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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 06:30

Vers un début de retrait des forces françaises

 Hollande accueilli avec ferveur a Tombouctou

 

Trois semaines après le début de l'intervention Serval au Mali, François Hollande est sur place. Il profite de ce voyage pour saluer et soutenir ses troupes sur le terrain. Des troupes qui ont réussi à remonter jusqu'au nord du Mali, qui était devenu le bastion de plusieurs groupes terroristes, sans rencontrer une grande résistance.

Le président français, accompagné de ses ministres de la Défense, Jean-Yves le Drian, des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et du Développement, Pascal Canfin, a atterri hier  matin à Sévaré. Une ville qui a longtemps été située sur la ligne de front… Il y a retrouvé le président malien de transition, Dioncounda Traoré. Lors d’un passage à Tombouctou dans le Nord où il a été accueilli avec ferveur par la population, le chef de l’État français a indiqué : «Depuis le 11 janvier, nous avons déjà accompli beaucoup de travail, il n’est pas encore complètement terminé. Cela va prendre encore quelques semaines, mais notre objectif est de passer le relais. Nous n’avons pas vocation à rester.» Face aux forces françaises sur place, il a ajouté : «Le combat n’est pas terminé. (...) Nous serons aux côtés des autorités maliennes pour finir cette opération.» Il était ensuite attendu à Bamako, la capitale du pays, pour un déjeuner de travail, qui doit permettre de préparer l’intervention des forces africaines de la Misma, la Mission de soutien pour le Mali, qui doit remplacer progressivement les Français. Préparer également l’après-guerre, la transition démocratique et le retour de l’aide. Autant de sujets qui devaient être développés lors du discours que le président français prononcera en fin d’après-midi au cœur de la capitale malienne, sur la symbolique Place de l’Indépendance. Les Maliens, enthousiastes à l’idée d’accueillir celui qu’ils appellent leur «chef de guerre» ou encore leur «libérateur», sont attendus par milliers. Le président appellera les pays africains à prendre le relais de la France auprès de l’armée malienne, après trois semaines d’opération contre les groupes armés islamistes. «Je vais au Mali (...) pour dire à nos soldats tout notre soutien, tous nos encouragements, toute notre fierté, (...) pour permettre que «les Africains viennent le plus vite possible nous rejoindre et leur dire que nous avons besoin d’eux pour cette force internationale», a déclaré François Hollande. Le président français, qui espère capitaliser sur ses succès militaires et devrait recevoir un accueil triomphal au Mali, pourrait aussi annoncer un début de désengagement français. Un discours était prévu hier dans la soirée. Plus de 3 500 soldats français sont déployés sur le terrain après trois semaines d’opérations contre les groupes terroristes armés. «Je vais au Mali aussi pour qu’il y ait un dialogue politique qui puisse permettre que le Mali, après avoir chassé les terroristes, puisse retrouver la stabilité et l’esprit de concorde», a ajouté François Hollande en allusion à la crise née du coup d’Etat de mars 2012 et aux divisions de la société malienne autour de la question touareg. François Hollande a aussi dénoncé lors de sa visite à Tombouctou la «barbarie» des groupes islamistes armés qui ont occupé pendant des mois le nord du Mali, multipliant les exactions. «Il y a vraiment une volonté d’anéantir. Il ne reste rien», a-t-il constaté, en visitant avec l’imam de la grande mosquée de Tombouctou deux mausolées de saints musulmans détruits par les terroristes.

Avancée «spectaculaire» selon les USA

Les forces françaises au Mali ont progressé de façon spectaculaire face aux groupes islamistes armés, a estimé Leon Panetta, secrétaire américain à la Défense, mais le défi à venir –s’assurer que les pays africains puissent prendre le relais – est immense. «Elles (les forces françaises) ont progressé de façon spectaculaire. Je salue leur travail. Elles ont progressé beaucoup plus vite que ce que nous avions anticipé», a déclaré

Panetta, trois semaines après le lancement de l’opération militaire française. Panetta, qui s’apprête à quitter la vie publique après avoir successivement dirigé la CIA (2009-2011) puis le Pentagone (depuis juillet 2011), estime que, à l’image de ce qui se passe en Afghanistan, la difficulté centrale réside dans la façon dont les forces quitteront le pays. «Dans la plupart des conflits dans lesquels vous vous engagez, le défi auquel vous faites face n’est pas seulement comment mener à bien la mission que vous vous êtes fixée, mais aussi comment vous retirer du conflit», souligne-t-il. «Nous avons été confrontés à cela en Irak, en Afghanistan et les Français vont maintenant y être confrontés au Mali. La clé est de le faire de telle façon que le pays dans lequel vous vous trouvez soit, in fine, en position de prendre en charge la sécurité», explique-t-il. «C’est la clé en Afghanistan et ce sera la clé au Mali (...). Et cela va demander beaucoup de travail». «Nous faisons tout ce que nous pouvons à travers pour essayer de travailler avec les pays de cette région afin de s’assurer qu’Aqmi soit non seulement affaibli mais aussi, à terme, vaincu», a assuré Panetta.

