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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 07:25

Attali, prévoit que les réformes en Europe porteraient leurs fruits...

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Attali, prévoit que les réformes en Europe porteraient leurs fruits...

 

Les années 2014 et 2015 pourraient être «de bonnes années» sur le plan économique, a estimé jeudi matin le président de la fondation PlaNet Finance Jacques Attali, prévoyant que les réformes en Europe porteraient leurs fruits. «Il y a beaucoup de perspectives qui donnent le sentiment que 2014 et 2015 seront de bonnes années», a déclaré l'ancien conseiller du président François Mitterrand sur I Télé.

«Les perspectives de croissance ne sont pas dérisoires»

En attendant, «tous les mois, à cette date, nous aurons un mauvais chiffre du chômage pendant au moins six mois, sinon un an», a-t-il annoncé. L'économiste et essayiste prévoit que «la crise économique aux Etats-Unis va s'estomper», que «la Chine va redémarrer» et que «l'Europe va recevoir les fruits de ses énormes réformes».

«Les perspectives de croissance ne sont pas dérisoires», a-t-il ajouté. «Si l'Europe s'intègre politiquement, elle a les moyens d'une croissance forte. Et si, cerise sur le gâteau, l'euro baissait, ce qu'on pourrait souhaiter et même provoquer, alors l'impact sur la croissance serait très fort et l'impact sur l'emploi en découlerait.» Sur le plan national, Jacques Attali s'est réjoui que le gouvernement Ayrault ait engagé «des réformes très importantes», notamment en matière de «maîtrise des dépenses publiques» et de «compétitivité».

Source 20minutes.fr

Pour lire l’article complet depuis sa source …Incluant une vidéo de l’auteur

Cliquez ici

http://www.20minutes.fr/economie/1070505-economie-attali-prevoit-de-bonnes-annees-2014-2015

Le Pèlerin

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 07:14

L'Algérie doit miser sur le savoir

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«J'aime bien les Arabes parce que, quand ils n'ont pas de travail, ils en profitent pour ne rien faire, ce qui fait qu'ils ne perdent jamais bêtement leur temps.» Georges Wolinski

