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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 18:29

Devenir un Leader

l-impossible-delegation.jpg 

Comment devenir un leader ? Quelles sont les qualités qui mènent au leadership ? Tout le monde peut-il devenir un bon leader ?

Dans les relations socioprofessionnelles, le leader est un chef. Mais si certains chefs peuvent être appréciés, voire adulés, d'autres sont en revanche antipathiques et on préférera ne pas les qualifier de leader, mais de chef.

Qu'est-ce qu'un leader ?

Leader et leadership

Le leader est un terme issu de la langue anglaise et qui désigne celui qui conduit les autres, le « meneur » et le décideur. C'est pourquoi, on l'utilise dans tous les domaines afin de désigner au sens large, le « chef » :

Chef politique ;

Chef de famille ;

Chef de groupe ;

Chef d'armée ;

Chef d'entreprise...

Dans beaucoup de textes, il se peut que l'on trouve même le terme de « challenger ». En effet, le leader est un chef d'équipe qui a des objectifs à atteindre et des « challenges » à réaliser.

Le leadership est la capacité à entraîner les autres, à les mettre en mouvement, à les motiver. Le leadership peut être potentiellement exercé par toute personne, quelle que soit sa position hiérarchique.

Le leader peut donc être celui qui a du leadership, ou celui qui est en position d'autorité. L'idéal est la conjonction des deux !

Non pas un leader mais des types de leader

Les leaders ont des qualités et compétences communes mais ils n'ont pas tous la même façon de diriger leur équipe.

Plusieurs grands noms de la communication et du management ont étudié des types de leader et en ont recensé plusieurs portraits parmi lesquels :

Le leader autocratique : type de leader qui prend les décisions tout seul et a un style de management très autoritaire et directif.

Le leader démocratique : avec un style de management participatif et une large part de délégation.

Le leader bureaucratique : gestionnaire et rigoureux, mais peu impliqué dans les relations humaines.

Pour ceux que cela intéresse, des ouvrages ont été écrits en psychologie sociale et en management et l'on pourra par exemple se reporter aux ouvrages suivants :

Goleman : « Styles de leadership » où il est question d'intelligence sociale et d'aptitudes au leadership.

Ken Blanchard « Le Secret du Leadership » ainsi que son site Internet de référence : www.kenblanchard.com (Blanchard est une référence dans le leadership en entreprise. Il est aussi conseil et conférencier en Californie).

Être un leader ou agir en leader ?

On veut souvent devenir un leader, mais pour quoi en faire ? Est-ce pour le titre, ou pour faire le travail du leader ?

Agir en leader, cela signifie :

Donner une orientation au travail de ceux que l'on dirige,

Leur fournir les moyens matériels et moraux de réaliser leur travail,

Répartir les ressources et faire les arbitrages,

Représenter et défendre le groupe auprès des tiers,

Prendre et porter les décisions difficiles.

Avant de chercher à devenir un leader, demandez-vous si les responsabilité qui sont liées au statut correspondent à ce que vous voulez faire de votre vie !

Devenir un leader au service des autres

Devenir un leader est bien, devenir un bon leader est mieux ! Qu'est-ce que l'excellence dans le domaine du leadership ? Les recherches sur les grands leaders ont fait apparaître la notion de leader au service des autres (« servant leadership » en anglais).

Le bon leader se met au service de ceux qu'il dirige, pour que ceux-ci puissent à leur tour rendre service aux clients ou usagers de leur organisation.

Une des qualités du leader au service des autres est qu'il porte le stress de ses subalternes, au contraire des leaders qui génèrent du stress autour d'eux.

Comment devenir un leader ?

Lorsque l'on parle des aptitudes pour devenir un leader, on retrouve assez souvent les mêmes critères :

Devenir un leader implique une maîtrise de soi et une confiance en soi : qualités indispensables !

Le leader doit avoir une attitude générale positive et aller de l'avant.

Le leader doit savoir travailler en équipe et motiver cette équipe.

Le leader doit savoir rester calme même sous la pression.

Le leader est souvent un personnage charismatique. Il ne cherche pas à se faire aimer mais il est apprécié à sa juste valeur. On le suit parce qu'on lui fait confiance et qu'il a su prouver ses compétences par ses actions.

Le leader sait quand il peut prendre des risques (mesurés).

Devenir un leader implique de développer son empathie et son intelligence émotionnelle.

Le coaching professionnel est de plus en plus en vogue dans les entreprises pour aider chaque manager à développer son charisme et devenir un leader.

Le Pèlerin

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:11

Avec son voyage aux Etats-Unis, François Hollande a voulu prendre de la hauteur et laisser sa trace dans l'Histoire.

Francois-Hollande-aux-Etats-Unis.jpg

 

 

François Hollande rencontre plusieurs patrons de la Silicon Valley mercredi 12 février.

Qui aurait prédit, après la séquence "people" du mois de janvier que François Hollande réussirait son voyage aux Etats-Unis en célibataire ? Ces trois jours outre-Atlantique, au-delà des fastes de la Maison-Blanche, des accolades répétées avec Barak Obama, des sept heures passées entre les deux hommes, ont permis au Président français de reprendre de la hauteur en replongeant dans l’Histoire.

D’abord, il y a eu le cadeau fait au président américain d’une édition de 1830 des œuvres complètes du général Lafayette, le Français qui a risqué sa vie pour l’indépendance américaine, puis la remise de la légion d’honneur au soldat américain inconnu dans l’enceinte du cimetière d’Arlington.

Ces deux gestes ont permis de rappeler quelques évidences sur les liens historiques qui unissent les deux nations. Rafraîchir la mémoire du peuple français sur le rôle libérateur de l’armée américaine, en pleine affaire Snowden, n’est pas totalement inutile, même si rien ne doit être laissé dans l’ombre sur les pratiques de la NSA.

Hollande, l'ami américain

Mais l’heure était aux grandes retrouvailles avec l’"ami américain". Après l’épisode calamiteux de l’éviction de la première dame, François Hollande avait un besoin urgent de reprendre de l’épaisseur, et du fond. Il devait endosser à nouveau le costume de président et pas celui de petit motard de la rue du Cirque. Son périple aux USA lui en a donné l’occasion, et, pourquoi le cacher, l’opération est un succès.

Pour ceux qui n’avaient pas bien compris : le chef de l’Etat veut clairement inscrire son quinquennat dans la grande Histoire. C’est nouveau. Plus question de jouer au simple plombier de la crise, équipé de sa boîte à outils. Il est désormais un homme habité par le poids des siècles passés. Cette inflexion de sa stratégie d’image survient au moment même où le Président vient de remanier son dispositif de communication.

Une parenthèse enchantée

Certains diront "enfin !". Mais comment tenir cette posture de l’homme au-dessus de la mêlée et en même temps partir au charbon chaque jour dans la lutte contre le chômage ? François Hollande, aux Etats-Unis, a vécu une parenthèse enchantée, loin des turbulences du quinquennat qui réclame à l’Elysée non pas un mémorialiste distingué mais un chef de guerre.

Ce moment de répit lui permettra-t-il d’inventer une nouvelle manière de gouverner, plus directe, plus tranchée, plus quotidienne, tout en rappelant régulièrement aux Français, par des gestes symboliques comme celui du cimetière d’Arlington, qu’ils ne viennent pas de nulle part ? Au fin fond de la Silicon Valley, savoir d’où l’on vient pour mieux maîtriser la direction qu’on veut prendre peut être payant. François Hollande acceptera-t-il de jouer cette carte bipolaire ? Celle du visionnaire au turbin ?

