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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 06:08

Les effets de la crise mondiale

Le tourisme touché à Tamanrasset


 

La nuit de la Saint Sylvestre, célébrée traditionnellement sur les monts de l’Assekrem, refuge de Charles de Foucault, sera plus calme en cette veille de la nouvelle année.

La saison touristique est bien commencée dans l’extrême sud du pays. La ville de Tamanrasset, destination préférée des touristes européens, n’a pas connu le rush enregistré la saison passée. La nuit de la Saint Sylvestre, célébrée traditionnellement sur les monts de l’Assekrem, refuge de Charles de Foucault, sera plus calme en cette veille de la nouvelle année. Les raisons de cet engouement pour ce lieu se déclinent par un coucher puis un lever de soleil sublime pour adorer la perfection divine. Ils sont six touristes italiens, Paola, Andréa, Anna, Mattia, Alberto et Geanlouis, rencontrés à Tam. Ils sont venus tout spécialement pour les fêtes de fin d’année. Ils ont quitté, il y a quelques jours, le froid de Torino et Bolzano pour le Hoggar Tassili où ils comptent passer deux semaines pour visiter cette région et la région de Djanet. Pour Mattia, concessionnaire des automobiles fiat à Torino (Turin), ce sera le sixième voyage en Algérie dont il apprécie la diversité des paysages et la cuisine. Il trouve que le pays a changé depuis les années 2000, notamment sur le plan sécuritaire. «Avant, dit-il, on ne pouvait se déplacer sur tout le territoire algérien pour des raisons que vous connaissez. On se contentait de rester dans les grands hôtels». Aujourd’hui, les craintes qu’éprouvent les touristes ont disparu. « Nous sommes plus libres dans nos mouvements », observe-t-il. A Tamanrasset et durant le périple qu’il projette de faire à travers le grand Sud, ils ne sont accompagnés que par un seul guide touareg d’une agence locale de tourisme. Il est fasciné par le désert et s’il est subjugué par le coucher de soleil de l’Assekrem qu’il trouve fantastique, il ne pense pas moins que s’il est l’un des beaux du monde, il reste que pour lui, le coucher de soleil des Alpes du côté de Dolomille sur la frontière de l’Autriche est un spectacle unique au monde. Et ceci, précise-t-il « en attendant de visiter les montagnes des USA ». Son compagnon de route, Geanlouis, est du même avis sur le phénomène du coucher de soleil. « La première fois, c’est saisissant et époustouflant ». La deuxième, troisième fois et ainsi de suite, le spectacle perd de son charme et l’émerveillement tend à disparaître, dit-il à regret.
Le Turinois a pris la peine de consulter et de lire des livres traitant des traditions et de la culture touaregue. Il déplore que l’occasion lui a manqué de vivre quelques jours au milieu de ces gens du désert auxquels il rend hommage pour leur courage et leur patience. Il promet de le faire dès que les conditions le lui permettent. Très affable, l’Italien est très content de se trouver sur les lieux et avance qu’il a visité Alger à laquelle il trouve une certaine ressemblance avec Nice (France). La Casbah d’Alger l’a fortement impressionné et charmé. « Elle diffère des anciennes médina du Maroc et de Tunisie » a-t-il observé. Employé dans une agence de marketing, grand mangeur et aimant la bonne chair, il est aussi conquis par la cuisine algérienne qu’il qualifie de « bonne et de bonne qualité ».
Le Turinois s’est estimé heureux d’être épargné par la crise financière mondiale, autrement il ne serait pas là à discuter avec nous en relevant que cette crise a touché la classe moyenne dans son pays. Il ne s’étonne pas que les touristes ne sont pas nombreux cette année. Quant à Anna, elle est toute heureuse de se trouver dans ce magnifique paysage. Elle prend le temps d’apprécier les choses qui n’existe pas en Italie. « C’est magnifique » ne cesse-t-elle de répéter à propos du Grand Sud algérien. Pour elle, le dépaysement est total. Le climat, les gens et le décor sont appréciés à leur juste valeur et cela lui procure un effet réel de satisfaction. Elle rêve de vivre, elle aussi, quelques jours au milieu d’une tente et explique qu’elle adore les objets traditionnels dont se servent ces gens pour leurs besoins domestiques ou autres. Le groupe d’Italiens est invité par son guide à se préparer au circuit prévu pour aujourd’hui. Vérification d’usage des véhicules, et les voilà qu’ils nous remercient et ils prennent congé de nous en promettant de revenir pour l’année prochaine..