Il y a quelques jours, les pays de l'Opep se sont réunis à Vienne pour décider d'un statu quo concernant la production de pétrole «Nous allons maintenir» le plafond de production actuel, fixé à 30 millions de barils par jour (mb/j) pour l'ensemble des 12 Etats membres, «rien ne change à la situation actuelle», a indiqué le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi à l'issue de la 162e réunion ministérielle du cartel à Vienne, son siège.
Ce plafond, adopté en décembre 2011 et reconduit en juin sans impartir de quotas individuels par pays, est cependant largement dépassé par la production réelle, puisque les 12 Etats membres pompaient en novembre 31,22 mb/j de brut au total, selon des chiffres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Et ce, en dépit de l'effondrement de la production iranienne (-25% en un an), pénalisée par les sanctions internationales, l'Arabie Saoudite ayant gonflé son offre pour compenser et l'Irak continuant de gonfler sa production au fur et à mesure de l'essor du secteur pétrolier du pays. «Le marché est suffisamment approvisionné (...) nous produisons ce dont le marché a besoin», d'après le ministre émirati de l'Energie se disant «satisfait» des prix actuels du baril à 110 dollars. Les membres de l'Opep ont cependant prévenu dans le communiqué final de la réunion qu'ils «se tiendraient prêts à réagir rapidement à tout développement ayant un impact négatif sur le marché du pétrole».
La réalité du marché pétrolier: l'essor décisif de la technologie
L'industrie énergétique mondiale connaît, déclare Nordine Aït Lahoussine un certain nombre de transformations fondamentales. En termes de consommation, celle des pays de l'Ocde, par exemple, qui représente plus de la moitié de la consommation mondiale, baisse depuis 2005. Lorsque vous regardez les prévisions à long terme, vous vous apercevez qu'aucune projection ne permet de penser que la consommation de l'Europe, des Etats-Unis ou du Japon va se relever. Il faut donc se préparer à une baisse de la demande pétrolière. Les pays riches se sont, en effet, organisés pour dépendre de moins en moins du pétrole...(1)
C'est la même analyse que fait le journal L'Expansion: «Déjà, les Etats-Unis, le Canada et le Mexique pompent davantage de brut que l'Arabie Saoudite, l'Irak et l'Iran réunis. Les Etats-Unis, portés par l'essor du schiste, pourraient même détrôner dès 2017 l'Arabie comme premier producteur de pétrole, estime l'AIE. L'Arabie Saoudite continue de compenser la chute de l'offre iranienne, minée par les sanctions internationales contre Téhéran. Et l'Irak muscle vigoureusement sa production (+20% entre février et novembre) à la faveur de l'essor du secteur pétrolier du pays. Cependant, «si les pays de l'Opep interprètent mal les besoins réels du marché et ne réduisent pas leur production en fonction, ils pourraient bien faire face à une chute des prix du baril» sous 100 dollars «dans les prochains mois», mettent en garde les experts du Centre d'études énergétiques mondiales (Cges).»
«De fait, dans un environnement économique morose, hanté notamment par les difficultés de la zone euro, la consommation mondiale de brut devrait croître faiblement en 2013 (+865.000 barils par jour selon l'AIE). Dans le même temps, la production des pays en dehors de l'Opep, dopée par le boom des hydrocarbures non conventionnels (le pétrole de schiste) aux Etats-Unis, devrait augmenter de 900.000 barils/jour. Conséquence, la demande pour le brut de l'Opep se contractera à 29,7 mbj l'an prochain selon les prévisions du cartel (1,5 mbj de moins que leur production actuelle). Face à la surabondance d'or noir, les prix pourraient décrocher, au grand dam des pays exportateurs. Dans ces conditions, «le respect du plafond devrait rester médiocre (...), chaque pays ayant intérêt à» maximiser ses revenus, tandis que l'explosion de l'offre pétrolière extérieure à l'Opep contrariera tout effort de sa part pour soutenir le marché, tempère Julian Jessop, de Capital Economics, tablant sur un baril à 85 dollars fin 2013».(2)
L'autisme et la responsabilité des pays producteurs de pétrole
Faisant comme s'ils n'étaient pas concernés et apparemment autistes, les pays producteurs décident comment garder leur rente en maintenant un niveau de production qui ne fasse pas chuter les prix. Pendant ce temps, 32 milliards de tonnes de CO² vont dans l'espace, soit l'équivalent de 5 tonnes par habitant/an. Il faut cependant distinguer entre les 20 tonnes du citoyen américain, et les 45 tonnes du Qatari qui gaspille en 4 jours ce que consomme le Sahélien pour vivoter en gros une année! Et c'est à ce pays que l'on confie les destinées de la planète en ce qui concerne la moralisation de la consommation d'énergie. A Qatar, les 190 délégations se sont agitées et ont consommé pour leur déplacement en avion et leur séjour dans l'émirat de la démesure, en 15 jours, la consommation d'un Africain en une année. Malgré les réticences des climato-sceptiques, il semble établi que l'activité humaine est en grande partie responsable du réchauffement climatique. Dans cet ordre, les données sont accablantes pour les pays industrialisés: entre 1900 et 2004, plus de 850 milliards de tonnes de CO² ont été envoyées dans l'atmosphère créant un effet de serre responsable de ce réchauffement climatique. Les pays du Sud rendent ceux du Nord responsables de la débâcle climatique et demandent de l'aide pour les «pertes et dommages» en vue de faire face au changement climatique. (3)
La réalité de l'Opep, une organisation de rentiers au service des Occidentaux
Petite rétrospective: l'Opep des années 60, Organisation se battant pour la souveraineté des pays membres et pour un juste prix du pétrole a vécu. Son heure de gloire a été vécue au début des années 70 et à cette époque chacun reconnait le rôle moteur de l'Algérie qui, bien qu'avec une production de 10% de celle de l'Arabie Saoudite, influait sur les décisions à telle enseigne que c'est Belaïd Abdesselam et Zaki Yamani qui étaient les porte-parole pour justifier le relèvement des prix du pétrole auprès des pays occidentaux. Forte de l'aura de la Révolution et de sa détermination, l'Algérie menait un véritable militantisme et oeuvrait d'une façon constructive au sein de l'Opep, elle était à l'époque, aussi influent que l'Arabie Saoudite ou l'Iran. Avec ces deux pays, nous avions une influence considérable sur les prix. Les revenus avaient été multipliés par 15. De 1965 à 1978, tout le tissu industriel réalisé et qui sert encore de nos jours l'a été avec une rente de 22 milliards de dollars. Depuis, nous avons reçu plus de 700 milliards de dollars et les réalisations sont marginales ne créant pas de richesse 1974: Henry Kissinger décide de la création de l'AIE dont le but avoué était de casser l'Opep. Résultat des courses, dix ans plus tard malgré tout ce que l'on peut raconter, l'Opep a cessé d'être influente, elle a perdu son marker crude: l'Arabian Light, elle se permet de suivre fidèlement les injonctions. On aurait pensé que cette organisation tiers-mondiste allait disparaître avec le siècle, il n'en fut rien, car elle a changé de vocation: elle est chargée de discipliner les membres récalcitrants et appliquer les décisions des pays industrialisés. Le pays qui joue le rôle de gardien est sans conteste l'Arabie Saoudite qui fait ce qu'elle veut (les pays du Golfe le suivant). Actuellement, elle est en train de compenser- sur instruction de ses supérieurs- le pétrole iranien amputé de 25%. Ce pays participant dans une réunion surréaliste aux côtés des pays du Golfe au maintien du quota pour que le prix ne s'effondre pas. Il est pratiquement sûr que l'abondance du pétrole hors Opep va affaiblir l'Opep, voire la faire disparaitre et avec elle les pays rentiers. Ce qu'il faut savoir, exception faite de l'Iran, les pays musulmans arabes de l'Opep, c'est le désert du savoir: 1 publication par million d'habitants, en Europe 55 et aux Etats-Unis 100. Cherchez l'erreur!!
Et l'Algérie dans tout ça?
Dans une interview décapante et sans concession, M.Aït Lahoussine, ancien vice-président de Sonatrach, ancien ministre de l'Energie: «Pour ce qui est de l'Algérie, s'il y a un fait sur lequel j'insisterai, c'est que notre production d'hydrocarbures est en train de baisser. Ceci intervient à un moment où la demande mondiale connaît un certain fléchissement, compte tenu de la situation économique et de la récession à travers le monde.
Le fait est là: l'exportation de notre richesse en hydrocarbures - pétrole et gaz - représente toujours plus de la moitié de notre produit national brut (PNB). En Norvège, par exemple, cette part n'est que de 25%.
La moitié de la richesse produite dans l'année provient des hydrocarbures. C'est la preuve que notre économie n'est pas diversifiée. Nous restons toujours tributaires du cours du pétrole: si le cours du pétrole chute, c'est tout le pays qui risque de se trouver par terre. Quant aux recettes d'exportation des hydrocarbures, elles atteignent 95%, voire plus, du total des recettes! Aujourd'hui, les USA ont trouvé tellement de shale gas qu'ils envisagent de l'exporter sous forme de gaz liquéfié ou GNL. Depuis, les Etats-Unis ont installé une vingtaine de projets de liquéfaction destinés à l'exportation. En fait, il se dit qu'à l'horizon 2020-2025, les USA exporteraient 60 à 70 millions de tonnes de GNL, tout le problème est donc là: est-ce qu'on est conscient de ces changements? Est-ce qu'on les prend au sérieux et est-ce qu'on s'y prépare sérieusement?» (...) L'on parle chez nous de l'éventualité d'une production de gaz de schiste comme si on avait le choix de nous en passer. Nous sommes dans l'obligation d'y aller.
Monsieur Aït Lahoussine a sans doute raison sur l'argumentaire visant à montrer que l'Algérie continuera à se tenir le ventre chaque fois que le prix du pétrole descend au-dessous de 100 $. C'est-à-dire que notre loi des finances est indexée sur le bon vouloir du marché et de ceux qui le manipulent. Là où je suis totalement opposé à sa vision sur la fuite en avant qu'il prône en appelant à aller vers l'exploitation des gaz de schiste. C'est un très mauvais signal qu'ils donnent aux Algériens,en les incitant au farniente: «Le gaz de schiste veillera sur votre paresse et gabegie.»
Il est aussi dans son rôle si l'on se place dans une perspective capitaliste qui est celle de la gestion de l'offre et de la demande de flux d'énergie dont il faut maximaliser les prix, mais la situation de l'Algérie fait appel en plus à d'autres paramètres qui sont ceux de donner une perspective réaliste non pas basée sur le «il y a qu'à». Ces analyses de stratèges installés physiquement et idéologiquement à dix mille lieux ne perçoivent pas la réalité d'une Algérie profonde qui peine à se redéployer. Il est inconvenant de notre point de vue, de surfer sur le magister dixit occidental qui veut que le gaz de schiste, c'est le rêve!
J'aurai voulu pour ma part que M. Aït Lahoussine porte de la voix - au vu de son magister moral et intellectuel - avec moi et tous les besogneux qui sont restés au pays pour entretenir la flamme de la science, pour dire basta! Il faut aller vers une stratégie énergétique basée sur le savoir authentique qu'il faut développer à marche forcée. Seuls des états généraux sur le futur de l'énergie pourront nous donner une perspective pour les générations futures. L'Université doit être au coeur de ce combat.
Le futur: place à l'intelligence
Le monde change à toute vitesse à la fois d'une façon scientifique et il est fort probable que le marché de l'énergie va changer avec l'apport de nouvelles sources d'énergie, le développement accéléré et rentable du renouvelable, comme à titre d'exemple cette invention d'une société israélienne de biotechnologie qui affirme pouvoir remplacer les énergies fossiles par des eucalyptus à croissance rapide. Le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Indonésie et la Chine pourraient accueillir d'immenses plantations d'eucalyptus génétiquement modifiés poussant 40% plus vite que la normale, dont le bois pourrait servir à la fabrication de papier, de carburant ou de granulés pour centrales électriques. Les eucalyptus génétiquement modifiés produiraient près de 104 m3 de bois par an et par hectare, à comparer à une moyenne de 80 m3 pour l'ensemble des bois destinés à la production d'énergie au Brésil.(4)
D'autre part, une étude américaine nous apprend que le futur de l'Europe notre partenaire de proximité est problématique et que le monde se réorganisera. Nous lisons: l'Europe ne se désintégrera pas et restera une grande puissance en 2030, mais la question essentielle est de savoir si l'UE s'investira collectivement dans l'avenir, d'après un récent rapport américain de renseignements qui envisage trois scénarios possibles pour l'Union: le déclin, l'effondrement ou la renaissance. En 2030, l'Asie aura dépassé l'Amérique du Nord et l'Europe en termes de puissance mondiale, sur la base du PIB, la taille de la population, des dépenses militaires et l'investissement technologique. Seule la Chine considérée comme le pays ayant probablement la plus grande économie, dépassera celle des États-Unis quelques années avant 2030. Outre la Chine, l'Inde et le Brésil, les acteurs régionaux tels que la Colombie, l'Indonésie, le Nigeria, l'Afrique du Sud et la Turquie deviendront particulièrement importants pour l'économie mondiale.» (5)
«Pendant ce temps, les économies de l'Europe, le Japon et la Russie sont susceptibles de poursuivre leurs lents déclins relatifs. Mais le glissement du pouvoir national peut être éclipsé par un virage encore plus fondamental dans la nature du pouvoir, affirme le rapport. «Validé par les technologies de communication, le pouvoir se déplacera vers les réseaux multiformes et amorphes qui formeront à influencer les actions des États. Les pays disposant des fondamentaux les plus solides - PIB, la taille de la population, etc. - ne seront pas en mesure de s'imposer sauf s'ils apprennent également à utiliser dans les réseaux et les coalitions dans un monde multipolaire. La demande de nourriture augmentera d'au moins 35% d'ici 2030 alors que la demande pour l'eau va monter en flèche de 40%. Près de la moitié de la population mondiale vivra dans des zones subissant un stress hydrique sévère. Les États fragiles d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient vont souffrir, mais la Chine et l'Inde aussi. De nombreux pays n'auront probablement pas les moyens d'éviter les pénuries de nourriture et d'eau sans une aide massive de l'extérieur.» (5)
Nous sommes avertis. Ce n'est pas le fait de s'accrocher à une organisation moribonde qui nous sauvera. Un cap mobilisateur, une formation et une recherche de qualité sont les seules défenses immunitaires et non les gaz de schiste qui nous permettront de conjurer le mauvais sort. Vouloir coller à l'Opep, une organisation moribonde, ne nous apportera rien. Notre avenir est ici et maintenant C'est tout le souhait que nous appelons de nos voeux.
1. Nordine Ait Laoussine «Gaz de schiste: nous sommes obligés d'y aller» Le Soir d'Algérie
2. http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-opep-condamnee-a-reduire-sa-production-pour-soutenir-les-prix-du-petrole_364909.html
3. C. E. Chitour: Le fiasco des négociations climatiques à Doha L'Expression 10.12.2012
4. John Vidal: Des arbres OGM dans votre moteur: The Guardian 12 Décembre 2012
5. http://www.euractiv.com/node/516594? utm_source=EurActiv+Newsletter&utm_campaign=3b5fa42221-newsletter_dernieres_ infos&utm_medium=email 13 décembre

