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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 08:33

Georges Moustaki nous a quittés

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Georges Moustaki est mort ce jeudi matin à Nice à l'âge de 79 ans. 

Le chanteur souffrait de graves problèmes respiratoires qui l'avaient contraint à mettre un terme à sa carrière.

Georges Moustaki (de son vrai nom Joseph Mustacchi) s'est éteint à Nice ce matin. En 2009 il avait interrompu son dernier concert en raison de problèmes respiratoires l'empêchant de chanter. Deux ans plus tard, il mettait officiellement un terme à sa carrière, après avoir anoncé souffrir d'une maladie des bronches incurable.

D'origine grecque, Georges Moustaki était né le 3 mai 1934 à Alexandrie en Egypte. Il laissera derrière lui de grands succès comme Le Métèque ou La Philosophie. En tant que parolier, il écrira notamment Le Milord pour Edith Piaf.

En 2011, il confiait au journal La Croix : "J'ai eu une vie passionnante. Je voudrais qu'elle le reste jusqu'au bout".

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 05:00

La lutte contre la fraude fiscale qui prive ses Etats de 1.000 milliards d'euros de recettes chaque année est engagée.

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L'Union européenne a décidé mercredi d'adopter d'ici six mois un dispositif généralisant l'échange automatique d'informations bancaires

La lutte contre la fraude fiscale qui prive ses Etats de 1.000 milliards d'euros de recettes chaque année est engagée.

Les dirigeants européens, réunis mercredi pour un bref sommet à Bruxelles, ont ainsi réussi à capitaliser sur la dynamique née ces derniers mois pour avancer sur ce dossier.

"Notant le consensus", le Conseil européen a dans son communiqué final fait part de la volonté de ses membres d'adopter d'ici fin 2013 une nouvelle directive européenne sur la taxation de l'épargne qui entrerait en vigueur début 2015.

"Ceux qui pensaient échapper à l'impôt en se réfugiant dans des paradis fiscaux aujourd'hui doivent comprendre que l'impunité est terminée, que l'opacité est en voie d'extinction et qu'il y a un risque sérieux d'être identifié", a déclaré François Hollande à l'issue de la réunion.

Derniers pays réticents à donner leur feu vert à un échange automatique d'informations, le Luxembourg et l'Autriche ont donné des signes d'un changement de position en indiquant qu'ils n'utiliseraient pas leur droit de veto sur ce dossier.

"Nous allons abandonner le secret bancaire et nous diriger vers l'échange automatique d'informations que nous voulons introduire au premier janvier 2015", a dit le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

Luxembourg et Vienne, qui craignent la concurrence de paradis fiscaux européens extérieurs à l'Union, n'ont pas exigé, comme le craignaient certains diplomates, que des pays comme la Suisse ou Monaco acceptent préalablement de se conformer aux nouvelles obligations européennes.

Les diplomates notent cependant qu'un échec de la Commission européenne à négocier de nouvelles conventions fiscales avec ces pays qualifiés de paradis fiscaux pourrait faire changer d'avis l'Autriche et le Luxembourg.

François Hollande a dit par avance mercredi qu'il ne pourrait pas accepter une telle conditionnalité.

"1.000 milliards d'euros"

Evaluée à 1.000 milliards d'euros annuels de recettes fiscales perdues, la fraude et l'évasion fiscale abusive ont été érigées ces dernières mois au rang de priorité absolue d'une Union européenne appauvrie par la récession mais qui a longtemps peiné à transformer l'essai sur ce dossier.

Si les mesures décidées mercredi semblent être efficaces pour lutter contre l'évasion fiscale telle que l'avait pratiquée l'ancien ministre français du budget Jérôme Cahuzac avec son compte en Suisse, des efforts restent à faire contre l'optimisation fiscale employée par des multinationales.

Les faibles impôts payés par des multinationales comme Amazon ou Google font aussi du bruit au Royaume-Uni et le récent scandale lié à l'optimisation fiscale d'Apple a aussi mis l'Irlande sous les feux de la rampe.

Le groupe est accusé d'y avoir transféré des milliards de dollars de bénéfices afin de ne pas payer le fisc américain.

"Soyons clair, la meilleure solution est d'instaurer des règles et des normes sévères au niveau mondial pour que toutes les multinationales puissent faire une contribution juste", a jugé le Premier ministre britannique David Cameron.

Afin de mieux réguler la fiscalité des entreprises, la Commission européenne doit faire des propositions aux gouvernements pour améliorer la coordination des politiques, amender une directive sur les filiales d'entreprises et se pencher sur la taxation de l'économie numérique.

