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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 06:20

L'Abécédaire de la présidence Hollande (1/4)

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Pour certains, nombreux, François Hollande a déjà rempli sa mission, le 6 mai 2012. Il a viré Sarkozy. Appelez cela de l'antisarkozysme primaire. Il fallait rester primaire le temps d'une époque primaire.

Nos archives sont là pour témoigner d'un changement. Non pas celui d'une nouvelle société, ni d'une révolution fiscale, ni d'un ralliement général de l'Europe entière sur des positions de gauche. Nous pouvions aussi trouver nombre de critiques à faire contre cette première année franchement ni suffisamment à gauche ni suffisamment stable. Mais il fallait clore cette décennie perdue, et les craquements accélérés que l'ancien monarque causait au pays à coup de Kärcher buissonniens. 
Nous sommes le 6 mai. Voici donc le premier abécédaire de la présidence Hollande.  
Afghanistan 
Le retrait des forces militaires françaises combattantes est achevé à la fin de l'année 2012. 
Algérie 
Hollande se déplace en Algérie, en octobre. Quelques jours avant, il prononce quelques mots d'hommage aux victimes du 17 octobre 1961. C'est inédit sous la Vième de la part d'un Président de la République. Le geste est salué par les Algériens, fustigé par quelques nostalgiques de l'OAS.
Allocations familiales 
Ayrault confirme en avril que les allocations familiales des 15% plus fortunés des ménages seront diminuées. Bizarrement, le Front de gauche se joint à l'UMP pour protester contre cette mesure. Il critique la rupture de l'universalité des prestations sociales. 
Allocation de rentrée scolaire 
Elle est augmentée de 25% dès septembre 2012. 
Arménie 
François Hollande n'assiste pas aux commémorations du génocide de 1915. Mais il confirme un nouveau texte. 
Austérité 
Voir "Rigueur". 
Banques 
La loi de séparation bancaire est votée fin 2012. A gauche, on critique qu'elle ne prévoit aucun démembrement stricto sensu des banques, même si l'efficacité de cette dernière mesure n'est nullement prouvée. Seules les activités purement spéculatives sont désormais isolées. Karine Berger, rapporteuse socialiste du texte à l'Assemblée, défend la "paire de ciseaux" que la loi créé enfin. Les bonus des dirigeants et des traders sont interdits en cas de difficultés. Les banques ont l'interdiction d'utiliser les dépo
̂ts des clients pour financer des activités spéculatives. La situation chypriote donne un exemple quelques semaines plus tard. L'Europe y impose le démembrement d'une banque trop toxique et des prélèvements sur les gros dépôts (>100.000 euros). 
La taxe sur les bénéfices des banques est augmentée de 15%. 
La loi bancaire prévoit aussi que les commissions bancaires soient plafonnées, et "avec des plafonds plus faibles pour les personnes en situation de fragilité" rappelle l'Elysée. Banque Publique d'Investissement 
Promesse de campagne, la BPI est créée le 1er janvier 2013, avec 42 milliards d’euros à disposition: 20 milliards d’euros de pre
̂ts, 12 milliards d’euros de garanties, 10 milliards d’euros d’investissements en fonds propres 
Cahuzac 
Le ministre du budget présentait bien. Tout au long de l'été, il sabre dans les ministères, appliquant à la lettre les coupes nécessaires pour redresser les comptes publics. Le 5 décembre 2012, le site Mediapart lâche une bombe. Il accuse Cahuzac d'avoir fraudé le fisc en cachant 600.000 euros en Suisse puis à Singapour. Il publie un mauvais enregistrement sonore datant d'une douzaine d'années. Il faut expertiser la chose. Hollande laisse faire. Le ministre ment et se défend avant d'avouer, quand le procureur confirme la véracité probable de la bande, trois mois plus tard. Cahuzac démissionne. (voir "Moralisation").L'opposition de droite oublie l'affaire Bettencourt. L'opposition de gauche dénonce l'hypocrisie d'un système. On reproche même à Hollande ou Valls ne n'avoir pas fait enquêter clandestinement sur le dit ministre. 
Chômage 
Le cap des 3 millions de sans-activité est franchi au cours de l'été. Pôle Emploi hérite de 2.000 collaborateurs supplémentaires. A fin mars, le nombre de chômeurs atteint 5,0 millions, dont 3,48 millions sans aucune activité, et 10% de la population active. Les catégories les plus frappées demeurent les jeunes et les séniors, dont ceux virés de la retraite par la réforme Sarkozy. En novembre, Hollande se fixe un an pour inverser la tendance. La dégradation supplémentaire de l'économie - dans toute la zone euro - achève cet espoir quatre mois plus tard.
(Cf. "Emploi") 
Consommation 
Le 2 mai, Benoit Hamon présente sa loi sur le renforcement des droits des consommateurs. Elle prévoit notamment et enfin des "class action" à la française. 
Crédit Impôt Compétitivité Emploi 
