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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 08:00

Après avoir insulté Raymond Domenech à la mi-temps du match France – Mexique (0-2), Nicolas Anelka est exclu de l’équipe de France. Il part dès ce soir.

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 Ce samedi après-midi au Pezula, le conseil fédéral s'est réuni avec ses membres pour statuer sur le comportement de Nicolas Anelka. Cette réunion s’est déroulée en présence de Fernand Duchaussoy, Henri Monteil, Bernand Desumer, Jean-Louis Valentin, directeur délégué de la FFF et de Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football. Nicolas Anelka n’était donc pas convié à ce conseil de discipline extraordinaire.

A l’issue de cette réunion, il a donc été décidé d’évincer l’attaquant de l’équipe de France. « C’est fait ! », nous a déclaré un membre du conseil fédéral ayant participé à ce conseil de discipline. Selon nos informations, le joueur de Chelsea va quitter l’équipe de France dès samedi soir pour rentrer en France. Il ne s’est d’ailleurs pas entraîné avec le reste du groupe aujourd’hui. Un temps annoncé en conférence de presse ce samedi, Nicolas Anelka n’aura pas le loisir de s’exprimer. En effet, c’est le capitaine Patrice Evra qui se présentera au point presse qui se tiendra à 18h45 à Knysna. La Fédération française de football s’est fendue d’une communiqué dans lequel elle entérine l’exclusion du joueur « Les propos tenus par Nicolas Anelka à l'encontre du sélectionneur national, Raymond Domenech, sont totalement inacceptables pour la FFF, le football français et les valeurs qu'ils défendent. Le Président de la Fédération Jean-Pierre Escalettes a demandé à Nicolas Anelka, en présence du capitaine Patrice Evra, de présenter des excuses officielles à l'opinion publique française ainsi que de regretter ses propos devant Raymond Domenech, le staff  et les 23 joueurs de l'Equipe de France.Devant le refus du joueur de se livrer à des excuses publiques, il a pris la décision en plein accord avec le sélectionneur et les membres de la délégation officielle présents à Knysna d'exclure Nicolas Anelka du groupe. » En plus de Patrice Evra, Jean-Pierre Escalettes, s’exprimera aussi en conférence de presse à 18h45.

Source RMC.fr

Le Pèlerin

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 07:16

M. Abdelaziz Belkhadem l’a affirmé ce jeudi : «Le parti de Sarkozy (UMP) veut nouer des relations avec le FLN»

 

abdelaziz bekhadem

 

M. Abdelaziz Belkhadem a procédé ce jeudi à l’installation de la commission des relations internationales et du suivi de la communauté algérienne établie à l’étranger et ce en vertu des résolutions du 9e congrès du FLN, ayant décidé la mise en place de ces instances d’aide à la décision.

 

Elle sera présidée M. Abdelkader Messahel, a-t-il indiqué avant d’expliquer dans une courte intervention les contours de cette commission. M. Belkhadem a réaffirmé, en vue d’éviter toute ambigüité sur la question, que la politique étrangère de son parti ne va aucunement à l’encontre de la politique du gouvernement.

 

De plus, la Constitution algérienne est claire en ce sens, étant donné que la diplomatie algérienne relève des seules prérogatives du président de la République.

 

En ce qui concerne les relations du vieux parti avec les formations étrangères, Belkhadem tient à préciser que son parti entretient des relations avec des formations politiques étrangères, qu’ils soient de gauche ou de droite, mais en tenant compte des intérêts du pays.
«Le FLN ne doit en aucun cas devenir otage d’une relation rigide entretenue avec un quelconque parti ou Etat », a-t-il déclaré avant d’affirmer que l’UMP, parti du président français Nicolas Sarkozy, souhaite effectivement nouer des relations avec le FLN, et le « Front n’est pas contre à condition de délimiter d’abord le cadre des relations et des intérêts de nos deux pays et surtout d’aller dans le sens de la préservation de la mémoire collective ».Le SG du FLN va plus loin en rappelant dans ce sillage qu’il ne faut pas perdre de vue les initiatives de certains députés français, appartenant au parti du président français, relatives au projet de loi sur la glorification du colonialisme français en Algérie et la nécessité de reconnaitre le crime d’Etat commis contre l’Algérie.

 

En ce qui concerne le projet de Sarkozy, l’Union pour la Méditerranée (UPM), Belkhadem réaffirme encore une fois qu’il n’est pas contre cette initiative à condition qu’elle ajoute un plus au processus de Barcelone, et surtout ne « pas constituer un cadre qui sera exploité comme tremplin pour normaliser les relations avec Israël ».

 

Source Horizons 18 juin 2010 Karima Alloun.

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 07:33

Intempéries dans le Var : 20 morts, 100 000 foyers privés d'électricité

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Le bilan humain des pluies diluviennes, qui se sont abattues mardi sur le Var, n'a cessé de s'aggraver. Au moins 20 victimes ont péri à la suite des inondations. Onze personnes ont été retrouvées sans vie à Draguignan, cinq à Trans-en-Provence, une au Luc, une à Roquebrune, une à Fréjus et une autre dans le lac Saint-Cassien, a déclaré le secrétaire général de la préfecture.

A Trans-en Provence, Stanislas Magis a vu son cabinet de notariat ravagé en un éclair: «Vers 18h, la rivière d'à côté est sortie de son lit et la montée des eaux s'est faite en vingt minutes à peu près, se souvient-il. Nous avons eu le temps de prendre quelques affaires, de recueillir des automobilistes bloqués sur le parking, et nous sommes montés, avec tous nos salariés, au 1er étage. Au petit matin, l'eau avait disparu, sauf au sous-sol. J'ai un siècle d'actes notariés qui trempent à la cave, dans deux mètres de fond. Comment vais-je faire quand des gens vont venir prendre possession de leur nouvelle maison dans le coin, si je n'ai plus mes actes?»