Source Midi Libre

Le Pèlerin

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 05:55

Les habitants de Djanet célèbrent la Sbeiba
Dix jours de fête et une histoire


 


La « Sbeiba » est une rencontre qui permet, selon l’histoire, de célébrer un pacte de paix entre les tribus de la région.
Les habitants de la ville de Djanet, dans la wilaya d’Illizi, célèbrent la « Sbeiba », une fête annuelle puisant son origine dans l’histoire ancienne des Touareg du Tassili Ajers. Une enveloppe de trois millions de dinars a été allouée par le ministère de la Culture pour l’organisation de cette fête, qui se tient depuis le premier jour de l’an de l’hégire (Moharrem) pour durer jusqu’à l’Achoura, à l’initiative de l’Office du Parc national du Tassili (OPNT) et la commune de Djanet, a indiqué le directeur de la culture. La Sbeiba de Djanet permet aux tribus locales de se retrouver le jour de l’Achoura de chaque année pour célébrer un pacte de paix conclu par leurs aïeux depuis des millénaires. Ce traité de paix entre les Oraren et les Tar’Orfit signifiait la fin de l’une des guerre fratricides les plus longues dans l’histoire des tribus ajers. Tout comme à Tamanrasset, où toutes les tribus du Hoggar sont réunies autour de leur Aménokal, chef spirituel, pour célébrer la traditionnelle « Ziara », visite au mausolée de Moulay Abderrahmane, la « Sbeiba » de Djanet permet aux tribus locales de se retrouver le jour de l’Achoura pour célébrer ce pacte de paix.
Cette manifestation, qui regroupe les deux ksour qui dominent la ville de Djanet, se traduit par des joutes amicales entre les habitants et des danses exécutées sur un rythme émouvant des tambourins, tandis que des guerriers, en grand apparat, exhibent les étoffes sacrées qui rappellent leur origine tribale et leur unité face à l’ennemi. Dans chaque camp, on s’entraîne, on lustre les armes d’apparat, on prépare les costumes de guerre aux couleurs bigarrées, on espionne aussi l’adversaire et le jour de la « Sbeiba », on rejoue le dernier acte où les guerriers se retrouvent face- à -face et, sur fond des youyous des femmes, se toisent, se défient et se provoquent sous les sons des bendirs. Ensuite, les sages, au moment où la tension atteint son paroxysme, interviennent pour arrêter les parades guerrières des deux tribus et finissent, après de longues palabres, par reconduire le pacte de paix signé par leurs ancêtres. Une table ronde sur le patrimoine immatériel de la région d’Illizi, prévue au centre culturel d’Ifri, la projection d’un court métrage sur la « Sbeiba » et des émissions radiophoniques sur la thématique du patrimoine immatériel du Tassili figurent également au programme de cette fête, selon les organisateurs.

Source El Watan

Le Pèlerin

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 07:04

Les habitants de Djanet célèbrent la Sbeiba

Dix jours de fête et une histoire

La « Sbeiba » est une rencontre qui permet, selon l’histoire, de célébrer un pacte de paix entre les tribus de la région.

Les habitants de la ville de Djanet, dans la wilaya d’Illizi, célèbrent la « Sbeiba », une fête annuelle puisant son origine dans l’histoire ancienne des Touareg du Tassili Ajers. Une enveloppe de trois millions de dinars a été allouée par le ministère de la Culture pour l’organisation de cette fête, qui se tient depuis le premier jour de l’an de l’hégire (Moharrem) pour durer jusqu’à l’Achoura, à l’initiative de l’Office du Parc national du Tassili (OPNT) et la commune de Djanet, a indiqué le directeur de la culture. La Sbeiba de Djanet permet aux tribus locales de se retrouver le jour de l’Achoura de chaque année pour célébrer un pacte de paix conclu par leurs aïeux depuis des millénaires. Ce traité de paix entre les Oraren et les Tar’Orfit signifiait la fin de l’une des guerre fratricides les plus longues dans l’histoire des tribus ajers. Tout comme à Tamanrasset, où toutes les tribus du Hoggar sont réunies autour de leur Aménokal, chef spirituel, pour célébrer la traditionnelle « Ziara », visite au mausolée de Moulay Abderrahmane, la « Sbeiba » de Djanet permet aux tribus locales de se retrouver le jour de l’Achoura pour célébrer ce pacte de paix.

Cette manifestation, qui regroupe les deux ksour qui dominent la ville de Djanet, se traduit par des joutes amicales entre les habitants et des danses exécutées sur un rythme émouvant des tambourins, tandis que des guerriers, en grand apparat, exhibent les étoffes sacrées qui rappellent leur origine tribale et leur unité face à l’ennemi. Dans chaque camp, on s’entraîne, on lustre les armes d’apparat, on prépare les costumes de guerre aux couleurs bigarrées, on espionne aussi l’adversaire et le jour de la « Sbeiba », on rejoue le dernier acte où les guerriers se retrouvent face- à -face et, sur fond des youyous des femmes, se toisent, se défient et se provoquent sous les sons des bendirs. Ensuite, les sages, au moment où la tension atteint son paroxysme, interviennent pour arrêter les parades guerrières des deux tribus et finissent, après de longues palabres, par reconduire le pacte de paix signé par leurs ancêtres. Une table ronde sur le patrimoine immatériel de la région d’Illizi, prévue au centre culturel d’Ifri, la projection d’un court métrage sur la « Sbeiba » et des émissions radiophoniques sur la thématique du patrimoine immatériel du Tassili figurent également au programme de cette fête, selon les organisateurs.