Traoré, un président au devant de la scène

C’était le 21 mai dernier. Les images montraient un président malien tabassé, le visage tuméfié, le regard vague. Dioncounda Traoré était alors passé tout prêt de la mort, lynché par des manifestants qui lui contestaient sa légitimité de chef du Mali. Mais l’eau a coulé depuis sous les ponts de Bamako. Son encombrant Premier ministre, Cheikh Modibo Diarra, a laissé sa place à un serviteur de l’Etat. Les turbulents militaires de Kati se sont, pour le moment, calmés. Et la France a répondu à son appel de venir repousser le danger islamiste. Depuis début janvier, donc, Dioncounda Traoré va mieux. Selon l’un de ses conseillers, il a retrouvé son espace de pouvoir. C’est lui qui porte le pays aujourd’hui. Un signe qui ne trompe pas : le président malien ose prendre des risques. Jeudi matin sur les ondes de RFI, il annonce ainsi qu’il est prêt à négocier avec le MNLA, le groupe armé touareg honni par de nombreux Maliens. Selon ses proches, Dioncounda Traoré ne se déjuge pas, mais il sait qu’«il y a des compromis à faire au nom de la reconstruction du pays et de la réconciliation». Le dialogue politique est désormais son credo et l’organisation des élections, sa priorité. Il se dit convaincu que les élections peuvent avoir lieu en juillet. Un optimisme et une nouvelle énergie qui doivent toutefois beaucoup à la réactivité militaire et politique de Paris.  

Source Le Jour d’Algérie Mehdi Aït Mouloud 

Le Pèlerin

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 07:13

Mali - Liberté, j'écris ton nom sur les murs de Gao ! 

Arrivee-a-Gao.jpg

 

Certains habitants de Gao et Tombouctou tentent ou tenteront de prendre leur revanche sur ceux qu'ils considèrent comme des «collabos» des terroristes. Dépassements prévisibles et coutumiers en fin d'occupation, qu'il faut bien sûr condamner, mais qui sont loin du conflit ethnique imaginé par certains. 
Ces actes localisés ne peuvent cacher les belles images des enfants respirant, pour la première fois depuis longtemps, l'air de la liberté ! Ni ces instantanés, entrés dans l'histoire, des jeunes déchirant les tenues de la police islamiste synonyme d'horreur. Je suis heureux pour ces mômes, pour les couples qui ne seront plus flagellés, pour les petits délinquants (peut-être aussi des innocents) qui échapperont désormais à l'amputation. Je suis heureux de voir la République du Mali étendre son autorité sur l'intégralité de son territoire ! Et si certains, chez nous, font la moue, c'est qu'ils auraient voulu que le drapeau noir des terroristes continue de flotter dans le ciel du Nord-Mali ! 
maamarfarah20@yahoo.fr 
«Derniers de notre groupe, zéro victoire, 5 buts encaissés... Que c'est beau ! Et si les jeunes ne sont pas sortis pour fêter “ça”, c'est certainement à cause du froid !» 
(Tata Aldjia)

Source Le Soir d’Algérie

maamarfarah20@yahoo.fr 

Le Pèlerin

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 06:35

La Conférence des donateurs pour le Mali a recueilli plus de 455 millions de dollars

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Ces fonds sont destinés aux besoins militaires et humanitaires de ce pays, a annoncé mardi le Commissaire de l'Union africaine (UA) à la Paix et la Sécurité, M. Ramtane Lamamra.

« Le montant global qui a été promis ici atteint 455,53 millions de dollars », a déclaré M. Lamamra qui participe à la réunion d'Addis Abeba visant à financer le déploiement de la force militaire africaine (Misma) au Mali ainsi que la restructuration de l'armée malienne.

D' « importantes contributions » en soutiens matériels, par exemple en équipements militaires et formations de soldats, ont également été recueillies, a indiqué le Commissaire.