…Toujours à Trans-en-Provence, parmi les ouvrages inondés, se trouve notamment le poste de transformation électrique de RTE, qui alimente la zone située entre Saint-Tropez, Draguignan et Saint-Raphaël.

 

Les victimes sont principalement des personnes âgées.

«Je crains que le bilan ne s'alourdisse», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, qui s'est rendu sur les lieux en début d'après-midi. Le ministre, qui a rencontré les maires des communes touchées, a souligné que plusieurs personnes restaient portées disparues. Il a évoqué «une catastrophe sans précédent dans la région». Nicolas Sarkozy se rendra sur les lieux en début de semaine prochaine.

Depuis le début des intempéries, mardi après-midi, les cumuls de précipitation ont atteint souvent 150 à 250 mm, dépassant localement 380 mm, selon Météo France qui souligne que les dernières crues de cette ampleur remontent à 1827.

Les opérations de sauvetage se sont poursuivies

A Draguignan, l'eau était montée de plus de deux mètres mardi. Mercredi, de nombreuses rues étaient jonchées de voitures enchevêtrées, de branches d'arbres, de boue. «C'est arrivé au pire moment, quand les gens sortaient de leur travail», constatait la sous-préfète de Draguignan, Corinne Orzechowski. Les 436 détenus de sa prison, inondée, ont dû être évacués mercredi vers d'autres établissements.

Plus de 1 500 secouristes avaient travaillé toute la nuit, au moment des inondations, à secourir les habitants bloqués dans leurs voitures ou sur des toits, aidés de onze hélicoptères et quinze bateaux. Mercredi les opérations de sauvetage se sont poursuivies: «On cherche des gens, on vérifie qu'il n'y a rien sous les carcasses de voitures», a  déclaré  la sous-préfète de Draguignan. Des opérations de pompage ont été engagées dans les lieux sensibles, comme les maisons de retraite.

Une noria d'hélicoptères ont ramené à la caserne des pompiers de Fréjus (Var) des habitants et des touristes en détresse dans la plaine de l'Argens. Au moins sept campings ont dû être évacués, selon la mairie de Fréjus. Au total, 1 000 personnes sont encore accueillies mercredi soir dans les centres d'hébergement ouverts dans les communes touchées, selon la préfecture.

Le Golf de Saint-Tropez plongé dans le noir

Les intempéries ont causé d'importants dégâts. Le président de la région PACA, Michel Vauzelle (PS), a annoncé mercredi que la région allait débloquer un million d'euros, pour venir en aide aux localités et aux habitants touchés par les inondations.

Ce mercredi à 20 heures, 100 000 foyers étaient toujours privés d'électricité dans le Var, a annoncé mercredi ERDF, le même nombre qu'à 15 heures. Sont particulièrement touchés, le Golf de Saint-Tropez, la région de Draguignan et bande côtière (Saint-Raphaël, Fréjus, Puget-sur-Argens, Bormes-les-Mimosas et Le Lavandou). Une centaine de salariés de RTE sont à pied d'œuvre, ainsi que 250 salariés d'ERDF et «une centaine de techniciens supplémentaires sera envoyée en renfort jeudi matin», a indiqué ERDF. Jusqu'à 200 000 foyers ont connu des coupures d'électricité.

Quelque 13 400 foyers étaient toujours mercredi soir privés de télécommunications. De gros problèmes d'eau potable sont aussi attendus dans les prochaines 24 ou 48 heures en raison des pannes électriques. La préfecture a donc réquisitionné des citernes alimentaires sur les zones les plus touchées, et recommandé aux populations encore alimentées de ne pas consommer l'eau du robinet si elle apparaît trouble.

Aucun train entre Nice et Toulon

Le trafic SNCF est interrompu entre Toulon et Nice, en raison d'importants dégâts sur les voies entre Les Arcs et Saint-Raphaël. «Des travaux de terrassement et de consolidation dureront au moins jusqu'à vendredi matin», a précisé la compagnie ferroviaire. Elle recommande à ses clients de reporter leur voyage. Les rames TGV à destination ou en provenance de la région PACA ont pour terminus ou partent de Toulon voire de Marseille, selon le site infolignes.com. Aucune prise en charge n’est prévue.

En revanche, l'autoroute A8 et l'aéroport de Toulon-Hyères, fermés mardi, ont rouvert. La Rd N°7 est coupée dans les deux sens dans les deux sens, entre Le Muy et Puget-sur-Argens. Pour davantage de précisions, vous pouvez consulter le site de bison fûté.

Source Le Figaro.fr

Le Pèlerin

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:49

Intempéries: Trois morts dans le Var

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Les habitants de Draguignan, dans le Var, tentent d'échapper aux inondations qui ont frappé la région le 15 juin 2010.

Pluies - C'est la préfecture qui l'annonce...

Trois personnes sont mortes mardi dans le Var, à la suite de pluies torrentielles exceptionnelles pour la saison qui ont inondé plusieurs communes dont Draguignan, envahi par des torrents d'eau boueuse. Alors que les secouristes du Var s'activaient, des habitants et enfants étaient bloqués hors de chez eux: sur des toits de magasins à Draguignan, dans des immeubles où ils ont trouvé refuge, ou dans les écoles.

«Nous sommes partis à la nage jusqu'à un immeuble»

Au Luc, le corps d'une femme continuait de flotter vers 21h30 dans le cours d'eau qui traverse la commune, le courant étant trop fort pour permettre une intervention, a-t-on appris auprès des gendarmes. A Draguignan, où les habitants ont été surpris par la rapidité avec laquelle l'eau est montée, deux personnes sont mortes, a annoncé la préfecture du Var.