Source E l Watan

Le Pèlerin

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 13:02

Zerhouni : « Tout le monde sera relogé

En marge de la visite d’inspection effectuée hier par le président de la République dans la wilaya de Ghardaïa, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a animé une conférence de presse focalisée sur la gestion des effets induits par les inondations, le bilan des dégâts et les mesures déployées pour prendre en charge les sinistrés et leur relogement
Le programme d’urgence retenu à cet effet consacre une enveloppe financière de 40,018 milliards de dinars dont 13,736 milliards de dinars ont été destinés à la prise en charge des réparations des dégâts causés par les inondations et 26,282 de milliards de dinars pour le relogement des sinistrés (aides aux loyers, aides à la réhabilitation, réalisation de 2725 chalets, réalisation de 2000 logements sociaux et des 3000 logements ruraux). M. Zerhouni a annoncé qu’une autre enveloppe de 5 milliards de dinars sera dégagée dans le cadre du budget de 2009 pour trouver une solution définitive aux problèmes des inondations dans la région. Un programme de déplacement de la population située dans la zone inondable a été en outre mis en place. Les inondations de Ghardaïa ont fait 43 morts et de 86 blessés.

Par ailleurs, 3552 habitations ont été complètement détruites. Plusieurs dispositifs exceptionnels ont été décidés au profit des populations sinistrées de la wilaya de Ghardaïa dont notamment une aide financière de 700 000 DA au profit des ayants droit et de parents de personnes décédées. Une aide à la location de 12 000 DA/ mois pour l’hébergement des familles sinistrées et une aide pour la réparation des habitations endommagées et la réhabilitation par l’Etat des habitations classées « orange 4 » ont été aussi prévues par l’Etat. Dans le domaine de l’agriculture, les pertes se sont élevées à 500 milliards de dinars et l’Etat a décidé d’une indemnité de 30 à 50 millions de centimes pour chaque fellah. S’agissant du logement, il est prévu la construction de 9000 unités dont 2500 destinées à absorber l’habitat précaire. L’autre programme en cours de réalisation concerne la construction de trois digues d’écrêtement des oueds.

Une station d’alésage est également en cours de réalisation pour assainir les eaux polluées. Dans son intervention, Zerhouni n’a pas nié qu’il y a eu des insuffisances. Mais pour lui, l’Etat a fait le nécessaire pour l’évacuation de tous les sinistrés et leur relogement progressif dans des chalets. « La distribution des chalets n’a pas encore eu lieu et toutes les personnes touchées par la catastrophe seront indemnisées et relogées soit dans des chalets ou des logements », a assuré le ministre de l’Intérieur.

Source El Watan

Le Pèlerin

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 00:45

Djanet suspend ses espoirs au statut de wilaya

 

A 2200 kilomètres de la capitale Alger, la ville de Djanet semble soumise à la damnation d’avoir une telle distance géographique la séparant du pouvoir décisionnel. Comme si le temps s’était arrêté dans cette daïra de l’extrême sud-est du pays, la ville est restée figée dans son décor d’antan.

Les choses semblent évoluer très lentement, et même à tâtons comme si la machine du progrès a décidé de bouder cette parcelle du pays qui pourtant, de par sa surface, dépasse de quatre fois le territoire belge. Chômage, absence de loisirs, manque d’infrastructures, mauvaise couverture sanitaire et éducative, et cherté de la vie, l’envers du miroir idyllique de la capitale du Tassili N’ajjer n’est perçu que par ses habitants, ceux qui voient à longueur d’année ce qu’un touriste de passage ne peut percevoir. Ce qui est vu comme une pointe d’exotisme par un étranger à la région, est ressenti comme une régression, voire une privation de la modernité. Même le bulletin météo télévisé est ressenti comme une atteinte, voire même l’expression de la vision des gens du nord pour le sud.

Même le bulletin météo est décrié

La phrase « le reste du pays », prononcée par les présentateurs de la météo est perçue par les habitants de la région comme un déni de droit à une citoyenneté pleine et entière. « C’est un reste qui reçoit des restes », nous dit bon nombre de personnes. La ville de Djanet et ses habitants réclament un meilleur sort, une plus belle destinée digne de témoigner du présent d’une région riche de milliers d’années d’histoire. Ils dénoncent le statut de citoyens algériens de seconde zone et réclament une répartition équitable des richesses du pays émanant de surcroît des mamelles du sud. Le ksar Mihan ou Mizan selon les choix linguistiques, trône, comme par défiance au temps, à l’entrée de la ville en signe d’attachement à ce qui constitue les racines identitaires de la région et de ses habitants. Difficile toutefois de discerner du premier coup d’œil les vieilles des nouvelles demeures. Le blanc couvrant les murs de la ville cache mal la dégradation de ses habitations. Exception faite des édifices publics qui témoignent d’une présence étatique en bonne et due forme. Les venelles menant aux hauteurs de la ville sont quasi impraticables, pourtant la résidence présidentielle y est perchée et y manifeste une présence très remarquée de la plus haute autorité de l’Etat.