Source L’Expression

Le Pèlerin

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 04:34

La France doit concurrencer la Chine en Afrique, dit Moscovici

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Abidjan (Reuters) - Les entreprises françaises doivent passer à l'offensive pour endiguer l'influence grandissante de la Chine sur les marchés africains de plus en plus compétitifs, a estimé samedi le ministre des Finances, Pierre Moscovici.

Si la France, ancienne puissance coloniale, conserve des liens privilégiés avec de nombreux pays du continent, elle est de plus en plus concurrencée par la multiplication des investissements des entreprises chinoises.

"Il est évident que la Chine est de plus en plus présente en Afrique. Les entreprises françaises qui en ont les moyens doivent passer à l'offensive", a déclaré Pierre Moscovici à la presse lors d'une visite en Côte d'Ivoire.

"Elles doivent être présentes sur le terrain. Elles doivent se battre", a ajouté le ministre des Finances.

Il a insisté sur la nécessité pour les entreprises françaises de conquérir des marchés notamment en Afrique sub-saharienne, région, a-t-il dit, dont le taux de croissance de 5,5% en 2012 est le deuxième plus important après celui de l'Asie.

"Le phénomène nouveau est que la croissance africaine a le potentiel de stimuler la croissance en France. Nous devons être présents", a-t-il poursuivi.

