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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 11:03

Maroc - Le Marathon des Sables, une épreuve qui change les hommes

 Le-Marathon-des-Sables-copie-1.jpg

 

La 28e édition du Sultan Marathon des Sables, la plus célèbre course pédestre du Sahara, se disputera du 5 au 15 avril prochain au Maroc. Une épreuve qui dépasse largement le cadre du sport. Cette course est l’occasion de rompre avec le quotidien.

Plus de 1 000 concurrents de 50 nationalités différentes prendront le départ, le 5 avril prochain, du 28e Sultan Marathon des Sables. Au programme, six jours de course dans les provinces d'Errachidia et de Tinghrir, au cœur du Sahara marocain, en autosuffisance alimentaire (chaque concurrent doit porter sa nourriture et son matériel ndlr.) et cela sur plus de 230 km ! Une aventure folle, mais qui dure.

"Lors de la première édition en 1986, il y avait 23 concurrents sur la ligne départ ! On nous considérait alors comme les fous du désert", se remémore Patrick Bauer le directeur de la course. "Nous étions complètement d’avant-garde. Les trails n’existaient pas, les produits high-tech non plus. On était ultra précurseur. Après, nous avons eu 62 coureurs puis 150… On a eu une progression lente mais régulière. Et ça dure maintenant depuis 28 ans !"

Et les concurrents en redemandent. L’objectif, rompre avec le quotidien et dépasser ses limites. "Quand on revient du Marathon des Sables, on est changé, différent !", explique ainsi la triple lauréate de l’épreuve Laurence Klein. "Pendant 6 jours, on se coupe du monde. Plus de téléphone portable, plus d’électricité, on revient vraiment à l’origine des choses. Et de temps en temps, cela fait vraiment du bien de se couper de notre quotidien. On peut dire que lors du Marathon des Sables, on revient aux sources, à l’essentiel, pour ensuite repartir de plus belle."
La solidarité au cœur du Marathon
Cette année, les concurrents vont découvrir un parcours de lacs asséchés, de djebels avec des pentes allant jusqu’à 25 % de dénivelé, des plateaux caillouteux, des petites oasis ou encore des oueds encaissés. Une vraie diversité, terrain de jeu de cette drôle de caravane imprégnée d’énergie, de solidarité et de partage. À ce titre, la 6e et dernière étape de cette 28e édition se fera au profit de l’Unicef.

"On court le Marathon des Sables en individuel, mais certains le font également en équipe pour défendre des causes", précise Patrick Bauer. "Beaucoup vont faire l’effort sous la bannière d’associations pour récolter des fonds pour lutter contre le cancer, la mucoviscidose, le sida et bien d’autres nobles causes."

Autre maitre mot de l’organisation, le respect de l’environnement. "On a la chance de découvrir des sites sublimes, il faut les préserver. C’est un minimum par rapport à ce que le désert nous offre. Donc on récupère tout !", explique Patrick Bauer."On possède un four incinérateur sur un gros camion qui brule tous les détritus de la caravane. On a également une douzaine de personnes avec des quads qui veillent à ce qu’il ne reste rien après le passage des concurrents."

"Rien n’a jamais arrêté la course"

Des sportifs déterminés qui vont évoluer pendant 10 jours dans un environnement très sécurisé. Un facteur du succès et de la longévité du Marathon des Sables, selon son directeur. "On a eu deux guerres du Golfe depuis que le Marathon des Sables existe. On a eu aussi le 'printemps arabe', l’annulation d’un Dakar en Mauritanie, les crues, les invasions de crickets… mais rien n’a jamais arrêté l’événement. Et cela va continuer", prévient Patrick Bauer. "J’ai une confiance totale dans la stabilité du Maroc. Ensuite, il faut dire que nous bénéficions de l’aide des forces armées royales marocaines. Sa Majesté le roi nous honore de son haut patronage depuis 18 années consécutives. C’est une vraie preuve de confiance vis-à-vis de notre organisation. On en est très fiers."

Alors qui succédera chez les hommes au Jordanien Salameh Al Aqr (19h59’21) et à Laurence Klein chez les femmes (26h15’40) ? Réponse le 12 avril prochain au cœur du désert marocain.

Source France 24 Sylvain Mornet  

Le Pèlerin

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 05:40

  Rectificatif : L'information faisant état d'une libération des otages a fait l'objet d'un démenti du quai d'Orsay

Nous en sommes désolés

 

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 Le Pèlerin

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:01

Les Super Eagles, 19 ans après   Nigeria-1---Burkina-Faso-0.jpg

 

