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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 23:49
Mardi 6 mars 2007 - Le Tassili du Hoggar (1)
La Misère
Je me réveillais à 6h00 …Je pris une photo du soleil levant, une photo des Touaregs préparant le déjeuner et une autre de Philippe et Rachid en train de dormir…..
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Mustapha avait préparé son feu pour le petit déjeuner (il y avait toujours du bois sur la galerie du 4X4 ….au cas où….). Certains lieux en effet ne nous permettront pas de nous approvisionner en bois.
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Mustapha prépare notre petit déjeuner
Rachid s’est levé en dernier…il a eu froid pendant la nuit….son duvet était léger
Il a renouvelé son appel à Isma relatif à la misère
De plus Rachid est sensible aux ronflements….pourtant Dieu que le désert est grand….mais il n’a pas pu cerner si c’était Philippe ou moi
Le Petit déjeuner était copieux, servi sur tapis et toile cirée…une organisation de professionnels
Nos avons pris :
Nos 3 thés,
Beurre confiture de figues gâteaux secs fromage pain café
 
 
Salah-et-le-the-.sacre-pour-un-Touareg.jpg
Salah et les trois thés
 Ce sera notre déjeuner pour chacun des petits déjeuner que nous avons pris chaque matin.
Mais il nous faut repartir…Nos Targuis sanglent tout notre matériel sur la galerie.
Rachid en riant s’écria encore une fois….Il faut être malade mental pour effectuer un tel périple….Finalement notre Algérien aurait préféré être rue Didouche Mourad ou dans un cabaret mais pas ici…Cela ne durera pas….
Nous voilà partis, nous filons vers le Tassili du Hoggar après avoir fait provision de bois car à notre prochain bivouac nous ne trouverons que des roches et du sable Partis de l’oued Arara ,  oued Fotes , oued Takadrine , plateau de Takadrine
Nous avons effectué un 1erarret aux « Portes du Tassili » puis un second à El Kousour où nous avons pu admirer les peintures rupestres à la Gelda del Kousour sur l’oued El Kousour (photos ci-dessous)
 
 
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Les gravures rupestres
Nous nous sommes arrêtés au Château El Kousour dit aussi Château du Tassili. Mustapha nous avait confectionné une hyper salade (comme d'habitude). Une orange et le thé viendront clore notre repas…
Après la sieste nous vîmes 3 touristes de sexe féminin ….ce n’était pourtant pas un mirage….
Nous sommes passé devant un tombeau de la Rome antique (voir photo)
 
6-mars-2007-2--9-.jpg
 
Ci dessus, en haut, les reste d'un tombeau romain
 
Nous étions sur le Site de Tin Akacheker (Château). Nous croiserons deux chameaux puis des touristes français
Nous voulions effectuer le tour des dits châteaux mais Rachid ne voulait plus avancer. Les châteaux et le site étaient magnifiques ….On le forcera un peu car il ne se sentait pas tranquille en ces lieux…..où il fallait mettre de a bonne volonté pour se perdre
Nous gravirons une dune…mais le sable fin, léger et profond ne nous permettait pas d’avancer aisément…..Il nous faudra en franchir une de toutes manière car nous étions dans un creux et il nous fallait en escalader une autre pour regagner le campement
 
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Ci dessus, lever de lune sur Tin Akacheker
J’avais l’appareil de photo en bandoulière et j’avançais difficilement…Finalement je peinais plus que les autres….là où Philippe et Rachid courraient Je les ai laissés pour contourner les dits chameaux et prendre des photos sous un angle différent.
Heureusement que là le sable était un peu plus consistant sous la semelle car le chemin était assez long et j’aurais pu avoir du mal à l’effectuer….
Je suis passé dans un défilé impressionnant puis j’ai regagné mon campement après avoir pris mes photos…
Le soir nous prenions notre repas….Je me souviens de cette soupe délicieuse
Anecdotes
 1. On n’est jamais assez prudent. A   insi Salah nous avait demandé de faire attention en s’installant car il pouvait y avoir des serpents tombant des arbres voire des scorpions…donc attention en s’installant …après ils ne restent pas dans les parages…Je n’en verrai aucun, mais je restais vigilant….
2. Rachid, me faisait souvent le couplet habituel sur les malades mentaux ( il faut être un malade mental pour venir vivre ici …. pourtant la vie du Père de Foucauld le passionnera, tout comme celle des frères vivant là-bas auxquels il vouait une grande admiration… Mais pour clôturer le tout il ajoutait un couplet sur les Gonzesses
Car cela commençait à lui manquer….Nous avons fait plusieurs km de rab pour chercher un coin pour s’arrêter ce midi.
3. Je rappelais à Rachid que sur la dûne il était fatigué …pourtant il courrait….Rachid me répondit….mais je courrais car j’avais peur de me perdre…!
La soupe de Salah était excellente…C’est du Zambo….et il m’en donna la recette ci-dessous :
Recette du Zambo
 Couper du blé dur jeune et le mettre sur les braises
Il devient vert….le laisser sécher , le frotter puis le passer à la moulinette, y ajouter de l’eau ; bien remuer ; y ajouter sel et huile…
L’on peut y ajouter un peu de viande que l’on aura préalablement faite revenir.
Si l’on désire un plat épicé, l’on pourra ajouter de l’ail que l’on aura fait légèrement revenir au préalable et du cumin
Dans l’assiette métallique, y mettre un peu d’eau et ajouter le reste en bien remuant de manière à éviter les grumeaux et mettre à chauffer sur les braises d’un feu que l’on aura préalablement démarré.
Laisser cuire pendant 15 à 20 mn
La soupe est prête à être consommée…attention c’est chaud…. !!
Le soir fut une partie de rigolades…je ne vous conterai pas toutes les histoires car elles étaient pour la plupart un peu crues et la décence ne me permet pas de vous les narrer.
Le soleil est tombé …et chose étonnante il ne faisait pas très froid…il y avait toutefois un peu de vent. Le ciel était magnifiquement étoilé et quelques étoiles filantes concluaient le spectacle.
Nous avons bu nos 3 derniers thés du soir préparés de façon méthodique par Salah
Le premier thé est toujours le plus fort, puis un moyen et enfin un léger…Le thé est sensé donner de l’énergie….
En fait chaque soir j’en buvais 5 car cela empêchait Rachid de dormir…
Et comme refuser un thé à un Touareg pouvait être considéré comme un affront…il me glissait en cachette ses 2 derniers thés…..cela me faisait 11 thés par jour…… !
Je ne m’en plaignais pas car le thé à Salah était toujours délicieux….et dans un site aussi grandiose je ne l’appréciais que mieux…
Le soir nous avons parlé de femmes pour changer un peu ….c’était un sujet récurrent qui nous
faisait passer d’agréables moments
je ne vous dirai pas lequel de nous trois était le plus coquin…. ??
Finalement nous nous coucherons tôt….A 21h00 tout le monde dormait
Je m’étais éloigné pour permettre aux autres de ne pas subir mon ronflement….le lendemain ils diront m’avoir entendu….En rentrant je me fais opérer de la luette au laser….Il parait que c’est efficace et presque pas douloureux
Il me faudra toutefois manger de la purée pendant huit jours…..
A suivre…
Demain – Le Tassili du Hoggar (2) le site archéologique de Youf A Haket et l’oued magnifique Tin Tarabine
Le Pèlerin
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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 23:46
Lundi 5 mars 2007 – Une visite de Tamanrasset et départ sur le Hoggar – le Pied
 Nous avons voyagé de nuit et sommes arrivés à Minuit trente.
L’avion affichait à notre arrivée une altitude de 1480 mètres.
 
