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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:04
Sellal a insisté depuis Tamanrasset sur la mise en valeur du Tourisme
askreem
Le tourisme saharien est l'un des points sur lesquels Sellal a mis l'accent lors de son déplacement dans le Sud. L'hôte de l'Ahaggar a également reconnu que le problème sécuritaire qui sera bientôt résolu a eu un impact négatif sur le tourisme. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a achevé sa tournée dans le Sud qui l’a conduit à Adrar et Tamnrasset. Une tournée au cours de laquelle le chef de l’Exécutif a inspecté des projets de développement relevant de différents secteurs dans une région saharienne regorgeant d’atouts touristiques lui permettant de devenir une destination par excellence.  
Force est de constater que ces atouts et potentialités touristiques dont dispose le Sahara algérien sont sous-exploités et peu considérés. Malgré tout l’intérêt que revêt ce potentiel touristique aussi bien pour le tourisme que pour l’économie, le secteur peine toujours à décoller par manque d’une volonté  d’action. Conscient de l’intérêt économique du tourisme qui doit tabler sur le Sahara, l’hôte de l’Ahaggar a insisté sur la nécessité d’accorder au tourisme l’intérêt qu’il mérite. C’est un «enjeu d’avenir», dit-il. Le tourisme est l’enjeu d’avenir pour la région car les touristes du monde sont attirés par les endroits paisibles comme «Tahat, Roumia ou encore l’Assekrem et Tidikelt, ils s’interessent aussi au tourisme culturel», a-t-il affirmé devant les représentants de la société civile de la wilaya de Tamanarasset. Toujours dans la même wilaya, Sellal inspectant une structure pédagogique en construction, a échangé des propos avec des étudiants en leur préconisant de s’orienter vers les filières scientifiques et culturelles. Aussi, le Premier ministre a souligné la nécessité de hisser l’actuelle structure universitaire au rang des grands pôles universitaires du pays, et envisager l’ouverture de nouvelles spécialités, notamment dans les domaines de la culture, du tourisme et de l’artisanat.
Evoquant le riche patrimoine de la région, le Premier ministre a affirmé que la classification de l’imzad patrimoine universel est un important acquis à préserver, insistant sur la nécessité de respecter la vocation touristique de Tamanrasset lors de la réalisation des projets urbains.
«L’Unesco a procédé récemment au classement de l’imzad (monoviolon targui) en tant que patrimoine culturel international. C’est dire que Tamanrasset possède les atouts nécessaires pour développer ce secteur», s’est-il félicité. Mieux, Sellal  insistant sur la protection du patrimoine touristique, a préconisé de créer un village touristique doté de toutes les commodités à la sortie de la ville de Tamanrasset.   
En un mot, le Premier ministre a beaucoup insisté sur la nécessité de développer le tourisme culturel dans cette wilaya du sud du pays.
A ce propos, Sellal a ainsi appelé lors d’une visite au centre universitaire Hadj Moussa Akhamoukh, les responsables locaux du secteur de l’enseignement supérieur à encourager l’apprentissage des langues étrangères aux jeunes pour développer le tourisme culturel. Sur un autre volet, celui du logement, Sellal a appelé à la construction de nouvelles cités dans le respect des spécificités sociales et climatiques de cette région du sud du pays.
Au sujet du développement socioculturel, Sellal a annoncé qu’une enveloppe budgétaire conséquente a été consacrée à la wilaya de Tamanrasset afin de renforcer son action de développement multisectoriel, notamment le volet touristique.
Source Le Soir d’Algérie Yazid Madi
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 17:46
Une centaine de migrants retrouvés morts dans le Sahara
Cadavres-decouverts-au-Niger.jpg
Niamey - Les corps de 92 migrants morts de soif, des femmes et des enfants pour la plupart, ont été retrouvés dans le nord du Niger, a-t-on appris jeudi auprès des autorités locales.
Les clandestins avaient tenté la traversée du Sahara entre la ville minière nigérienne d'Arlit, dont ils étaient partis entre la fin septembre et la mi-octobre, et Tamanrasset, dans le Grand Sud algérien. Ils se sont dispersés dans le désert à la recherche d'un point d'eau quand les deux camions qui les transportaient sont tombés en panne l'un après l'autre.
Contacté par téléphone, le maire d'Arlit, Maouli Abdouramane, a annoncé que 92 cadavres - 52 enfants, 33 femmes et sept hommes - avaient été découverts après des jours de recherches. "Les recherches se poursuivent", a-t-il ajouté.
Toutes les victimes étaient originaires du Niger. Leurs corps étaient dispersés sur une grande distance, certains à moins de 20 km de la frontière algérienne.
La plupart des cadavres étaient en état de décomposition avancé et avaient en partie été dévorés par des animaux, des chacals probablement, a précisé un secouriste, Almoustapha Alhacen.
"C'est la première fois que je vois ça", a-t-il dit à Reuters, joint par téléphone à Arlit. "C'est difficile de comprendre ce que ces femmes et enfants faisaient là."
Les secours ont trouvé de nombreuses ardoises pour écrire dans les bagages des victimes, suggérant que les enfants étaient peut-être les élèves d'une école coranique convoyés vers l'Algérie, a déclaré Almoustapha Alhacen.
Dix-neuf membres du groupe ont rejoint à pied l'Algérie avant d'être rapatriés vers le Niger. Deux survivants ont réussi à regagner Arlit après avoir marché des dizaines de kilomètres, a ajouté le secouriste.
Plus de 32.000 immigrés sont arrivés depuis le début de l'année en Europe du Sud en provenance d'Afrique.
Le renforcement des mesures espagnoles contre l'immigration clandestine a modifié les routes des filières, qui évitent largement désormais les Canaries et privilégient le franchissement du Sahara pour gagner l'Afrique du Nord avant la traversée de la Méditerranée.
Source Yahoo Actualités / Reuters
Abdoulaye Massalatchi; Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 10:07

Au cœur du Tassili N’ adjer…

La préhistoire, comme si vous y étiez !

