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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:15

Le dirigeant libyen accuse l'Occident et Al-Qaida de manipuler la jeunesse libyenne...

Khadafi out....

 

Lui ou le chaos. C’est du balcon d’un immeuble en ruines de Tripoli, bombardé en 1986 par l’armée américaine et laissé ainsi depuis, que Mouammar Kadhafi s’est adressé ce mardi après-midi au peuple libyen, assurant qu’il ne pourrait pas démissionner. «Je suis le guide de la Révolution», a-t-il affirmé en introduction d’un discours fleuve, aux accents parfois surréalistes.

Le dirigeant libyen, qui a dit contrôler la capitale, a justifié son maintien à la tête du pays parce que ce dernier était déjà gouverné par le peuple. «Je ne peux pas renoncer à un poste que je n’occupe pas», a-t-il précisé. Parlant parfois à la troisième personne, Mouammar Kadhafi a rappelé qu’il n’était pas «un simple président» qui pouvait être battu «par une simple manifestation».

«Je mourrai martyr»

Le dirigeant libyen est «un combattant, un révolutionnaire» qui ne fera pas marche arrière. «Je mourrai martyr», a encore clamé Mouammar Kadhafi. D’après lui, les responsables des violences actuelles sont des forces extérieures, citant très souvent les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou Al-Qaida.

Pour le dirigeant libyen, ces «mercenaires» et autres «bandes criminelles» ont fourni des armes, de l’argent et de la drogue à une minorité de jeunes Libyens qui veulent imiter les révolutions tunisiennes et égyptiennes. Mais Mouammar Kadhafi a martelé que sa cause était juste. «Nous avons défié les grandes puissances, nous avons connu le succès, nous leur avons donné des leçons, nous allons diriger le monde entier, ils veulent écraser cette gloire», a-t-il indiqué.

Menace de guerre civile

Réfutant les accusations selon lesquelles l’armée libyenne aurait bombardé «des habitations», Mouammar Kadhafi a appelé le peuple libyen à former des comités populaires dans les villes. C’est la population qui doit assurer sa propre sécurité contre les «jeunes drogués» qu’il invite à être placés «dans des cures de désintoxication».

S’emparant du code pénal libyen, le dirigeant s’est mis à énoncer ce qui menaçait ceux qui portaient atteinte à la sécurité de l’Etat: la peine de mort. «Vous voulez que votre pays devienne comme l’Irak, la Somalie, l’Afghanistan?», a-t-il encore demandé à la foule, évoquant la menace d’une guerre civile ou que le pays devienne «un émirat d’Oussama ben Laden».

Source 20minutes.fr Corentin Chauvel

Le Pèlerin

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:59

Libye - Le colonel dans la tempête alors que le bilan du carnage se chiffre à des centaines de

morts

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La révolution de Jasmin et celle du Nil sont sur le point d’épingler à leur tableau de chasse une troisième pièce de choix d’un puzzle indispensable à la recomposition d’un Maghreb dépouillé de ses oripeaux.

Le régime du dirigeant libyen vit les pires moments de son histoire. Plusieurs villes du pays, dont Benghazi, sont tombées aux mains des manifestants après des défections dans l’armée, a affirmé hier, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (Fidh), qui avance un bilan de 300 à 400 morts depuis le début du soulèvement. «Beaucoup de villes sont tombées, notamment sur l’est de la côte. Des militaires se sont ralliés au soulèvement contre El Gueddafi», a déclaré la présidente de la Fidh, Souhayr Belhassen, citant notamment Benghazi, bastion de l’opposition. En revanche, Syrte, ville natale du colonel El Gueddafi, n’est pas aux mains des manifestants, a précisé cette responsable. Hier, des villes proches de la capitale comme Misrata, Khoms, Tarhounah, Zeiten, Zaouia et Zouara, étaient plongées dans le chaos.

Des défections au sein de l’armée auraient été déterminantes dans la tournure inattendue que viennent de prendre les événements.

L’insurrection a gagné la capitale libyenne. Les émeutiers ont répondu aux menaces agitées par le fils de Mouaâmar El Gueddafi au cours d’une intervention télévisée. La révolte ne donne pas de signes de faiblesse. Elle monte en intensité. «Le siège d’une télévision et d’une radio publiques ont été saccagés dimanche soir par des manifestants à Tripoli où des postes de police, des locaux des comités révolutionnaires et l’immeuble du ministère de l’Intérieur ont été incendiés», indique une dépêche de l’AFP. «Un local qui abritait la télévision Al-Jamahiriya 2 et la radio Al-Shababia a été saccagé», a indiqué un témoin sous couvert de l’anonymat.

«Des manifestants ont brûlé et saccagé l’immeuble qui abrite le ministère de l’Intérieur dans le centre de Tripoli», a confié un autre à l’agence de presse française. Plusieurs témoignages font état de commissariats de police, de locaux de comités révolutionnaires et de bâtiments publics incendiés...

La «Salle du peuple», qui abrite des manifestations et des réunions que tiennent, à l’occasion, les officiels du régime, a été réduite en fumée, a indiqué un habitant de la capitale qui réside à proximité de ce bâtiment qui est situé à l’entrée du quartier résidentiel de Hay Al-Andalous. Pro et anti-Gueddafi s’affrontent à l’arme automatique dans les quartiers de Tripoli.

Les ingrédients d’une guerre civile sont réunis. Son issue imprévisible se terminera probablement dans un bain de sang annoncé par un des fils du colonel. «En ce moment, des chars se déplacent dans Benghazi conduits par des civils. A Al-Baïda les gens ont des fusils et de nombreux dépôts de munitions ont été pillés. Nous avons des armes, l’armée a des armes, les forces qui veulent détruire la Libye ont des armes», a confié Seïf Al-Islam Gueddafi lors d’une allocution télévisée retransmise dans la nuit de dimanche à lundi.

