformes dans la création d’entreprise, l’obtention de prêts, la protection des investisseurs, le paiement des taxes et impôts et le commerce transfrontalier, note le document de la Banque mondiale.
Dans ce rapport de 2009 Doing Business 2009, la Banque mondiale a évalué la facilité de faire des affaires, dans 181 pays Selon Doing Business 2009, la sixième édition de la série de rapports annuels publiés par la Société financière internationale et la Banque mondiale, les réformes réglementaires s’accélèrent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Pour la cinquième année consécutive, c’est dans le domaine de la création d’entreprise que les réformes ont été les plus nombreuses dans la région, avec des améliorations dans neuf pays. L’Égypte, le Maroc, la Tunisie, les Émirats arabes unis et la Cisjordanie et bande de Gaza ont introduit des réformes.
Le second domaine où les réformes sont les plus nombreuses, est l’amélioration du registre d’information sur le crédit pour faciliter l’accès à ce dernier.
Les 25 pays en tête du classement sont, dans l’ordre décroissant, Singapour, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, Hong Kong (Chine), le Danemark, le Royaume-Uni, l’Irlande, le Canada, l’Australie, la Norvège, l’Islande, le Japon, la Thaïlande, la Finlande, la Géorgie, l’Arabie Saoudite, la Suède, le Bahreïn, la Belgique, la Malaisie, la Suisse, l’Estonie, la République de Corée, Maurice et l’Allemagne. Doing Business classe les pays en fonction de dix indicateurs de la réglementation des affaires.
Ceux-ci relèvent les délais et les coûts d’application de la réglementation nationale relative à la création, l’exploitation et la fermeture d’une entreprise, au commerce transfrontalier et à la fiscalité des entreprises. «Les pays ont besoin de règles efficaces, faciles à appliquer et accessibles à tous ceux qui les utilisent. Sinon, les entreprises sont prisonnières d’une économie informelle et non réglementée (...)», a déclaré Michael Klein, vice-président pour le développement financier et du secteur privé de la Banque mondiale.

Source El Watan

Le Pèlerin

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 23:03

Airbus en Tunisie : Une belle victoire de la diplomatie économique




L’avionneur européen «Airbus» et sa maison mère le groupe européen de défense et d'aéronautique (EADS) ont décidé de construire, en Tunisie, une usine de fabrication des pointes avant d'appareils et autres composants aéronautiques.
Ce projet était à l’origine développé par l’équipementier sous-traitant Latécoère, qui avait échoué dans ses négociations avec Airbus pour la reprise de ses deux sites hexagonaux de Méaulte et Saint-Nazaire Ville laquelle reprise était une condition sine qua non pour mener à terme cette délocalisation.
Selon des sources médiatiques concordantes, Latécoère devrait cependant se contenter de prendre part pour moins de 10% dans le projet Airbus-Tunisie dont la mise en route est prévue pour fin 2009.
L'objectif de la délocalisation en Tunisie reste toutefois le même. Il s’agit de construire pour 100 millions d'euros une usine dans le Grand Tunis qui assemblera les pièces de fuselage fabriquées jusque-là dans les usines de Méaulte et de Saint-Nazaire, en France.
Airbus Tunisie, qui sera spécialisée dans la tôlerie et les traitements de surface, devrait créer 1.500 emplois. Airbus bénéficiera d’importantes incitations : de substantiels avantages financiers et exonérations fiscales, gratuité des terrains et formation de la main-d’œuvre à la charge de l'Etat tunisien.
Annoncé en grande pompe, à l’occasion de la visite du chef d’Etat français en Tunisie (fin avril 2008), ce projet, convoité, également, à l’époque par le Maroc, constitue, certes, une belle victoire pour la diplomatie économique tunisienne, mais également un geste de reconnaissance d’Airbus pour la décision de la Tunisie de lui acheter plus de 19 avions.
Pour Louis Gallois, président du consortium aéronautique européen EADS, a assuré, le 9 de ce mois, qu’"Airbus a repris ce projet à Latécoère pour fabriquer, en Tunisie, des pièces classiques et investir en France dans les productions les plus sophistiquées, notamment les composites».
L’implantation d'une usine en Tunisie, site réputé pour ses coûts bas (par rapport à l’Europe), est la première d'Airbus en dehors de la zone euro. Elle vise uniquement à réduire ses coûts.
A l’origine de cette décision, deux facteurs. Le premier est une affaire de change. Le groupe EADS doit faire face à une contrainte majeure : l’impact négatif du dollar faible pour l’entreprise, qui vend ses avions en devise américaine et en supporte la majeure partie de leur coût de fabrication en euros. «Même le regain de vigueur du dollar, ces jours-ci, ne change pas la donne», estime M. Gallois.
Le second réside en l'échec du projet de cessions de cinq usines Airbus en France et en Allemagne à des fournisseurs extérieurs pour répartir les coûts dans un contexte mondial de crise du crédit. Airbus précise, à ce sujet, que sur les 650 millions d'économies prévus, 350 millions proviendront d'une extension des mesures du précédent plan d’économies Power 8 de 2010 à 2012 et 300 millions de l'internationalisation de la production (cas de la délocalisation en Tunisie).
Last but not least, cette externalisation-délocalisation-internationalisation d’Airbus est approuvée du reste au plan politique. Deux jours après la déclaration du numéro 1 d’Airbus, Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, a approuvé la décision d'EADS pour l'implantation d'une usine en Tunisie. «Lorsque la maison mère EADS a annoncé la création d'une unité de production en Tunisie, c'est plutôt une opportunité qu'une menace car plus EADS gagne des parts de marché dans le monde, plus on a des chances qu'il maintienne des usines dans notre pays (France) et des centres d'innovation», a déclaré Luc Chatel en réponse aux syndicats qui se sont inquiétés de cette délocalisation.