L’oisiveté s’empare des jeunes

C’est aussi le point de rencontre des jeunes gens. Garçons et filles se pavanent dans la « cité » à glaner la moindre nouveauté venant du nord ou bien du sud. Il faut savoir que Djanet est une région frontalière avec le Niger et la Libye ; elle est de ce fait un passage sensible qui s’ouvre sur des influences multiples. De nombreux Maliens et Nigériens y élisent domicile, d’autres l’utilisent comme une passerelle pour atteindre la Libye où ils bénéficieront d’une carte de séjour leur permettant de patienter un moment avant de tenter d’atteindre l’Europe. Il est 16h, le soleil a quitté son zénith, la température est à la baisse, le moment est propice pour sortir profiter des dernières heures de la journée et voir du monde. C’est la haute saison touristique, le va-et-vient des touristes étrangers est là pour le prouver. Ces touristes qui arrivent avec leurs yeux pleins de curiosité, en scrutant la ville à la recherche d’exotisme, deviennent eux aussi un objet de curiosité pour les autochtones. Ils deviennent même un moyen de distraction pour les jeunes de la ville qui, installés dans les cafés où juchés sur des barrières, regardent passer le temps et les touristes. Du haut de ses 36 ans, Abassi Mohamed est assis à la table d’un des cafés du centre-ville. Les jambes croisées et l’esprit semblant ailleurs, Mohamed Abassi ne se fera pas toutefois prier pour répondre à nos questions. Il semble même étonné de voir quelqu’un venir lui demander de s’exprimer sur son vécu. « Je suis chômeur », nous dit-il de prime à bord. Un statut qu’il collectionne depuis de nombreuses années et qui semble lui coller comme une seconde peau, et ce pas faute d’avoir essayé de s’en débarrasser en tout cas. « J’ai une formation de soudeur, mais je n’ai pas trouvé de travail. J’ai fait des demandes un peu partout, je me suis inscrit à la commune et à la daïra mais pas de réponse », nous dit-il presque honteux d’avoir ce sort qui dessine sur ses yeux tristesse et désespoir. D’une voix timide et d’un verbe hésitant, notre interlocuteur nous confie que c’est son frère aîné, infirmier de son état, qui subvient à ses besoins. S’asseoir et siroter un café est la seule distraction que Mohamed est en droit de s’offrir. « La seule salle de cinéma qui existait a été fermée il y a une année. Il n’y a pas de lieux de rencontres excepté ces trois cafés que vous voyez », déplore-t-il. Dans un autre coin de la rue, deux jeunes adossés au mur discutent. « Je ne suis pas d’ici. Je suis un militaire qui est là pour quelque temps », nous dit l’un d’eux très disposé à nous répondre. Nous lui demandons alors ce qu’il pense de Djanet, il ne tarde pas à dire que « la vie est trop chère ici, surtout pour un père de famille », en déplorant que les jeunes de la région n’aient pas des moyens de distraction « à l’exception de ceux qui peuvent accompagner les touristes, je ne vois pas d’autres moyens d’évasion pour les jeunes de la région », affirme notre interlocuteur dans un élan de compassion pour ses congénères de Djanet. Plus le soleil se fait clément, plus des groupuscules de jeunes se forment ça et là. Le même jugement est avancé par un autre jeune de la région qui est assis sur une barrière d’un mini pont dressé sur l’oued de Djanet. « Tout est plus cher ici qu’ailleurs à cause du mauvais état des routes, ce qui fait que le transport des marchandises est toujours plus cher », nous dit-il pour confirmer le constat que nous avons nous mêmes fait et que de nombreux citoyens ont décrié. Les prix des denrées alimentaires atteignent des seuils ahurissants ; à Djanet, c’est Ramadhan toute l’année. Les transporteurs de marchandises semblent faire payer aux consommateurs le prix de la distance parcourue entre le nord et le sud et surtout le mauvais état des routes. « Heureusement que je travaille à In Amenas dans une des bases de Sonatrach. Je m’estime chanceux d’avoir pu trouver du boulot. Il faut savoir que le chômage est le grand problème ici », nous confie ce jeune homme qui s’étonne de nos questions, pensant être interrogé par les services de sécurité. Une fois rassuré sur notre appartenance, le jeune homme semble plus détendu et nous lance : « C’est une région pétrolière et les jeunes ne trouvent pas de travail, ce n’est pas pour rien si les jeunes se sont révoltés il y a quelques années. »

« Il faut mener une guerre contre le chômage »