«Il y a tellement de courant et d'eau que nous n'avons pas de visibilité, a déclaré à l'AFP le sous-préfet de Draguignan, Corinne Orzechowski. C'est arrivé au pire moment, quand les gens sortaient de leur travail.» «Le nord et le centre de Draguignan sont sous les eaux. Ce sont des mètres d'eau. Cela va de l'hôpital au centre de détention», a-t-elle ajouté.

Les communes proches de Draguignan - Lorgues, Vidauban, Le Muy, Le Cannet... - «sont extrêmement touchées», a ajouté Corinne Orzechowski. Elle a précisé que seuls les bateaux et hélicoptères étaient en mesure d'intervenir et que l'école d'artillerie avait été ouverte pour accueillir les naufragés et un PC sécurité.

«En quelques minutes l'eau est montée de 50 puis 60 cm. Et nous en sommes à 2 m», a constaté un correspondant de l'AFP, qui s'est retrouvé pris au piège des eaux à Draguignan et a dû se réfugier, avec d'autres passants et automobilistes, dans la cage d'escalier d'un immeuble dont le bas est noyé sous les eaux.

Aurélie Chasselin, jeune mère qui s'apprêtait à aller chercher sa fillette de deux ans après le travail, a raconté s'être trouvée bloquée dans sa voiture. «Je ne pouvais pas sortir. Deux pompiers m'ont extraite de la voiture et nous sommes partis à la nage jusqu'à cet immeuble», a-t-elle témoigné.

125.000 foyers privés d'électricité

Depuis le début des intempéries, dans la nuit de lundi à mardi, il est tombé en moyenne dans le Var de 40 à 80 mm d'eau, de 100 à 150 mm sur un axe allant d'Hyères à Entrecasteaux, et jusqu'à 264 mm à Lorgues, a dit la préfecture. Le préfet Hugues Parant a appelé les Varois «à éviter de sortir ce soir» et les non-Varois «à éviter» ce département, où les routes secondaires sont impraticables. «On n'avait jamais vu ça depuis dix ans. 180 millimètres d'eau sont tombés en 12 heures sur Hyères», a-t-il ajouté.

Les services de secours varois ont effectué depuis la matinée quelque 600 interventions. Le préfet de région Michel Sappin a annoncé la mobilisation de 400 hommes, venus des départements voisins, et huit hélicoptères pour venir en renfort des secouristes varois. Selon la préfecture, 125.000 foyers varois sont privés d'électricité.

De fortes précipitations sont encore attendues dans les heures qui viennent dans ce département et sur les Bouches-du-Rhône, selon Météo-France qui a placé la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Corse et la Drôme en alerte orange jusqu'à mercredi 4h.

Conséquence de ces pluies torrentielles, qui ont inondé des voies de la SNCF au niveau de Carnoules (Var), la circulation ferroviaire est totalement interrompue entre Nice et Toulon jusqu’à mercredi matin, selon un porte-parole de la SNCF. Trois cent voyageurs, dont le TGV Nice-Lille a été pris par les eaux, sont bloqués en gare de Luc. «On cherche des solutions pour les rapatrier», a-t-il confié. L'aéroport de Hyères-Toulon, inondé, a été fermé mardi.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 10:41

Réunion aujourd’hui du 5e Conseil d’association Algérie - UE : L’heure des comptes a sonné

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La tenue aujourd’hui du 5e Conseil de l’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne sera l’occasion de mettre à plat les problèmes qui ont rendu quasi impossible une application productive et harmonieuse de l’accord entré en vigueur en 2005.

Un accord qui, au fil des ans, est devenu la cible de critiques de la part de l’Algérie qui reproche à son homologue européen d’avoir une vision mercantiliste de l’accord, et de tarder à mettre réellement en pratique ses engagements concernant l’investissement, la mise à niveau du tissu industriel et le transfert technologique. Le bilan avancé s’avère, aux yeux des décideurs algériens, clairement en défaveur de l’Algérie qui perd ainsi au change face à son partenaire. Les Algériens en veulent pour preuve le fait que l’accord, signé après de longues négociations, n’a ni favorisé les exportations algériennes hors hydrocarbures ni permis d’installer des IDE européens en Algérie. Pour illustrer ce bilan négatif, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a fait savoir récemment que « pour 1 dollar exporté vers l’UE, l’Algérie importe pour 20 dollars ».

Du côté des pouvoirs publics, on cite également les pertes fiscales qui se chiffraient, en 2009, à 2,2 milliards de dollars, et on les oppose à la quasi-inexistence des investissements étrangers qui n’ont pas dépassé les 500 millions de dollars. Du côté européen, on cible par contre « le manque de réformes structurelles en Algérie » et on minimise le déséquilibre des échanges. Pour le partenaire européen, la raison des importations trop importantes est à chercher du côté de « la surconsommation de l’Algérie » qui souffre d’un problème de demande intérieure excessive. Un argument comme un autre qui sert clairement à défendre la position européenne vis-à-vis d’un accord qui se révèle de toute évidence plus que bancal.

Cependant, l’argument, même s’il ne peut justifier à lui seul un déséquilibre aussi flagrant dans les échanges, reflète, tout de même, un aspect non négligeable de la hausse des importations algériennes qui ont représenté en 2008 plus de 20 milliards de dollars et qui mettent en évidence la faiblesse de la production de biens en Algérie. Une réalité qui explique en partie la difficulté de l’Algérie à s’imposer dans le cadre de cet accord tant décrié après cinq ans d’application. En prenant les fameuses décisions pour réduire les importations, à la faveur de la loi de finances complémentaire 2009 et la loi de fiances 2010, le gouvernement Ouyahia a tenté de rectifier le tir, il est parvenu rapidement à réduire les importations. Ainsi une baisse de 1,62% a été constatée en 2009, et une autre plus conséquente de 7,8% au premier trimestre 2010 concernant les importations à partir de l’Europe.