Source: http://www.webmanagercenter.com

Le Pèlerin

 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 23:03

Impact de la crise financière mondiale
Le danger plane sur l’Algérie


Le risque est réel dans la mesure où l’économie algérienne est quasiment tributaire des importations, donc des marchés internationaux. Aussi, les experts recommandent la prudence, l’alerte et la sensibilisation pour parer à ce danger planétaire.
La crise financière qui secoue la planète, depuis avant-hier, risque d’avoir des répercussions fâcheuses sur l’économie nationale. La catastrophe qui, faut-il le rappeler, a commencé par la mise en faillite de la banque d’affaires américaine Lehman & Brothers -après avoir perdu 3,9 milliards de dollars au troisième trimestre de l’exercice en cours- a fait tache d’huile, pour atteindre les principales places boursières mondiales. Mais que vient faire l’Algérie dans cette crise? Comment risque-t-elle d’être touchée? En quoi cela la concerne-t-elle? Ce sont en effet autant de questions que le citoyen algérien se pose en apprenant l’information qui a fait l’ouverture de plusieurs JT de par le monde. Contacté par L’Expression pour, un tant soit peu, éclairer l’opinion sur la question, Abdelmalek Serraï affirme que «l’Algérie n’est pas à l’abri de cette crise financière qui menace d’ores et déjà toute la planète».
Plus explicite, cet économiste et consultant international base son argumentaire sur un point très sensible. Il s’agit du fait que l’économie algérienne est quasiment tributaire des importations, donc des marchés internationaux. «D’importantes opérations devant être effectuées entre l’Algérie et ses partenaires étrangers peuvent être annulées et/ou gelées», estime M.Serraï. Ce n’est pas tout, dans la mesure où des sommes astronomiques risquent de disparaître dans la nature si les transactions faites par les importateurs algériens ne sont pas passées par des banques sûres. Le danger est d’autant plus grand lorsqu’on prend en compte que les importations de l’Algérie ne cessent de s’accroître. Celles-ci ont été estimées, l’année dernière, à 28 milliards de dollars.
Comment faire pour parer à une situation de crise qui s’avère menaçante? A cet effet, notre interlocuteur préconise trois maîtres mots: «prudence, alerte et sensibilisation». Des clés dont, cependant, on ne peut se servir si l’Algérie, par le biais de la Banque centrale, ne procède pas «à la mise sur les places financières internationales d’un réseau d’alerte susceptible de nous mettre au courant, en cas d’éventuelle crise qui risque de porter atteinte à l’Algérie», estime-t-il.
Une idée que Abdelmalek Serraï a déjà proposée depuis près d’une année. «Les autorités financières, telles que la Banque centrale, doivent communiquer pour éviter la spéculation. C’est un devoir national que de dire prudence, prudence», a-t-il ainsi mis en garde lors de son passage, en février dernier, au forum du quotidien El Moudjahid. M.Serraï avait alors souligné que «les opérateurs privés algériens ne sont pas bien armés. Ils doivent être accompagnés dans leurs entreprises par des spécialistes et des avocats d’affaires d’envergure internationale».
En dépit de la menace - qui pourrait être fatale pour l’Algérie - qu’elle représente, la crise financière mondiale est susceptible d’avoir des répercussions positives sur l’économie nationale. «Elle peut nous encourager, voire nous inciter à revenir vers la production locale, le seul garant d’une économie solide, à l’abri de tous les aléas des marchés mondiaux et des places boursières internationales», indique notre interlocuteur.
Par ailleurs, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a mis en garde hier contre toute «panique», mais a estimé que la crise financière ajoutait aux incertitudes quant à la situation économique mondiale. «Le fait qu’un certain nombre de banques aux Etats-Unis sont en train de se restructurer ne doit pas faire céder à la panique», a déclaré au Caire, M.Strauss-Kahn dans un entretien à l’AFP.
De son côté, la Réserve fédérale de New York, intermédiaire traditionnel entre la Réserve fédérale américaine et les marchés, a injecté hier 50 milliards de dollars dans le circuit bancaire et a annoncé qu’elle était prête à faire plus, si la situation l’exigeait.