Source Le Nouvel Observateur Serge Raffy

Le Pèlerin

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 00:09
Comment ceux qui ont sifflé Hollande le 11 novembre manipulent BFMTV et les chaînes d'info
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Ils étaient 70 à siffler François Hollande sur les Champs-Élysées le 11 novembre. C'est peu, et c'est devenu en une journée, sur les chaînes infos, un événement national. Est-ce réellement une information majeure, destinée à être répétée et rediffusée "en boucle" sur une antenne d'information nationale ?  
Non, estime notre chroniqueur politique
Plusieurs personnes ont manifesté pour demander la démission de François Hollande, à Paris, le 11 novembre 2013 
De ce 11 novembre 2013, on retiendra que le président Hollande fut hué sur les Champs-Élysées. C'est ce que l'on peut voir, entendre et lire depuis les incidents survenus lors des cérémonies officielles qui se sont déroulées à Paris.
Mais si l'histoire de cette journée est écrite correctement par les historiens du futur, nul doute que ceux-ci se demanderont pourquoi les pitreries haineuses de quelques dizaines d'extrémistes ont pu être à ce point prises au sérieux par les commentateurs de l'époque.
Car enfin, de quoi parlons-nous ? D'un quarteron d'extrémistes de tous poils, mauvaises herbes factieuses ayant poussé sur le fumier idéologique de la Manif pour tous, nourries de la haine de la gauche et de la République, engraissées de la détestation de François Hollande et gavées de panique morale et culturelle.
Ceux qui ont manifesté le 11 novembre 2013 sont les mêmes que ceux qui, depuis le printemps dernier, tentent de faire croire que le "peuple" de France est entré en "résistance" contre "la dictature socialiste" et la "police de Manuel Valls", vaste conjuration objective allant du Printemps français aux Identitaires, rassemblant des militants UMP radicalisés et des militants de petits groupes d'extrême-droite.
Sont-ils vraiment représentatifs de la France qui souffre, économiquement et socialement ?
Décalage entre la réalité et sa traduction médiatique
Nous assistons, en vérité, à un double décalage.
Il y a décalage entre la réalité des souffrances nées de la crise, du mécontentement social, des déceptions et inquiétudes, et leur traduction politique et médiatique.
De ce point de vue, le mouvement des "Bonnets rouges" est emblématique : à l'origine authentique mouvement fédérateur de catégories sociales aux prises avec le chômage, il a été ensuite capté par des forces politiques extrémistes, de tous bords, mais surtout venues de l'extrême-droite, qui l'ont dénaturé en moins de quinze jours.
La confiscation du malaise social s'est opérée au profit de forces qui se moquent bien du social, mais manipulent le mouvement, masquées et dissimulées, pour en faire une force de destruction massive de la gauche et de la République. Ce mardi matin, sur Europe 1, dans le journal de 7h30, on pouvait entendre le témoignage de Bonnets rouges ayant rangé leur couvre-chef dans l'armoire, dépités d'avoir vu le sens de leur mouvement détourné et récupéré par des forces occultes, des "groupuscules" (sic) extrémistes.
Du coup, s'ensuit un décalage entre la réalité de ces mouvements et leur traduction médiatique, donc politique. Le ton est donné par les chaînes d'infos, notamment BFM-TV, qui, pour les besoins de la machine télévision, s'empressent de raconter des événements qui ont l'avantage d'offrir du spectacle à peu de frais, donc, éventuellement, de nourrir l'audience.
Des mécontents pas ou très peu représentatifs
Que vaut, journalistiquement, la pathétique démonstration anti-Hollande du 11 novembre ?
Que le passage du président de la République soit hué par quelques dizaines d'extrémistes, est-ce une information majeure, destinée à être répétée et rediffusée, "en boucle" comme on dit, un nombre incalculable de fois sur une antenne d'information nationale ? À l'évidence, non. Et pourtant, c'est ainsi que les choses se passent. Pourquoi ?
En fait, cette erreur journalistique se nourrit de la croyance établie qui veut que ces extrémistes soient représentatifs des mécontentements français. Les besoins de la machine du spectacle de l'immédiat sont ainsi satisfaits. Filmons les mécontents, quels qu'ils soient, puisqu'ils reflètent ce que disent les sondages, et tant pis si ces mécontents ne sont pas ceux de la réalité.
Ainsi considéré, BFM-TV et les autres mettent en scène non pas le réel mais une illusion de réel.
Et comme ce sont les chaînes d'info continue qui dictent leur tempo à tous les autres médias audiovisuels, qui reprennent en chœur dans leurs journaux ce qu'ils ont vu sur ces antennes toute la journée, la boucle est ainsi bouclée. La ménagère de Périgueux, qui n'a pas regardé les extrémistes sur BFM-TV, les verra au JT de Pujadas, sur France 2, à 20h, et on lui expliquera, à l'aide de ces images, combien Hollande est impopulaire aujourd'hui. CQFD.
L'astuce de ces extrémistes consiste à jouer du décalage, du malentendu et des travers de la machine à informer en continu. Ils savent qu'en organisant actions spectaculaires, provocations et manifestations susceptibles de mal tourner, ils donnent à manger à la machine du spectacle de l'immédiat.
Leur but est simple : répéter un nombre incalculable de fois leur mensonge pour qu'il devienne réalité et que les mécontents, réels, finissent par s'identifier à leur cause et les soutenir.
 Un effet de loupe trompeur et partiel
Ces extrémistes dévorés par l'envie de sédition sont peu nombreux, pour le moment, mais le danger qu'ils représentent est lui bien présent. Peu à peu, grâce à un système médiatique dont ils ont compris le fonctionnement, ils tentent d'incarner la France sociale en colère, construisant l'image en creux d'un pouvoir coupé du monde, hostile et indifférent, bâti sur les valeurs dévoyées de 1789, pouvoir dont ils seraient les opposants naturels.
On peut être 70 manifestants sifflant Hollande sur les Champs-Élysées, ce qui, en soit n'existe pas, mais la multidiffusion des images sur BFM-TV (et ailleurs) finit par donner une force considérable, voire implacable à l'image. L'effet de loupe, trompeur et partiel, joue à plein. Grâce à l'info télévisée en continu, de rien, on devient tout.
Par la répétition de leurs actions coups de poing, ils tentent d'acquérir la légitimité qui leur fait encore défaut aujourd'hui. À n'en pas douter désormais, toutes les sorties prochaines de François Hollande seront ainsi polluées. La manipulation peut se reproduire à l'infini puisque le système s'empêche d'y réfléchir et de prendre le temps d'en mesurer la portée politique dans un cadre pensé de hiérarchie de l'information.
Et l'on a bien tort à l’Élysée de penser que la répétition des ces images construiront la légende d'un président courage qui va au contact. C'est tout le contraire qui risque de se produire : la répétition médiatique à l'infini de ces petits 6 février 1934 qui, un jour, par effet d'accumulation et d'identification, pourrait déboucher sur un 6 février de grande envergure, plus capable que l'original de casser la République.
Dans cette perspective, c'est peu de dire, aussi, que les chaînes d'info sont aujourd'hui placées face à une alternative à très haut niveau de responsabilité politique : faut-il continuer à jouer le jeu d'extrémistes manipulateurs, faut-il continuer à mettre en scène un spectacle qui n'est pas réel au risque de le transformer en tragique réalité ?
Source Le Plus Bruno Roger-Petit
Le Pèlerin
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:03

Egypte, Libye, Tunisie, les pays au printemps rouge-sang

contestation dans le monde arabe

 

De quelle couleur est donc ce printemps dont ils parlaient avec autant d'assurance?

