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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 23:51

Russie : 50 ans de conquête de l’espace

 Voici les principales dates de la conquête de l’espace depuis 50 ans :          
-  4 oct 1957 : Lancement de Spoutnik 1, premier satellite soviétique.    
 - 11 oct : les Américains envoient leur premier engin spatial Pioneer.     
 -  3 nov : la chienne Laïka, premier être vivant à tourner autour de la   Terre, à bord de Spoutnik 2.    
 - 31 janv 1958 : le premier satellite américain, Explorer 1, découvre les   ceintures de radiation Van Allen, autour de la Terre.     
 - 1er oct : création de la Nasa, l’agence spatiale américaine.     
- 7 oct 1959 : la sonde soviétique Luna 3 transmet les premières images de la face cachée de la Lune.    
 - 12 avr 1961 : le Soviétique Iouri Gagarine, à bord de Vostok 1, premier   homme dans l’espace, tourne une fois autour de la terre (vol de 1h48).    
 -  5 mai : Alan Shepard, premier Américain dans l’espace (vol de 15 m).    
 - 20 fév 1962: John Glenn premier Américain à faire le tour de la Terre (3   orbites).     
 - 16 juin 1963 : la Soviétique Valentina Terechkova, première femme cosmonaute, reste trois jours dans l’espace à bord de Vostok 6.    
 - 18 mars 1965 : le Soviétique Alexeï Leonov sort de Voskhod 2 pour flotter   dans l’espace durant dix minutes.     
- 3 juin : l’Américain Edward White sort de Gemini 4 pendant vingt minutes     
- 24 déc 1968 : Frank Borman, Jim Lovel et Bill Anders (Apollo 8) font dix   fois le tour de la Lune.   
 - 20 juil 1969 : Neil Armstrong et Edwin Aldrin (mission Apollo 11), se   posent sur la Lune où ils restent pendant plus de vingt et une heures.    
- 19 avr 1971 : lancement de la station orbitale soviétique Saliout 1.    
- 14 nov : Mariner 9 premier satellite autour de Mars.     
- 19 déc 1972 : Apollo 17, dernière mission sur la Lune.    
 - 14 mai 1973 : la station orbitale américaine Skylab mise sur orbite.   
 - 31 mai 1975 : création de l’Agence Spatiale Européenne.    
- 24 déc 1979 : premier lancement de la fusée européenne Ariane.   
 - 12 avr 1981 : lancement de Columbia, première navette spatiale américaine.    
- 13 mars 1986: début de la présence permanente de l’homme dans l’espace   avec l’arrivée de Leonid Kizim et Vladimir Soloviev, à bord de la station   orbitale Mir.     
- 22 mars 1995: retour sur Terre du Russe Poliatov, après 438 jours à bord   de Mir, le plus long séjour dans l’espace).   
 - 16 sept 1996 : la navette spatiale Atlantis accoste Mir et, pour la première fois, un Américain pénètre dans la station russe.   
 - 4 juil 1997 : le module Pathfinder se pose sur Mars et fournit pendant 2   mois des informations sur la planète rouge.    
- 3 janv 1999 : lancement de Mars Polar Lander.   
 - 2 nov 2000 : deux Russes et un Américain, premiers habitants de la   station spatiale internationale (ISS).   
 - 16 oct 2003 : la Chine, troisième pays à réaliser un vol spatial habité   avec le taïkonaute Yang Liwei sur Shenzou V.
- 14 janv 2005 : la sonde européenne Huygens se pose sur Titan, satellite   de Saturne situé à 1,5 milliard de km de la Terre.   
 - 21 sept 2006 : mission de la navette américaine Atlantis pour la reprise   de la construction de l’ISS interrompue depuis 2002.    
- 14 sept 2007 : le Japon lance une fusée transportant une sonde d’observation de la Lune.

Source l’Internaute

 

Le Pèlerin

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 23:00

Le 31 août 1997, on apprenait le décès de Lady Di dans un accident de voiture sous le pont de l'Alma à Paris

lady-diana2.jpg
 

Depuis le drame, jamais la flamme brûlant pour la princesse de coeur ne s'est éteinte. Ses fans, ses proches, de chaque côté de la Manche, ont gardé vivace son souvenir.
Retour sur un conte de fées qui s'est mal terminé et une princesse triste, trop médiatisée, star de son vivant et mythe depuis sa mort.  Et ce n'est pas les quelque 65.000 personnes qui ont rendu hommage à la princesse lors d'un concert géant au stade de Wembley à Londres le 30 juin 2007 qui diront le contraire.
Ni les princes William et Harry qui voulaient marquer ainsi les dix ans de la disparition de leur mère en organisant ce concert géant retransmis en direct dans 140 pays devant 500 millions de téléspectateurs, le jour où elle aurait  fêté ses 46 ans. William avait 15 ans et Harry 12 ans lors de sa mort.
Et encore moins sir Elton John qui avait chanté aux funérailles de Diana une version légèrement modifiée de Candle in the wind et, depuis, intimement liée à l'image de la princesse.
Il faut dire que les Anglais adulent le personnage simple qui a fait montre d'une incroyable générosité: Lady Diana a milité pour les lépreux, les sans-abri, les réfugiés, les femmes, les malades du sida, les enfants... Son altruisme l'a même amenée à interdire les mines antipersonnel en Angola ou en Bosnie
 
Diana Frances Spencer, descendante d'Henri IV
 
Une célèbre lignée

Mais qui était donc la jeune femme, née le 1er juillet 1961 à Park House, près de Sandrigham ? Diana était la fille cadette - elle a deux sœurs et un frère aînés Sarah, Jane et John, ainsi qu'un jeune frère Charles - d'Edward Spencer, vicomte Althorp, et de sa première femme, Frances Burke Roches. Par son arrière grand-mère, l'héritière Frances Work, elle possédait des origines américaines. Mais sa descendance avec Charles II d'Angleterre la liait à Henri IV, le roi de France.
Ses parents se séparent en 1967 pour une question d'adultère - sa mère entretenait une liaison avec Peter Shand-Kydd qu'elle épousera par la suite - et divorcent deux ans plus tard. Les enfants, eux, continuent à vivre avec leur père à Sandringham puis à Althorp bien que leur mère fasse tout pour avoir leur garde.
A la mort en 1975 d'Albert, le 7e comte Spencer, son grand-père paternel, le père de Diana devient le 8e comte Spencer et elle acquiert le titre de courtoisie de Lady Diana Spencer. Un an plus tard, le comte Spencer se remarie avec Raine, comtesse de Dartmouth.
Malgré des talents de pianiste, un don pour le sport et la danse, Diana fait des études médiocres à Riddlesworth Hall à Norfolk et à West Heath School dans le Kent. A 16 ans, elle étudie un temps à l'Institut alpin Videmannette, une institution suisse pour jeunes filles de bonne famille située à Rougemont.