La Guinée équatoriale a promis de fournir le carburant de l'ensemble des troupes africaines déployées au Mali. Ces contributions « en nature » n'ont pu être chiffrées précisément dans l'immédiat, a-t-il souligné.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait estimé à environ 960 millions de dollars, les besoins globaux, englobant ceux de la Misma et ceux des forces de défense et de sécurité maliennes.

Le président en exercice de la Cédéao et chef d'Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a assuré que « commencer avec 455 millions de dollars est un grand succès ».

Concernant la différence budgétaire qui manque au total, il a indiqué « nous pensons que nous obtiendrons le montant dont nous avons besoin au cours de l'année ». Une cinquantaine de pays et organisations internationales étaient réunies mardi à Addis Abeba, siège de l'UA.

La force africaine au Mali est destinée à épauler puis prendre le relais d'un contingent français envoyé le 11 janvier en urgence pour contrer une offensive terroriste sur la capitale malienne Bamako.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 00:17

Brésil - Sauvé par l'odeur du vagin de sa femme

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Un couple faisant l'amour.

 

C'est une histoire qui pourrait prêter à sourire si on avait pas intenté à la vie d'un homme. En effet, un Brésilien, que sa femme voulait empoisonner, a été sauvé par l'odeur du vagin de celle-ci.

Les faits se sont déroulés à Brasilia, la capitale du Brésil. Une quadragénaire a voulu tuer son mari à coup de cunnilingus empoisonné. Pour ce faire, la femme a enduit son vagin de poison. Elle a ensuite conduit son mari dans la chambre, lui demandant un rapport bucco-génital. Le stratagème aurait pu fonctionner si le poison n'avait pas émis une odeur suspecte.

Interpellé par les effluves dérangeantes venues du vagin de son épouse, l'homme l'a conduite à l'hôpital. Les examens ont révélé qu'elle avait versé du poison dans son vagin. L'homme a déposé plainte pour tentative d'assassinat.

Source La Dépêche du Midi 

Le Pèlerin

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:21

Où sont donc ces terroristes du Nord-Mali ?

Mali-intervention

Après Gao, les troupes françaises et maliennes viennent de reprendre la ville mythique de Tombouctou, avec une rapidité surprenante. Pas une seule victime parmi les forces françaises, hormis une perte subie les premiers jours de l'intervention. Peu d'informations sur les djihadistes qui occupent le Nord- Mali, dont le danger justifie aujourd'hui l'intervention militaire de la France. Que font les terroristes ? Où sont-ils cachés ? 

Que de bonnes nouvelles du Front ! Gao est tombée, Tombouctou aussi. Des frappes aériennes, un parachutage, une colonne blindée qui avance... L’aéroport est pris puis un pont stratégique sur l’immense fleuve Niger. L’affaire est bouclée. Les terroristes qui

«écument» le Sahel depuis quelques années n’ont opposé aucune résistance contre les forces françaises. Les responsables français ne cessent d’annoncer que des bastions des djihadistes ont été attaqués au Nord, sans faire de victimes ni d’un côté ni de l’autre ! Alors que les soldats français ont reconquis samedi Gao, bastion islamiste situé à 1 200 km au nord-est de Bamako, et se rapprochaient de Tombouctou, images et informations en provenance de la ligne de front se faisaient toujours rares et restaient essentiellement fournies par l’armée. Aucune image des zones bombardées n’est diffusée, et le spectateur ne voit, sur le petit écran, que les foules en liesse des villes reconquises, courir derrière les blindés, drapeau tricolore en main!  Mais la réalité est bien différente ? Le journal «The Independent» a publié hier, une enquête, une première, sans doute, qui fait état d’un bilan peu honorable, pour la France, des pertes civiles provoquées par les bombardements de Kona. «12 civils ont été tués, au cours d’un raid d’hélicoptère», affirme l’un des habitants de la ville. «Au nombre des victimes, figuraient, entre autres, trois enfants d’une même famille et leur mère». Selon ce témoignage, le pilote de cet hélicoptère a été également tué, au cours de ce raid. Il est le seul français dont la mort a été officiellement reconnue par les autorités de Paris. Les médias français ne parlent que de cette guerre. Mais que montrent-ils? Force est de constater que très peu d’images ou de photos de la guerre proprement dite circulent sur les écrans de télé et dans les journaux. Les centres urbains de la zone occupée par les rebelles tombent les uns après les autres, après des raids aériens, apparemment sans combat, à une vitesse surprenante. Pourtant, au début de la guerre, le ministre de la Défense français avait affirmé que les terroristes, visiblement équipés par les armes libyennes, sont très lourdement armés et très bien entraînés pour faire face à n’importe quel assaut militaire. Sur le terrain, il n’en est rien. Ces mêmes terroristes n’ont mené aucun combat contre les soldats français. François Hollande, le président français, avait estimé le nombre de terroristes à 6 000, représentant les différents groupes qui contrôlent le Nord-Mali, à savoir le Mujao, Aqmi et Ansar Dine. Le coordinateur européen de la lutte antiterrorisme a, dans un entretien accordé à l’AFP, révélé que le nombre de djihadistes, présents au Sahel, est évalué «entre 500 et 1 000 environ» par les services de renseignement. Dont «un tiers d’entre eux est réellement motivé idéologiquement et prêts à mourir», et le reste étant composé d’individus ayant «rejoint les groupes pour d’autres raisons, financières ou locales». Qui croire ? 