Mais l'Irlande, qui a une fiscalité particulièrement avantageuse pour les entreprises entend rester attractive.

"Nous allons continuer à nous battre pour attirer des activités multinationales", a déclaré le Premier ministre irlandais Enda Kenny.

Si les pays membres de l'Union européenne s'accordent à coopérer sur les dossiers fiscaux, un diplomates européen rappelait mardi que le dossier d'une harmonisation fiscale européenne n'était pas encore à l'ordre du jour.

Source Yahoo.com Julien Ponthus

Le Pèlerin

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:55

Ouverture à Bruxelles d'une conférence des donateurs

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Quatre mois après le début de l'offensive française, une conférence internationale sur le Mali s'ouvre aujourd'hui à Bruxelles. Hier, les soldats tchadiens ont commencé à quitter le pays. Les groupes terroristes sont battus, mais pas vaincus et on ignore leur capacité de nuisance, sur fond d'un agenda politique incertain.

Le Tchad a accueilli, hier, 700 de ses soldats sur les 2.000 engagés au Mali. Ils sont considérés comme des «héros», selon les sources officielles qui soulignent le fait que les soldats tchadiens ont combattu en première ligne  aux côtés de l'armée française, notamment dans le massif des Ifoghas, où étaient retranchés les groupes djihadistes. Le gouvernement tchadien avait d'ailleurs, en mars dernier, attribué à ses troupes la mort, restée longtemps confuse, de l'«émir» d'AQMI, Abou Zeïd, et de Mokhtar Belmokhtar, chef de la branche dissidente d'AQMI qui fut derrière la prise d'otages d'In Amenas. Pour la France, «l'opération Serval a réussi militairement», selon les propos du président François Hollande qui se base sur le constat de la reprise des principales villes qui étaient entre les mains des groupes armés. Leurs installations ont été détruites, leurs communications enrayées. Mais si les terroristes d'AQMI ou du Mujao ont été battus, ils sont encore loin d'être vaincus. Des éléments au nombre indéterminé restent actifs dans certaines zones et mènent des attaques isolées. Cinq d'entre eux se sont ainsi faits exploser samedi près de Gao. Deux militaires maliens ont été tués sur le coup. Des djihadistes du Mujao ont perpétré deux attentats-suicide le 10 mai à Ménaka et Gossi, deux localités du nord du Mali. A Gossi, trois kamikazes sont morts sur le coup, un quatrième est décédé des suites de ses blessures et deux militaires maliens ont été blessés. Dans la ville de Ménaka, l'autre attaque a visé un camp de l'armée nigérienne. Les attentats ont été revendiqués par un cadre du Mujao, le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest. Depuis un mois environ, la situation sécuritaire s'est dégradée dans la région. Depuis quelque temps, les djihadistes changent de tactique. Ils se rendent compte qu'à cause de la sécurité renforcée dans les principales villes du nord du Mali, ils peuvent y commettre difficilement des attentats, alors ils envoient de plus en plus de kamikazes dans les villes secondaires. C'est au moment de la relève du contingent français, il y a environ un mois, que la situation s'est dégradée. D'après le nouveau préfet, arrivé lui-même à peu près à cette époque, des groupes armés seraient descendus du nord jusqu'à une cinquantaine de kilomètres de Ménaka. Ils pilleraient notamment les convois qui approvisionnent en grande partie la ville. La situation s'est également dégradée sur l'axe Ménaka-Ansongo-Gao, où plusieurs véhicules ont sauté sur des mines artisanales, la plupart du temps sans faire de victimes, sauf une fois, où deux militaires maliens ont été tués. Depuis quelques jours, l'armée malienne a donc renforcé ses effectifs à Ménaka. De source militaire nigérienne, on parle d'élargissement du périmètre des patrouilles. Après la tentative d'attentat kamikaze, la surveillance aérienne devrait également être renforcée. Récemment, le préfet a interdit la circulation des deux roues entrant ou sortant de la ville, car les voleurs se déplacent souvent à moto. Il y a deux jours, des commerçants ont ainsi été dépouillés par des hommes armés circulant à deux roues. Le préfet envisage également de réserver les pick-up aux militaires. Dans ces conditions, la reprise de l'activité économique est encore très fragile. L'administration, elle, s'installe doucement. Le budget communal est en cours d'examen.

Le 7 mai dernier, un «émir» d'AQMI, Abou Obeida Youssef Al-Annabi, a appelé à attaquer les intérêts français «partout dans le monde», dans une vidéo mise en ligne.