Des amitiés avec la cour d'Angleterre


Les Spencer ont longtemps été proches de la famille royale britannique. Ainsi, sa grand-mère maternelle, Lady Fermoy était une amie de longue date de la reine mère.
Du coup, c'est naturellement - alors que Charles était quasiment sommé de se marier à l'aube de ses 35 ans -, que pour satisfaire la famille et ses conseillers - voire son grand-oncle, Lord Mountbatten - Diana sortit du chapeau. Une éventuelle fiancée pour le prince de Galles devait être d'extraction aristocratique, célibataire et protestante. Diana avait le profil requis.
Une précédente liaison du Prince, qui deviendra plus tard sa deuxième femme, Camilla Parker Bowles, l'aida à choisir, comme future épouse, Diana Spencer, âgée de 19 ans et assistante au jardin d'enfants Young England à Knightsbridge.
C'est ainsi que Buckingham Palace annonça les fiançailles le 24 février 1981. Lord Mountbatten avait rejeté Camilla Parker Bowles en raison de son âge - elle est l'aînée du prince de 16 mois -, de son expérience de la vie et de son absence de sang suffisamment aristocratique
 
Un conte de fées qui tourne au cauchemar
Du glamour à la cour d'Angleterre
Le prince Charles et Lady Diana se sont mariés il y a 26 ans. Cette union, sous le signe du glamour, semblait ouvrir une nouvelle ère pour la monarchie britannique. Mais alors que le monde entier adhérait au conte de fées, les faits allaient montrer dans les années suivantes qu'il précipiterait la monarchie britannique dans une des périodes les plus troublées de son histoire.
Les noces de l'héritier du trône, célibataire endurci trentenaire, et de la jeune fille naïve de 20 ans avaient presque fait oublier les émeutes de Brixton et Toxteth de 1981 et une certaine Dame de fer, bien moins glamour, Margaret Thatcher.

Un mariage qui tourne mal

Force est de constater que l'état de grâce a duré moins de cinq ans, pendant lesquelles sont nés deux héritiers, William, en 1982 et Harry, en 1984. Puis le mariage a peu à peu  capoté. Le ménage à trois - Camilla n'avait jamais laissé la place -, la boulimie de Diana, ses tentatives de suicide, son comportement faisant voler en éclats le protocole...  si tout le monde aimait Diana, la Maison Royale ne lui faisait pas de cadeaux.
Dès lors, règlements de comptes par presse interposée, confidences empoisonnées, infidélités, conversations enregistrées chaque fois plus embarrassantes: la  "guerre des Wales" a culminé par la séparation du couple en 1992, annus horribilis de la reine d'Angleterre, suivie du divorce en 1996.
Avec la mort brutale de la princesse en 1997, le royaume s'est retrouvé dans une affliction inouie. En décalage avec ses sujets, la reine, distante et réservée, fut alors accusée d'être sans coeur. Un désaveu pour Elizabeth II qui eut toutes les peines du monde à redorer son blason


John-Travolta-et-la-Princesse-Diana-maison-blanche.jpg

 

 Ci dessus avec John Travolta à la Maison Blanche en 1985
Ci dessous Diana et ses oeuvres caricatives

lady-diana.jpg

 




Quelque 750 millions de personnes dans le monde se trouvaient devant leur télé pour communier avec les 3.500 invités triés sur le volet et se pressant dans l'allée de la cathédrale Saint-Paul. Là, dans une robe de taffetas ivoire suivie d'une traîne de 7,50m, Diana apparaissait diaphane et émue aux yeux du monde.
Les salons de coiffure faisaient la "coupe Diana" à la chaîne et beaucoup d'Anglais possèdent encore la fameuse tasse éditée cette année-là à l'effigie du couple princier. Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Des amoureux en visite privée

La princesse Diana arrive le 30 août 1997 pour un séjour parisien avec son compagnon Dodi al-Fayed. Tous deux débarquent à l'aéroport du Bourget, près de Paris, à 15h20. Un jet  privé se pose, avec à son bord Diana, 36 ans, et le nouvel homme de sa vie, Emad (Dodi) al-Fayed, 42 ans, au retour d'un séjour en Sardaigne.
Ils sont attendus par quelques photographes. La princesse de Galles est en visite privée en France, raison pour laquelle elle ne bénéficie d'aucune protection officielle. Deux hommes les accueillent cependant à l'aéroport: Trevor Rees-Jones, 29 ans, garde du corps de Dodi, et Henri Paul, 41 ans, alias M.Paul, le chef-adjoint de la sécurité de l'hôtel
Ritz
, palace parisien propriété du père de Dodi, le milliardaire d'origine égyptienne Mohamed al-Fayed.
Le soir, à l'heure où le couple s'attable dans une suite de l'hôtel de la place Vendôme, Henri Paul est absent. Il n'est plus de service depuis son retour du Bourget. Avant de partir en fin d'après-midi, il a bu plusieurs verres au bar de l'établissement. Dans la soirée, il se rend au
Harry's Bar
, le célèbre bar américain proche de l'hôtel, ainsi que dans un autre café.
Vers 22h00, il est rappelé sur son téléphone portable. Il doit revenir au 
Ritz
pour "l'exfiltration" de la princesse et de son ami, guettés à l'extérieur par des photographes.
Peu avant minuit, un stratagème pour semer les photographes pendant le trajet vers le domicile de Dodi, rue Arsène-Houssaye, est mis au point: sur les chapeaux de roues, le chauffeur attitré de Dodi part à bord d'une Mercedes 600. Un leurre qui permet de semer plusieurs paparazzi
.

Poursuite fatale

Au même moment, derrière l'hôtel, rue Cambon, Diana s'engouffre à l'arrière d'une Mercedes 280, conduite par M.Paul. Dodi est assis à sa droite, Trevor Rees-Jones sur le siège passager avant. Lui seul boucle sa ceinture de sécurité.

