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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 08:41

Ou comment l'opposition s'est "hollandisée"

Mali-On-ne-peut-pas-rester-seul-trop-longtemps.jpg 

Il y a encore quelques mois, la droite vouait aux gémonies la pusillanimité de François Hollande, son amateurisme, son incapacité à trancher. Aujourd’hui, ils jouent les mollassons.

Mali. "On ne peut pas rester seul trop longtemps"

Ils ont attendu quelques jours avant de trouver un angle d’attaque, une riposte politique à l’intervention française au Nord-Mali. Ils ont d’abord joué l'Union nationale, contraints, et contrits, de saluer l’esprit de décision du Président. L’exercice relevait pour eux de la punition, de l’auto flagellation. Il leur fallait réagir pour ne pas laisser se déclencher, dans l’opinion, une dynamique trop favorable à François Hollande et à son gouvernement. Attention, frémissement dans les sondages. Alors ils ont trouvé.

Ils se sont "hollandisés". Ils revendiquent désormais la prudence, la recherche du consensus, l’attentisme. Ils traiteraient presque François Hollande de va-t-en-guerre, de général Massu. Ils vont même jusqu’à s’interroger sur la "pertinence" de l’attaque. Le chef de l’Etat n’aurait-il pas agi de manière intempestive ? N’aurait-il pas dû attendre la mise en place d’une force internationale pour intervenir au Mali ? L’opération Serval ne risque-t-elle pas de s’enliser dans les sables du Sahel ? L’Elysée n’aurait-il dû imposer à son allié algérien informations et modération dans l’affaire des otages d’In Amenas ? Les dirigeants de l’UMP ont même critiqué le black out total des autorités d’Alger durant les opérations.

Khadafi plus dangereux que Belmokhtar ?

Comme si les interventions des Forces Spéciales face à des assassins barbares devaient être filmées en direct pour diffusion aux JT. Comme si la guerre n’était pas aussi médiatique. Comme si l’objectif principal des terroristes n’était pas d’apparaître sur toutes les télévisions du monde. Ainsi donc, la droite française, jusqu’à l’UDI de Jean-Louis Borloo, a choisi la méthode "molle".

Curieux balancier de l’Histoire. Il y a encore quelques mois, elle vouait aux gémonies la pusillanimité de l’hôte de l’Elysée, son amateurisme, son incapacité à trancher dans les moments difficiles, son art de rester en embuscade. Aujourd’hui, ces dirigeants politiques jouent les mollassons, rêvant presque que ce conflit s’éternise, oubliant les images des villageois maliens libérés des "envahisseurs barbares", omettant le consensus international, le danger de l’installation d’un "Sahelistan" à quelques heures d’avion de l’Europe.

La droite ramollo fait le pari de l’enlisement. C’est une curieuse posture pour ceux-là même qui applaudissaient à l’intervention française en Libye. Le dictateur Kadhafi était-il donc plus dangereux pour les défenseurs de la liberté que les narcotrafiquants djihadistes qui veulent régner par la terreur sur toute terre conquise ? En Afrique, d’abord. Désormais, on s’interroge : qui est le Grand méchant Mou ?

Source  Le Nouvel Observateur Serge Raffy

Le Pèlerin

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:15

Syrie - Du devoir d’ingérence des Occidentaux 

manifestation syrie 

Après la Côte d’Ivoire, la Libye, le Mali et maintenant la Syrie, la question de la légitimité de certains états à intervenir militairement se pose avec beaucoup plus d’acuité au plan international.
“L’intervention d’humanité”
Au XIXe siècle, il existait déjà “l’intervention d’humanité”, par exemple pour venir en aide aux chrétiens du Liban en 1860. Mais en 1939, nous ne sommes pas intervenus contre Hitler alors que nous savions ce qu’il projetait d’abominable. Récemment, le Tribunal pénal International (TPI) a été créé pour le Rwanda et la Yougoslavie. Le “droit d’ingérence” des French doctors prétendait intervenir partout où il y avait des victimes, même sans mandat, notamment lors de la guerre du Biafra.
Les guerres qui s’annoncent seront de plus en plus à prétention morale. Mais, il faut faire attention, car “les guerres à prétention morale ont l’apparence de guerres justes, alors qu’elles peuvent entraîner des conséquences dramatiques”. Aujourd’hui, contrairement au temps de St Thomas d’Aquin, eu égard à la doctrine de la “guerre juste”, il ne suffit plus de défendre une bonne cause pour avoir le droit et le bien avec soi. 
La guerre juste
Selon le philosophe américain Michael Walzer, “les guerres justes sont des guerres limitées, menées conformément à un ensemble de règles destinées à éliminer, autant que faire se peut, l’usage de la violence et de la contrainte à l’encontre des populations non combattantes”. 
Elles doivent donc être envisagées comme le dernier recours possible, de façon proportionnée, en vue de désarmer un agresseur et de rétablir la paix, conformément au souhait de la guerre civile, sans usurper le droit à la souveraineté de celui-ci une fois la guerre terminée. 
En fait, selon lui, trois questions doivent être posées

-L’entrée en guerre est-elle juste

-La guerre est-elle conduite de manière juste ?
-Et l’issue du conflit est-elle juste
? (sort des forces occupantes, reconstruction de l’autorité politique après la guerre) .
Rappelons-nous, sous le mandat de Koffi Annan, l’ONU, pour sortir du dilemme du “droit d’ingérence”, a évoqué un “droit de protéger”.
Le devoir d’ingérence est décidé au niveau de la communauté internationale
De nos jours, l’intervention militaire doit être décidée à l’ONU par le Conseil de sécurité au nom de la communauté internationale et, depuis, notamment, la deuxième guerre d’Irak, défendre la démocratie ou combattre la tyrannie ne suffisent plus à légitimer une intervention militaire dans un Etat souverain (droit à l’autodétermination), intervention qui pourrait aggraver les souffrances des peuples concernés.
Une souveraineté des Etats conditionnelle
Nous partageons l’avis de ceux qui proposent de faire du respect et de la protection de la vie des personnes un principe de justice internationale à part entière. Leur théorie consiste à rendre la souveraineté des Etats conditionnelle. Selon ces derniers, les Etats sont légitimes que s’ils protègent adéquatement les droits de l’homme et cette protection conditionne le droit à l’autodétermination de chacun des Etats.
Le cas de la Syrie
En Côte d’Ivoire et en Libye, le mot ingérence n’a pas été utilisé et a été remplacée par la “responsabilité de protéger la population”.  L’ONU n’était pas intervenue lors du génocide rwandais en 1994, ou à l’impossibilité à obtenir un mandat de la communauté internationale afin de protéger les civils lors de la guerre au Kosovo en 1999.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a en effet rappelé le devoir qui incombe désormais aux autorités de chaque pays de “protéger ses populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité”. L’expression “responsabilité de protéger” est née en 2001 dans le rapport Evans-Sahnoun rédigé à l’initiative du  Canada. L’ONU approuve ce rapport en 2005 et en adopte définitivement la mise en œuvre le 12 juin 2009.
En septembre 2005, le sommet mondial des Nations unies a adopté un document “sur la responsabilité de protéger lorsqu’un Etat se montre incapable ou non désireux de protéger sa population face aux crimes les plus graves”. La première application de ce principe a été fait en Libye.
Le problème de l’intervention militaire ou pas en Syrie intervient chronologiquement juste après le vote par l’ONU de la résolution 1973 et de l’intervention militaire de certains pays occidentaux et de certains pays membres de la Ligue arabe (la zone d’exclusion aérienne a aidé en fait au renversement du pouvoir, alors que ce n’était pas le mandat de l’ONU que de renverser le président Khadafi).
La Russie, outre ses intérêts géopolitiques bien compris, se rappelle l’intervention de l’Otan au Kosovo en 1999 et fait barrage, avec la Chine, contre toute résolution visant, de près ou de loin, à une intervention militaire en Syrie. Ne nous leurrons pas, les Etats, même s’ils invoquent des motifs humanitaires, interviennent d’abord par intérêt, et cela n’est pas près de changer, et donc la question que les Etats se posent n’est pas faut-il intervenir ou pas, mais l’intervention est-elle préférable à la non-intervention?
Nous en sommes toujours, comme Raymond Aron le disait au niveau des Etats et de la Communauté internationale, “ce n’est jamais la lutte entre le bien et le mal, c’est le préférable contre le détestable” qui compte et qui est pris en considération pour la décision d’intervention militaire. Dans ces conditions, nous devons intervenir face aux massacres des civils et ne plus nous contenter de phrases creuses. La guerre d’Espagne doit rester dans nos esprits, nous Occidentaux, pour nous motiver à intervenir en Syrie et nous rappeler ce qui peut nous arriver quand on laisse faire.