C'est la grande mesure de septembre, issue du rapport de Louis Gallois. L'ancien patron de la SNCF et d'EADS a été nommé Haut Commissaire à l'Industrie en juillet. Il prône des allègements de charges en tous genres pour sauver l'industrie française. Le gouvernement ne suit pas, mais fait voter 20 milliards d'euros de CICE, financé par des économies ailleurs et une hausse de la TVA (cf. "TVA"). Le CICE est un crédit d'impôt versé dès 2013, calculé en fonction de la masse salariale des entreprises: "Il réduira d’environ 4 % dès 2013 puis de 6 % à compter de 2014 le cou
̂t du travail de la masse salariale brute concernée, jusqu’à 2,5 SMIC, dans toutes les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés ou sur le revenu." A gauche, certains couinent d'un tel effort pour les entreprises. 
Culture 
La ministre Aurélie Filippetti assume la rigueur (-4% de budget en 2013), et supprime nombre de grands travaux. Une mission d'ensemble est confiée à Pierre Lescure pour auditer l'exposition des films, le droit d'auteur, la lutte contre le piratage. Le Centre National de la Musique est abandonné. Le gouvernement rétabli le taux réduit à 5,5% (contre 7%) pour les libraires et la billeterie. 
Cumul des mandats 
Le 3 avril 2013, le conseil des ministres adopte une loi interdisant le cumul des mandats d'exécutifs locaux et de députés ou sénateurs. Reste à voter la loi. L'entrée en vigueur est malheureusement reportée à ... 2017.  
Dailymotion 
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, bloque la vente à Yahoo d'une filiale de France Télécom.  
Décentralisation 
En novembre, le conseiller territorial est supprimé. En avril, le Sénat rejette la réforme des élections locales. Le texte repassera. 
(Voir aussi: "Cumul des mandats"). 
Déficit 
En 2013, le déficit budgétaire est prévu à -62 milliards d'euros (contre 85 milliards en 2012). L'objectif de réduire à moins de 3% du PIB le déficit budgétaire dès 2013 est reporté (d'au moins) une année. La croissance économique, prévue basse par Hollande, sera nulle voire négative (Cf. "Rigueur") 
Délit de faciès 
Le gouvernement promet un nouveau code de déontologie pour l'été 2013, avec le rétablissement du matricule apparent. Mais le ministre Valls n'a pas mis en place la remise d'un récépissé au contrôle d'indentité. 
Dépendance 
Un réforme de la prise en charge de la dépendance est en préparation. La loi est annoncée pour la fin de 2013. 
Dette 
La dette publique du pays atteint 1832 milliards d'euros en juin 2012, et encore 1.818 milliards à fin 2012.  
Dictateurs 
Après son élection, Hollande a reçu des dictateurs en tous genres. Il n'avait pas promis de ruptures diplomatiques généralisées. Les rencontres ont été discrètes. Avec Vladimir Poutine, l'échange fut même publiquement glacial.   
Dividendes 
En juillet 2012, un prélèvement de 3% des dividendes versés est voté.  
Education 
L'Education nationale rompt avec 5 années de réduction d'effectifs. Vincent Peillon, le ministre, annonce la création de 60.000 postes, dont 43.000 dès 2013/2014 . Dès la rentrée 2012, 1000 postes de renfort sont débloqués en urgence. Pour septembre 2013, 3.000 postes sont affectés à l’accueil des enfants de moins de 3 ans, "en priorité dans les quartiers en difficulté". 4.000 sont affectés au décrochage scolaire . Et 7.000 aux classes de primaires pour augmenter le nombre de maître(sse)s. 
Vincent Peillon annonce également une réforme de la formation des enseignants. La loi sur l'enseignement supérieur prévoit de fixer une proportion minimale de bacheliers technologiques et professionnels dans les cycles supérieurs courts (BTS, IUT). Quelque 20.000 jeunes sans diplômes sont ciblés par un dispositif ad hoc pour raccrocher dès septembre 2013. 
La gratuité de l'enseignement des enfants d'expatriés, mise en place par Sarkozy, est supprimée.  
Peillon rétablit aussi la semaine de 4 jours et demi, au grand dam des syndicats d'enseignants. Et ce, dès la rentrée 2013 pour environ 1,2 million d'élèves. L'objectif est d'alléger la journée d'enseignement. 
Emploi 
En janvier, le dispositif de contrat de génération - l'une des promesses phares du candidat Hollande - est voté à l'Assemblée par la gauche réunie. Environ 500.000 embauches sont espérées dans les 5 ans. L'UMP et l'UDI votent contre ou s'abstiennent. Les emplois d'avenir, pour quelque 150.000 jeunes en difficulté, sont également votés en octobre; 20.000 sont en place à fin avril 2013. 
Plus clivante, la loi de sécurisation de l'emploi, issue de l'Accord National Interprofessionnel signé le 10 janvier 2013 entre le MEDEF et trois syndicats de salariés, provoque grincements et hurlements à gauche. Elle prévoit de belles avancées, comme la surtaxation des CDD courts, ou la création d'un compte personnel de formation transférable et d'un droit rechargeable à l'assurance chômage; mais il prévoit aussi l'accélération exécution des plans sociaux dans les entreprises de moins de 50 salariés et la modification des contrats de travail par accord collectif dans les entreprises en difficulté. la loi intègre des représentants de salariés dans les conseils d'administration. 
A suivre 
 