Il est minuit vingt le dimanche 31 août 1997. "Vous ne pourrez pas me rattraper",  lance Henri Paul à quelques photographes qui ont compris la ruse et encadrent la voiture sur motos et scooters.
La poursuite commence. Place de la Concorde, Henri Paul brûle un feu et file à quelque 180 km/h vers le tunnel du Pont de l 'Alma distançant les photographes.
Dès l'entrée du tunnel, pour une raison toujours indéterminée, Henri Paul perd le contrôle de la voiture, écrase le frein - on relèvera des traces de gomme sur plus de vingt mètres - et percute de plein fouet le treizième pilier du souterrain.
Il est 0h26. Henri Paul meurt sur le coup. Dodi décède à l'arrivée des secours. Diana, victime d'un choc hémorragique gravissime d'origine thoracique, est transportée à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière. Trevor Rees-Jones, grièvement blessé au visage, sera le seul survivant.
A 4h, malgré leurs efforts, les chirurgiens ne peuvent que constater le décès de la Princesse

Roses blanches, photos et adresses enflammées: 10 ans après la mort de la princesse de Galles à Paris, son souvenir reste toujours présent sur le lieu de l'accident.

Les admirateurs de la première épouse du prince Charles, depuis l'accident, y ont annexé la réplique de la flamme "offerte au peuple français en symbole de l'amitié franco-américaine" et érigée en 1987 à l'occasion du centenaire du quotidien International Herald Tribune.
Malgré le rehaussement du monument il y a quelques années et des chaînes pour en interdire l'accès, les fans de Diana continuent à coller sur le soubassement des photos de la défunte princesse et des messages écrits sur des feuilles de papier, et à y déposer des roses blanches ou des bouquets.


Les offrandes continuent

A l'arrière du monument, sur le parapet qui surplombe le souterrain dans lequel la Mercedes de la princesse de Galles s'est écrasée contre un poteau en ciment, des messages ont été écrits au feutre. Et en ce 1er juillet 2007, jour où la princesse aurait eu 46 ans, une couronne de fleurs blanches ornait le 13e pilier dans le tunnel, posé là par un fan plus imprudent que les autres

Le feuilleton judiciaire

1997
31 août:
la princesse Diana, Dodi al-Fayed et leur chauffeur Henri Paul meurent dans un accident de voiture dans le tunnel du pont de l'Alma à Paris. Leur garde du corps Trevor Rees-Jones est le seul survivant. Six photographes qui pourchassaient le véhicule sont placés en garde à vue.
2 septembre:
ouverture d'une enquête dirigée par le juge d'instruction Hervé Stephan. Le père de Dodi, le milliardaire Mohamed al-Fayed, lance une procédure civile. Les parents du chauffeur également.
5 septembre:
dix photographes sont mis en examen pour "homicide et blessures involontaires".
9 septembre:
les analyses montrent que Paul avait un taux d'alcoolémie élevé et prenait des anti-dépresseurs. Selon l'enquête française, il avait 1,75 gramme d'alcool dans le sang, trois fois plus que le maximum autorisé.

1999 29 janvier:
fin de l'enquête de la justice française.
3 septembre: le juge Stephan rend ses conclusions: Paul est responsable. Les photographes bénéficient d'un non-lieu.
Mohamed al-Fayed fait appel.

2000 31 octobre: confirmation du non-lieu par la Cour d'appel.

2002 4 avril: la Cour de cassation rejette les ultimes recours de M.al-Fayed et de la famille du chauffeur.

2004 6 janvier: la justice britannique ouvre une enquête sur la mort de Diana et de Dodi, et charge John Stevens d'enquêter sur les allégations de complot.

2006 14 décembre: Lord Stevens publie les résultats de son enquête. Il écarte toute idée de complot et confirme qu'il s'agit d'un "tragique accident" provoqué par la vitesse de la voiture poursuivie par les paparazzi.

2007 8 janvier:
reprise de l'enquête judiciaire britannique par la juge Elizabeth Butler-Sloss.
15 janvier:
la juge décide de ne pas convoquer de jury pour son enquête. Mohamed al-Fayed fait aussitôt appel.
2 mars: la Haute cour de Londres ordonne la présence d'un jury

Certitudes, conclusions, chiffres...

- Diana n'était pas enceinte.
- Elle n'était pas fiancée et n'avait pas l'intention de l'être.
- La princesse a été embaumée pour des "raisons de présentation".
- Le chauffeur Henri Paul roulait trop vite (100 km/heure dans une zone limitée à 50) et avait trop bu (1,74 gramme d'alcool par litre).
- Selon des tests ADN, c'est bien le sang d'Henri Paul qui a été analysé dans l'enquête française.
- Aucun des quatre occupants du véhicule ne portait de ceinture de sécurité.
- L'enquête a exclu qu'une forte lumière ait aveuglé le chauffeur.
- Dodi al-Fayed avait acheté une bague chez le bijoutier Repossi dans l'après-midi mais rien ne permet de conclure qu'il allait demander Diana en mariage.
- Une collision indirecte a eu lieu avec une Fiat Uno blanche mais il est "très improbable" qu'on la retrouve un jour.
- Les services de renseignements britanniques ont donné un "accès sans précédent" à tous les dossiers que les enquêteurs ont souhaité consulter.
- Les services de renseignements américains ont indiqué que "rien" dans leurs dossiers sur Diana ne pourrait aider l'enquête.
- Henri Paul était un informateur non rémunéré des services de renseignement et de la police française. Il n'y a aucune trace dans les dossiers du MI5 et du  MI6 indiquant qu'il travaillait pour eux.
- Aucun enregistrement vidéo du trajet emprunté par la voiture ni de l'accident n'a été retrouvé.
- La princesse a écrit quelques mois avant sa mort à son majordome que son ex-mari planifiait un accident de voiture où elle trouverait la mort. Simple "prémonition", selon l'enquête.
- Le prince Charles, ex-époux de la princesse de Galles, a été interrogé et des correspondances ont été échangées avec le prince Philip, époux de la reine d'Angleterre, et le prince William, fils aîné de Diana: rien ne justifie une enquête approfondie contre un des membres de la  famille royale.
- 300 témoins ont été interrogés. 500 interventions ont eu lieu et plus de 600 élements ont été rassemblés. Plus de 20 demandes internationales ont été adressées aux autorités françaises.
- Les lieux de l'accident ont été reconstitués en trois dimensions, avec une marge d'erreur d'un centimètre.
- L'enquête a coûté 3,69 millions de livres, soit 5,48 millions d'euros.
La thèse du complot démontée
 
Scotland Yard sur le qui-vive

John Stevens, ex-patron de Scotland Yard, a conclu, au terme d'une enquête judiciaire de trois ans, que la princesse était décédée d'un banal accident de la circulation à Paris en août 1997, balayant ainsi en décembre 2006 la théorie du complot qui avait la vie dure depuis l'accident.