La Libye serait-elle au bord de l’implosion? Le fils du dictateur libyen a affirmé que des manifestants armés étaient en train d’affronter les forces restées loyales au dirigeant libyen à Benghazi et Al-Baïda ainsi que dans l’est du pays. Les affrontements seraient d’une extrême violence. «Nous allons détruire les éléments de la sédition», a-t-il assuré. «La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd’hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts mais des milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye», a affirmé Seïf Al-Islam.

Des déclarations annonciatrices du chaos à venir. La répression est déjà terrible. selon les derniers chiffres communiqués par l’ONG américaine, Human Rights Watch, au moins 233 personnes ont été tuées depuis le début du soulèvement, dont 60 pour la seule journée de dimanche à Benghazi qui était le centre de la contestation. La plupart des victimes y ont été dénombrées. Mouaâmar El Gueddafi connaîtra-t-il le même sort que Zine el Abidine Benali et Hosni Moubarak? Tout indique qu’il serait en voie de compléter le podium de ce vent de liberté qui souffle sur le Monde arabe.

La révolution de Jasmin et celle du Nil sont sur le point d’épingler à leur tableau de chasse une troisième pièce de choix d’un puzzle indispensable à la recomposition et l’édification d’un Maghreb dépouillé de ses oripeaux. Le prix à payer se compte en vies sacrifiées, arrachées, et en sang versé.

La Libye est en train d’en payer peut-être le plus lourd tribut. Le guide de la Jamahirya, qui règne sans partage sur son pays depuis près de quarante-deux ans, a plongé la Libye dans un bain de sang. La contestation en Libye s’annonce comme la plus dure depuis le début des révoltes dans les pays arabes. Elle est l’objet d’une répression sauvage qui atteste de la volonté manifeste de Mouaâmar El Gueddafi à tenter de garder coûte que coûte un pouvoir confisqué depuis plus de quatre décennies. Les déclarations de son fils illustrent la déconnexion entre le pouvoir libyen incarné par un seul homme, et les aspirations de sa société à laquelle est déniée toute existence. «La Libye n’est pas comme la Tunisie ou l’Egypte (...). Il n’y a ni société civile ni partis politiques», a lancé Seïf Al-Islam, lors d’une allocution télévisée dans la nuit de dimanche à lundi en allusion aux révoltes qui ont provoqué la chute des présidents de ces deux pays.

Les «forces qui tentent de détruire la Libye et de la démembrer sont armées et le résultat sera une guerre civile. Personne ne se soumettra à l’autre et nous nous battrons. Si le pays se divise, la Libye tombera dans une guerre civile (...) nous nous entre-tuerons dans les rues».Une fuite en avant. Des déclarations irresponsables qui ont sans doute précipité un bain de sang et le départ massif des résidents étrangers. Le drame se jouera entre Libyens.

Source Liberté Mohamed Touati

Le Pèlerin

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:48

Kadhafi utilise des avions et des chars contre les manifestants

Libye-Le-cheikh-Karadhaoui.jpg

Les informations en provenance de Tripoli rappellent une seule situation : les massacres israéliens régulièrement perpétrés contre les Palestiniens à Ghaza. Et pour cause : comme l’État hébreu, le régime de Mouamar Kadhafi utilise des avions de guerre et des chars contre des civils. Mais à la différence qu’en Libye, le président Kadhafi utilise ces armes de guerre contre son propre peuple. Du jamais vu dans l’histoire !

Tout au long de la journée, l’aviation libyenne a bombardé les manifestants à Tripoli et dans plusieurs autres régions en province. Des chars ont également été utilisés contre des manifestants un peu partout à travers le pays. Des témoignages diffusés par la chaîne Al Jazeera évoquent des centaines de morts dans ces bombardements. Ils viennent s’ajouter aux victimes des massacres perpétrés par des milices au service du régime. Dans des témoignages téléphoniques diffusés par la même chaîne, des habitants évoquent des pénuries de médicaments et de nourriture dans le pays. Le pouvoir a même coupé l’électricité.

Ces massacres se déroulent loin des regards. Le pays est presque entièrement coupé de l’extérieur : Internet et téléphone mobile ont été mis hors service par les autorités. La réception des chaînes d’information, notamment Al Jazeera, est perturbée.

Démission de diplomates et fatwa contre Kadhafi

Réagissant lundi soir sur Al Jazeera à la situation en Libye, CheikhYoussef Al Karadhaoui, président de l'Union Internationale des Oulémas Musulmans, a décrété une fatwa autorisant à assassiner le président libyen. Il a appelé les militaires libyens à tuer Mouamar Kadhafi. « Je lance une fatwa. Que celui qui peut tuer Kadhafi le fasse », a‑t­‑il dit. Il a également appelé les militaires libyens à désobéir aux ordres de tuer des civils.

Pour leur part, plusieurs diplomates libyens à l’étranger ont dénoncé la répression farouche des manifestations par le régime Kadhafi. Des ambassadeurs et des Consuls ainsi que des diplomates de la Libye à l’étranger ont démissionné en signe de protestation. D’autres ont publié des communiqués de condamnation et appelé le dirigeant libyen à partir.

Malgré ces massacres, les pressions de la communauté internationale sur le régime libyen restent timides. Des pays ont dénoncé la répression et appelé à cesser les exactions contre les civils. Mais aucun pays européen n’a par exemple pris la décision de geler les avoirs du dirigeant libyen et de ses enfants en Europe. Des avoirs pourtant très importants.

Source Liberté Mohamed-Chafik Mesbah

Le Pèlerin

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:44

La Libye au bord de l’éclatement

Kadhafi

 Une fuite de Kadhafi vers le Venezuela a été évoquée hier par le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.