Après avoir réglé les formalités d’embarquement, la quarantaine de journalistes, membres ou pas du club de presse de Wataniya Télécom Algérie, prennent le vol AH 6 310 à 22h 30 à l’aéroport d’Alger pour atterrir vers 00h 30 à l’aéroport Tiska de Djanet. Des Toyota 4x4 les attendent pour les acheminer vers Ténéré Village, un hôtel situé à 20 km de l’aéroport et à 8 km de la ville. Certains veillent jusqu’au matin pour contempler les paysages féeriques et ne pas rater le très beau lever de soleil en cette matinée de février…
Ce reproche émane du directeur du village-hôtel, Ahmed Khirani, gérant, par ailleurs, de l’agence de voyages qui chapeaute le circuit du club de presse de Nedjma en s’adressant aux retardataires qui ne sont pas encore levés à 8h 30. Le petit-déjeuner est agrémenté de m’semen et de galette kabyle. A la sortie, près des 4x4, des hommes Bleus (guides touristiques et chauffeurs), attendent les invités pour les transporter à Tinamali, sur 150 km de circuit.
Certains membres de la délégation découvrent pour la première fois la région du Tassili. Plusieurs chauffeurs sont polyglottes. Ils affirment avoirs appris de nombreuses langues au contact de touristes étrangers au cours de circuits organisés à Djanet ou ailleurs.
Le modulateur (kit lecteur de flash disque spécial véhicule) est placé et, tantôt, c’est le rythme du Tindi local ou malien qui égaie l’atmosphère, tantôt celui de la troupe Tinariouine qui chante avec le fameux Carlos Santana et le regretté Othmane Bali décédé tragiquement en 2005 lors d’une inondation qui avait touché la région.
Le convoi traverse un désert rocheux et sablonneux. Tafaloulate, une zone de passage de harragas vers la Libye, nous dit-on, Oued Inouar, Oued Tinmanta, Oued Amais, Oued Abdenoufak et enfin Isoudad. Arrivés à destination, les journalistes doivent parcourir, à pied, près de 700 m pour arriver aux grottes, témoin de milliers d’années d’histoire avec leurs peintures et gravures rupestres. Les chauffeurs sont déjà autour de leur braise pour préparer l’inévitable thé. Trois jeunes Touareg ont dressé la table pour le déjeuner «self-service». Les crudités proposées viennent du jardin du gérant de Ténéré-village. «Ma devise est de servir frais, bio et local !», nous dit-il. Les Touareg n’ont ménagé aucun effort pour mettre leurs invités à l’aise.
Certains chauffeurs deviennent des spécialistes du thé et exigent la prise de 3 verres consécutifs ! La distribution d’affiches et instructions sur la nécessité du respect des sites archéologiques et de la protection de l’environnement est faite par Aïcha, cadre à l’Office national du parc du Tassili. Dans les prospectus, il est indiqué que la région du Tassili est unique dans son genre dans le monde arabe et compte parmi les 3 sites diversifiés et les plus riches en Afrique.
Elle compte une zone humide classée parmi le site Ramsar depuis 2001 et dans le réseau de protection de l’homme et de l’environnement mis en place en 1986 par l’Unesco. Elle est aussi classée patrimoine culturel et naturel par la même entité. A Tine Aressou, nous ne pouvons qu’être admiratifs devant les peintures rupestres vielles de 10 000 ans, des représentations d’animaux aux couleurs qui existaient à l’époque (le noir, le blanc, le rouge, le jaune...). «Ils ont été peints à base d’ocre rouge mélangée avec du sang d’animaux, ou d’ocre blanc mélangé à du lait», nous explique M. Ilias Abdallah, un guide touristique.
Aujourd’hui encore, la région du Tassili compte une faune très importante (le fennec, le guépard, le loup, la gazelle, le mouflon, le lièvre, l’antilope, le chacal…).
Othmane Bali n’a pas été oublié Au village-hôtel Ténéré, une soirée musicale a été organisée en hommage à Othmane Bali, l’une des sommités du chant targui. Elle a été animée par son fils Nabil Bali et sa troupe dans laquelle sa sœur Houda chante aussi.
Cher, cher le billet…
«De nombreux touristes, notamment des Européens, visitent Djanet chaque année, mais le flux des Algériens avec lesquels on travaillait beaucoup auparavant, a considérablement baissé à cause du billet d’avion qui coûte très cher», se désole un responsable d’une agence de tourisme à Djanet.
Le vieux Beloubar Bouhafs, chauffeur et guide touristique depuis 36 ans, abonde dans le même sens : «Le tourisme fait vivre beaucoup de familles à Djanet. Mais le flux touristique a tendance a diminué, de plus en plus, notamment depuis la guerre du Golfe. Actuellement, on ne fait que du bricolage pour vivre. La cherté des billets d’avion est un autre facteur de cette baisse.» Le doyen des guides, Ad Hani Iknane, 70 ans et guide depuis 1971, confime : «Avant, on voyait beaucoup de touristes ici, mais plus maintenant.» Le gérant d’une agence de tourisme trouve que la contrainte du billet d’avion (20 000 DA aller-retour) empêche les touristes locaux de venir à Djanet. «Les étrangers disent qu’ils trouvent, eux aussi, que c’est cher. Notre syndicat a envoyé plusieurs rapports au ministère du Tourisme et à Air Algérie, en vain. Nous avons perdu beaucoup de clients qui venaient durant toute l’année», nous a-t-il révélés. M. Khirani a appelé, quant à lui, à la formation dans le tourisme et à l’introduction dans la formation professionnelle des petits métiers (serveurs, réceptionnistes, magasiniers…).
Un patrimoine datant de la nuit des temps
Le musée du Tassili entretient une mémoire collective chargée de milliers d’années d’histoire.