"Je me félicite de l'absence de tentatives de rétention de l'information et nous sommes convaincus que les allégations formulées (sur un prétendu complot) sont infondées", a ajouté devant les journalistes l'ancien patron de la police londonienne.

Stevens a également précisé que, contrairement à certaines allégations, l'épouse divorcée du prince héritier Charles n'était pas enceinte au moment du drame. En outre, qu'elle n'était pas sur le point de se fiancer avec son compagnon de l'époque, Dodi al-Fayed, le fils du milliardaire égyptien Mohamed al-Fayed, propriétaire du célèbre grand magasin londonien Harrod's .

La mort de Diana, baptisée Princesse du peuple par un Tony Blair qui arrivait juste au 10 Downing Street; avait donné naissance à des théories du complot incriminant notamment les services secrets britanniques, voire Charles lui-même.

Selon ces thèses, il s'agissait de faire capoter l'idylle de Diana, embarrassante pour le palais de Buckingham, avec le play-boy que Dodi passait pour être.

Trois ans de travail

Stevens a passé trois ans à tenter de reconstituer les faits et à les comprendre. Il a interrogé pendant plusieurs heures le prince Charles dans le cadre de ses investigations.
Le policier britannique a également entendu le duc d'Edimbourg, ex-beau-père de la victime. Stevens a pris soin de préciser qu'il n'existait aucune preuve permettant d'établir un lien entre le prince Philip et les services secrets britanniques MI6, comme l'a affirmé Mohamed al-Fayed.

Si les  princes William et Harry ont formulé l'espoir que "ces conclusions définitives mettraient fin aux spéculations entourant la mort tragique de leur mère", Mohamed al-Fayed a rejeté les résultats de l'enquête, bons, selon lui, à jeter à la "poubelle".

Il reste convaincu que son fils et Diana ont été assassinés par les services britanniques parce que leur relation dérangeait la famille royale. Et de déclarer que son fils avait acheté une bague de fiançailles et que la jeune
femme lui avait appris quelques heures avant leur mort qu'elle était enceinte
 
Source FR2.fr
 
Le Pèlerin
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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 23:07
28 août 430 - Mort de Saint Augustin
à Hippone (aujourd'hui Annaba).

St-augustin.jpg

 
Le théologien Saint Augustin décède à l'âge de 75 ans dans la colonie romaine d'Hippone (Afrique du Nord), alors assiégée par les Vandales. Convertit tardivement en 387, il devint évêque d'Hippone en 396. Ses ouvrages, dont "La Cité de Dieu", auront une influence considérable sur l'Eglise catholique et la culture occidentale.
Saint Augustin est, chronologiquement parlant, le premier grand philosophe chrétien de l'histoire. Son action fut autant politique que doctrinale. Son œuvre est immense 
Les sources de sa pensée
Saint Augustin est d’abord un philosophe chrétien et, bien sûr, toute sa pensée en est influencée.
Mais il a aussi lu Platon, le néo-platonicien Plotin (204-270). Il tente de réaliser la synthèse du christianisme et du platonisme.

La vie de Saint Augustin 
Aurelius Augustinus naît le 13 novembre 354 à Thagaste en Numidie (aujourd'hui Souk Ahras en Algérie). C'est un romain d'Afrique, issu d'une famille assez modeste : son père, Patricius, est un petit propriétaire foncier. L'éducation à donner au jeune Augustin cause de la tension entre les parents car le père reste attaché à la religion du paganisme romain alors que sa mère, Monique, est une fervente chrétienne (l'Eglise la fera Sainte Monique). Augustin sera élevé dans la religion maternelle. Augustin reçoit une formation intellectuelle solide et envisage un temps de devenir avocat mais, en réalité, devient professeur dans sa ville natale, puis à Carthage, où il fonde une école de rhétorique, et enfin à Rome et Milan. Pendant cette période, au désespoir de sa mère, il s'éloigne de la religion de son enfance, menant une vie intense, une vie de débauche, dira-t-il dans les Confessions, une vie tourmentée, divisée entre son amour pour la femme avec laquelle il est lié depuis l'âge de 17 ans (et dont il a, en 372, un fils, Adéodat), sa passion pour la littérature et le théâtre et ses inquiétudes métaphysiques.
Il découvre la philosophie vers 15 ans, en lisant
Cicéron, mais c'est d'abord au manichéisme qu'il se convertit. Cette religion connaît à cette époque une grande expansion. Elle enseigne une vision dualiste et tragique du monde (le conflit entre le Bien et le Mal) et préconise une morale ascétique par laquelle l'âme ferait son salut en s'arrachant au monde mauvais. Augustin, déchiré par ses conflits internes, est séduit par cette doctrine et y adhère pendant 9 ans. A son arrivée à Milan, il s'éloigne déjà du manichéisme. Il subit alors l'influence du grand théologien chrétien Ambroise (plus tard Saint Ambroise) qui lui fait découvrir le néo-platonisme. Il se tourne alors vers le christianisme, mais cette adhésion intellectuelle n'est pas encore décisive.
C'est dans un jardin de Milan que lui vient la révélation. Il entend une voix qu'il interprète comme celle de Dieu. Abandonnant l'enseignement, il se retire avec quelques amis et rédige ses premiers dialogues philosophiques. Puis ce sera trois ans de vie monastique et enfin les charges ecclésiastiques. A partir de ce moment, la vie d'Augustin se confond avec l'activité qu'il exerce comme prêtre puis comme évêque d'Hippone (395). Participant activement à tous les grands conflits qui secouent l'Eglise d'Afrique, il produit en même temps une œuvre immense, à la fois philosophique et théologique. Les trois œuvres les plus célèbres seront les Confessions (396-397), La Trinité (400-416), La Cité de Dieu (411-426).
La fin de la vie d'Augustin est assombrie par l'effondrement de l'Empire romain d'Occident. C'est dans une ville assiégée par les Vandales qu'Augustin meurt le 28 août 430 à Hippone (aujourd'hui Annaba).