D'autres groupes se sont repliés dans les pays voisins, en particulier en Libye, ce qui ne fait que déplacer et disperser le problème. «La menace reste présente dans le Sahel, mais elle a été très sérieusement contenue, voire désarticulée. Nous devons rester vigilants et cette vigilance s'impose au Sénégal», commentait le président sénégalais Macky Sall dans un entretien récent à l'AFP.

Côté français, les opérations se poursuivent entre Gao et Tombouctou, mais le retrait des troupes a commencé. Un peu moins de 3.850 soldats devaient être sur place, selon l'état-major hier. Ils étaient 4.500 au plus fort de l'opération Serval. Six d'entre eux sont morts. La France est-elle partie pour s'enliser et le Mali va-t-il se transformer en un second Afghanistan ? Officiellement, l'objectif fixé par François Hollande est de ramener le contingent français au Mali à 2.000 hommes en juillet et à un millier fin 2013. La Mission internationale de soutien au Mali (Misma), la force africaine, qui regroupe des contingents d'une dizaine de pays), qui compte environ 6.300 hommes déployés dans les points stratégiques, devrait être intégrée à la force onusienne (Minusma) annoncée pour le 1er juillet. Cette force de l'ONU de 11.000 hommes comptera aussi des contingents asiatiques et européens. Les Français devraient continuer à intervenir au titre de «force parallèle».

Le mois de juillet, dans l'agenda politique de dépassement de la crise, correspond en fait à l'élection présidentielle malienne. Mais cela suppose que, d'ici là, tout le territoire soit en mesure d'organiser le scrutin. Or, certaines zones restent hors de contrôle, comme Kidal, où les Touareg autonomistes du Mouvement national de libération de l'Azawad refusent la présence de l'Etat malien. A ce sujet, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, en visite samedi à Paris, a déclaré à la presse que, de son point de vue, «les futurs Casques bleus déployés au Mali doivent avoir un mandat offensif, pas un mandat classique comme en Bosnie ou au Congo-Kinshasa». Le président nigérien, qui s'est rendu à Bruxelles, estime que si sur le plan militaire «des résultats importants au nord du Mali ont été obtenus», il reste «l'organisation des élections et il faut que ces élections aient lieu sur l'ensemble du territoire malien, y compris à Kidal». Comme pour accélérer les choses, le gouvernement de Bamako, qui compte demander une aide d'urgence de 1 milliard d'euros, essaye de vite planter le décor des élections. Le gouvernement malien a adopté, en fin de semaine passée, le projet de modification de la loi électorale pour organiser les futures élections. Le nombre des candidats pour la présidentielle a franchi la dizaine et est appelé à la hausse. Dans une interview à RTL, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius sur RTL, a expliqué que le but de la conférence de Bruxelles est «de trouver à peu près un milliard neuf cent millions d'euros. Les choses se présentent bien, il y aura une centaine de pays représentés, une dizaine de chefs d'Etat». «On est en train de gagner la guerre, maintenant il faut gagner la paix», a-t-il ajouté.

La conférence de donateurs de Bruxelles est co-présidée par les présidents français et malien, et par le président de la Commission européenne.

Hier, et sur un autre front diplomatique, le groupe de contact de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) sur le Mali a tenu sa première réunion à Djeddah lors de laquelle, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly, a demandé à la communauté internationale d’aider au désarmement des groupes armés éligibles au dialogue national dans les conditions fixées par le gouvernement de la transition, selon un communiqué officiel. A la fin de la réunion du groupe de contact sur le Mali, les participants ont notamment «réaffirmé le ferme attachement de l'OCI à l'unité, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Mai» et «demandé au MNLA de déposer les armes et à se joindre au processus de paix», dans les conditions fixées par Bamako.

Face à ce qui semble être un consensus international sur l'agenda politique et les élections au Mali, les modalités du projet sont loin de faire l'unanimité au sein de l'opinion malienne. Une partie de l'opposition pense que si le vote a lieu, ce seront essentiellement les populations du sud qui pourront décider de la politique à mener pour le pays, le nord se retrouvant, une fois encore, exclu de facto et cela ne ferait qu'exacerber les divisions. Pour l'opposition au gouvernement provisoire de Bamako, il faut trouver d'autres moyens pour dépasser les causes de la crise : des dirigeants illégitimes, une junte militaire toujours prête à fourrer son nez n'importe où et peu de réponses cohérentes quant à la résolution des problèmes du nord.            