Source l’Expression

Le Pèlerin

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 07:07

Baisse des prix du pétrole

Le seuil psychologique des 80 dollars le baril


Les cours du brut sont descendus jeudi sous la barre des 100 dollars. Jusqu’où ira la chute ?
Les prix du pétrole sont descendus jeudi sous la barre des 100 dollars. Ils ont atteint sur le marché de Londres près de 97 dollars, soit le cours le plus bas depuis mars dernier, en conséquence du raffermissement du dollar, indique l’AFP. Selon les analystes, cette baisse continue des prix est alimentée par l’appréciation du dollar qui est passé jeudi sous le seuil de 1,39 dollar pour un euro pour la première fois depuis plus d’un an. Le raffermissement du dollar rend moins attractives les matières premières libellées en dollars pour les investisseurs munis d’autres devises. Autre facteur qui pousse à la déprime des prix, le ralentissement de la croissance dans les pays grands consommateurs (Europe et Etats-Unis), induisant une baisse de la demande sur le brut. La décision de l’Opep de baisser son niveau d’extraction de 520 000 barils/jour n’a pas pesé sur les cours, car il s’agit de retirer du marché un surplus de production qui est en deçà de l’excédent de brut sur le marché estimé à 2 millions de barils/jour. À noter que l’Arabie Saoudite a augmenté de manière unilatérale sa production de 500 000 barils/jour, dépassant son quota de 8,94 millions de barils/jour, répondant ainsi aux pressions américaines. Les radicaux Iran, Venezuela, rejoints par l’Algérie et la Libye sont favorables à une baisse de la production pour soutenir les cours. C’est pour préserver l’unité de l’organisation que l’Arabie Saoudite a dû accepter cette surprenante décision. Le marché s’attendait à un statu quo, soutiennent des analystes. Mais la croyance que ce pays va intervenir sur le marché pour stabiliser les cours semble freiner l’envolée des prix. Hier, les prix du pétrole sont remontés au niveau de 101 dollars, sous l’effet de la crainte que l’ouragan Ike ne paralyse une partie de la production des raffineries du golfe du Mexique. Bonne nouvelle, les stocks américains d’essence sont au plus bas depuis novembre, ce qui induira une plus forte demande de brut. En tout état de cause, l’automne correspond à une période de reconstitution des stocks avant l’hiver. Et donc à une demande plus forte. La question est de savoir si l’Opep continuera à réguler le marché. Des membres de l’organisation jugent un prix de 100 dollars raisonnable à l’Arabie Saoudite, elle est favorable à un prix entre 90 et 95 dollars. Il faut voir là la nouvelle ligne de défense pour l’Opep. Car des prix au-dessous des 90 dollars n’arrange pas les producteurs. Les multinationales estiment à 80 dollars le prix seuil, correspondant au coût de revient de l’exploitation des champs difficiles au-dessous duquel ils ne sont pas enclins à investir, au risque de provoquer une pénurie de pétrole à l’échelle de la planète. Des pays de l’Opep, face à la croissance de leurs dépenses budgétaires, craignent que les prix ne tombent au-dessous des 80 dollars.

Source Liberté

Le Pèlerin

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 13:04

Carburants. Les prix ne baissent pas à la pompe


Malgré la chute du pétrole, le litre de sans plomb à la pompe tarde à baisser. Les pétroliers sont encore montrés du doigt.