Les échanges commerciaux de la Chine avec l'Afrique ont dépassé 166 milliards de dollars (128 milliards d'euros) en 2011, selon des statistiques chinoises tandis que les exportations africaines, principalement des matières premières nécessaires à l'industrie, s'élevaient à 93,2 milliards de dollars contre 5,6 milliards au cours de la décennie écoulée.

En juillet, Pékin a offert à plusieurs pays africains des prêts de 20 milliards de dollars sur trois ans, soit le double du montant proposé sur les trois années précédentes.

Pierre Moscovici a estimé que la création de la Banque publique d'investissement (BPI), qui doit démarrer ses activités début 2013, va favoriser la compétitivité des entreprises françaises au niveau mondial.

Cette banque, dont la création était l'un des engagements du candidat François Hollande, disposera de 42 milliards de fonds afin de faciliter les prêts aux PME et investir directement du capital dans certaines entreprises.

Le ministre français doit signer avec le gouvernement d'Abidjan un contrat de conversion de la dette ivoirienne portant sur 630 millions d'euros.

Cette somme sera affectée sur la période 2012-2015 au financement de projets de lutte contre la pauvreté dans les secteurs de l'éducation, de la formation, de l'emploi, de la santé, de l'agriculture, du développement rural et urbain, des infrastructures de transport et de la justice.

Source Le monde.fr Reuters Joe Bavier; Pierre Sérisier

Le Pèlerin

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 09:32

Il a rendu publique une série de conclusions

algerie eldorado

 

Une mission du Fonds monétaire international a séjourné à Alger, du 29 octobre au 11 novembre. Elle a eu des discussions avec les hautes autorités de l’Etat, avec des opérateurs économiques, ainsi qu’avec des représentants de la société civile. Elle a fait connaitre hier ses conclusions au cours d’une conférence de presse qu’elle a animée à Alger.     La mission a formulé des recommandations relatives à la règle du 51/49, une disposition que l’Algérie a instituée dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009, pour recadrer l’investissement étranger en Algérie. Pour Zeine Zeidane, chef de la délégation du FMI à Alger, l’Algérie pourrait se passer de restrictions dans la majorité du capital dans les secteurs non stratégiques, pour dégager de la valeur ajoutée et la partager. Les restrictions dans les secteurs stratégiques, le FMI n’y voit pas d’inconvénient. La mission du Fonds monétaire recommande, entre autres, dans ce registre, des réformes structurelles soutenant une croissance tirée par le secteur privé et l’accroissement de la productivité globale des facteurs. Cela nécessite, selon le FMI, une stratégie d’amélioration du climat des affaires, un allègement des «contraintes pesant sur les investissements étrangers». La mission a noté qu’il y a des choses qui ont été faites (la création du guichet unique et le foncier….), mais qu’il reste beaucoup à faire en termes de fiscalité et de facilitations relatives à la création d’entreprises. La délégation du Fonds monétaire a, par ailleurs, relevé que le taux de chômage a été ramené, ces dernières années, dans des proportions relativement basses, mais le chômage des jeunes reste élevé, parce que les mécanismes du marché de travail demeurent «rigides». La mission en question estime que l’on ne peut résorber le chômage que si l’on arrive à dégager de la croissance. La croissance devrait se situer autour de 2,5%. Elle va grimper à 3,4% en 2013, avance le FMI qui explique qu’il y a volonté à Alger d’imprimer une croissance à deux chiffres. L’inflation (8% actuellement) ne s’éloigne pas des prévisions établies par le FMI qui prévoit une inflation de 8,4% pour 2012 et de 5% pour 2013. Le Fonds monétaire international met en exergue une situation extérieure «solide» de l’Algérie. Il relève l’excédent du compte courant, qui devrait atteindre 8,2% du PIB du pays, la hausse des cours de pétrole compensant le volume des hydrocarbures exporté. Et que le compte courant resterait excédentaire en 2013, à 7,1% du PIB. En 2012 comme en 2013, les réserves de change devraient rester très confortables. La mission du FMI, a ce sujet, s’est déclarée satisfaite de la manière dont la Banque d’Algérie les gère. De même, elle a salué les autorités algériennes pour la décision prise concernant le prêt (5 milliards de dollars) qu’elles vont accorder au FMI. Ce faisant, l’Algérie gagnerait énormément à l’amélioration de la conjoncture internationale, estime le chef de la mission du FMI à Alger, pour qui l’Algérie jouit d’une aisance financière qui lui permettrait de participer à l’effort international pour améliorer cette conjoncture, mais aussi augmenter les ressources du Fonds.

Source Horizons Youef Salami

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 09:28

Gaz de schiste - L'exploitation en vaut la chandelle, estime l'AIE

Gaz-de-schiste-USA.jpg

 

L'exploitation du gaz de schiste donne un avantage économique considérable aux Etats-Unis, selon le dernier rapport de l'Agence Internationale de l'Energie. Une piste à suivre pour la France ?

Le rapport de l'Agence internationale de l'énergie publié lundi fera date. A l'image du rapport Gallois pour la compétitivité, il va sans doute contribuer fortement aux débats sur les choix énergétiques de la France. En effet, pour la première fois, l'AIE a intégré l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste à ses prévisions. Et cela change tout. L'AIE parle même de révolution.

Le miracle américain

Selon ses prévisions, les Etats-Unis - le pays le plus avancé dans l'exploitation des hydrocarbures de schiste - deviendront le 1er producteur mondial de gaz en 2015 devant la Russie. Mais ce n'est pas tout. Les Etats-Unis deviendront aussi le premier producteur de pétrole de la planète vers 2017, devant l'Arabie Saoudite !

L'AIE anticipe que ce bond de la production américaine, couplé à des mesures visant à réduire la consommation des véhicules, "fera chuter progressivement les importations pétrolières du pays, jusqu'à ce que l'Amérique du Nord devienne un exportateur net de brut, aux alentours de 2030". Résultat, le Graal de "l'indépendance énergétique", un objectif longtemps considéré comme inatteignable, serait désormais bel et bien en vue pour les Etats-Unis, moyennant également des mesures d'économies d'énergie. Pour un pays qui importe actuellement environ 20% de ses besoins en énergie, les prévisions de l'AIE ont un coté miraculeux. Et selon l'AIE, ce miracle est reproductible aux autres pays, comme la France.

Travail de lobby ou vraie expertise?