La Libye est sur le point de sombrer dans la guerre civile au vu des derniers développements qui ont fait des centaines de morts suite aux ordres de tirer à vue sur les manifestants, lesquels auraient même été les cibles de bombardements de l’armée de l’air. Mouammar Al-Kadhafi n’est pas prêt à lâcher du lest pour que la Libye renoue avec le calme. Il ne recule devant rien pour garder le pouvoir comme l’indiquent ces informations concordantes, rapportées par Al-Jazeera, qui ont fait état de bombardements des manifestants par l’aviation libyenne, hier, en fin de journée. Des avions de chasse auraient été utilisés, selon la même source. Dans la nuit de dimanche à lundi, Kadhafi, par la voix de son fils Seïf Al-Islam, avait carrément menacé les Libyens d’un bain de sang. “La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd’hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts mais des centaines de milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye”, avait notamment déclaré le rejeton du colonel dans un discours à la nation, alors qu’il n’occupe aucune fonction officielle. “Nous allons détruire les éléments de la sédition” et “l’armée aura maintenant un rôle essentiel pour imposer la sécurité parce que c’est l’unité et la stabilité de la Libye” qui sont en jeu, a-t-il affirmé sur un ton menaçant, tout en promettant une constitution et de nouvelles lois libérales. Ainsi, les Kadhafi, qui n’entendent pas déposer les armes, brandissent la menace d’une guerre civile, que Seïf Al-Islam n’a pas hésité à évoquer que “la Libye, à l’inverse de l’Égypte et de la Tunisie, est composée de tribus, de clans et d’alliances. Ce n’est pas un pays avec des partis et ce genre de choses. Tout le monde est donc au courant de ses devoirs. Cette situation risque de nous mener à une guerre civile, semblable à celle de 1936”. Ceci étant, la Jamahiriya, qui est un État sans institutions depuis qu’elles ont été dissoutes par Mouammar Al-Kadhafi, est au bord de l’implosion. On dénombrait hier au moins 332 morts, selon Human Rights Watch, dont 61 à Tripoli dans la nuit et la matinée d’hier. Les manifestations, qui se limitaient jusque-là à Benghazi, Al-Baïda, Mesrata, Al-Zaouiya se sont étendues hier à la capitale Tripoli où le siège d’une télévision et de la radio a été saccagé, ainsi que des bâtiments publics, des postes de police et des locaux des comités révolutionnaires incendiés selon des témoins. Près du centre-ville, la “salle du peuple”, où se déroulent souvent des manifestations et des réunions officielles, a également été incendiée et une colonne de fumée s’élevait lundi matin au-dessus de cet important bâtiment gouvernemental, où les pompiers étaient toujours à l’œuvre. Dans le quartier résidentiel de Hay Al-Andalous, le commissariat de police a été incendié dans la nuit. Par ailleurs, plusieurs villes libyennes, dont Benghazi et Syrte, sont tombées aux mains des manifestants à la suite de défections dans l’armée, a affirmé hier la Fédération internationale des ligues de droits de l’Homme, qui avance un bilan de 300 à 400 morts depuis le début du soulèvement. “Beaucoup de villes sont tombées, notamment sur l’est de la côte. Des militaires se sont ralliés” au soulèvement contre Mouammar Al-Kadhafi, a déclaré à l’AFP la présidente de la FIDH, Souhayr Belhassen, citant notamment Benghazi, bastion de l’opposition. L’ONG, Human Rights Watch, a fait état de son côté, lundi matin, d’un bilan d’au moins 233 morts. À la frontière tuniso-libyenne, les douaniers et policiers libyens ont déserté pendant quelques heures la frontière au principal point de passage entre les deux pays. “Il n’y a plus de douaniers ni de policiers libyens au point de passage”, a déclaré en début de matinée un douanier du côté tunisien de la frontière à Ras-Jdir situé à une trentaine de kilomètres de Ben Guerdane. La police libyenne a également déserté dimanche Zaouia, située à 60 km à l’ouest de Tripoli, qui est depuis livrée au chaos. De nombreux diplomates libyens, notamment ceux en poste à Pékin, Londres, Jakarta et auprès de la Ligue arabe ont démissionné en signe de protestation contre la violence dont sont victimes les manifestants. Le ministre de la Justice libyen leur a également emboîté le pas hier après-midi.

Source Liberté Merzak Tigrine

Le Pèlerin

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:32

Libye - Comment se taire !

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Comment se taire face au déluge de feu qui s’abat sur les Libyens ? Comment se taire devant ces images insoutenables de sauvagerie : des jeunes, des femmes et des enfants déchiquetés par les munitions de guerre utilisées par le pouvoir maffieux d’El Gueddafi ? Ce massacre à huis clos, qui se déroule chez nos voisins, interpelle la conscience humaine ; si tant est qu’il y a encore de l’humanité en ce bas monde. Ce personnage théâtral, qui amusait le monde depuis une quarantaine d’années par ses frasques, son ire et son délire, vient de nous montrer l’aspect le plus abject de sa personnalité : son goût irrésistible pour l’odeur du sang.

Celui de ses compatriotes qu’il veut condamner à être irrémédiablement des sujets corvéables à merci. Oui, le fantasque El Gueddafi vient de nous montrer le côté hideux et monstrueux de sa personnalité. Il a, en quelques jours, repoussé dramatiquement les limites de l’ignominie dans son entreprise génocidaire contre son peuple qui l’a supporté près d’un demi-siècle durant. Rien, absolument rien ne peut justifier les exactions et les expéditions punitives commises par sa garde prétorienne, sinon la maladie du pouvoir qui a fait perdre au «guide» la boussole de l’humanité. On a, effet, jamais vu un responsable d’un pays bombarder ses compatriotes avec des avions de chasse et de l’artillerie lourde. C’est carrément hallucinant ! De la folie.

Cela renseigne bien sur le profil psychologique de Mouammar El Gueddafi qui pourrait être catalogué dans la rubrique des gens anormaux, souffrant de schizophrénie. Ce sont des images atroces qui rappellent celles des enfants de Ghaza en 2009. Et, curieusement, le «monde libre» dont se gargarise Américains, Français, Britanniques et autres Allemands semble avoir perdu la voix. Pourtant, les milliers de Libyens se sont insurgés pour recouvrer précisément leur liberté et s’affranchir de la dictature d’un fou qui se prend au sérieux. Mais, hélas, les râles des Libyens peinent pour l’heure à transpercer les oreilles des ces puissants du monde si prompts à réagir quand il s’agit «d’héliporter» la démocratie en Irak ou de larguer la «liberté» en Afghanistan. Mouammar El Gueddafi, jadis indésirable est – comme par enchantement – redevenu fréquentable depuis quelques années par la magie des pétrodollars.