Il faut savoir que la localité de Djanet a connu, à l’instar d’autres villes du pays, des émeutes d’abord en 2001 pour réclamer le travail et une meilleure vie, puis en 2005 pour dénoncer la mauvaise prise en charge des citoyens suite aux inondations. Depuis, la confiance entre les citoyens et les autorités n’est plus que lettre sans portée. Nous quittons le jeune touareg à ses espoirs de se voir marié dans deux ans, pour rejoindre un autre groupe qui réclame pour sa part d’être interviewé. C’est un homme d’une quarantaine d’années qui ouvrira la liste des revendications sans même attendre les questions.« Nous voulons qu’une guerre soit menée contre le chômage. A mon âge, je n’ai pas trouvé de travail. Je vis chez ma sœur qui a aussi une famille à nourrir », nous dit-il avec une pointe de désarroi. Le cœur lourd et la patience entamée, il ajoute : « nous sommes privés de tout, même des journaux. Voyez les jeunes comment ils passent leur temps, ils n’ont que les cafés pour les accueillir. Pourquoi ne pas construire des bibliothèques, des clubs de sports et de jeux d’échecs. J’aimerais bien voir s’organiser ici des colloques sur l’histoire ou sur l’art dans cette patrie des touaregs source de notre grande histoire », martèle notre interlocuteur pour dénoncer une injustice multiforme. « Notre salut est dans le travail, nous manquons de sociétés et d’entreprises. Et lorsque nous tentons de proposer des projets, c’est le refus que nous rencontrons », lance-t-il encore en guise de dernière salve qu’il espère salvatrice. A ses côtés, un élève de quatrième année dénonce le manque d’enseignants à Djanet : « Même ceux qui existent passent leur temps à s’absenter. » Tel un malade aux mille maux, Djanet collectionne les souffrances. Ses habitants se sentent lésés et condamnés pour être nés dans le sud du pays, une terre riche qui ne nourrit pas ses enfants. Ils espèrent qu’avec le statut de wilaya, Djanet sortira de sa torpeur.

 

Source El Watan

 

Le Pèlerin

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 00:30

L’extraction du sable des oueds Mitar

et Boussaâda a pris de l’ampleur

 

 

 

 

 L’extraction du sable des oueds Mitar et Boussaâda a pris de l’ampleur ces dix dernières années, mettant en péril l’environnement de la ville.

L’exploitation anarchique et effrénée du sable a entraîné, avec le temps, l’élargissement des lits des deux oueds sur cinq kilomètres, ont fait remarquer les écologistes.
Pour l’universitaire Chérif Kamel, il est urgent de limiter les quantités de sable susceptibles d’être exploitées et d’intensifier les contrôles sur site, par les autorités publiques «afin d’éviter, à cours terme, d’éventuelles catastrophes dont les inondations, du fait de l’élargissement et du changement du cours des oueds». Selon un membre de l’association de l’environnement de Boussaâda, «deux millions de mètres cubes sont extraits annuellement des deux oueds». A ce propos, le wali de M’sila avait affirmé que des opérations de contrôle sur site de l’extraction et des «quantités exploitables» qui «s’inscrivent dans la durée» sont menées parallèlement à l’«intensification» des contrôles sur le réseau routier pour lutter contre les pilleurs de sable. Important site historique et naturel avec plusieurs monuments dont le moulin Ferrero, l’oasis de Boussaâda est actuellement menacée également par la progression débridée du béton et les eaux usées, en dépit des mesures prises pour limiter ces phénomènes de pollution. Les techniciens de l’hydraulique soulignent, à cet effet, que les déversements des eaux usées, se font dans le réseau d’assainissement et les cas signalés actuellement, estiment-ils, sont nouveaux et seront pris en charge, en attendant la réalisation de la station de traitement des eaux usées projetée au profit de la ville. Les carrières entourant Boussaâda constituent un autre facteur de pollution. Cette problématique est assez «compliquée», a affirmé le wali, qui relève que certaines de ces carrières sont «plus vieilles» que les cités résidentielles apparues suite aux derniers mouvements d’extension urbaine de la ville. Il a indiqué en outre que «la solution, s’il y en a une, n’interviendra qu’à moyen terme» en raison de «la contribution» de ces carrières à l’approvisionnement en matériaux de construction des chantiers locaux de développement. Le jardin Belguizaoui continue, par ailleurs, d’alimenter les discussions publiques dans la ville de Boussaâda. Objet jusqu’à récemment des convoitises des spéculateurs du foncier qui désiraient le transformer en lots de terrain constructibles, cet espace vert densément boisé est aujourd’hui un réceptacle pour les eaux usées, devant le manque d’intérêt que lui manifestent les riverains. Pour des écologistes locaux, cette forêt composée de peuplements d’eucalyptus plantés durant les années 1940, continuera d’aiguiser les appétits tant qu’elle ne disposera pas d’un statut clair garantissant sa protection, en dépit d’être maintenant une propriété du secteur forestier. Les autorités locales projettent de faire de cet espace un lieu de détente et de loisirs à condition d’attirer les investisseurs privés et les intéresser à adhérer à cette perspective. Une telle perspective semble idéale et serait la plus prometteuse notamment avec l’implantation, tout autour du jardin Belguizaoui, d’une piscine semi- olympique, d’une salle omnisports, d’une auberge de jeunes, outre une série d’équipements touristiques, dont l’institut d’hôtellerie. Le marché aux puces qui se dresse à l’entrée de la ville fait partie, de son côté, des signes de ruralisation dont Boussaâda tente de se défaire pour redorer son ancienne image de site d’attraction touristique par excellence.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 00:09