Le Pèlerin

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 06:19

L'Abécédaire de la présidence Hollande (2/4)

hollandometre

 

Energie 
Les tarifs du gaz ont augmenté plus que l'inflation en 2012 (+6,2 % depuis août), contrairement à une promesse du candidat Hollande. Pour le coup, c'est la faute à Fillon. En 2011, l'ancien premier ministre nous avait fait croire qu'il pouvait décider de passer outre la loi. Résultat, GDF-Suez a contraint le gouvernement à accepter une hausse des prix. 
Par ailleurs, le gouvernement a lancé deux nouveaux appels d'offres pour des parcs éoliens offshore (Tréport et Noirmoutier). L'accès aux tarifs sociaux est automatisé pour 4 millions de foyers. Une nouvelle prime à l'isolation thermique est mise en place en mars 2013. 
Une loi de tarification progressive est votée, puis partiellement censurée par le Conseil constitutionnel. 
Enseignement supérieur 
La loi de la ministre Fiorrasso est en cours d'examen parlementaire en mai 2013. Elle prévoit l'encadrement des stages, le décloisonnement des formations entre universités et grandes écoles; la création d'un Conseil Académique différencié du Conseil d’Administration, avec des compétences propres sur "des questions précises de recherche et de formation"; 
Epargne 
Une réforme de l'épargne salariale est en préparation. Le 23 avril, un projet de loi sur le déblocage exceptionnel de l’épargne salariale déboule à l'Assemblée. La mesure est similaire à une autre, adoptée en pleine crise en 2009, par Nicolas Sarkozy. 
Europe 
François Hollande n'est pas parvenu à imposer/négocier la création d'euro bonds. a le soutien de Mme Merkel pour un "pacte de croissance" de 120 milliards d'euros sur 5 ans. Mais il accepte le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG).  Ce dernier prévoit des sanctions pour les Etats ne respectant pas les normes budgétaires de l'Union. En avril 2013, la France obtient néanmoins deux ans de plus pour rééquilibrer en deça de 3% du PIB du déficit budgétaire. La nouvelle est merveilleuse mais personne ne s'en soucie. 
Femmes 
En mai, un ministère des droits des femmes est créé. En décembre 2012, un décret rend effectif les sanctions contre les entreprises de plus de 50 salariés ne respectant pas l'égalité professionnelle femmes-hommes. Un projet de loi est annoncé pour la fin de l'année. 
Fessenheim 
La centrale sera fermée en 2016. Le processus a été lancé en 2012, avec la désignation d'un Délégué interministériel à l'opération, chargé de coordonner les démarches. 
Finances 
"Mon ennemi, c'est la finance", déclarait le candidat Hollande au Bourget le 22 janvier 2012. Cette phrase lui sera rappelé toute l'année. Au risque d'oublier, chez certains de ces critiques, que les revenus du capital n'ont jamais connu pareil matraquage fiscal depuis des décennies. Voir aussi: "dividendes", "fraude fiscale", "stock options", "Impôts", "75%". 
Fonctionnaires 
La RGPP qui prévoyait la suppression mécanique et quasi-indifférenciée d'un poste sur deux de fonctionnaires partant en retraite est abrogée. Les effectifs de la fonction publique sont prévus stables. Comme certains secteurs recrutent -Education, police, justice - d'autres sont amenés à se serrer la ceinture. Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction Publique, précise à l'automne 2012 que les rémunérations resteront gelées. Un accord sur l’égalité professionnelle est signé en mars 2013 avec tous les syndicats 
Fraude fiscale 
Dans la foulée de l'affaire Cahuzac (cf. "Cahuzac"), Hollande annonce une séries de mesures de moralisation dont, le 15 avril, la publication du patrimoine de "départ" des ministres en poste. Quelques éditocrates s'enfoncent dans le commentaire alors que l'essentiel vient après: une loi de moralisation (publication des patrimoines de quelque 12.000 élus et responsables publics; création d'une autorité de contrôle, interdiction du cumul de certains métiers avec le mandat parlementaire) et une autre contre la fraude fiscale (création d'un parquet financier; élargissement des demandes de transparence; embauche de 50 magistrats, 50 enque
̂teurs de police judiciaire et 50 vérificateurs de l’administration fiscale supplémentaires). 
Florange 
Hollande n'a pas sauvé Florange. La séquence fut douloureuse. Si aucun emploi n'est supprimé, les hauts fourneaux sont arrêtés. La décision, négociée avec Mittal en novembre, fut l'occasion d'un affrontement interne au gouvernement entre Montebourg et Ayrault. Les partisans d'une nationalisation temporaire ont perdu. Une loi sur la cession des sites rentables est prévue pour le mois de juin. 
Gouvernement 
Le premier gouvernement Ayrault compte 38 ministres, à parité hommes/femmes. Le départ de Jérôme Cahuzac le réduit à 37. 
Handicap 
Une circulaire de septembre 2012 impose aux ministres d'inclure un volet handicap, et notamment une étude d'impact, dans toute nouvelle loi. Début mai, Marie-Arlette Carlotti présente le 3ème plan "autisme". 
Heures supplémentaires 
La défiscalisation des heures supplémentaires est supprimée dès l'été 2012. L'encouragement fiscal aux heures supplémentaires, en plein chômage massif, était une absurdité à 4,5 milliards d'euros par an. 
Homosexuels 
La loi dite sur le mariage pour tous est voté le 23 avril 2013. Elle légalise le mariage et le droit à l'adoption des couples de même sexe. La séquence fut l'occasion de graves dérapages parmi les opposants. 
Immigration 
La circulaire dite Guéant qui restreignait la possibilité pour les étudiants étrangers diplo
̂més de travailler en France a été abrogée le 31 mai 2012. En septembre, Manuel Valls clarifie les règles de naturalisation et de régularisation: pourront être régularisés, les parents d’enfants scolarisés depuis plus de trois ans et installés depuis au moins cinq ans sur le territoire ou les étrangers présents en France depuis plus de cinq ans, avec au moins huit mois d'emploi. Les expulsions de clandestins se poursuivent. En 2012, elles ont même dépassé le nombre des années Sarkozy - 36.000 éloignements. Le candidat Hollande n'avait promis aucune régularisation massive. Les anecdotes douloureuses de familles séparées ou expulsées ponctuent encore cette triste actualité. 
La légalisation du droit de vote des étrangers n'est pas présentée au Parlement. A gauche, certains couinent. Pourtant, la mesure nécessite trois cinquièmes des suffrages du Sénat et de l'Assemblée, un score peu probable en l'état. 
Impôts - Particuliers 
La loi de finances 2013 n'est pas la réforme fiscale attendue. Mais ceux qui regrettent cette dernière font mine d'ignorer qu'elle est aussi le plus gros de matraquage fiscal contre les plus fortunés du pays depuis une belle vingtaine d'années. Elle inclut la création d'une nouvelle tranche marginale supérieure de l'IR (45% pour la fraction de revenus imposables supérieurs à 150.000 euros par ménage), un renchérissement de l'ISF (1 milliard d'euros), l'inclusion desdividendes et intérêts au barème progressif de l'IR, l'abaissement du quotient familial pour les 2,5% des foyers les plus riches; réduction de l'abattement par héritier direct de 159 325 à 100 000 euros. 
Impôts - Entreprises 
La loi de finances 2013 prévoit aussi un relèvement des taxes sur les plus grandes entreprises: (1) réduction de la niche Copé (sur l'exonération des plus-values à long terme réalisées par les entreprises à l'occasion de la cession de titres de participation), - soit 2 milliards en 2013; limitation de la déductibilité des intérêts d'emprunt à partir de 3 millions d'euros de charges financières par an (4 milliards d'euros de recette); taxe dite "Google"; etc. 
Licenciements boursiers 
Le candidat Hollande avait promis une loi. La loi de sécurisation de l'emploi prévoit l'accord de syndicats sur les plans sociaux, ou une obligation de trouver un repreneur en cas de projet de fermeture de site. Mais c'est insuffisant. Les députés socialistes ont annoncé déposer un projet de loi le 16 mai 2013 sur la cession des sites rentables. 
Logement 
En juillet 2012, Cécile Duflot, ministre du Logement, signe un décret d'urgence qui bloque les loyers, dans certaines fourchettes dans 38 agglomérations sensibles. En novembre 2012, la loi Duflot prévoit la cession de terrains publics à bas prix et relève à 25% le taux de logements sociaux minimum pour les communes de plus de 3500 habitants. En mai 2013, Duflot présente une loi contre les recours abusifs contre les permis de construire. Par ailleurs, le plafond de versement du Livret A est relevé de 25% en octobre puis encore de 25% à compter du 1er janvier 2013. Le gouvernement va légiférer par ordonnances pour accélérer. 