Lorsque les premières révoltes de la rue avaient éclaté en Tunisie, nul n'avait douté, ne serait-ce qu'un seul instant, de la spontanéité de la colère populaire et, encore moins, des véritables objectifs. Lorsque la foule investit la place Tahrir au Caire, le doute commençait à se frayer un chemin dans ce qui était certitude quelques jours auparavant et quand on nous annonça la rébellion de Benghazi, toutes les certitudes s'évanouirent.
D'aucuns comme ce jeune docteur en sciences Po un peu trop imbu de soi, nous reprochèrent ironiquement de faire dans la théorie du complot, d'autres, comme cet illuminé de financier, prirent partie, uniquement par entêtement, pour ceux qui allaient renverser El Gueddafi. Ils parlaient avec fierté de printemps arabe et des lendemains meilleurs pour ces pays et pour les autres. Aujourd'hui, chacun de sa tanière, c'est à peine s'ils parlent encore des pays arabes et lorsqu'ils le font c'est, bien sûr, pour tenir le langage contraire.
De quelle couleur est donc ce printemps dont ils parlaient avec autant d'assurance?
Libye: inquiétant retour au tribalisme
On nous annonçait la naissance de la démocratie dans ces pays où le peuple avait, torse nu, affronté les dictateurs. Le bourgeon démocratique n'avait pas tardé à donner, à chaque fois, une senteur religieuse drapée dans le vert et le noir des plus foncés.
Après avoir assassiné ce qu'elle appelait,pendant 42 ans, son «Guide suprême», son «Aigle unique» ou encore «le plus grand leader», la Libye ne résista pas à la tentation de se déchirer. Folie ou bouffée d'immaturité? Peu importe, car le pays éclata en tribus et en sectes et se mit à courir de tout ce qui lui restait comme forces, les armes à la main, vers les années de la préhistoire après s'être cru, quelques semaines, capable de sauter le fossé qui le sépare de l'autre côté de l'humanité.
Dans cette course dangereuse, le pays sauta sur des mines, le peuple se réveillait de temps en temps sur des attentats et la nation, si chère à Omar el Mokhtar, perdit, tout comme ses enfants, beaucoup de son sang. De son sang chaud et de son sang froid.
Des groupes se constituèrent pour annoncer leur appartenance, tantôt à une secte effrayante, tantôt à une armée irrégulière, tantôt à des sections aux noms sortis des tiroirs de l'Histoire. Même les Américains furent éclaboussés à Benghazi par le sang de ce printemps que tout le monde croyait fait d'herbe et de fleurs.
Où va la Libye? Toujours en course, mais elle ne sait pas vers quoi elle court. Elle ne peut le savoir avec une économie volontairement mise à plat par Sarkozy et ses acolytes. Avec un pays détruit jusque dans ses entrailles et un peuple blessé jusque dans son âme, nul ne peut savoir. Tout ce qui est certain, c'est que les armes, fournies sans regarder par une certaine France, échappent aujourd'hui au contrôle de l'Etat. Ces armes migrent entre les tribus, entre les villes et même à travers les si longues frontières que compte le pays avec ses voisins. Pour quelques dollars, pour quelques pains, les armes changent de main et d'objectifs dans ce pays qui croyait voir venir le printemps de la démocratie mais qui se retrouve dans l'enfer du chaos.
Tunisie: le miroir des leurres
Ivre de sa réussite à faire fuir Ben Ali et les Trabelsi, la Tunisie se banda les yeux et se laissa aller doucement dans les profondeurs de la politique visqueuse des gesticulations vaines et du verbiage inintéressant. Préoccupée à s'auto encenser d'avoir été la mère des révolutions populaires de ce début du siècle, elle se regardait encore dans le miroir du leurre lorsque arrivèrent les balles meurtrières qui fauchèrent Belaïd et Brahmi. Personne ne sut d'où arrivait la mort, ni par qui.
Séduits par leur propre argumentaire qu'ils étalent sur les innombrables plateaux de télévisions qui n'arrivent visiblement pas à s'extirper de la démagogie des discussions byzantines, les Tunisiens ne veulent pas regarder leur réalité en face. Ils ont comme une forte envie de vivre un rêve mais entre ce rêve et la réalité, il y a tant de marches à descendre et non à monter!
Dans sa robe blanc jasmin, la Tunisie aimait à se promener sur l'avenue Bourguiba le soir pour sentir l'odeur enivrante de la jeune et belle liberté de dire, de bouger, de respirer, de vivre... Mais le sang des innocents éclaboussa la robe toute neuve. A Chaâmbi, des individus, sortis d'un autre temps, se sont mis à assassiner des jeunes militaires et des policiers. Ils les ont égorgés comme on n'égorge plus depuis la tentative arrêtée d'Ibrahim el Khalil. Comme on n'égorge plus depuis...
Que peut faire la Tunisie? Des sectes ont envahi le pays et Ennahda, qui a pris les rênes du pouvoir par les urnes, n'a rien fait pour les empêcher. Du coup, c'est Ghannouchi et les siens qui sont montrés de l'index, accusés, par certains, de tergi-versation et, par d'autres, de complicité. Du coup, des voies s'élevèrent pour demander le départ du gouvernement et de l'Assemblée nationale constituante visant ainsi le parti de Ghannouchi tout simplement.
L'urne ne suffit plus, de notre temps. Il paraît qu'il faut plaire à ses adversaires, surtout lorsque ces derniers bénéficient de l'appui de parties étrangères. Ennahda ne peut pas plaire. Ce parti n'a pas su faire sortir le pays de la crise. Tous les indicateurs sont en chute depuis le départ de Ben Ali, ce qui est tout à fait normal, mais, ce qui était tout à fait attendu, c'est que le parti qui devait remplacer celui au pouvoir devait irrémédiablement prendre sur son dos des responsabilités qui ne sont pas siennes. La Tunisie le savait. Ghannouchi aussi le savait. Mais le pouvoir a ceci d'extraordinaire qu'il peut vous fasciner et vous envoûter pour vous prendre lorsqu'il le désire.Le parti islamiste semble piégé car il ne peut ni quitter le pouvoir sans causer une instabilité dangereuse du pays, ni continuer à gouverner sans provoquer des comportements tout aussi dangereux.
La Tunisie le sait et elle tente de cacher sa peur devant cette odeur de sang qui menace dans ce pays où le printemps n'a duré que le temps de panser les blessures. Les bourgeons printaniers sont rouges à Tunis, Gafsa, Mednine, Bedja, Sfax, Gabès etc... et la robe blanc jasmin est déjà maculée du sang de quelques innocents. S'arrêtera-t-on là? La rue sera-t-elle occupée à nouveau pour refaire la révolution? Est-il nécessaire que coule encore du sang pour un printemps qui n'a rien du printemps?
Egypte: la vie dure des anciens
En Egypte, et depuis la chute de Moubarak, la place Tahrir est devenue le nouvel écusson de la République et, depuis quelque temps, tout le monde y accomplit volontiers le pèlerinage, les espoirs par-dessus la tête, et tout le monde s'abreuve au tonneau de la légitimité et danse au rythme des rêves ressuscités après des éternités de bagne, de silence ou, simplement, d'oppression. Mais même la légitimité, surtout lorsqu'elle est exposée au soleil des ambitions démesurées des hommes, peut être nocive et faire perdre, sinon la raison, du moins la vigilance.
Les Frères musulmans sont arrivés dans un domaine qu'ils ne connaissent pas, éblouis par le trop de lumière de la légalité, eux qui avaient, de tous temps, vécu dans l'obscurité de la clandestinité. Sans savoir-faire dans les domaines de l'économie, de la politique, ni du social, ils devaient pourtant réparer, dans les plus brefs délais, les erreurs accumulées par le régime en place durant Moubarak et même celui d'avant. Chômage à résorber, économie à relancer, misère à éradiquer, problèmes de logement à résoudre, problème d'énergie à solutionner, de transport, etc. Les Frères musulmans le savaient et l'Egypte et le monde le savaient aussi. Mais Morsi et les siens avaient misé sur la patience du peuple, sur le temps. Exactement ce que les autres ne voulaient point leur donner. Des alliances hétéroclites, sournoises, contre nature, s'étaient formées pour pousser Morsi et les siens dans le précipice de la terreur. Le reste, on le sait. Du sang. Beaucoup de sang dont ni le pays ni le peuple ne sortent gagnants. Du sang inutilement versé qui va encore colorer l'eau du Nil. Des larmes, beaucoup de larmes qui inonderont pendant quelques années les rues du Caire, mais dont on récitera, pendant des siècles, la salinité et la douleur.
Lorsque le peuple égyptien est sorti dans la rue, il croyait pouvoir enfin prendre dans ses bras cette belle liberté de vivre et cette élégante démocratie. Il n'a pris que de la poudre, pour certains, et que de la haine pour d'autres. Là, non plus, le printemps n'est pas d'herbe et de fleurs. Il est fait de larmes et de sang, comme dans les autres pays qui ont cru y être arrivés.

Source L’Expression Aissa Hirèche

Le Pèlerin

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 05:51

Merci La France…. !  mali-vote-copie-1.jpg

 

Leur pays revient de loin. Les Maliens qui iront voter, demain, en sont conscients. Sans la courageuse décision du président français, François Hollande, de barrer la route aux terroristes en route pour Bamako, le Mali serait aujourd'hui le pays d'Al Qaîda. Avec ses combats de rue entre les différents groupes armés du Mujao, d'Aqmi, d'Ansar Eddine, à l'identique de ce que vivent, actuellement, les Libyens. Les troupes françaises estimées à plus de 3000 hommes sont encore sur place et viennent d'être renforcées par plus de 6000 Casques bleus de la Minusma. C'est donc sous la protection de près de 10.000 soldats internationaux que les élections présidentielles auront lieu. Après avoir frôlé le pire, les Maliens en ont tiré toutes les leçons. De ce fait, il est attendu un fort taux de participation des 7 millions d'électeurs recensés. Même le fameux capitaine Sanogo, l'auteur du coup d'Etat à deux mois de la fin du mandat du président renversé, a demandé des excuses aux Maliens. «Avant l'uniforme, nous sommes des humains et nous commettons des erreurs, mais pas de façon délibérée», a-t-il cru nécessaire de préciser à ceux qui voudraient bien le croire. Et c'est dans cette atmosphère de début de réconciliation nationale que les bureaux de vote ouvriront demain pour ce premier tour. 27 candidats, dont une seule femme, sont en lice. Beaucoup donnent comme favori Ibrahim Boubacar Keïta, (dit IBK), 68 ans, ancien Premier ministre et ex-président de l'Assemblée nationale. Un deuxième tour sera très certainement nécessaire, car aucune candidature n'a de chance d'obtenir la majorité dès le premier tour. Ceci dit, il faudra accepter d'accorder une certaine spécificité à ces élections. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et le représentant de l'Union européenne, le Belge Louis Michel, appellent tous deux à l'indulgence des observateurs. L'essentiel étant de doter le pays d'institutions plus représentatives que celle dont il dispose actuellement. Pour lui assurer cette stabilité sans laquelle il ne peut y avoir ni paix ni progrès. Car et il faut bien le souligner, les élections de demain ne sont pas une finalité. Le futur président aura à régler de nombreux dossiers. Et ils sont nombreux. A commencer par celui des Touareg du Nord en préservant l'unité du Mali. Ensuite, il faudra remettre sur pied l'armée en bien mauvais état. Et enfin reconstruire le pays qui en a les moyens financiers. On en parle peu, mais il faut savoir que le Mali ne produit pas que du coton, il est également le 3e producteur d'or au monde. De 19 tonnes/an au début des années 2000, la production d'or au Mali est passée à 100 tonnes/an. D'ailleurs, à la fin de cette année, le Mali disposera de sa première raffinerie d'or d'une capacité de 240 tonnes/an. Les explorations pétrolières laissent croire que d'importants gisements existent. A tel point que le Conseil des ministres, tenu le 10 juillet au Mali, n'a pas attendu les élections pour accorder à une société (Corvus Resources Management Ltd) venue tout droit du paradis fiscal des îles Caïmans, une convention de quatre ans et la bagatelle de 35 millions de dollars pour effectuer des travaux de recherche et un forage sur le bassin de Taoudéni. L'uranium et d'autres précieux minerais font partie aussi des richesses de ce pays. Il est clair qu'un pays avec autant de trésors ne peut qu'attirer les convoitises et mettre en danger toute la région comme cela a failli se produire. Et qui risque de se reproduire. Les narco-terroristes qui se sont repliés en Libye restent aux aguets. Le danger est loin d'être écarté. C'est pourquoi les élections de demain seront suivies avec attention dans toute la région, notamment dans les sept pays frontaliers dont l'Algérie. En Europe aussi et particulièrement en France, pays qui a rendu ces élections possibles. Les Libyens ont eu, décidément, moins de chance que les Maliens!