19 ans après son sacre à Tunis, Keshi prend la sélection de son pays et offre un troisième sacre aux Super Eagles. Sunday (jour de Soleil) Mba, porteur du numéro…19, et auteur du but, hier, en finale de la 29e édition de la CAN face au Burkina- Faso, venait à peine de franchir le portail de l’école (il a vu le jour le 28 novembre 1988). Et ce n’est pas une (nouvelle) histoire de grigri.
Le début de match a vu les deux équipes opter pour la prudence. Les Burkinabés ont procédé par de longues balles en direction de Bancé, tandis que les Nigérians ont opté pour un jeu moins direct, plus léché. Leur catalyseur Obi Mikel occupé les espaces, et Victor Moses, un moment incertain pour cette finale, était là pour percuter. Sur les deux premières permutations, le joueur de Chelsea n’a pas trouvé l’homme pour faire la décision. Emenike, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’était pas là (forfait pour une blessure à la cuisse). Son remplaçant, Ikechukwu, qui avait brillé lors du premier tour mais a peu joué par la suite, se cherchait. Pitroipa, aussi, avait besoin d’espaces pour percer l’arrière-garde des Super Eagles. Au bout du premier quart d’heure, les deux formations, qui s’observaient, commençaient à prendre des risques. Le collectif, c’est bien, mais l’individuel a également ses bonnes vertus. Ses secrets. A ce jeu, le Nigeria semblait mieux armé. La vitesse de Moses, sur le couloir, déroutait le revenant Mohamed Koffi mais le portier des Etalons, Daouda Diakité, veillait au grain. Ceux qui avaient pronostiqué un naufrage en règle du petit poucet d’Ouagadougou ont fini par changer d’avis. Le Burkina-Faso est mieux qu’un faire-valoir. La demi-heure s’est passée et les certitudes se sont effritées. La confiance des hommes de Put se renforce. Le marseillais Kabore assume bien son rôle, presque le même assuré par le Nigérian Mikel Obi. Vexé par le manque d’initiatives, le public lance des «holà» et c’est le referee Haimoudi qui donna la première réponse à ces exultations. Rouamba, auteur d’une obstruction sur Moses, écope du premier carton de la finale (33’). Quatre minutes plus tard, c’est Onazi qui reçoit sa biscotte des mains de l’enfant de Relizane. Suffisant pour réveiller les démons. Parmi les plus jeunes, un certain Sunday Mba, un des bijoux que Keshi a ramené avec lui du terroir. Le jeune milieu offensif d’Enyimba a percé le rideau burkinabé parvenant à ouvrir le score d’un geste aussi instantané que spectaculaire (40’). Le FNB Stadium, tout en blanc et vert, s’embrase, le favori est bien parti pour accrocher sa troisième étoile.
Sunday Mba, ce «soleil du jour» 
Au retour des vestiaires, les Super Aigles semblaient plus affamés que jamais. Moses, encore lui, s’appuie sur Ideye qui pivote et bombarde l’angle fermé des bois de Diakité, le cuir effleure la ligne de but (48’). Les Etalons avaient du répondant. Mais leurs attaques, soutenues par la grande assistance du FNB Stadium, avaient du mal à finir sur un pied adroit ou une tête heureuse en mesure de surprendre Enyeama. Le gardien des Super Eagles pouvait même compter sur les dieux du stade qui empêchaient Aristide Bancé de claquer les ballons transmis tantôt par Rouamba, souvent par Kabore. Un zeste d’inexpérience, de la chance laissée peut-être à Nelspruit privaient les joueurs du technicien belge d’une égalisation pour le moins méritée. Les poulains de Keshi géraient, en tout cas, mieux leurs moyens physiques et psychologiques en dépit d’un nouveau coup dur (blessure de leur défenseur Echiejile) et les cartons reçus par Omeruo, Mikel, Onazi et Oshaniwa (celui-là qui avait remplacé Elderson Echiejile trois minutes auparavant). Les «Verts» se procuraient des occasions mais leurs attaquants se montraient incapables de mettre la balle du KO. Les fans des Super Eagles enrageaient mais Haïmoudi était encore là pour les libérer en donnant, après quatre minutes de temps additionnel, le coup de sifflet de cette finale inédite mais qui a finalement consacré un habitué. 
Fiche technique 
Johannesburg, FNB Stadium, temps frais, bon éclairage, pelouse bonne, affluence nombreuse, arbitrage de M. Haïmoudi (Algérie) assisté de MM. Achik (Maroc) et Jean-Claude Birumushahu (Burundi). 4e arbitre : Seechum Rajindraparsad (îles Maurice). Commissaire au match : Saïd Belkhayat (Maroc)
But : Mba (40’) NGR 
Avertissements : Rouamba (33’) BF, Onazi (37’), Omeruo (57’), Obi Mikel (58’), Oshaniwa (70’), Ideye (90’+2’) NGR 
Nigeria : Enyeama, Ambrose, Echiejile (Oshaniwa, 66’), Oboabona, Omeruo, Moses, Mba (Yobo, 89’), Mikel, Ideye Onazi, Ikechukwu (Musa, 53’). 
Entr. : Stephen Keshi. 
Burkina Faso : Daouda Diakité, Mohamed Koffi, Bakary Koné, Paul Keba Koulibaly (Dagano, 84’), Mady Panandeteguiri, Djakaridja Koné (Traoré Abdoul Razack, 90’), Florent Rouamba (Wilfried Sanou, 65’), Charles Kabore, Prejuce Nacoulma, Aristide Bancé, Jonathan Pitroipa. 
Entr. : Paul Put.