Chercher Aqmi dans ses sanctuaires

Plus d’une semaine après que les armées françaises et maliennes en ont chassé les djihadistes, une trentaine de journalistes ont pu hier visiter la ville de Konna lors d’un voyage organisé par les militaires maliens. Cependant, beaucoup de questions restent sans réponse quant au sort des terroristes «disparus». Se sont-ils repliés dans le Nord pour mener une guerre d’usure ? Ont-ils jeté leurs habits de combattants djihadistes pour se fondre dans la population afin de mener une guerre asymétrique à travers des attentat, voiture piégée ou kamikaze, à Bamako, Gao ou Tombouctou? Dans ce cas de figure, la France aura du mal à les traquer. La France ira-t-elle seule déloger Aqmi de ses sanctuaires montagneux à l’extrême nord du Mali?  La question était à l’ordre du jour d’un nouveau Conseil restreint, à l’Elysée, hier matin, quelques heures après la reprise de Gao et Tombouctou, dont les accès ont été contrôlés par les forces spéciales au cours d’une opération nocturne d’envergure. Celle-ci a mobilisé tous les moyens disponibles, et notamment cinq avions tactiques transportant des parachutistes. Hier, 3 500 hommes étaient ainsi déployés sur le terrain, l’opération Serval mobilisant au total 4 500 militaires, un énorme effort pour l’outil militaire français. Jusqu’à présent, le plan français se déroule comme souhaité, assurent les officiels à Paris. Après avoir réussi à stopper l’offensive coordonnée lancée le 10 janvier à Konna par Ansar Eddine, Aqmi et le Mujao, il s’agissait de repousser les groupes vers le nord du Mali. Le président François Hollande avait donné, le 25 janvier, comme objectif de «prendre la boucle du Niger en quarante-huit heures, c’est fait», a annoncé le porte-parole de l’état-major. Dix-sept jours après les premières frappes aériennes françaises, le dispositif militaire international se précise : les états-majors se mettent en place à Bamako et dans les pays voisins et les premières unités de la force africaine, la Misma, s’installent sur le terrain.

Le MNLA dit avoir repris Kidal

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), groupe armé touareg, annonce avoir repris la ville et la région de Kidal, au nord-est, et se dit prêt à lutter contre les «terroristes». Le représentant du MNLA en Europe, Moussa ag Assarid, affirme que son mouvement a repris la ville et la région de Kidal, au nord-est du Mali. «Nous contrôlons la ville de Kidal, ainsi que les villes voisines comme Tessalit et In Khalil», a déclaré hier le responsable au «Figaro». «Notre mouvement s’inscrit dé-sormais dans la lutte contre les terroristes», ajoute-t-il. Les combattants du MNLA ont repris le terrain sans rencontrer de résistance, selon Moussa ag Assarid. «La population est avec nous», assure-t-il.

Selon d’autres sources, des dirigeants d’Aqmi et d’Ansar Dine, qui se seraient réfugiés à Kidal après la chute de Gao et l’offensive franco-ma-lienne sur Tombouctou, se cacheraient maintenant dans les montagnes avoisinantes.

