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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 13:38

L’Orient Express

l-orient-express.jpg

L'Orient Express, un train de rêve

Depuis 1883, l'Orient-Express circule à travers l'Europe, dans un tourbillon d'élégance et d'intrigues. Tour à tour train des têtes couronnées, des stars, des réfugiés, des marchands d'armes, des espions dans les Balkans de la Guerre froide, ce train de luxe symbolise, plus que tout autre, le voyage par excellence, le voyage vers l'Orient mystérieux. Ce livre, de Mata-Hari à Grace de Monaco, de Michel de Roumanie à Siméon de Bulgarie, de l'ex-roi Georges de Grèce au comte Ciano, d'Agatha Christie à Mac Orlan, l'Europe de l'insouciance, du vagabondage littéraire et mondain des années folles, de Paris à Constantinople, déroule son cortège d'aventures et de volupté. L'histoire de ce train de luxe européen, l'art de vivre de cette époque est fascinante. Ce train mythique nous rappelle les fastes du passé qui, depuis cent vingt ans, relie Paris-Est à Istanbul via Bucarest ; il évoque aussi tant les les splendeurs que les misères de ce voyage qui mène jusqu'au Péra Palace, sur l'autre rive du Bosphore. Au-delà de la renaissance du mythe, avec le Venise-Simplon-Orient-Express, qui relie aujourd'hui Londres à Venise.

Les voitur es de ce train ses machines, des aménagements intérieurs, sa technique et ce souci de la perfection qui ont rendu possible ce rêve du rail.

Un petit poème dédié à ce train mythique

 

Dans un étrange wagon-lit
Roulant sur le bord de la nuit
Bercé par un doux cliquetis
Je pense à cette femme si jolie

Le temps de cet intervalle
Suspendu comme une aurore boréale
Dans l'espace clos et feutré
Nos regards semblent s égarer

Dans la banquette à coté
Une évanescente forme est allongée
Mes yeux commencent à s'allumer
Et mon rêve à s'imaginer

Une fièvre latente nous enveloppe
Dans cette atmosphère oppressante
Submergé par une émotion intense
S'unissent nos bouches éperdues

Froissement murmuré de satins
Pour découvrir le chemin
Que parcoure nos mains
Au délice de caresses sans fin

les sens enivrés en douce folie
Invitent nos corps ébahis
A un tourbillon sonore
En jouissances de rêves d 'or

Embaumés de nos essences
Plus rien n'a d'importance
Seul le désir en délivrance
Écume le plaisir d'abondance

 

Le Pèlerin

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 13:22

A George Sand (I)

Alfred de musset

 

Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie ;

Verse ailleurs ce trésor que j’avais pour tout bien.

Va chercher d’autres lieux, toi qui fus ma patrie,

Va fleurir, ô soleil, ô ma belle chérie,

Fais riche un autre amour et souviens-toi du mien.

Laisse mon souvenir te suivre loin de France ;

Qu’il parte sur ton coeur, pauvre bouquet fané,

Lorsque tu l’as cueilli, j’ai connu l’Espérance,

Je croyais au bonheur, et toute ma souffrance

Est de l’avoir perdu sans te l’avoir donné.

Alfred de Musset

Le Pèlerin

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 11:15

Il était une fois la vie…

La vie est une fleur qui s'épanouit lentement.

Voilà, j’arrive au monde
Avec l’innocence dans mes yeux

 

Maintenant, je dois apprendre
A ramper sur le plancher

 

Il ne me faut pas longtemps pour
Que j’apprenne à gambader

 

C’est amusant de voir mes
Parents courir après moi

 

Grandir n’en finit pas
C’est le temps d’apprendre

 

Sur le banc d’école
Je m’appliquerai à écouter

 

De petite section à l’université
Il n’y a qu’un pas à sauter

 

Mais c’est beaucoup plus charmant
Qu’on embrasse son premier amour

 

Sans qu’on s’en rendre compte
Nous voilà aux pieds de l’autel

 

Elle est belle, il est beau
Toute la vie pour s’aimer

 

Tient, une belle forme arrondie
Dans le ventre de future maman

 

Papa doit se dépêcher, s’il veut
Être à l’heure à son travail

 

Construire, bâtir, agrandir
Il faut de la place pour 7

 

Les petits sont devenus grands
Une marmaille dans leurs bras

 

40, 50, 60, que le temps file
Parents devenus grands-parents

 

Ces cheveux blancs qui ne
Finissent pas de blanchir

 

Mamie, viens sur la terrasse avec moi,
Profitons de ce beau coucher de soleil

 

La journée a été belle et longue
Penche ta tête sur mon épaule

Endormons-nous ensemble !