Des baisses qui touchent notamment les biens alimentaires et les véhicules et qui allègent quelque peu la pesante facture des importations algériennes. Un effet positif des mesures qui sont pourtant assimilées à des décisions protectionnistes de la part des Européens qui jugent par exemple la mesure obligeant l’investisseur étranger à céder 51% des parts d’une société à un partenaire algérien, un véritable frein au libre investissement des étrangers en Algérie. Un motif qui a fini par augmenter la crispation des relations autour de cet Accord d’association qui, de toute façon, n’a rien changé ou presque aux relations commerciales entre les deux côtés de la Méditerranée. Exportations d’hydrocarbures d’une part, exportations de biens divers pour les besoins de la consommation et de la production locale, d’autre part, restent une règle immuable.

Les échanges d’accusations – enrobés de langage diplomatique et de formules de politesse – ne changeront pas la réalité des relations déséquilibrées, rendues encore plus complexes par un environnement économique en crise ou chaque Etat cherche à tirer son épingle du jeu et à minimiser les pertes. Même les grands ensembles économiques plus équilibrés, en apparence, se heurtent actuellement à la nouvelle réalité et on y tend à repenser un positionnement plus égoïste. Alors quelles chances dans ces conditions pour un accord plus équilibré avec l’UE où les échanges seront pensés en termes de partage et de complémentarité au lieu d’être jugés sous la lorgnette des intérêts économiques et financiers des plus influents des partenaires ?

Source El Watan Zhor Hadjam

Le Pèlerin

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 08:40

Football – Mondial 2010 - Cérémonie d’ouverture officielle de la coupe du monde 2010 : L’Afrique, c’est chic !

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Emotion, couleurs, africanité et générosité. » Tels sont les maîtres-mots qualifiant le coup d’envoi officiel de la 19e Coupe du monde de football, hier après-midi, dans l’arène gigantesque du Soccer City de Johanesbourg, Afrique du Sud, et ce sans un hôte de marque, Nelson Mandela ayant brillé par son absence. Car, malheureusement, en deuil. Une de ses arrière-petite-filles décédait la nuit, suite à un accident de voiture, en revenant d’un spectacle en marge du Mondial.

Trente minutes pour convaincre et vaincre ! Un show spectaculaire, dynamique, énergique et festif sacrant et consacrant l’Afrique dans sa dimension créative, artistique, juvénile, chorégraphique et prometteuse. Soit une légion de 1581 artistes, danseurs, musiciens et performers évoluant sous les yeux émerveillés des 91 000 spectateurs de l’arène du Soccer City en chœur et « cœur » avec l’Afrique. Justement, le show est baptisé « Bienvenue chez vous en Afrique ». Aussi, Khaled, le roi de la musique raï, arborant les couleurs de l’emblème national algérien, fera battre la mesure, le cœur et la chamade du public avec son hit international funky-raï Didi (in album Khaled 1991) de par une « ola » dansante.

Le grand chanteur américain de R’n’B, R. Kelly, l’auteur du mythique I Believe I Can Fly, se sent pousser des ailes et des airs en interprétant le titre Sign of a Victory (un signe de la victoire) avec le concours de la formation sud-africaine Soweto Spiritual Singers. R. Kelly, soulman, terminera sa chanson à la manière du Black Power (Black Panters) en levant son poing ganté noir comme un certain Tony Smith, athlète, aux Jeux olympiques de Mexico en 1968. « C’est l’événement le plus grand et important de ma vie. J’ai entendu tellement parler de l’Afrique. Etre ici, de cette manière, se produire dans la Coupe du monde, je n’ai pas de mots pour le décrire. Musicalement, c’est ma Coupe du monde, à moi. C’est historique ! C’est définitivement, très spécial ! », dira R. Kelly, à propos de sa participation à la cérémonie d’ouverture du Mondial 2010.

Les Sud-Africains Hugh Masekela, trompettiste et jazzman, Thandiswa, Hip Hop Pantsula (HHP), TKZee et Timothy Moloi, le Nigérian Femi Kuti, ou encore le groupe Osibida du Ghana ont déclamé et déclaré une ode à l’Afrique du Sud, à l’Afrique ! Une union sacrée des six pays africains participant à la Coupe du monde : l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Ghana, la Côte-d’Ivoire, le Cameroun et le Nigeria. Et la chanson de R. Kelly en est la preuve patente. La veille, la célèbre chanteuse colombienne Shakira (Whenever, Wherever, La Tortura, She Wolf…) a effectué, sans jeu de mots, « une mise en jambe » de l’inauguration officielle du Mondial 2010, au stade Orlando de Johannesbourg. Elle a fait sensation ! Elle n’a pas dérogé à son statut de bête de scène et d’ambianceuse. L’auteure de She Wolf (Loba), portant un haut imprimé « léopard » et un tutu végétal (cela fera plaisir à la Fondation PETA protégeant les animaux) – donnant le tournis à la gent masculine en esquissant sa danse du ventre envoûtante – exécutera une performance scénique époustouflante, accompagnée par le groupe sud-africain Freshlyground.

Il a interprété l’hymne officiel de la Coupe du monde intitulée Waka Waka (Time for Africa, Esto es Africa). Lors de cette grand-messe « noire » dédiée à Mama Africa. Une célébration musicale endiablée, colombienne, chavirante aux rythmes de rumba zaïroise et de la biguine antillaise, du zouk très « dance ». C’est sûr, Shakira est une « louve-garou » aux longues dents (pour ne pas dire dons). Les Black Eyed Peas, notamment Will. I. Am, Fergie, Alicia Keys, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, le duo malien Amadou et Mariam, ou encore la formation sud-africaine BLK JKS ont subjugué leurs « supporters » de par des rythmes electro, pop, afro-beat…

Les Tinariwen, les bluesmen du Sahara, quant à eux, ont mis en transe l’enceinte du stade d’Orlando. Bref, l’Afrique est belle et cela ne dément pas la marque de fabrique : Black is beautiful ! (Etre Noir, c’est beau !) L’Afrique, c’est chic !