Source Les Débats Nabil Benali

Le Pèlerin

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 05:04

Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé jeudi la création d'une force de maintien de la paix

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Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé jeudi la création d'une force de maintien de la paix de 12.600 Casques bleus chargés de stabiliser le nord du Mali après l'intervention française contre les islamistes qui contrôlaient cette région.
Cette Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), qui prendra le relais de la Misma (force panafricaine), sera déployée au 1er juillet prochain, si les conditions de sécurité le permettent, et "pour une période initiale de 12 mois".
Dans les 60 jours à venir, le Conseil devra déterminer si la sécurité sur le terrain est suffisante, indique la résolution 2100, mise au point par la France et adoptée à l'unanimité.
La Minusma comprendra au maximum 11.200 soldats et 1.440 policiers, dont des "bataillons de réserve capables de se déployer rapidement".
Les forces françaises seront autorisées "à intervenir en soutien à des éléments de la Minusma en cas de danger grave et imminent les menaçant et à la demande" du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Un millier de soldats français doivent rester au Mali pour contrer une éventuelle guérilla des groupes islamistes armés. L'armée française dispose aussi de bases arrières au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Tchad.
Le contingent français au Mali doit passer de 3.850 soldats aujourd'hui à 2.000 en juillet et un millier fin 2013. Au plus fort de l'opération Serval, lancée le 11 janvier, il comptait près de 4.500 hommes.
"Il ne s'agit pas d'une mission d'imposition de la paix ou de contre-terrorisme mais de stabilisation", a souligné devant la presse le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU Hervé Ladsous. Il a cependant reconnu que les Casques bleus opéreraient dans "un environnement assez instable" et seraient amenés à "se défendre".
150 militaires français devraient participer
Selon la résolution, la Minusma devra "stabiliser les centres urbains essentiels, particulièrement dans le Nord" et "empêcher un retour d'éléments armés dans ces zones". Les Casques bleus devront aussi protéger les civils et le patrimoine culturel et contrôler le respect des droits de l'homme.
Selon Human Rights Watch, la Minusma dispose d'un "mandat solide en matière de droits humains". Mais elle devra "prendre des mesures rapides pour protéger les civils vulnérables" et éviter les représailles contre Touaregs et Arabes, soupçonnés par Bamako d'avoir soutenu les jihadistes dans le nord.
Les Casques bleus aideront aussi les autorités maliennes à instaurer "un dialogue politique national", organiser des élections "libres, équitables et transparentes", et promouvoir la réconciliation avec les Touaregs du Nord. Un représentant spécial de l'ONU pour le Mali sera nommé pour diriger la Minusma.
Selon M. Ladsous, l'ONU "envisage de faire passer sous Casque bleu la plus grande partie" des effectifs de la Misma, la force conjointe des pays de l'ouest africain, qui compte 6.300 hommes venus de pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et du Tchad.
"Il faudra à la Minusma quelques mois pour atteindre sa pleine capacité", a précisé l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud. Les effectifs devraient atteindre 6.000 hommes au 1er juillet et augmenter parallèlement à la réduction du contingent français.
Environ 150 militaires français devraient participer à la Minusma, dont des officiers intégrés au commandement. Selon M. Ladsous, l'opération devrait coûter "des centaines de millions de dollars" par an.
S'adressant au Conseil, le ministre malien des Affaires étrangères Tieman Hubert Coulibaly a exprimé "la détermination du gouvernement de transition (malien) à coopérer pleinement avec le Conseil" dans cette opération.
Dans un communiqué, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a estimé que cette résolution "confirmait le soutien unanime de la communauté internationale à la stabilisation du Mali".

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 04:52

La résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara Occidental encourage les parties à poursuivre leurs efforts respectifs

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Il n’y a pas d’élargissement des prérogatives de la Minurso à la question des droits de l’homme, comme l’ont souhaité le Polisario et des ONG internationales dans la nouvelle résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara Occidental, adopté ce jeudi. Le Conseil de sécurité de l'ONU a juste encouragé -comme dans la précédente résolution d'ailleurs- le Maroc à mieux respecter les droits de l'Homme au Sahara occidental mais sans charger la mission de l'ONU sur place d'enquêter dans ce domaine comme le voulait le Front Polisario, Washington et d'autres ONG internationales.

La résolution adoptée ce jeudi à l'unanimité "encourage les parties à poursuivre leurs efforts respectifs pour promouvoir et protéger les droits de l'Homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf" (Algérie). Elle "reconnait les mesures prises par le Maroc" dans ce domaine. Elle prolonge, comme tous les ans, le mandat de la Mission des Nations unies au Sahara occidental (Minurso), jusqu'au 30 avril 2014.

Les Etats-Unis avaient d'abord présenté un texte qui, pour la première fois, chargeait la Minurso de "surveiller et de faire un rapport sur" le respect des droits de l'Homme.