Nota de votre serviteur : En Syrie à ce jour, on compte 100 000 morts…..l’histoire demandera des comptes

Source L’Expression Zouhir Mebarki

Le Pèlerin

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 12:49

Les 100 propositions qui vont vous simplifier la vie

france-simplifications-administratives.jpg

 

Alors que le choc de simplification annoncé par François Hollande est désormais lancé sous le nom de modernisation de l’action publique (MAP), le gouvernement vise à simplifier les démarches administratives des Français. 

Des améliorations sont ainsi articulées autour de deux axes : la mise en place de services en ligne et la connexion des bases de données.

La modernisation de l'action politique est lancée

C’est fait. Le gouvernement a lancé la "RGPP de gauche" mardi. Jean-Marc Ayrault a en effet présenté les principaux axes de la modernisation l’action politique (MAP). Si l’appellation est changée, il n’en demeure pas moins que la MAP du Premier ministre s’inscrit dans la continuité de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) lancée par Nicolas Sarkozy. Alors que la mesure phare de l’ex-président du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux en départ à la retraite n’a pas été reprise, les petites mesures visant à améliorer la vie des Français seront maintenues.
Ce qui va changer
Articulée autour de deux axes, la simplification des démarches administratives pour les particuliers aura lieu dans l’export des services en lignes mais également la connexion des différentes bases de données (Sécurité Sociale, Impôts, Municipalité) pour réduire le nombre de déclarations administratives. Ces modifications résident dans les déclarations de changements de statuts mais aussi dans les services fournis par les municipalités et par l’Etat. A terme, le gouvernement espère réaliser pas moins de trois milliards de recette –dont 1,5 seulement d’économies - en s’attaquant aux niches fiscales et en réduisant les aides accordées par les collectivités pour les PME.
Planet.fr fait le point sur les améliorations qui verront prochainement le jour pour vous faciliter la vie.

L'emploi : une mise en ligne des services

Pour nous faciliter la vie pour les questions d'emploi, la modernisation prévoit ainsi une déclaration unique de la perte et de la reprise d'un emploi par un Français. Entre temps, ce dernier pourra avoir recours à un simulateur en ligne lui permettant de connaître les aides publiques qui peuvent lui être accordées dans sa démarche de retour à l'emploi. Enfin le projet a par ailleurs lancé un guichet internet qui permettrait aux personnes ayant recours à un salarié (femme de ménage, aide à la personne ou encore la garde d'enfant) de réduire les démarches administratives.
Le ticket restaurant pourrait être également dématérialisé à l'aide d'une carte de paiement.
L'idée de simplification reste le leitmotiv qui guide la modernisation de l'action politique de Jean-Marc Ayrault.

La santé : des déclarations uniques sont prévues

Les usagers pourront déclarer une grossesse en ligne tout comme la naissance de l'enfant. Il leur sera possible d'ajouter cet heureux évènement sur la carte vitale des parents depuis chez soi. La simplification se poursuit avec la fusion des données de la Caisse d'Allocation Familiale (CAF) et celle de l'Assurance Maladie : le numéro de sécurité sociale sera l'identifiant pour la CAF.
Les rendez-vous hospitaliers pourront être également pris sur Internet et des guides régionaux indiquant les établissements pour les retraités seront aussi mis en ligne. Les pharmacies de gardes, quant à elles, seront aussi mises en ligne pour faciliter l'accès aux médicaments en cas d'urgence.
Enfin, la principale modification à retenir sera la possibilité de payer ses frais médicaux en ligne.

Education et étudiants : dématérialiser les inscriptions

La scolarisation et les dossiers en rapport avec les étudiants seront aussi simplifiés.
Le projet prévoit en effet la simplification des procédures de changements d'établissements scolaires pour les enfants suite à un déménagement mais aussi de réduire les demandes systématiques de justificatifs pour l'inscription.
Bien que la forme soit encore floue, le projet envisage de faciliter l’information des parents dans le cadre de l'orientation de fin de troisième des collégiens. Un site Internet consacré à l'orientation pourrait par ailleurs voir le jour.
Les étudiants, enfin, pourront bénéficier d'une demande d'aide au logement en ligne mais également de la simplification des changements de régimes de santé de ces derniers (passant de la Sécurité sociale à des organismes affiliés).

Logement et biens : faciliter les ventes et les démarches

Les démarches administratives pour les logements seront elles aussi en partie améliorées notamment sur la déclaration de travaux d'une surface inférieure à 40 mètres carré mais aussi concernant la demande d'aide au logement qui pourra, comme pour les étudiants, être effectuée en ligne.
Les ventes de véhicules entre particuliers pourront être déclarées en ligne et le gouvernement souhaite rassurer les Français : en cas d'achat d'une voiture, ils ne seront plus poursuivis par les amendes du propriétaire 

Héritages et retraites : la transmission des données simplifiées

Pour l'héritage et les retraites, pas de grands changements : la déclaration du statut de retraité sera réalisable en une seule fois tout comme la déclaration d'un décès.

Justice : plaintes et suivi en ligne des affaires

Alors que la mise en ligne des services de police avait commencée par la création de la plainte électronique, tout le déroulement de l'affaire pourrait prochainement ainsi que les rendez-vous avec les officiers de police pourraient prochainement être suivis sur le net, dans certains types d'affaires.
Les rendez-vous en préfecture pourront également être pris depuis chez soi sur son ordinateur.

Source Planet.fr Jérémy Pastor

Le Pèlerin

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 09:22

La nuit du doute de la tradition contre les calculs de la modernité

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Une vue de la mosquée de Paris

 

«Quand s'érigera le minaret que vous allez construire, il montera vers le beau ciel de l'Ile de France qu'une prière de plus dont les tours catholiques de Notre-Dame ne seront point jalouses.» Déclaration du maréchal Lyautey lors de la pose de la 1ère pierre de la mosquée de Paris