Source El Watan K . Smaïl

Le Pèlerin

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 07:05

Aux couleurs et aux sons de l’Afrique - Grandiose cérémonie d’ouverture du mondial 2010

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En costumes colorés ou en tenues traditionnelles, tout le monde a chanté et dansé aux musiques de l’Afrique, du kwaito sud-africain au raï du Maghreb, pendant que le stade se remplissait.

L’Afrique, ses rythmes et ses danses ont ouvert la 19e Coupe du monde de football, hier à Johannesburg, dans l’immense stade de Soccer City dont la forme de calebasse symbolise la fierté de tout un continent. Le Mondial-2010 s’est ouvert de façon spectaculaire par un ballet aérien avec trois chasseurs supersoniques, puis cinq avions d’acrobatie à l’empennage peint aux couleurs du drapeau sud-africain (vert-rouge-jaune-bleu-noir-blanc).
Tandis que les vuvuzelas vrombissaient sans discontinuer, les danseurs et musiciens ont investi la couverture posée sur la pelouse afin de la préserver pour les joueurs de l’Afrique du Sud et du Mexique, qui donnent le coup d’envoi à 14h GMT. En costumes colorés ou en tenues traditionnelles, tous ont chanté et dansé aux musiques de l’Afrique, du kwaito sud-africain au raï du Maghreb, pendant que le stade se remplissait. Parmi les vedettes, le trompettiste sud-africain Hugh Masekela, l’Américain R. Kelly, l’Algérien Khaled et le Nigérian Femi Kuti ont fait danser les tribunes.
Les tribunes orange et or du Soccer City ont ensuite vu se dessiner une Afrique en patchwork grâce à des carrés géants de tissu aux motifs traditionnels : vendredi, le continent noir était au centre du monde ! La star du R&B R. Kelly a chanté avec des choristes en blanc et argent, des figurants portant les drapeaux des 32 nations qualifiées. Puis, les chœurs ont égrené les noms des 32 pays, dans l’ordre alphabétique, terminant par un sonore South Africa hurlé par le stade de 95 000 places, alors presque plein.
Le premier président noir du pays, Nelson Mandela, avait demandé d’inclure dans le spectacle une chanson britannique intitulée Hope (espoir), qui devait être interprétée par le jeune ténor sud-africain Siphiwo Ntshebe. Mais celui-ci est décédé d’une méningite le 25 mai à l’âge de 34 ans et a été remplacé par le vocaliste Timothy Moloi. Mandela lui-même était absent vendredi, portant le deuil d’une de ses arrière-petites-filles morte dans la nuit, à l’âge de 13 ans, dans un accident de voiture. Mais un autre prix Nobel de la paix, un Sud-Africain, l’ancien archevêque anglican du Cap Desmond Tutu, dansait sur la tribune à 78 ans, un maillot des Bafana Bafana (l’équipe d’Afrique du Sud) passé par dessus le pull et un bonnet or et vert enfoncé jusqu’aux oreilles. Le Mondial pouvait commencer !

Source Liberté

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 08:10

Afrique du Sud - Des Springboks aux Bafana Bafana, vigueur sud-africaine : Comme Mandela, un pays debout…

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Bien que les inégalités existent toujours et la réconciliation nationale reste inachevée, le sport semble unir les Sud-Africains.

En 1991, le régime d’apartheid prend fin. Après plus de quarante ans de damnation, les Noirs sud-africains retrouvent leur voix éteinte par tant de répression, d’injustices et d’inégalités imposées par un régime qui fait de la ségrégation raciale la clé de voûte de la vie politique, sociale et économique du pays. Les principales lois qui fondaient la domination blanche sont abolies. Les populations noires, qui ont payé de leur sang quatre décennies de lutte, peuvent ainsi faire valoir tous les droits. Icône de la résistance contre l’oppression, Nelson Mandela retrouve sa liberté après 27 ans de prison et devient le premier Noir à accéder à la présidence de l’Afrique du Sud. Son premier objectif : réconcilier les Sud-Africains entre eux et tourner la page pour se consacrer définitivement à l’avenir. Mais comment ressouder une nation déchirée et divisée par un long règne ségrégationniste ? Nation arc-en-ciel composée de 79% de Noirs, 9,5% de Blancs, 8,9% de métis et 2,6% d’Asiatiques. Pour Mandela, il fallait donner l’exemple. « Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes... C’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres », disait-il.

Dans son discours d’investiture en 1994, Mandela s’engage à mener la réconciliation nationale pour que naisse « une société dont toute l’humanité sera fière ». Pour ce faire, tous les moyens sont bons. En Afrique du Sud, le rugby est un sport des Blancs. Mandela le sait. Il profite ainsi de l’organisation en 1995 par son pays de la Coupe du monde de Rugby pour rapprocher les races. Mandela réussit son coup grâce à la victoire des Springboks, surnom de l’équipe sud-africaine de rugby. Il refait le coup en 1996 lors de la Coupe d’Afrique des nations de football. Les Bafana-bafana, soutenus par les Noirs, remportent la coupe et suscitent la joie dans tout le pays. Ces deux victoires célébrées par tous les Sud-Africains jettent ainsi les premiers jalons de la réconciliation.