Doit-on croire l'Agence ? L'exploitation du gaz de schiste est-elle la voie à suivre absolument ? Sur ce point, l'AIE en fait sans doute un peu trop. Tout d'abord, son rapport n'aborde pas la question très controversée des dégâts sur l'environnement. Ensuite, il est difficile de prendre pour argent comptant les prévisions d'une agence régulièrement épinglée pour son travail de lobby ou pour son allégeance aux Etats-Unis. Les verts, par exemple, dénoncent depuis longtemps, le lobbying de l'Agence en faveur du gaz de schiste. Au passage, l'économiste en chef de l'organisation, Fatih Birol, en prend pour son grade. Selon d'autres sources, l'AIE aurait volontairement surévalué les réserves mondiales de pétrole sous la pression des Etats-Unis, pour ne pas créer de panique et asseoir le pouvoir de la première économie mondiale. Du coup, quand l'économiste en chef de l'AIE explique qu'il ne comprend pas les choix français, et que, pour lui, la réduction de la part du nucléaire et l'interdiction du gaz de schiste sont incompatibles, on s'interroge.

Un investissement qui vaut le coup

Cependant le rapport de l'AIE a le mérite de pointer une vérité économique : les pays qui pourront exploiter les gaz de schiste augmenteront leur indépendance énergétique. Ils profiteront aussi d'une énergie moins chère par rapport à leurs voisins. Ainsi, l'AIE note qu'il y a cinq ans, le prix du gaz était à peu près le même aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Aujourd'hui, les prix européens sont cinq fois plus élevés que les prix américains. Et en Asie, les prix sont huit fois plus élevés qu'aux Etats-Unis !

Investir dans les gaz de schiste peut donc valoir le coup, notamment pour l'Europe, qui reste à la merci d'un conflit avec la Russie, qui lui livre l'essentiel de son gaz. Pour enfoncer le clou, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Birol ajoute qu'il est possible d'exploiter "proprement" le gaz de schiste moyennant de gros investissements technologiques. Pour l'instant, il ne s'agit que d'une simple conviction. Mais le débat sur une exploitation plus propre qu'aux Etats-Unis va inévitablement monter. Michel Rocard a tenté maladroitement de dédramatiser l'exploitation du gaz de schiste en rappelant le précédent de l'exploitation du gaz de Lacq. D'autres experts sont plus convaincants. Sur un ton polémique, l'ancien premier ministre François Fillon a quant à lui affirmé aujourd'hui qu'il serait criminel de se passer au moins des recherches scientifiques sur le sujet.

Source L’Express Sébastien Julian

Le Pèlerin

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 07:54
30 milliards de baisse de charges pour les entreprises

Louis Gallois devant la presse 

Le rapport devant être remis lundi par Louis Gallois au Premier ministre sur la compétitivité proposera de réduire les cotisations des entreprises de 30 milliards d'euros, mais aussi des mesures en faveur de l'exportation, des filières ou du gaz de schiste, selon le quotidien Les Echos.

Ce rapport très attendu doit être remis par l'ancien patron d'EADS à Jean-Marc Ayrault à la mi-journée.

Selon le site internet des Echos, qui ne cite pas ses sources, il devrait préconiser un allègement des charges sociales de 30 milliards d'euros pour faire baisser le coût du travail. Il s'agirait d'une baisse de 20 milliards des charges patronales et de 10 milliards des charges salariales, selon le site du quotidien. D'autres médias avaient déjà évoqué ces hypothèses.

Cette mesure concernerait "une très grande majorité des emplois, puisqu'elle toucherait tous les niveaux de salaires jusqu'à 3,5 fois le SMIC, soit près de 5.000 euros par mois", croit savoir le quotidien économique.

"Louis Gallois vise en particulier l'industrie, le secteur le plus exposé à la concurrence, qui profite peu des allégements de charges actuels, centrés sur les bas salaires", poursuit-il.

"Une vingtaine d'autres mesures", dites "hors coûts", figurent dans le rapport, comme le "renforcement des filières industrielles" en aidant les grandes entreprises qui associent leurs fournisseurs et sous-traitants, l'aide à l'export, ou l'assurance du maintien de certains dispositifs comme le Crédit d'impôt recherche ou ceux sur la détention et la transmission d'entreprise.

Enfin, selon Les Echos, Louis Gallois préconise de "mener la recherche sur les techniques d'exploitation" du gaz de schiste, très controversé.

Le gouvernement devrait annoncer ses premières mesures pour améliorer la compétitivité à l'issue d'un séminaire gouvernemental, prévu mardi matin.

Source Yahoo Actualités AFP

Le Pèlerin

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 07:38

Economie - Attractivité – La France attire les investisseurs internationaux..

paris bateau mouche

 

Si certains entrepreneurs français partent ou menacent de quitter le pays, des étrangers choisissent d’y implanter leurs activités. Car la France les séduit, d’abord par la taille de son marché intérieur mais aussi par la qualité de sa recherche. Les ingénieurs français, dont la réputation n’est plus à faire ont ainsi décidé Google a renforcé en 2010 son bureau parisien. «La recherche publique française répond aux meilleurs critères internationaux», note Pierre-Louis Xech, de chez Microsoft. Pour Philippe Delahaye, président de Toshiba France, l’Hexagone compte «beaucoup de petites entreprises innovantes et avec les pôles de compétitivité, il est facile pour un grand groupe de se connecter à ce réseau ». Sans compter les «incitations fiscales très intéressantes pour les investissements en innovation», affirme Timo Luukkainen, PDG de la société finlandaise Ensto.

«Travailleurs sérieux»

Juan Miguel Villar Mir, président du groupe espagnol éponyme, va plus loin : «Je travaille avec 38 pays et c’est la France qui accorde le plus d’attention à son industrie». «Chez AeroScout, nous avons pensé à plusieurs pays pour notre siège européen. La France est l’un des meilleurs choix que nous pouvions faire car elle possède plus de 2.000 hôpitaux et une industrie très développée», note Amit Har Esh, directeur commercial de cette société israélienne. Les patrons louent même la qualité des salariés français : «Ils sont des travailleurs sérieux et volontaires, toujours très positifs», estime Timo Luukkainen. Pour Philippe Delahaye, si ouvrir une usine en France était a priori un challenge, «les techniciens et les opérateurs français ont été capables d’atteindre les mêmes standards en faisant preuve de plus d’initiative et de flexibilité qu’au Japon». En 2011, les étrangers ont décidé 700 nouveaux projets en France, selon l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII). L’Hexagone est même le pays d’Europe qui attire le plus d’implantations industrielles. Et la France ne déçoit pas : 70 % des dirigeants d’entreprises étrangères installées dans le pays se félicitent de cet investissement, selon le baromètre 2012 Ernst & Young.