Ceux-ci avaient réagi très vivement le Maroc, allant jusqu'à reporter sine die un exercice militaire conjoint avec des soldats américains et faisant pression sur le Groupe des amis du Sahara occidental (Etats-Unis, Russie, France,  Royaume-Uni, Espagne). Un diplomate à l'ONU a évoqué une intervention décisive du roi du Maroc Mohammed VI qui a envoyé une lettre au président américain Barack Obama.    

Finalement Washington a renoncé à inclure les droits de l'Homme dans le mandat de la Minurso, qui est une des rares missions de l'ONU dans le monde sans mandat dans ce domaine.    

Il reste que la résolution souligne l'importance d'avancer dans les négociations, actuellement dans l'impasse, afin de "contribuer à la stabilité et à la   sécurité dans la région du Sahel". Elle "demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de   la Minurso" et de garantir la liberté de mouvement et de communication de son   personnel.

Le Conseil réaffirme son soutien à Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. M. Ross, un temps désavoué par le Maroc l'an dernier, vient d'effectuer une tournée dans la région. Depuis quelques années, le renouvellement du mandat de la Minurso donne lieu à des débats sur les droits de l'Homme, des ONG et un envoyé spécial de l'ONU ayant accusé les Marocains de torturer des militants sahraouis qui luttent pour l'indépendance du territoire.

L'an dernier, la résolution soulignait "qu'il est important d'améliorer la situation des droits de l'Homme" mais réclamait aussi des "mesures indépendantes et crédibles" dans ce sens, formule qui n'apparait pas dans le texte voté jeudi.

Celui-ci est "plus faible que l'an dernier", estime un diplomate, qui explique que les Etats-Unis se sont attaqués à un sujet extrèmement sensible pour Rabat et qu'ils ont dû "capituler en rase campagne".  "Le Maroc est désormais prévenu qu'on va surveiller de près son respect des droits de l'Homme", nuance le directeur pour l'ONU de Human Rights Watch Philippe Bolopion. Les Etats-Unis, estime-t-il, "doivent continuer de faire pression pour étendre le mandat de la Minurso" et leurs alliés devraient les soutenir. 

Saluant "l'initiative louable" de Washington, le réprésentant du Front Polisario à l'ONU Ahmed Boukhari a affirmé que "l'extrême hostilité" manifestée   par le Maroc en réaction tend à prouver "que des violations graves des droits de l'Homme ont lieu et que le gouvernement marocain veut les dissimuler".  

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 13:11

La France sur le point de lâcher le Maroc

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La France, principal soutien de Rabat au sein de l’organe exécutif des Nations unies, ne va pas bloquer la proposition américaine sur le Sahara Occidental concernant l’élargissement  de la mission de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme dans les territoires autonomes. 
“compte tenu des rapports continus faisant état de violations des droits de l'homme, la nécessité d’un contrôle impartial et indépendant de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental devient de plus en plus pressante”. La proposition américaine était contenue dans un projet du Conseil de sécurité de l'ONU émanant de groupes militants en faveur de la cause sahraouie. Le projet de résolution vise à proroger le mandat de la mission de l'ONU au Sahara occidental pour une autre année. Il devait être soumis à un vote au Conseil de sécurité ce mois-ci. Par ailleurs, l’Ordre des avocats de New York a appelé jeudi le Conseil de sécurité de l’ONU et le secrétaire général des Nations unies à élargir le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l’homme des Sahraouis au Sahara occidental occupé. Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dont une copie a été obtenue par l’APS, le président de l’Ordre des avocats de New York, M. Carey Dunne, a indiqué que son organisation “soutient depuis plusieurs années l'élargissement du mandat de la Minurso  pour surveiller et faire des comptes rendus sur les violations des droits de l’homme dans les territoires du Sahara occidental occupé par le Maroc”. Pour M. Dunne, cette revendication de l’Ordre des avocats de New York qui compte 24 000 membres, “s’explique par le fait que des rapports sur les violations des droits de l'homme des Sahraouis sont cités par des sources fiables telles que Human Rights Watch, Amnesty International, RF Kennedy Center et le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme”.
“la proposition américaine pour l’introduction d’un instrument de contrôle des droits de l’homme au Sahara occidental dans le cadre de la Minurso, est venue après que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon ait  déclaré au Conseil de sécurité qu’il plaidait pour soutenir ce projet”. Pour rappel, le SG de l’ONU a plaidé dans son rapport, en faveur de la surveillance “indépendante” des droits de l’homme, mais n'a donné aucun détail sur la façon dont cet instrument serait mis en œuvre dans les territoires occupés. Ban Ki-moon avait mentionné dans son rapport que: “Il est peu probable que la France, protecteur traditionnel du Maroc au Conseil de sécurité de l'ONU, utilise son droit de veto pour bloquer une proposition américaine qui prévoit de confier aux Casques bleus la surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental”. La même source a également indiqué queSelon l’agence Reuters, citée par l’APS, une source française a déclaré

Source Liberté Merzak Tigrine

Le Pèlerin

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 08:40

Nasa : le projet du "lasso à astéroïde" prend forme

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Afin d'étudier les astéroïdes, la Nasa envisage un programme pour les détourner. 