Source Le Soir d’Algérie M. Bouchama, A. Andaloussi et S. Sid
Le Pèlerin

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:52

Les progressistes et les modernistes visés

Tunisie - Obseques de Chokbri Belaid

 

La Tunisie n’a pas bougé à cause d’un tremblement de terre, mais du terrible assassinat du porte-voix de la révolution tunisienne, l’apposant farouche au régime Ben Ali, maître Chokri Belaïd, le 6 fevrier 2013.
Cet acte lâche vise en réalité tous les progressistes et modernistes tunisiens. Le parti islamiste Ennahda en panne de perspective et programme politique, aux commandes de la Tunisie, ne cesse d’encourager les salafistes à occuper l’espace public pour faire admettre au peuple tunisien que la charia est la seule solution économique et sociale du pays. Aujourd’hui, c’est aussi l’élite et les universitaires tunisiens qui seront visés par cette nouvelle vague de violence déjà vécue par l’Algérie pendant les années 1990. Tous les malheurs des pays arabes et musulmans sont l’œuvre du Qatar et de l’Arabie Saoudite ; ces derniers ne s’arrêtent pas de financer, par l’argent du pétrole et de la corruption, l’islam politique et radical dans le but d’arrêter l’émergence des forces du progrès. Notre islam est celui de la tolérance, l’acceptation de l’autre. Il est temps que les pays du monde entier prennent conscience du danger que représentent ces deux pays sur l’humanité entière, considérés comme des armes à destruction massive, avant que ça ne soit trop tard. 
Source Le Soir d’Algérie Ali Laouari, juriste

Le Pèlerin

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:27

Si l’on savait sur quel pied danser ? *

Tunisie - Obseques de Chokbri Belaid

Tunisie - Obseques de Chokbri Belaid

 

Deux ans après les « révolutions arabes spontanées et sans slogans religieux », qui ont renversé les régimes tunisien, libyen, égyptien, les rues de Tunis, Tripoli et du Caire ne décolèrent pas. Elles critiquent leurs autorités pour tout. Notamment pour leur incapacité à mener des réformes. Comme la visibilité est plus que jamais embrouillée, elles vont même jusqu’à réclamer « la chute du (nouveau) régime » et une « deuxième révolution ». « Le Printemps arabe qui a débuté avec des appels à la liberté, à la démocratie et au développement, se muera-t-il, après avoir pris une orientation partisane, en un interminable hiver islamiste » ?

La Tunisie, berceau du « Printemps arabe » ne pourra pas être le bon modèle pour les pays arabes. Les islamistes qui sont arrivés au pouvoir par les urnes — ils ont remporté 41 % des voix —, ont échoué. Ils n’ont réussi ni à redresser l’économie, ni lutter contre le chômage, ni même fixer le rôle de l’islam et la place de la femme dans la société. Et le fossé entre eux, les modérés et les laïcs, ne cesse de se creuser et d’ouvrir la voie aux tensions et à l’effusion de sang. Après les tirs à la chevrotine sur des manifestants, les incendies de mausolées de marabouts, les profanations de cimetières, les islamistes sont, depuis mercredi 6 février, tenus pour responsables de l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd. Pourquoi ? Le secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié, a tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme. Sans que ses appels soient entendus. Il y a plus d’une année, il avait affirmé avoir été menacé de mort en pleine rue. Ce ne sera pas la seule fois. Hamma Hammami, son compagnon de route, pointe du doigt « l’indulgence coupable du gouvernement, et de certains hommes politiques à l’égard des appels à la violence ». Certains députés d’Ennahdha trouvent même des justifications à ces appels au meurtre. La « Révolution du jasmin » va-t-elle sombrer dans le sang ? Cet assassinat et le conflit ouvert au sein même d’Ennahda : le numéro deux et chef du gouvernement Hamadi Jebali a été désavoué dans son camp après avoir annoncé en urgence la formation d’un cabinet apolitique, réclamé par son allié laïc, le président Moncef Marzouki, et l’opposition, semblent avoir mis le feu aux poudres. En Egypte, en Libye, où l’avenir est aussi incertain, les dés semblent jetés. Ces Etats qui souffrent de convulsions périodiques, se désagrègent. A vue d’œil. Le président Morsi, qui est sommé par la rue de réaliser les objectifs de la révolution, qui lui a permis d’arriver au pouvoir, ou de démissionner, a décrété un couvre-feu dans les villes de Suez, Port Saïd et Ismaïlia sans que ce couvre-feu ait pu être effectivement imposé à la population. Idem en Libye. A Benghazi, l’insécurité est en train de chasser les étrangers. Tombés dans l’escarcelle des islamo-salafistes qui refusent un des fondements de la démocratie : le partage du pouvoir, les sociétés de ces pays se talibanisent. Celles de la Tunisie aussi. Le cas de la Syrie est éloquent. Le soulèvement pacifique du printemps 2011 s’est transformé en guerre civile. Moins de deux ans après, le pays de Bachar el Assad est en phase avancée de démembrement. Dans ces pays où on a « célébré » le deuxième anniversaire des « révolutions » avec des grenades lacrymogènes, le chaos prend place. En Libye, un tract circulant dans la capitale libyenne appelle à un « soulèvement populaire » et à la « désobéissance civile », pour « faire tomber le régime », et encourage les Libyens à faire des réserves de nourriture et de carburant avant le 17 février. L’opposition justifie ces appels à manifester par une accumulation de problèmes ». Comme l’inflation, le coût de la vie et le chômage élevé chez les jeunes. Certains politiques comptent dénoncer ce jour-là « l’échec de l’Assemblée nationale à réaliser des avancées dans des dossiers tels que la réconciliation nationale, la répartition des ressources, (...) et la rédaction d’une Constitution ». La raison de ces échecs ? L’absence d’une élite alternative, entre autres. Certes, il y avait des oppositions dans ces pays avant la « révolution » mais toutes, ou presque, ont été réprimées, sauf deux, celles qui s’exprimaient dans les mosquées et les stades de football. Et comme les Frères n’avaient aucune idée claire dans le domaine de l’économie, du Caire à Tunis, les citoyens se découvrent livrés, pieds et poings liées, aux séides des mouvements salafistes qui tiennent le haut du pavé avec les milices armées d’Ennahdha, appelées « Ligues de la Protection de la Révolution ». Une question : Combien d’années faudra-t-il attendre la « fin » des régimes islamiques ? Et de quelle manière s’effectuera-t-elle, dans la légalité d’une élection ou dans la violence ? Dans certains pays arabes, on prie. Parfois en découvrant la pauvreté, les horizons bouchés, la confusion de l’identité religieuse et la radicalisation rampante, on se surprend à regretter les anciens régimes. Comme l’ont fait il y a plus de 20 ans, les habitants des pays de l’Est après l’implosion de l’Union soviétique. « Au moins, disaient-ils, on avait un toit au-dessus de nos têtes et un boulot garanti à l’usine… ». Deux ans après, tous les observateurs de la région s’accordent à dire ceci : « Si aucun mouvement populaire, émergeant de ces pays, n’arrive à offrir une vision claire avec un programme économique innovateur et une réforme sociale courageuse, le monde arabe plongera dans une guerre civile généralisée » entre messieurs tout le monde et les « groupes islamistes armés » créés, de l’aveu même de Hillary Clinton devant le Congrès, par les Etats-Unis. Vingt ans plus tard, ces groupes ne seraient-ils pas actionnés pour alimenter le cycle « déstabilisation-déstructuration-dissolution » et ce, pour installer un foyer de désordre et d’instabilité dans le monde arabe ? « Les puissances occidentales — les USA en tête, et derrière eux, l’Europe — ne veulent pas de la démocratie dans le monde arabe. Ils sont contre. C’est un mensonge gigantesque de dire qu’ils interviennent « aux côtés » des peuples qui réclament la démocratie », rappelle l’économiste égyptien Samir Amin. Ni dans l’Afrique subsaharienne, pourrions-nous ajouter quand on réalise que le bourbier dans lequel est plongé le Mali, est la conséquence directe, à un an d’intervalle, du conflit libyen qui a permis à Al-Qaïda d’enrichir son arsenal en acquérant des armes que la France et les autres belligérants ont fournies aux « thowars ». Il est vrai que le Mali qui a inauguré le passage de la Françafrique à la Françafric a des ressources minières variées. Comme l’or, le quartz, les carbonates, le bois, les minéraux liés aux pegmatites et aux métamorphismes, le pétrole, le gaz…