Source Liberté Michel Fourriques
Enseignant chercheur associé
Sciences Po Aix (France)
Professeur à l’ESAA (Algérie)

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 07:33

Le débat à l'Assemblée nationale est terminé

Christiane-Taubira_Mariage-pour-tous-a-l-Assemblee.jpeg

 

La ministre de la Justice Christiane Taubira s'exprime pendant le débat sur le projet de loi ouvrant le mariage et à l'adoption aux couples homosexuels, le 4 février 2013 à l'Assemblée nationale. Le débat s'est achevé le 9 février.

Le débat-marathon sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels s'est achevé à l'Assemblée nationale très tôt samedi 9 février, après 10 jours et près de 110 heures de discussions dans l'hémicycle. Le texte devient le septième le plus longuement débattu de la Ve République. Le vote solennel sur le texte aura lieu mardi après-midi, avant un examen au Sénat à partir du 18 mars.

L'ultime séance a été levée samedi à 5h40 par le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone. Au total, 24 séances de discussions se sont étalées sur 10 jours. 4 999 amendements ont été examinés. 

Yeux cernés, visages pâlis par la fatigue mais sourires aux lèvres, Claude Bartolone, les ministres de la Justice, Christiane Taubira, et déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, sont sortis ensemble de l'hémicycle, suivis par les élus socialistes. Si la gauche, à l'exception de quelques élus, votera "avec fierté" ce qu'elle juge comme un "progrès pour l'égalité des droits", la droite rejettera très majoritairement le texte. Deux élus UMP ont annoncé qu'ils voteront pour, deux autres qu'ils s'abstiendront, trois députés UDI qu'ils voteraient pour.

Source Francetv info avec AFP

Le Pèlerin

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 07:15

Syrie: cri d'alarme de Lakhdar Brahimi, nouveau carnage à Alep

lakhdar-brahimi

 

Le médiateur international en Syrie Lakhdar Brahimi a dénoncé mardi "l'horreur" de la guerre civile en Syrie et demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'agir d'urgence, peu après la découverte à Alep (nord) de quelque 80 corps de jeunes gens exécutés.

La révolte devenue guerre civile, qui a fait 60.000 morts depuis 22 mois, est en train de "détruire petit à petit" le pays, a déclaré M. Brahimi après avoir rendu compte de sa mission au Conseil de sécurité.

Ce dernier, malgré ses divisions, ne peut plus attendre pour "se colleter avec ce problème", a-t-il martelé, invitant les 15 pays à "exercer un peu plus de pression" sur les belligérants.

L'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe en Syrie a reconnu qu'il "n'avait pas fait beaucoup de progrès" mais a rejeté l'idée d'abandonner.

Estimant que le président syrien Bachar al-Assad avait perdu sa légitimité, il a suggéré que le Conseil "lève l'ambiguité" de la déclaration de Genève, qui prévoit un gouvernement de transition sans se prononcer sur le sort d'Assad. Pour M. Brahimi, ce gouvernement devrait avoir "tous les pouvoirs de l'Etat".

Les Occidentaux et l'opposition syrienne réclament le départ d'Assad alors que la Russie refuse de l'envisager a priori. Moscou et Pékin ont mis trois fois leur veto à des résolutions occidentales visant à faire pression sur Damas.

Selon des diplomates présents, M. Brahimi a peint devant le Conseil un tableau très noir d'un conflit qui a atteint "des niveaux d'horreur sans précédent" et risque de "contaminer" les pays voisins, où sont réfugiés des centaines de milliers de Syriens.

Sur le terrain, les violences n'ont connu aucun répit, avec la découverte notamment de dizaines de corps à Alep, la métropole du Nord en proie aux combats.

A l'école Yarmouk, où s'entassent les cadavres, un rebelle de l'Armée syrienne libre (ASL) Abou Seif a affirmé que 78 corps avaient été récupérés dans la rivière Qouweiq et qu'il en restait encore une trentaine que l'ASL ne peut pas récupérer en raison des tireurs embusqués du régime.

"Nous ne savons pas qui ils sont car ils n'ont pas de pièces d'identité", a déclaré un volontaire en aidant à mettre un corps dans un camion. Dans le véhicule, un correspondant de l'AFP a pu compter quinze cadavres.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur des militants et des médecins, a fait état de "65 cadavres non identifiés retrouvés à Boustane al-Kasr", quartier tenu par les rebelles.

"Agés d'une vingtaine d'années, ils ont été exécutés d'une balle dans la tête. Vêtus en civil, la majorité ont les mains liées derrière le dos", a-t-il ajouté.

Corps jetés dans la rivière

Le régime les a "jetés dans la rivière pour qu'ils arrivent dans la zone sous notre contrôle et que les gens croient que nous les avons tués", a affirmé Abou Seif.

Mais un responsable des services de sécurité a affirmé à l'AFP qu'il s'agissait de "citoyens de Boustane al-Kasr qui ont été enlevés par des groupes terroristes après avoir été accusés d'être en faveur du régime" et tués par ces groupes. Le régime assimile les rebelles à des "terroristes".

Rebelles et régime s'accusent mutuellement de massacres, mais il n'est pas possible de confirmer les informations de source indépendante.

Ailleurs dans le pays, les insurgés ont réussi une percée majeure à Deir Ezzor (est) en prenant un poste des renseignements politiques et deux ponts enjambant l'Euphrate, sur la route utilisée par l'armée pour approvisionner la cité de Hassaké, plus au nord, a précisé l'OSDH.

Les rebelles contrôlaient par ailleurs quasi-totalement la prison centrale d'Idleb (nord-ouest), selon l'ONG. Une source au sein des services de sécurité a confirmé que les soldats avaient évacué lundi soir la prison et les détenus ont été transférés dans des sièges des services de sécurité dans la ville.

A Damas, un député a été grièvement blessé par l'explosion d'une bombe fixée à sa voiture, selon l'OSDH.

Selon un bilan provisoire de l'OSDH, les violences ont fait mardi 91 morts: 38 civils, dont six enfants, 30 soldats et 23 rebelles.

Une conférence de donateurs est prévue mercredi au Koweït pour débloquer des fonds en faveur des civils syriens. Des organismes de charité ont déjà promis 182 millions de dollars d'aide et les Etats-Unis ont annoncé une aide supplémentaire de 155 millions de dollars.

Source MSN AFP

Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 06:21

Européens….Souvenez-vous…

Union-europeenne-Prix-Nobel-de-la-paix.jpg

 

Le préambule du Pèlerin

Cet article est dédié à tous les manants qui ont oublié que depuis que l’Europe est unie, on ne s’y tue plus…..Et que lorsqu’elle est unie l’Europe est capable du meilleur.

Il est de bon temps de cracher dans la soupe ….de rire de ces Eurodéputés, de tous ces « Politiques » qui s’invectivent afin d’éviter, entre autres, que les citoyens d’Europe ne prennent les armes pour s’entre tuer….

Les Toqués du retour en arrière n’y comprennent généralement rien …..L’analyse de l’histoire ou de l’économie est là pour nous démontrer qu’un retour en arrière aurait des conséquences catastrophiques à commencer par le panier de la ménagère….Ah il est vrai que le prix de la baguette de pain ou celui de la salade a augmenté…..Comme si l’Europe y était pour quelque chose dans cette affaire…

Bien que cela fera sourire certains …..L’avenir est à l’Union et non au morcellement……

Respectons le passé qu’il nous faut aussi assumer….Faisons face avec positivisme à l’AVENIR….Faisons preuve d’imagination et de prospective

Ceci implique naturellement un abandon partiel de certaines de nos traditions, de nos habitudes….Et alors quel challenge… !....L’Europe n’est pas qu’un distributeur de subventions….

Gloire à eux qui ont permis à l’Europe d’être ce qu’elle est aujourd’hui….Je Ne les cite pas car ils sont nombreux et je risquerais d’en oublier.

Mais dirons nous, il faut être fou pour tenir ce langage à une époque où l’Europe connait une crise sans précédent….

L’Europe ressortira plus forte de cette crise….Ce sont les crises qui la font avancer….

Non l’Europe n’est pas morte ….

Je salue tous les Européens convaincus, ceux d’hier qui ont eu une vision éclairée de l’Avenir ainsi que ceux d’aujourd’hui qui en assurent l’héritage….

L’article ci-dessous n’a pas été choisi….Il démontre s’il le fallait que l’on peut avancer dans la diversité

L’Article

Oslo - Les représentants de trois des principales institutions européennes ont reçu lundi à Oslo le prix Nobel de la paix 2012, répondant aux critiques qui se sont élevées depuis la décision du comité Nobel norvégien.

L'UE, après des jours de tergiversations, avait décidé d'envoyer à Oslo Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, qui rassemble les dirigeants des 27 pays membres, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, l'organe exécutif de l'Union et Martin Schulz, président du Parlement européen.

Une vingtaine de chefs d'Etats et de gouvernement, dont le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Mario Monti, ont également fait le déplacement dans la capitale norvégienne, ainsi que quatre jeunes Européens sélectionnés par concours. Le Premier ministre britannique David Cameron, actuellement aux prises avec l'aile eurosceptique de son parti conservateur, s'est en revanche abstenu.