Des dissidents d’Ansar Dine, qui ont quitté leur groupe il y a quelques jours, pourraient aussi s’être retournés contre eux. Si la reprise de Kidal par le MNLA se vérifie, cette nouvelle donne va encore compliquer le conflit dans lequel la France s’est engagée il y a deux semaines. Les Touaregs du MNLA ont été à l’origine des événements en conquérant une partie du Mali en 2012, mais ils ont été rapidement supplantés par les djihadistes, étrangers ou Touaregs. Le MNLA avait récemment annoncé son retour dans la guerre, avec la volonté de se battre contre les terroristes. Mais il se trouve aussi «en état de belligérance» avec l’armée malienne soutenue par la France, dit le représentant du MNLA. «Nous ne demandons pas le départ de l’armée française, nous l’approuvons quand elle lance des frappes ciblées. Mais pas quand elle ramène l’armée malienne sur notre territoire, où elle a déjà commis des exactions, aidée par des milices ethniques», ajoute Moussa ag Assarid.

Source L’Expression Mehdi Ait Mouloud

 Le Pèlerin

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 08:01

Après Gao, Kidal et Tombouctou

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Après avoir repris la ville de Gao, les troupes françaises et maliennes seraient à quelques encablures de Tombouctou. L'aviation française poursuit les bombardements des positions des groupes terroristes à Kidal, mais images et informations de cette guerre, restée à l'écart des medias, sont toujours rares.

Après avoir repris Gao  samedi, les forces françaises et maliennes sont maintenant en route pour Tombouctou. Une colonne de soldats français et maliens se dirigeait hier vers la cité mythique de Tombouctou. L’aviation française a aussi bombardé des positions islamistes dans leur fief de Kidal, à 1 500 km de Bamako, alors que des sources font état depuis plusieurs jours d’un repli des combattants islamistes dans les montagnes de cette région, dans l’extrême nord-est malien. Soldats français et maliens progressaient parallèlement par voie terrestre sur un autre front, en direction de Tombouctou, ville-phare de l’islam en Afrique, à 900 km au nord-est de Bamako. Les «troupes françaises et maliennes seront bientôt près de Tombouctou», a assuré samedi le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault. «Ils ont passé Niafounké et depuis avant-hier soir ils sont aux portes de Tombouctou», a expliqué une source militaire malienne, citée par l’agence Reuters. Les militaires français et maliens se sont arrêtés aux abords de la ville et n’ont jusqu’à présent rencontré aucune résistance de la part des rebelles islamistes présents à Tombouctou. Plus au nord, l’aviation française a bombardé des positions islamistes à Kidal et sa région. «Ces frappes ont notamment touché la maison de Iyad Ag Ghaly à Kidal (le chef d’Ansar Eddine) et un camp militaire dans la même ville», a précisé à l’AFP une source malienne de sécurité. Une information confirmée, toujours à l’AFP, par un élu de la région. Kidal et sa région sont le fief d’Ansar Eddine, dirigé par Iyad Ag Ghaly, ex-militaire et ex-figure des rébellions touareg des années 1990 au Mali. Des soldats maliens, tchadiens et nigériens étaient en cours de déploiement dans la ville de Gao, ville du nord du Mali, reprise la veille par les forces françaises et maliennes des mains des terroristes, a annoncé dimanche le porte-parole de l’état-major des armées françaises. Selon le colonel Thierry Burkhard, qui s’exprimait à la radio Europe 1, ces forces africaines ont été projetées par voie aérienne sur l’aéroport de Gao, pris par les forces spéciales françaises. «Au cours d’une action combinée dans la nuit de ven-dredi à samedi, des forces spéciales et de frappes aériennes, l’aéroport et un pont stratégique sur le Niger, à quelques kilomètres de Gao (1 200 km au nord-est de Bamako) ont été pris», a-t-il dit. Plus de 6 000 soldats ouest-africains et tchadiens doivent à terme être déployés au Mali pour prendre le relais de l’armée française, mais ils n’arrivent qu’au compte-gouttes et leur déploiement est ralenti par de sérieux problèmes de financement et de logistique. Seuls 2 000 d’entre eux sont aujourd’hui stationnés au Mali et au Niger.

L’UA salue l’action de la France

L’Union africaine, réunie dimanche en sommet à Addis- Abeba, a déploré, par la voix de son président sortant, sa propre lenteur à agir pour «défendre» le Mali et «salué» l’intervention militaire française sur le terrain. «Je tiens à saluer la France qui, face aux délais de réaction extrêmement longs de l’Union africaine et de la communauté internationale, a pris les devants et fait ce que nous aurions dû faire depuis longtemps pour défendre un pays membre», a déclaré le président béninois Thomas Boni Yayi, avant de passer la présidence tournante de l’UA au Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn. Le dirigeant béninois a encore fait part de sa «profonde reconnaissance» au président français, François Hollande, pour sa «décision salutaire» d’envoyer l’armée française au Mali. La situation au Mali, qui fera encore l’objet d’une conférence de donateurs internationaux mardi dans la capitale éthiopienne, promet de dominer les débats, même si peu de décisions concrètes nouvelles sont attendues : vendredi, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA a déjà décidé d’augmenter à près de 6 000 hommes les effectifs de la force africaine au Mali et a pressé le Conseil de sécurité de l’ONU de fournir une aide logistique «temporaire» d’urgence pour accélérer son déploiement.