 A suivre   

Le Pèlerin

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 06:17

L'Abécédaire de la présidence Hollande (4/4)

hollandometre

Rémunération des ministres 
En mai, les traitements du président et des membres du gouvernement sont abaissés de 30%. Le Conseil Constitutionnel censure la disposition, estimant que la décision est du ressort du Parlement. Fin août, la mesure repasse, et dans les formes qui convient. 
Retraites 
En juillet et par décret, le gouvernement rétablit la possibilité de retraite à 60 ans à taux plein pour à ceux ayant commencé à travailler to
̂t. Par ailleurs, deux trimestres de maternité supplémentaires et deux trimestres de chômage sont pris en compte dans le calcul de la durée d’assurance. En mars, Hollande confirme ce que l'on savait. La réforme de Nicolas Sarkozy n'a rien sauvé. Il faudra se remettre à l'ouvrage. le président promet que les petites retraites ne seront pas affectées. 
Rigueur 
Pierre Moscovici et son éphémère ministre du Budget se félicitent de leur sérieux budgétaire. Le candidat Hollande a fait campagne sur ce thème, nulle surprise. Un correctif budgétaire prévoit 7 milliards d'impôts et économies dès juillet 2012, pour compenser 4 milliards de manque de recettes et le solde de dérapage de charges. La loi de finances 2013 réduit à nouveau le déficit d'un point de PIB grâce à 30 milliards d'euros d'efforts, répartis en trois tiers: 10 de hausses d'impôts sur les plus fortunés; 10 de taxation des entreprises; et 10 d'économies. Pour 2014, c'est encore 20 milliards d'euros à trouver, mais dont 14 seront des réductions de dépenses.  
Roms 
C'est devenu un feuilleton estival. Il suffit de quelques phrases, au détour d'une intervention parlementaire de Manuel Valls le 26 juillet 2013 pour que la machine médiatique s'emballe. Le ministre confirme que la destruction des campements illicites, Roms ou autres, sera poursuivie. Les logements de remplacement ne sont pas là. De toutes façons la France compte 4 millions de mal logés. A l'automne, Valls supprime l'aide au retour de 300 euros, créée par Sarkozy en 2007, une évidente bonne mesure. Mais Valls dérape en mars 2013 quand il fustige, sans preuve ni résultat, la prétendue inefficacité des villages de substitution; quand il déclare que les Roms roumains ont vocation à rester en Roumanie, faisant mine d'oublier, comme ses prédécesseurs, que la Roumanie est en Europe; quand il cible enfin les démantèlements de camps illicites sur la communauté Rom. 
Santé 
Marisol Touraine, ministre de la Santé, lance un plan contre les déserts médicaux en décembre 2012 :  2 millions de Français seraient concernés. Il prévoit notemment un stage obligatoire des étudiants en médecine générale en cabinet libéral; le versement de 1.500 bourses d'engagement de service public par an d'ici 2017; et la garantie des revenus en 2013 et pour deux ans pour 200 "praticiens territoriaux de médecine générale". La fichue tarification à l'acte des hôpitaux sera remplacée par une tarification de parcours.La loi est en préparation pour 2014. Après une négociation parfois houleuse, les honoraires de médecins sont encadrés en octobre. Le plan Cancer 2013-2016 est lancé. 
Sécurité 
Le ministre Valls fait un peu de ménage dans la hiérarchie sarkophile: il mute les trois sarkozystes les plus visibles - Bernard Squarcini (DCRI), Frédéric Péchenard (DGPN) et Michel Gaudin. En septembre 2012, 15 zones de sécurité prioritaire sont créées, complétées par 49 autres en novembre. Un dispositif de coordination ciblé qui semble porter ses fruits.  Malgré des statistiques de lutte contre la délinquance aussi mauvaises que sous Sarkozy, Valls apaise le débat politique. La bouillie législative de l'ère Sarko est révolue. Le budget 2013 prévoit 480 créations de postes dans la gendarmerie et la police. 
Simplification 
En mars, Hollande promet un "choc de simplification" pour faciliter la vie des entreprises. En décembre, Ayrault annonce la MAP - Modernisation de l'Action Publique. 
75% 
Mesure symbolique de la campagne, la taxation exceptionnelle à 75% des revenus supérieurs à 1 million d'euros annuels est retoquée par le Conseil Constitutionnel fin 2012. Quelques semaines plus tard, Hollande annonce une nouvelle formule: cette taxation sera prélevée à la source par les entreprises. 
SMIC 
Il ne bénéficie que d'un très modeste coup de pouce à sa traditionnelle  revalorisation du 1er juillet: 0,6%. 
Stock-Options (et actions gratuites) 
La loi de Finances rectificative de juillet 2012 augmente la taxe due par les entreprises sur les stocks options de 14 % à 30 %, celle due par les bénéficiaires de 8 % à 10 %. La loi de finances 2013 les soumets au barème de l'impôt sur le revenu (sauf pour les entreprises naissantes). Cela supprime tout avantage. 
TVA 
L'augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy est abrogée avant son entrée en vigueur initialement calée en octobre. Mais en novembre, le gouvernement annonce une hausse de la TVA pour 7 milliards d'euros de recettes supplémentaires attendus. Elle porte essentiellement sur les secteurs à taux réduit (7% qui passe à 10% en 2014). Ainsi, la restauration perd une fraction de sa niche fiscale longtemps décriée sous Sarkofrance. La TVA reste un impôt socialement injustement et fiscalement "efficace". 
Taubira 
Christiane Taubira, Garde des Sceaux, est une révélation de l'année. Elle mouche les députés de l'opposition avec une argumentation et une culture politique hors normes dans un gouvernement globalement désorienté. Dès sa prise de fonction, elle est attaquée de façon systématique et parfois raciste par quelques sbires de l'ancienne Sarkofrance. 
Taxe sur les transactions financières 
Depuis août 2012, une véritable taxe sur les transactions d’actions relatives aux entreprises cotées à Paris est effective, son taux est de 0,2 %. 
Trierweiler 
Valérie T. est la compagne du président élu. Un mauvais Tweet de soutien à Olivier Falorni, candidat socialiste dissident contre Ségolène Royal calme ses envies de travailler. Certains, à droite, ne supportent pas que le couple présidentiel ne soit pas marié, une récrimination d'un autre temps. Début mai 2013, l'Elysée fait savoir que les moyens accordés à Mme Trierweiler - qui par ailleurs a renoncé à travailler comme journaliste - coûtent trois fois moins cher que le dispositif accord par Nicolas Sarkozy à son épouse Carla. 
Valls 
Manuel Valls est un épouvantail, l'incarnation de toutes les trahisons. C'est du moins la thèse défendue par Edwy Plenel de Mediapart avant même que le ministre de l'intérieur n'ait commencé à agir. Figure de la droite du parti socialiste, Valls "désactive" l'argument sarkozyen initial qui voulait que la gauche de gouvernement était incapable d'adresser la lutte contre l'insécurité à cause d'un prétendu angélisme. Mais Valls choque ailleurs, sur l'immigration (cf. "Immigration") et sur les Roms (cf. "Roms"). La veille du premier anniversaire de la présidence Hollande, Valls s'inquiète du droit d'asile. "Le système est à bout de souffle". Sans rire ? 