Dans son discours à l'Hôtel de ville d'Oslo, où se déroulait la cérémonie, Herman Van Rompuy a invoqué sa propre histoire familiale pour souligner l'apport de la construction européenne.

"En tant qu'enfant né en Belgique juste après la guerre, j'ai entendu des récits directs. En 1940, mon père, alors âgé de 17 ans, a été contraint de creuser sa propre tombe. Il s'en est sorti (...) Mais quel pari audacieux c'était, de la part des pères fondateurs de l'Europe, d'affirmer que nous pouvions briser ce cycle infini de violences, que nous pouvions stopper la logique de la vengeance, que nous pouvions construire un avenir radieux", a dit le responsable belge, 65 ans.

Attribuant le prix à l'Union européenne, le 12 octobre, le comité Nobel norvégien expliquait que "l'Union et ses pionniers ont contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l'homme en Europe".

500 millions d'habitants

Plusieurs personnalités, comme le Sud-Africain Desmond Tutu, lui-même lauréat du Nobel de la paix, ont cependant jugé que l'UE ne méritait pas le prix et un millier de militants d'organisations pacifistes classées à gauche ont manifesté dimanche à Oslo contre sa remise.

"Alfred Nobel a dit que le prix devait être remis à ceux qui contribuent au désarmement", a affirmé Elsa-Britt Enger, âgée de 70 ans, au nom de l'organisation des Grands-Mères pour la paix. "L'UE ne le fait pas. C'est l'un des plus gros fournisseurs d'armes."

Afin de répondre à ce type de critiques, l'UE a annoncé que la somme de 930.000 euros qui accompagne le prix Nobel serait intégralement utilisée pour financer des projets destinés à lutter contre l'emploi d'enfants comme soldats, à travers le monde.

L'Europe traverse la pire crise économique de son histoire depuis la Deuxième Guerre mondiale. Les politiques d'austérité mises en oeuvre à travers le continent sont à l'origine de troubles sociaux dans nombre des Etats-membres de l'UE, à commencer par la Grèce dont le produit intérieur brut s'est contracté de 25% depuis 2008.

Mais le comité Nobel a insisté sur le rôle joué par la construction européenne dans la réconciliation de nations longtemps ennemies, à commencer par l'Allemagne et la France, aujourd'hui moteurs de l'Europe.

"Au moment où l'Europe subit de graves difficultés, le comité Nobel norvégien a cherché à rappeler ce que l'Union européenne signifie pour la paix en Europe", a déclaré le président du comité, Thorbjørn Jagland, dans son discours prononcé lundi à l'Hôtel de ville d'Oslo.

Des six pays membres originels de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), premier outil de l'intégration européenne créé au début des années 1950, l'ensemble européen, qui englobe désormais plus de 500 millions d'habitants, est passé à 27 membres aujourd'hui et bientôt 28 avec l'entrée de la Croatie le 1er juillet prochain.

"D’un continent en guerre à un continent en paix"

Après la Slovénie, l'adhésion de la Croatie au bloc communautaire sera comme une revanche de l'UE sur ses partenaires occidentaux qui avaient fortement critiqué sa passivité lors des guerres de dislocation de la Yougoslavie, dans les années 1990.

"Le rôle stabilisateur joué par l'UE a contribué à faire passer la majeure partie de l'Europe d'un continent en guerre à un continent en paix", soulignent les membres du comité Nobel.

"L'admission de la Croatie l'an prochain, l'ouverture de négociations d'adhésion avec le Monténégro et le statut de candidat accordé à la Serbie renforcent le processus de réconciliation dans les Balkans", ajoutent-ils.

A Reuters, José Manuel Barroso, ancien Premier ministre portugais qui a participé en son temps à la "révolution des oeillets", en 1974, a déclaré que l'obtention de ce prix Nobel était "une reconnaissance de ce qui a été accompli ces soixante dernières années et, en même temps, un encouragement pour l'avenir".

Le Français Jacques Delors, un de ses prédécesseurs à la présidence de la Commission européenne, a évoqué lui aussi sur BFM TV "un grand encouragement pour poursuivre la route". "J'espère que ce prix Nobel ramènera le bon sens et, chez nos chefs de gouvernement, la vision de l'avenir", a-t-il ajouté.

Julien Dury et Henri-Pierre André pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse et Gilles Trequesser

Source Yahoo Actualités Reuters

Luke Baker et Balazs Koranyi

Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 00:28

La Création de l’Univers - Ce que disent les religions, ce que propose la science

nebulleuse

 

«On dit que sur le point de mourir Alexandre demanda: «Que son cercueil soit transporté à bras d’homme par les meilleurs médecins de l’époque. Que les trésors qu’il avait acquis (argent, or, pierres précieuses...), soient dispersés tout le long du chemin jusqu’à sa tombe, et...Que ses mains restent à l’air libre se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous. Je veux, dit-il, que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer ainsi que face à la mort, ils n’ont pas le pouvoir de guérir...Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas... - Je veux que mes mains se balancent au vent, pour que les gens puissent voir que les mains vides nous arrivons dans ce monde et les mains vides nous en repartons quand s’épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous: le temps.»

Les nombreuses interrogations sur les grands enjeux du futur qui agitent l’opinion (les phénomènes erratiques du climat sont de plus en plus récurrents, crise de l’énergie, nanotechnologies, clonage génétique...) Notre vulnérabilité est de plus en plus inéluctable. Ajouter à cela une mondialisation laminoir qui ne fait pas de place aux plus faibles. Incertitudes, inquiétudes, peurs, catastrophe...malvie ces mots déclinent le mot progrès. Il nous faut sortir de l’unique doxa scientifique, impuissante à expliciter, le mal-être de l’homme dans ses multiples dimensions, notamment spirituelle. La malnutrition spirituelle est vue comme une hérésie du fait que le consumérisme ne fait pas de place à des spiritualités qui remettent en cause un développement où l’homme n’est plus au centre. Devenu lui-même produit marchand, l’homme perd graduellement de sa valeur spirituelle. Est-ce cela la finalité de notre existence? Dans cette étude, nous allons ajouter une «inquiétude supplémentaire» à l’homme en l’interrogeant sur sa mission ici-bas, d’où vient-il où va-t-il? Est-ce que l’Univers existait avant le temps? Y a-t-il des univers de rechange? Comment expliquer l’ordre superbe de l’Univers, depuis la délicate harmonie d’une humble fleur des champs, jusqu’à la splendeur sombre de la voûte étoilée? Faut-il imaginer qu’au-delà des choses visibles, il y a autre chose, une Intelligence discrète - un dessein -, qui donnerait un souffle à la matière? (1)

L’Univers selon les cosmogonies et les religions révélées

Des récits oraux de cosmogonie fondent presque toutes les religions et sociétés traditionnelles. Nombre des milliers de légendes de création du monde et de récits cosmogoniques traditionnels relatifs aux origines du monde, des dieux ou des institutions, appartiennent à la catégorie des mythes fondateurs. Les mythes offrent diverses versions de la création de l’Univers actuel; certains le décrivent comme né du néant, d’autres pensent qu’il a toujours existé. La majorité des mythes ont en commun de ne pas présupposer l’existence d’un Univers incréé, immuable et éternel; Ils suggèrent des étapes et des devenir possibles du monde: apparition de l’Univers à partir du néant (ex nihilo), du chaos, de l’inconnu ou d’une entité hors de portée de notre compréhension; naissance du temps et de l’espace, de la lumière et de la matière. Certains mythes partent du principe que la naissance et la mort de l’Univers sont une création continue. L’Univers apparaît, vit, disparaît puis laisse place à un nouvel univers et ceci à l’infini. Aux mythes cosmogoniques répondent les mythes eschatologiques, qui décrivent la fin du monde, pouvant précéder un autre monde. Dans la cosmogonie hindoue, le temps est vu de manière cyclique; il existe donc un cycle de créations et destructions. Lorsque Brahma se réveille et qu’il ouvre les yeux, l’univers se crée, lorsqu’il s’endort, tout se détruit. Vishnou protège l’univers. Shiva le détruit. (2)