 

Patrick Etienne

Source Planète Québec

Le Pèlerin

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 14:35

La Marquise de Grignan est la fille de Mme de Sévigné.

Poésie de la Marquise de Grignan

Ah ! Vous dirais-je Maman

A quoi nous passons le temps

Avec mon cousin Eugène ?

Sachez que ce phénomène

Nous a inventé un jeu

Auquel nous jouons tous les deux.

 


​Il m'emmène dans le bois

Et me dit : "déshabille-toi ".

Quand je suis nue tout entière,

Il me fait coucher par terre,

 

Et de peur que je n'aie froid

Il vient se coucher sur moi.

Puis il me dit d'un ton doux :

"Écarte bien tes genoux"

Et la chose va vous faire rire

Il embrasse ma tirelire

 

Oh ! Vous conviendrez Maman

Qu'il a des idées vraiment !

Puis il sort, je ne sais d'où

Un petit animal très doux,

Une espèce de rat sans pattes

Qu'il me donne et que je flatte.

 

Oh ! Le joli petit rat !

D'ailleurs, il vous le montrera.

Et c'est juste à ce moment

Que le jeu commence vraiment.

Eugène prend sa petite bête

Et la fourre dans une cachette

 

Qu'il a trouvée, le farceur,

Où vous situez mon honneur.

Mais ce petit rat curieux,

Très souvent devient furieux.

Voilà qu'il sort et qu'il rentre

Et qu'il me court dans le ventre.

 

Mon cousin a bien du mal

A calmer son animal.

Complètement essoufflé,

Il essaye de le rattraper.

Moi je ris à perdre haleine

Devant les efforts d'Eugène.

 

Si vous étiez là, Maman

Vous ririez pareillement.

Au bout de quelques instants

Le petit rat sort en pleurant.

Alors Eugène qui a la tremblote

Le remet dans sa redingote.

 

Et puis tous deux, nous rentrons

Sagement à la maison.

Mon cousin est merveilleux

Il connait des tas de jeux

Demain soir, sur la carpette

Il doit m'apprendre la levrette

 

Si vraiment c'est amusant

Je vous l'apprendrai en rentrant.

Voici ma chère Maman

Comment je passe mon temps.

Vous voyez je suis très sage.

Je fuis tous les bavardages

 

Et j'écoute vos leçons :

Je ne parle pas aux garçons.

Marquise de Grignan

Le Pèlerin 

Déshabillez-Moi par Juliette Gréco

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 12:51

La Mer est comme une Femme,
 

Souvenir d'instants difficiles dans le golfe du Lion

La mer est comme une femme, une maîtresse,
Elle ondule et vous terrasse comme une tigresse !
Elle vous envoûte, vous attire, vous aspire !
Elle devient votre vie, elle veut vous estourbir !


Elle est comme la femme toujours imprévisible
Et l’amour des hommes pour elle, est indicible.
Elle est dévoreuse d’hommes téméraires
Qui osèrent s’y aventurer pour lui plaire.


Combien de femmes de Marseille ou d’Alger
Perdirent leurs hommes à jamais immergés
Leurs tempêtes sont autant de folles colères
Qui pour des marins courageux furent meurtrières !


La mer est pour l’homme, une femme cruelle
Qui fait payer cher, ce qu’elle offre d’elle.
La mer est une maîtresse que nous offre la nature
Pour nous payer de notre amour de l’aventure.


Des aventuriers qui franchirent les mers,
Dans l’espoir de trouver une gloire aventurière!
Mais aimer est souvent pour nous humains,
Un sacrifice conquis pour offrir aux nôtres le pain.


Et comme le monde change, évolue sans cesse,
Aujourd’hui pour l’homme seul son poisson l’intéresse !
Car nos technologies modernes privent la mer
De ses attraits qui furent longtemps nos chimères.


Mais il reste quelques hommes, de courageux marins,
Amoureux de la mer, qui en sont les pèlerins.

Source Anonyme / Le Pèlerin

 

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 14:06

Zalla

Poésie - Un peu de folie en Ariège

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège

Où la jolie Zalla cherche des champignons.

Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège

Et la belle apeurée perd le Septentrion.

 

Elle tourne, affolée et quitte le sentier

Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,

S’étale lourdement, en oublie son panier,

Ses appels au secours demeurent sans réponse.