Prévue en 2019, l'opération aura pour but d'attraper l'objet avant de le mettre en orbite autour de la Lune. Le projet permettra d'envisager une solution pour éviter une collision avec la Terre.

En janvier dernier, la Nasa dévoilait son intention de placer un astéroïde en orbite lunaire. Selon le sénateur américain Bill Nelson, à la tête du sous-comité aux Sciences et à l'Espace, un calendrier et un budget sont déjà prévus pour cette mission.

Un premier investissement de 100 millions de dollars
D'après le sénateur, le président Obama affectera 100 millions de dollars à cette mission dans le budget 2014 qui sera dévoilé la semaine prochaine. La Nasa aura probablement besoin d'une ou deux rallonges d'ici là. En janvier, la mission proposée par l'institut d'études spatiales Keck devait coûter 2,6 milliards de dollars.

Une mission habitée en 2021
La première étape est prévue pour 2019. A cette date, un vaisseau piloté depuis la Terre sera lancé à la rencontre d'un astéroïde de près de 550 tonnes. Le rocher sera capturé en pleine course à l'aide d'un sac géant puis la sonde activera son système de propulsion solaire afin de ralentir sa course. Ensuite, l'astéroïde pourra être remorqué en douceur jusqu'à la proximité de la Lune.

Une fois le caillou en place, une seconde mission, habitée cette fois-ci, aura lieu. Programmée pour 2021, l'expédition devrait embarquer 4 astronautes. Ces explorateurs poseront donc le pied sur l'astéroïde et y effectueront des forages pour en savoir plus sur sa composition.

Un plan pour éviter les cataclysmes
D'après Bill Nelson, le projet devrait permettre d'étudier des solutions pour dévier la course des astéroïdes de plus grandes tailles. 
Il y a peu, Charles Bolden, le patron de la Nasa, avertissait le Congrès Américain. Selon lui, la Terre n'est pas du tout prête à parer une collision avec une météorite de grande ampleur. Le projet du "lasso à astéroïde" semble être un premier pas pour nous éviter de connaître le funeste destin des dinosaures
.

Source Planet.fr Etienne Comte

Le Pèlerin

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 05:17

La Corée du Nord installe des missiles sur sa côte est

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Pyongyang a transporté un 2e missile de moyenne portée sur sa côte orientale et l'a hissé sur un lance-missiles mobile, alimentant les craintes d'un tir imminent qui aggraverait une situation déjà explosive.