La création de l’Univers pour la science

Depuis les premières interrogations de prêtres égyptiens, l’histoire de la découverte du ciel et des étoiles, a évolué constamment: le big bang semble être une théorie qui se tient. L’Univers venait encore de s’agrandir. Pourtant, cet immense univers se révéla n’être qu’un tout petit hameau perdu au sein d’une immense galaxie. Et maintenant, cette immense galaxie elle-même n’était plus qu’une goutte parmi une infinité d’autres gouttes, contenant chacune une infinité d’étoiles. Avec dans l’une des gouttes de cette pluie cosmique, notre Soleil, microscopique, quelconque, entraînant autour de lui ce misérable atome de pierre et d’eau qu’est notre Terre. Imaginons alors ce qu’était l’Univers il y a mille ans, par exemple: il était évidemment plus petit, puisque depuis mille ans les galaxies se fuient les unes les autres. Et de même, il y a un million d’années, ou un milliard d’années, l’Univers était encore plus petit... En remontant le temps de cette façon, on arrive nécessairement à un instant où toutes les galaxies étaient réunies en un seul point; de la même façon que si on filme l’explosion d’une grenade qui projette des éclats dans toutes les directions, lorsqu’on passe le film à l’envers, on voit tous les éclats revenir en arrière et se réunir à nouveau en un seul point. Ainsi, les observations de Hubble - effet Doppler- semblaient indiquer que l’Univers dans son entier était en expansion, depuis cet instant lointain où, pour la science, il avait jailli du néant. (3)

Le big bang nous a fait découvrir une histoire imprévue et fantastique. Il a eu une naissance, grandiose, il grandit maintenant, et peut-être connaîtra-t-il un jour la vieillesse, et la mort. L’histoire connue commence alors que l’univers avait déjà atteint l’âge de 10-43 secondes. - le temps de Planck. Avant, on ne sait rien. Cette période inconnue est d’une brièveté inouïe: A cet «âge» de 10-43 secondes l’Univers était vraiment tout petit: il était alors des millions de milliards de fois plus petit qu’un atome! Il était chaud, une fièvre gigantesque, cosmique! Des milliards de milliards de degrés! Puis, pour une raison inconnue que les scientifiques ne s’expliquent pas, le vide si vivant s’est mis à enfler. C’est comme si quelqu’un a donné le signal du début. En moins de temps, nous dit Françoise Harrois-Monin, qu’un battement de cil (entre 10-43 et 10-32 seconde), son volume a été multiplié par 1050! Et sans que l’on sache pourquoi, sont apparues les premières particules de matière. Après cette barrière fatidique des trois cent mille ans, des nuages de gaz se sont formés. Ils donnèrent naissance aux milliards de galaxies pendant près de 15 milliards d’années. Une minuscule poussière - Notre Terre - en faisait partie (3)

Le «visage de Dieu»? C’est l’expression qu’utilisa l’astrophysicien George Smoot (prix Nobel 2006) lorsque le 23 avril 1992, il réussit, grâce au satellite Cobe, à prendre des photos de la naissance de l’Univers tel qu’il émergeait des ténèbres cosmiques tout juste 380.000 ans après le Big Bang. Depuis, cette expression a fait le tour du monde. Les frères Bogdanov auteurs d’un ouvrage: «Le visage de Dieu» résument pour Anne Catherine Renaud leur ouvrage: Oui, Dieu existe. L’image d’un ordre extrêmement précis est associée à la première lumière qui précède le big-bang. Robert W.Wilson tout à fait par hasard, en 1965, a découvert le rayonnement fossile, qui est l’écho de l’immense explosion originelle. Le concept général du big bang, à savoir que l’Univers est en expansion et a été plus dense et plus chaud par le passé, doit sans doute être attribué au Russe Alexandre Friedmann et au prêtre catholique belge Georges Lemaître qui décrivirent dans les grandes lignes l’expansion de l’Univers, avant que celle-ci ne soit mise en évidence par Edwin Hubble en 1929.(4)

L’infinie variété des formes de vie, leur incroyable complexité, leur conception merveilleuse sont une énigme. Pour certains scientifiques la vie est le résultat d’heureux hasards, «comme si nous avions gagné un million de dollars à la loterie un million de fois de suite». Notre univers est ce qu’il est, mais il existe une infinité d’autres univers tous différents; on a peut être gagné le «bon univers à la loterie».....Ces mystères devraient inciter une personne humble et respectueuse à reconnaître qu’il y a une puissance, une intelligence ou un esprit suprême, immensément supérieur à la science des hommes.

La création de l’Univers et les religions révélées

Le fondement du monothéisme se résume à la règle suivante: tout être humain ne peut vivre sans un principe porteur de sens, c’est-à-dire sans transcendance. Les religions révélées sont posées comme des révélations infaillibles. La Bible, les Ecritures et le Coran sont porteurs du sens de l’histoire dont la notion est nécessaire à toute espérance, celle du croyant comme celle de l’athée. La science laisse des multitudes de questions sur le démarrage de la création, sans réponse. Est-ce-là que la foi intervient pour répondre à l’angoisse de l’Homme? Ou est-ce que nous sommes en présence d’une loterie, tout aurait pu ne pas avoir lieu. L’Eglise après moult procès ne rejette plus le big bang. Le pape Pie XII déclarait en 1951:

«... il semble en vérité que la science d’aujourd’hui, remontant d’un trait des millions de siècles, ait réussi à se faire le témoin de ce "fiat lux!" initial, de cet instant où surgit du néant, avec la matière, un océan de lumière et de radiations...» Saint Augustin sera troublé par le problème de la création: Dieu ne venait-il pas d’être surpris en flagrant délit d’oisiveté, d’oisiveté éternelle: «Que faisait Dieu avant de créer le ciel et la terre? S’il était oisif, inactif, pourquoi...ne l’est-il pas resté dans la suite des temps, de même qu’antérieurement il s’abstenait de toute oeuvre?» (Les Confessions, XI, X). Il est vain de s’interroger sur l’histoire de l’avant-création, puisqu’il n’y avait alors ni temps, ni événements, ni histoire; il n’y avait que le néant et Dieu.(5)

Pour Tsevi Mazeh, professeur d’astronomie à l’université de Tel-Aviv: «La science ne peut nous dire le pourquoi; elle se limite, en un sens, aux détails techniques du fonctionnement du monde. Affirmer que Dieu était à l’origine, qu’Il a mis le monde en mouvement et fixé ses lois, ne pose, à mon avis, aucun problème.» «Ma religion, [le judaïsme orthodoxe], n’influence pas mon travail d’astronome, mais elle me conduit à admirer Dieu et la beauté du monde.»(5)

Dans le Coran et tout en se méfiant du Concordisme, l’idée d’expansion de l’Univers est relatée par les sourates suivantes: «Le ciel, Nous l’avons construit par Notre puissance: et Nous l’étendons [constamment]: dans l’immensité». (Coran. Sourate 51. Verset 47). «Nous l’étendons», signifie: «Nous le rendons plus vaste, Nous lui donnons un volume plus grand». Ce qui a été traduit par «Nous l’étendons», est le participe présent du verbe «musieûna» du verbe «awsaea» qui signifie: élargir, rendre plus vaste, plus spacieux, lorsqu’il s’agit d’objets. «Les incrédules, n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte? Nous les avons ensuite séparés et Nous avons créé à partir de l’eau, toute chose vivante. Ne croiront-ils pas?» (Coran. Sourate 21. Verset 30). Les cieux et la terre s’appliquent à l’Univers. Le mot «Ratqan» signifie une masse compacte comme soudée. Le terme «Fafataqnahouma» s’applique à l’action de rompre avec une notion de puissance et de force. Les théologiens musulmans interprètent la durée de la création de manière métaphorique renvoyant aux versets suivants: «Cependant, un jour auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans de ce que vous comptez.» et «Les Anges ainsi que l’Esprit montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans.» (5)

Sommes-nous seuls dans l’Univers?

«La vie existe-t-elle ailleurs que sur Terre?» Il y a statistiquement des chances très élevées pour que la vie existe ailleurs. Sachant qu’il existe plus de 100 milliards d’étoiles dans chaque galaxie et que, dans l’univers tout entier, on dénombre plus de 100 milliards de galaxies. Les scientifiques commencent à découvrir des planètes telluriques. C’est-à-dire solides et de petite taille, qui ressemblent à la Terre...C’est donc une présomption très forte qu’elles soient des abris pour la vie. Le constat de l’astrophysicien britannique est simple: si l’homme ne colonise pas l’espace dans les 200 prochaines années, la race humaine risquerait bien de disparaître. «Je pense que l’avenir à long terme de la race humaine se trouve dans l’espace.»(6)

Les grandes religions révélées ne réprouvent pas l’existence d’autres mondes habités, les machines volantes décrites par Ezéchiel dans la Bible (1 4-14, 15-28). Dans le Coran il est fait mention de pluralité de mondes qui obéissent à Dieu, dans neuf sourates (SI,V1, II,3; V,109; VI-101; X,3; XI,108; XIII,15; XXI,16; XXXVI,36)

Dans le même ordre, on apprend qu’un Congrès européen sur l’étude des civilisations extraterrestres s’est déroulé récemment au Vatican dénotant l’intérêt de l’Eglise. José Gabriel Funes a admis la validité de l’équation de Drake qui estime le nombre de civilisations technologiquement avancées dans notre galaxie. Autre argument: dans les derniers documents déclassifiés en août 2010 par le Royaume-Uni sur les Ovnis: on apprend que Winston Churchill aurait ordonné que le secret soit gardé sur une apparition d’Ovni lors de la Seconde Guerre mondiale, afin d’éviter de semer «la panique» parmi la population. Selon lui, «cet événement devrait être immédiatement classé secret-défense car cela provoquerait une panique massive parmi la population et réduirait à néant la croyance dans l’Eglise».