L’aide des Etats-Unis

Les Etats-Unis ont accepté de ravitailler en vol les avions de combat français intervenant au Mali, a annoncé samedi 26 janvier l’armée américaine. Paris avait demandé il y a plus de deux semaines à Washington de mettre des avions-ravitailleurs à la disposition des appareils français en mission au Mali. Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta vient d’approuver cette requête, a indiqué le porte-parole du Pentagone George Little. Leon Panetta a appelé samedi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian pour discuter des modalités du soutien militaire américain, avec pour objectif «de priver les terroristes d’un refuge au Mali». Le secrétaire américain «a informé le ministre Le Drian que le commandement militaire américain pour l’Afrique soutiendra l’armée française en conduisant des missions de ravitaillement en vol pendant la poursuite des opérations au Mali», poursuit le communiqué, sans plus de précisions. Vendredi, le président américain Barack Obama avait exprimé son soutien à son homologue français François Hollande qui a «pris la tête des efforts internationaux pour priver les terroristes d’un refuge au Mali», lors d’une conversation téléphonique. Outre les avions gros porteurs C-17, finalement mis à disposition à titre gracieux, les Etats-Unis fournissent à Paris un soutien en matière de renseignements à l’aide de leurs satellites et vraisemblablement de drones.

Source Le Jour d’Algérie Mehdi Ait Mouloud

Le Pèlerin

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 07:01

La joie de la liberté retrouvée… !

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Des milliers d'habitants ont salué dimanche les soldats français et maliens aux cris de «Mali, Mali, France, France»...

Les habitants de Gao, la plus grande ville du Nord-Mali reprise samedi par les forces françaises et maliennes, ont dansé dans les rues dimanche au son des tambours, pour célébrer la libération de la ville.

Gao, à 950 km environ au nord-est de Bamako, est avec Tombouctou et Kidal l'une des trois grandes villes du Nord-Mali tombées sous la coupe des islamistes à la suite du coup d'Etat militaire de mars 2012 dans la capitale.

«Mali, Mali, France, France»

Les islamistes d'Ansar Dine et du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) avaient interdit à ses habitants d'écouter de la musique et de fumer des cigarettes, avaient imposé le voile aux femmes, et n'hésitaient pas à couper les mains des voleurs.

Des milliers d'habitants ont salué dimanche les soldats français et maliens aux cris de «Mali, Mali, France, France». Dans la foule, beaucoup fumaient, les femmes ne portaient pas le voile, et certains hommes avaient revêtu des shorts en signe du mépris porté à la charia.

Des jeunes à mobylette arboraient les drapeaux du Mali, de la France et du Niger, dont les soldats ont permis de sécuriser la vieille ville sur le fleuve Niger.

Nous pouvons maintenant respirer librement

«Nous pouvons maintenant respirer librement, a déclaré Hawa Toure, 25 ans, vêtue d'une robe africaine traditionnelle colorée, interdite sous la charia en raison de son décolleté trop osé. Aujourd'hui, nous sommes aussi libres que le vent. Nous remercions tous nos amis dans le monde qui nous ont aidés», a-t-elle ajouté.

Le colonel de l'armée malienne Didier Dako a proclamé la ville «libérée». «Je remercie la France et tous les pays amis d'avoir aidé le Mali», a-t-il déclaré à la foule.

Des jeunes de Gao ont néanmoins indiqué que des rebelles islamistes et leurs sympathisants se trouvaient toujours dans les environs de la ville. «Même hier, nous en avons trouvé un qui se cachait dans une maison. Nous lui avons coupé la gorge», a dit un homme sous le sceau de l'anonymat. «Aujourd'hui, nous en avons trouvé un autre et nous l'avons amené à l'armée.»

Les organisations de défense des droits de l'homme ont exprimé leurs craintes de représailles sanglantes à l'encontre des Maliens du Nord, à la peau plus claire, soupçonnés d'avoir sympathisé avec les islamistes, qui comptent beaucoup de Touaregs et d'Arabes dans leurs rangs.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:15

Trop tard, les Réformes...!