Source Marianne Juan S

Le Pèlerin

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 04:23

Atlantico dévoile sur son site Internet une vidéo prise en cachette d’un mur du Syndicat de la magistrature.

mur-des-cons.jpg

 

Sur ce mur, rebaptisé « mur des cons », on retrouve un grand nombre de personnalités politiques, de journalistes et d’intellectuels, tous de droite.

Une vidéo prise en cachette au Syndicat de la Magistrature circule depuis hier sur le Net : on y voit le mur d’un local du bâtiment, intitulé "le mur des cons", où sont placardées les photos de personnalités, politiques ou intellectuelles, toutes de droite. On trouve ainsi Nicolas Sarkozy, ainsi que des membres de son ancien gouvernement. A commencer par Brice Hortefeux sous lequel la mention "L'homme de Vichy" trône. Sans oublier, Nadine Morano, François Baroin, Luc Chatel ou encore Eric Woerth et même… Bernard Laporte. Les politiciens ne sont pas les seuls à être visés. De grands journalistes aussi : ainsi David Pujadas, Etienne Mougeotte et Eric Zemmour s’y trouvent. Des intellectuels de droite, comme Jacques Attali, Alain Minc, Alain Finkelkraut, Guy Sorman et Alexandre Adler y sont aussi placardés. Une consigne est même donnée aux magistrats souhaitant placarder "un con" : celle de "vérifier qu’il n’y est pas déjà".

Le problème qu’il soulève
Cette histoire fait sourire beaucoup d’internautes. Cependant, une question est soulevée, le Syndicat des magistrats qui milite pour "une justice égale pour tous" est-t-il totalement impartial ? Certains de ces noms ont déjà eu affaire à la justice. Et beaucoup ont perdu. On se souvient, par exemple, d’Eric Zemmour qui a perdu son procès contre Youssoupha. Le rappeur avait écrit dans une de ses chansons qu’il mettrait "un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Eric Zemmour". Le site Atlantico, qui a révélé l’affaire, va jusqu’à écrire qu’il s’agirait, au-delà d’une simple blague entre collègues, d’un véritable "tableau de chasse réunissant les personnalités ayant eu affaire à la justice et celles qui devront bientôt lui faire face".

Un mur qui devait rester privé
Contactée par francetv info, Françoise Martres, la présidente du Syndicat de la magistrature le confirme, ce mur existe mais il devait rester privé. "Cette vidéo a été tournée à notre insu dans un local public, qui n'a pas destination à recevoir du public." Elle précise également que ce mur est avant tout "un défouloir qui a été fait sous les années Sarkozy, quand les magistrats étaient attaqués de tous les côtés." Elle ajoute aussi qu’il "reste un truc de potache, comme il peut y en avoir partout."

Source  Planet.fr Clémence Pouletty

Le Pèlerin

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 16:59

Frigide Barjot appelle au sang et veut investir la rue

Boutin-Barjot.jpg

 

Elles ont franchi la limite. Barjot promet "du sang et Boutin en appelle à la guerre civile,…Moi qui croyais qu’ils n’y avait que nos belles péripatéticiennes pour faire le trottoir

La démocratie ne s’exprime plus dans l’isoloir….Elle s’exprime dans la rue

Un emballement absurde, à la limite de la folie……

Dérapages ineptes

Provocation des forces de l’ordre,  tout en se faisant passer pour une victime, à menacer de mort un élu de la République…..Cela se passe de commentaires…..

Et ça se dit adepte de l’ordre établi  et de la démocratie…..

Une certaine catégorie de « citoyens » ont tellement pris l’habitude du pouvoir….qu’ils n’acceptent pas que d’autres prennent les rennes….

Et d’exiger des résultats en moins d’un an, là où ils ont mis des années pour mettre la France à genoux …..

Pour autant, jusqu’à présent, certains s’étaient arrogés le rôle du parangon de vertu, en prétendant se démarquer des violences et des dérapages.

Frigide Barjot en est l’incarnation la plus charismatique, puisque la "fofolle" de Dieu a décidé de reprendre le rôle jadis dévolu à Christine Boutin.

Quant à elle, la pauvre, elle a été gazée….au lacrymogène….C’était une première…Elle n’a pas encore l’habitude….Elle ne connaît que l’odeur de l’encens….

Frigide Barjot appelle au sang : Madame, vous n'avez jamais représenté les Français

Je passe bien des commentaires qui pourraient heurter la sensibilité de ces pauvres âmes

L'ultime limite est franchie

Mais ce vendredi 12 avril, Frigide Barjot a franchi le Rubicon. Et rejoint les rives du terrorisme.

Après le vote du Sénat sur la loi « du mariage pour tous » la dite citoyenne parfaitement hystérique, a perdu les pédales à cette annonce :

"Hollande veut du sang, il en aura ! Tout le monde est furieux. Nous vivons dans une dictature."

Frigide Barjot en appellerait-t-elle donc à l’insurrection, au sang, à la violence consciente et volontaire ?

Quand le vernis craque, les vérités jaillissent. Cela fait des mois que des preuves, accablantes, mettaient sérieusement en doute les frontières que Frigide Barjot tentait de mettre entre les dérapages et son mouvement qu’elle voulait pacifique.

La déclaration de Frigide Barjot n’est pas une simple réaction anti-gouvernementale : c’est un appel à faire plier la République.

Et les débordements de la manifestation spontanée, donc illégale, de vendredi soir devant le Sénat, montrent que, la "manif pour tous", Civitas, les "vendéens royalistes" savent se retrouver pour pactiser contre la République au mépris de la loi en défiant les forces de l'ordre. 