 

Soudain elle se sent accrochée par le bras,

Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,

Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

 

Éclatant en sanglot elle va se blottir

Sur le poitrail velu de son rude sauveur

Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

 

- Pour ton coupeur de bois embaumant la résine

Zalla eût plus d’attraits que la fée Mélusine !

Pour le remercier de sa protection

Elle lui a donné bien des satisfactions !

Mais pour Zalla aussi, perdue et paniquée

La force rassurante d’un homme baraqué

Etait un beau cadeau, un don de la nature

Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.

La belle a découvert au fond de la forêt

Que le brouillard sournois a parfois des attraits.

- Plus tard, dans la cabane de rondins équarris

Prosper et sa Zalla se sont aimés, ont ri,

Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,

Alors le bûcheron prépara la Garbure.

Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,

Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,

Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymans,

Joyeux et forts en gueules, tous solides amants.

Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois

Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.

Retires-en la graisse ou tu feras blondir

Deux oignons émincés sans les faire roussir.

Au fond d’une casserole, met confit et oignons,

Puis deux litres d’eau froide, monte à ébullition,

Quand ça bout tu rajoutes un chou coupé en quatre

Dont tu retires les feuilles dures, jaunâtres.

Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.

Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,

Tu râpes deux hectos de tome de Bethmale,

Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.

Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,

Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,

Le confit désossé coupé en filets minces,

Le fromage râpé de nos belles provinces,

Et puis tu recommences jusques à demi pot,

Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,

Tu saupoudres au dessus le reste du fromage

Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

Source Anonyme

Le Pèlerin

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 12:12

Myosotis on m'appelle aussi Herbe d'Amour

« Ne m'oubliez pas » surnom du myosotis

Un myosotis s’ennuyait
Voulait-il conter une histoire ?
Dès le début, il l’oubliait.
Pas de passé, pas d’avenir,
Myosotis sans souvenir.
Ayant perdu toute mémoire

(Robert Desnos, Chantefleurs, 1944-1945)

Le Myosotis est une plante de la famille des Boraginaceae. Il en existe une centaine d'espèces dans les régions tempérées ou montagneuses à travers le monde. Elles aiment le soleil ou l'ombre légère et poussent près des cours d'eau ou autres lieux humides.
Les Myosotis produisent de petites fleurs bleues parfois roses ou blanches à cinq pétales. Le centre de la fleur est jaune. La floraison commence habituellement fin Avril/début Mai. Ces plantes sauvages sont recouvertes de poils. Certaines espèces, utilisées pour le fleurissement des jardins, se ressèment facilement et peuvent même devenir envahissantes.

« Ne m'oubliez pas »

Surnom du myosotis, lui vaut d'être le triple symbole :

De la Société Alzheimer. Il symbolise la perte de mémoire, l'un des symptômes de cette maladie. Il nous invite à ne pas oublier les personnes atteintes de cette maladie et leurs aidants.

C'est également celui de la Journée internationale des enfants disparus, fixée au 25 mai (proclamée en 1983 par le président des États-Unis d'Amérique). Depuis 2002, Child Focus (Fondation belge pour enfants disparus et sexuellement exploités, membre de Missing Children Europe) relaye et organise, chaque année, cette journée. À cette occasion, en Belgique, des myosotis sous forme de broches ou d'autocollants, et des sachets de graines de cette petite fleur bleue sont distribués gratuitement à la population, grâce aux volontaires qui les déposent dans une multitude de petits commerces. Le but est d'encourager la population à penser à tous les enfants portés disparus dans le monde et répandre un message d'espoir et de solidarité envers les parents qui sont sans nouvelles de leur enfant.

Par ailleurs, le Myosotis est également le symbole des Francs-Maçons allemands disparus pendant la seconde guerre mondiale. 

Savez-vous que l'emblème de l'Alaska a été dessiné en 1927 par un jeune garçon de 13 ans : Benny Benson lors d'un concours destiné à trouver un drapeau pour ce qui n'était alors qu'un territoire.
Voila comment il a décrit son étendard : 
« Le champ bleu représente le ciel de l'Alaska et le myosotis fleur de l'Alaska. L'étoile polaire représente le futur État de l'Alaska, l'État de l'Union le plus au nord. La Grande Ourse symbolise la force. »

Source http://au-bal-des-avettes.over-blog.com/

Le Pèlerin

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:40

Avoir et Etre

Par Yves Duteil 

Poésie – Un peu de rêve

Quelle extraordinaire et belle comparaison entre le verbe " avoir " et le verbe " être " le tout en poème. Il faut pour si bien réussir une telle présentation être un expert de la langue " Française "…… " Chapeau " !