La Corée du Nord a par ailleurs proposé hier aux ambassades étrangères à Pyongyang d'envisager des évacuations, a-t-on indiqué de source russe. «Il a été confirmé que la Corée du Nord a transporté par train, en début de semaine, deux missiles Musudan de moyenne portée, vers la côte Est et les a installés sur des véhicules équipés d'un dispositif de lancement», a déclaré un haut responsable du gouvernement à Séoul cité hier par l'agence Yonhap. Un responsable de la Marine a indiqué que deux destroyers sud-coréens équipés de radars perfectionnés avaient été déployés, un au large de la côte Est et l'autre de la côte Ouest. «Si le Nord lance un missile, nous suivrons sa trajectoire», a déclaré le militaire. Le transport de missiles est le dernier geste en date de Pyongyang, qui multiplie les menaces apocalyptiques depuis quelques semaines, furieux du train de sanctions pris par l'ONU après un nouvel essai nucléaire début février et des actuelles manoeuvres américano-sud-coréennes.
Par ailleurs, la Corée du Nord a proposé hier à Moscou d'«envisager» l'évacuation de son ambassade, a déclaré le porte-parole de l'ambassade de Russie à Pyongyang. «Un représentant du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a proposé (...) à la partie russe d'examiner la question de l'évacuation des collaborateurs de l'ambassade russe», a déclaré Denis Samsonov, cité par les agences russes.
Le diplomate a ajouté que la Russie avait reçu cette proposition «ainsi que les autres ambassades à Pyongyang compte tenu de l'aggravation de la situation sur la péninsule coréenne». Berlin a convoqué hier matin l'ambassadeur de Corée du Nord pour lui signifier «son inquiétude» face à l'aggravation de la crise. La Maison Blanche a fait savoir jeudi que les Etats-Unis prenaient «toutes les précautions nécessaires», tout en assurant ne pas être étonnée par le comportement de Pyongyang. «Il y a des éléments familiers» dans les déclarations du régime nord-coréen, a noté le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney. Le Pentagone va envoyer des intercepteurs de missiles pour protéger ses bases à Guam, île du Pacifique située à 3380 km de la Corée du Nord et où se trouvent 6000 soldats américains. Pyongyang la cite régulièrement parmi ses cibles potentielles. Le missile Musudan, dévoilé pour la première fois à l'occasion d'un défilé militaire en octobre 2010, aurait une portée théorique de 3000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud ou le Japon. Sa portée pourrait atteindre les 4000 km en cas de charge légère, et il pourrait donc, théoriquement, frapper Guam. «Le Nord est apparemment prêt à tirer ces missiles sans avertissement», a déclaré le haut responsable sud-coréen.
La presse sud-coréenne et japonaise rapportait jeudi que le Nord semblait avoir positionné sur ses côtes orientales toute une batterie de Musudan. Des sources militaires citées par Yonhap, disaient que le Nord pourrait tirer un missile le 15 avril, date-anniversaire de la naissance du fondateur du régime communiste nord-coréen, Kim Il-Sung, mort en 1994. En milieu de semaine, l'armée nord-coréenne avait prévenu qu'une guerre pourrait éclater «aujourd'hui ou demain».
«Les Etats-Unis feraient mieux de réfléchir à la grave situation actuelle», ajoutait-elle, jugeant que les vols de bombardiers B-52 et B-2 américains au-dessus de la Corée du Sud, à l'occasion de manoeuvres communes américano-sud-coréennes, étaient à l'origine de l'aggravation de la crise. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a rappelé jeudi que «la menace nucléaire n'(était) pas un jeu» et a dit craindre que «toute erreur de jugement dans cette situation puisse provoquer une crise aux conséquences très graves». Quant au site industriel intercoréen de Kaesong, devenu un pion stratégique dans la guerre des mots que se livrent Pyongyang et Washington, il était fermé hier pour un jour férié habituel. Depuis mercredi, Pyonyang interdit l'accès de Kaesong aux Sud-Coréens qui s'y rendent chaque jour pour y travailler. Séoul est prêt à évacuer ses ressortissants «pour leur propre sécurité si la situation le requiert», a déclaré vendredi le ministre de l'Unification Ryoo Kihl-Jae, précisant que ce n'était pas le cas pour le moment.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 14:08

Maroc : Hollande signe 30 accords

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Le président François Hollande est arrivé hier après-midi à Casablanca, pour une visite d'État au Maroc censée conforter les bonnes relations entre les deux pays. La France entend en effet conforter «une relation de haut niveau» avec son premier partenaire au Maghreb, resté stable dans la tourmente des Printemps arabes.

Malgré tout, le Royaume chérifien avait peu apprécié que le nouveau président français réserve, il y trois mois, son premier déplacement en Afrique du Nord à son rival algérien. Mais depuis, la page est tournée et les relations franco-marocaines restent «denses et fluides», assure Paris soulignant que Mohammed VI a été le premier chef d'État reçu par François Hollande à l'Élysée, le 24 mai 2012.

La première journée de M. Hollande, accompagné de huit ou neuf ministres mais aussi de quelque soixante patrons français, a été marquée par la signature d'une trentaine d'accords et de contrats. En particulier dans le domaine des transports, de l'agroalimentaire, du traitement de l'eau, et des énergies renouvelables. Devant des chefs d'entreprises français et marocains, M. Hollande compte aussi développer l'idée de «colocalisation», sorte de partenariat entre entreprises françaises et marocaines censé générer des emplois dans les deux pays. Aujourd'hui, après une visite de la grande mosquée Hassan II de Casablanca, il se rendra à Rabat pour des entretiens avec le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 06:27

Que dira-t-il ?

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Le président français, François Hollande, est arrivé hier au Maroc pour une visite d’Etat de deux jours. Il l’a entamée dans la capitale économique du royaume chérifien, où il a inauguré avec le roi Mohammed VI – avec lequel il aura une série d’entretiens – plusieurs projets de coopération entre les deux pays.