Ne lui en déplaise, à elle ou à l’UMP front debout, ce n’est pas le peuple qui n’est pas écouté : c’est une frange marginale de la société, sclérosée dans ses beaux principes.

Ce n’est pas parce que cette ultra minorité parvient à se faire entendre par le prisme déformant de notre ère médiatique que l’on doit confondre l’écho et le cri lui-même.

Nous ne vivons pas dans la dictature, comme elle l'affirme. La dictature dans cette affaire, la seule, c'est celle qu'elle tente d'imposer au peuple français, en osant prétendre qu'elle parle en son nom, une escroquerie sans nom.

La belle imposture.

Le Pèlerin

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 08:08

Les contrôles fiscaux ont rapporté 18 milliards d'euros en 2012

Bernard Cazeneuve a l assemblee

Ci-dessus Bernard Cazeneuve à l'Assemblée

 

C'est ce qu'a indiqué le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve. Cette somme est 10% supérieure à celle de 2011.

Les contrôles effectués par l'administration fiscale ont rapporté à l'Etat 18 milliards d'euros de droits et de pénalités en 2012, soit 10% de plus qu'en 2011, révèle le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve, dans un entretien au quotidien "Les Echos" de jeudi 11 avril. "Le contrôle sur place a conduit à 12,3 milliards de droits et pénalités et le contrôle sur pièce a généré 5,8 milliards", précise Bernard Cazeneuve. Le remplaçant de Jérôme Cahuzac souligne que les sommes récupérées après des fraudes graves ont bondi de 45% pour dépasser les 6 milliards d'euros.

Selon lui, 1.157 dossiers ont été transmis à la Justice à la suite de ces contrôles.

"Exploitation complète de la liste"

Bernard Cazeneuve précise par ailleurs que l'exploitation par ses services des listes d'évadés fiscaux possédant un compte à la banque HSBC avait permis de récupérer 178 millions d'euros de droits et pénalités et que 86 plaintes pour fraude fiscale avaient été engagées.

"Les contrôles vont se poursuivre jusqu'à l'exploitation complète de la liste", promet-il.

Source Le Nouvel Observateur

Le Pèlerin

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:02

Le foot, le Qatar, son image et le poète embastillé

PSG-Barca.jpg

 

Mardi soir, au stade du Parc des Princes à Paris, a eu lieu le quart de finale de la Ligue européenne des Champions entre le PSG et le FC Barcelone, c'est-à-dire, si l'on veut présenter les choses autrement, la finale aller du championnat du Qatar (cette expression lapidaire est de mon confrère Malik Aït-Aoudia). Situation étonnante, n'est-ce pas? Voilà un grand choc du football européen voire mondial, qui s'est tenu grâce, du moins en grande partie, à l'argent de cet émirat, minuscule confetti pas plus grand que la Corse mais dont l'audience internationale ne cesse de croître. Une émergence tellement spectaculaire qu'on ne cesse de lui consacrer force articles, livres et colloques. 
A ce jour, le Qatar a consacré au moins 300 millions d'euros en budget annuel alloués au club parisien qu'il a acheté 50 millions d'euros à l'été 2011 (le sponsoring du Barça, une première pour un club qui n'a jamais accepté de publicité sur son maillot, ne lui coûte « que » 30 millions d'euros par an
). Tôt ou tard, le PSG va remporter des titres. Celui de champion de France, dans un mois (sauf grande surprise), mais aussi, à court terme, celui d'Europe car, les fonds injectés par Qatar Sport Investment (QSI) contribuent à former une équipe parisienne des plus solides et talentueuses. 
La question qu'il faut se poser est de savoir si tout cela est bien sérieux. Ne parlons pas de morale, le football professionnel, comme nombre de sports de haut niveau, en est totalement dépourvu. A quoi peut bien servir ce sponsoring si coûteux qui pourrait servir à la construction de milliers d'infrastructures dans le quart-monde, de Gaza à l'Afrique australe sans oublier les pays d'Asie du Sud-Est ? Pour être bien vu des chouyoukhs de l'émirat, des experts français nous expliquent d'un ton docte que c'est un investissement rentable et que le merchandising des produits dérivés du PSG (maillots, écharpes, etc
) rapportera beaucoup d'argents aux qataris ce qui prouvera à leurs détracteurs que ce sont d'avisés hommes d'affaires. A voir 
En arriver à dépenser un jour un milliard d'euros, voire plus, pour décrocher une Ligue des Champions et quelques glorioles françaises, ne sera jamais compensé par les droits de télévision et les ventes de caleçons à l'effigie de Beckham. Le football est un puits sans fonds, une danseuse qui coûte très cher et c'est d'ailleurs pourquoi rares sont les grands clubs qui gagnent de l'argent et dont les structures financières sont saines (le Bayern de Munich et Arsenal en font partie). 
En clair, le foot, c'est du très mauvais business. C'est d'ailleurs ce qu'explique Maurizio Zamparini, le truculent et très controversé président du club de Palerme dans un entretien accordé au mensuel So Foot. « En aucune manière (le football est un business), dit-il. Le football est basé sur l'orgueil. Si Abramovitch (le riche patron de Chelsea, ndc) a mis tellement d'argent dans le football, et si les Arabes sont en train de faire la même chose, c'est parce qu'ils se payent une image ». Et d'ajouter un peu plus loin que, lui aussi aimerait « trouver, comme l'a fait le PSG, une famille de cheikhs » (sic), la Sicile ayant « longtemps été sous domination arabe » et qu'il existe « encore chez certains Siciliens, les caractéristiques des Arabes » (*). 
Se payer une image, donc. 
C'est ce que cherche le Qatar sur le plan international et le football en est la meilleure illustration. Reste à savoir si cela sera payant. Est-ce que le fait de financer à fonds perdu le club parisien va améliorer l'image globalement négative des Arabes du Golfe ? Ces Arabes qui, dans un imaginaire planétaire, et pas uniquement occidental, sont souvent décrits comme d'indécrottables ignares aux poches pleines et à peine remis de leur passage éclair de la tente crasseuse aux salles de bains avec robinetterie en or A observer, d'assez loin, je le concède, le petit monde qui s'affaire autour des dirigeants du PSG (vous savez, le fameux « la prince » des Guignols de l'info de Canal Plus), je suis tenté de répondre par la négative. 
On sent bien que nous assistons à un film qui pourrait s'intituler « on prend l'oseille et on se tirera au moment venu ». Les Qataris pensent, à tort, que l'argent qu'ils investissent dans l'image leur permet d'acquérir du « soft power » et que cela les rendra sympathiques aux yeux du monde. En réalité, ils oublient une chose fondamentale. On ne change dans la perception de l'autre, que si l'on se transforme réellement, à l'intérieur de soi. Ce qui signifie que l'on peut dépenser des milliards d'euros en show-off, en manifestations bling-bling et autres achats de prestige, cela ne mènera à rien sans évolution, ne parlons pas de révolution (!) interne. Ce n'est pas parce que le PSG sera un jour champion d'Europe ou que Ronaldo jouera à Paris que l'on oubliera que le Qatar n'est pas une démocratie, qu'il n'y existe pas de Parlement et que Mohammed Al-Ajami, alias Ibn Al-Dhib, y est actuellement embastillé pour une durée de quinze ans après avoir, quel grand crime ( !), critiqué son émir et, en prime, chanté quelques vers en louanges du Printemps arabe. 
Mardi soir, en regardant le match à la télévision et à l'évocation de toutes ces personnalités du monde politique et artistique présentes dans les tribunes officielles du Parc des Princes, je me suis demandé quand donc ces VIP régalés par le Qatar auront le cran d'exiger la libération du poète Al-Ajami. Peut-être, attendent-ils que l'émirat passe de mode et qu'il ferme les cordons de sa bourse. C'est certain, les centaines de millions d'euros ne suffiront certainement pas à forger une belle image durable du Qatar mais, en attendant, ils lui offrent quelques silences intéressés