Tony Blair, Berlusconi, Condoleeza Rice et Sarkozy se sont précipités à la queue leu leu chez le «roi des rois d’Afrique» pour subir le grand oral du guide en contrepartie de contrats juteux. En Tunisie, comme en Libye et en Egypte, ce «monde libre» n’a pas de leçon de démocratie et des droits de l’homme à donner. On comprend mieux maintenant ce silence coupable des grandes puissances face à cette abominable extermination à laquelle se livre El Gueddafi et ses enfants contre le peuple libyen. Son fils, Seif El Islam, a brandi hier son sabre contre ses compatriotes. Il a averti que l’armée allait déclencher «la guerre totale jusqu’à la dernière goutte de sang». Cette furia sanguinaire du fils du père est maintenant dans sa phase d’exécution. Et, à Dieu ne plaise, jusqu’à la «solution finale». Comment se taire, alors ?

Source El Watan Hassan Moali

Le Pèlerin

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 18:34

173 morts en Libye, le pays au bord de la guerre civile, selon le fils de Kadhafi

Kadhafi

Au moins 173 personnes ont été tuées en Libye depuis le début de la contestation le 15 février selon Human Rights Watch (HRW), alors que Saif el-Islam Kadhadi, le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a affirmé que le pays était au bord de la guerre civile et était la cible d'un complot étranger, lors d'une allocution télévisée dans la nuit de dimanche à lundi.

La plupart des victimes ont été tuées à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l'est de Tripoli, mais selon des témoins joints par l'AFP, des heurts sanglants ont éclaté samedi à Musratha, à 200 km à l'est de la capitale.

Bastion de l'opposition, Benghazi est devenu le théâtre de "massacres", a affirmé Fathi Terbeel, un des organisateurs des manifestations, sur la chaîne Al-Jazira. "Cela ressemble à une zone de guerre ouverte entre les manifestants et les forces de sécurité".

Dans la capitale libyenne, des dizaines d'avocats ont participé à un sit-in de protestation contre la répression devant le tribunal, selon des témoins et des sites d'opposition.

De nombreux habitants constituaient des réserves alimentaires tandis que des commerçants vidaient leurs boutiques, de crainte de manifestations à venir.

Des membres des comités révolutionnaires en civil patrouillaient les rues de Tripoli, très peu animées, à bord de voitures parfois sans plaques d'immatriculation, selon d'autres témoins.

Des affrontements ont eu lieu par ailleurs dimanche à Zaouia, à 60 km à l'ouest de Tripoli, de mêmes sources.

Selon le directeur du bureau de HRW à Londres, Tom Porteous, "au moins 173" personnes ont été tuées depuis mardi. Ce décompte est basé sur des sources hospitalières dans quatre villes de l'est du pays, dont Benghazi, a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait d'un chiffre incomplet en raison des difficultés de communications dans le pays.

Selon un décompte de l'AFP établi à partir de différentes sources libyennes, le bilan de la contestation contre le régime du colonel Kadhafi s'élevait à au moins 77 morts, pour la plupart à Benghazi.

Dans cette ville, des milliers de personnes ont manifesté devant un tribunal, a indiqué à l'AFP Mohammed Mughrabi, un avocat.

Les services de sécurité, cités par l'agence officielle Jana, ont indiqué que des affrontements se poursuivaient autour d'une caserne de Benghazi, faisant des morts et des blessés parmi les assaillants et les militaires. Selon des témoins, de nombreux manifestants avaient été tués samedi lors d'une tentative d'assaut contre cette caserne.

"Nous demandons à la Croix Rouge d'envoyer des hôpitaux de campagne. Nous ne pouvons plus faire face", a déclaré M. Mughrabi.

"Il semble que le leader libyen ait ordonné à ses forces de sécurité de mettre fin à tout prix aux manifestations, et que les Libyens soient en train de payer ce prix de leur vie", a dénoncé Amnesty International.

Le Premier ministre Al-Baghdadi Al-Mahmoudi a indiqué que la Libye était en "droit de prendre toutes les mesures" pour préserver l'unité du pays, lors d'une réunion avec les ambassadeurs des pays de l'Union européenne à Tripoli, selon l'agence Jana.

La Ligue arabe a appelé pour sa part dans un communiqué "à cesser immédiatement tous les actes de violence".

Le représentant permanent de la Libye auprès de la Ligue, Abdel Moneim al-Honi, a annoncé qu'il démissionnait pour rejoindre "la révolution" et protester contre la "violence contre les manifestants" dans son pays.

Plusieurs pays occidentaux se préparaient à évacuer leurs ressortissants, tandis que la Turquie a déjà rapatrié plus de 500 personnes depuis samedi, certaines disant avoir été la cible de violences à Benghazi.

Selon un responsable syndical tunisien, des centaines de Tunisiens ont quitté dimanche la Libye pour se réfugier dans leur pays et fuir "un vrai carnage".

Mouammar Kadhafi n'a fait aucune déclaration officielle depuis le début du mouvement.

La télévision publique libyenne a annoncé que Seif Al-Islam, un de ses fils, allait s'exprimer dimanche soir.

A Musratha, troisième ville du pays, les forces de l'ordre étaient appuyées samedi par des "mercenaires africains" qui "tir(aient) sur la foule sans distinction", selon des témoignages concordants.

Par ailleurs, un haut responsable libyen a indiqué dimanche qu'un "groupe d'extrémistes islamistes" retenait en otage des membres des forces de l'ordre et des citoyens à Al-Baïda, dans l'est du pays, exigeant la levée du siège autour de lui.