Alors que les ménages paient très cher leur plein d'essence, Total a annoncé à ses actionnaires qu'elle leur verserait une avance sur dividendes majorée de 14%. Le pétrolier se dit «confiant» pour son bénéfice 2008... Photo DDM, Frédéric Charmeux
La ministre de l'économie a piqué une nouvelle colère hier contre les compagnies pétrolières. Alors que le cours du pétrole ne cesse de dégringoler depuis cet été pour même descendre sous les 100 dollars contre 147 dollars en juillet, Christine Lagarde s'est étonnée de ne pas voir le prix du litre de sans plomb baisser aussi vite que celui du gasoil. « Je veux arriver à comprendre exactement comment les pétroliers m'expliquent cette différence» a lancé la locataire de Bercy. Cette constatation, nombre d'automobilistes l'ont faite sans pouvoir la comprendre. Ils veulent des explications. La ministre aussi.
Les barons du pétrole ne sont pas à la noce avec Christine Lagarde qui a les yeux rivés sur le pouvoir d'achat des ménages. Déjà en juillet, elle avait convoqué à Bercy l'ensemble des pétroliers (Total, Shell, BP…) pour leur demander de lisser les hausses du prix de l'essence et de répercuter plus vite les baisses.
Cette convocation avait provoqué un engagement moral des pétroliers devant la ministre. « Nous constatons que l'engagement n'est pas respecté. Ce n'est pas normal» a réagi Thierry Saniez, délégué général de l'association Consommation, Logement et Cadre de vie (CLCV). Certes une première baisse est intervenue au cours du mois d'août mais pas dans des proportions suffisantes. « Bien sûr j'ai vu que mon plein de gasoil était passé sous la barre des 75 euros mais le baril a bien plus baissé» constate, un peu amer, Christian un agent commercial toulousain.

Les pétroliers ont du mal à se justifier

Concrètement les pétroliers ne parviennent pas à donner d'explications vraiment convaincantes (lire ci-dessous). De quoi relancer l'idée de les contraindre par la loi à respecter leur engagement de tout mettre en œuvre pour faire bénéficier tant les automobilistes que ceux qui se chauffent au fioul de baisses rapides.

Questions-réponses

Pourquoi le prix du litre ne baisse pas ?

Les pétroliers ne jouent pas le jeu. Actuellement le litre de sans plomb s'affiche à 1,42 € c'est-à-dire pas très loin des 1,49 € de début juillet. L'Union française des industries pétrolières (Ufip), confirme que depuis l'été, si le prix du baril de pétrole a chuté de 28,7 %, celui du litre de sans plomb 95 n'a reculé que de 3,4 % et celui du gazole de 7,8 %. La répercussion rapide des baisses demandée par Christine Lagarde se heurte à des explications évasives de la part des pétroliers comme le poids des taxes qui représentent l'essentiel du prix du litre et restent fixes.

Ils invoquent aussi la remontée du billet vert qui renchérit l'achat de pétrole qui se fait en dollars. Mais pendant ce temps, les marges des pétroliers ont augmenté de cinq centimes sur le raffinage du sans plomb et deux centimes sur le gasoil. La hausse est la même pour la distribution aux pompes.

Y-aura-t-il une baisse et quand ?

A moyen terme. Que les pétroliers le veuillent ou non, ils seront obligés de répercuter la baisse. Reste à savoir quand... Les cours du pétrole se sont engagés dans une tendance de fond à la baisse. D'ici quelques semaines, le plein d'essence devrait être encore moins cher. Déjà certaines compagnies aériennes parlent de mettre en place des «réductions carburant» pour faire profiter leurs clients de la baisse.

L'état peut-il baisser les taxes sur l'essence ?

Peu de marge de manœuvre. La baisse de la consommation des automobilistes et des ménages (chauffage au fioul) a fait chuter les recettes de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) de près de 100 M€ au premier trimestre. En revanche, la TVA a rapporté 170 M€ de plus.
La plus-value de 70 M€ n'offre cependant pas beaucoup de marge de manœuvre au gouvernement qui se refuse à revenir à la TIPP flottante jugée trop coûteuse.

Pompe des villes, pompe des champs

1,25 € le litre de gasoil à l'Intermarché de Lardenne, à Toulouse; 1,56 € à la station essence en régie municipale de Mouthoumet, dans l'Aude: les citadins et les ruraux - en tout cas ceux qui vivent dans les secteurs les plus isolés de la région - ne sont pas égaux devant la pompe. Le plein, je le fais surtout quand je viens à Toulouse. C'est vrai que chez moi, à Mazamet, c'est un peu plus cher », concède Pierre, septuagénaire en berline. Ginette et Jack, septuagénaires de Montrabé, dans la banlieue de Toulouse ont quelques adresses de stations-service privilégiées : « le Leclerc de Rouffiac, Auchan, à Toulouse, on vient aussi de voir une station Shell à Montaudran. C'est pas loin de chez nous et ce sont les prix les moins élevés. »
Dans les Corbières, les habitants de Mouthoumet et de ses environ, n'ont pas vraiment les moyens de faire jouer la concurrence. Il n'y a qu'une station-service dans le village et la plus proche, Couiza, est à 35 kilomètres : « Souvent, ça ne vaut pas le coup de faire l'aller-retour, on préfère se servir au village », explique Michel Gau, habitant de la localité voisine de Salza. De fait, la station a été construite par la volonté municipale, « pour rendre service aux habitants. » Les pompiers, le docteur, la Poste, quelques artisans et beaucoup d'automobilistes de passage dans ce charmant coin des Corbières sont les principaux clients. « Personnellement, explique la secrétaire de mairie, Cécile Siné, je fais le plein tous les 15 jours… quand je vais faire mes courses à Narbonne... on s'adapte ! »
*Le moins cher que nous ayons trouvé sur la région d'après le référencement des prix du ministère des Finances, hier.