Source Horizons Djamel Boukrine

Le Pèlerin

*Ce sous titre est de  votre serviteur

Source Horizons

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 06:44

Alors que l'Algérie refuse le paiement des rançons aux terroristes

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Selon une ancienne ambassadrice américaine au Mali, le gouvernement Sarkozy aurait payé 17 millions de dollars de rançons pour des otages français qui avaient été enlevés dans une mine au Niger.

Réaffirmant sa détermination de poursuivre la lutte antiterroriste et son refus de céder au chantage des groupes terroristes qui exigeaient le paiement d'une rançon pour libérer les personnes qu'ils retiennent, l'Algérie est revenue à la charge, en condamnant fermement la pratique du versement de rançons aux ravisseurs et à leurs associés du crime transnational organisé. Dans une déclaration à l'APS, vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belani a réitéré la position ferme de l'Algérie et sa condamnation du terrorisme et des pratiques malsaines auxquelles s'adonnent certains Etats ou organismes publics ou privés qui les soutiennent en acceptant de leur verser des rançons. «Pour avoir proclamé solennellement et à maintes reprises sa position doctrinale qui consiste à rejeter catégoriquement le paiement de rançons aux groupes criminels, l'Algérie est déterminée à persévérer dans ses efforts en collaboration avec certains de ses partenaires au sein de l'ONU pour parvenir à la criminalisation effective de cette pratique qui constitue la source principale du financement du terrorisme et du crime organisé», a-t-il précisé. Cette sortie du porte-parole du ministère des Affaires étrangères intervient suite aux révélations de l'ex-ambassadrice américaine au Mali qui a déclaré à une chaîne française, vendredi, que la France aurait versé plusieurs millions de dollars pour obtenir la libération de ses otages au Sahel. Citant des rumeurs, cette ancienne diplomate en poste dans la capitale malienne entre 2002 et 2005, cite nommément la France qui aurait, selon elle, payé 17 millions de dollars rien que pour la libération des otages français qui avaient été enlevés dans une mine d'uranium au Niger en 2010. L'ancien président Nicolas Sarkozy l'avait, d'ailleurs, déclaré ouvertement, payer des rançons pour libérer des Français retenus en otage n'était pas un problème pour lui et son gouvernement. N'ont-ils pas forcé la main aux Maliens à qui ils avaient réclamé la libération de terroristes qui étaient emprisonnés chez eux en échange d'otages français qui étaient entre les mains d'Al Qaîda. Dans un livre paru en 2012, le correspondant de Radio France Internationale et de l'AFP accuse la France, mais aussi l'Autriche, l'Espagne et le Canada. «Deux sociétés françaises ont payé 13 millions d'euros pour libérer des Français, l'Autriche, 3 millions, l'Espagne, 9 millions et le Canada, entre 3 et 5 millions «, a-t-il mentionné dans cet ouvrage intitulé Aqmi, l'industrie de l'enlèvement. L'ancienne ambassadrice américaine, Vickie JH Uddleston a confié que «l'Algérie avait toujours refusé des rançons tout comme mon propre pays les Etats Unis, mais les pays européens avaient le sentiment qu'ils ne pouvaient pas faire autrement.» Soulignant que même le gouvernement allemand est soupçonné d'avoir payé des rançons pour libérer ses ressortissants, qui avaient été enlevés en 2000. La France compte encore 7 otages tombés entre les mains d'Aqmi, ces dernières années. Contrairement à son prédécesseur, l'actuel président français, François Hollande, se dit hostile et refuse toute négociation avec les terroristes.