Parallèlement, les autorités ont annoncé avoir arrêté des dizaines de ressortissants arabes appartenant à un "réseau" ayant pour mission de déstabiliser le pays, selon Jana.

Selon la présidence hongroise de l'UE, les autorités libyennes ont convoqué un représentant de l'UE à Tripoli pour menacer de cesser sa coopération dans la lutte contre l'immigration si l'Europe continue à "encourager" les manifestations sans précédent dans le pays.

En dépit de ces menaces, les Européens ont condamné avec fermeté la répression sanglante des manifestations.

"Nous appelons à la retenue, nous exhortons à mettre fin aux violences et à dialoguer", a déclaré le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 16:34

61 personnes ont trouvé la mort dans des affrontements à Tripoli ces derniers heures, selon Al Jazira.

manifestants-lybiens.jpg

 

Le mouvement de contestation, qui ébranle depuis près d'une semaine le régime de Mouammar Kadhafi, a gagné la capitale Tripoli pour la première fois dimanche.

Des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers de la ville et des heurts entre opposants et sympathisants du régime ont notamment eu lieu sur la Place verte, selon des témoins.

Les manifestations se poursuivent en Libye

Le siège d'une télévision et d'une radio publiques ont été saccagés dimanche soir par des manifestants à Tripoli.

Des postes de polices et des locaux des "comités révolutionnaires", bras armé de la dictature, ont par ailleurs été incendiés, a-t-on appris lundi. La "salle du peuple", un bâtiment situé près du centre ville et où sont souvent organisées des manifestations et des réunions officielles, a également été la proie des flammes, a déclaré à l'AFP un Tripolitain résidant à proximité.

Evacuer les expatriés

Une trentaine de Français qui travaillaient à l'hôpital de Benghazi, centre de la révolte dans le pays, ont été rapatriés vers la capitale, Tripoli, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Laurent Wauquiez. "On essaie d'organiser les choses pour que la fermeture des écoles françaises soit faite maintenant, encourager les Français et les familles qui sont à Tripoli ou sur l'ensemble du territoire libyen à pouvoir revenir en France. Globalement, notre message, c'est: surtout pas de risque", a-t-il insisté.

Le gouvernement portugais a annoncé lundi l'envoi d'un avion militaire C-130 qui devrait atterrir dans les prochaines heures à Tripoli pour rapatrier ses ressortissants et des citoyens d'autres pays de l'Union européenne (UE).

Certaines entreprises étrangères présentes en Libye, comme les compagnies pétrolières BP et Statoil, vont évacuer une partie de leur personnel sur place. En raison des évènements, les cours du pétrole sont au plus haut depuis septembre 2008.

Selon Reuters, plusieurs centaines de personnes ont attaqué lundi un chantier sud-coréen à Tripoli. Trois travailleurs sud-coréens et un à deux Bangladais ontété blessés lors de l'assaut, selon le ministère sud-coréen des Affaires étrangères sans donner davantage de précisions.

Plus de 200 morts selon Human rights Watch

Human Rights Watch. La plupart d'entre eux ont été tués à Benghazi. 60 personnes y auraient été tuées pour la seule journée de dimanche.

Selon l'un des fils du colonel Kadhafi, Saif Al Islam Kadhafi, qui s'exprimait dimanche à la télévision, les bilans donnés par "les médias étrangers" sont "très exagérés". Il a avancé le chiffre de 84 morts.

Pour l'ancien porte-parole du gouvernement libyen, le pouvoir doit entamer un dialogue avec l'opposition et débattre de l'élaboration d'une constitution. Il faut "reconnaître l'existence d'une opposition populaire interne et entamer un dialogue avec elle pour des changements profonds dans le système libyen", a dit lundi Mohamed Bayou, qui occupait ce poste de porte-parole il y a encore un mois. Sa déclaration pourait marquer des désaccords au sein du régime de Mouammar Kadhafi.

Les informations en provenance de Libye sont rares. De plus, il est difficile d'identifier et vérifier de manière certaine les différents témoignages et bilans provenant de ce pays. De plus, les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à se rendre dans le pays depuis le début des violences. Les reporters libyens ne peuvent pas aller à Benghazi. La chaîne de télévision quatarie Al Jazira a accusé lundi les services de renseignements libyens de brouiller son signal dans le pays.

Le fils Kadhafi évoque un risque de "guerre civile"

Mouammar Kadhafi n'a fait aucune déclaration officielle depuis le début du mouvement. Selon certaines rumeurs, il pourrait avoir quitté le pays. Selon son fils, Saif Al Islam Kadhafi, le pays est au bord de la "guerre civile". "La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd'hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts mais des milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye", a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée dans la nuit de dimanche à lundi,

Saif Al Islam Kadhafi, fils du dictateur libyen, s'exprimant à la télévision (Libyan TV)

 "Nous avons le moral et le dirigeant Mouammar Kadhafi mène la bataille à Tripoli et nous sommes derrière lui comme l'armée libyenne", a-t-il déclaré. "Nous ne laisserons pas la Libye à des Italiens ou à des Turcs", a-t-il ajouté. Saif al Islam Kadhafi a accusé les exilés libyens de fomenter les violences.

Dans le même temps, il a promis l'ouverture d'un dialogue sur les réformes et une hausse des salaires. Le Parlement libyen, le Congrès général du Peuple, va se réunir lundi pour discuter d'un programme de réformes, a-t-il annoncé.

La contestation semblait se muer en insurrection dans l'est, surtout à Benghazi, bastion des opposants à 1000 km à l'est de Tripoli. La majorité des personnes tuées lors de la répression l'ont été dans cette ville, la seconde de Libye. Selon un chirurgien, la plupart des dizaines de victimes transportées dans son hôpital ont été tuées par balles.

Un haut responsable libyen a affirmé qu'un "groupe d'extrémistes islamistes" retenait depuis mercredi en otage des membres des forces de l'ordre et des citoyens à Al-Baïda (est), où il a "pendu vendredi deux policiers".