Au même titre d’ailleurs que deux autres musées qui relèvent de l’Office du parc national du Tassili : le musée Admer de Bordj El-Houas et celui de Illizi. Ces 3 musées exposent la diversité naturelle et culturelle du Tassili.
Des milliers d’années d’histoire et de secrets sont relatés. Le néolithique (12 000 à 5 000 avant J.-C.) ainsi que les richesses en faune et en flore du Tassili. On peut y découvrir des ustensiles domestiques fabriqués à base de bois ou encore la z’riba ou kaber, un type d’habitat en dur adopté et conservé par les populations semi-sédentaires du Tassili N’adjer.
«L’événement fondamental du néolithique est le passage d’un mode de vie de prédation basé sur la chasse à une économie de production attestée par la pratique de l’élevage et de l’agriculture (outils en pierre, pointes de flèches, haches, meules...) qui indiquent une forte activité de broyage. Des récipients en terre cuite qui remontent au Xe millénaire servaient à transporter, stocker et cuire des aliments. La vannerie de Tinhanatène compte parmi les plus anciens témoignages sur le métier de vannier», explique-t-on au musée de Djanet. La faune de la région (le poisson des sables, par exemple) est adaptée à l’hostilité du milieu désertique. «C’est la mobilité qui lui a permis d’échapper à l’agression du climat.
Les mammifères sont aussi présents (le mouflon à manchettes). L’antilope a disparu à cause de l’homme, mais les gazelles, bien que menacées, sont nombreuses dans les grands oueds et regs du Tassili N’adjer. Le daman rouget est plus localisé dans les secteurs rocheux en bordures des oueds. Les reptiles, plus nombreux et quelques espèces de poissons et de batraciens survivent encore dans certaines gueltas permanentes. Le crocodile a, en revanche, complètement disparu», ajoute-on au niveau du musée.
Pour la flore, les changements climatiques marqués essentiellement par des périodes de grande aridité ont eu des conséquences irréversibles.
Ainsi, l’on a noté «la régression des espèces d’origines méditerranéennes comme le cyprès, le myrrh et la lavande et l’installation progressive d’espèces d’origine africaine comme l’acacia et la balanite».
Pourquoi la vache pleure-t-elle ?
Au lieu dit Tinamali (brave et courageux), un immense rocher sous forme d’éléphant se trouve devant une montagne en forme de bosse de chameau. Tighargharte, à 25 km de Djanet, est un endroit féerique. Le mixage de roches géantes de toutes formes et le sable fin doré vous fascinent. Les gravures préhistoriques aussi. Des représentations de vaches gravées sur les murs, l’air triste. L’une d’elles est représentée avec une larme à l’œil droit. «Cette image parle d’elle-même. Elle serait gravée par un homme qui aurait perdu ses vaches dans cette région connue par son pâturage et une guelta à l’eau abondante et qui, un jour, a complètement séché, causant la mort des vaches qui s’y abreuvaient», nous dit-on. L’expression «vache qui pleure» n’est pas vraiment appréciée par les Touareg. «C’est une nouvelle appellation donnée par les touristes. Nous, nous l’avons toujours appelée Tirargharte», affirme un Targui.
La loi du thé
Celui qui refuse de prendre un thé avec un groupe devra payer une amende de 1 000 DA s’il ne déclare pas, dès le début, qu’il ne peut pas prendre de thé. «Car, quand on prépare le thé, on le fait selon le nombre de personnes présentes. S’il nous laisse préparer le thé sans nous aviser d’avance qu’il ne le boira pas, il payera une amende à celui qui l’a préparé pour qu’il puisse acheter des boîtes de thé. Il faut savoir que quand on invite des personnes à prendre du thé avec nous au niveau d’un erg, d’une dune ou sous un arbre (talhaya), cela veut dire que nous l’avons invité de bon cœur et qu’on est heureux de l’avoir parmi nous», nous déclare un Targui.
L’arbre qui rend aveugle
On le trouve partout dans le grand désert, aux abords des routes et à proximité des habitations. On l’appelle krenka en arabe, tourha en targui et calabousse en français. Ce redoutable arbre peut facilement causer la cécité si on ne se lave pas minutieusement les mains après avoir touché la substance blanche qui provient de ses feuilles. «J’ai vu beaucoup de gens qui ont perdu la vue au contact des feuilles de krenka. Aucun traitement n’existe. Actuellement, il n’y a plus beaucoup de victimes car les gens sont alertés», témoigne un Targui. Mais cet arbre, qui rend aveugle, a en parallèle, des bienfaits. «Les femmes traitent leurs enfants qui souffrent de maux d’estomac ou de gorge à partir des racines de cet arbre qui ne pousse que dans le désert», nous dit-on. Un autre arbre suscite, depuis longtemps, la curiosité des citoyens de Djanet et des touristes : il se trouve depuis des dizaines d’années sur une montagne rocheuse sans eau et n’a jamais changé de couleur. Comment arrive-t-il à survivre ? Mystère…
Femmes courage
«La femme targuie du Tassili N’adjer a droit à l’héritage car c’est elle qui devient la responsable de sa famille et de ses enfants lorsque son mari ou son père doit s’absenter pour une longue durée. Mais le déplacement des hommes a nettement diminué grâce aux moyens de transport plus rapides. Une autre jeune femme dépassant la trentaine et non encore mariée – chose rare chez lez Touareg – nous a révélé l’apparition d’un nouveau phénomène : «Le coût élevé du mariage a obligé certains jeunes à se marier hors de la région. Ils préfèrent celles du Nord même si elles ne sont ni charmantes ni belles. Depuis quelques années, les hommes prennent deux femmes alors que cette pratique nous est étrangère.»