Source L’Expression Kaci Aggad

Le Pèlerin

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 04:12

Les Tunisiens défient les islamistes d'Ennahda

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L'armée tunisienne a encadré les funérailles qui se sont transformées en une manifestation populaire contre les islamistes au pouvoir. Des heurts ont opposé des manifestants à la police. Le pays a été paralysé par une grève générale lancée par l'Ugtt.

Chokri Belaïd a été enterré en martyr. Des milliers de Tunisiens ont assisté aux obsèques de l'opposant Chokri Belaïd. Une foule d'au moins 10.000 personnes s'était rassemblée à Djebel Jelloud, un quartier de la banlieue sud de Tunis, pour assister aux funérailles dans l'après-midi de Chokri Belaïd, abattu de trois balles tirées à bout portant devant son domicile tunisois mercredi. Déchaînée, la foule a continué de scander des slogans contre le parti au pouvoir Ennahda, qu'elle accuse d'être derrière cet assassinat. Les youyous des femmes, des larmes, doublés de cris de colère et de slogans antigouvernementaux ont marqué les obsèques de l'opposant tunisien, Chokri Belaïd, qui se sont transformées en une manifestation populaire monstre contre les islamistes au pouvoir en Tunisie.
Les manifestants ont crié leur colère contre le pouvoir islamiste, accusé de la crise sécuritaire et politique dans laquelle est plongée la Tunisie. «Le peuple veut une nouvelle révolution», «Rached Ghannouchi assassin» le chef d'Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, «Ghannouchi prends tes chiens et pars» étaient les slogans des manifestants. Ils ont aussi repris en choeur l'hymne national et le slogan «Dégage, Dégage», les cris de ralliement pour les manifestants de la révolution de 2011 qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali.
Parmi la foule, la veuve du défunt, Besma, a levé deux doigts en signe de victoire. Mais la fille, âgée de huit ans, s'est évanouie sous le coup de l'émotion. Le chef d'état-major, Rachid Ammar, a fait le déplacement; cependant, il était le seul représentant officiel au cimetière, la famille du défunt ayant refusé la présence de représentants du gouvernement.
Les différents partis d'opposition étaient à l'inverse représentés en nombre. «On a perdu un héros, c'est un héros pour tous les Tunisiens», a déclaré Beji Caïd Essebsi, qui avait dirigé un gouvernement post-révolutionnaire et est désormais le chef d'un parti d'opposition laïc. Les funérailles avaient ainsi un petit air de janvier 2011. Comme pendant la révolution du Jasmin, l'armée a dû être déployée dans les quatre coins de la Tunisie.
Aux obsèques, les militaires, armes à la main, encadraient la procession, alors que des hélicoptères de l'armée survolaient Tunis. Cet encadrement de l'armée n'a pas empêché les débordements lors de ces funérailles. La police a dû recourir au gaz lacrymogène pour disperser des casseurs aux abords du cimetière où l'opposant Chokri Belaïd a été inhumé hier. Des groupes de casseurs ont voulu attaquer des voitures face au cimetière et la police les a dispersés, provoquant un bref mouvement de panique.
Au centre de Tunis également, la police a recouru au gaz lacrymogène pour disperser des manifestants. Des camions de l'armée ont aussi été déployés tout au long de l'avenue Bourguiba, épicentre des heurts entre policiers et manifestants ces derniers jours, et qui ont déjà coûté la vie à un policier et plongé un autre dans le coma.
Les militaires ont été également déployés dans les villes de Zarzis (Sud), autre point chaud près de la frontière libyenne, à Gafsa (Centre), et à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, devant les principales administrations.
Dans ces villes et ailleurs, des centaines de personnes défilaient en scandant «Assassins» et «Chokri repose-toi, on continuera ton combat».
A Gafsa, de brèves escarmouches ont opposé la police à des manifestants qui lançaient des pierres sur un commissariat. Les manifestations qui ont débuté mercredi, se sont ainsi poursuivies hier.
Craignant une escalade de violence, l'Union générale tunisienne du travail (Ugtt, 500.000 membres) a appelé à une «grève pacifique contre la violence» et les autorités ont exhorté les citoyens «d'éviter tout ce qui porterait atteinte à la sécurité publique».
Le pays tournait au ralenti après cet appel; tous les vols depuis et vers la Tunisie ont été annulés à l'aéroport de Tunis-Carthage, le principal du pays, selon des sources aéroportuaires. En ville, les rues étaient désespérément vides et les rames du tramway de Tunis désertées. Dans ce contexte de crise, l'ambassade de France a appelé ses quelques 25.000 ressortissants à la prudence et annoncé la fermeture des écoles françaises, vendredi et samedi. Les Universités tunisiennes seront aussi fermées dans le pays jusqu'à lundi.
L'assassinat de Chokri Belaïd a plongé la Tunisie dans la tourmente. La Tunisie est plongée dans une impasse politique, faute d'un compromis sur la future Constitution qui bloque l'organisation de nouvelles élections.
Ajouter à cela un contexte économique et social très tendu, les manifestations et conflits sociaux, souvent violents, se multiplient depuis l'été en raison du chômage et de la misère, deux facteurs-clés de la révolution de 2011...