Apport conceptuel. 

La philosophie de Saint Augustin est intimement liée à sa vie et en particulier à son expérience de la culpabilité. S'il finit par rejeter le manichéisme, c'est parce qu'il exonère l'homme de toute faute. Il existe une liberté du pécheur. Néanmoins, et en ce sens il s'opposera vigoureusement à l'hérésie pélagienne, l'homme ne peut pas se sauver tout seul. Il n'appartient pas à l'homme de faire lui-même son salut. Tout dépend de la grâce que Dieu accorde ou non. (cette idée influencera plus tard la religion réformée de Calvin). L'homme est incapable de se libérer seul des sollicitations de la concupiscence. La puissance des passions est liée au péché originel.
Augustin découvre, avant Descartes, le cogito : je puis me tromper mais " si je me trompe, c'est que j'existe" C'est par la participation à la lumière divine que l'esprit humain acquiert sa sagesse, reflet de ce Divin que l'homme peut saisir au sein même de son âme. Il existe donc des vérités éternelles qui nous sont révélées par une lumière intérieure (théorie de l'illumination), ce qui permet à Augustin de conserver la théorie platonicienne des Idées tout en rejetant le mythe de la réminiscence et de la métempsycose.
La religion est affaire de foi, adhésion de l'âme nous faisant saisir les principes premiers et qui nous met en possession de la vérité. Néanmoins, la Raison, conçue comme faculté discursive, n'entre pas en conflit avec la foi, mais la complète : il faut comprendre pour croire. De ce point de vue les mystères (par exemple celui de la Trinité) doivent être expliqués. On commence par la foi qui appelle ensuite la connaissance. "La foi cherche, l'intellect trouve."
La notion de devenir historique (qui d'ailleurs n'est pas explicitement formulée) existe chez Saint Augustin : le fait que, par le Christ, Dieu soit intervenu dans le cours naturel du monde est un événement fondamental qui donne son sens à la cité des hommes et à son devenir vers la Cité de Dieu. Il existe en effet deux cités qui coexistent dans ce monde : la cité terrestre qui a pour principe l'amour de soi allant jusqu'au mépris de Dieu et la cité céleste qui regroupe toutes les nations vivant sous la loi de Dieu et a pour principe l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi. Si la cité terrestre est historique et donc contingente, la cité de Dieu a pour fin la paix dans la perfection. Les malheurs terrestres sont des épreuves et des châtiments qui nous préparent à l'éternité.
Dans Les Confessions, Saint Augustin développe une intéressante conception du temps. S'opposant à la conception classique, qui faisait du temps une dimension des choses, Saint Augustin montre que le temps n'a pas d'être puisque le passé n'est plus, l'avenir n'est pas encore et le présent est cet instant infinitésimal immédiatement retourné au néant. Ainsi le temps n'a pas d'autre réalité que la réalité subjective que lui confère ma conscience, par ma mémoire (passé), mon attente (avenir) ou mon attention (présent). Il n'est nulle part ailleurs que dans l'esprit des hommes. Ce qui distingue le temps de l'éternité divine est que cette dernière échappe à la succession. 
Les principales œuvres 

Les œuvres les plus connues de Saint Augustin sont Les Confessions, La cité de Dieu et De la trinité.
 
Sources Internet diverses
 
Le Pèlerin
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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 23:51
L'éphéméride du dimanche 26 août 2007
26 août 1789: adoption de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen

A l'imitation des «Insurgents» d'Amérique, les constituants décidèrent de faire précéder leur Constitution d'un exposé de leurs principes. Après quelques débats au cours desquels s'affrontèrent la droite et la gauche (la première voulait une déclaration des droits mais aussi des devoirs du citoyen, ce qui fut refusé) et plusieurs projets successifs, la rédaction de la Déclaration fut confiée à un bureau qui fondit ces projets en un seul. Le texte, écrit dans une langue à la fois très dense et très claire, fut adopté le 26 août 1789. Il se composait d'un préambule et de dix-sept articles consacrés les uns aux droits de l'Homme, les autres à ceux de la nation. Dès le début, la Déclaration affirme les «droits naturels et imprescriptibles» de chaque individu. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, la résistance à l'oppression. La liberté est «tout ce qui ne nuit pas à autrui»: liberté individuelle, liberté d'opinions, de posséder des biens... La Déclaration condamne en effet tous les privilèges. Les citoyens sont égaux devant la justice et devant l'impôt. Ils peuvent être admis à tous les emplois, les seules distinctions devant se faire d'après les mérites... Dans l'esprit de ses auteurs, la Déclaration des droits devait être véritablement la charte des hommes libres. Elle comportait pourtant bien des lacunes: on ne parlait pas des droits de la famille, du droit au travail ou à l'instruction. La révolution, qui n'en était qu'à son commencement, engendra encore deux nouvelles déclarations des droits de l'Homme. Celle de 1793 insistait beaucoup plus sur l'égalité et les droits sociaux, et celle de 1795, au contraire de celle de 1789, instituait des «devoirs du citoyen». Malgré tout, la Déclaration de 1789 eut un immense retentissement, et servit de modèle à la déclaration universelle des droits de l'Homme de l'après-guerre. 
Source Reuters
 
Le Pèlerin
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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 08:12
Le massacre de la Saint-Barthélemy

Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, les protestants, réunis à Paris pour le mariage de leur chef Henri de Navarre avec Marguerite de Valois, sont massacrés. Deux jours plus tôt, la tentative d’assassinat de Coligny, probablement organisée par les Guise, avait fait naître un dangereux climat de tensions. Aussi, Catherine de Médicis redoutait d’être renversée par les Guise mécontents de sa politique conciliante avec les protestants. Elle se méfiait également de l’influence de Coligny sur son fils, Charles IX. Pour cette raison, elle aurait devancé les catholiques en convainquant son fils d’ordonner le massacre des chefs protestants. Lorsque le tocsin de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois retentit, les Parisiens se déchaînent sur les protestants, hommes, femmes et enfants. Le massacre fait 3 000 victimes et se poursuivra en province jusqu’au mois d’octobre. Quant à Henri de Navarre, il est contraint de se convertir. C'est l'un des épisodes les plus tragiques des guerres de Religion qui ont ensanglanté le royaume entre 1562 et 1598.