Le Responsable de notre agence Larshen était là dans toute sa splendeur…Il avait tenu à nous accueillir personnellement. Il nous a conduit à l’auberge de jeunesse de Tamanrasset…Nous nous sommes couchés à 2 h 00 du matin.
je me réveillais à 6h50 ….J’aurais bien dormi plus mais quelqu’un avait frappé à la porte dès 7 h 20…alors… Nous avons pris un petit déjeuner dans un café proche puis notre agence nous a pris en charge dès 8h30…Nous avions un contact sur Tamanrasset, un chirurgien dentiste Monsieur Boudaoud un ami d’un ami à Rachid…qui prit soin de nous. Après un bon thé réparateur, nous sommes allés visiter le Bordj du Père de Foucauld (dont je ferai un exposé particulier et séparé)
Rana une amie de notre ami dentiste le docteur Boudaoud
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Visite du Bordj avec Rana
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Rania Boussaid
BP 76
11000 Tamanrasset
Algérie
 
Lors de notre visite au Bordj nous avons rencontré un Amateur de Culture Touareg :
 qui nous a parlé de culture Touareg
et du film l’Atlantide, créé en 1921, tourné à Toughourt.
Il nous a parlé de a mer Antinéa,
Du Patrimoine, de la musique, des traditions, des vêtements et de la culture Touareg
(Il est vrai que les Targuis ont un habillement terrible)
Il nous a parlé de l’Abbé Pierre à l’Assekrem de sa signature sur le livre d’or de l’Assekrem.
Il nous a parlé de l’eau dans le désert et de ce fameux proverbe locale relatif à l’eau
L’eau s’écrit :
Je suis aveugle mais si tu me diriges je peux te rendre riche
Nous avons ensuite visité le Petit Marché et avons procédé à l’achat de notre cheich (3 mètres de long s’il vous plait pour chacun d’entre nous….). Le cheich est en effet de rigueur. 
Tamanrasset est caractérisé par des maisons généralement basses de couleurs ocre à ocre rouge…On y trouve des antennes paraboliques énormes pour pallier les déficiences de câblages de télécommunications (les distances avec le nord sont si grands)
Nous avons retrouvé Larsen et avons fait connaissances de nos deux compagnons de voyage :
Salah et Mustapha. Nos deux Touaregs avaient l’air fort sympathique et fort courtois…Voilà qui s’annonçait bien…
Nous avons déjeuné dans un petit restaurant Salade, cotes d’agneau aux olives, Orange.
Après une bonne douche et les dernières négociations financières avec Larsen, nous avons Le véhicule essence était muni de huit jerricans d’essence de 20 litres supplémentaires et du ravitaillement pour une semaine
 
Nous avons pris l’Ihansaten ou reg du désert….La sortie de Tamanrasset n’est pas ce qu’il y a de plus poétique, la piste est étroite, mais très vite nous nous éloignerons pour sentir l’appel du désert
Après une heure et demie de pistes, nous nous sommes arrêtés à un 1er col après lequel nous avons pris l’ oued des zazar,
Nous avons pris ensuite un oued et après un 2ème col arrêt nous sommes arrêtés toujours sur l’oued Ararar
face à « Aelume » vers 17h00.
 