Source Info Soir
Souad Labri

Le Pèlerin

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 10:53

Le site d’El-Kantara, porte du désert, en danger

El Kantara El-Kantara2.jpg

El-Kantara-3.jpg

 

Ceci est un cri du cœur de l’un de mes lecteurs, un amoureux de la nature et particulièrement des gorges d’El Kantara.

J’ai repris son Blog afin d’en accroître sa visibilité et permettre peut-être de nous liguer afin de défendre ce merveilleux site touristique, une véritable perle de la nature.

Le doublement de la route nationale (RN3) va passer par les gorges d’El-Kantara. Cela va se traduire par la réalisation d’énormes ouvrages en béton qui vont défigurer à jamais le site d’El-Kantara mondialement célèbre par sa beauté. Il faut savoir que la route va enjamber sur une hauteur de quatre mètres le pont romain, monument classé, plusieurs fois millénaire qui va ainsi être “écrasé” ou plutôt enterré et certainement ôté à la vue des passants et des touristes. L’agression que vont subir les gorges, Oued El Hay et le pont romain avec les travaux de doublement de la RN3 a des conséquences incommensurables.

Je lance un appel urgent à tous les amoureux de la nature, les Kantris, les amoureux d’El-Kantara, à tous les gens sensés pour se mobiliser et agir afin que le doublement de la RN3 ne passe pas par les gorges. D’autres tracés sont possibles !! Exprimons notre refus et même notre colère s’il le faut contre les agressions répétées sur les gorges d’El-Kantara. Nous avons subi et nous subissons tous les jours la laideur des travaux dits de confortement des ouvrages d’art des chemins de fer qui traversent les gorges.

Nous avons aussi laissé construire, en aval des gorges, un pont inesthétique sans harmonie aucune avec l’environnement. Ce pont, pourtant assez récent, outre sa laideur, se distingue par l’affaissement de ses parties réservées aux piétons. Ne laissons pas passer la nouvelle route par les Gorges. Un tunnel peut être percé non loin des gorges! Préservons pour les générations futures le patrimoine lequel, outre qu’il est merveilleux et touristique, est classé et protégé par la Loi.

Source http://lesgorges.wordpress.com/2012/12/15/le-site-del-kantara-porte-du-desert-en-danger/

Abdallah Hamdane

Le Pèlerin

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 04:40

Semaine culturelle de Tamanrasset à Khenchela

Richesse du patrimoine targui
Sites magnifiques et gravures d'u autre âge

La maison de la culture Souaïhi Ali de Khenchela a abrité, du 21 au 26 mai, une manifestation haute en couleur, puisque permettant au public khencheli de voir, de connaître et d’apprécier quelques pans de la culture et des traditions targuies de la wilaya de Tamanrasset.

Une fois le décor planté, celui de l’illustre Kheïma targuie, diverses manifestations ont été organisées au sein de la maison de la culture, comme l’exposition du vêtement traditionnel, des bijoux en argent et des photos représentant les merveilleux sites de l’Ahaggar. De même, le public a eu droit à la projection de documentaires sur la vie des gens de l’Ahaggar. Des troupes folkloriques ont présenté des danses typiques à la région, comme celle de baroud, de la canne ou le karkabou. De quoi ravir les sens des spectateurs. La finalité dans tout cela reste l’échange culturel entre les wilayas, ce qui permet au public algérien d’approcher, de connaître et de s’imprégner de ce que recèle le patrimoine national comme incommensurables richesses. Chose qui, à long terme, favorisera et dynamisera le secteur touristique. Convenons que peu d’Algériens connaissent leur pays et ses multiples visages, et rares sont ceux qui ont l’enclin pour les choses culturelles, propres à chaque région. La multiplicité de telles initiatives sert de tremplin pour favoriser les échanges et aiguiser (ou éveiller) les envies de connaître le pays.

Source El Watan L. B.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 12:59

  Sud algérien - Ouargla : Dans le Sud les grillades sont préparées autrement

La grillade de viande selon des méthodes traditionnelles, à l'occasion des fêtes, constitue une tradition ancestrale et profondément enracinée dans les régions du sud du pays.
En plus des plats ordinaires préparés dans les maisons, plusieurs familles préfèrent organiser des pique-niques afin de préparer des barbecues en plein air de manière à éviter l'utilisation des moyens modernes tels le gaz et l'électricité qui, selon certains, font perdre à la viande sa saveur agréable.
Alors que certaines familles ouarglies sont en quête de charbon pour préparer des grillades, d'autres préfèrent le bois du Sahara qui, selon plusieurs avis, donnent à la viande un goût particulier que l'on ne retrouve que chez les cordons bleus ou spécialistes de l'art culinaire.
Poivre, gingembre, carvi et autres condiments qui donnent à la viande goût et saveur ne sont pas en reste des ingrédients d'une grillade des plus délicieuses et des plus appétissantes. Outre les grillades préparées à partir de feu de bois, les habitants du Sahara, inspirés de leur longue expérience, ont improvisé d'autres façons de griller leur viande tout en gardant l'aspect traditionnel.
"Albougha" compte en effet parmi ces nouveaux procédés adoptés par les locaux pour mieux apprécier leur viande grillée. Il s'agit d'un mélange de cendre et de sable obtenu à partir d'un feu de bois allumé sur du sable propre. Une fois le feu éteint, la cendre est retirée du sable qui devient très brûlant. Un trou y est alors creusé, c'est "Albougha" où la viande, enveloppée d'un papier résistant à la chaleur est disposée pour cuir pendant un moment.
Les habitant de Oued Righ, la ville de Touggourt et les régions environnantes perpétuent pour leur part une autre tradition ancestrale et qui consiste à accueillir le mouton de l'Aïd au seuil de la maison en  versant de l'eau sur ses membres antérieurs pour obtenir richesse et baraka. Les familles se pressent également de mettre du henné sur la tête de la bête.
Un four traditionnel appelé "Canoune", fabriqué à partir de trois pierres dressées en pyramide est confectionné pour la circonstance. La viande est alors posée sur les fils en fer posés en dessus du "Canoune" et cuit à l'aide du feu allumé à partir des palmes si abondantes dans la région.
Rien de mieux pour digérer ces grillades qu'un bon thé parfumé à la menthe siroté au rythme de chants populaires traditionnels qui expriment la joie des habitants à l'occasion de cette fête religieuse.
Source  Horizons APS
Le Pèlerin

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 23:01

Adrar sur les traces du «barrage vert»

adrar-lutte-contre-la-desertification.jpg

A l'instar des autres pays concernés par le phénomène de la désertification L'Algérie, accueillera le mois prochain, une série d'activités destinées à sensibiliser l'opinion publique sur les conséquences de ce phénomène notamment à l'ère des changement climatiques.

 «A l'occasion de la célébration en Algérie de la Décennie des Déserts et de la Lutte contre la Désertification (2010-2020) proclamée par les Nations unies, le ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement et la Fondation Déserts du Monde organisent une série de manifestations et de cérémonies dans le sud du pays à partir du 15 décembre», lit-on dans un communiqué rendu public par l'ambassade de l'Autriche en Algérie.