Zoom. Fioul : « Les clients appellent pour savoir la tendance »

La prime à la cuve de fioul de 200 € a beau avoir été reconduite pour les ménages non imposables cet hiver encore, les particuliers demeurent très regardants sur le prix du carburant de chauffage : « Les gens nous appellent pour savoir si la tendance est à la hausse ou à la baisse, reconnaît Marie-Pierre Casaus, patronne des établissements du même nom à Maubourguet (65). Mais nous achetons une citerne quotidienne de 31 000 litres : les prix changent tous les jours. On ne peut donner d'indication que pour le lendemain. » Et les hausses ou baisses de prix sont répercutées immédiatement : « On essaie d'être au plus près du marché. Et puis nous avons des concurrents, nous faisons attention à nos prix. »
L'entreprise familiale fait d'ailleurs elle-même jouer la concurrence tous les jours entre une dizaine de fournisseurs pour obtenir les prix les plus bas : « Mais il faut reconnaître que les cotations sont assez identiques de l'un à l'autre. »
Et les prix très fluctuants : « avant les gens achetaient en été, c'était moins cher. Là, il n'y a plus vraiment de règle : on a atteint un pic de prix le 7 juillet à 0,77 €/litre. En début d'année, c'était 0,54 €/litre et là, 0,64 €/litre. »

Un commentaire de votre Serviteur

Vous ne pouvez taxer ces gens d’escrocs ; ils agissent en accord avec la loi.
Vous ne pouvez vous attaquer à toute la profession vous vous y casseriez les dents.
Toutefois les Internautes ont suffisamment de poids pour agir faire de la contre pub voire boycotter une compagnie très influente qui pourra elle faire pression sur le reste de la profession

Source La Dépêche du Midi

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 23:00

Des difficultés pour les automobilistes en France

 

 1 Le prix des carburants freine les automobilistes

Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe, ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires. Cette baisse du trafic a été constatée sur les autoroutes par les 18 stations de la Sécurité routière, selon un responsable du Centre national d'information routière (Cnir).

Pour l'ensemble du premier semestre, les sociétés concessionnaires ont publié des chiffres de trafic en très légère augmentation par rapport aux six premiers mois de 2007, avec pour la majorité d'entre elles des reculs au deuxième trimestre (-2,1% pour APRR, -2% pour ASF, -1,2% pour Escota).
Les deux principales raisons invoquées par les dirigeants des sociétés autoroutières sont la forte hausse des carburants et les inquiétudes des Français concernant leur pouvoir d'achat.
«Cette baisse est également due au fait que les personnes itinérantes, utilisant des camping-cars et des caravanes, ne partent plus un mois comme avant mais deux ou trois semaines et donc circulent moins», souligne un porte-parole de Bison Futé.
Au point que les embouteillages ont été moins importants cet été même pendant le week-end (2-3 août) du «chassé-croisé» entre juillettistes et aoûtiens. Mais cette «révolution» dans le comportement des automobilistes risque de compliquer les relations entre les pouvoirs publics et les sociétés concessionnaires. Le gouvernement est actuellement en négociations avec trois concessionnaires -APRR (Eiffage et l'australien Macquarie), Sanef (l'espagnol Abertis) et Cofiroute (Vinci)- pour le renouvellement des contrats de plan pour la période 2009-2013.
«Le risque de baisse du trafic est entièrement assuré par les concessionnaires», indique-t-on au ministère des Transports. Le gouvernement écarte l'idée, avancée ces dernières semaines par les sociétés, d'un possible allongement de la durée des concessions fixée, lors des privatisations, jusqu'à 2028 ou 2035. «Bruxelles ne le permettrait pas car une telle solution ferait fi des règles de la concurrence», souligne-t-on au ministère. Les sociétés ne peuvent pas non plus trop compter sur la construction de nouvelles sections suite à la décision du Grenelle de l'environnement de geler les projets hormis les «cas de sécurité ou d'intérêt local».
Seules les autoroutes A65 entre Pau (Pyrénées-Atlantiques) et Langon (Gironde), confirmée le 4 juin par le ministère de l'Ecologie, et l'A45, entre Saint-Etienne et Lyon, dont le décret d'utilité publique a été publié le 17 juillet, sont certaines de voir le jour.
Actuellement, le gouvernement passe en revue les projets qui étaient depuis longtemps dans les cartons - comme les contournements des agglomérations de Strasbourg et Nice et l'A51 entre Grenoble et Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) - pour voir si elles sont réalisables. Reste la question de la hausse des tarifs des péages calculée actuellement sur 85% de la hausse de l'inflation, abondée d'un pourcentage dépendant du montant d'investissement consacré par les sociétés, notamment pour les élargissements des chaussées.
«La tendance est à la diminution de l'augmentation des tarifs, défense du pouvoir d'achat oblige», regrette un dirigeant de APRR.
La négociation, suspendue en août, devra se conclure avant la fin de l'année. En cas d'échec, les sociétés n'auront droit qu'à des hausses de tarifs équivalentes à 70% de l'inflation.