Loin des vieux livres de grammaire,

Écoutez comment un beau soir,

Ma mère m'enseigna les mystères

Du verbe être et du verbe avoir.


Parmi mes meilleurs auxiliaires,

Il est deux verbes originaux.

Avoir et Être étaient deux frères

Que j'ai connus dès le berceau.


Bien qu'opposés de caractère,

On pouvait les croire jumeaux,

Tant leur histoire est singulière.

Mais ces deux frères étaient rivaux.


Ce qu'Avoir aurait voulu être

Être voulait toujours l'avoir.

À ne vouloir ni dieu ni maître,

Le verbe Être s'est fait avoir.


Son frère Avoir était en banque

Et faisait un grand numéro,

Alors qu'Être, toujours en manque.

Souffrait beaucoup dans son ego.


Pendant qu'Être apprenait à lire

Et faisait ses humanités,

De son côté sans rien lui dire

Avoir apprenait à compter.


Et il amassait des fortunes

En avoirs, en liquidités,

Pendant qu'Être, un peu dans la lune

S'était laissé déposséder.


Avoir était ostentatoire

Lorsqu'il se montrait généreux,

Être en revanche, et c'est notoire,

Est bien souvent présomptueux.


Avoir voyage en classe Affaires.

Il met tous ses titres à l'abri.

Alors qu'Être est plus débonnaire,

Il ne gardera rien pour lui.


Sa richesse est tout intérieure,

Ce sont les choses de l'esprit.

Le verbe Être est tout en pudeur,

Et sa noblesse est à ce prix.


Un jour à force de chimères

Pour parvenir à un accord,

Entre verbes ça peut se faire,

Ils conjuguèrent leurs efforts.


Et pour ne pas perdre la face

Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont répartis les tâches

Pour enfin se réconcilier.


Le verbe Avoir a besoin d'Être

Parce qu'être, c'est exister.

Le verbe Être a besoin d'avoirs

Pour enrichir ses bons côtés.

 

Et de palabres interminables

En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.


....Oublie ton passé, qu`il soit simple ou composé,

Participe à ton Présent pour que ton Futur soit Plus que Parfait.....

Le Pèlerin

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 18:53

A Jean-Claude Gaubert, puisqu'il apprécie la poésie .....C'est l'écrit d'un Ami: Serge Molinès natif d'Hussein-Dey comme moi.....

----------------

Il pleut sur mon cœur, il pleut sur ma mémoire.

 

Algérie ma Belle, Algérie éternelle...

Cette pluie glaciale de début de printemps me transperce et me rappelle ceux qui ont illuminés toute ma jeunesse. Mes yeux s'ouvrent lentement sur des horizons lointains, plus savoureux, plus cléments. 
Cette pluie ravive en moi de magnifiques souvenirs, souvenirs d'ailleurs, souvenirs de toujours qui ont bercés mon enfance. Je n'ai plus envie de rester ici mais de m'évader vers d'autres horizons pour renouer avec cette magnifique terre d'Algérie, toujours aussi grisante, chargée de ses couleurs chatoyantes et de ses parfums enivrants.

Je reviens vers toi mon doux pays à petits pas. Je me fais discret comme pour me faire pardonner de t'avoir délaissé pendant tant d'années. Non, je ne t'ai pas oublié et je voudrai faire le chemin à l'envers pour venir me blottir dans tes bras et effacer tout ce temps passé loin de toi durant lequel je n'ai jamais cessé de penser à toi. 
Il faudra que tu acceptes mes larmes, celles que je retiens depuis des années et qui m'ont souvent précipité dans l'angoisse. Je veux de nouveau me baigner dans cette atmosphère d'autrefois joyeuse, chaleureuse, familière et revoir ces paysages fabuleux que tu as su m'offrir tout au long de ces années passées prés de toi. Je les garde jalousement ancrées dans mon cœur et je savoure avec délice ces moments divins qui m'ont aidés à supporter cette triste situation qui est la mienne aujourd'hui : celle de t'avoir perdu. 

j'ai toujours vécu, en regardant par dessus mon épaule pour te chercher du regard, attendre un signe de toi, mais il a fallu que je poursuive mon chemin sans toi et que je me plonge dans un univers où tout était triste et différent ; recherchant sans cesse ce petit quelque chose qui me ferait revenir vers toi. Rien ne s'est passé et je suis resté isolé comme enchaîné à l'autre bout de la terre. Je suis comme l'arbre déraciné qui, planté ailleurs, ne parvient pas à faire de nouvelles racines pour aller chercher la sève qui va le maintenir en vie..