Cette dernière  (l'Ambassade d'Autriche) marquera le lancement de cette décennie par la participation de l'Ensemble Fioretto qui donnera un concert très particulier de musique baroque sous le ciel étoilé du Sahara, le jeudi 15 décembre 2011 dans le Sud algérien au Fort de Tinerkouk (wilaya d'Adrar).

 Cette activité verra la participation des délégations de plusieurs animateurs et des ONG spécialisées dan la protection de l'environnement ainsi que des experts des Nations unies, en matière d'environnement et de développement durable. 

 Des vols spéciaux, affrétés par le ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, seront programmés à cet effet. Ils feront la liaison entre Alger et Timimoun. Des diplomates étrangers accrédités en Algérie assisteront d'après le communiqué à cette manifestation.

 Notons que l'Algérie est considérée comme leader durant les années 70, en matière de lutte contre la désertification. Le fameux barrage vert réalisé par les jeunes du service national reste un modèle à suivre par d'autres pays concernés par ce phénomène qui menace la sécurité alimentaire de millions de personnes dans le monde.

Rappelons-le, l'Algérie a ratifié la Convention des Nations unies contre la désertification signée à Paris en 199. Cette convention a décrété  le 17 juin comme journée mondiale de la lutte contre la désertification. Elle a mis également en place en 2006 l'année internationale des déserts et de la désertification.  

Source Les  Débats Y. Chibab

Le Pèlerin

 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 04:43

Tamanrasset - Ombres et lumières sur la perle du Hoggar
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Tamanrasset, la perle du Sahara, représente l'une des plus importantes attractions touristiques de notre pays. Les paysages lunaires et les immenses espaces ouverts dont la nature l'a dotée suscitent l'émerveillement et l'engouement de centaines de touristes européens, américains et même asiatiques.
Mais comme en Algérie le tourisme en est toujours à ses premiers balbutiements, on a remarqué dans cette ville deux aspects antinomiques : d'une part, une pratique à la dilettante imposée par le manque de structuration étatique et, d'autre part, une admirable prestation professionnelle qu'offrent certaines agences malgré les innombrables difficultés. La plupart des visiteurs étrangers et locaux, qui viennent régulièrement à Tamanrasset en quête de pureté, de naturel ou simplement de repos, optent pour les divers circuits proposés par les agences touristiques de la ville. Le lancinant Hoggar et l'insondable Tassili N'Ajjer sont les plus courtisés. La ville, elle, est généralement boudée par les touristes qui n'y séjournent que le temps d'une halte rapide avant ou après les bivouacs. Résultat : la plupart des auberges, des hôtels et des campings de Tam sont peu ou pas fréquentés, sauf en des occasions culturelles.
La période des festivals est en effet très bénéfique à ces établissements, qui se voient envahis par des hordes d'artistes, de journalistes et autres participants venus des wilayas du pays et même de l'étranger.
Culture étatique vs festivités tribales
Parmi les événements culturels les plus ancrés dans la ville de Tamanrasset figure "le colloque international sur l'imzad", initié depuis 2005 par l'association Sauver l'imzad, présidée par Mme Farida Sellal. Cette année, la rencontre s'est déroulée du 14 au 16 janvier. La démarche de l'association s'inscrit dans un esprit de sauvegarde de cet art ancestral menacé de disparition. L'imzad, instrument mythique de la culture targuie, représente un pilier incontournable de la musique saharienne d'Algérie. Aujourd'hui, il ne subsiste malheureusement que quatre vieilles dames qui maîtrisent cet art sacré du patrimoine targui. L'association œuvre donc au maintien, à la protection et à la pérennisation de l'imzad. Parmi les réalisations découlant de cette initiative, la mise en place, en 2004, d'une école de formation de l'imzad à Tamanrasset, dont la première promotion a été baptisée "Dassine", en hommage à la grande p
incesse poétesse targuie. Il est à noter également l'acquisition par l'association d'un terrain d'une superficie de 10 000 m² sur la route de l'Assekrem, pour la construction de "Dar el-imzad", dont l'objectif est de "former et de rassembler tous les artistes et passionnés des arts traditionnels des déserts", selon les organisateurs.
Tamanrasset, ville phare du désert algérien, regorge de pratiques artistiques variées aussi vieilles que la culture amazighe. L'imzad, bien qu'étant représentatif de cette richesse inestimable, n'est pas le seul à devoir être préservé contre l'oubli et l'inhibition.
En dehors des manifestations culturelles officielles, la ville et ses environs ne chôment pratiquement jamais en matière de festivités, qui revêtent évidemment un cachet traditionnel.
Dans le village de Tit (mot berbère signifiant "œil"), à 60 km de Tamanrasset, a lieu chaque année une ouaâda (ou zerda) dédiée à la mémoire du ouali saleh Sidi L'Ouafi, un saint homme originaire du village, mort en 2002. L'événement, qui dure deux jours et deux nuits, est marqué par tout un rituel traditionnel, préparé essentiellement par les femmes du village qui assurent un festin aux nombreux invités. Au menu, une panoplie de plats traditionnels de la région, tous cuisinés sur la braise, à l'image du couscous, du "kh-bez" (chakhchoukha de Tamanrasset), de la tagella (plat fait de pâtes traditionnelles et de douara, cuit sous le sable), ou encore du "maïnama ", viande d'agneau préparée à la manière africaine. La première soirée de la "zerda " est caractérisée par un spectacle de chants et de danses traditionnels auquel s'adonnent, à cœur joie, femmes, hommes et enfants. Sans oublier l'indispensable baroud et les précieux "madaih" (chants mystiques). La deuxième nuit est animée par des dizaines de musiciens, chanteurs et chorégraphes locaux, qui viennent des quatre coins de la ville pour célébrer le majestueux souvenir de Sidi L'Ouafi.
Plusieurs autres "zerdas", dédiées aux nombreux awlia' qui hantent la mémoire de la ville, illuminent le quotidien de Tam et offrent ainsi à ses habitants l'occasion de faire la fête en dehors des manifestations officielles qui, faut-il le dire, profitent plus aux organisateurs et participants étrangers qu'à la population locale.
Il est également intéressant de noter que c'est justement ce genre d'événements traditionnels qui attirent l'attention et l'admiration des touristes plus que les galas modernes qu'offrent les festivals étatiques. "Un chanteur sur une scène, avec des instruments modernes et une sono sophistiquée, on en trouve partout en Europe. Mais quand j'ai découvert la ouaâda de Sidi L'Ouafi, j'ai trouvé l'élément essentiel qui manquait à mon voyage : la vie tribale", nous confie Hélène, femme au foyer française, en visite pour la première fois à Tamanrasset.
Elle, comme tant d'autres visiteurs ensorcelés par la beauté divine du désert, ne compte pas arrêter là sa grande découverte des horizons lunaires. En effet, rares sont ceux qui, ayant embrassé de leurs yeux la magnificence magique de Tam (mais aussi de Djanet), ne soient pas revenus. Certains comparent même l'effet salvateur qu'a le Sahara sur les esprits, rongés habituellement par le quotidien morne d'un citadin ordinaire, à une sorte d'envoûtement !
Des paysages d'une beauté époustouflante et d'un effet magique sur l'âme et le corps, une culture ancestrale qui résiste malgré tout aux vents de l'oubli, des habitants locaux dont la générosité et l'hospitalité légendaires ne sont plus à présenter font donc de Tamanrasset en particulier et du Sud algérien en général une destination de rêve pour tous ceux qui désirent ouvrir leurs yeux et leurs esprits sur d'autres horizons.