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Première photo dans le Reg
5-mars-2007-1.jpg
 
Le cheich est de rigueur ...Rachid et Philippe ci-dessus
Votre Serviteur ci-dessous
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Je m’attendais à un quelconque abri….Nenni le sol était bien plat et sablonneux et c’est là que nous passerons notre premier bivouac.
J’étais un peu fatigué et j’avalais un cachet de Paracétamol pour reprendre un peu de vigueur.
Nous avons assisté à un coucher de soleil magnifique dont je pris plusieurs photos et ensuite nous avoins connu nos premières sensations du froid saharien
Le Sahara est un pays froid avec un soleil chaud …et dès que le soleil se cache le froid reprend le dessus…Enfin nous avions de bons duvets …Celui de Rachid était un peu léger mais nos Touaregs<avaient pensé à tout et nous avions de bonnes couvertures supplémentaires.
Salah conduisait donc le 4X4 et dirigeait la manœuvre ; Mustapha officiait aux fourneaux et à la confection de nos repas…Toutefois le thé était de rigueur… 
3 thés nous attendaient à chacun des trois repas et c’était Salah qui était chargé de cette préparation. 
Nous nous installions pour bivouaquer …c’était la première fois que nous bivouaquions….surprenant au départ mais nous nous y ferons très bien. Toutefois Rachid ne put retenir une expression dont je me souviendrai toute ma vie :
« La Misère !!»
Lorsque je vais raconter ceci à Isma (son épouse)
Elle va me dire :
« Et tu payes pour cela….la Misère »
Rachid s’y habituera assez vite et prendra son pied comme tout le monde
Coucher de soleil magnifique
Le soir j’avais une faim de loup et j’ai failli mangé la ration de soupe de Mustapha….ce dont je prierai l’intéressé de m’excuser tout le long de notre périple…Nous avons mangé en plus de la soupe un Couscous et des dates de Ghardaïa….( Mustapha assurait parfaitement la cuisine)
Le ciel était magnifiquement étoilé vers 20h00
Etoiles, Satellites, Etoiles filantes…. tel sera notre spectacle quotidien pendant tout notre séjour….
5-mars-2007-Salah-et-le-Th--.jpg
Première soirée en bivouac ci dessus et premier lever de lune ci desssous

5-mars-2007-1--2-.jpg

Je ressentais une sensation de bien être et de calme face à ce ciel pour unique compagnon
Toutefois un lever de lune toujours magnifique vers 22h00 apportait un peu de clarté mais entachait la vision de ce panorama lumineux qui nous était offert au début de la nuit
 
A suivre…
Demain Le Tassili du Hoggar (1) La Misère
Le Pèlerin
 
 
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 23:44
Dimanche 4 mars 2007 - Derniers préparatifs et départ pour Tamanrasset 
Je me suis levé à 6h45
Je n’avais pas le temps de faire ma gym….
Adieu les bonnes résolutions…. !!
Au café chez Abderhamane, celui-ci m’a bourré de makrouts et de crêpes et j’en étais rassasié. J’effectuais quelques courses et rentrais à la maison pour un second petit déjeuner….comment voulez vous que je ne prenne pas des kilos supplémentaires…. !!
Je mis un peu d’ordre dans mes affaires….Philippe parti chercher les journaux avait du s’arrêter discuter avec quelqu’un …. Enfin il tait temps de se manifester auprès de ceux qui nous sont proches et qui attendent des nouvelles de nous….Voilà Nathalie et les petites filles et les plus grandes rassurées…
Après notre déjeuner nous sommes< allés avec Rachid au marché….Rachid n’avait pas<de souliers de randonnée et après un petit marchandage il en prit possession d’une paire ( des Pumas….car Rachid est très à cheval sur la qualité…et les marques….Là de toute évidence c’était Puma du Vietnam…mais l’honneur était sauf….
Nous devions prendre l’avion pour Tamanrasset à 0h30 le soir et j’étais quelque peu sous pression….faut dire que nous étions interpellés par tout le monde…Rachid est connu à Cherchell comme le lmoup blanc…et avec nous dans la foulée…partir pour le sud n’est en effet pas très courant…Et tous y allaient de leurs petits conseils….le soir nous n’avons pris qu’un repas léger….J’avais bien essayé de faire une courte sieste l’après midi…mais sans succès… Philippe était parti avec le vélo à Rachid visiter la ville et ses environs.
J’effectuais mes derniers achats….Puis un peu pour tuer le temps, un peu pour nous faire plaisir Rachid nous a conduit au Veau Marin, un lieu paradisiaque où la société Algérienne n’a rien trouvé de mieux que d’implanter à proximité une grosse usine de production d’électricité alimenté par le gaz algérien
Certes ils ont besoin de l’eau de mer pour refroidir les machine….Je reste convaincu qu’ils auraient pu l’implanter ailleurs
Ensuite nous sommes allés visiter « Fontaine du Génie » un petit coin de rêve…pour des touristes absents ….Je suis toujours un peu sous pression
Avant de partir nous irons rendre visite aux parents de Rachid ainsi qu’à ses frères (absents) et soeurs Aziza, Malika et Suade (en fait une belle sœur)…Seule Maïssa est manquante et pour cause, elle habite près du Mans en France
Nous nous sommes assurés que rien ne nous manquait, puis nous avons rendu une dernière visite à Aïssa, Abderamane et Toufik
La pression n’avait toujours pas diminué.
Finalement Zaccharia est venu nous prendre à19h00 dans une voiture confortable.
Nous sommes arrivés à Alger Maison Blanche à 20h30.
Nous nous sommes restaurés quelque peu, avons pris quelques photos. Ensuite, nous avons sacrifié aux formalités administratives.
Nous avons appris à l’occasion qu’il était impossible de s’aventurer dans le désert sans la présence d’une agence ou au moins d’un guide (avis aux amateurs)
Nous fournirons l’adresse Internet de notre agence : alouentours@yahoo.fr et notre policier nous laissera passer.
Nous avons embarqué à l’heure et après reconnaissance des bagages nous avons enfin embarqué dans l’avion…ce n’est qu’une fois à bord que je commençais à décompresser
A suivre…
Le Pèlerin
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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 23:41
Samedi 3 mars 2007 - Un tour à Tipasa, la terre de mes ancêtres
 