2 Mauvaise passe pour les ventes de 4X4 face au malus écologique et au carburant cher

Après une forte progression en 2007, le marché français des 4X4 a chuté au premier semestre, encaissant de plein fouet l'arrivée du malus écologique, sur fond de prix du baril élevé et de préoccupations environnementales croissantes. Le salon international du 4X4 de Val d'Isère, traditionnel rendez-vous d'été des passionnés du tout-terrain, ouvre ses portes vendredi et jusqu'au 17 août dans ce contexte difficile.
Le premier semestre 2008 a enregistré une chute de plus de 16% des ventes de tout-terrains dans l'Hexagone, dans un marché automobile en hausse de 4,5%.
Il s'est vendu de janvier à juillet 51 935 tout-terrains toutes catégories confondues - 4X4 traditionnels, SUV ou crossovers (tout-terrains de loisirs) - soit 4,6% des voitures neuves, selon les chiffres du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). En 2007, année faste pour le 4X4 en France, 138 266 véhicules tout-terrains et tout-chemins avaient trouvé preneurs (+26% sur 2006), soit 6,7% du total des voitures neuves.
«Le marché avait énormément profité des anticipations du bonus-malus sur les trois derniers mois» de 2007, souligne Philippe Boursereau, directeur de la communication de Toyota France. La baisse du premier semestre «reflète cette réalité puisque la quasi-totalité des 4X4 est malussée», explique-t-il.
«Le marché a été difficile, mais six mois ne font pas la tendance» après le boom de la fin 2007, observe un porte-parole de Nissan France, qui pense que «l'on pourra juger sur les six prochains mois les vraies valeurs».
Au premier semestre, le RAV-4 de Toyota a abandonné la première place au classement des ventes de 4X4. A la fin juin, il occupait la troisième place (3 935 unités vendues), précédé par le Volkswagen Tiguan (4 073) et le Nissan Qashquai (9 411), selon les chiffres des constructeurs. Le Qashqai réalise 80% de ses ventes en versions deux-roues motrices, placées sous le seuil du malus.
Le Qashqai, un crossover à mi-chemin entre un tout-terrain et une grosse berline, «a permis à la marque de sortir du 4X4 pur et dur», relève le porte-parole de Nissan. «L'engouement pour ce genre de véhicule va continuer à se développer», assure-t-il, car «ils apportent une polyvalence plus grande que les voitures traditionnelles».
«C'est l'évolution prévisible du marché. Le mot crossover prend tout son sens», estime le porte-parole de Toyota, un constructeur qui va miser également sur une taille plus petite, «intermédiaire entre une petite berline et un 4X4». Pour l'organisateur du salon de Val d'Isère Philippe Dollin, «l'avenir n'est pas bouché». «D'ici quatre ou cinq ans, on va sortir des 4X4 beaucoup moins polluants», prévoit-il.
Une réponse aux arguments des écologistes qui pointent le niveau d'émissions de CO2 toujours élevés des 4X4, même s'il baisse. La moyenne était de 210 g de CO2/km en 2007, contre 217 g en 2006 et 223 g en 2005.
M. Dollin ajoute que les 4X4 traditionnels, adaptés aux terrains difficiles, ne vont pas disparaître car ils correspondent à un besoin, notamment en montagne.
Pour leur part, les groupes français, PSA Peugeot Citroën et Renault, arrivés sur le marché du 4X4 respectivement en 2007 et 2008, sont au rendez-vous de l'édition 2008, marquée par un renouvellement de l'organisation du salon, créé en 1984.
Mais la présence du Mondial de l'Automobile au calendrier français cet automne n'a pas favorisé la présence de tous les constructeurs. Toyota et les marques allemandes notamment seront absents à Val d'Isère.