Source Le Quotidien d’Oran Akram Belkaid

Le Pèlerin

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:18

Et si Hugo Chavez avait soufflé au Christ le choix du pape ?

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Caracas L'ex-président vénézuélien Hugo Chavez, décédé la semaine dernière, a peut-être influencé la décision du Christ de choisir pour la première fois un pape latino-américain, a déclaré mercredi le chef de l'Etat par intérim Nicolas Maduro.

"Nous savons que notre commandant est monté aux cieux et qu'il fait face au Christ", a dit celui qui se présente comme l'héritier de Hugo Chavez et briguera sa succession lors de l'élection présidentielle le mois prochain.

"Quelque chose a influencé le choix d'un pape sud-américain, quelqu'un qui vient d'arriver auprès du Christ et qui lui a dit: 'Il nous semble que le temps de l'Amérique du Sud est venu'", a poursuivi Nicolas Maduro après l'élection de l'archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio, comme nouveau pape sous le nom de François.

"Il (Chavez) pourrait aussi convoquer à tout instant une assemblée constitutionnelle au paradis pour changer l'Eglise sur terre de sorte à ce que le peuple, le vrai peuple du Christ, dirige le monde", a conclu le président intérimaire vénézuélien.

Bien que professant une idéologie révolutionnaire d'extrême-gauche, Hugo Chavez s'est toujours présenté comme un catholique pieux, une tendance qui s'était renforcée ces dernières années pendant qu'il luttait contre son cancer.

Source Le Monde Reuters Ana Isabel Martinez et Dan Wallis; Tangi Salaün pour le service français

Le Pèlerin

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 11:26

Simone Veil 

En cette journée de la Femme, je pense aux nombreuses dames qui ont défendu et participé à l’amélioration de la condition féminine…Elles sont nombreuses…Mais le nom d’une d’entr’elles me vient immédiatement à l’esprit, une Dame, que je considère d’une combativité et d’un  courage absolus Simone Veil
En ce 8 mars 2010, je tenais à lui rendre hommage, en cette période où malheureusement encore la Femme fait l’objet de trop de violences et où encore dans certains pays où l’obscurantisme est de mise, la Femme n’est qu’un être soumis au bon vouloir des hommes et où le machisme est si naturel que l’homme s’offusque de ce que l’on puisse prendre la défense du sexe faible
J’avais diffusé en son temps une biographie de Simone Veil…Je vous la propose à nouveau ; Ce teste est toujours d’actualité.

Au delà des clivages politiques, j'apprécie tout particulièrement cette dame, célèbre pour avoir fait adopter l'autorisation de l'interruption volontaire de grossesse en 1975, Simone Veil est l'une des  Française la plus souvent citée par les internautes.
Ce que nous aimons chez elle:
Beaucoup d'internautes saluent "son action en faveur des droits des femmes" : en plaidant pour l'autorisation de l'IVG, elle a "redonné de la dignité aux femmes". Vous appréciez aussi son "charisme", sa "détermination", sa "mesure", son "honnêteté intellectuelle", sa "sincérité", ou encore son "indépendance". C'est une "femme d'exception, un modèle d'humanité" qui fait "évoluer la France à chacune de ses prises de position" . "Elle est toujours active sur divers fronts, au niveau européen, et à l'écoute du peuple."
Au-delà des clivages partisans
La popularité de Simone Veil tient à son engagement historique en faveur de l'IVG mais aussi à son destin d'exception : rescapée des camps de concentration pendant le Seconde Guerre mondiale, puis devenue magistrat, elle s'est engagée en faveur de l'Europe. Plusieurs fois ministre,
elle devient a première femme Présidente du Parlement européen. en 1979 année où pour la première fois l'élection a lieu au suffrage universel; elle entre au Conseil Constitutionnel en 1998.
Le 20 novembre 2008, Simone Veil est élu à l'Académie Française, rejoignant ainsi, à l'âge de 81 ans, le club des "immortels". Une nomination qui vient couronner une carrière jalonnée par les honneurs et les décorations.
Mes respects vous accompagne Madame...
Sources diverses nternet
Le Pèlerin

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:51

Ce que coûtent (encore) Giscard, Chirac et Sarkozy aux Français

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Enquête : Logement, personnel, frais de déplacement... L'Etat ne se contente pas de verser une généreuse retraite aux ex-Présidents. Une situation unique au monde.

Selon la loi du 3 avril 1955, Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy, mais aussi Jacques Chirac bénéficient d'une "dotation annuelle d'un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d'un conseiller d'Etat en service ordinaire". Soit près de 6.000 euros brut par mois. Cette indemnité n'est soumise à aucune condition d'âge, ni même au nombre de mandats. A cela s'ajoute ce qu'on appelle pudiquement des "primes de sujétions spéciales", dont le montant est tenu secret. (Witt/SIPA)

Allocations chômage: qui touche quoi en Europe ?