En définitive, retournons dans tous les sens les discours des hommes nous y verrons rarement l’honnêteté, l’objectivité. Le Monde va mal. Ceux qui appellent à moraliser le monde sont au mieux pris pour des naïfs, des doux rêveurs, au pire il faut les réduire au silence, pour que triomphe définitivement le money-théisme. Il n’est pas inutile de se poser la question si la «civilisation» humaine n’est pas arrivée à la fin d’un cycle comme elle en a connu [Récits du déluge, repris par les traditions et les religions révélées]. La prophétie Maya pour inquiétante qu’elle soit [fin du monde en décembre 2012] est à considérer, de mon point de vue, comme un point de non-retour si on ne fait rien pour nous réconcilier avec la nature [nous avons dépassé le «overshoot day» le jour du dépassement, le 20 août 2010 cela veut dire que l’homme a consommé en sept mois et 20 jours ce que la Nature nous a offert pour consommer rationnellement en une année, depuis, nous vivons à crédit comme si on avait plus qu’une planète, exactement 1,3 planète], si nous ne faisons rien pour nous réconcilier entre nous, du fait que l’homme est devenu un loup pour l’homme, nous devons fatalement disparaître au profit d’une civilisation humaine? respectueuse de la nature et de la vie.

1.Chems Eddine Chitour: La création de l’Univers: site oulala 24 septembre 2009

2.La cosmogonie: Encyclopédie Wikipédia.

3.Françoise Harrois- Monin: L’énigme de l’origine: Le Figaro Magazine: Cahier n°3, 1998.

4.Chems Eddine Chitour: Science, foi et désenchantement du monde. Réed. OPU 2007

5.Anne-Catherine Renaud: Les frères Bogdanov: «Le visage de Dieu» Le Matin 05.06.2010

6.Stephen Hawking prône la colonisation de l’espace.LeMonde.fr 09.08.10

Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour

Ecole nationale polytechnique

Le Pèlerin

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 04:27

Un air de déjà-vu

contestation dans le monde arabe

 

Les développements que connaissent les évènements en Egypte et en Tunisie dans le sillage de la poussée islamique, singulièrement, ne surprennent pas en fait. Il fallait qu'un jour ou l'autre, il y ait un retour de bâton. Celui-ci eut lieu sans doute plus tôt que prévu, à tout le moins, par les dirigeants islamistes égyptiens et tunisiens qui s'estimaient en terrain conquis. En Egypte, le président islamiste, Mohamed Morsi, qui s'est octroyé le 22 novembre, des «pouvoirs élargis» se justifie en arguant que cette décision à été prise dans l'objectif de «sauvegarder» la Révolution et prendrait fin avec l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution. Une loi fondamentale - dont le texte est décrié par l'opposition et l'Eglise égyptienne - en fait, prise en otage par les islamistes qui ont accaparé la commission constituante. En Tunisie - la constitution est toujours en phase de réflexion dans une commission Constituante dominée par les islamistes - le scénario est un peu différent, mais là aussi, les choses semblent s'aggraver de jour en jour au point de faire dire au président Moncef Marzouki - qui s'adressait vendredi soir à la nation - «J'ai peur» après les violences et les affrontements qui ont mis aux prises à Siliana, durant cinq jours, manifestants et forces de sécurité. Le 17 décembre les Tunisiens célèbrent le second anniversaire de leur «Révolution du Jasmin». D'aucuns, en Tunisie, estiment que la situation ne pouvait être plus pire qu'elle ne l'a été sous le règne de Zine El Abidine Ben Ali. Le même constat peut être fait en Egypte - avec toutefois moins de violences - près de deux ans après la chute de Mohamed Hosni Moubarak. Ce qu'il faut relever en revanche est que dans l'un et l'autre pays, les islamistes ont «récupéré» la «Révolution» dudit «Printemps arabe» qu'ils prétendent aujourd'hui sauver. Sauver de qui? si l'on excipe du fait que les islamistes en Tunisie et en Egypte ont pris le train en marche après que le peuple ait fait ce qu'il fallait faire, les islamistes ne s'impliquant qu'après que le point de non-retour ait été atteint, par la fuite de Ben Ali et la démission de Moubarak. En fait, si jamais «Révolution» a été, elle est désormais bel et bien confisquée par les islamistes des deux pays. Ces derniers, qui constituaient les forces, en «stand-by», les mieux organisées du Monde arabe, se sont gardés d'aller au charbon, ont attendu leur heure pour tirer les marrons du feu et en cueillir les fruits. Or, c'est là un air de déjà-vu et rappelle étrangement le scénario de la révolte des jeunes Algériens en octobre 1988 - qualifiée de «chahut de gamins» - récupérée ensuite par des islamistes sortis du néant. Leurs premières décisions une fois arrivés au pouvoir municipal - dans le sillage de l'ouverture politique et du multipartisme - a été d'enlever des frontons des mairies qu'ils dirigeaient la devise de l'Etat républicain «Par le Peuple et pour le Peuple» remplacée par un slogan islamiste. Curieusement, l'Algérie s'était retrouvée nantie de deux pouvoirs, des mairies républicaines qui avaient échappé au FIS dissous, et des communes dirigées sous le label de la «chari'â» en contradiction avec les lois de l'Etat républicain, avec ce que cela avait impliqué pour le devenir de la République. Or, en Tunisie et singulièrement en Egypte, les deux parties sont dorénavant, entrées dans la logique de la confrontation du fait même des priorités des uns et des autres. La bonne gouvernance, les libertés publiques? Non, l'urgence pour les islamistes égyptiens c'était d'instaurer la charia dont la future Constitution en fait la source principale et s'en inspire largement. Les démocrates, libéraux et Coptes (chrétiens) égyptiens dénoncent cette dérive et demandent l'annulation du texte constitutionnel et la dissolution d'une commission composée exclusivement d'islamistes, non représentatifs des tendances fortes du pays. C'est aussi le cas en Tunisie où la commission constituante est majoritairement formée par les partisans d'Ennahda, le parti islamiste au pouvoir à Tunis. En fait, au regard du précédent algérien, tous les ingrédients semblent désormais réunis, notamment en Egypte, pour que la situation dérive vers des confrontations plus violentes, si ce n'est armées. Comme en Algérie, les islamistes arrivés au pouvoir en Tunisie et en Egypte n'ont pas tenu compte des composantes sociale et humaine de ces peuples, imposant leur seule vision et lecture de l'Islam, ouvrant une fitna qui pourrait s'avérer dangereuse pour le devenir de ces pays.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 12:39

Les Arabes plus divisés que jamais

contestation dans le monde arabe

 

Communauté - Les pays européens ne partagent pas grand-chose sinon que les 300 millions d'individus qui peuplent le continent, partagent un sentiment très fort, celui d'être Européens et d'être soudés autour d'un destin commun.

Comparés aux grands ensembles politico-économiques de la planète, les Arabes ont une chance extraordinaire, celle de partager la même culture, la même religion, la même langue et le même idéal celui de libérer un jour la Palestine et El-Qods. Regardons attentivement les pays africains du sud du Sahel. Ils ne partagent pratiquement rien sinon des frontières. Chaque pays a sa propre langue, son propre idiome, sa propre culture. Les uns sont majoritairement musulmans, les autres animistes, chrétiens ou judaïques comme en Ethiopie.
Pour se comprendre et communiquer ils utilisent le français, l'anglais et quelquefois le swahili, une langue parlée dans quelques territoires transfrontaliers.
Même chose pour les pays européens qui ne partagent pas grand-chose sinon que les 300 millions d'individus qui peuplent le continent partagent un sentiment très fort, celui d'être Européens et d'être soudés autour d'un destin commun. On pourrait prendre d'autres exemples comme les pays asiatiques ou latino-américains. Et pourtant malgré tout ce qui rapproche les pays arabes, tout les divise malheureusement. Il n'y a pas de nation ou d'ensemble arabe, il n'y a que des pays arabes qui parlent la même langue, mais ne tiennent pas le même langage. Il s'agit d'une mosaïque d'Etats où les peuples ont l'impression d'appartenir à la même sphère alors qu'en réalité ils appartiennent à des chapelles différentes. Le défunt Bourguiba l'avait déjà prédit.
A son époque, il avait dit : «Les Arabes se sont mis une bonne fois d'accord pour ne jamais plus être d'accord.»
Un homme cependant a essayé de faire en sorte que tous ces pays appartiennent au moins au même rang «wahdat essouffouf»On sait ce qu'il est advenu de ce slogan : Nasser, qui voulait être l'architecte d'un ensemble qu'il avait commencé avec la défunte RAU (République arabe unie qui comportait l'Egypte et la Syrie), en aura pour ses frais.
Sa cuisante défaite en 1967 devant l'armée de tsahal, des trahisons des pays du Golfe qui ont toujours pratiqué le double jeu et le double langage et les complots des frères musulmans ont eu raison de son ambition et même de son cœur puisqu'il succombera quelques années plus tard à un arrêt cardiaque. L'homme était soumis à d'énormes pressions, il travaillait jusqu'à 16 heures par jour.
Si le panarabisme était né avec panache grâce à la nationalisation du canal de Suez, il sera achevé par la guerre des 6 jours. Une guerre éclair qui ridiculisera les Arabes qui se contenteront d'une Ligue sans âme et sans ressort et pour tout dire totalement inutile.
La Ligue arabe dont on connaît l'inefficacité légendaire.