Dimitri-Medvedev-lache-Assad.jpg

 

La Russie, dans une rare attaque contre son allié syrien, a accusé dimanche le président Bachar al-Assad d'avoir commis une "erreur peut-être fatale" en retardant les réformes dans le pays meurtri par près de deux ans de guerre.

des opposants qu'il veut impliquer dans le dialogue national auquel a appelé M. Assad, en suspendant toute poursuite judiciaire contre eux. Mais presque tous les membres de l'opposition sont hostiles à un dialogue parrainé par le pouvoir.

Face aux combats qui continuent de faire rage dans le pays entre rebelles et soldats, la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, a discuté à Damas des moyens de distribuer l'aide humanitaire à environ quatre millions de Syriens qui en ont grandement besoin.

Le blocage politique et diplomatique est entier en Syrie où plus de 60.000 personnes ont péri selon l'ONU depuis le début de la révolte populaire en mars 2011, qui s'est transformée en conflit armé face à la répression menée par le régime.

M. Assad "aurait dû agir beaucoup plus vite et inviter l'opposition pacifique qui était prête à s'asseoir à la table des négociations avec lui. C'est une grave erreur de sa part, peut-être fatale", a déclaré le Premier ministre russe Dmitri Medvedev.

"Il me semble que ses chances de maintien (au pouvoir) s'amenuisent de jour en jour", a-t-il dit dans une interview à la chaîne CNN réalisée en marge du Forum de Davos, dont l'intégralité a été publiée sur le site du gouvernement russe.

M. Medvedev, dont le pays est l'un des derniers soutiens du régime syrien auquel il livre des armes, a souligné avoir essayé de convaincre en personne le président de dialoguer avec l'opposition, en vain.

Mais il a réaffirmé la position de Moscou selon laquelle seul le peuple syrien peut décider du sort de M. Assad, dont les Occidentaux, la Turquie et plusieurs pays arabes réclament le départ. Il a aussi répété que Moscou n'œuvrait pas pour son maintien au pouvoir.

Le 6 janvier, M. Assad a proposé un plan de règlement prévoyant la fin des opérations militaires, suivie d'un dialogue national sous l'égide de son gouvernement. L'opposition à l'extérieur et celle tolérée à Damas l'avaient rejeté.

Dimanche, le Conseil supérieur de la justice syrien a annoncé que "toutes les poursuites judiciaires cesseraient contre les forces et personnalités politiques de l'opposition qui participeront au dialogue national", pour lequel aucune date n'a été annoncée, et qui seront "désignées" par le pouvoir.

La veille, le ministre de l'Intérieur Mohammad al-Chaar avait dit que toutes les facilités seraient accordées aux opposants installés à l'étranger qui souhaitent rentrer en Syrie pour le "dialogue national".

Sur le terrain, les combats sur plusieurs fronts dont celui de Damas et les bombardements de l'artillerie lourde et de l'aviation du régime ne connaissaient aucun répit, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les violences ont entraîné la fermeture d'une autoroute stratégique qui relie Damas à Deraa (sud), a indiqué l'ONG, en faisant état d'un bilan provisoire de 67 personnes tuées dimanche dans le pays -24 civils, 19 rebelles et 24 soldats.

Alors que le Liban et la Jordanie réclament des aides urgentes pour faire face aux flux des réfugiés syriens, un responsable iranien a affirmé à Amman que son pays était prêt à aider et une délégation de la Ligue arabe à Beyrouth a obtenu l'assurance que les frontières resteraient ouvertes.

Une réunion de donateurs internationaux est prévue le 30 janvier au Koweït pour mobiliser l'aide humanitaire en faveur des civils syriens.

Quelque 600.000 personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins, a indiqué l'ONU qui s'attend à ce que leur nombre atteigne 1,1 million d'ici à juin si le conflit ne cesse pas

Source MSN  / AFP.

Le Pèlerin

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 05:11

La Côte d'Ivoire domine la Tunisie 3 à 0

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La Côte d'Ivoire s'est imposée largement face à la Tunisie 3 à 0 (mi-temps : 1-0), samedi au stade Royal Bafokeng de Rustenburg (Afrique du Sud) pour le compte de la 2e journée du groupe D de la coupe d'Afrique des nations 2013 de football (CAN-2013).

Les buts de la rencontre ont été inscrits par Gervinho à la 21e minute de jeu, Yaya Touré (87e) et Didier Ya Konan (90e).Grâce à ce succès, les "Eléphants" ivoiriens prennent seuls les commandes du groupe D avec 6 points, devant les "Aigles de Carthage" tunisiens qui comptabilisent 3 unités.