Tam la meurtrie
Mais Tamanrasset n'est malheureusement pas qu'un havre de paix et d'amour où règnent la sérénité et le bien-être. L'autre facette de la ville se dévoile à notre regard comme une fausse note, comme une injure.
Dans le centre-ville déjà, on sent, forte et pénétrante, l'ombre redoutable de la misère, du dénuement presque inhumain dont souffrent une grande partie de la population. En nous baladant dans les rues et avenues principales, en prenant un café sur une terrasse ou en s'arrêtant simplement devant un magasin d'artisanat, un dense attroupement d'enfants, âgés pour la plupart de moins de 12 ans, nous entoure, nous les touristes venus du Nord, et donc naturellement beaucoup plus nantis, pour demander l'aumône. Ces jeunes garçons et fillettes issus de familles démunies n'ont jamais mis les pieds à l'école, ils ne savent donc ni lire ni écrire. Une triste réalité qui, hélas, touche une très grande partie des enfants de la région, citadins et nomades confondus. Les raisons de cet analphabétisme généralisé ne sont pas à chercher uniquement du côté des parents. Certes, beaucoup de familles, notamment parmi les nomades, négligent la scolarisation de leurs enfants et préfèrent les initier aux travaux manuels et artisanaux dont ils devront vivre plus tard. Mais il existe également une catégorie de mineurs qui ont vite fait d'abandonner leurs études pour se consacrer à de petits boulots, qui pour aider sa famille et qui pour se procurer un certain bien-être personnel. Malik, adolescent âgé de 18 ans, a délaissé ses études secondaires pour verser, comme beaucoup de ses congénères, dans le trabendo. Mais il n'est pas question là du trabendo "soft" à l'algéroise, mais d'un commerce assez dangereux qui implique des risques considérables. Il s'agit, pour le jeune et ambitieux Malik, d'acheter diverses marchandises à prix dérisoire au Niger, pour les revendre au marché noir de Tam, dénommé Gataâ El-Oued, avec une marge assez confortable de bénéfices. Exemple : un disque dur externe de 60 gigas, qui coûte à Alger environ 3 000 DA, vaut le double à Tam. Les mêmes calculs sont aussi valables pour les pièces détachées, les produits électroménagers, électroniques et même artisanaux ! Cela nous renvoie évidemment à un autre fléau dont souffre la ville : l'extrême cherté de la vie. En effet, les produits de contrebande ne sont pas les seuls à coûter les yeux de la tête. Dans une supérette à Tam, les prix des divers aliments essentiels aux repas quotidiens de la population sont plus chers (le double) que ceux d'Alger. Une lourde charge qui écrase les frêles épaules du budget dérisoire d'un habitant de Tamanrasset moyen.
A tout cela s'ajoute le manque de structures d'emplois pour les jeunes habitants de la ville. Le tourisme, censé faire germer une multitude d'occasions dans ce sens, demeure malheureusement inefficace pour ce qui est de contribuer à l'épanouissement économique et social de Tam. Tamanrasset, la perle du Hoggar, s'avère donc une région où la beauté hallucinante des paysages côtoie la laideur inhumaine d'une misère qui n'a pas encore livré tous ses maux, tous ses noms ! Un tel trésor inestimable du patrimoine naturel et culturel de notre pays ne mérite certainement pas de sombrer dans le dénuement et le besoin, alors qu'avec une bonne gestion, elle serait réellement le havre de paix et de lumières du désert algérien.

Source Le Jeune Indépendant Sarah Haidar

Le Pèlerin

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 09:11

Sud algérien - Tamanrasset : Terre d’asile et de transit

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Tamanrasset est aujourd’hui, un grand chantier, «tout cela attire», nous dit un cadre de la direction du commerce qui donne le chiffre des établissements de commerce, des petites industries ouvertes récemment. Il y a du travail et de la place pour tous.

Terre d’aventures, de découvertes, de passage des caravanes, des rallyes les plus illustres, Tamanrasset garde toujours cet attrait pour les profils les plus divers. Elle entretient, de ce fait, ce cachet cosmopolite qu’on lui connaît, un cachet digne des grandes villes. Ce n’est pas l’odeur du pétrole seulement qui attire les gens, ici, qu’ils soient à la recherche d’un emploi, d’un commerce à exercer ou autre. Chacun son histoire, son destin. On y trouve de toutes les régions du pays, de tout le continent africain.