Une fois battus ou retirés de la vie politique, les anciens présidents de la République n'ont pas de souci à se faire sur le plan matériel. Elevés au rang d'«ex», ils continuent d'être pris en charge par l'Etat, qui leur assure un train de vie plus que confortable. Une exception très française. Au 77, rue de Miromesnil, dans les beaux quartiers de la capitale, Nicolas Sarkozy reçoit ses visiteurs avec un certain faste. Tony Blair, René Ricol, Alain Finkielkraut, Florence Cassez tout juste libérée...

L'ancien chef de l'Etat dispose d'un appartement de 320 mètres carrés, composé de 11 pièces, dont une salle classée monument historique, avec des peintures datant du XIXe siècle. Prix estimé de cette location de luxe? Près de 180.000 euros annuels, soit 15.000 euros par mois. Nicolas Sarkozy n'a pas regardé à la dépense, et pour cause, c'est la République qui règle la facture. Conformément à une "décision" signée en 1985 par Laurent Fabius, alors Premier ministre de François Mitterrand, l'Etat met à la disposition des anciens présidents un appartement de fonction "meublé" et "équipé". 

Des privilèges souvent méconnus

Ce texte, qui fait office de référence, est flou: il ne mentionne ni plafond ni limitation de durée. C'est ainsi que Valéry Giscard d'Estaing occupe aux frais du contribuable, depuis plus de trente ans, de splendides locaux boulevard Saint-Germain à Paris. Jacques Chirac bénéficie lui aussi d'un somptueux appartement rue de Lille.

Toujours selon la lettre de Laurent Fabius, les anciens présidents disposent de nombreux autres "privilèges". Ainsi, une équipe d'au moins sept personnes est prise en charge par la nation. "En réalité, l'Etat n'est pas très regardant, il ne pinaille pas et peut prendre en charge plus de personnel que prévu", assure le député apparenté PS René Dosière. Pour ce spécialiste du train de vie de l'Etat, "il est probable que Nicolas Sarkozy bénéficie de quelques largesses".

Depuis son départ de l'Elysée, ce dernier dispose d'un directeur de cabinet, d'une conseillère diplomatique, d'une chargée de la communication, de deux secrétaires, d'un intendant... Sans oublier, pour assurer sa protection rapprochée, une équipe de sécurité comprenant au moins deux fonctionnaires de la Police nationale, mais aussi une voiture de fonction avec plusieurs chauffeurs. S'y ajoute la surveillance de son domicile personnel - l'hôtel particulier de son épouse, Caria Bruni-Sarkozy -, assurée par des officiers de gendarmerie. Là encore, aucune durée n'est prévue. Alors que, dans la plupart des pays occidentaux et aux Etats-Unis, ce type de protection policière s'arrête au bout de dix ans.

Séjour assuré dans toutes les ambassades de France

La plupart des anciens chefs d'Etat ont une retraite active, entre réceptions et visites à l'étranger. Pour leurs déplacements, là encore, ils peuvent compter sur la prodigalité de la République: tous leurs voyages sont pris en charge. Trains de la SNCF, avions Air France, navires français, tout est gratuit, et dans la meilleure classe possible. Durant leurs séjours à l'étranger, l'ambassadeur de France en poste se doit d'accueillir les anciens locataires de l'Elysée et de les loger dans sa résidence, comme il le ferait à l'égard d'un président en exercice.

"Nicolas Sarkozy n'utilise pas ces prérogatives", précise toutefois sa chargée de communication. Fin janvier, lorsqu'il s'est rendu à Davos, son séjour a été entièrement financé par l'organisateur du forum économique. Idem, en octobre dernier, alors qu'il a passé quelques jours au Brésil pour une conférence commandée par la banque d'investissement brésilienne BTG Pactual, c'est elle qui a pris en charge les vols et l'hébergement de l'ancien président.

Un insensé cumul des revenus

En sus de ces avantages matériels, la République leur assure une retraite conséquente. Selon la loi du 3 avril 1955, ils bénéficient d'une "dotation annuelle d'un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d'un conseiller d'Etat en service ordinaire". Soit près de 6.000 euros brut par mois. Cette indemnité n'est soumise à aucune condition d'âge, ni même au nombre de mandats. A cela s'ajoute ce qu'on appelle pudiquement des "primes de sujétions spéciales", dont le montant est tenu secret. Ces primes ont officiellement pour objectif de "compenser les contraintes subies dans l'exercice de leurs fonctions".

Ces émoluments sont cumulables avec d'autres pensions ou salaires. Ainsi, Nicolas Sarkozy peut, à sa guise, effectuer des activités de conférences ou de conseil. Il pourra également, à l'âge de la retraite, toucher les pensions liées aux différents mandats qu'il a exercés, comme ses prédécesseurs. Soit environ 10.000 euros mensuels.

Mais la plus importante source de revenus des anciens présidents prévue par la République, définie par un texte de 1958, reste leur présence - à vie - au Conseil constitutionnel. Cette prérogative leur rapporte 12.000 euros par mois.

Hollande veut rompre avec cette tradition

Aujourd'hui, seul Valéry Giscard d'Estaing siège régulièrement dans cette instance. Depuis plus d'un an, la santé de Jacques Chirac ne lui permet plus de se rendre chez les Sages. Quant à Nicolas Sarkozy, le rejet de ses comptes de campagne, en décembre 2012, par la commission ad hoc, rattachée au Conseil constitutionnel, l'amène à y renoncer temporairement. A son retour, il ne touchera que 6000 euros, au motif qu'il a repris son activité d'avocat.

Pour éviter une collusion évidente, François Hollande a promis, en janvier 2013, de modifier les textes. Les anciens présidents ne seront plus membres de droit du Conseil constitutionnel. Mais la mesure ne s'appliquera pas à ses prédécesseurs. Pour René Dosière, ce changement devrait être l'occasion de préciser le rôle de nos anciens chefs d'Etat."«Aujourd'hui, ils peuvent cumuler pensions de la République et prestations privées, ce n'est pas sain."

L'auteur de L'Argent de l'Etat souligne surtout que la note est salée pour les contribuables: selon ses calculs, chaque ex-président coûte entre 1,5 et 2 millions d'euros par an. "Pour les trois anciens chefs de l'Etat, cela fait un total de près de 5 millions d'euros. En soi, ce n'est pas une somme considérable, mais, par les temps qui courent, il n'y a pas de petites économies!"

Source Fanny Guinochet

Le Pèlerin

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