Voilà, en quelques phrases, la dimension religieuse de la République laïque à ses débuts que Jean Bauberot nous conte: « (...) Comme nous commencions à être assez nombreux, et provenant, outre la France, de différents pays, la République laïque a eu une très bonne idée: construire une mosquée, avec un beau minaret bien sûr. Elle avait décidé, en 1905, de «garantir le libre exercice du culte» (Article I de la loi de séparation). «Garantir», c'est plus que respecter. C'est prendre les dispositions nécessaires pour assurer son bon fonctionnement. (...) Et pourtant, ils étaient très laïques (..) Les Edouard Herriot, ou Léon Bourgeois (un des «pères» de la morale laïque) qui ont pris la décision de consacrer des fonds publics à la construction de cette mosquée, de ce minaret».
Qu'est devenue justement la Mosquée de Paris?
Elle qui a joué un rôle majeur sous la direction de cheikh Benguebrit puis de cheikh Hamza Boubekeur. La mise en place du Cfcm sous Chevènement puis créé de toutes pièces sous Sarkozy se prétend être représentatif des musulmans de France et partant, le partenaire des autorités françaises n'a pas permis l'émergence d'un Islam oecuménique capable de rassembler et non de diviser les musulmans qui éprouvent des difficultés objectives à vivre sereinement leur foi.
L'objet initial de cette contribution était de rapporter en honnête courtier les difficultés éprouvées par les musulmans ballotés entre deux tendances.Celle consistant à définir le premier jour du Ramadhan en se basant sur l'observation visuelle du premier croissant de lune, ou celle se fiant exclusivement à la science et au calcul astronomique comme a voulu l'imposer l'institution censée être un guide en la matière. La cacophonie tragique entre les différentes chapelles ou minarets, pourrait -on dire, pour les musulmans de France est une démonstration éclatante de la désunion, notamment comme celle induite par la «tentative moderniste» prônée par le Conseil français du culte musulman sûr de sa science de la «légitimité» pour annoncer urbi et orbi dès le 9 mai que le Ramadhan serait le 9 juillet faisant fi du vent de fronde des différentes mosquées dont celle de Lyon, dans une dépêche de l'AFP le 8 juillet à 22h02 que le Ramadhan débuterait officiellement en France mardi 9 juillet.
Les explications du Cfcm et la science infuse
Ce qui peut choquer dans la décision du Cfcm d'annoncer qu'il décide comme un grand, de l'espérance de millions de musulmans de France attachés à l'Islam et au mystère de la nuit du doute, c'est cette arrogance intellectuelle tapissée d'un vernis de science qui tourne le dos à l'humilité et met au rebut les milliers de réflexions depuis quatorze siècles concernant la décision du premier jour de jeûne Mohamed Moussaoui, président du Cfcm initiateur du colloque qui a décidé de fixer à l'avance la date de début du Ramadhan s'explique dans une contribution quelques jours après. Il explique que nous faisons tous appel pour la détermination des moments de prière à la science, semblant indiquer qu'il ne fait qu'aller plus loin. Ecoutons-le: «(...) Les musulmans débutent le jeûne de chaque jour de Ramadhan au lever de l'aube et le terminent au coucher du soleil en se référant simplement aux tables (Imsakiyates), basées sur le calcul. Aujourd'hui, personne ne demande aux musulmans d'observer à l'oeil nu la venue de ces deux moments. Pourtant, on aurait pu invoquer le verset coranique «..., mangez et buvez jusqu'à ce que l'aube vous permette de distinguer le fil blanc (du jour) du fil noir (de la nuit) puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit» [Coran 2.187]. De même poursuit-il, on aurait pu s'attendre au même débat autour du verset coranique: «La prière a été prescrite pour les croyants dans des temps déterminés.» [Coran 4.103] Force est de constater que l'adoption des tables des heures des cinq prières rituelles, qui (rappelons-le) sont basées sur le calcul, n'a jamais suscité de débat ou d'opposition. Aujourd'hui, il ne viendrait à personne l'idée d'appeler les musulmans à vérifier à l'oeil nu le lever de l'aube pour accomplir la prière du matin (Al Fadjr),(...)»
M.Moussaoui s'appuie dans sa démonstration sur le calendrier grégorien qu'il appelle comme le «sauveur», il poursuit: «Qu'auraient fait les musulmans pour la gestion de leurs activités quotidiennes si le calendrier grégorien n'avait pas existé? Sur quelle base, poursuit-il, les musulmans acceptent aujourd'hui de reléguer le rôle du calendrier musulman à la détermination du début et de la fin de Ramadhan et d'autres célébrations religieuses et utiliser le calendrier grégorien pour la gestion des autres aspects de leur vie. (...) Qui pourrait programmer, avec des dates du calendrier lunaire, une conférence ou une rencontre qui aurait lieu en juillet 2013» (nous sommes en mai 2013)?

La cacophonie qui a perturbé les musulmans de France
Le Ramadan débutera mercredi 10 juillet en France a tranché, ce mardi, la commission théologique de la Mosquée de Paris, désavouant le Conseil français du culte musulman (Cfcm) Le premier jour du jeûne est fixé à mercredi, Lundi soir, l'ambiance était à la confusion à la Grande Mosquée de Paris. «Les mosquées nous ont appelé hier jusqu'à 01h00 du matin, les imams étaient dans le désarroi», a expliqué Djelloul Seddiki, responsable de la commission théologique de la Mosquée de Paris.
Comble de l'errance, Dalil Boubakeur déclare à l'AFP: «Que les fidèles commencent le Ramadhan mardi ou mercredi, «les deux positions sont légales». Si les deux positions sont également valables, pourquoi avoir voté pour l'adoption du calendrier basé sur le calcul astronomique, il y a 2 mois, si c'est pour ne pas l'appliquer aujourd'hui? La quasi totalité du monde musulman jeûnera à partir du mercredi 10 juillet y compris tous les pays européens, à l'exception notable de la Turquie et des États-Unis. Quand le Cfcm annonce que le Ramadhan débute le 9 juillet, conformément à la décision prise le 9 mai 2013, cette annonce s'applique également à la Mosquée de Paris. En prenant une position différente du Cfcm M.Boubakeur a réussi à ridiculiser le Cfcm. Qui l'aurait empêché d'annoncer sa position avant et de coordonner avec le Cfcm de la date retenue pour le premier jour du Ramadhan?
Détermination du mois de Ramadhan. Enseignements du Coran
Le docteur Al' Ajamï tente une explication qui permet une lecture des versets du Coran, relatifs au début du Ramadhan. Il écrit: «Comme chaque année, litanie de notre décadence, le même problème surgit, bémol non souhaité en la symphonie de nos espérances: quand débutera ce mois béni? Qui décide? «En vérité, votre Communauté est une et Je suis votre Seigneur; Adorez-Moi! Or, ils se disputent les uns les autres le commandement. Cependant que tous, vers Nous, retournent´´.» S21.V92-93. Avant toute chose nous rappellerons que les quatre grandes Ecoles juridiques s'accordent sur un point primordial: «La détermination du mois de Ramadhan repose sur l'observation visuelle du premier croissant dès lors que le mois de shabân a atteint 29 jours.» Il est possible d'un point de vue astronomique de déterminer la non-possibilité pour telle ou telle zone d'observer le croissant. Conséquemment, prétendre avoir vu le croissant avant même que cela ne soit théoriquement possible relève de la supercherie et de la manipulation, au minimum d'une incompétence certaine.
Le docteur Al Ajami donne les arguments suivants: «Du point de vue conceptuel; que tous les musulmans du monde jeûnent en même temps. L'argument est prôné en tête par l'Arabie Saoudite et son clergé dévoué à la cause de la domination du wahhabisme sur le monde. Dépositaires de notre Kaâba, ils se voudraient maîtres de Ramadhan; et que toute la Oumma, comme un seul homme, se range sous leur bannière; légitimation d'une usurpation. D'un point de vue rationnel; à moins de penser que la terre est plate, l'idée d'un jeune commun est parfaitement saugrenue. Si la terre est ronde chacun sait qu'il fait jour ici, et nuit là-bas. En d'autres termes, certains font l'iftâr pendant que d'autres le sahûr! A l'heure du réseau, la détermination de Ramadhan est un enjeu politico-religieux et non point la recherche, visage tourné au ciel, de l'annonce du Mois de Miséricorde. (...) Du point de vue politique; sommes-nous naïfs au point de croire que la Oumma pulvérisée par l'Histoire doive commencer sa reconstruction par l'unification de Ramadân. (...) Ce qui reste du monde musulman est dépecé, pillé, épuisé, ensanglanté, déshonoré par des Pharaons qui ne doivent leurs places qu'aux puissances occidentales.
Revenant au verset du Coran, il écrit:«La formulation de ce verset comporte une indication supplémentaire répondant au fond du problème: peut-on commencer son jeûne en même temps que tel ou tel pays situé à distance? On relit: ´´...Donc, qui d'entre vous a «témoigné» du mois, alors qu'il le jeûne...´´; nous l'avons dit, en dehors de ´´ Ô croyants, Il vous a été prescrit le Jeûne...´´ le Coran ne s'adresse plus à un collectif mais à l'individu, c'est-à-dire au croyant responsable vis-à-vis de Dieu par rapport à son Ramadân: «quiconque [toi]d'entre vous [les musulmans] a «témoigné» du mois», et il ajoute: «alors qu'il le jeûne», «fal-yasumhu» l'ordre est au singulier et demeure adressé à l'individu concerné. En d'autres termes, si l'observation d'un seul témoin avait été applicable à l'ensemble de la communauté, et en supposant que Dieu ait voulu nous indiquer cette possibilité technique à venir, il aurait alors été dit: ´´...Donc, qui d'entre vous a témoigné du mois «Alors jeûnez-le» [ fal-yasûmûhu ]...´´Nous touchons là à la philosophie de cette mesure coranique: l'Islam est une religion sans intermédiaires, sans hiérarchie institutionnelle, sans caste sacerdotale ou scientifique, sans sophistication inutile. Le lien entre la créature et son Créateur est dénué de toute forme de médiation».
«Au final, l'ensemble des indications fournies par cet unique passage consacré à Ramadhan est cohérent et explicite: le début tout comme la fin de Ramadhan sont marqués par l'observation à l'oeil nu du premier croissant de lune du mois. L'observation locale ne peut être étendue ou généralisée. Il n'existe aucun espace «interprétatif» permettant de supposer que l'on puisse procéder autrement, c'est-à-dire par calcul astronomique. Le mois devra être jeûné en son intégralité. Toute dérogation devra être compensée. Il y a donc une sagesse évidente dans l'empirisme supposé de la détermination du Ramadhan par l'observation de la lune. Pas de clergé, pas d'intermédiaires, pas de hiérarchie religieuse absolue; le croyant est seul avec Dieu, il l'implore et Il lui pardonne. Il n'est soumis à aucune dépendance, son rite est simple: tout un chacun peut par conséquent observer le soleil et connaître l'heure de prière, tout un chacun peut observer le croissant de lune, déterminer Ramadhan, l'Aïd, le Pèlerinage, etc. Ce n'est point là la manifestation d'une société rudimentaire, mais au contraire la manifestation de la Sagesse divine; l'homme n'est soumis qu'à Dieu qui, en contrepartie, lui donne les moyens d'échapper à l'asservissement de l'homme par l'homme.»
Quel progrès nous propose-t-on à vouloir imposer un diktat universel pour Ramadhan. Qui est autorisé à décider? Chaque année qui passe nous montre et nous démontre que l'Arabie, l'Egypte, l'Iran, la Libye et d'autres Républiques autocratiques se disputent un illusoire et ridicule leadership islamique autour de notre bol de harira. (...) Le Cfcm ne prouve-t-il pas à chaque fois son incompétence; changeant de critères de décision aussi vite que l'on retourne sa veste, et ne nous a-t-on pas déjà proposé un Ramadhan de 28 jours, du jamais-vu, mais peut être est-ce là l'exception française!»
Que faut-il retenir de cette fitna?
En fait, le Cfcm qui se veut un Vatican au rabais et faisant tout pour paraître le seul partenaire crédible en face de la République, veut régenter l'imaginaire des musulmans en France. Résultat des courses, nous tendons inexorablement vers un Islam mondain sans épaisseur, un Islam où le Coran est une grande surface où on prend que ce qui nous intéresse ou qui plait aux princes, un Islam qui se refroidit en rites.
Cela ne veut certainement pas dire qu'il faut s'installer dans les temps morts - ceux qui prêchent cela sont tout de même bien contents de profiter des bienfaits de la science profane. Il est vrai que le cérémonial rodé mis en place depuis des décennies est quelque peu discutable vu d'Algérie où l'on voit un aréopage de vénérables - toujours les mêmes - être en représentation dans l'attente de «Tboubihate rou'eyate el hillal» donnant le top de ce qui est censé être un mois de piété mais qui dans les faits est un mois de malbouffe, de ripaille où la dimension religieuse de l'effort de la pensée envers les plus démunis est absente. C'est au contraire la guerre de tous contre tous, le m'as-tu vu dans des prières de taraouih où il faut bien le regretter, on essaie plus de paraître que d'être Pourquoi, ne pas faire appel aussi, avec les uléma de la fetwa à des astrophysiciens censés apporter la caution de la science. Il y a tout un champ d'ijtihad pour revivifier le Coran en toute humilité.
Cependant, à vouloir à tout prix standardiser, normaliser, codifier on tombe dans le travers d'une déliquescence de l'Islam. A tout prendre, je préfère La symbolique de la nuit du doute que les apprentis sorciers qui, à cette allure, vont nous amener avec un Islam aseptisé sur la pente dangereuse du «money-théisme» et de la banalisation du divin. On raconte l'histoire d'un musulman du temps de l'Union soviétique qui, lors d'une cérémonie a vu son collègue rouler sous la table pour avoir beaucoup bu alors que lui avait tout ses esprits. Un dialogue ésotérique s'ensuivit, le communiste ne comprenait pas qu'au plus fort du communisme que l'Islam puisse lui résister. Pourtant, les idéologies ont vocation à disparaître à l'instar du nazisme, du communisme et de tous les ismes. L'Islam tient bon, en résistant il y a plus de mille ans aux croisades, après septembre 2001 il est toujours là malgré toutes les tentatives de l'anéantir, de le «dociliser» en le folklorisant pour le faire apparaître comme un produit marchand. L'Islam est, au contraire, une dignité, une relation personnelle à Dieu.
Ce qui compte avant tout pour le musulman c'est la relation avec Dieu. Ce qui compte c'est la foi et il n'est pas nécessaire à la limite de jeuner tous en même temps, du fait qu'il y ait autant de décalage de l'Océan au Golfe. Un musulman australien fera forcément le Ramadhan avec vingt-quatre heures de décalage par rapport à celui calé sur le méridien de Greenwich. On ne peut qu'être scandalisé par la certitude d'un autre âge du Cfcm qui, contre vents et marées a tenu jusqu'au 9 juillet pour finalement aller vers une reddition en rase campagne, déroutant du même coup des millions de musulmans qui s'étaient organisés et attendaient ce moment pour goûter cette halte exceptionnelle de raffermissement de leur foi à l'ombre des lois de la République. Bon Ramadhan aux musulmans du monde! Que ce mois nous apporte la paix et la sérénité, qu'il puisse être pour nous l'occasion d'une introspection sur Les choses essentielles de la vie et nous fasse apercevoir que nos querelles sont vaines, que notre addiction à l'éphémère est éphémère et qu'en définitive, il faille revenir aux fondamentaux de la vie.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 10:27