Mais le sport, s’il a rapproché un tant soit peu les Blancs des Noirs, n’élimine pas les inégalités persistantes. Au bout de son mandat présidentiel en 1999, Mandela laisse tout de même un pays stable. Mais la réconciliation reste inachevée. Le rugby demeure le sport des Blancs et le football celui des Noirs. Même si les Sud-Africains, toutes couleurs confondues, sont unis derrière leurs équipes nationales, quelle que soit la nature ethnique de leur composante. Aujourd’hui, le pays de Mandela, prix Nobel de la paix en 1993, accueille un événement planétaire, le Mondial, jamais organisé dans le continent africain. L’organisation de cet événement très suivi attire les regards sur la situation de ce pays, seul du continent à être industrialisé. Et voilà que les clichés négatifs refont surface.

Les inégalités se creusent

Sa désignation a, certes, été saluée par tout un continent. La responsabilité d’orchestrer l’événement le plus populaire de la planète doit changer le regard porté sur le pays organisateur. Mais dans le cas de l’Afrique du Sud, c’est le contraire qui se produit. Les médias du monde entier véhiculent, ces dernières années, l’image d’un pays qui n’arrive toujours pas à mettre un terme aux inégalités qui affectent encore une bonne partie de la population, essentiellement des Noirs. Selon les indicateurs de développement de la Banque mondiale, l’Afrique du Sud se classe au douzième rang des pays les plus inégalitaires sur 126 pays. Cette inégalité freine le développement et favorise la criminalité comme au Brésil ou en Colombie.

Un siècle de discrimination politique, sociale et économique a laissé des empreintes qui semblent irréversibles : une inégalité de revenus disproportionnée en fonction des origines raciales, ou encore un accès fort inégal aux services publics essentiels, tels que l’eau potable, l’éducation et les soins. Les séquelles de l’apartheid sont indélébiles. Cela s’ajoute au libéralisme économique qui n’épargne personne. Si la communauté noire dans sa grande majorité reste pauvre, la communauté blanche compte aussi des pauvres. Les foyers les plus riches, soit 10%, bénéficient de 45% des revenus, alors que 60% des foyers se partagent seulement 20% des revenus. Grâce à un réseau d’aide social très dense, la situation des plus pauvres tend à s’améliorer.

Mais tous n’y ont pas accès. Et souvent, ces aides demeurent insuffisantes pour ceux qui en bénéficient. La pauvreté a augmenté de 200% chez la population blanche. 10% des Blancs vivent avec seulement 1000 dollars par an, ce qui est loin de leur suffire pour manger à leur faim. L’idée d’allouer une somme de l’ordre de 80 euros sans condition à tous les Sud-Africains est reconnue comme l’une des solutions qui permettrait de faire reculer vraiment la pauvreté. Mais une allocation-chômage ne peut pas résorber le chômage et la croissance ne peut être tirée vers le haut que par l’emploi. Ainsi, pour de nombreux analystes, la solution se trouve dans la création massive d’emplois. Ce qui semble tout de même difficile dans un contexte de récession mondiale qui n’a pas épargné l’économie sud-africaine. Créer beaucoup d’emplois nécessiterait d’importants investissements et une forte implication de l’Etat, notamment dans l’éducation, la formation et la santé. L’industrie étant en difficulté, le commerce prend le dessus, devenant le premier créateur d’emplois.

Sida et insécurité

Les disparités exacerbent la pandémie du VIH dans ce pays qui compte 4,7 millions de personnes sidéennes. Un sidéen dans le monde sur six est Sud-Africain. Les femmes sont les premières victimes de cette fâcheuse et incurable maladie. Elles représentent plus de 60% des personnes infectées. Conjuguée à d’autres facteurs tels que la malnutrition et la déshydratation, cette maladie tue quotidiennement entre 600 et 1000 Sud-Africains.

La misère et le sida qui s’ajoutent à un taux de chômage de 24% forment un cocktail explosif. La répression politique est remplacée par la délinquance qui constitue d’ailleurs l’une des sources d’inquiétude pour le Mondial. Pour les années 2007 et 2008, les statistiques ont recensé quelque 240 000 cambriolages chez les particuliers, pas moins de 60 000 vols dans les magasins, les usines et les bureaux, près de 140 000 cas de dégradation lourde de matériel, ainsi que 18 487 assassinats et 18 795 tentatives de meurtre. Les violences se concentrent au Cap, à Durban, mais aussi à Johannesburg et à Pretoria. Ainsi, presque tous les habitants d’Afrique du Sud ont une fois dans leur vie fait l’expérience directe de la criminalité.

L’Etat sud-africain dispose pourtant de 200 000 policiers et de 60 000 militaires pour rétablir l’ordre et la sécurité, mais les agents de police sont généralement mal formés et mal payés. La police fait elle-même surveiller certains commissariats par des sociétés privées. Ces dernières, qui emploient 420 000 agents de sécurité privés, sont à ce jour chargées de la protection d’un million et demi d’entreprises et de foyers sud-africains. Cependant, nombreux sont les spécialistes qui affichent de l’optimisme quant à la réussite de cette première Coupe du monde en Afrique. En dépit de tous ces fléaux, l’Afrique du Sud a su relever le défi. Elle a déjà eu à organiser de grands événements internationaux dont la Coupe du monde du cricket en 2003 sans heurts ni incidents graves.

Sur le plan économique, l’Afrique du Sud, qui rencontre des difficultés structurelles, table sur ce Mondial qui va attirer 350 000 touristes pour donner un coup de fouet à sa machine productive. Le pays de Mandela reste tout de même la première économie du continent africain avec une croissance moyenne annuelle de près de 5%. Il représente un quart du PIB de toute l’Afrique. Il est l’un des premiers producteurs mondiaux d’or et de platine. Comme il dispose d’entreprises nationales prospères et très compétitives sur les marchés internationaux. La Bourse de Johannesburg figure parmi les dix premières au monde. Pays de 45 millions d’habitants, l’Afrique du Sud peut, encore une fois, marquer l’histoire du monde ne serait-ce l’espace d’une Coupe du monde.