Sellal à Aïn Témouchent: L'eau du sud pour alimenter l'ouest


Le sud à la rescousse de la région ouest pour assurer une sécurité d'approvisionnement en eau. Avec la crise que connaît actuellement la région et la baisse du volume d'eau malgré les dernières précipitations, la recherche d'autres ressources est devenue impérative pour alimenter les wilayas de l'ouest et notamment Oran, qui ne dispose pas de ressources locales. Lors de sa visite hier, dans la wilaya de Témouchent, le ministre des Ressources en Eau, M.Sellal, a annoncé la mise en place de réserves régionales en eau qui seront puisées des grands barrages qui seront interconnectées avec les autres ouvrages et réseaux des wilayas.
Cité par l'APS, le ministre a indiqué qu'une étude sera lancée pour le transfert des eaux du sud du pays, qui seront renforcées par des apports de ressources hydriques des wilayas de M'Sila et de Tiaret. «Il s'agira pour nous de réaliser une dorsale ou une rocade de l'eau pour assurer une sécurité d'approvisionnement de l'ouest du pays».
Le même procédé a été appliqué pour la région Est dont l'alimentation en eau a été renforcée à partir du barrage de Béni-Haroun, d'une capacité de 570 millions de m3 et le centre qui a reçu des réserves supplémentaires à partir du barrage de Taksebt, 670 millions de m3.
Ce moyen devrait mettre la région de l'ouest à l'abri d'une pénurie d'eau sévère, qui a commencé à se faire sentir depuis le début du mois d'octobre. La suspension des transferts à partir du barrage de Gargar à la mi-septembre en raison du faible taux de remplissage qui a atteint à peine les 2 %, notamment, a mis les aiguilles au rouge pour la région.
L'arrêt des transferts à partir du barrage de Gargar, qui fournissait jusqu'ici à Oran 75.000 m3/jour, est dû au taux important de l'envasement. Ce barrage courait un grand risque d'épuisement de ses ressources.
La région comptait beaucoup sur le projet MAO (Mostaganem/Arzew/Oran) qui devait apporter un volume de 300.000 m3/jour. Mais pour des problèmes techniques, ce mégaprojet traîne encore, alors que l'Oued Cheliff a enregistré dernièrement son plus bas niveau depuis des années.
Dans ce contexte, le ministre a annoncé que le transfert du barrage de Hammam Boughrara vers la station de Dzioua qui alimente, actuellement, Aïn Témouchent, sera réservé à l'amélioration de la situation, notamment, pour la ville d'Oran.
«Les 200.000 m3 produits par la station de dessalement seront dirigés vers des réserves supplémentaires de 10.000 m3 chacun, à réaliser à Aïn Témouchent (03) et Béni-Saf (01)».
Concernant les apports des stations de dessalement, le ministre a indiqué que celle de Chatt El-Hillal, en cours de réalisation à Béni-Saf, permettra, dès le mois d'avril 2009, d'assurer l'alimentation H24, des villes de Aïn Témouchent et de Béni-Saf, «ce qui réglera définitivement les problèmes d'eau potable de ces deux grandes agglomérations de la wilaya».

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 00:37

Les grandes lignes du plan qualité de l’Ahaggar et Tassili N’Ajjer


Lors du lancement de la saison touristique du Sud 2008-2009, le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, a exposé aux opérateurs les grandes lignes du Plan Qualité Tourisme des pôles Tassilli-N’ajjer et Ahaggar dont El Watan a pu avoir quelques détails.
Dans un premier temps et sur les 22 établissements hôteliers représentant le parc hôtelier de la wilaya de Tamanrasset, 2 hôtels font partie du premier lot d’opérateurs éligibles à l’adhésion au PQT ainsi que 7 agences de tourisme et de voyage. A Illizi, sur les 30 agences de tourisme et de voyage de la wilaya, 7 en font partie. Parmi les actions retenues figurent la facilitation de l’accès des agences au niveau des plates formes d’entrées au territoire national, l’assouplissement des formalités d’entrée en vue de limiter le temps d’attente des passagers et la réduction du temps de récupération des bagages par les passagers, par la définition d’un parcours idéal depuis l’arrivée jusqu’à la sortie de l’enceinte de l’aéroport. Il y a aussi la mise en place d’écrans plasma au niveau de l’aéroport, destinés à la diffusion d’informations touristiques et de bienvenue aux touristes et l’installation de distributeurs automatiques de billets de banque ouverts au retrait. Les marchés à capter en priorité sont la France, l’Italie, l’Allemagne, le Royaume Uni et la Russie. Il faut savoir que 22% des français partent à l’étranger, un marché qui fréquente assidûment l’Afrique du Nord. Le marché italien s’intéresse au tourisme saharien. L’Allemagne est le premier marché européen en terme de départ à l’étranger (taux de 67 %) et on note en Russie une montée en puissance des voyages grâce à l’augmentation des revenus des ménages. 6 % des chinois voyagent à l’étranger avec un taux d’expansion moyen de 25 % par an. Il y a lieu de cibler les touristes nationaux (marché domestique) et les résidents algériens à l’étranger ("affinitaire", au sein des marchés internationaux).
Le ministre Chérif Rahmani a exigé des opérateurs de se distinguer par rapport aux autres destinations bien établies et qu’il ne faut pas les affronter d’une manière frontale mais plutôt d’une manière progressive et intelligente. On communique sans trop insister sur le plaisir de la découverte. Nous ne donnons pas assez de visibilité. Nous ne parvenons pas à créer ce sentiment de vouloir venir visiter l’Algérie. Le positionnement de notre tourisme doit réellement se tourner vers une image plus prestigieuse pour séduire et convaincre de nouvelles cibles.