Source La Tribune

Le Pèlerin

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 05:52

Tata arrête le chantier de l'usine de l'auto la moins chère du monde

Le chantier de construction d'une usine du groupe indien Tata Motors, censée produire la voiture la moins chère du monde, est officiellement arrêté dans l'est de l'Inde en raison de l'escalade des manifestations d'hostilité au projet, a annoncé l'entreprise mercredi.
Le premier groupe automobile indien, filiale du conglomérat Tata, qui pensait lancer dès octobre sa Nano produite à Singur au Bengale occidental et vendue 2 500 dollars, envisage maintenant de délocaliser la production ailleurs en Inde. L'usine de Singur était de facto à l'arrêt depuis vendredi après que des dizaines de milliers de manifestants eurent encerclé le site industriel du futur minivéhicule Nano pour protester contre la réquisition de leurs terres agricoles. «Tata Motors est contraint de suspendre la construction et le travail de l'usine Nano à Singur compte tenu de l'agitation et les conflits qui se poursuivent sur le site», selon un communique de la société.
Il serait «extrêmement optimiste d'imaginer un retour à la normale dans les prochains jours (puisque) rien ne s'est passé ces derniers mois», a déploré un responsable de Tata Motors, sous le couvert de l'anonymat.
Il s'est dit prêt à laisser «une fenêtre d'opportunité ouverte» pour que le calme revienne autour de l'usine située près de Calcutta, la capitale régionale, mais «nous n'avons pas le choix (...), nous avons une industrie à faire tourner, des délais à respecter».
Ratan Tata, le président du conglomérat éponyme, avait menacé fin août de délocaliser la production de la Nano si les manifestations ne cessaient pas au Bengale occidental dirigé depuis 30 ans par le parti communiste d'Inde marxiste, mais extrêmement favorable aux investissements locaux et étrangers.
Tata Motors a investi 350 millions de dollars dans cette usine qui doit assembler 250 000 unités par an de cette minivoiture vendue en principe 100 000 roupies (2 500 dollars) dès octobre en Inde. Cette automobile rudimentaire de 600 cm3 de cylindrée a été dévoilée au monde entier en janvier à New Delhi.

Source La Nouvelle République

Le Pèlerin

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 23:20

Récession économique dans le monde
L’effet domino de la crise des subprimes

 

 

Après les pays les plus pauvres du tiers-monde qui ont connu des reculs nets de leur PIB, c’est au tour, aujourd’hui, des pays développés de connaître le même scénario. La zone euro, la première puissance mondiale, et le Japon enregistrent ces derniers temps un recul de leur PIB. Concernant le continent européen, les chiffres fournis par l’Office européen des statistiques, Eurostat, parlent d’eux-mêmes.
Ces derniers ont montré que, depuis la création de la zone euro en 1999, une baisse significative de la croissance a été enregistrée. «L’économie de la zone euro s’est ainsi réduite de 0,2% au deuxième trimestre comparé au premier durant lequel une croissance de 0,7% avait été enregistrée», a précisé Eurostat. Le risque de plus en plus grand d’une récession en Europe a donc plongé le Vieux Continent dans un climat d’angoisse et d’inquiétude. Alors que les économistes ne parlent pas encore de récession, sous le prétexte qu’on n’a pas encore atteint au moins deux trimestres consécutifs de croissance négative, préférant ainsi les termes «net ralentissement» ou encore de «croissance étouffée», les responsables politiques, quant à eux, multiplient actuellement les rencontres et les réunions.
Ayant connu dans le passé une crise similaire, les Etats-Unis ne sont pas à l’abri de cette problématique. Les analyses de certains économistes convergent vers la même idée : l’économie américaine va probablement entrer en récession au second semestre en raison de l’atténuation de l’effet des mesures monétaires et fiscales et un «net ralentissement» est prévu pour l’Europe. «Les fortes baisses de taux d’intérêt et les remboursements d’impôts ont jusqu’ici permis à l’économie américaine d’éviter la récession, mais cet effet d’amortisseur arrive à sa fin. Les Etats-Unis ne pourront plus guère échapper à la spirale récessionniste. La croissance américaine devrait ainsi atteindre 1,3% cette année en termes réels, mais à peine 1% en 2009», expliquent les analystes de la banque suisse UBS.
Même son de cloche chez le président de la Réserve fédérale américaine (Fed).
En effet, M. Ben Bernanke a estimé, vendredi dernier, que la crise financière qui a commencé il y a un an ne s’est pas affaiblie et qu’elle commence même à toucher le reste de l’économie américaine, créant «l’un des plus difficiles contextes jamais vus». «La tempête financière n’a pas encore diminué et ses effets sur l’ensemble de l’économie deviennent apparents sous la forme d’un ralentissement de l’activité économique et d’une hausse du taux de chômage. Si l’on ajoute à cela l’accélération de l’inflation, liée notamment au bond des prix des matières premières, le résultat est l’un des environnements économiques et de politique monétaire les plus difficiles jamais vus», juge-t-il plus loin. Le Japon, dont l’évolution de l’économie est tributaire de ce qui se passe dans le pays de l’oncle Sam, est en état d’alerte. La Banque centrale nippone qui estime que la crise des prêts hypothécaires à risque (subprime), déclenchée il y a une année aux Etats-Unis, n’était pas finie, s’inquiète au plus haut niveau. «Le ralentissement des économies étrangères semble commencer à avoir des effets négatifs sur les exportations japonaises et, par conséquent, il faut faire très attention», estiment les membres de cette banque.