Source L’Expression Walid Aït Saïd

Le Pèlerin

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 12:55

Il n'y a eu qu'un blessé léger...

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Un kamikaze s'est fait exploser ce vendredi à Gao,  dans le nord-est du Mali, à proximité de soldats maliens, a rapporté un adhudant de l'armée malienne. D'après les premiers éléments, un homme, qui circulait en moto -  un Touareg -  a fait exploser sa ceinture d'explosifs en passant devant un convoi de militaires maliens, en blessant un légèrement.

Le kamikaze «est arrivé à notre niveau à moto, c'était un Tamashek (Touareg), et le temps de l'approcher, il a fait exploser sa ceinture», a raconté l'adjudant Mamadou Keita, ajoutant: «il est mort sur le coup et chez nous, il y a un blessé léger».

Cet attentat intervient au lendemain  d'une déclaration du porte-parole d'un groupe islamiste du nord du Mali, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui a revendiqué la pose de mines, mais aussi des attaques de convois militaires et l'utilisation «de kamikazes» dans cette région.

«Le Mujao est derrière l'explosion de deux voitures de l'armée malienne entre Gao et Hombori» (nord), a affirmé ce porte-parole, Abu Walid Sahraoui, affirmant que son groupe avait «réussi à créer une nouvelle zone de conflit, à organiser des attaques de convois et organiser des kamikazes». Quatre Maliens ont été tués mercredi dans l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule entre Douentza et Gao, dans le nord du Mali.

Gao, la plus grande ville du nord du Mali, a été reprise le 26 janvier dernier par les armées française et malienne.

Source 20minutes.fr AFP

Le Pèlerin

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 02:04

L'Algérie encerclée par des bases militaires

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Les soldats français partiront-ils du Mali une fois la guerre finie?

Les responsables de la CIA veulent combler un déficit flagrant en matière de renseignement en Afrique du Nord.