Source 20minutes.fr Céline Boff

Le Pèlerin

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 03:44

Economie - Le gaz de schiste, des chiffres et des vérités

Forage Gaz de Schiste In Salah

 

Les quelques études et expertises menées par des organismes internationaux, notamment celles de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), des sociétés pétrolières comme Total et d’autres institutions (ministères de l’Ecologie) ont permis d’avoir une idée plus ou moins claire sur les réserves mondiales en général et celles de notre pays en particulier.

Ces travaux, indiquent les dossiers d’exploration et/ou d’exploitation de schiste, ont été différemment traités et gérés par la suite, et ce, bien entendu en totale dépendance des caractéristiques des pays concernés.
Deux pays-phares élucident bien la situation, les Etats-Unis d’Amérique (USA) où les lobbies industriels se montrent très musclés, le gouvernement ayant décidé de passer rapidement à l’action en exploitant des milliers de forages. En France, c’est tout à fait l’inverse, les mouvements et organisations écologiques, tellement forts et efficaces, sont arrivés à faire courber l’échine au gouvernement.
Quoi que l’on dise sur les estimations de réserves, elles demeurent pour le moment le seul moyen d’apprécier les quantités de gaz de schiste présent dans notre sous-sol et ceux des autres contrées du monde.

Données sur les réserves

Selon certaines estimations, sur les 448 000 milliards de m3 de réserves mondiales, l’Amérique du Nord détient le record avec les 106 400 milliards de m3, ensuite vient l’Afrique avec ses 72 000 milliards de m3, l’Asie qui vient en troisième position avec ses 70 000 milliards de m3. La quatrième position est décernée à l’Amérique du Sud avec les 58 000 milliards de m3.
Nous pouvons facilement constater qu’à la fin de cette contribution, nous pouvons remarquer qu’il y a d’autres estimations, ce qui indique bien que les calculs des réserves peuvent être différemment appréciés.

Conséquences de l’exploitation du gaz de schiste sur l’environnement

C’est vers l’année 2010 que les décideurs, experts et spécialistes commencent à enregistrer les vrais incidents sur l’environnement des différentes exploitations de gaz de schiste qui ont été menées aux USA, nous pouvons citer :
- les fuites importantes de gaz dans l’atmosphère ;
- la contamination des nappes phréatiques ;
- les impacts sur la santé publique...

Dans ce lot de dangers accomplis, les USA détiennent la majorité avec notamment leurs 493 000 forages d’exploitation qui sont générateurs de multiples incidents imprévisibles et prévisibles. L’Europe et l’Afrique ne sont qu’à l’étape de l’exploration, mais la prise de décision n’est jamais faite avec les populations où le grand absent est toujours le débat ou l’enquête d’intérêt public.
En France, sous les pressions de la société civile, des ONG et associations écologiques, le gouvernement ayant interdit, par le biais de la loi du 13 juillet, l’utilisation de la fracturation hydraulique.

Si la France et tant d’autres pays avancés technologiquement ne possèdent pas l’expertise aussi forte en forage horizontal et en fracturation hydraulique, alors qu’en est-il pour les pays en développement comme ceux de l’Afrique, notamment notre pays et la
Tunisie ? Ces pays, en évitant les pressions de leurs peuples, préfèrent recourir à la désinformation en avançant des exploitations ou extractions sans danger, comme cela a été déclaré dernièrement par notre Premier ministre, soudainement ils parlent de fracturation pneumatique, fracturation exothermique, fracturation par GPL13, fracturation par arc électrique ou fracturation électrique de géomatériaux.

La seule vraie fracturation est celle dite hydraulique, on y utilise des fluides de fracturation (eau principalement) qui sont évalués par puits de 10 000 à 20 000 m3 (donc 90%), des agents de soutènement (sable principalement), évalués de 800 à 900 m3 pour un volume d’eau de 15 000 m3 (c’est-à-dire par puits), ce qui constitue un pourcentage de 0,5% et enfin des additifs représentés par 500 à 700 produits chimiques (0,5%) dont 29 produits sont qualifiés de cancérigènes.

Risques liés à l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste

Des dizaines de risques peuvent être énumérés, mais les plus importants lors du début de l’exploitation ou de l’exploration sont :
- les risques multiples : destruction des paysages et pollution des secteurs de forage ; à cela, il faut ajouter les importantes quantités d’eau nécessaires à la fracturation hydraulique.
- Les opérations techniques sont plus nombreuses et plus complexes dans le cas de fracturation hydraulique qu’avec les forages traditionnels.
- Les risques sont liés à l’utilisation des additifs de fracturation et à des problèmes éventuels de fuites de tubage et de percolation des produits liés à l’extraction avec des nappes phréatiques et liées aux obligations des opérateurs vis-à-vis de la législation.
Risques, contraintes et conséquences de l’extraction des gaz de schiste
Les risques post-exploitation sont encore plus dévastateurs, nous citons ce qui suit :
- détérioration/destruction du cadre paysager, dégradation de la qualité des paysages : forage d’un grand nombre de puits (tous les 200 à 500 m aux USA).
- Risque pour l’eau potable (pollution des nappes phréatiques, pollution des sources minérales profondes).
- Contamination des nappes phréatiques superficielles par des gaz et des fluides de fracturation (défaut de cimentation de la partie supérieure du forage).
- Volumétrie de l’eau nécessaire à la fracturation (entre 9000 et 20 000 m3 par forage selon les sources Total-ministère de l’Ecologie français).
- Traitement des effluents.
- Traitement et rejets/re-largage des résidus d’effluents, composés chimiques du cocktail d’hydro-fracturation+composés chimiques des sols en place (métaux lourds, radionucléides, radon, uranium, radium, etc.).
- Les équipements industriels qui gèrent l’extraction des gaz de schiste (phase de prospection ou de production) peuvent être soumis à des accidents ou à des risques naturels : explosions, incendies, précipitations, tempêtes, orages cévenoles, inondations, séismes, etc.
- Les couches de schiste qui ont la plus grande productivité sont également celles qui ont un fort rayonnement gamma naturel, donc risque pour la santé.
- Incendies et explosions accidentels ou criminels des puits.
- Fuites de gaz dans l’environnement, le rejet accidentel de CH4 dans l’atmosphère accroît les GES.