 
Source l’Internaute
 
 
Le Pèlerin
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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 13:53
Gandhi

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Alors que l'Inde fête cette année les 60 ans de son indépendance, on ne peut pas parler de l’Inde sans parler de Gandhi…En effet, Gandhi, le Mahatma, reste le symbole incontesté de la résistance pacifique. Retour sur un destin d'exception

Biographie de Gandhi
 

 Marchand de paix 

Hindou élevé dans le plus grand respect de l'islam, Gandhi est fasciné par le jaïnisme, cette religion prônant la non-violence. Marié à quatorze ans, il part néanmoins à Londres, où il est avocat. Il passe ensuite vingt ans en Afrique du Sud et y défend la communauté indienne immigrée des discriminations raciales. De retour aux Indes en 1914, il est décidé à mettre un terme à l'exploitation coloniale de son pays, sans répandre une goutte de sang. Il y parvient en 1947, grâce à un programme de non-coopération (boycott des écoles, tribunaux, et produits britanniques) et de manifestations silencieuses, Mais il ne peut empêcher la rupture de l'union sacrée qui unissait jusqu'alors Hindous et Musulmans : malgré son jeûne protestataire, les Indes se divisent en deux Etats. Le plus grand exode de l'Histoire et d'ignobles massacres accompagnent la création du Pakistan. Révolutionnaire pacifiste, le 'Mahatma' a renoué avec certaines traditions comme l'artisanat et la vie communautaire, mais a voulu en briser d'autres tel le système de castes. Assassiné par un extrémiste hindou, il est perçu comme le 'Père de la nation indienne'.   
'Gandhi' signifie en réalité 'épicier' ! Son père, notable, appartenait en effet à la caste intermédiaire des marchands.  
 
Funeste présage   
Gandhi avait prédit sa mort imminente la veille d'être assassiné ! 

Au début des années 30, Gandhi a retrouvé toute sa fougue. Il bénéficie d'une influence considérable. À chacun de ses mots d'ordre l'Inde s'immobilise. Le 12 mars 1930 le Mahatma entreprend son action la plus célèbre : la marche du sel. Son objectif est de dénoncer le monopole anglais de la vente du sel. Pendant 24 jours et sur 350 km le cortège ne cessera de gonfler. Arrivé à son but Gandhi ramasse une poignée de sel et annonce qu'il commence la désobéissance civile. Il est de nouveau arrêté
En janvier 1931 le Vice-Roi Lord Irving le fait libérer. Il échange la libération des prisonniers politiques et la fin des lois sur le sel contre la fin de la désobéissance civile et la participation de Gandhi à une conférence organisée à Londres. Celui-ci accepte et en profite pour visiter l'Europe. Cette table ronde ne sera suivie d'aucun changement notable sur la politique indienne d'autant que Churchill arrive au pouvoir avec l'intention d'écraser le Parti du Congrès. Des milliers de militants sont bientôt arrêtés.
En août 1932 Gandhi est jeté en prison. Les dissensions entre les communautés s'aggravent et les droits des intouchables sont menacés. Le 20 septembre le Mahatma entreprend une nouvelle grève de la faim. Le gouvernement britannique plie devant la menace de la mort de Gandhi devenu très populaire en Europe.
En 1934 Gandhi se retire de la politique en tant que telle, préférant la laisser aux jeunes leaders du Congrès dont Nehru. Il continue en revanche de se battre pour la cohésion entre les communautés et pour l'éducation des masses, ce qui lui vaudra l'inimitié des extrémistes hindous. Cette année là, Gandhi échappe à la première des cinq tentatives d'assassinat dont il fera l'objet.
Lors des élections de 1937, le Congrès obtient la majorité écrasante au parlement indien. Dès lors la marche vers l'autonomie et l'indépendance semble inéluctable.
Lorsqu'éclate la seconde guerre mondiale en 1939, Gandhi refuse de s'engager aux côtés des anglais. Il affirme que seule une Inde indépendante pourrait contribuer à la lutte contre les nazis. En 1942 il lance même son fameux slogan "Quit India". Il enjoint les britanniques à partir au plus vite et relance le mouvement de désobéissance civile. Lui et les dirigeants du Congrès sont arrêtés après que des émeutes aient éclaté. Sa femme Kasturbai meurt lors de sa détention. En 1944 Churchill le fait libérer
Après la guerre les travaillistes d'Atlee arrivent au pouvoir en Angleterre. Le Premier Ministre est bien décidé à mener le processus d'indépendance à son terme. Lord Mountbatten est nommé Vice-roi avec cette mission. C'est alors que les communautés musulmane et hindoue se déchirent. La Ligue Musulmane de Mohammed Ali Jinnah ne cesse en effet de réclamer la création d'un état indépendant à majorité musulmane
Gandhi, lui, reste attaché plus que tout à l'unité de l'Inde. Jinnah refuse de participer au gouvernement provisoire de Nehru et appelle à une journée d'insurrection le 16 août 1946. Elle se solde par des milliers de morts dont au moins 5000 à Calcutta.
Gandhi use de toute son influence pour éviter la partition mais le 15 août 1947 Lord Mountbatten annonce l'indépendance de deux nouvelles nations : le Pakistan et l'Inde.
On assiste alors à l'exode meurtrier de plusieurs millions de personnes. Les sacs, les meurtres, les règlements de compte en tous genres feront entre un et deux millions de victimes. Épouvanté par la situation, notamment à Calcutta, Gandhi décide de jeûner jusqu'à la mort. Nehru fait alors tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin aux massacres. Il y parvient d'extrême justesse et Gandhi se nourrit à nouveau. Pourtant la colère des extrémistes n'est pas retombée. Ceux du côté hindou notamment tiennent rigueur à Gandhi de sa trop grande mansuétude à l'égard des musulmans.
Le 30 janvier 1948, l'un d'eux, Nathuram Godse, l'abat à Delhi. "Hé Ram" seront les dernières paroles du Père de la Nation.
Sa mort provoque une émotion internationale. À Delhi plus de deux millions de d'indiens assisteront à ses funérailles nationales.