Je me suis levé à 7h00 toujours plein de bonnes intentions mais je ne faisais plus que quinze minutes de gym puis je suis sorti.
Je n’aurai pas le temps d’aller au café…Les enfants s’apprêtaient à aller à l’école aussi après une bonne douche je me suis mis à préparer mon sac pour le Sud. Puis après son réveil, Philippe et moi sommes allés visiter le Port et Phare où je pris quelques photos.
En passant au Port je revis Watik en train de décharger les casiers de poisson. Je l’ai hélé ; il semblait heureux je me voir…Je revis également le grand Youcef…Je donnais rendez vous à Watik à 18h30….Il m’avait mis e coté du poisson…et je lui fit faux bond…Il faut dire que je rencontrais tant de monde à tous les coins de rue que je ne voyais pas le temps passer.
J’aimais bien l’ami Watik il était un Pêcheur confirmé et avait un savoir peu commun…J’adorais parler avec lui…Il avait bourlingué sur de nombreuses mers et avait un avis éclairé sur tous les sujets…
A Midi, nous étions invités chez Djamel et Houria dans leur somptueuse maison…Il faut dire que Djamel est entrepreneur en bâtiments et qu’il a pris tour particulièrement de sa maison…
Mais Houria râle sans cesse car il y a toujours un petit quelque chose qui n’est pas terminé…Djamel est tant occupé….
Au cours du repas, nous avons eu une longue discussion avec Djamel. Nous avons décampé à 16h15 pour Tipasa où nous sommes allés au cimetière où sont enterrés mon arrière grand père, mon arrière grand-mère et quatre de leurs enfants…je pris quelques photos…
Pour une fois Djilalli, le gardien du cimetière ne m’aura pas très fait courir…Il était chez lui.
Djamel connaît énormément de monde…Il s’arrête partout et prend énormément de monde en charge dans sa voiture…Heureusement que sa voiture est grande…. Et comme en plus, il a des tas de gens à voir et des tas de choses à régler cela nous prendra jusqu’à fort tard.
Philippe semblait ravi et participait énormément. De toutes façons il était déjà adopté par tous. En rentrant nous sommes passés par Hadjout (ex Marengo) et en rentrant sur Cherchell un peu avant Sidi Amar (ex Zurich), nous sommes passés devant la ferme de mon oncle Jean Panon, juste en face du camp militaire. Nous voici arrivés a l’entrée de Cherchell
Mais Djamel fait encore des tas de rencontres…Le voici interpellé pour un problème de tyrolienne.
Nous sommes finalement arrivés à Cherchell, juste pour mettre les pieds sous la table….En fait Isma a été fort occupée de son coté et nous irons dans un petit restaurant pour y prendre notre dîner…
C’était l’anniversaire à M’Hamed (72 ans – 3 mars 1935)…mais M’Hamed avait visiblement de la peine avec la perte récente de ses amis…Nous nul avions réservé une surprise et étions rentrés tôt à cet effet ….mais en rentrant M’Hamed dormait profondément…
Le soir nous avons retrouvé Watik au port….Il préparait un voyage en mer adriatique d’où il devait ramener un bateau acheté par un armateur Cherchellois….
Ah ! Ce jour il y avait une éclipse de lune….bien visible…Nous étions tellement fatigués que nous nous endormions sans assister à ce spectacle.
 
A suivre…
 
Demain derniers préparatifs et départ pour Tamanrasset
 
Le Pèlerin
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 23:31
Notre Séjour en Algérie en Mars - Avril 2007
 
Prologue
 
Pour les 40 ans de mon fils Philippe je ne savais pas quoi lui offrir….aussi par challenge et pour me débarrasser un peu du problème que j’avais ce jour là, 20 septembre 2006, je lui proposais de l’emmener dans le Sud Algérien. Il me répondit spontanément d’accord…C’était une première pour chacun d’entre nous car:
 
Lui c’était la première fois qu’il mettrait les pieds en Algérie
Moi ce serait la première fois que je foulerais le Sud algérien
 
Le pré départ fut un peu laborieux.
 
En effet Philippe était en plein travaux d’électricité….Son électricien lui avait fait faux bond et il en avait ras la casquette.
 
Moi c’était les problème de logistique qui me causaient souci…J’allais dans le sud, je ne savais pas ce qu’il fallait emporter. Mon ami Rachid, qui était sensé s’occuper de tout attendait que j’arrive pour régler le tout…
 
Je suis donc parti chargé comme une mule en pensant que nous ferions le tri à Cherchell
 
 
01 mars 2007 - Décollage de Toulouse et halte à Cherchell
 
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Cherchell vue aérienne

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Cherchell Place des Martyrs

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La rue qui mène à l'académie militaire
 
 
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La Fontaine - Place des Martyrs
 
 
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Le Marché de Cherchell
 
 
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Le repas du soir chez M'Hamed
 