La question de la séparation de la religion et de l’Etat en Egypte est capitale pour le monde arabo-musulman

contestation dans le monde arabe

 

Le président égyptien Mohamed Morsi a été déposé par l'armée, mercredi 3 juillet, à la suite d'un mouvement de contestation massif lui reprochant notamment de concentrer le pouvoir aux mains des islamistes. La question de la séparation de la religion et de l'Etat se pose donc aujourd'hui, selon Kader Abderrahim, chercheur spécialiste du Maghreb et de l'islamisme.

Les islamistes s’étaient engagés à composer un gouvernement relativement ouvert à d’autres sensibilités. Mais Mohamed Morsi n’a pas tenu cette promesse. Il s’est refermé sur la Confrérie et ce qu’elle incarnait, en pensant que cela suffirait largement pour gouverner. C’est là son erreur initiale, et c’est ce qu’il paie aujourd’hui.

On découvre aujourd’hui la réalité économique de l’Egypte

Qui plus est, la crise économique, qui a frappé l’Egypte de manière très virulente, a accéléré le désenchantement et la déception d’une partie de la population. Des erreurs importantes ont été commises par ce gouvernement. Mais leur reprocher la situation économique actuelle relève de la mauvaise foi: le pays s’enfonce dans cette crise depuis maintenant plus de dix ans. L’Egypte est en effet un des pays les plus pauvres de la région, qui ne survit que grâce à l’aide américaine. La crise existait déjà du temps de Moubarak, mais la dictature en masquait les effets. Aujourd’hui, la situation politique a changé et on découvre la réalité économique de la mondialisation, avec la dose de concurrence et de chômage qu’elle implique. Le FMI a imposé ses propres règles d’austérité, ce à quoi l’Egypte n’était pas prête.

La contestation de ces dernières semaines, due à la convergence des mécontentements, a permis à l’armée de récupérer cette mobilisation comme les islamistes l’avaient fait avec la révolution populaire, il y a deux ans et demi. La déception à suivre risque donc d’être très importante.

L’Etat ne doit pas intégrer la religion dans son fonctionnement

Aujourd’hui se pose la question de la séparation de l’Etat et de la religion -mais il faut faire attention à l’emploi du terme laïcité. Mercredi 3 juillet, lors de l’intervention télévisée du ministre de la Défense égyptien, les représentants de tous les cultes -musulman, chrétien et juif- étaient présents et ont pris la parole. Les militaires n’ont donc pas envoyé de signal indiquant que leur projet de société est différent de celui des islamistes, car la religion demeure un élément structurant dans les sociétés du monde arabe.

L’Etat ne doit pas pour autant l’intégrer dans son fonctionnement. Les islamistes n’étaient pas dans cette perspective historique de séparation l’Etat de la religion, la Confrérie ayant toujours dit, en 70 ans d’existence, qu’elle souhaitait gouverner à travers la charia. Nous saurons bientôt si le gouvernement de transition et ceux qui en sont issus -si les élections ont vraiment lieu- sont dans un autre état d’esprit. Mais cela semble peu probable, car l’Egypte est une société extrêmement conservatrice et la frontière entre le conservatisme et l’islamisme est très ténue. Quoi qu’il en soit, il s’agit là de la question la plus importante pour le monde arabe et le monde musulman plus largement.

Source Newsring.fr Kader Abderrahim

Directeur éditorial du HuffPost Maghreb et chercheur associé à l'IRIS

Le Pèlerin

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 06:20

L'Abécédaire de la présidence Hollande (1/4)

hollandometre.jpg

 

Pour certains, nombreux, François Hollande a déjà rempli sa mission, le 6 mai 2012. Il a viré Sarkozy. Appelez cela de l'antisarkozysme primaire. Il fallait rester primaire le temps d'une époque primaire.