Le peuple bafokeng

La nation Bafokeng est la communauté la plus importante en Afrique du Sud. Elle est aussi riche. C’est une tribu de 300 000 habitants qui aime à se présenter comme une nation. Et quelle nation ? Celle qui œuvre au quotidien à bâtir une Afrique du Sud forte. Le peuple des Bafokeng est né et vit dans la région du Rustenburg située dans la province du nord-ouest d’Afrique du Sud. Une région qui contient 75% des réserves mondiales de platinium. Les Bafokeng se distinguent par leurs grands investissements dans la construction d’infrastructures sportives. C’est la seule communauté qui dispose d’un grand stade de football répondant aux normes internationales et d’un luxueux centre d’entraînement qu’occupe actuellement l’équipe d’Angleterre. La nation Bafokeng contribue grandement au développement de la région par la construction de diverses infrastructures de base.|

Source El Watan M.A.O.

Le Pèlerin

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 08:03

Mondial de Football  Coup d’envoi aujourd’hui du Mondial : L’Afrique du Sud, capitale du monde

nelson mandela

La phase finale de la Coupe du monde de football débutera aujourd’hui en Afrique du Sud, avec une cérémonie d’ouverture que les organisateurs veulent exceptionnelle au somptueux stade Soccer City de Johannesburg.

Malgré la hantise de la sécurité, les Sud-Africains sont décidés à aller de l’avant et offrir à la planète de belles images d’un continent en plein essor. Avec la sublime Shakira qui interprétera, en guise d’ouverture, l’hymne officiel du Mondial 2010 et en présence du père spirituel de la nation arc-en-ciel, Nelson Mandela, les trois milliards de téléspectateurs verront une Afrique différente, belle et enchanteresse. L’Afrique du Sud sera tout simplement, un mois durant, la capitale de la planète. La compétition à présent. L’Afrique du Sud affrontera en match d’ouverture les redoutables Mexicains (15h), alors que l’Uruguay se mesurera à la France (19h30). Les deux matches se joueront au Soccer City. Quant à notre équipe nationale, le sélectionneur national, Rabah Saâdane, s’affaire à apporter les derniers réglages avant l’entrée en lice de ses hommes, dimanche, face aux coriaces Slovènes, à Polokwane (12h30).

Saâdane a donné les premières indications sur l’équipe qui jouera face à la Slovénie. Il a annoncé, dans la conférence de presse animée hier au camp de base de l’EN, la mise à l’écart de Yazid Mansouri. Celui-ci, sauf impondérable, est remplacé par Hassan Yebda, désormais opérationnel. Le brassard du capitanat va systématiquement au défenseur Antar Yahia. L’autre changement prévu par le staff technique concerne Abdelkader Ghezzal, peu efficace, relégué au banc des remplaçants. Djebbour, qui sera associé à Karim Matmour, prendra la place du joueur de Sienne. Des modifications décidées en fonction de la forme des joueurs. Ces modifications apporteront-elles le plus escompté au jeu des « Guerriers du désert » ? C’est ce que souhaitent, en tout cas, les Algériens qui suivront avec une grande attention la première sortie de l’Algérie dans ce Mondial après une absence de 24 années.

Source El Watan Kamel Y.

Le Pèlerin

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 07:45

Afrique-France, francophonie, union pour la méditerranée : Y a-t-il une politique maghrébine de la France

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Il est toujours délicat d’aborder la question des relations de la France avec le Maghreb sans subir la fatale réalité de l’équation histoire-commerce.

Y a-t-il une politique maghrébine de la France avec des objectifs stratégiques et un cadre institutionnel exclusivement franco-maghrébin en dehors des sommets France-Afrique, de la Francophonie ou tout récemment de l’Union pour la Méditerranée ? Une observation d’autres expériences de positionnement géopolitique renseigne sur la spécificité des rapports France- Maghreb. Ainsi l’Espagne, comme son histoire le lui avait commandé, anime depuis 20 ans un cadre institutionnel de dialogue, de concertation et de coopération ibéro-américain élargi au Brésil. Le Japon et les Usa sont présents dans leurs zones d’influence géostratégiques et y ont consacré ces vingt dernières années entre 25 et 30% de leurs investissements à l’étranger. Ils le font tant dans le cadre de l’aide publique au développement (APD) pour participer au développement de base, que pour s’ouvrir de nouveaux marchés et accroître leur influence politique. On peut encore citer l’engagement de l’Allemagne en Europe centrale, sa profondeur stratégique naturelle en dépit d’une mémoire douloureuse.

Le Maghreb a-t-il une part de responsabilité dans cette situation ?