Des affrontements auraient par ailleurs eu lieu dimanche à Zaouia, à 60 km à l'ouest de Tripoli,

Les violences dans l'est de la Libye ont fait fuir des centaines de Tunisiens arrivés dimanche dans leur pays par le poste-frontière de Ras-Jdir. Ils disent vouloir échapper à "un vrai carnage", a indiqué un responsable syndical contacté sur place. "Environ 1.000 Tunisiens sur les 50.000 (vivant en Libye) ont exprimé leur désir de rentrer en Tunisie" et des "contacts sont en cours entre l'ambassade et les autorités libyennes pour faciliter le retour des Tunisiens après la fermeture des aéroports de Benghazi (est) et de Misratah (nord)", a déclaré l'ambassadeur de Tunisie en Libye, Slah Eddinne Jemali.

La France demande la "cessation immédiate" des violences

Les autorités françaises ont appelé lundi à la "cessation immédiate" des violences en Libye, où des manifestations ont été violemment réprimées, a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Bernard Valero, lors d'un point de presse électronique.

"Face à la lourde répression de ces derniers jours, la France est très préoccupée par l'évolution de la situation en Libye. Elle appelle à la cessation immédiate des violences", a-t-il souligné.

Paris demande également aux autorités libyennes de respecter "le droit de manifester pacifiquement et les libertés d'expression et de communication", a-t-il ajouté.

Les ministres des Affaires étrangère de l'UE condamnent "la répression en cours contre des manifestants pacifiques en Libye" et déplorent "la violence et la mort de civils", selon un projet de déclaration cité lundi par Reuters.

Un peu plus tôt, la France avait jugé "inacceptable" cette répression. "La France est extrêmement préoccupée par ce qui se passe" en Libye, selon le ministre des Affaires européennes Laurent Wauquiez. Comme la France, la plupart des pays européens, dont l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Espagne, ont condamné l'usage de la force de la part des forces de sécurité libyennes. L'ambassadeur de Libye à Londres a été convoqué par les autorités britanniques qui ont protesté contre la violence de la répression.

La Libye a fait savoir à l'Union européenne qu'elle suspendrait sa coopération en matière de lutte contre l'immigration vers l'Europe si les Vingt-Sept continuent à encourager les mouvements de contestation en cours, a annoncé dimanche la présidence hongroise de l'UE. Le pays est un point de passage privilégié de réseaux d'immigrants clandestins venus d'Afrique, du fait de ses 2000 kilomètres de côtes et des 4000 km de frontières qu'il partage avec ses six voisins africains.

L'ambassadeur de la Libye en Inde a démissionné pour protester contre la répression violente des manifestations, a rapporté la BBC. Ali Al Essawi, a également accusé le gouvernement d'avoir recours à des mercenaires étrangers. De son côté, le représentant permanent de la Libye auprès de la Ligue, Abdel Moneim Al Honi, a annoncé qu'il démissionnait lui aussi pour rejoindre "la révolution" et protester contre la "violence contre les manifestants" dans son pays.

Les chefs religieux appellent à "la fin du massacre"

Une cinquantaine de dirigeants musulmans libyens ont appelé à la "fin du massacre" à Benghazi.

"C'est un appel pressant de dignitaires religieux, d'intellectuels, de chefs de clan de Tripoli, de Bani Walid, de Zintan, de Jadu, de Msalata, de Misrata, de Zawiah et d'autres villes et villages de l'ouest du pays", peut-on lire. "Nous appelons chaque musulman, qui se trouve au sein du régime ou l'aidant de quelque façon que ce soit, de reconnaître que le massacre d'êtres humains innocents est interdit par notre créateur et par son prophète (...). Ne tuez pas vos frères et vos soeurs. Arrêtez le massacre immédiatement."

Pas de journalistes ni d'internet en Libye

Il est difficile d'identifier et vérifier de manière certaine les différents témoignages et bilans provenant de Libye. Les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à se rendre dans le pays depuis le début des violences. Les reporters libyens ne peuvent pas aller à Benghazi.

Les liaisons téléphoniques sont fréquemment coupées. De plus, il n'y a plus d'accès à internet en Libye où le régime tente ainsi d'empêcher les opposants d'organiser les manifestations. L'accès à internet a été "brusquement interrompu" dans la nuit de vendredi à samedi, a rapporté une société américaine spécialisée dans la surveillance du trafic web, Arbor Networks. Vendredi soir, c'est d'abord Facebook qui avait été coupé, suivi de tout le web.

La "journée de colère" libyenne contre le régime du colonel Kadhafi, au pouvoir depuis bientôt 42 ans, avait été lancée sur Facebook. Sous le slogan "Révolte du 17 février 2011: pour en faire une journée de colère en Libye", un groupe Facebook, qui appelait à un soulèvement contre le régime libyen, était passé de 4.400 membres lundi, à 9.600 mercredi matin, selon l'AFP.

Le déclencheur du mouvement

L'arrestation d'un militant des droits de l'homme a servi de déclencheur aux violences. Selon le journal Quryna, les forces de l'ordre sont intervenues mercredi 15 février pour mettre fin à des affrontements entre des partisans du leader libyen Mouammar Kadhafi et des "saboteurs" parmi des manifestants. Ceux-ci s'étaient rassemblés pour réclamer la libération d'un avocat représentant des familles de prisonniers tués en 1996 dans une fusillade dans la prison d'Abou Salim à Tripoli.

L'avocat, Fethi Tarbel, a été arrêté, toujours selon le journal, "pour avoir répandu une rumeur selon laquelle la prison était en feu", avant d'être relâché à la suite de la manifestation. En dépit de sa remise en liberté, les manifestants, "auxquels se sont jointes des personnes munies d'armes blanches et de cocktails molotov", ont marché jusqu'au centre-ville où "ils ont incendié et endommagé des voitures, essayé de détériorer des biens publics, bloqué la route et jeté des pierres", selon Quryna.