Nous sommes donc partis ce 1er mars de Toulouse Blagnac à 13h15 ….L’avion était à l’heure et sommes arrivés sans problème particulier à 14h30 à l’aéroport international d’Alger ( ex Maison Blanche). Le contrôle des papiers fut assez long en effet les autorités américaines avaient annoncé un autre onze septembre et les Policiers étaient sur les dents (à l’heure où je vous écris, ils ne s’étaient presque pas trompés…11 avril…).
Rachid nous attendait bien, mais mal informé il nous attendait à une autre porte….enfin une heure de rab en Algérie c’est vraiment peu….
A 16 h 30 nous embarquions dans son Scénic, direction Cherchell. Le temps était radieux. Nous eûmes droit à notre traditionnel embouteillage sur la rocade d’Alger…mais enfin après une heure de route nous étions à l’ouest d’Alger, direction Tipasa…Enfin je pouvais voir la cote bleue merveilleuse….radieuse et j’avais une envie folle de me baigner…Elle est encore un peu fraîche….Nous nous sommes arrêtés au Romana à Tipasa, histoire de nous rafraîchir le gosier et présenter à mon fils la maison de son arrière - arrière grand père….Alexandre. Nous faisions provision de boissons et arrivions à Cherchell ; là, tout le monde nous attendait
Isma la maîtresse de maison, mais sa sœur Fellah, son époux Mourad, un amoureux d’Aéronautique travaillant à la maintenance Air Algérie…avec qui j’adore parler d’Airbus…
Naturellement il avait le Patriarche «  Le Jeune vieux » comme il aime bien s’appeler…M’Hamed
Philippe semblait ravi de cet accueil et cela me faisait plaisir….
Nous avons passé la soirée chez Ben Aïssa le cycliste, un amoureux de la nature et de la contrée algérienne. Nous avons bu et rebu de la « gazous » naturellement….Nous nous sommes couchés à minuit, et nous avons bien dormi…L’air de Cherchell commençait à faire son effet
 
 
A suivre…
 
Demain un pic nic à Sidi Rachid où l’on prépare les Jeux Panafricains
 
Le Pèlerin 
 
 
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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 09:06

Ghardaïa : cap sur l'aquaculture

Peche halieutique Chlef

 

Le développement des activités aquacoles se traduirait par des effets directs ou indirects considérables, a la fois au niveau local, régional et national.
Ainsi, d'âpres l'étude et les quelques essais effectues au niveau des régions notamment éloignées et défavorisées, l'aquaculture n'aura pas pour seul objectif de produire des poissons. Elle est censée aussi renforcer la sécurité nationale, dit-on, une branche aquacole solide et intégrée dans son environnement contribuera a la création d'une valeur ajoutée, permettra de favoriser la croissance, d'étendre l'autosuffisance locale, d'accroitre les moyens de la commercialisation et, partant, de concourir au rééquilibrage de la balance commerciale du pays.
à travers une feuille de route élaborée et présentée par le ministre de la pèche, m. Sid-Ahmed Farrokhi, lors de sa courte visite a la wilaya de Ghardaïa, ce dimanche matin, il est fait appel a manifestation d'interet pour des projets d'aquaculture conséquents permettant de participer de façon dynamique et durable aux activités productrices des régions du sud.
Au titre de cette feuille de route, le ministre a voulu, a travers sa visite a Ghardaïa, apporter des ajustements permettant de répondre aux contraintes vécus par les professionnels du secteur, tout particulièrement aux problemes lies a la commercialisation du poisson produit.
D’ou cette démarche et visites de proximité, dont l'objectif est d'établir un état des lieux exhaustif permettant de passer a une stratégie nécessaire de cibler les priorités du secteur de l'aquaculture en les hiérarchisant en fonction des objectifs assignes par le gouvernement. Cette opération est appelée à déclencher le développement de l'activité aquacole qui reste encore a un stade embryonnaire, tout particulièrement à Ghardaïa.
Il ne va pas sans dire que l'Algérie dispose d'énormes potentialités et opportunités pour se doter d'une branche aquacole solide. Toutefois, relève-t-on, les investisseurs aquacoles dans le sud du pays continuent a faire face a diverses contraintes d'ordre foncier, technique, financier et commercial. Notre pays a tout intérêt, selon les auteurs de plusieurs études précédemment effectuées, a développer cette activité qui permettra de créer de nouveaux emplois et de richesses et surtout de réaliser des objectifs fixés par l'état, au titre de l'initiative nationale pour le développement humain.

Source Le Quotidien d’Oran Aïssa Hadj Daoud

Le Pèlerin

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 00:55

Sud algérien - Vallée du M’zab - Le plus grand secteur sauvegardé au monde

Paysage de Ghardaia

Fondée en 1053, Ghardaïa ou Taghardaïte répond toujours présent avec ses magnifiques ksour et villes aux édifices religieux (mosquées) aux minarets en forme de pyramide et son ingénieux système d’urbanisation et toute sa vallée classée patrimoine national puis patrimoine mondial par l’Unesco. Une vallée qui est, selon les experts internationaux, le plus grand secteur sauvegardé au monde et qui est considérée comme une source d’inspiration et de recherche pour les chercheurs.
Cette vallée, grâce à la mise en place d’un système de digues et de captage des eaux – unique en son genre dans le monde – par les ancêtres de la vallée, a toujours échappé aux fortes crues des oueds. «ces villes demeurent jusqu’à aujourd’hui vivantes grâce à la volonté des habitants qui s’adaptent au fur et à mesure aux nouveautés», nous dit le directeur de l’office de protection et de promotion de la vallée du M’zab (opvm), Zohir Ballalou.
Ghardaïa, c’est aussi le souk avec sa placette classée en 1985 patrimoine de l’Unesco entourée de galeries d'arcades, sa belle palmeraie et son système d’antan de partage des eaux. Pour profiter pleinement de toute cette richesse, un nouveau dispositif dénommé plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur de la vallée du M’zab (ppsmv) a été mis en place.
Source Horizons  Souad Labri
Le Pèlerin

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 18:24

Comment le Sahara nourrit l’Amazonie ?