«C’est le point de chute pour les populations des quarante-huit wilayas du pays en plus des ressortissants de plus de quarante pays du continent», nous dit un élu local, comme pour mieux souligner la pression qui s’exerce sur cet espace. Il n’en est rien, chacun se débrouille comme il peut pour gagner sa vie, survivre pour d’autres. La sécheresse qui sévit depuis des années au Sahel a poussé à l’exode de familles entières fuyant les conditions intenables dans leurs régions, au Mali, au Niger, au Burkina Faso. C’est pour eux, une terre d’asile. On ferme les yeux, solidarité oblige mais pour éviter une dégradation de la situation, sociale et sécuritaire, la prolifération de la criminalité, on réagit promptement. «On les reconduit jusqu’aux frontières mais finissent par se retrouver de nouveau en ville», souligne un officier de la police judiciaire. Pour la majorité, c’est un combat continu contre la détresse et peu importe si l’on arrive à bon port. «Là bas, on ne veut pas échapper à la faim uniquement mais à la mort», nous dit un Nigérien qui travaille comme serveur dans un café. Les autres trouvent des petits boulots. Au pire des cas, on se contentera bien de «la saddaka», c'est-à-dire l’aumône. La mendicité a gagné en ampleur. On les voit partout tendre la main, le visage innocent et pathétique. Ce sont des femmes et des enfants, seuls, abandonnés lâchés par un mari ou un père perdu. Des candidats à l’émigration clandestine qui n’ont plus donné signe de vie. C’est tout ce que savent dire ces enfants envoyés par leurs mamans, dans les restaurants, les cafés, les mosquées. On les reconnaît à leur parler le «haoussa», un dialecte nigérien. C’est le paradis en tous cas pour beaucoup de populations de l’Afrique subsaharienne.
L’Eldorado, ça l’est aussi pour nous nordistes. Il n’ y a pas longtemps, les jeunes venaient, ici, de gros commerçants du Nord, à l’occasion de l’Assihar, grand rendez-vous commercial annuel pour «faire des affaires, acheter des cigarettes de contrebande, des produits de l’électroménager», nous dit un gérant de pizzeria d’Alger. Mais avec l’ouverture économique des années 90, cet affairisme a perdu beaucoup de son importance. «Vous pouvez trouver tout ça aux marchés de Dubaï (Alger) au Hamiz, à El Eulma». «Cela ne justifie plus le déplacement qui coûte les yeux de la tête», explique t-il. Alors pourquoi est-on toujours tenté par ce lointain territoire ? Il paraît que le commerce de la restauration, du tabac, des cosmétiques marchent bien. Et puis, on nous chuchote que c’est «plus facile d’avoir des avantages dans le cadre de l’emploi des jeunes, des crédits…». Personne ne vous dira qu’il en a été l’heureux élu. Mais dans chaque commerce, vous allez rencontrer des têtes qui vous disent quelque chose».
Dans les autres secteurs, l’apport des régions du Nord est très apparent. Deux jeunes de Meftah semblent heureux derrière leur boutique de fast-food. «Avec mon diplôme de TS en électromécanique et un stage en entreprise, j’attends toujours de pouvoir décrocher un boulot», dira ce jeune de 21 ans. «Mieux vaut ça que le chômage qui vous ronge au nord». On travaille avec les jeunes du service national qui apprécient ce plat italien. Tamanrasset est aujourd’hui, un grand chantier, le projet d’adduction d’eau qui est piloté par les Chinois, l’entrée en production des gisements d’or à Amessmessa et à Tirek, «tout cela attire», nous dit un cadre de la direction du commerce qui donne le chiffre des établissements de commerce, des petites industries ouverts récemment. Les chiffres parlent d’eux–mêmes, il y a du travail et de la place pour tout le monde et pas seulement dans la fonction publique ou les stations services de Naftal. Les deux Syriens qui sont descendus du Nord vers le Sud pour ouvrir des petits ateliers de confection pour l’un et de pâtisserie orientale pour l’autre, nous le confirme. Ce sont, en tout, 7000 commerçants inscrits au registre de commerce, sans compter l’informel et ceux qui s’adonnent
au troc de produits aux frontières. 25 grossistes se sont installés récemment …. Les divers produits sont soutenus par l’Etat qui prend en charge les frais de transport pour les pâtes, l’huile jusqu’ au ciment pour ne pas pénaliser davantage les citoyens du Sud.
Le troc : «des échanges qui ne servent plus nos intérêts»
La région a toujours vécu grâce au troc de produits dont la liste est arrêtée par le ministère du Commerce. Ceux qui l’exercent sont agrées par les services compétents. Avec l’eau qui va bientôt couler à flots à Tam, il y aurait possibilité de «traiter les fruits exotiques tels les mangues, ananas que nous échangeons avec les pays voisins», dit-on. La plupart sont jetés faute de moyens de conservation. «L’installation d’une unité de production de jus ou confiture», sera la panacée, dira un responsable du commerce. Elle aura à créer beaucoup d’emplois. Certains cadres, les «expatriés» ne sont pas d’accord avec «cette vision trop édulcorée», selon eux. Le Sud n’est pas vraiment l’Eldorado pour tous notamment les chefs de famille. Malgré des avantages, les fameuses primes et indemnités d’isolement, «la vie en famille est dure», nous dit un directeur d’un centre spécialisé. Si les enfants arrivent à s’acclimater, il faut compter avec «les prix qui sont hors de prix surtout pendant le Ramadhan, les légumes frais sont au double par rapport au Nord et des fois la qualité laisse à désirer», ajoute notre interlocuteur. Nous avons pu vérifier ces assertions au marché de la ville. Seule la viande cameline à 430 DA et bovine d’origine subsaharienne fait le bonheur de certaines bourses.
Le plus difficile à surmonter, poursuit un autre père de famille, c’est «lorsque vous avez affaire à des spécialités médicales, des radios, échographies qui n’existent pas ici à Tamanrasset». Ce dernier nous rappelle le coût d’une virée à Alger, pour juste une échographie pour sa femme. Au prix de 3000 DA, celle-ci m’est revenue finalement à près de 80.000 DA puisque le billet aller-retour est à près de 30.000 DA rien que pour une personne. Or, s’il fallait ajouter la nuit d’hôtel, le taxi hôtel – ville, «il y a de quoi virer de bord», s’exclame-t-il.

Source Horizons K Daghefli.

Le Pèlerin

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 15:28

Une invitation "impressionnante" a Biskra!! 