Source FR2.fr

Le Pèlerin

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:08

Manifestations importantes dans les villes du Royaume

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Des milliers de Marocains, vingt mille à Marrakech, quatorze mille à Rabat, près de dix mille à Casablanca et Fès, selon les organisateurs, ont exprimé, hier, en l’absence de toute répression, leurs revendications consistant en des réformes politiques et une limitation des pouvoirs du roi.

Répondant à l’appel lancé par les groupes des “Jeunes du 20 février”, initiés dès le début du mois par le Mouvement liberté et démocratie, maintenant sur le réseau social Facebook, des milliers de Marocains ont exprimé, hier, en toute liberté, dans la majeure partie des villes du royaume, leurs revendications pour un “Maroc démocratique”.

C’est à Marrakech que les manifestants étaient les plus nombreux, où l’on comptait plus de vingt mille, selon les organisateurs. À Rabat, quatorze mille manifestants se sont dirigés vers le siège du Parlement, scandant des mots d'ordre “Echaab yourid doustour djadid” et “Echaab yourid taghyir”. En effet, le sit-in, organisé initialement à la place Bab El Had, s'est transformé en marche en direction du Parlement. Les manifestants réclamaient “la démocratie, la justice”, “une limitation du pouvoir du roi”, ainsi que “le départ du gouvernement”, “une nouvelle Constitution” et “la fin de la corruption”. À Casablanca, la capitale économique du royaume, le nombre de manifestants ne cessait d’augmenter. Il avoisinait les dix mille, selon les organisateurs.

Ils exigent, comme seuil minimum de revendications, une nouvelle Constitution, la dissolution du Parlement et des partis qui ont contribué à “l’ancrage de la prévarication”, la formation d’un gouvernement provisoire, une justice indépendante, la fin de la corruption, la libération de tous les détenus politiques, du travail pour les Marocains et l’augmentation du salaire minimum garanti. Contrairement à hier, où les rassemblements, marches et manifestations se sont déroulées dans le calme et sans répression, la veille, vendredi soir, des manifestants avaient lancé des pierres contre un commissariat de police et endommagé une agence de distribution d'eau et d'électricité à Tanger pour protester contre des tarifs jugés excessifs. Un sit-in organisé par une branche locale du groupe altermondialiste Attac a “dégénéré”, a déclaré à l'AFP une source à la wilaya de Tanger, précisant que cette association organisait de tels rassemblements pratiquement chaque semaine. Les manifestants ont jeté des pierres contre un commissariat et un véhicule de la société Amendis, une filiale du groupe français Veolia, chargée de la distribution d'eau et d'électricité à Tanger, a-t-on indiqué de même source. Une agence d'Amendis a aussi été la cible de jets de pierres de la part des manifestants, a pour sa part indiqué un habitant joint par téléphone.

La manifestation avait pour but de réclamer l'annulation de la concession accordée à Amendis par les services municipaux, l'organisation altermondialiste jugeant ses tarifs excessifs. Pour en revenir aux manifestations d’hier, les organisateurs ont demandé, lors d'une conférence de presse, à ce que l'expression des revendications soit respectée et que les attaques personnelles à leur encontre cessent.

Tahani Madmad, étudiante de 19 ans, et l’une des organisatrices du mouvement “des jeunes du 20 février”, a énuméré à cette occasion les principales revendications du mouvement. Première revendication, l'élaboration et le vote d'une nouvelle Constitution. Sans demander expressément une diminution des prérogatives royales ou l'instauration d'une monarchie parlementaire, Tahani Madmad explique que dans cette Constitution, “chaque article doit correspondre au principe démocratique”. Le mouvement appelle, par ailleurs, à une dissolution du gouvernement, du Parlement et à la mise en place d'un gouvernement transitoire. Une justice indépendante, des procès pour dilapidation de biens publics, la reconnaissance de l'amazigh comme langue officielle au Maroc, la libération des détenus politiques, l'intégration des diplômés chômeurs dans la Fonction publique et l'augmentation du SMIG, sont les autres revendications-clés du mouvement.

Le mouvement, qui se structure d'ailleurs en dehors du réseau Facebook et a mis en place différentes commissions sur le contenu et les aspects pratiques de l'organisation de la manifestation, a obtenu le soutien de plusieurs associations des droits humains au Maroc. En dehors des signataires de la déclaration commune, d'autres associations soutiennent individuellement l'appel à la manifestation, comme, par exemple, Attac Maroc.

Certains partis politiques ont également lancé l'appel à soutenir le mouvement ou à manifester le 20 février prochain, comme le PSU et La Voix démocratique (Annahj Addimocrati).

Source Liberté Merzak Tigrine

Le Pèlerin

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 05:54

Tunisie - Le meurtre d'un prêtre condamné, des Tunisiens manifestent pour la laïcité

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Le gouvernement tunisien et le principal mouvement islamiste, Ennahda, ont vivement condamné samedi le meurtre d'un prêtre catholique polonais près de Tunis, où plusieurs centaines de manifestants ont défilé pour dire "non" au "fanatisme".

Confronté à une vague de violences depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier, le gouvernement a condamné ce meurtre, appelant "tous les hommes de religion et la société civile" à agir "avec détermination pour éviter que de tels actes ne se reproduisent".

Marek Rybinski, 34 ans, a été retrouvé égorgé vendredi dans le hangar d'une école privée à Manouba, près de Tunis. Le directeur de l'école, dirigée par les religieux, a affirmé à l'AFP qu'ils avaient reçu le 30 janvier une lettre de menace adressée au "Juifs" et qu'une plainte avait été déposée.

"Tuer un catholique en Tunisie est une chose anormale et commettre ce crime dans ces circonstances est anormale. Ces (...) indices nous montrent qu'il s'agit d'un crime commis par des extrémistes", a estimé une source officielle.

Police et armée "combattront rigoureusement et sans hésitation tout agissement à l'encontre de toute religion" car "c'est l'image de la Tunisie qui est en jeu", a ajouté cette source.