Des économies fortes risquent de s’écrouler…


Pour les économistes, ce qui est absolument certain, c’est que la crise que connaissent actuellement plusieurs pays développés est des plus graves. Et pour cause, celle-ci est caractérisée par trois facteurs, et non des moindres. Il s’agit de la «rapidité et de l’intensité de son développement». En d’autres termes, la récession qui frappe au cœur même des pays les plus développés ne concerne plus seulement des secteurs de vieilles technologies (charbonnages, sidérurgie, etc.) ou déjà arrivées à maturité (chantiers navals, automobile, etc.) mais carrément des secteurs de pointe, en l’occurrence, le secteur de l’informatique, de l’Internet, les télécommunications et surtout l’aéronautique.
Ces derniers prédisent même des pertes chiffrées en milliards de dollars. A titre indicatif, le Vieux Continent, pourrait, dans ce cas, enregistrer des baisses de salaires, des dégradations des conditions de travail, mais surtout des centaines de milliers de licenciements. En clair, un effondrement de l’économie européenne, comme celui déjà enregistré aux Etats-Unis, n’est pas à écarter.

Les dirigeants de plus en plus dans l’impasse


Sachant préalablement que l’enjeu est des plus importants, en ce sens que ces contre-performances économiques qui font craindre les risques de plus en plus probables d’une récession, touchent même les secteurs stratégiques, les dirigeants de certains pays concernés ne cessent de multiplier les rencontres. Dans la zone OCDE, plusieurs pays industrialisés ont élaboré des plans de relance économique pour tenter de juguler ces contre-performances économiques. Au pays de l’oncle Sam, il a été mis sur pied, en janvier dernier, un plan de relance d’un coût de 168 milliards de dollars axé essentiellement d’une remise fiscale en faveur des ménages et du secteur économique. Lui emboîtant le pas, l’Espagne s’est également mobilisée avec l’annonce, dans le courant de ce mois, d’un plan de réformes qui sera mis en œuvre, en 2009, dans les secteurs du logement, du transport, de l’énergie, des télécommunications et services, et s’ajoutera à un train de mesures de relance à court terme de 18 milliards d’euros déjà annoncé. En Allemagne, moteur du continent, l’idée d’une baisse d’impôts fait débat au sein de la coalition gouvernementale mais aucune mesure n’a été annoncée. Un plan de relance comprenant des baisses d’impôts massives et des investissements publics aurait été préparé en cas de besoin pour l’automne. En Grande-Bretagne, où l’économie est très sensible au marché immobilier, le ministre des Finances, Alistair Darling, a laissé planer le doute sur une éventuelle suspension de la taxe sur les transactions immobilières.
Par ailleurs, au Japon, le Premier ministre, Yasuo Fukuda, a exclu en juin dernier toute mesure fiscale pour relancer la croissance économique, estimant que le pays, trop endetté, ne pouvait se le permettre.
Il a renvoyé aux «réformes structurelles [menées] depuis cinq ou six ans» tout en reconnaissant qu’elles n’étaient pas suffisantes. En France, qui assure la présidence de l’UE, et avec tous les indicateurs qui ont, à présent, viré au rouge, une réunion a été provoquée en catastrophe par le Premier ministre Fillon. En effet, après une croissance de 0,4% au 1er trimestre, l’économie française a subi un sérieux coup de frein entre avril et juin derniers, sous l’effet du pétrole cher, de l’euro fort et d’un ralentissement général de l’activité en Europe et aux États-Unis. Les responsables français, qui ne savent pas réellement à quel saint se vouer, attendent «plus clair» en ce sens qu’aucune mesure n’a encore été prise. Ces réunions, laissent-ils entendre, ont seulement pour but d’«analyser les causes de la dégradation de la conjoncture internationale», et d’«identifier les réponses qui devront y être apportées». «Il ne faut pas s’attendre à un bon 3e trimestre», car «les facteurs ayant pesé au deuxième trimestre sont restés présents en juin et sur une partie du mois de juillet», a reconnu la ministre de l’Economie, Christine Lagarde.

Source La Tribune

 

Le Pèlerin

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