 

 

Romantique par ses paysages, chaleureuse par ses habitants, Biskra carrefour des religions et des cultures, est une ode à la vie et au voyage. La découvrir est comme déguster ses dattes : douce, mielleuse et généreuse. Arpenter et se faufiler dans ses nombreuses oasis est une douce aventure où les oueds creusent un sillon de bonheur. Aimer Biskra et la découvrir ne serait ce que lui rendre justice. La fertilité des oasis et l'aridité des montagnes s'y côtoient dans un somptueux mélange créant une fresque submergeant les yeux des voyageurs. El-Kantara, M'chounech, Sidi-Okba, Tolga sont autant de noms de communes enfermant la richesse et les potentialités touristiques de cette wilaya. Néanmoins, pas encore exploitées.Les palmeraies, joyaux de Biskra   

De tous les côtés de Biskra, des palmiers se dressent. De véritables bougies veillant sur la prospérité de ses habitants. Plus qu'un cachet, ils représentent la carte de visite de cette région du pays. Durant le périple touristique, la route mène spontanément vers Chetma. Composée de deux mots chet et ma, équivaut au bord de l'eau, cette commune est le prolongement de Biskra en direction des Aurès. De par la fertilité de ses terres et l'abondance des eaux, Chetma était un passage obligé pour les caravanes commerciales entre le Sahara et le Tell. Après les commerçants, elle a attiré des réalisateurs de films et sera un cadre exceptionnel pour plusieurs films tels que Afrique, lève-toi. Dans la prolongation de cette beauté, se dresse M'chounech. A 18 km de Biskra, elle forme une crique naturelle. Immense tâche verte, elle est traversée par l'eau fluide de l'oued El- Abiod. Au-delà des palmiers et des différents arbres, la rocaille rouge protège et surveille cette partie de l'eden. C'est dans cette descente, dirent les jeunes guides, que le premier coup de feu de la Révolution algérienne a été donné un certain 1er novembre 1954. Pour y arriver, il faut traverser une route suspendue au flanc de l'Aurès. Du même gabarit de beauté, on nomme Khanguet Sidi Nadji. Oasis de 500 habitants à plus de 100 km de Biskra, elle est située dans un décor fantastique sur une gorge de l'oued El-Arab au nord-est. Cette région a été classée récemment réserve internationale. De passage à Biskra, ne manquez surtout pas les gorges d'El-Kantara ! C'est un véritable pont entre le tell et le Sahara sous lequel coule un immense oued. Tout autour se dressent des palmeraies. Un panorama reposant pour les yeux ! Au temps des Romains, il s'appelait Calceus Herculi qui signifiait le pied d'Hercule. Appelé port de Biskra, El-Kantara avait toujours constitué la destination préférée de beaucoup de personnes qui s'y étaient installées en raison de sa beauté envoûtante et de la fertilité de ses terres. Cette oasis comprend trois villages qui se distinguent par leur couleur : Guergour ou village blanc, Bou-El-Abbès ou village noir et Eddahraouia ou ville rouge. Ce dernier, dont une partie a été restaurée, est entouré de palmeraies et de petites seguias.

Des potentialités touristiques vierges 

  Les Gorges d'El Kantara
Le Casino de Biskra
Le Balcon de Rhoufi

mportantes et considérables sont les potentialités touristiques de Biskra. Elles attendent toujours les investisseurs pour les exploiter et lui donner une nouvelle âme. Et pourtant dix projets d'investissement touristique sont inscrits pour une capacité d'accueil de l'ordre de 3 573 lits et devront créer 528 postes de travail. Evalués à près de 1,2 milliard de dinars, ces projets sont dans un état d'avancement de travaux à des degrés différents et ce, sans compter 39 demandes d'investissement non encore concrétisées. En plus des deux zones touristiques existantes déjà, à savoir Biskra et Tolga, six autres zones d'expansion touristique (ZET) sont destinées à recevoir des projets touristiques. Il s'agit, entre autres, d'El-Kantar et de M'chounech. En parallèle, huit nouvelles zones touristiques sont proposées. Actuellement, le parc hôtelier de Biskra n'est composé que de 5 hôtels classés et 15 autres non classés pour 1 461 lits et 681 chambres. La réussite de ces projets renouera la wilaya avec un secteur maîtrisé et connu par les Biskris. Le point noir de cette région est le sachet noir. Comme dans les wilayas du pays, elles dénaturent la beauté des paysages. Biskra ne déroge pas à la règle. Tout au long du trajet menant de l'aéroport vers le complexe Les Zibans ou bien encore dans les différents oueds, les sachets en plastique sont là, agaçant les yeux. Même si elles ne sont plus noires, elles forment un horrible arc-en-ciel.

Hizia, la Juliette de Biskra

A plus de 5 km à l'ouest d'Ouled-Djellal se situe Sidi-Khaled. Une oasis de 345 000 habitants où est enterrée Hizia. Il s'agit de l'héroïne de la fabuleuse et mythique histoire d'amour chantée par Mohamed Benguitoun qu'on lie aux charmes de cette belle et accueillante oasis. Une histoire immortalisée par le poète populaire de Sidi- Khaled dans son long poème écrit en 1878 dans une langue dialectale rythmée destinée à sa contemporaine Hizia. Cette dernière, bent Ahmed Belbey, originaire de Beni Hilal, née en 1852 aimait secrètement son cousin Saïd. La légende raconte que cet amour est devenu célèbre après la mort de Hizia en 1875, à l'âge de 23 ans. Saïd, ne pouvant supporter la douleur de la mort de sa bien-aimée, a erré quelque temps, avant de demander au grand poète de la région, Benguitoun, de l'immortaliser par un poème. Aujourd'hui, sa tombe recouverte de sable repose à côté de la tombe du représentant de l’Émir Abdelkader, mort quelques années avant Hizia. Elle est très souvent visitée par des couples d'amoureux. Dans l’un des vers de ce poème, il est écrit : "Consolez-moi mes amis : j'ai perdu la reine des belles ; elle repose sous les pierres du tombeau. Un feu ardent me dévore ; je suis à bout. Ô sort cruel, mon cœur est parti avec Hizia !?"

Je vous conseille également le site de Djamila relatif à Biskra:

http://monsite.wanadoo.fr/biskra/

Source forum Algérie

Information relayée par

Le Pèlerin

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