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Aujourd'hui encore l'empreinte de Gandhi est vivante en Inde même si la société juste, égalitaire et non violente dont il avait rêvé reste à construire.

Sources diverses Internet

Le Pèlerin

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 13:39
1 L'Inde célèbre aujourd’hui le 60e anniversaire de son indépendance dans un climat tendu et sous haute sécurité

Le Premier ministre Manmohan Singh a lancé à l'aube les célébrations.

Sous haute protection, dans New Delhi déserte, il s'est exprimé du haut des remparts du Fort rouge moghol du 17e siècle, se félicitant du  "succès admirable d'une démocratie laïque dans une nation d'un milliard  d'habitants marquée par tant de diversité".

A l'unisson, la presse indienne salue mercredi une Inde  "libre, démocratique  et en plein essor économique". Le Times of India titre même qu'"à 60 ans, l'Inde est plus sexy". De fait, la croissance est à son zénith à 9,4%, mais M. Singh a une nouvelle  fois douché l'enthousiasme en rappelant les fléaux du sous-développement:  pauvreté, malnutrition, chômage, crise agraire, insurrections et tensions religieuses ou entre castes.

Ainsi, sur 457 millions de travailleurs, près de neuf sur dix gagnent moins d'un demi-dollar par jour. 46% des enfants de moins de trois ans souffrent de malnutrition, le taux d'alphabétisation plafonne à 60% et 78% des Indiens n'ont  pas de toilettes. Sur l'indice de développement humain, le pays se traîne à la 126e place  mondiale.

"Nous avons besoin d'au moins une décennie de travail et de croissance durable pour réaliser nos rêves", a plaidé M. Singh.

Pour ce faire, il a confirmé une aide de six milliards de dollars au secteur  agricole, qui représente 20% du PIB et fait vivre les deux-tiers de la  population."Les agriculteurs sont l'épine dorsale de l'Inde  (...) Nous allons  concentrer nos efforts sur l'amélioration du secteur agricole", a promis le  Premier ministre. Il s'agit "de relever le niveau de vie des paysans et  accroître la production alimentaire". M. Singh a également annoncé de nouvelles  aides dans l'éducation et la santé.

Le gouvernement s'était inquiété en juin de la médiocrité de la production  agricole du pays, qui doit maintenant importer des céréales pour nourrir ses 1,1  milliard d'habitants. Les productions de riz et de blé stagnent depuis dix ans, avait déploré le  ministre des Finances, Palaniappan Chidambaram. L'an passé, l'Inde , deuxième  producteur mondial de blé, n'en a pas exporté et a même dû en importer pour la  première fois depuis six ans.

Signe du malaise dans les campagnes, des milliers de paysans cotonniers criblés de dettes se sont suicidés ces dernières années.

 

Menaces et violences dans plusieurs Etats

Cette journée anniversaire est traditionnellement marquée par des violences commises par des rebelles maoïstes, en lutte dans plusieurs Etats de l'Union indienne, et chaque année, le 15 août, les  autorités font part de menaces terroristes et placent le pays sous haute sécurité.

Mais la menace vient aussi d'Al Qaïda cette fois. Dans une vidéo mise en ligne le 5 août, où Al-Qaïda, par la voix d'un Américain converti à l'islam, menaçait d'attaquer partout dans le monde les  ambassades occidentales, New Delhi était spécifiquement visée. L'Inde était accusée dans cet enregistrement "d'avoir tué plus de 100.000 musulmans au Cachemire, avec la bénédiction des Etats-Unis".

 

 

A suivre
 
Sources diverses Internet
 

Le Pèlerin
 
 
 
En Assam, Etat reculé du nord-est de l'Inde , les séparatistes ont tué 30 personnes depuis mercredi dernier, dont des femmes et des enfants, tous des colons de langue hindie.

Au Cachemire, en proie à une guérilla sécessionniste musulmane depuis 1990, les organisations séparatistes ont appelé pour mercredi à une grève générale à l'occasion de cette "journée noire" et des célébrations selon elles "dénuées de sens" de l'Etat indien.

Dans l'est de l'Inde, la guérilla maoïste a distribué des tracts dans les villes et les villages pour appeler la population à boycotter les célébrations.

Malgré toutes ces menaces, la majeure partie de l'Union indienne compte bien fêter en paix l'anniversaire. A Calcutta, d'ores et déjà, des lumières de différentes couleurs et des petits drapeaux de papier égayent les rues depuis le début de la semaine.

Le Pakistan, lui, fêtait mardi le 60e anniversaire de  partition de l'Empire britannique des Indes dans la nuit du 14 au 15 août 1947.  Le Pakistan est indépendant depuis le 14 août 1947 et l'Inde  l'est depuis le 15 août de la même année
Des menaces d'Al QaïdaUne croissance record qui masque une grande pauvreté persistante

 
 
 
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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 13:08
L'Inde célèbre aujourd’hui le 60e anniversaire de son indépendance dans un climat tendu et sous haute sécurité

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Menaces et violences dans plusieurs Etats
 

Cette journée anniversaire est traditionnellement marquée par des violences commises par des rebelles maoïstes, en lutte dans plusieurs Etats de l'Union indienne, et chaque année, le 15 août, les  autorités font part de menaces terroristes et placent le pays sous haute sécurité.

Mais la menace vient aussi d'Al Qaïda cette fois. Dans une vidéo mise en ligne le 5 août, où Al-Qaïda, par la voix d'un Américain converti à l'islam, menaçait d'attaquer partout dans le monde les  ambassades occidentales, New Delhi était spécifiquement visée. L'Inde était accusée dans cet enregistrement "d'avoir tué plus de 100.000 musulmans au Cachemire, avec la bénédiction des Etats-Unis".

 

 

En Assam, Etat reculé du nord-est de l'Inde , les séparatistes ont tué 30 personnes depuis mercredi dernier, dont des femmes et des enfants, tous des colons de langue hindie.

Au Cachemire, en proie à une guérilla sécessionniste musulmane depuis 1990, les organisations séparatistes ont appelé pour mercredi à une grève générale à l'occasion de cette "journée noire" et des célébrations selon elles "dénuées de sens" de l'Etat indien.

Dans l'est de l'Inde, la guérilla maoïste a distribué des tracts dans les villes et les villages pour appeler la population à boycotter les célébrations.