Le Sud de la Méditerranée reçoit, pour sa part, à peine 3% des IDE de l’Union européenne. Si nous considérons l’absence de cadre multilatéral, alors la France n’a d’autres choix que d’établir avec nous une relation à la carte. Ce qui a conduit inévitablement à des traitements adaptés et par conséquent à des perceptions différentes dans l’opinion publique française. L’Algérie en souffre plus que ses voisins en raison de notre histoire commune. Ce cadre bilatéral traditionnel dans les relations entre Etats n’a pas échappé aussi, surtout par le passé, aux réseaux de groupes de pression et d’intérêts qui se sont substitué parfois aux institutions en France et au Maghreb. Il ne se présente pas comme une entité organisée sous une forme qui ferait de lui l’interlocuteur valable de la France sur les questions de développement et de sécurité régionale. Les Maghrébins n’ont pas pu dépasser leurs divergences pour favoriser une synergie en mesure de faire du Maghreb un ensemble et renforcer ainsi leurs capacités de représentation et de négociation. L’Union du Maghreb arabe scellée à Marrakech en février 1989 est venue d’en haut et révèle à quel point, dans notre région, on ne fait pas de concession au multilatéralisme qui réclame, comme les Occidentaux le savent bien, de partager une vision stratégique et d’envisager une communauté de destin. Conçue à l’origine pour favoriser l’intégration économique et la concertation politique, l’UMA n’a pas résisté aux égoïsmes nationaux. Entre 1994 et 1995, c’est-à-dire en pleine crise politico-sécuritaire algérienne, le Maroc et la Tunisie ont initié le dialogue politique avec l’OTAN et signé des accords d’association avec l’UE. Ils ont rompu ainsi la confiance qui constituait le principal socle qui a porté la volonté politique des chefs d’Etat au sommet de Zéralda en juin 1988. Il n’y a donc rien de plus faux que de penser que c’est la question du Sahara occidental qui bloque l’UMA pour au moins deux raisons. La première est que ce conflit précède de 14 ans la naissance de l’UMA, la seconde est que tous les dirigeants du Maghreb, y compris ceux du Maroc, s’accordaient à penser que ce cadre était de nature à favoriser son règlement.

Les relations algéro-françaises sont-elles le catalyseur ou un facteur de ralentissement des relations franco-maghrébines ?

Un des paradoxes de ces relations fait que l’Algérie, depuis bien avant son occupation en 1830 par les Français à ce jour, entretient les relations politiques et économiques les plus denses avec la France. Celle-ci est le premier fournisseur de l’Algérie avec 3,32 milliards USD durant les cinq premiers mois de cette année, ce qui représente près de 5% de ses exportations globales. Elle reste le premier partenaire commercial de l’Algérie, en Afrique et dans le monde arabe et son troisième client dans le monde alors que nous entretenons les rapports politiques les plus instables. Les relations ont souvent été les otages d’un passé devenu permanent et peinent à établir une relation apaisée en raison d’un héritage mémoriel contradictoire. Mais la communauté des nations se construit aussi en tenant compte de l’avenir. Les deux Etats ont bien essayé. On peut citer des opportunités ratées qui ont été nourries de l’esprit projet du traité d’Amitié du président Chirac et les visites du président algérien à Verdun en 2000 et sa présence en 2004 aux cérémonies du soixantième anniversaire du débarquement en Provence.

L’Union pour la Méditerranée, idée française, favorise-t-elle une relation privilégiée France- Maghreb ?

Il y a une situation paradoxale dans nos rapports que ni la géopolitique, ni la géoéconomie modernes n’expliquent : comment un lobby de rapatriés peut-il infléchir une relation naturellement commandée par les intérêts géostratégiques de la France ? Difficile alors de croire que la classe politique française la plus influente ne porte pas un regard positif sur la colonisation. L’Union pour la Méditerranée très volontariste à l’origine est en train de prendre forme sur les restes du processus de Barcelone. Par beaucoup d’aspects, elle reproduit les mêmes ambitions et les mêmes risques de dommages collatéraux : – La première, c’est la crainte que cette initiative devienne l’otage du conflit du Moyen-Orient comme le processus de Barcelone. A ce titre, elle fera diluer le Maghreb dans un ensemble, dans lequel il n’aura pas un rôle prépondérant, d’autant que la diplomatie occidentale s’active traditionnellement à trouver des espaces supplémentaires de nature à réduire l’isolement diplomatique d’Israël dans le monde musulman. – La seconde est que l’UPM est perçue aussi comme une parade destinée à évacuer la question de l’adhésion de la Turquie à l’UE. Les réserves de la France sur la question turque renforcent cette thèse. Si nous considérons cette question dans sa dimension géopolitique, la consolidation de la position de la Turquie est nécessaire, car elle favoriserait l’émergence d’un Islam moderne aux portes de l’Europe et de l’Asie. – La troisième concerne la question du financement des projets qui se pose avec acuité en raison, notamment, de la crise financière de l’UE. Sur cet aspect, l’Allemagne et l’Italie avaient déjà deux ans auparavant marqué leur scepticisme et donné des signaux décourageants. Enfin, si nous observons avec pragmatisme les initiatives en direction du Sud, le cadre des 5 + 5 (Europe méridionale + Maghreb) est, à ce jour, celui qui a donné le plus de réalisations concrètes sur les questions de concertation politique et de sécurité régionale. La France dans sa politique avec le Maghreb doit tenir compte du fait que leadership mondial n’est pas figé et que nous assistons à un retour de l’histoire avec la ré-émergence de la Chine.

Dans notre région, la Chine s’impose de plus en plus comme un partenaire avec lequel il faut compter. A titre d’exemple, les échanges de l’Algérie sont certes stables avec l’Europe et représentent près de 70%, mais la part de la Chine a augmenté de 42%, celle de la Corée de 28% et celle du Brésil de 20%, ces deux dernières années. La désoccidentalisation du monde est une réalité du XXIe siècle dans laquelle la Chine, l’Inde et le monde musulman apparaissent comme des acteurs incontournables et les 12% d’individus vivant en Occident commencent peu à peu à comprendre comment les autres 88% conçoivent le monde. La France, puissance d’influence mondiale, dispose de tous les éléments pour mesurer à quel point l’Occident n’a plus le monopole de l’histoire. Alors peut-on valablement penser que ses relations avec le Maghreb n’en seront pas affectées ? Repenser ces relations en tenant compte de ces nouvelles réalités mondiales est un gage de leur qualité et de leur pérennité.

Intervention au cours du 2e Festival de géopolitique et de géoéconomie organisé, les 28, 29 et 30 mai, par l’Ecole de management de Grenoble (France) sur les relations France- Maghreb.

Source El Watan  Abdelaziz Rahabi

Le Pèlerin

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