Situation des activités d’exploration et/ou d’exploitation des schistes

Nous avons délibérément choisi deux continents, Europe et Afrique, et comme pays la France pour le premier, et les pays de l’Afrique du Nord pour le second.
En Europe :
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime l’existence de 36 trillions de m3 de gaz conventionnel et de 14 trillions de m3 de gaz non conventionnel.
En France, le sujet a fait la «Une» de l’actualité au cours de l’hiver 2010-2011. Les opinions publiques, les acteurs politiques locaux et associatifs ont été très mobilisés pour dénoncer les risques potentiels de démarrage des explorations de gaz de schiste. On retiendra plusieurs arguments : le risque de pollution liée à l’usage des produits chimiques utilisés lors de la fracturation hydraulique avec les risques sur la santé, d’autre part la question de l’eau nécessaire dans des régions où l’eau est déjà rare, le risque de dénaturation des paysages, l’absence de débat public sur la question (conformité au code minier), l’incohérence entre la gestion locale (en particulier axée sur le développement touristique) et la gestion nationale. Face à la détermination de la mobilisation, les pouvoirs ont pris l’initiative de faire des sondages, enquêtes, etc. selon un sondage, 91% des Français ont recommandé plutôt l’énergie solaire, 81% pour l’énergie éolienne et 69% pour l’énergie hydraulique.
A ce jour, aucun forage d’exploration n’a été effectué sur des gisements potentiels de gaz de schiste.
En Afrique :
Du fait de l’état actuel du développement de l’Afrique, et pour certains pays de l’instabilité, on peut considérer que s’il va y avoir développement d’exploitation de gaz de schiste, il va donc profondément influencer la donne, tant au niveau micro qu’au niveau macro-économique et géopolitique.
Comme pour l’Australie, la question de la ressource en eau pour les opérations de fracturation hydraulique va se poser de façon criante dans des zones qui en possèdent peu.
En Afrique du Sud, les réserves de schiste sont évaluées à 13 700 milliards de m3, donc première réserve pour l’Afrique.
Comme pour la France, l’Afrique du Sud ayant recouru à un moratoire pour expliciter les dangers et risques majeurs de l’exploitation de gaz de schiste par fracturation hydraulique, ce moratoire court jusqu’en 2013.
En Libye, les réserves sont estimées à 8 200 milliards de m3, donc c’est la seconde réserve africaine de gaz de schiste et première en Afrique du Nord.
Dans le contexte d’instabilité politique et militaire, il est difficile de prévoir l’évolution de la situation, l’état et le devenir des accords engagés, s’il y en a eu bien entendu.
En Algérie, les réserves sont évaluées à 6 500 milliards de m3, donc troisième réserve africaine et deuxième pour l’Afrique du Nord. Le groupe Sonatrach et le groupe ENI ont signé en avril 2011 un accord pour l’exploitation du gaz de schiste. Une année après, au mois de mai, le groupe Sonelgaz signe un accord avec un groupe américain pour l’exploration du premier forage d’exploration du gaz de schiste dans le bassin de l’Ahnet (frontière avec la Libye).
Suite à l’annonce de cette information, plusieurs pétitions ont été signées en Algérie et à l’étranger en vue tout simplement d’arrêter même cette campagne d’exploration qui aurait les mêmes conséquences et risques qu’une véritable exploitation.
L’évolution de la situation peut aller à la véritable exploitation si l’adoption de la loi des hydrocarbures modifiée serait accomplie par le Parlement et le Sénat algériens.
En Tunisie, les réserves ont été évaluées à 510 milliards de m3, elle vient donc en quatrième position en Afrique et troisième en Afrique du Nord. Le gouvernement ayant signé un accord avec le groupe Shell en vue de rentrer directement à l’exploitation, ce qui va automatiquement engendrer des implications et risques sur les paysages et environnement algériens.
Au Maroc, les réserves ont été évaluées à 311 milliards de m3, mais ce qui est malheureux pour ce pays, on ne dispose d’aucune donnée ou information fiable concernant la signature des accords ou contrats d’exploration et/ou d’exploitation.
Au Sahara occidental, les réserves sont de 198 milliards de m3, mais ces gisements sont, comme on s’y attend, revendiqués par le Maroc pour pouvoir augmenter ces réserves dans la région.
En Mauritanie, la situation est à l’inverse des prévisions puisque les réserves ont été évaluées à zéro mètre cube de gaz de schiste, ce qui encourage ce pays à recourir plutôt aux énergies renouvelables. Mais, tout de même, une remarque s’impose : est-ce que réellement il n’y a pas de réserves ou bien les calculs de ces réserves ont été tout simplement faussés ?
A la fin, nous pouvons donner les réserves par continent :
- Ensemble Amérique du Nord : 54 676 milliards de m3
- Ensemble Asie : 39 329 milliards de m3
- Ensemble Amérique du Sud : 34 686 de m3
- Ensemble Afrique : 29 504 milliards de m3
- Ensemble Europe : 18 093 milliards de m3
- Australie : 11 213 milliards de m3.

Le total des réserves mondiales en gaz de schiste est évalué à 223 573 milliards de m3.

Source El Watan

Dr Moussa Kacem : maître de conférences à l’Université d’Oran, expert en environnement, expert en mines et carrières

Le Pèlerin

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:22

Hollande rencontre le gotha économique mondial à Paris

francois hollande

 

Inédite en France dans ce format, du moins depuis la crise de 2008, cette rencontre associera plusieurs «gourous» de l'économie mondiale venus à Paris diagnostiquer un monde malade de ses finances.