Source El Watan

Le Pèlerin

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 07:38

Algérie – liaison directe – Paris –Sud Algérien


Marché déjà crédité de quelque 2,5 millions de passagers, l'espace aérien franco-algérien promet de gagner en volume. Après Aigle-Azur, Air Algérie se donne de nouvelles lignes.
Le pavillon national a choisi de lancer une ligne hebdomadaire Paris-Tamanrasset et de renforcer de manière substantielle la desserte Paris-Hassi Messaoud.
Le samedi 8 novembre à 22h30, un Boeing 737-800 aux couleurs de la compagnie décollera d'Orly vers la capitale du Hoggar. Un vol inaugural synonyme de retour du pavillon national sur le front convivial du tourisme. Des patrons d'agences de voyages et de tours opérateurs français y seront à bord aux côtés de journalistes spécialisés du tourisme. D'une durée de quatre heures environ, le vol enrichit le réseau d'une compagnie décidée à investir durablement le créneau de l'évasion touristique. Motivé à l'évidence par un besoin de «grand Sud» algérien, le Paris-Tamanrasset vient également répondre à une autre attente : celle, urgente, de voyageurs ordinaires obligés, jusqu'ici, à se déplacer entre Paris et le Hoggar via Alger.Idée vieille de plusieurs années, le projet de ligne régulière entre l'Hexagone et le Hoggar a meublé, pendant des années, les déclarations de presse des patrons de la compagnie. D'engagement en annonce, les PDG successifs de la place Audin avaient, tous, laissé entrevoir un décollage imminent du vol touristique tant attendu par les voyagistes. Mais l'avion «AH» en provenance de Paris se faisait attendre dans les cieux de «Tam».
Quasiment gelé, le projet est ressorti des cartons dès la fin de l'été. Les responsables de la délégation Nord de la compagnie sont allés à la rencontre d'agences de voyages et de tours opérateurs ayant pignon sur rue à Paris.
En tout une trentaine d'agences et de tours opérateurs spécialisés dans les produits «désert» et «Sahara», au rang desquels une dizaine d'enseignes connues à l'image de «Point Afrique».
Un tour de table s'est engagé entre les deux parties avec, au bout de l'échange, la décision du pavillon national de relier, une fois par semaine, la capitale du premier pays touristique du monde à la capitale d'un des sites des plus touristiques de la planète.
Un Paris-Tam en aller-retour devrait se négocier dans une fourchette de 350 euros, croit-on savoir auprès de la compagnie. Ce tarif concerne les seuls billets achetés dans le cadre de la touristique auprès d'un des tours opérateurs agréés par Air Algérie. La compagnie fait valoir, à l'appui de son irruption sur le terrain touristique, des «tarifs compétitifs».
A l'Opéra, siège de la délégation France nord, on mise sur une entrée en matière concluante de cette nouvelle desserte. «La teneur de nos échanges avec les agences de voyages et les échos qui nous avons glanés lors du Salon du tourisme Top Resa à Paris augurent de bonnes perspectives», estime Abdelkrim Benahmed, le patron de la délégation.
En poste depuis le 1er septembre, cet ancien responsable de la division commerciale a été nommé par le PDG Abdelwahid Bouabdellah avec une feuille de route à triple objectif. Primo, déployer une commercialité débordante sur le terrain hexagonal à l'heure où les trois compagnies à pied d'œuvre se livrent une compétition sans merci.
Secundo, investir le front touristique. Tertio, revoir le déploiement de la délégation France nord pour en faire un atout au service de la nouvelle politique commerciale de la compagnie.
Avec une existence quarantenaire - elle a vu le jour au lendemain de l'indépendance -, la représentation à vocation sur les dessertes reliant la France nord à l'Algérie. Outre l'escale parisienne (Orly et Roissy Charles-de-Gaulle), elle gère Lille, chef-lieu d'une région à forte implantation algérienne. S'y ajoutent les vols supplémentaires ou spéciaux ouverts, en cas de besoin, pour répondre aux besoins de la période estivale (Mulhouse et Charleroi à un certain moment).
Indicateur révélateur de l'importance de la structure, une moyenne de 62 vols hebdomadaires a été mobilisée durant la dernière période estivale. Une proportion qui fait dire à Abdelkrim Benahmed que la représentation France nord assure un véritable pont aérien entre l'Algérie et l'Hexagone. Le pavillon national s'y déploie au travers de deux autres représentations (Lyon et Marseille). France nord est la première place forte du pavillon national à l'étranger en termes de chiffres d'affaires. A elle seule, elle contribue à hauteur de 51 % dans le trafic passagers voyageant à bord des avions Air Algérie entre les deux rives de la Méditerranée. Ses dessertes assurent 36 % du réseau international (une quarantaine de destinations) de la compagnie.