Des intérêts divergents
Sur le plan politique et stratégique, tout ce qui touche un pays arabe en principe doit toucher tous les autres pays arabes.

La réalité cependant est toute autre car jamais les 22 Etats n’ont présenté un front commun et n’ont aligné les mêmes voix aux Nations unies.Chacun vote selon les recommandations de ses dirigeants sans tenir compte de l’intérêt de tous.
Pour la bonne et simple raison que leurs intérêts ne sont pas les mêmes et sont parfois divergents.Et cela tient à la nature de leur système et de leur régime.
L’Arabie saoudite est d’abord wahhabite et profondément rigoriste et c’est à peine si elle cache son soutien et ses sympathies aux islamistes de tous bords qu’elle arme sans compter.
L’Irak de Saddam n’a jamais fait mystère de son antipathie américaine.
Son invasion du Koweït a permis aux Etats-Unis de battre le rappel de tous ses amis dans la région et c’est tout naturellement que l’Arabie saoudite est venue se ranger aux côtés des marines du général Skarkof chargé de déloger les troupes de Bagdad.C’est d’ailleurs d’un aéroport de Doha au Qatar que les avions américains décollaient pour bombarder l’Irak.
L’Arabie comme les émirats du Golfe ont toujours joué la carte américaine.
Le premier pays assure l’approvisionnement des Etats-Unis en carburant et les seconds leur assurent une protection, un parapluie contre toute attaque extérieure.
Ce qui explique pourquoi l’Oncle Sam, d’habitude si pointilleux sur les droits de l’homme, a toujours été muet sur les dépassements de Riyad et encore plus muet quand le roi envoie ses chars à Bahreïn pour mater la révolte des chiites.
Même le Yémen et l’Egypte qui ne sont pas spécialement producteurs de pétrole, sont largement financés et appuyés par les Etats-Unis.
Le premier pour chasser les terroristes d’Al-Qaîda qui en ont fait un centre de repli, et le second pour le rôle de locomotive qu’il est supposé jouer dans le monde arabe et ses relations privilégiées avec Israël. C’est Washington qui paie et entretient aujourd’hui l’armée égyptienne.
Il y a ensuite la Syrie. Son cas est différent. Sunnite mais dirigé par des alaouites, Damas a toujours regardé vers l’Iran la puissance régionale et chiite de surcroît et vers Moscou pour ses livraisons massives d’armes.
Si Poutine soutient sans réserve aujourd’hui Al-Assad ce n’est pas par philanthropie mais parce qu’il y a d’énormes contrats d’armes en jeu dans cette affaire.
Reste l’Afrique du Nord, le Grand Maghreb si on y inclut la Libye et la Mauritanie.
A l’exception de la Libye qui a toujours fait cavalier seul, le reste de l’espace est sous influence française.
Et comme les régimes politiques sont différents, les intérêts divergent naturellement. Après avoir boudé les Algériens qui se rendaient dans leur pays quand ils ne les traitaient pas de terroristes, les Tunisiens brusquement n’ont d’yeux aujourd’hui que pour nos terroristes, la manne française étant tarie.
Même chose pour les Marocains qui réclament, à cor et à cri, aujourd’hui, l’ouverture de nos frontières alors qu’en 1996 ils chassaient les Algériens du royaume sous prétexte qu’ils étaient derrière l’attentat de Marrakech.
Les Français ont beau soutenir et épouser la cause du roi dans le conflit sahraoui et chanter les louanges des plages de Djerba, rien n’a changé pour le Maroc et la Tunisie.

Richesses et fortunes
Chiffres - 1 000 milliards de dollars de la seule Arabie saoudite dormiraient dans les coffres des banques new-yorkaises.

Et pourtant les pays arabes, indépendamment de leurs clivages et de leurs systèmes politiques parfois complètement opposés, ont de nombreux atouts communs qui pourraient les souder et les unir et permettre l'émergence d'une grande nation, à défaut d'un grand ensemble capable de défendre leurs intérêts d'une même voix.
Il y a d'abord les richesses du pétrole. L'Algérie, le Koweït, l'Irak, l'Arabie saoudite, Bahreïn, Abou Dhabi, la Libye et les Etats du Golfe possédant les deux tiers environ des ressources de la planète. Même l'Egypte produit son propre pétrole et, selon certaines sources au parfum des micmacs de ses dirigeants, en vend une partie à Israël.
Certaines régions des pays arabes ne sont même pas explorées et tout le monde sait qu'elles sont pétrolifères. Quant au gaz, l'Algérie et la Libye détiendraient, paraît-il, le 1/3 de la production mondiale. Il va de soi que ces extraordinaires gisements génèrent pour les Arabes des richesses financières faramineuses.
Il est difficile en l'état actuel des choses, de les quantifier, le secret bancaire étant partout bien gardé, on peut, en revanche, avancer un chiffre fourni par des institutions américaines elles-mêmes.1 000 milliards de dollars de la seule Arabie saoudite dormiraient dans les coffres des banques new-yorkaises.
Grâce à ses royalties, le Qatar, un pays bédouin, fait la pluie et le beau temps dans le monde arabe, achète tout ce qui peut être acheté en matière de luxe en Europe pour le faire fructifier, hôtels cinq étoiles, résidences de luxe, grands magasins et même l'Olympique de Marseille. Sa chaîne satellitaire «El Djazeera», outre les énormes bénéfices qu'elle génère en matière de publicité et de notoriété, lui permet de donner la parole à tous les ennemis des régimes qui lui sont défavorables, voire hostiles.
Les petits émirats de Bahreïn et de Dubaï dont personne n'avait entendu parler il y a cinquante d'années, sont devenus de véritables palaces en plan désert : centres des affaires, espaces de loisirs, musées, rallye automobile international, équipes de football drivées par les plus grands entraîneurs de la Planète, ski… oui ski sur une neige artificielle et bientôt même une coupe du monde, rien n'est trop beau aux yeux de ces principautés pour booster leur oasis au firmament des nations les plus développées.
Dans ces contrées où le pétrole comme le dollar coulent à flots des souverains ont donné libre cours à leur imagination et leurs fantasmes.
Les uns ont construit en mer des îles artificielles, les autres ont fait bâtir des hôtels hors classe où le champagne, pour les touristes fortunés, dégage des bulles en or grâce à une invention tenue secrète. Cependant, l’ironie ou la malédiction de ces pays arabes qui ont tout pour réussir, fortune et pétrole et même le nombre, est que leurs peuples sont des laissés-pour-compte, les trillions de dollars du pétrole profitent à d’autres climats.

Histoire

En 1948 Israël occupait la Palestine par la force et jetait sur les routes de l’exode tout ce qui résistait à son armée.

Il ne faut pas se tromper de cible et se payer de mots creux : les Arabes n’ont jamais eu que deux ennemis : Israël et le terrorisme islamiste.
Et pour être tout à fait dans le vrai et ne pas pervertir l’analyse, c’est la montée islamiste qui ronge et bouffe aujourd’hui de grands pans de la société arabe et c’est Israël qui tire les marrons du feu.
Commençons par Israël.
Il n’a jamais caché sa haine pour les Arabes.
En 1948 il occupait la Palestine par la force et jetait sur les routes de l’exode tout ce qui résistait à son armée.
En 1956 il engageait volontairement ses troupes aux cotés de l’expédition franco-britannique venue reprendre le Canal de Suez que Nasser avait nationalisé.
En 1967 il attaquait par surprise l’Egypte et défaisait son armée au terme d’une guerre éclair qui aura duré 6 jours.
En 1973, l’armée d’El-Sadate lave l’affront de 1967 et menace les positions israéliennes.
Tel-Aviv ne devra son salut qu’à un ultimatum américain.
Et c’est d’ailleurs grâce à Washington qui a exhibé son bâton et fait miroiter sa carotte que l’armée de el-Sadate s’est repliée du champ de bataille.
C’est encore Tel-Aviv qui mettra au pas le Liban qui devenait menaçant en faisant massacrer par Sharon (surnommé le boucher) des centaines de Palestiniens réfugiés dans ce pays.
C’est toujours Israël qui «bouffe» chaque semaine des pans entiers du territoire palestinien, déloge ses habitants et construit pour ses citoyens maisons et kibboutz.
C’est encore Israël qui maintient en détention la bande de Gaza, étouffe son économie et gère, selon son humeur et sa bonne disposition, les aides en dollars et en vivres que l’ONU envoie régulièrement à un peuple privé de voix et interdit de vivre.
Ce n’est pas un hasard si Bernard-Henri Lévy un juif foncièrement pro-israélien, a mené pendant plusieurs semaines une campagne acharnée pour forcer la France et l’OTAN à intervenir en Libye.
A la chute de Kadhafi, il déclarait sans retenue pour la nationalité qu’il porte comme un paravent, la nationalité française, «il était le pire ennemi d’Israël». C’est à Israël qu’il pensait d’abord, Paris n’étant qu’un tremplin pour son dessein.
Quant à l’islamisme terroriste, nous savons les dégâts qu’il a causés à notre pays qu’il a failli réduire en champ de ruines et nous savons les dégâts qu’il continue, encore aujourd’hui, de provoquer dans le reste du monde arabe.