Transfert de sable au dessus de l'océan atlantique

Transfert de sable au dessus de l'océan atlantique

Un désert qui fertilise une forêt équatoriale ? Incroyable mais vrai, assure une équipe de l’université de Londres qui décrit le voyage du phosphore au-dessus de l’Atlantique.

Nourrice. 

Il y a 10.000 ans, tout le centre du Sahara était recouvert par un lac poissonneux immense. Les changements climatiques régionaux et globaux ont peu à peu réduit cette étendue d’eau douce aux limites actuelles du lac Tchad, soit moins de 1500 km2. À la place s’étend la dépression du Bodélé, une zone désertique traversée par des vents violents. Au point que la moitié des poussières du Sahara partant dans l’atmosphère provient de cette régionqui reste la première au monde pour l’érosion éolienne. Or, nous apprenaient en octobre 2014 les chercheurs de l’université de Londres, ces poussières s’avèrent être un excellent fertilisant pour le massif amazonien. 

Depuis, une nouvelle étude publiée fin février 2015 dans le journal Geophysical Research Letters a même quantifié la quantité de sable ainsi déplacée par les vents de l'Afrique du Nord vers l'Amérique du Sud. 

Ce seraient ainsi 22.000 tonnes de nutriments qui parviendraient chaque année, en moyenne, jusqu'à l'Amazonie. Et, selon les chercheurs, ces apports équilibreraient les pertes en nutriments dues au ruissellement des pluies sur les sols de l'Amazonie. Mais ces apports ne représentent que 0.08% de la matière transportée depuis le Sahara vers l'Amérique du Sud. Les chercheurs estiment en effet que ce sont 27,7 millions de tonnes de sable qui sont transportées par les vents jusqu'en Amazonie.

Pour obtenir ces chiffres, les équipes de l'Université du Maryland, en partenariat avec le Goddard Space Flight Center de la NASA, se sont basées sur des données collectées par le satellite CALIPSO entre 2007 et 2013. Les images capturées par ce dernier ont permis aux chercheurs d'estimer la quantité de sable transporté. Et des études menées sur des échantillons de sable ont permis de calculer la quantité de nutriments (du phosphore) qu'ils contiennent.

On dit que l’Algérie n’est pas un pays exportateur en dehors de l’export de gaz et de pétrole…Et pourtant… !

Une grande variabilité d'une année à l'autre

L'équipe relativise toutefois la précision de ces chiffres, car d'une année à l'autre, les mesures montrent une grande variabilité dans la quantité de sable transportée. "Il y a 86% de variation entre l'année 2007, où la quantité de sable transportée était la plus importante, et l'année 2011, où il y en a eu le moins" relativise l'équipe.

Ce que le vent transporte, ce sont des éléments arrachés aux squelettes des poissons qui ont habité pendant des millénaires les eaux du méga lac. Ces résidus sont constitués d’apatite, des composés phosphorés. Très légers, une partie de ces aérosols traversent l’Océan Atlantique pour se déposer sur le massif amazonien.

Essentiel. Or, ce phosphore d’origine biologique est aisément assimilable par les plantes, lesquelles reçoivent du ciel une matière organique nécessaire à leur croissance. Très rare dans la plupart des sols (95% des gisements de phosphate minéral sont situés dans la seule région du sud marocain et du Sahara Espagnol), le phosphate n’en est pas moins essentiel pour le développement des végétaux.

Les racines ne peuvent dégrader qu’une infime partie des éléments présents dans le sol car le phosphore minéral n’est pas mobile et il leur faut l’aide des champignons pour que arbres et herbes puissent capter les quantités qui leur sont nécessaires pour croître et se multiplier.

Nul n’est en mesure de calculer la quantité de phosphore présent dans la dépression de Bodélé, aussi, la principale auteure de l’étude, Karen Hudson-Edwards s’inquiète-t-elle : "pour le moment, nous ne savons pas combien de temps la dépression Bodélé va continuer à fournir du phosphore à l’Amazonie. Alors que la forêt équatoriale est déjà sous la menace des activités humaines, nous espérons conduire des recherches plus approfondies pour déterminer quand cette importante source de fertilisant s’arrêtera".

Source Sciences et Avenir

Loïc Chauveau et Erwan Lecomte. Infographie de Damien Hypolite.

Le Pèlerin

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 18:04

L’exploration du gaz de schiste et la bêtise des hommes

Sud algérien – Une manifestation anti-gaz de schiste dégénère à In Salah

Voilà trois mois que la population d’In Salah s’est soulevée comme un seul homme contre l’exploitation voire l’exploration du gaz de schiste. Trois mois, c’est pourtant largement suffisant pour trouver une issue à ce bras de fer. Or, le pouvoir s’arroche frénétiquement à son entreprise de forage qu’il a érigée au rang de question de souveraineté nationale…

En quoi le gaz de schiste, dont la rentabilité économique est très discutable même à moyen terme, selon les experts, renforcerait ou menacerait-il la souveraineté nationale ? Il va falloir que les porte-voix du pouvoir nous expliquent ce lien qui sent trop le populisme.  Il serait vraiment grave si notre souveraineté nationale tenait uniquement à ce gaz qui pollue l’atmosphère à In Salah depuis trois mois.

D’autant plus que l’Algérie est avant tout un pays pétro-gazier qui figure bien dans le top 10 des pays producteurs. Pourquoi alors les autorités s’entêtent à poursuivre cette aventure, trop coûteuse socialement et financièrement, du gaz de schiste alors même qu’elle suscite réprobation et rejet ailleurs ? N’est-ce pas une bêtise de vouloir opérer un passage en force ?