Nos archives sont là pour témoigner d'un changement. Non pas celui d'une nouvelle société, ni d'une révolution fiscale, ni d'un ralliement général de l'Europe entière sur des positions de gauche. Nous pouvions aussi trouver nombre de critiques à faire contre cette première année franchement ni suffisamment à gauche ni suffisamment stable. Mais il fallait clore cette décennie perdue, et les craquements accélérés que l'ancien monarque causait au pays à coup de Kärcher buissonniens. 
Nous sommes le 6 mai. Voici donc le premier abécédaire de la présidence Hollande.  
Afghanistan 
Le retrait des forces militaires françaises combattantes est achevé à la fin de l'année 2012. 
Algérie 
Hollande se déplace en Algérie, en octobre. Quelques jours avant, il prononce quelques mots d'hommage aux victimes du 17 octobre 1961. C'est inédit sous la Vième de la part d'un Président de la République. Le geste est salué par les Algériens, fustigé par quelques nostalgiques de l'OAS.
Allocations familiales 
Ayrault confirme en avril que les allocations familiales des 15% plus fortunés des ménages seront diminuées. Bizarrement, le Front de gauche se joint à l'UMP pour protester contre cette mesure. Il critique la rupture de l'universalité des prestations sociales. 
Allocation de rentrée scolaire 
Elle est augmentée de 25% dès septembre 2012. 
Arménie 
François Hollande n'assiste pas aux commémorations du génocide de 1915. Mais il confirme un nouveau texte. 
Austérité 
Voir "Rigueur". 
Banques 
La loi de séparation bancaire est votée fin 2012. A gauche, on critique qu'elle ne prévoit aucun démembrement stricto sensu des banques, même si l'efficacité de cette dernière mesure n'est nullement prouvée. Seules les activités purement spéculatives sont désormais isolées. Karine Berger, rapporteuse socialiste du texte à l'Assemblée, défend la "paire de ciseaux" que la loi créé enfin. Les bonus des dirigeants et des traders sont interdits en cas de difficultés. Les banques ont l'interdiction d'utiliser les dépo
̂ts des clients pour financer des activités spéculatives. La situation chypriote donne un exemple quelques semaines plus tard. L'Europe y impose le démembrement d'une banque trop toxique et des prélèvements sur les gros dépôts (>100.000 euros). 
La taxe sur les bénéfices des banques est augmentée de 15%. 
La loi bancaire prévoit aussi que les commissions bancaires soient plafonnées, et "avec des plafonds plus faibles pour les personnes en situation de fragilité" rappelle l'Elysée. Banque Publique d'Investissement 
Promesse de campagne, la BPI est créée le 1er janvier 2013, avec 42 milliards d’euros à disposition: 20 milliards d’euros de pre
̂ts, 12 milliards d’euros de garanties, 10 milliards d’euros d’investissements en fonds propres 
Cahuzac 
Le ministre du budget présentait bien. Tout au long de l'été, il sabre dans les ministères, appliquant à la lettre les coupes nécessaires pour redresser les comptes publics. Le 5 décembre 2012, le site Mediapart lâche une bombe. Il accuse Cahuzac d'avoir fraudé le fisc en cachant 600.000 euros en Suisse puis à Singapour. Il publie un mauvais enregistrement sonore datant d'une douzaine d'années. Il faut expertiser la chose. Hollande laisse faire. Le ministre ment et se défend avant d'avouer, quand le procureur confirme la véracité probable de la bande, trois mois plus tard. Cahuzac démissionne. (voir "Moralisation").L'opposition de droite oublie l'affaire Bettencourt. L'opposition de gauche dénonce l'hypocrisie d'un système. On reproche même à Hollande ou Valls ne n'avoir pas fait enquêter clandestinement sur le dit ministre. 
Chômage 
Le cap des 3 millions de sans-activité est franchi au cours de l'été. Pôle Emploi hérite de 2.000 collaborateurs supplémentaires. A fin mars, le nombre de chômeurs atteint 5,0 millions, dont 3,48 millions sans aucune activité, et 10% de la population active. Les catégories les plus frappées demeurent les jeunes et les séniors, dont ceux virés de la retraite par la réforme Sarkozy. En novembre, Hollande se fixe un an pour inverser la tendance. La dégradation supplémentaire de l'économie - dans toute la zone euro - achève cet espoir quatre mois plus tard.
(Cf. "Emploi") 
Consommation 
Le 2 mai, Benoit Hamon présente sa loi sur le renforcement des droits des consommateurs. Elle prévoit notamment et enfin des "class action" à la française. 
Crédit Impôt Compétitivité Emploi 
C'est la grande mesure de septembre, issue du rapport de Louis Gallois. L'ancien patron de la SNCF et d'EADS a été nommé Haut Commissaire à l'Industrie en juillet. Il prône des allègements de charges en tous genres pour sauver l'industrie française. Le gouvernement ne suit pas, mais fait voter 20 milliards d'euros de CICE, financé par des économies ailleurs et une hausse de la TVA (cf. "TVA"). Le CICE est un crédit d'impôt versé dès 2013, calculé en fonction de la masse salariale des entreprises: "Il réduira d’environ 4 % dès 2013 puis de 6 % à compter de 2014 le cou
̂t du travail de la masse salariale brute concernée, jusqu’à 2,5 SMIC, dans toutes les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés ou sur le revenu." A gauche, certains couinent d'un tel effort pour les entreprises. 
Culture 
La ministre Aurélie Filippetti assume la rigueur (-4% de budget en 2013), et supprime nombre de grands travaux. Une mission d'ensemble est confiée à Pierre Lescure pour auditer l'exposition des films, le droit d'auteur, la lutte contre le piratage. Le Centre National de la Musique est abandonné. Le gouvernement rétabli le taux réduit à 5,5% (contre 7%) pour les libraires et la billeterie. 
Cumul des mandats 
Le 3 avril 2013, le conseil des ministres adopte une loi interdisant le cumul des mandats d'exécutifs locaux et de députés ou sénateurs. Reste à voter la loi. L'entrée en vigueur est malheureusement reportée à ... 2017.  
Dailymotion 
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, bloque la vente à Yahoo d'une filiale de France Télécom.  
Décentralisation 
En novembre, le conseiller territorial est supprimé. En avril, le Sénat rejette la réforme des élections locales. Le texte repassera. 
(Voir aussi: "Cumul des mandats"). 
Déficit 
En 2013, le déficit budgétaire est prévu à -62 milliards d'euros (contre 85 milliards en 2012). L'objectif de réduire à moins de 3% du PIB le déficit budgétaire dès 2013 est reporté (d'au moins) une année. La croissance économique, prévue basse par Hollande, sera nulle voire négative (Cf. "Rigueur") 
Délit de faciès 
Le gouvernement promet un nouveau code de déontologie pour l'été 2013, avec le rétablissement du matricule apparent. Mais le ministre Valls n'a pas mis en place la remise d'un récépissé au contrôle d'indentité. 
Dépendance 
Un réforme de la prise en charge de la dépendance est en préparation. La loi est annoncée pour la fin de 2013. 
Dette 
La dette publique du pays atteint 1832 milliards d'euros en juin 2012, et encore 1.818 milliards à fin 2012.  
Dictateurs 
Après son élection, Hollande a reçu des dictateurs en tous genres. Il n'avait pas promis de ruptures diplomatiques généralisées. Les rencontres ont été discrètes. Avec Vladimir Poutine, l'échange fut même publiquement glacial.   
Dividendes 
En juillet 2012, un prélèvement de 3% des dividendes versés est voté.  
Education 
L'Education nationale rompt avec 5 années de réduction d'effectifs. Vincent Peillon, le ministre, annonce la création de 60.000 postes, dont 43.000 dès 2013/2014 . Dès la rentrée 2012, 1000 postes de renfort sont débloqués en urgence. Pour septembre 2013, 3.000 postes sont affectés à l’accueil des enfants de moins de 3 ans, "en priorité dans les quartiers en difficulté". 4.000 sont affectés au décrochage scolaire . Et 7.000 aux classes de primaires pour augmenter le nombre de maître(sse)s. 
Vincent Peillon annonce également une réforme de la formation des enseignants. La loi sur l'enseignement supérieur prévoit de fixer une proportion minimale de bacheliers technologiques et professionnels dans les cycles supérieurs courts (BTS, IUT). Quelque 20.000 jeunes sans diplômes sont ciblés par un dispositif ad hoc pour raccrocher dès septembre 2013. 
La gratuité de l'enseignement des enfants d'expatriés, mise en place par Sarkozy, est supprimée.  
Peillon rétablit aussi la semaine de 4 jours et demi, au grand dam des syndicats d'enseignants. Et ce, dès la rentrée 2013 pour environ 1,2 million d'élèves. L'objectif est d'alléger la journée d'enseignement. 
Emploi 
En janvier, le dispositif de contrat de génération - l'une des promesses phares du candidat Hollande - est voté à l'Assemblée par la gauche réunie. Environ 500.000 embauches sont espérées dans les 5 ans. L'UMP et l'UDI votent contre ou s'abstiennent. Les emplois d'avenir, pour quelque 150.000 jeunes en difficulté, sont également votés en octobre; 20.000 sont en place à fin avril 2013. 
Plus clivante, la loi de sécurisation de l'emploi, issue de l'Accord National Interprofessionnel signé le 10 janvier 2013 entre le MEDEF et trois syndicats de salariés, provoque grincements et hurlements à gauche. Elle prévoit de belles avancées, comme la surtaxation des CDD courts, ou la création d'un compte personnel de formation transférable et d'un droit rechargeable à l'assurance chômage; mais il prévoit aussi l'accélération exécution des plans sociaux dans les entreprises de moins de 50 salariés et la modification des contrats de travail par accord collectif dans les entreprises en difficulté. la loi intègre des représentants de salariés dans les conseils d'administration. 
A suivre 
 