Le président français est accompagné d’une délégation de neuf ministres, d’une soixantaine de chefs d’entreprise et d’autres personnalités, entre autres, Jack Lang, président de l’Institut du Monde arabe à Paris.
Mais, il faut le dire, le moment le plus attendu c’est aujourd’hui à Rabat, quand il prononcera un discours devant le Parlement marocain.
Tout le Maroc est suspendu à cette allocution. A Rabat, on guette le soutien de l’«ami», malgré la bouderie, vite dissipée, du premier voyage d’Alger. La presse du royaume en a fait d’ailleurs ses choux gras.

Elle a repris en chœur la dernière déclaration, cette semaine à Madrid, du ministre délégué chargé des Affaires étrangères, Youssef Amrani, pour qui le «statu quo au Sahara occidental représente un sérieux risque pour la région du Maghreb».
En arrière-fond, le diplomate marocain vise l’Algérie qui renvoie la résolution du problème aux instances internationales concernant l’autodétermination du peuple sahraoui.

Le dossier sahraoui !

Mais de cela, les Marocains n’en veulent pas, ils entendent faire passer leur vision qu’ils exposent à l’occasion de la venue de François Hollande, espérant arracher son soutien à ce qu’ils appellent «une solution négociée dans le cadre du plan de l’autonomie de 2007».
Point donc d’autodétermination pour les Sahraouis. L’édition d’hier du journal l’Opinion cite une source française, qui a requis l’anonymat, disant que l’Elysée pense que «le Maroc a pris des initiatives utiles sur ce dossier». «Des initiatives, écrit le journaliste, qui ont créé une dynamique. Et l’ambition de la France, selon lui, est d’être à la fois utile et pragmatique pour revivifier le processus de négociations, en partant, estime la source de l’Elysée qui se confie à l’Opinion, des propositions marocaines et de son plan de l’autonomie de 2007.»

Selon des échos, le royaume chérifien souhaiterait un retour d’écoute de la France, pour l’avoir soutenue dans son intervention au Mali en autorisant le survol de son territoire par les Rafale français. François Hollande contentera-t-il l’«ami» marocain ? Wait and see. Mais il est attendu que l’Hexagone joue encore la carte de l’équilibrisme. Le locataire de l’Elysée a toujours entretenu, dans ses discours, une certaine ambiguïté sur la question. «L’ONU, rien que l’ONU, et toutes les résolutions de l’ONU», disait-il lors de son déplacement à Alger en ajoutant, en restant évidemment vague, «le règlement de ce conflit doit s’exercer dans le cadre des Nations unies à travers une solution politique, négociée et mutuellement acceptable».

Est-ce qu’il va être plus précis aujourd’hui à Rabat ou va-t-il continuer à faire preuve de retenue pour ne pas irriter ses interlocuteurs ? Au vu de l’extrême sensibilité de la question, il est attendu, malgré la ferveur qui a gagné l’opinion marocaine et le pressing du royaume, à la faveur de cette visite d’Etat, que François Hollande joue encore une diplomatie à la carte et très prudente pour préserver le business de la France dans la région.

Une France en crise avec un déficit budgétaire auquel le locataire de l’Elysée n’a pas encore remédié et un chômage qu’il n’a pas réduit. François Hollande, qui a tracé presque le même programme que lors de sa visite en Algérie, prononcera, comme à Tlemcen, un discours à l’université internationale de Rabat.

La seule exception qu’il a faite est qu’il rencontrera, contrairement à Alger, les représentants de la société civile, pour, c’est ce qu’on dit Rabat, «saluer l’ouverture politique et sociale du royaume et apporter son soutien aux réformes initiées par le roi Mohammed VI». Les patrons français qui l’ont accompagné rencontreront leurs homologues marocains. D’après la feuille de route du chef de l’Etat français, les deux parties signeront pas moins de 29 accords de coopération.

RSF écrit à Hollande

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a indiqué, hier, avoir adressé un courrier à François Hollande afin d’«attirer son attention sur la situation de la liberté de la presse» au Maroc. RSF rappelle avoir salué de récentes mesures annoncées par le Maroc «en matière de réforme du système des médias». «Toutefois, certaines dispositions du projet de loi révélées par la presse marocaine constituent des limites inquiétantes à la liberté de la presse et de l’information», ajoute-t-elle.

L’ONG évoque en particulier la persistance de «lignes rouges» dans le code de la presse à l’étude, à savoir «l’institution monarchique, la religion et l’intégrité territoriale». «Un mécanisme indépendant et transparent pour l’attribution des cartes de presse et des accréditations pour les journalistes marocains et étrangers (...) doit être mis en place», relève encore RSF.
Source El Watan Said Rabia

Le Pèlerin

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