Il y a manifestement une panne d’imagination en haut lieu. Ou alors nos responsables se sont «grillés» par des engagements écrits avec les multinationales en vertu desquels ils ne peuvent plus faire marche arrière. Il n’est guère rassurant de savoir que c’est la firme américaine Halliburton, dirigée entre 1995 et 2000 par l’ex-faucon de la Maison-Blanche, Dick Cheney, qui opère à In Salah. Ayant consenti d’énormes investissements pour développer la technique très controversée de la fracturation hydraulique, elle ne se fera pas prier pour facturer à prix d’or ses prestations à In Salah.

Sud algérien – Une manifestation anti-gaz de schiste dégénère à In Salah

Evidemment, nos responsables, qui ont failli vendre le sous-sol national via la loi scélérate sur les hydrocarbures de 2005, n’oseront pas nous dire la vérité sur les sous et les dessous de ce soudain grand amour pour le gaz de schiste. Chakib Khelil, qui avait mis au point cette loi antinationale et aussi donné des marchés juteux à la société mixte BRC, détenue par Sonatrach et Halliburton, coule des jours heureux chez lui, aux States.

Ne serait-ce que pour ces sulfureux rappels, nos concitoyens d’In Salah et tous les Algériens ont toutes les raisons du monde d’afficher leur méfiance vis-à-vis des dommages collatéraux du gaz de schiste sur l’environnement. Entendre le président de la République nous expliquer «doctement» que le gaz de schiste «est un don de Dieu» inquiète plus qu’il ne rassure.

Quelle trouvaille, en effet ! Plus sérieusement, personne n’a soupçonné le gouvernement Sellal d’avoir «fabriqué» ce gaz à In Salah. Mais ce propos a priori simpliste de Bouteflika cache mal une détermination à ne pas céder quoi qu’il en coûte, contrairement aux belles assurances de son Premier ministre. La reprise des affrontements entre les manifestants et la gendarmerie à In Salah en est la meilleure preuve. La «main de l’étranger» pourrait bien exister dans cette affaire. Mais pas forcément là où on l’imagine…
Source El Watan Hassan Moali

Le Pèlerin

La coalition des "Suds"

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:41

Le parent pauvre de l'industrie algérienne

askreem

 

Le tourisme a le plus grand mal à émerger dans notre pays, alors que chez nos voisins immédiats, il s'est mué en véritable industrie génératrice de richesse et d'emplois. De nombreux facteurs participent à cet état de fait, notamment l'absence de volonté politique capable de hisser ce secteur d'un marasme qui ne l'aura que trop englué. L'Algérie est pourtant un pays continent disposant de 1200 km de côte, de vastes étendues sahariennes et steppiques, des magnifiques oasis et même de montagnes enneigées...Tous ces atouts devraient faire du territoire algérien une vraie perle du tourisme mondial, une destination incontournable. Or l'amère réalité est là, nos contrées si proches de l'Europe et véritables fenêtres sur l'Afrique ne parviennent pas à surbooker les carnets de commandes des tour-opérateurs; les produits touristiques algériens, à quelque exception près, font terriblement défaut chez les agences de voyages nationales, lesquelles orientent le client national plutôt vers des destinations lointaines comme la Turquie, l'Egypte, Dubaï, ou la Chine.

Par ailleurs, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr, font remarquer les observateurs, pour constater que la culture du tourisme manque cruellement chez nos compatriotes, à commencer par les administrations qui ont la charge de décider des orientations et des standards à appliquer à ce service. L'on dénonce également la bureaucratie qui bloque les investisseurs potentiels, de même que l'on relève l'absence d'une communication et d'une stratégie qui puisse servir la destination Algérie. L'on rappelle en outre que le tourisme moderne est étroitement lié au développement, notamment celui des nouvelles technologies, comme le e-paiement. En effet, ce qui gêne le plus les touristes étrangers en Algérie est de ne pas pouvoir utiliser leurs cartes bancaires pour faire des achats, sachant que quelques grands établissements hôteliers et quelques boutiques acceptent ces dernières.

Cet aperçu renseigne sur les efforts qui restent à déployer afin de développer ce parent pauvre de l'industrie algérienne, à savoir le tourisme. Que proposent les candidats en lice à la présidentielle de 2014 à ce sujet? L'organisation mondiale du tourisme indique qu' «aujourd'hui, le volume d'affaires du secteur touristique égale, voire dépasse celui des industries pétrolière, agroalimentaire ou automobile». C'est dire tout le bien que peut faire ce secteur à l'économie nationale qui est à la recherche d'alternatives aux hydrocarbures.

Abdelaziz Bouteflika - Arrimer la destination Algérie aux circuits mondiaux

Ce candidat indépendant aux joutes électorales du 17 avril prochain, rappelle dans son programme les nombreux défis cruciaux relevés par l'Algérie depuis 1999. Le pays est désormais replacé sur une trajectoire assurée de paix, de sécurité, de développement et de progrès qui ne peuvent que constituer le terreau idéal pour l'émergence d'une industrie touristique nationale viable. En matière de tourisme, l'Algérie recèle de grandes potentialités naturelles et culturelles à développer, est-il noté, et c'est dans cette optique que les pouvoirs publics ont encouragé la promotion de la destination Algérie via l'investissement, notamment hôtelier, dans la capitale et les grandes villes afin d'assurer de plus grandes capacités en matière d'accueil et d'hébergement, aux touristes. Mettant en avant un riche bilan de réalisation d'infrastructures hôtelières entre 2009 et 2014, le président Bouteflika s'assigne un autre défi à relever, à savoir insérer le tourisme national dans les circuits commerciaux du tourisme mondial par le truchement de la promotion de la destination Algérie au statut de destination touristique de référence au plan international. Un objectif ambitieux encadré par une vision stratégique à l'horizon 2025, adossée à des objectifs contenus dans le schéma d'aménagement touristique, «Sdat». Ce dernier est une composante du Snat (Schéma national d'aménagement du territoire) 2025, prévu par la loi 02-01 du 12 décembre 2001 relative à l'aménagement du territoire et du développement durable.