On se dirige vers une situation inédite depuis l'indépendance du pays en 1962. A terme, l'Algérie court le grand risque d'être cernée par des bases militaires franco-américaines sur toute sa frontière Sud: les forces françaises qui ont pignon sur rue au Mali, ne vont pas décamper de sitôt. Comme la France a répondu à l'appel d'aide des autorités maliennes pour lutter contre Al Qaîda, elle fera de même pour y installer définitivement une base militaire. Alors que les appels se font déjà pressants, la France se contentera-t-elle de merles là où il y a des grives? Le député malien, Kassoum Tapo, a suggéré, il y a quelques jours, au Premier ministre, Diango Cissoko, la concession d'une base militaire française dans le nord du Mali.
A la France se sont joints, depuis quelques jours, les Américains qui ont déjà installé une base de drones au Niger et s'apprêtent à installer une autre base plus fournie en hommes et en moyens en Libye. Avec un pareil redéploiement, l'Algérie sera totalement encerclée par des bases militaires franco-américaines à ses frontières Sud. A la recherche d'arguments valables pour mettre un pied en Afrique du Nord, les Américains en ont eu des plus solides. Le premier de ces arguments a été le saccage, en septembre dernier, du poste diplomatique américain et la base de la CIA à Benghazi qui a conduit à l'assassinat de l'ambassadeur J. Christopher Stevens et trois autres ressortissants américains. Le
second argument vient d'être donné par l'attaque du site gazier de Tiguentourine à In Amenas, le 16 janvier dernier.
Plus de place au doute, les Américains sont maintenant convaincus que la nébuleuse d'Al Qaîda, même décapitée, dispose toujours de sa force de frappe et qu'il va falloir focaliser cette région devenue le terreau des criminels. Dans son édition du 22 janvier dernier, le New York Times a révélé qu'il y a un lien direct entre l'attaque de Benghazi et celle d'In Amenas. Le quotidien américain a rapporté que les terroristes égyptiens faisant partie du groupe à l'origine de l'attaque du site gazier d'In Amenas, ont été les mêmes qui ont participé à l'attaque du poste diplomatique américain à Benghazi.
Le même journal a affirmé que parmi les trois terroristes capturés lors de l'assaut mené par les forces spéciales de l'ANP, un d'entre eux a avoué, durant l'interrogatoire, qu'il a participé à l'attaque de Benghazi. Ajouté à cela, et selon des responsables des services de renseignements américains, cités par le Washington Post du 31 janvier dernier, on a estimé que la nouvelle filiale d'Al Qaîda cherche à exécuter des attaques sur d'autres cibles occidentales dans la région. Ce sont autant d'arguments suffisants pour que les Américains décident d'installer une base militaire en Libye. Pour le Niger c'est déjà le cas. C'est encore une fois le New York Times qui révèle que des drones Predator non armés seront chargés d'effectuer des missions de surveillance dans la région «afin de combler le manque d'informations plus détaillées sur un certain nombre de menaces régionales dont celles relatives aux groupes terroristes activant dans le nord du Mali et au flux de combattants et d'armes en provenance de Libye». Citant des responsables militaires américains, le quotidien new-yorkais précise qu'il s'agirait d'une base de drones de surveillance non armés tout en n'excluant pas le recours à des tirs de missiles «en cas d'aggravation de la menace».
Dans ces régions d'Afrique du Nord, instables, hors de portée de drones et des agents de la CIA, les réseaux jihadistes ont trouvé un terrain de prédilection. C'est sur ce terrain justement que la CIA souffre d'un manque flagrant d'informations.
Si bien que même les hauts responsables des services de renseignements américains avouent leur incompréhension de la composition des réseaux jihadistes dans la région. Ils expliquent cette défaillance par un manque de ressources financières et humaines. «Nous avons concentré la plus grande partie de nos ressources dans d'autres régions du globe comme le Pakistan et le Yémen où la CIA a posté des dizaines d'officiers et a exécuté des centaines d'attaques aux drones», a rapporté un responsable américain.
L'administration Obama se trouve face à un nouveau défit sécuritaire. Elle est appelée à revoir de fond en comble toute sa stratégie antiterroriste qui jusque-là s'est basée sur des attaques par drones et les missions clandestines des forces spéciales américaines. Ce sont ces missions qui ont conduit à l'élimination, en mai 2011, du chef du réseau d'Al Qaîda, Oussama Ben Laden. Cependant, ce genre d'opérations est très contraignant en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, des régions où les Etats-Unis ont moins d'éléments des services de renseignements et y ont perdu leurs alliés les plus dévoués comme Hosni Moubarak.

Source L’Expression Brahim Takheroubt

Le Pèlerin

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 06:33

Immense défi à venir

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L'intervention française a débuté le 11 janvier, au lendemain d'une offensive en direction du Sud menée par les groupes islamistes armés liés à Al Qaîda qui occupaient le Nord depuis dix mois.

Les forces françaises au Mali ont progressé de façon spectaculaire face aux groupes islamistes armés, a estimé vendredi soir le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta, mais le défi à venir - s'assurer que les pays africains puissent prendre le relais - est immense. «Elles (les forces françaises) ont progressé de façon spectaculaire. Je salue leur travail. Elles ont progressé beaucoup plus vite que ce que nous avions anticipé», a déclaré M.Panetta lors d'un entretien à l'AFP, trois semaines après le lancement de l'opération militaire française. M.Panetta, qui s'apprête à quitter la vie publique après avoir successivement dirigé la CIA (2009-2011) puis le Pentagone (depuis juillet 2011), estime que, à l'image de ce qui se passe en Afghanistan, la difficulté centrale réside dans la façon dont les forces quitteront le pays. «Dans la plupart des conflits dans lesquels vous vous engagez, le défi auquel vous faites face n'est pas seulement +comment mener à bien la mission que vous vous êtes fixée+, mais aussi +comment vous retirer du conflit+», souligne-t-il. ´´Nous avons été confrontés à cela en Irak, en Afghanistan et les Français vont maintenant y être confrontés au Mali. La clé est de le faire de telle façon que le pays dans lequel vous vous trouvez soit, in fine, en position de prendre en charge la sécurité», explique-t-il. «C'est la clé en Afghanistan et ce sera la clé au Mali (...). Et cela va demander beaucoup de travail». L'intervention française a débuté le 11 janvier, au lendemain d'une offensive en direction du sud menée par les groupes islamistes armés liés à Al Qaîda qui occupaient le Nord depuis dix mois. Les évènements se sont accélérés le week-end dernier avec la reprise de Gao et Tombouctou et l'arrivée mardi soir de soldats français à l'aéroport de Kidal, ville tenue par des rebelles touareg et des islamistes dissidents s'affirmant «modérés». «Les pays africains doivent prendre leurs responsabilités pour s'assurer qu'un pays tel que le Mali ne devienne pas un refuge pour Al Qaîda», souligne le secrétaire américain à la Défense. Interrogé sur le calendrier prévisible de déploiement d'une force africaine, il reste cependant très prudent. «certains pays ont incontestablement des capacités plus importantes, c'est le cas du Tchad et du Sénégal, mais il y a du travail pour fournir un entraînement de qualité, indispensable pour qu'une force africaine d'une nature ou d'une autre soit capable d'assurer la sécurité au Mali». Interrogé sur les délais de mise en place de l'aide américaine à l'opération française, qui ont suscité des interrogations, en particulier concernant les ravitaillements en vol, M.Panetta a assuré qu'il n'y avait jamais eu la moindre réserve des Etats-Unis sur ce dossier. «Il n'y a jamais eu, d'aucune façon, une quelconque réticence ici (au Pentagone, ndlr) ou à la Maison Blanche à aider les Français», a-t-il assuré. «Sincèrement, Aqmi (Al Qaîda au Maghreb islamique) est l'ennemi des Etats-Unis et nous pensons que les Français ont pris la bonne décision en intervenant pour s'assurer qu'ils n'installent pas une base opérationnelle à partir de laquelle ils pourraient attaquer l'Europe ou les Etats-Unis». Dès le début de son intervention, Paris avait présenté plusieurs requêtes à Washington afin de bénéficier d'un soutien logistique (avions C-17), mais aussi d'une aide en matière de renseignement et de ravitaillement en vol. «Nous faisons tout ce que nous pouvons, à travers l'Africom (Commandement des forces armées américaines en Afrique), pour essayer de travailler avec les pays de cette région afin de s'assurer qu'Aqmi soit non seulement affaibli mais aussi, à terme, vaincu», a assuré M.Panetta.