Oh ma terre ! Ma chère terre d'Algérie comme tu me manques ! Je demeure rattaché à toi par ce précieux cordon qui diffuse en moi un sang neuf qui me donne la force de supporter cet exode et combattre le souvenir affreux de ce jour de juin 1962 où j'ai dû te quitter. Je me suis senti complètement abandonné, perdant mes repères mais ne te quittant pas des yeux jusqu'à ce que tu disparaisses dans le lointain et dans le flot de mes larmes. Je savais que rien ne serait comme avant !... Episode tragique où je partais pour je ne sais où, faire je ne sais quoi !...

Mon avenir, je le voyais ici, prés de toi, au milieu de mes amis, pour tisser avec toi les liens les plus secrets et les plus beaux. Durant toutes ces années, je me suis souvenu de tous ces moments délicieux que tu m'as donnés et qui sont devenus au fil du temps mes perles précieuses, mes diamants, mes émeraudes, mes rubis, mon trésor, ma richesse.

Je revois avec délice ma ville d'Hussein-Dey où je suis né, où j'ai grandi, mon bien aimé quartier Trottier, et toutes ces jolies maisons qui bordaient les rues. Je pense à la mienne avec dans le jardin l'oranger, le citronnier et l'immense jasmin qui diffusaient leurs parfums suaves les soirs d'Eté. Le bougainvillier qui formait une tonnelle au dessus du portail, les jolis géraniums, les pois de senteur, les arums et les violettes parfumées aux pieds des arbres. J'entends encore les rires et les cris des enfants assis sur le bord des trottoirs souvent surchauffés par le soleil, celui des hirondelles volant dans un ciel d'azur et je retrouve cette foule joyeuse et insouciante qui arpentait les trottoirs de cette longue rue de Constantine le soir dans le brouhaha et la fumée des barbecues.

Je n'oublie pas la passerelle et le petit chemin qui menaient à la plage du piquet blanc.

Toi l'hirondelle, quand tu passeras au dessus du cimetière, vient tournoyer autour de la tombe de papa et maman pour leur murmurer tendrement que je les aime toujours autant et que je pense à eux...

Toi mon pays, campé dans tes habits de lumières tu as su être généreux et me donner ce que tu avais de plus beau, de plus convaincant. Ton ciel merveilleusement bleu, ton soleil éclatant, tes paysages colorés allant des bords de mer somptueux aux splendeurs inégalées des fraîches palmeraies, tes senteurs subtiles et pénétrantes, qui forcent l'admiration et l'amour de tous ceux qui ont eu un jour la chance et le bonheur de te rencontrer…

Algérie ma belle, Algérie éternelle, Algérie envoûtante… je vais refermer une fois de plus ce bel album de mes souvenirs, ouvert aujourd'hui, pour en extirper les plus beaux moments de ma vie, ceux de ma jeunesse ensoleillée parmi les paysages les plus beaux, les plus parfumés.

Je n'irais plus manger des makroutes et des z'labias chez le marchand de beignets, ne pourrais plus parcourir les rues de mon quartier à la recherche d'un copain ou d'une copine pour jouer, entendre ces musiques merveilleuses, magiques, qui vous prennent les tripes et qui vous donnent une envie impérieuse de danser et de rire… mais il me faudra tout simplement fermer les yeux et me laisser bercer par la magie des souvenirs pour revivre ce temps passé et ineffaçable où j'étais tout simplement heureux….

Serge Molines

Le Pèlerin

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 15:00

L’Etrangère

 

   L-etrangere.jpg

Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s’use
À démêler le tien du mien
En bande on s’y rend en voiture,
Ordinairement au mois d’août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux

 

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n’a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c’est demain.
On revient d’une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.

 

J’ai pris la main d’une éphémère
Qui m’a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d’outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J’aimais déjà les étrangères
Quand j’étais un petit enfant !

 

Celle-ci parla vite vite
De l’odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j’étais crédule
Un mot m’était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion

 

À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M’est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : “Bonsoir madame”
L’amour s’achève avec la pluie.

 

Louis Aragon, Le Roman inachevé

Le Pèlerin

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