Le président français François Hollande réunit aujourd'hui à Paris à l'OCDE, les dirigeants des principales organisations économiques internationales, du FMI à la Banque mondiale, à la veille d'une réunion similaire organisée par la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin. «Il s'agit d'une réunion de travail avec l'ensemble des représentants des grandes institutions économiques mondiales pour faire le point sur la situation économique dans le monde, dans la zone euro et en France», indique-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat français. Inédite en France dans ce format, du moins depuis la crise de 2008, cette rencontre associera Angel Gurria (Organisation pour la coopération et le développement économiques, OCDE), Jim Yong Kim (Banque mondiale, BM), Christine Lagarde (Fonds monétaire international, FMI), Pascal Lamy (Organisation mondiale du commerce, OMC) et Guy Rider (Organisation internationale du travail, OIT). M.Hollande devrait porter un «double message»: «la nécessité d'une meilleure coordination des économies au niveau mondial et donc aussi entre ces différentes organisations dans la perspective d'une mondialisation régulée au service de la croissance et de l'emploi». La rencontre, qui débutera en matinée, sera suivie d'un déjeuner de travail et d'une conférence de presse en milieu de journée. S'il s'agit d'une première en France, c'est désormais une tradition en Allemagne. «La chancelière le fait chaque année depuis trois ans et c'est une très bonne idée», observe-t-on à l'Elysée. La volonté affichée par l'exécutif français de relancer la compétitivité de l'économie française, qui a vu sa part du marché mondial chuter depuis 1990 de 6,2% à 3,6%, sera au coeur des échanges. L'OCDE doit rendre début novembre un rapport sur la compétitivité des entreprises françaises commandé par Paris alors qu'un second rapport demandé à l'ex-patron d'EADS, Louis Gallois, doit être remis officiellement le 5 novembre au gouvernement français qui a promis de s'en inspirer. La France est régulièrement pressée par l'OCDE d'accentuer ses réformes économiques, comme début septembre quand l'économiste en chef de l'organisation, Pier Carlo Padoan, a encouragé Paris à poursuivre ses «ajustements» en particulier sur cette question de la compétitivité. Et présentant début octobre ses prévisions de croissance pour la France, le FMI avait également recommandé à Paris d'accélérer ses efforts. Trois ministres français prendront part à ces échanges: Laurent Fabius (Affaires étrangères), Pierre Moscovici (Finances) et Michel Sapin (Travail). François Hollande a fait de la croissance un objectif essentiel de sa politique économique dans un contexte d'aggravation de la crise, marqué en France par une hausse continue du chômage depuis 17 mois et une dégradation de la conjoncture. Fin juillet, le chef de l'Etat et le secrétaire général de l'OCDE avaient convenu lors d'un entretien à l'Elysée «d'entretenir un dialogue régulier sur les sujets économiques et sociaux». A la rentrée, lors d'un entretien avec Jim Yong Kim, M.Hollande avait également souhaité une «mobilisation accrue des institutions financières internationales pour la stabilité et la croissance» et rappelé les priorités de Paris: «lutter contre les déséquilibres économiques mondiaux», «amplifier» la «consolidation de la zone euro» et «accroître la coopération internationale pour réduire la volatilité des prix des matières premières agricoles».

Source L’Expression

Le Pèlerin

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 04:02

Sommet européen : L'Union européenne trouve un compromis sur la supervision bancaire

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Réunis à Bruxelles pour discuter du renforcement de l'union monétaire, les 27 pays de l'Union européenne se sont entendus dans la nuit de jeudi à vendredi pour mettre en œuvre, à partir de 2013, une supervision bancaire unique dans la zone euro.

 Au terme d'une nouvelle nuit de réunion à Bruxelles, les chefs d'État et de gouvernement des 27 ont trouvé un compromis sur la supervision bancaire, un sujet qui empoisonnait les relations entre Paris et Berlin depuis des semaines. "L'objectif estd'avoir un accord sur le cadre législatif d'ici le 1er janvier 2013. Le travail pour la mise en œuvre opérationnelle aura lieu dans le courant de l'année 2013", selon les conclusions du conseil européen.

Les dirigeants européens ont confirmé que les 6 000 banques de la zone euro seraient soumises à une supervision unique à partir du 1er janvier 2014, mais ils ont donné un peu plus de temps à la Banque centrale européenne pour mettre en place ce dispositif.

Lors du sommet de juin, qui avait débouché sur des avancées pour tenter de sortir de la crise de l'euro, les Européens s'étaient mis d'accord pour "examiner" les propositions de la Commission sur ce sujet d'ici fin 2012.

La Commission et certains États, dont la France, avaient aussitôt poussé pour que le mécanisme de supervision bancaire soit mis en œuvre dès début 2013. Mais l'Allemagne avait rapidement émis des réticences, jugeant ce calendrier irréaliste.

La France et l'Allemagne trouvent un compromis

"On a décidé aujourd'hui de préciser le calendrier", a souligné le président de l'UE, Herman Van Rompuy, devant la presse, ajoutant que la BCE "s'était engagée à travailler le plus vite possible pour une mise en place de ce mécanisme au cours de l'année 2013".

Berlin obtient une mise en place graduelle du mécanisme. "Nous avons toujours dit que la qualité devait passer devant la rapidité", le but étant "une supervision bancaire digne de ce nom", s'est félicitée la chancelière allemande Angela Merkel.

De son côté, Paris a obtenu que la supervision s'applique aux 6 000 banques de la zone euro, et pas seulement aux plus importantes, selon une source gouvernementale française. Cela signifie qu'à terme, les banques régionales allemandes seront elles aussi soumises au mécanisme de supervision, contrairement à ce que souhaitait Berlin.

La question de la supervision bancaire est très sensible car c'est la condition pour qu'une recapitalisation directe des banques par le nouveau pare-feu de la zone euro, le MES, voie le jour sans alourdir la dette du pays.

Ce mécanisme doit empêcher que les crises bancaires ne se transforment en crise de la dette. Il intéresse de près l'Espagne qui doit renflouer son secteur bancaire et a obtenu pour cela une ligne de crédit de 100 milliards d'euros. Mais avec le compromis trouvé au sommet, Madrid voit s'éloigner la possibilité de bénéficier très rapidement de cette recapitalisation directe.

"Elle aura lieu en 2013, mais quand, on ne le sait pas encore", a affirmé le chef du

gouvernement italien, Mario Monti. Moins optimiste, un diplomate européen a estimé que "les banques espagnoles ne seront pas recapitalisées avant fin 2013, probablement 2014".

Alors que des dizaines de milliers de Grecs sont descendus dans la rue jeudi pour protester contre l'austérité notamment à Athènes, la situation du pays a été évoquée à la marge lors du sommet : les dirigeants de la zone euro se sont fendus d'un communiqué où ils ont "salué les progrès" du pays pour "remettre sur les rails son programme d'ajustement". Cela laisse entendre que la Grèce va obtenir de ses créanciers (UE, BCE et FMI) la tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros dont elle a un besoin urgent.

Source France 24 avec dépêches

Le Pèlerin

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