Hollande accueilli avec ferveur à Tombouctou

François Hollande et le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, se sont pris la main et l'ont levée au ciel en signe de victoire, sous les acclamations.

Le président François Hollande, accueilli hier ferveur à Tombouctou, a dénoncé «a barbarie» imposée par les islamistes armés qui ont occupé cette ville mythique du nord du Mali pendant des mois avant sa libération par les soldats français et maliens. «Vive la France, vive Hollande»: des milliers d'habitants de Tombouctou, rassemblés sur la place principale, ont salué en libérateur le président français, qui est allé à la rencontre de la foule, dans une indescriptible cohue. François Hollande et le président malien par intérim Dioncounda Traoré se sont pris la main et l'ont levée au ciel en signe de victoire, sous les acclamations. Dioncounda Traoré a remercié les soldats français ayant permis de libérer la population du nord du Mali qui a vécu «sous la barbarie et l'obscurantisme pendant des mois et des mois». Le président français a aussi dénoncé la «barbarie» des islamistes armés qui ont multiplié les exactions. «Il y a vraiment une volonté d'anéantir. Il ne reste rien», a-t-il constaté en visitant avec l'imam de la grande mosquée de Tombouctou deux mausolées de saints musulmans détruits par les jihadistes. «Depuis le 11 janvier (début de l'intervention française), nous avons déjà accompli beaucoup de travail, il n'est pas encore complètement terminé», a-t-il part ailleurs estimé. «Cela va prendre encore quelques semaines, mais notre objectif est de passer le relais» aux soldats africains qui sont en train de se déployer au Mali, a-t-il ajouté. Les habitants de Tombouctou ont dansé au son des tam-tams, qui étaient interdits par les groupes islamistes, comme toute autre forme de musique. «François Hollande, nous les femmes de Tombouctou, on le remercie très infiniment, il faut lui dire qu'il a abattu l'arbre, mais il reste à le déraciner», a déclaré une habitante de la ville, vêtue d'un boubou blanc et portant le drapeau français comme un châle. Outre la mosquée Djingareyber, principal lieu de culte de la ville, MM.Hollande et Traoré ont aussi visité un centre de conservation de précieux manuscrits anciens, dont certains ont été incendiés par les islamistes. Tombouctou, à 900 km au nord-est de Bamako, avait été placée sous très haute surveillance: des militaires français étaient en position tous les 100 mètres, des blindés patrouillant dans les rues, ainsi que des pick-up de soldats maliens. Le président français, accompagné de trois ministres - Laurent Fabius (Affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian (Défense) et Pascal Canfin (Développement) - et de la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, a quitté Tombouctou à la mi-journée pour Bamako. Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi) et Ansar Dine, qui ont occupé Tombouctou pendant dix mois, y ont commis de très nombreuses exactions, au nom d'une interprétation rigoriste de la chari'â: amputation, coups de fouets aux couples «illégitimes», aux fumeurs. Ils ont imposé le port du voile intégral aux femmes, interdit la mixité dans les écoles, le football, la danse, la musique et l'alcool. Ils ont également choqué le monde en détruisant des mausolées de saints musulmans adulés par les populations locales, assimilant cette vénération à de «l'idolâtrie». Ils ont fait disparaître des manuscrits précieux conservés dans cette ville qui a longtemps été un grand centre intellectuel de l'islam et une prospère cité caravanière à la lisière du Sahara. L'intervention française a débuté au lendemain d'une offensive en direction du sud du Mali menée par les groupes islamistes armés liés à Al Qaîda qui occupaient le Nord depuis fin mars 2012. Les événements se sont accélérés le week-end dernier avec la reprise, coup sur coup, de Gao et Tombouctou et l'arrivée mardi soir de soldats français à l'aéroport de Kidal, ville tenue par des rebelles touareg et des islamistes dissidents s'affirmant «modérés».

Source L’Expression

Le Pèlerin

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