Malgré toutes ces menaces, la majeure partie de l'Union indienne compte bien fêter en paix l'anniversaire. A Calcutta, d'ores et déjà, des lumières de différentes couleurs et des petits drapeaux de papier égayent les rues depuis le début de la semaine.

Le Pakistan, lui, fêtait mardi le 60e anniversaire de  partition de l'Empire britannique des Indes dans la nuit du 14 au 15 août 1947.  Le Pakistan est indépendant depuis le 14 août 1947 et l'Inde  l'est depuis le 15 août de la même année
 
Gandhi

Alors que l'Inde fête cette année les 60 ans de son indépendance, on ne peut pas parler de l’Inde sans parler de Gandhi…En effet, Gandhi, le Mahatma, reste le symbole incontesté de la résistance pacifique. Retour sur un destin d'exception
 
Biographie de Gandhi
 





Hindou élevé dans le plus grand respect de l'islam, Gandhi est fasciné par le jaïnisme, cette religion prônant la non-violence. Marié à quatorze ans, il part néanmoins à Londres, où il est avocat. Il passe ensuite vingt ans en Afrique du Sud et y défend la communauté indienne immigrée des discriminations raciales. De retour aux Indes en 1914, il est décidé à mettre un terme à l'exploitation coloniale de son pays, sans répandre une goutte de sang. Il y parvient en 1947, grâce à un programme de non-coopération (boycott des écoles, tribunaux, et produits britanniques) et de manifestations silencieuses, Mais il ne peut empêcher la rupture de l'union sacrée qui unissait jusqu'alors Hindous et Musulmans : malgré son jeûne protestataire, les Indes se divisent en deux Etats. Le plus grand exode de l'Histoire et d'ignobles massacres accompagnent la création du Pakistan. Révolutionnaire pacifiste, le 'Mahatma' a renoué avec certaines traditions comme l'artisanat et la vie communautaire, mais a voulu en briser d'autres tel le système de castes. Assassiné par un extrémiste hindou, il est perçu comme le 'Père de la nation indienne'.
Marchand de paix



 
Ainsi, sur 457 millions de travailleurs, près de neuf sur dix gagnent moins d'un demi-dollar par jour. 46% des enfants de moins de trois ans souffrent de malnutrition, le taux d'alphabétisation plafonne à 60% et 78% des Indiens n'ont  pas de toilettes. Sur l'indice de développement humain, le pays se traîne à la 126e place  mondiale.

"Nous avons besoin d'au moins une décennie de travail et de croissance durable pour réaliser nos rêves", a plaidé M. Singh.

Pour ce faire, il a confirmé une aide de six milliards de dollars au secteur  agricole, qui représente 20% du PIB et fait vivre les deux-tiers de la  population."Les agriculteurs sont l'épine dorsale de l'Inde  (...) Nous allons  concentrer nos efforts sur l'amélioration du secteur agricole", a promis le  Premier ministre. Il s'agit "de relever le niveau de vie des paysans et  accroître la production alimentaire". M. Singh a également annoncé de nouvelles  aides dans l'éducation et la santé.

Le gouvernement s'était inquiété en juin de la médiocrité de la production  agricole du pays, qui doit maintenant importer des céréales pour nourrir ses 1,1  milliard d'habitants. Les productions de riz et de blé stagnent depuis dix ans, avait déploré le  ministre des Finances, Palaniappan Chidambaram. L'an passé, l'Inde , deuxième  producteur mondial de blé, n'en a pas exporté et a même dû en importer pour la  première fois depuis six ans.

Signe du malaise dans les campagnes, des milliers de paysans cotonniers criblés de dettes se sont suicidés ces dernières années.

Des menaces d'Al Qaïda
A l'unisson, la presse indienne salue mercredi une Inde  "libre, démocratique  et en plein essor économique". Le Times of India titre même qu'"à 60 ans, l'Inde est plus sexy". De fait, la croissance est à son zénith à 9,4%, mais M. Singh a une nouvelle  fois douché l'enthousiasme en rappelant les fléaux du sous-développement:  pauvreté, malnutrition, chômage, crise agraire, insurrections et tensions religieuses ou entre castes.

Une croissance record qui masque une grande pauvreté persistante




 
 Le Premier ministre Manmohan Singh a lancé à l'aube les célébrations.

Sous haute protection, dans New Delhi déserte, il s'est exprimé du haut des remparts du Fort rouge moghol du 17e siècle, se félicitant du  "succès admirable d'une démocratie laïque dans une nation d'un milliard  d'habitants marquée par tant de diversité".
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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 07:34

Marilyn Monroe intime 

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Le livre : "Marilyn, De l'autre côté du miroir" 

Marilyn en quelques dates

1er Juin 1926 : Naissance de Norma Jean Mortensen à Los Angeles.
1944 : Alors âgée de 19 ans, elle se décolore en blonde.
1946 : Norma Jean se fait appelée Marilyn Monroe.
27 octobre 1954 : Le divorce entre Marilyn Monroe et Joe DiMaggio est prononcé. Le mariage n'aura duré que neuf mois.
10 mars 1960 : Marilyn remporte le Golden Globe de la meilleure actrice pour sa performance dans Certains l'aiment chaud.
Mai 1962 : Face à un parterre d'invités prestigieux, Marilyn Monroe chante "Happy birthday" au Madison Square Garden pour le Président américain John F. Kennedy, à qui la presse américaine prête une liaison.

5 août 1962 : Marilyn Monroe est retrouvée morte à son domicile hollywoodien

Source l’Internaute

Le Pèlerin

 
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 08:39
Histoire du 1er Mai
Journée de 8 heures et Fête du Travail
Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs américains d'obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amène les Européens, quelques années plus tard à instituer la Fête du Travail.
Une revendication nationale
Au cours du IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.
Arrive le 1er mai 1886. Beaucoup de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction de leur employeur. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.
Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.
 
Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines.
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui»
Manifester pour la journée de 8 heures
Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française.
Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Jusque-là, il est habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).
Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»
Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée.
Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai. L'horizon paraît s'éclaircir après la première guerre mondiale. Le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247«l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue».
Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses.
La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays (dont la France en... 1941).
Le 1er mai en France
En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.
Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge (*).
Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.
Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.
C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain.
À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !
En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.
Le Pèlerin
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