Le Pèlerin

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 06:19

L'Abécédaire de la présidence Hollande (2/4)

hollandometre

 

Energie 
Les tarifs du gaz ont augmenté plus que l'inflation en 2012 (+6,2 % depuis août), contrairement à une promesse du candidat Hollande. Pour le coup, c'est la faute à Fillon. En 2011, l'ancien premier ministre nous avait fait croire qu'il pouvait décider de passer outre la loi. Résultat, GDF-Suez a contraint le gouvernement à accepter une hausse des prix. 
Par ailleurs, le gouvernement a lancé deux nouveaux appels d'offres pour des parcs éoliens offshore (Tréport et Noirmoutier). L'accès aux tarifs sociaux est automatisé pour 4 millions de foyers. Une nouvelle prime à l'isolation thermique est mise en place en mars 2013. 
Une loi de tarification progressive est votée, puis partiellement censurée par le Conseil constitutionnel. 
Enseignement supérieur 
La loi de la ministre Fiorrasso est en cours d'examen parlementaire en mai 2013. Elle prévoit l'encadrement des stages, le décloisonnement des formations entre universités et grandes écoles; la création d'un Conseil Académique différencié du Conseil d’Administration, avec des compétences propres sur "des questions précises de recherche et de formation"; 
Epargne 
Une réforme de l'épargne salariale est en préparation. Le 23 avril, un projet de loi sur le déblocage exceptionnel de l’épargne salariale déboule à l'Assemblée. La mesure est similaire à une autre, adoptée en pleine crise en 2009, par Nicolas Sarkozy. 
Europe 
François Hollande n'est pas parvenu à imposer/négocier la création d'euro bonds. a le soutien de Mme Merkel pour un "pacte de croissance" de 120 milliards d'euros sur 5 ans. Mais il accepte le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG).  Ce dernier prévoit des sanctions pour les Etats ne respectant pas les normes budgétaires de l'Union. En avril 2013, la France obtient néanmoins deux ans de plus pour rééquilibrer en deça de 3% du PIB du déficit budgétaire. La nouvelle est merveilleuse mais personne ne s'en soucie. 
Femmes 
En mai, un ministère des droits des femmes est créé. En décembre 2012, un décret rend effectif les sanctions contre les entreprises de plus de 50 salariés ne respectant pas l'égalité professionnelle femmes-hommes. Un projet de loi est annoncé pour la fin de l'année. 
Fessenheim 
La centrale sera fermée en 2016. Le processus a été lancé en 2012, avec la désignation d'un Délégué interministériel à l'opération, chargé de coordonner les démarches. 
Finances 
"Mon ennemi, c'est la finance", déclarait le candidat Hollande au Bourget le 22 janvier 2012. Cette phrase lui sera rappelé toute l'année. Au risque d'oublier, chez certains de ces critiques, que les revenus du capital n'ont jamais connu pareil matraquage fiscal depuis des décennies. Voir aussi: "dividendes", "fraude fiscale", "stock options", "Impôts", "75%". 
Fonctionnaires 
La RGPP qui prévoyait la suppression mécanique et quasi-indifférenciée d'un poste sur deux de fonctionnaires partant en retraite est abrogée. Les effectifs de la fonction publique sont prévus stables. Comme certains secteurs recrutent -Education, police, justice - d'autres sont amenés à se serrer la ceinture. Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction Publique, précise à l'automne 2012 que les rémunérations resteront gelées. Un accord sur l’égalité professionnelle est signé en mars 2013 avec tous les syndicats 
Fraude fiscale 
Dans la foulée de l'affaire Cahuzac (cf. "Cahuzac"), Hollande annonce une séries de mesures de moralisation dont, le 15 avril, la publication du patrimoine de "départ" des ministres en poste. Quelques éditocrates s'enfoncent dans le commentaire alors que l'essentiel vient après: une loi de moralisation (publication des patrimoines de quelque 12.000 élus et responsables publics; création d'une autorité de contrôle, interdiction du cumul de certains métiers avec le mandat parlementaire) et une autre contre la fraude fiscale (création d'un parquet financier; élargissement des demandes de transparence; embauche de 50 magistrats, 50 enque
̂teurs de police judiciaire et 50 vérificateurs de l’administration fiscale supplémentaires). 
Florange 
Hollande n'a pas sauvé Florange. La séquence fut douloureuse. Si aucun emploi n'est supprimé, les hauts fourneaux sont arrêtés. La décision, négociée avec Mittal en novembre, fut l'occasion d'un affrontement interne au gouvernement entre Montebourg et Ayrault. Les partisans d'une nationalisation temporaire ont perdu. Une loi sur la cession des sites rentables est prévue pour le mois de juin. 
Gouvernement 
Le premier gouvernement Ayrault compte 38 ministres, à parité hommes/femmes. Le départ de Jérôme Cahuzac le réduit à 37. 
Handicap 
Une circulaire de septembre 2012 impose aux ministres d'inclure un volet handicap, et notamment une étude d'impact, dans toute nouvelle loi. Début mai, Marie-Arlette Carlotti présente le 3ème plan "autisme". 
Heures supplémentaires 
La défiscalisation des heures supplémentaires est supprimée dès l'été 2012. L'encouragement fiscal aux heures supplémentaires, en plein chômage massif, était une absurdité à 4,5 milliards d'euros par an. 
Homosexuels 
La loi dite sur le mariage pour tous est voté le 23 avril 2013. Elle légalise le mariage et le droit à l'adoption des couples de même sexe. La séquence fut l'occasion de graves dérapages parmi les opposants. 
Immigration 
La circulaire dite Guéant qui restreignait la possibilité pour les étudiants étrangers diplo
̂més de travailler en France a été abrogée le 31 mai 2012. En septembre, Manuel Valls clarifie les règles de naturalisation et de régularisation: pourront être régularisés, les parents d’enfants scolarisés depuis plus de trois ans et installés depuis au moins cinq ans sur le territoire ou les étrangers présents en France depuis plus de cinq ans, avec au moins huit mois d'emploi. Les expulsions de clandestins se poursuivent. En 2012, elles ont même dépassé le nombre des années Sarkozy - 36.000 éloignements. Le candidat Hollande n'avait promis aucune régularisation massive. Les anecdotes douloureuses de familles séparées ou expulsées ponctuent encore cette triste actualité. 
La légalisation du droit de vote des étrangers n'est pas présentée au Parlement. A gauche, certains couinent. Pourtant, la mesure nécessite trois cinquièmes des suffrages du Sénat et de l'Assemblée, un score peu probable en l'état. 
Impôts - Particuliers 
La loi de finances 2013 n'est pas la réforme fiscale attendue. Mais ceux qui regrettent cette dernière font mine d'ignorer qu'elle est aussi le plus gros de matraquage fiscal contre les plus fortunés du pays depuis une belle vingtaine d'années. Elle inclut la création d'une nouvelle tranche marginale supérieure de l'IR (45% pour la fraction de revenus imposables supérieurs à 150.000 euros par ménage), un renchérissement de l'ISF (1 milliard d'euros), l'inclusion desdividendes et intérêts au barème progressif de l'IR, l'abaissement du quotient familial pour les 2,5% des foyers les plus riches; réduction de l'abattement par héritier direct de 159 325 à 100 000 euros. 
Impôts - Entreprises 
La loi de finances 2013 prévoit aussi un relèvement des taxes sur les plus grandes entreprises: (1) réduction de la niche Copé (sur l'exonération des plus-values à long terme réalisées par les entreprises à l'occasion de la cession de titres de participation), - soit 2 milliards en 2013; limitation de la déductibilité des intérêts d'emprunt à partir de 3 millions d'euros de charges financières par an (4 milliards d'euros de recette); taxe dite "Google"; etc. 
Licenciements boursiers 
Le candidat Hollande avait promis une loi. La loi de sécurisation de l'emploi prévoit l'accord de syndicats sur les plans sociaux, ou une obligation de trouver un repreneur en cas de projet de fermeture de site. Mais c'est insuffisant. Les députés socialistes ont annoncé déposer un projet de loi le 16 mai 2013 sur la cession des sites rentables. 
Logement 
En juillet 2012, Cécile Duflot, ministre du Logement, signe un décret d'urgence qui bloque les loyers, dans certaines fourchettes dans 38 agglomérations sensibles. En novembre 2012, la loi Duflot prévoit la cession de terrains publics à bas prix et relève à 25% le taux de logements sociaux minimum pour les communes de plus de 3500 habitants. En mai 2013, Duflot présente une loi contre les recours abusifs contre les permis de construire. Par ailleurs, le plafond de versement du Livret A est relevé de 25% en octobre puis encore de 25% à compter du 1er janvier 2013. Le gouvernement va légiférer par ordonnances pour accélérer. 

 A suivre   

Le Pèlerin

 

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