Hypocrites

Lorsque l’Algérie luttait toute seule contre le terrorisme intégriste, ses amis ne se bousculaient pas au portillon pour l’aider. Personne ne lui a tendu la main.
Elle était évitée comme une pestiférée et les compagnies aériennes évitaient de se poser sur son tarmac.
Aujourd’hui que le feu menace le monde entier, on demande à notre pays d’aider à éteindre l’incendie au nord du Mali où des terroristes ont pris le pouvoir.
On salue même son expérience en matière de lutte antiterroriste.

Source Infosoir Imaad Zoheir

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 06:19

Conflits en Afrique : est-ce une fatalité ?

afrique

 

Le nouveau paysage de l’Afrique ce sont ces guerres qui n'en finissent pas. Une pandémie qui a gagné depuis le début des années 2000 près de la moitié des pays africains. Ce n’est donc pas pour rien que le continent est classé comme premier terrain d’intervention des forces internationales. Au cœur de cette région au sous-sol richissime, les revendications tournent souvent au banditisme opportuniste qui semble ne jamais vouloir se terminer. Pourtant, il y a quelques années, des progrès avaient été enregistrés dans certains pays en matière notamment d’élections libres et démocratiques. Une lueur d’espoir inachevée qui a aussitôt laissé place à des conflits armés inextricables.

Comme au Moyen Age
Chiffres - Sur les 35 conflits graves répertoriés dans le monde, près de la moitié se situe en Afrique faisant plus de 6 millions de morts depuis les années 90.

Au-delà de ces chiffres qui donnent froid dans le dos, il y a les objectifs et les atrocités dont font preuve ces éternelles guerres, une spécificité africaine par excellence. A tort ou à raison, elles éclatent au moment et où on s’y attend le moins. Ces conflits, imprévisibles pour la plupart, interviennent à la faveur de l’émergence de certains mouvements constitués par des petits effectifs lourdement armés et se rapprochent, dans leur fonctionnement et dans leurs comportements, «des guerres du Moyen Age» pour reprendre l’expression d’un journaliste de New York Times qui a travaillé dans plus de 12 pays africains en guerre.
Dans la tragédie somalienne, soudanaise, en passant par celle vécue par le Burundi et le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Congo, pour arriver au dernier épisode malien, les mouvements rebelles brillent par leur violence et leur sauvagerie.
Composé pour la plupart d’enfants traumatisés, drogués et enrôlés de force, ces derniers n’ont d’autre choix que d’exécuter les ordres de leurs chefs criminels et sadiques. L’exemple du conflit sud-Soudan qui a duré plusieurs décennies faisant plus de 2 millions de morts ou encore le brasier du Congo qui a tué depuis 1998 plus de 5 millions de Congolais est plus qu’édifiant. On estime que sur 11 pays qui étaient en conflit durant les années 90 et dont certains le sont toujours (Soudan, Éthiopie, Ouganda, Mozambique, Angola, Liberia, Sierra Leone, Burundi, Rwanda, Congo), le nombre de morts serait de 3,8 à 6,8 millions, soit 2,4 à 4,3 % de leur population totale. Les tensions ethniques sont une des raisons du conflit au même titre que les disputes territoriales.
Ces deux facteurs aggravés par les problèmes sociopolitiques du pays, l’extrême pauvreté ainsi que les enjeux internationaux liés au contrôle des matières premières sont les principales causes de ce perpétuel embrasement, selon les observateurs. La situation est si complexe dans certaines régions que même les actions classiques de développement économique ont perdu de leur signification. Le taux des populations vivant en dessous du seuil de la pauvreté a atteint les 47 % en Afrique, ont révélé, vendredi dernier à Dakar, des experts. Ils sont pas moins de 239 millions d’Africains à être considérés comme des sous-alimentés, précisent-ils. Et c’est avec regret que ces populations observent impuissantes le transit des cargaisons d’armes à coups de milliards. Dans ces Etats défaillants, en déshérence, la vie humaine n’a plus de valeur.
Mais les dépenses en matière d’armes ne cessent pas. Le gouvernement d'Addis-Abéba a consacré en 2011, à lui seul, 450 millions de dollars à la défense, selon le site Global Firepower dans son dernier classement des cinquante-cinq premières armées du monde.
De l’argent perdu à mater le petit peuple et à protéger les clans mafieux.
Dans ces cas de figure, les séries de pourparlers engagés par les différentes organisations internationales débouchent rarement sur des solutions définitives. C’est un véritable cercle vicieux, ces guerres, qui sont génératrices de pauvreté qui, à son tour, est source de tout soulèvement social, appellent à d’autres conflits.

9 millions de déplacés en Afrique de l'Est
Les conflits armés internes et l'insécurité ont été la cause principale du déplacement de quelque 8,52 millions de personnes à la fin du mois de septembre dernier en Afrique de l'Est, a indiqué un rapport publié la semaine dernière par le bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha). Parmi ces personnes, 2,04 millions sont réfugiées et 6,47 millions sont des Personnes intérieurement déplacées (PID), précise le rapport. «A partir du mois d'août, la couverture de ce rapport a été étendue pour inclure le Soudan et le Soudan du Sud, qui abritaient, à la fin septembre,1,94 million de PID et 349 000 réfugiés», précise l'Ocha. Ces réfugiés ont, pour la plupart, fui les conflits très prolongés et l’insécurité qui règne dans certains pays à l’image de la République démocratique du Congo (RDC), de la Somalie, du Soudan et du Soudan du Sud. Il n’en demeure pas moins que le plus grand nombre de réfugiés a été enregistré au Kenya. La majorité a fui la guerre et la famine en Somalie. «La hausse du nombre de réfugiés à travers la région a entraîné l'ouverture de nouveaux camps de réfugiés à Djibouti, en Ethiopie, au Kenya, au Rwanda et en Ouganda», a ajouté l'Ocha. Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a, dans ce contexte, averti que la l’insécurité qui sévit en RDC et en Somalie, laisse présager une hausse de l'afflux de réfugiés en provenance de ces deux pays.

Analyser les causes
«Pour prévenir les conflits, il faut en analyser les causes, les sources et les origines, aussi bien dans la communication intra-population que dans le contact entre les ethnies, les aires de civilisation et les cultures», a souligné Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale du Sénégal. La paix, dit-il, «est d’abord intérieure, à l’intérieur des frontières de tout pays. Elle est également sous-régionale». Pour Niasse, ce qui se passe aujourd’hui au Mali concerne le Sénégal, la Mauritanie et tous les pays de l’Afrique de l’Ouest et du continent. «Le maintien des équilibres sociaux à l’intérieur des pays est une manière indispensable à fortifier pour éviter les conflits. Cela est lié aux processus électoraux», a-t-il ajouté avant d’insister sur l’importance de la transparence dans les processus électoraux. Niasse a appelé, à l’occasion d’une rencontre sur «Le mécanisme de la Cédéao en matière de prévention des conflits» au mois de novembre dernier, à faire de l’Afrique un continent de paix. Car ce continent «a besoin d’équilibre, de s’unir, de retrouver son identification première en tant que continent physique qui abrite des peuples qui ont des droits, des obligations, une histoire et une culture», a-t-il rétorqué. «Vous devez faire en sorte que puissent sortir de vos discussions, des idées, des propositions, des initiatives, des programmes, des mécanismes et des méthodes concertées pour éviter les conflits une fois qu’ils éclatent, les analyser et les régler par la négociation et la conciliation», a dit Moustapha Niasse à l’endroit des parlementaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Répercussions humanitaires
Trouble - Au moment où les organisations régionales, comme l’Union africaine, tentent de résoudre le problème du nord du Mali, un conflit dans la région des Grands Lacs éclate.