L'évêque de Tunis Lahham Maroun, qui a exprimé "dégoût et horreur", doit rencontrer dimanche le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, a-t-il dit à l'AFP. Une messe est prévue l'après-midi à l'église de La Goulette (banlieue de Tunis).

Redoutant "des amalgames", le principal mouvement islamiste Ennahda a "vivement condamné" ce meurtre, y voyant "une manoeuvre pour détourner les Tunisiens des objectifs de la révolution". "Nous condamnons tous ceux qui sont derrière", a déclaré à l'AFP le président de l'assemblée fondatrice d'Ennahda (Renaissance) Ali El-Aryath.

Ennahda a également dénoncé une manifestation d'islamistes qui ont tenté vendredi de mettre le feu dans une rue où travaillent des prostituées à Tunis.

Refusant que le pays ne tombe aux mains des fanatiques, des centaines de Tunisiens ont manifesté samedi dans la capitale "pour une Tunisie laïque".

"Arrêtez vos actes extrémistes", "Pour une Tunisie laïque", pouvait-on lire sur des panneaux brandis dans la foule alors que des hélicoptères tournoyaient dans le ciel.

"Il y a une montée des islamistes qui ont manifesté pour faire fermer les maisons closes et devant la synagogue", s'est inquiété un étudiant de 19 ans, Amine Zidi. Le 11 février, juste avant le début de shabbat, un groupe d'hommes avait scandé des slogans antisémites devant la Grande synagogue de Tunis.

Plusieurs manifestants ont estimé que le meurtre du prêtre polonais devait sans doute être le fait de personnes restées fidèles à Ben Ali. "Egorger, ce n'est pas dans l'habitude des Tunisiens. Cela ressemble à une manipulation des +bénalistes+ pour semer la zizanie, à une propagande pour montrer que la nouvelle Tunisie n'est pas tolérante", jugeait Kaouther, 42 ans.

Le régime autoritaire de Ben Ali, qui avait fait arrêter des milliers d'islamistes durant les années 90, se présentait comme un rempart au fanatisme.

Des centaines d'autres Tunisiens ont manifesté devant l'ambassade de France pour réclamer le départ du nouvel ambassadeur Boris Boillon, dénonçant "son manque de diplomatie" et "son agressivité" lors d'une première rencontre avec la presse jeudi.

M. Boillon "est dans l'action, pas dans la polémique", a réagi le Quai d'Orsay alors que trois ministres français sont attendus mardi à Tunis.

Enfin, comme promis par le gouvernement de transition juste après la chute de l'ancien régime, l'amnistie générale pour les prisonniers politiques est entrée en vigueur samedi après promulgation du premier décret-loi.

Le gouvernement a aussi annoncé la nomination de 10 nouveaux gouverneurs. Début février, le remplacement des 24 gouverneurs de région avait provoqué violences et manifestations car 19 d'entre eux étaient adhérents ou proches de l'ancien parti au pouvoir.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 16:10

Après une fin de règne quelque peu brutale, les deux anciens présidents partagent une destinée commune.

Egypte sixieme jour de revolte contre Hosni Moubarak

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Destin tragique pour Zine El Abidine Ben Ali et Mohamed Hosni Moubarak. Après une fin de règne quelque peu brutale, les deux anciens présidents partagent une destinée commune. Déchus les ex-présidents de Tunisie et d’Egypte se trouveraient, selon diverses sources, dans un état comateux. Selon des informations classées confidentielles, l’état de santé des deux ex-présidents est grave, voire critique.

Ce qui a nécessité leur hospitalisation en urgence. Selon des informations rapportées par la presse, Ben Ali et Moubarak se trouveraient dans un état comateux. L’ancien président tunisien serait victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

«Exilé» en Arabie Saoudite, M.Ben Ali a été admis dans un établissement réservé aux princes saoudiens sous une fausse identité, pour raison de sécurité, selon le journaliste français, Nicolas Beau, spécialiste de la Tunisie qui a révélé l’affaire. Selon France 24, des sources proches du président tunisien déchu, ont confirmé l’admission de M.Ben Ali dans un hôpital saoudien. Son état de santé est jugé critique.

Selon son entourage, l’ex-chef d’Etat tunisien, qui souffrait depuis des années, a été très éprouvé par son départ à la tête de la Tunisie. Le site Internet jssnews a confirmé auprès d’un diplomate en poste au Proche-Orient, l’hospitalisation de M.Ben Ali.

Sous couvert de l’anonymat, ce diplomate a révélé que la détérioration de l’état de santé de l’ex-président tunisien n’est pas un secret dans la mesure où l’information est partagée par les ambassadeurs de la région et même par le président tunisien par intérim.

«Ben Ali est tombé dans le coma le 15 février en fin d’après-midi. D’après ce que nous savons, son état est critique mais les meilleurs médecins du Royaume ont été dépêchés auprès de lui. Je pense même des médecins occidentaux ont également été invités à prendre l’avion le plus rapidement possible pour Djeddah. Presque tout le monde diplomatique est au courant.

Le nouveau président par intérim, en Tunisie, est également au courant et suit les évènements heure par heure», a explique ce diplomate à la même source. De son coté, Hosni Moubarak se trouverait dans un état comateux, lui aussi, dans un hôpital allemand. Le rais, déjà en phase terminale de cancer, se serait évanoui avant d’avoir prononcé son dernier discours. Il a eu déjà un malaise bien avant sa dernière intervention avant son départ. Selon la presse égyptienne, le dernier discours de M. Moubarak n’était pas transmis en direct, mais il a été enregistré.

Le quotidien basé à Bahreïn, Al-Wasat, rapporte que juste avant de partir pour Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, «Hosni Moubarak est tombé dans le coma». Le journal égyptien Al-Masry Al-Youm avait affirmé de son côté que le président déchu se trouverait déjà à Baden- Baden, en Allemagne pour un traitement médical d’urgence. Et d’affirmer que son état est très critique, le raïs serait entre la vie et la mort.
Source L'Expression

Le Pèlerin

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