Ali Benflis - Une batterie de mesures à la rescousse

Le candidat à la présidentielle du 17 avril prochain, Ali Benflis, promet de promouvoir le tourisme saharien et les activités connexes, car ce secteur constitue, selon lui, la principale ressource de la population locale.

Ali Benflis s'engage, à travers son programme à développer l'activité touristique dans les régions sud du pays, recelant de grandes capacités, l'objectif à terme étant de permettre de relancer les nombreuses agences de tourisme qui sont inactives, à travers une batterie de mesures contenues dans son projet de renouveau national.

Benflis, qui se présente pour la seconde fois à la l'élection présidentielle estime par ailleurs que la règle des 49, 51% relative au partenariat national-étranger n'a aucune justification économique. Surtout pour les secteurs comme le tourisme et l'hôtellerie. Sur un plan général, il compte cependant maintenir la limitation de la part du capital étranger dans les secteurs stratégiques.

Louisa Hanoune - «Institutionnaliser» le droit au tourisme pour les Algériens

Pour la première dame du PT (Parti des travailleurs) le tourisme saharien est triste. A l'en croire, le potentiel du Grand Sud algérien est laissé en jachère au grand dam des professionnels du secteur. Elle relève le recul dramatique de ce pan important de l'économie nationale et s'engage à «institutionnaliser» le droit au tourisme pour les Algériens.

Le tourisme intérieur est en effet laminé par une politique de prix inadéquate, notamment le coût des nuitées qui sont hors de portée pour la majeure partie des citoyens.

L'alternative étant de proposer des gammes de structures d'hébergement davantage en adéquation avec le pouvoir d'achat du commun des Algériens. Elle indique que le tourisme populaire permettra aux Algériens de visiter leur pays et de faire, ainsi, tourner l'économie locale, regrettant au passage le faste d'une époque révolue: «Nous avions de très beaux hôtels, mais ils ont été soit privatisés, soit négligés» déplore-t-elle. Elle relève l'absence d'une vraie politique pour développer ce secteur, et appelle à la mise en place d'une stratégie pour le réhabiliter.

Abdelaziz Belaïd - Marier tourisme et culture

Abdelaziz Belaïd, président du Front El-Moustakbel et candidat à la présidentielle du 17 avril prochain estime que le renouveau du tourisme en Algérie est possible. Il en veut pour preuve l'immense patrimoine naturel et historique que recèle le pays. «Il devrait y avoir une symbiose entre la culture et le tourisme», assène-t-il. Il encourage l'avènement de circuits et de lieux capables d'intéresser une jeunesse algérienne, souvent tentée par les sirènes de l'immigration clandestine.

Selon lui, des stations touristiques bien algériennes pourraient aisément se muer en pôles touristiques d'exception et à vocation internationale, pour peu que les moyens appropriés y soient mobilisés et déployés. S'inspirant de la réussite de l'expérience inédite «Tlemcen, capitale de la culture islamique» en 2011, il appelle à une «symbiose entre la culture et le tourisme.»

Moussa Touati - Privilégier le tourisme interne

Sur le plan économique, Moussa Touati aspire à édifier une économie sociale qui contribuera à réduire les inégalités entre les différentes couches de la société.

Ce postulat ne peut que suggérer une certaine démocratisation du tourisme.

Le FNA appelle à l'instauration d'une «culture touristique» en Algérie qui privilégie le tourisme interne. Moussa Touati croit également que le tourisme saharien est une manne à exploiter. Il affirme que le tourisme gagnerait à être la «première richesse» des régions sahariennes surtout que ce secteur est pourvoyeur d'emplois en local.

Le Grand Sud algérien recèle tous les atouts naturels à même de le hisser au rang d'une «destination touristique privilégiée aussi bien pour les nationaux que pour les étrangers», indique-t-il.

Ali Fawzi Rebaine - L'ouverture du transport aérien servira le tourisme

Le programme électoral du candidat à la présidentielle du 17 avril 2014, Ali Fawzi Rebaïne, président du parti AHD 54, est axé sur le développement, la transparence dans la gestion et l'égalité. Il propose la mise en place d'un Observatoire de stratégie économique et de prospective. Rebaïne compte ouvrir à la concurrence nationale et internationale, s'il est élu, l'ensemble des secteurs économiques, dont le tourisme par déduction.

Conscient de l'importance de certains facteurs décisifs qui concourent à l'émergence d'un tourisme de qualité en Algérie Ali Fawzi Rebaïne va droit au but et estime qu'il est impératif d'ouvrir le transport aérien.

Le monopole du transport aérien, une exclusivité d'Air Algérie qui a montré ses limites, en dépit des récurrentes aides et subventions de l'Etat, se répercute sur la qualité des prestations et sur les prix du billet, hors de portée de la majorité de nos émigrés dans l'incapacité de se payer une place à 60.000 DA.

Cet élément parmi tant d'autres influe négativement sur le tourisme, un secteur à la traîne. Relève-t-il en jugeant que l'opération sera bénéfique à toute l'économie nationale.

Source L’Expression Salim Benalia

Le Pèlerin

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