L’histoire semble se répéter en République démocratique du Congo, troisième plus grand pays africain. Il est le théâtre de conflits quasiment ininterrompus depuis les années 90, en raison de ses richesses en ressources minières, que se disputent le gouvernement congolais, divers mouvements rebelles et les pays voisins, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.
Il faut savoir que la région des Grands Lacs où les frontières coloniales ont été tracées au hasard, sans prise en compte des groupes ethniques, est le creuset de conflits aux répercussions humanitaires dramatiques. Au Congo, lorsqu'un conflit éclate, chaque communauté semble posséder sa propre milice et se livre à de brutales insurrections et contre-insurrections. Les racines des violences les plus récentes remontent au génocide rwandais du printemps 1994. Soldats et miliciens hutus massacrent 800 000 Tutsis et Hutus modérés avant la chute du régime de Kigali.
Dans ce contexte de contradictions et de conflits internes sans fin, le Mali semble sombrer dans le chaos et la barbarie. Une situation qui risque de durer en attendant la guerre annoncée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) contre les mouvements djihadistes qui contrôlent le nord du Mali. Un temps précieux pour les différents groupes armés qui se font la guerre entre eux. Les combats ont opposé le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) aux rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).
On dénombre des dizaines de morts, a affirmé une source sécuritaire malienne. Les combats se concentrent aujourd’hui au sud-est de Gao, près de la frontière avec le Niger. « Des gens désarmés ont été froidement abattus. Il faut une véritable enquête internationale pour savoir ce qui s'est passé à Ménaka», a déclaré la source sécuritaire malienne après les derniers affrontements entre le Mujao et le MNLA. Un peu plus bas, soit au sud-ouest du Mali, c’est le Nigeria où la menace d'une guerre civile préoccupe la communauté internationale. Ce pays a déjà été le théâtre d’une terrible guerre ethnico-religieuse. En proie à des attaques du groupe islamiste Boko Haram, particulièrement actif dans le Nord, les actes de violence ont fait près de 1 000 morts depuis mi-2009 au Nigeria. Les dernières attaques en date remontent à avril dernier où une attaque à la bombe et des tirs visant les fidèles de deux services religieux chrétiens ont fait vingt morts.
Le Kenya, un autre bastion de violence, a vu la semaine dernière la mort de plusieurs personnes lors de nouveaux affrontements intercommunautaires qui ont éclaté à Nairobi, au lendemain d'un attentat qui a fait sept morts. Les affrontements opposent des Kenyans à des Somaliens ou à des Kenyans d'origine somalienne, tenus pour responsables de l'attentat survenu à Eastleigh, un quartier de la capitale kenyane habité majoritairement par des Somaliens et des Kenyans d'origine somalienne.

Entretien avec Abdelhak Mekki*
72 sources de conflits en berne
InfoSoir : Quelles sont les principales causes de ces éternels conflits armés en Afrique ?
A. Mekki : Les causes sont inhérentes au colonialisme et à la mondialisation. Les pays africains se sont constitués à partir des configurations coloniales. Les peuples se sont ainsi retrouvés divisés en plusieurs ethnies comme cela s’est passé au Burundi et au Rwanda. Cela est même devenu une source de soubassement régulier à des situations conflictuelles. Et puis, les pays africains ont été gouvernés par des dictateurs avec des républiques bananières. La disparition de ces régimes a fait surgir de nouveaux conflits. Je peux donner l’exemple du problème qui oppose le Soudan, le Darfour et l’Ethiopie. Cette question pourrait être à l’origine d’une véritable guerre entre ces trois pays à cause d’un accord britannique sur l’utilisation des eaux du Nil.

Peut-on s’attendre à de nouveaux conflits à court et à moyen termes notamment dans les pays proches de l’Algérie ?
L’Afrique compte aujourd’hui 72 sources de conflits qui peuvent à tout moment exploser. C’est le continent le plus miné au monde. La pression de la mondialisation et du FMI ont davantage perturbé la stabilité déjà fragile de l’Afrique. Les règles imposées par ce Fonds ont d’ailleurs suscité beaucoup de réactions sociales. Quant aux pays proches et voisins de l’Algérie, ils sont très fragiles et risquent de connaître des combats interétatiques concernant les frontières notamment. Il faut savoir qu’au lendemain de l’indépendance des pays africains, l’Organisation de l’union Africaine (OUA) a repris le principe de l’intangibilité des frontières héritée de la colonisation. Le Maroc, par exemple, a adhéré à l’OUA avec des réserves sur ce point précis. On se rappelle tous la Marche verte de 1975. L’Algérie est donc située dans une région à haut risque qui comporte des conflits aussi bien ethniques que religieux qui sont tous les deux sources d’instabilité due à des problèmes de gestion et de gouvernance.

D’autres exemples concrets ?
Ce qui s’est passé en Libye après le renversement de Kadhafi. La Libye est aujourd’hui sujette à d’autres conflits avec le problème des guerres tribales, lequel risque de déstabiliser toute la région.

Certains pointent du doigt l’Occident comme étant à l’origine de cette instabilité. Qu’en pensez-vous ?
Non l’Occident entretenait de bonnes relations avec les régimes totalitaires en place. L’introduction de la bonne gouvernance et l’émergence des mouvements politiques figurent dans la stratégie naturelle de la prise du pouvoir. Le contexte leur est donc moins favorable qu’auparavant.

Les chefs de ces mouvements rebelles sont considérés comme des interlocuteurs non fiables. Un commentaire.
Dans ces conflits interétatiques ou intraétatiques, la difficulté est que ces mouvements de rebelles n’ont pas le même principe pour la gestion du conflit. Et lorsqu’on arrive à un accord il est rarement respecté. D’ailleurs ces accords ne résolvent pas ces guerres dans leur totalité car le sentiment de belligérance est omniprésent. Il ne faut pas oublier non plus que ces mouvements populaires ont besoin de financement d’où leurs relations souvent étroites avec la criminalité. Ils se frottent de manière très organique avec la criminalité d’où la croissance de ce fléau.

Source Infosoir Assia Boucetta

Le Pèlerin

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 20:47

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La lune

 

 

Une conclusion à rebours d’une croyance tenace, établie par des chercheurs québécois. Ils ont étudié la corrélation entre les cycles lunaires et les patients souffrants de problèmes psychologiques arrivant aux urgences.

CERTAINS PONCIFS ONT la vie dure. Comme celui de l’influence des phases de la Lune sur notre humeur voire notre santé mentale. Professeur à l’École de psychologie de l’université Laval à Québec, Geneviève Belleville a publié le 15 novembre dernier une étude sur le sujet dans la revue General Hospital Psychiatry. Bilan ? Arrêtez de mettre votre mauvaise humeur et vos insomnies sur le dos de la Lune, elle n’y est absolument pour rien.

L’équipe de chercheurs autour de Geneviève Belleville a mis en rapport le nombre de personnes arrivant avec des troubles psychologiques aux urgences de l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal et de l'Hôtel-dieu de Lévis avec les phases de la Lune. Le tout sur une période allant de mars 2005 à avril 2008.

Après avoir été expurgé des patients en proie à des problèmes cardiaques, le corpus de recherche s’est concentré sur 771 personnes souffrant de « douleurs poitrines non élucidées », c’est-à-dire imputées à aucune cause médicale. En revanche, un stress, une angoisse s’accompagnent souvent de telles douleurs. « Une évaluation psychologique a permis d'établir qu'une proportion importante de ces patients souffrait d'attaques de panique, de troubles d'anxiété, de troubles de l'humeur ou d'idéation suicidaire » indique un communiqué de l’université de Laval.

L’anxiété, 32% moins fréquente lors du dernier quartier

Les chercheurs ont relevé la date d’arrivée de chaque patient et retrouvé à quelle phase de la Lune elle correspondait. Suite à une simple analyse statistique, ils ont alors vu que la fréquence des troubles n’était pas plus ou moins importante en fonction de telle ou telle phase. Sauf pour l’anxiété, 32% moins fréquente lors du dernier quartier. Sans que l’équipe n’en détermine toutefois la raison (peut-être juste le hasard).

La pleine Lune ne s’accompagne d’aucune recrudescence de troubles psychologiques, ni dans les trois jours suivants ou les trois jours précédents. Oubliez les loups-garous à ces moments-là... Dans le détail, il y a eu 190 visites lors de pleines Lunes, 192 en nouvelle Lune, 189 et 142 pour les deux quartiers.

La pseudo influence de la Lune n’est pas une croyance propre à faire se gausser les professionnels de la santé. L’étude, et c'est en fait son enseignement principal, révèle que pas moins de 80% des infirmières et 64% des médecins y croient ! Pour eux, la pleine Lune irait de paire avec plus d’accouchements, de suicides, de comportements bizarres voire de violence. Or, ce n’est pas du tout le cas. C’est d’ailleurs le problème, pour les chercheurs: cette croyance au sein même du personnel hospitalier risque de biaiser leur jugement. Il serait indispensable qu'il s'en défasse pour mieux exercer leur métier.

Source Sciences et Avenir Arnaud Devillard

Le Pèlerin

 

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