Les deux autres équipes du groupe, l'Algérie et le Togo, avec 0 point chacun, s'affronteront à partir de 19h00 sur la pelouse du Royal Bafokeng stadium de Rustenburg.

Source l’Expression

Le Pèlerin

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 12:27

Les Français en seconde ligne

Guerre du Mali on file vers le nord

 

Onze jours après le début de l'intervention militaire française (...) le chef d'état-major de l'armée malienne n’a estimé que la «libération» de Gao et Tombouctou (...) pourrait «ne pas prendre plus d'un mois».

Les soldats maliens patrouillaient hier à Diabali, dans l'ouest du Mali, dont l'armée française s'est retirée au lendemain de la reprise de cette localité et de celle de Douentza, dans le centre, qui étaient tombées aux mains des groupes islamistes armés occupant la plus grande partie du pays. Onze jours après le début de l'intervention militaire française qui a donné un coup d'arrêt à la progression des islamistes vers le Sud, le chef d'état-major de l'armée malienne a estimé que la «libération» de Gao et Tombouctou, deux bastions islamistes dans le nord du Mali, pourrait «ne pas prendre plus d'un mois». «Notre objectif est la libération totale des régions du nord du Mali. Si les appuis sont conséquents, cela ne dépassera pas plus d'un mois pour Gao et Tombouctou», a déclaré le général Ibrahima Dahirou Dembélé, interrogé par Radio France Internationale (RFI). Gao (1200 km de Bamako) et Tombouctou (900 km de la capitale) sont deux des principales villes du vaste nord du Mali, contrôlé depuis plus de neuf mois par des groupes islamistes armés, qui ont multiplié les exactions. Hier matin, des soldats maliens parcouraient les rues de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, comme ils l'avaient fait la nuit précédente. Comme annoncé, les soldats français se sont retirés de la localité dans la soirée. «Nous n'avons pas vocation à rester ici, nous laisserons la ville aux Maliens ce soir», avait déclaré lundi à l'AFP le colonel français Frédéric, chef des opérations dans le secteur. L'armée française semble réticente à stationner dans les villes: une fois reprises aux islamistes, elle préfère en laisser le contrôle à l'armée malienne. Une colonne d'une trentaine de véhicules blindés dans laquelle se trouvaient quelque 200 soldats maliens et français était entrée lundi à Diabali, sans rencontrer de résistance, sous les applaudissements de la population et les cris de «Vive la France». Diabali était tombée sous la coupe des islamistes lors d'une attaque surprise le 14 janvier. Leurs positions avaient ensuite été pilonnées par l'armée française. La ville de Douentza (800 km de Bamako), contrôlée depuis septembre par les jihadistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a également été reprise lundi par une colonne franco-malienne. Elle se trouve sur une route stratégique d'où peuvent être menées des opérations vers les grandes villes du Nord, Tombouctou, Gao et Kidal, prises fin mars 2012 par les groupes jihadistes, dont Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi), qui ont mis en déroute l'armée malienne. Plusieurs sources ont fait état d'un repli des islamistes vers Kidal (extrême nord-est), à 1500 km de Bamako, près de la frontière algérienne. Kidal avait été la première ville du Nord conquise par les rebelles touareg et les islamistes, qui en avaient ensuite évincé leurs anciens alliés. Quelque 2150 soldats français sont déployés au Mali, un chiffre qui va encore augmenter dans les prochains jours. Et de nouveaux pays ont répondu aux demandes d'aide logistique et financière de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour le déploiement de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali), qui à terme, sera composée de quelque 6000 soldats africains. Le président de la Commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo, a toutefois appelé la communauté internationale à «se mobiliser» pour boucler le financement de la Misma, qu'il estime à «environ 500 millions de dollars» (375 millions d'euros). Pour sa part, l'Union européenne, discrète jusqu'à présent, a proposé d'organiser une réunion internationale sur le Mali le 5 février à Bruxelles, avec la participation de l'Union africaine, de la Cédéao et de l'ONU. Rompant avec la quasi-unanimité de la communauté internationale, le président égyptien Mohamed Morsi s'est prononcé lundi contre l'intervention au Mali. «Nous n'acceptons en aucun cas l'intervention militaire au Mali (...) qui est de nature à alimenter le conflit dans la région», a dit M.Morsi, issu des Frères musulmans.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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