Source le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 23:26

Hassi Messaoud 
Un projet pour une «oasis urbaine»


Faute de photo de la ville nouvelle, voici Hassi Messaoud aujourd'hui


La ville nouvelle de Hassi Messaoud devant être réalisée d’ici à 2016 reflétera l’image d’une ‘’oasis urbaine’’ unique dans son genre en Algérie lorsqu’on se réfère à son plan d’aménagement et d’urbanisme.
Couvrant une superficie 4.483 hectares sur le territoire de la commune de Hassi Messaoud, la ville nouvelle ‘’va remplir toutes les conditions fonctionnelles et d’intégration environnementale appropriée dans une atmosphère communautaire de qualité’’, apprend-on auprès de l’Etablissement de la ville nouvelle de Hassi Messaoud (EVNH).
Le nouveau Hassi Messaoud, situé à équidistance (80 km environ) des villes de Ouargla, Touggourt et Hassi Messaoud, comprendra une grande variété de zones résidentielles attractives puisqu’elle sera dotée de tous les équipements d’un centre urbain de haut niveau, dont les fonctions de base sont les activités énergétiques, universitaires, culturelles, sportives et de loisirs.
Ainsi, le programme urbain de cette ‘’Oasis pétrolière’’ qui va coûter près de six (6) milliards de dollars, prévoit la réalisation de deux programmes d’habitat individuels et collectifs et d’un troisième pour les équipements d’accompagnement.
Le programme habitat destiné pour une population de 80.000 habitants comprend la réalisation de 7.929 logements individuels et 10.446 logements collectifs.
Quant au programme des équipements, il inclut toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir la population de l’ancienne ville, déclarée zone à risques majeurs par les autorités en raison de son implantation sur le périmètre du plus grand champ pétrolier du pays (Hassi Messaoud).
Le plan urbain de la ville nouvelle de Hassi Messaoud prévoit la réalisation d’infrastructures pour les secteurs respectivement de l’éducation nationale (43 infrastructures), l’énergie (12), santé de la population (30), jeunesse et sport (37), culture (27), administrations (27), finances et assurances (5), commerce (253), tourisme (3), culte (6), divers (7) en plus d’une gare routière et d’une décharge publique.
Pour le secteur de l’éducation, l’établissement de la ville nouvelle de Hassi Messaoud (EVNH), chargé de la concrétisation du projet, prévoit la construction de 10 crèches et jardins d’enfants, 22 écoles primaires, 6 collèges d’enseignement moyen, 3 lycées, un institut technologique et un centre de formation professionnelle.
Quant au secteur de l’énergie, il est prévu notamment la réalisation d’un institut Algérien du pétrole, d’un centre de recherches et développement de Sonatrach et 10 sièges régionaux pour cette entreprise et ses différentes filiales, selon l’EVNH .
La ville nouvelle comprendra également 2 hôtels, un parc de loisirs et des sièges administratifs qui concernent pour l’essentiel des sièges pour les corps de la sûreté urbaine, la gendarmerie, les douanes ainsi que des bâtiments administratifs destinés à accueillir notamment la Daïra, l’APC, l’OPGI, l’EPLF...
Le secteur de la culture a également était de mise dans ce programme puisqu’il est prévu notamment la construction de 6 maisons de jeunes, 4 centres culturels, 5 salles de cinéma, d’un amphithéâtre, d’un théâtre et d’un musée.
Il est également prévu la réalisation de 31 terrains de jeux et sport en plein air, 2 piscines et 2 salles de sport spécialisées.
Concernant le secteur de la santé, il est inscrit dans ce programme la réalisation d’un hôpital de 240 lits, de 4 maternités urbaines, de 3 polycliniques, de 4 centres de santé, de 6 centres médico-sociaux, d’un foyer pour personnes âgées, de 6 cliniques dentaires, 4 pharmacies et un orphelinat.
Il est à rappeler qu’en application de la loi relative à la prévention des risques majeurs datant de 2004, le périmètre d’exploitation de Hassi Messaoud avait été déclarée zone à risques majeurs.
A ce titre, la délocalisation de la ville de Hassi Messaoud a été décidée par les hautes instances du pays en 2006 à travers un décret pour la création d’une ville nouvelle dénommée ‘’Ville Nouvelle des Hassi Messaoud’’.

Source Liberté

Le Pèlerin
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