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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 00:01

La tolérance et le respect d’autrui …..et si j’étais à la place de l’autre….. ?
Mère Térésa
Qu'est-ce que la tolérance?

« A l’occasion du cinquantième anniversaire de l'Organisation, les États membres de l'UNESCO ont adopté une Déclaration de principes sur la tolérance. Ils y affirment notamment que la tolérance n'est ni complaisance ni indifférence. C'est le respect et l'appréciation de la richesse et de la diversité des cultures de notre monde, de nos modes d'expression et de nos manières d'exprimer notre qualité d'êtres humains.

La tolérance est la reconnaissance des droits universels de la personne humaine et des libertés fondamentales d'autrui. Les peuples se caractérisent naturellement par leur diversité; seule la tolérance peut assurer la survie de communautés mixtes dans chaque région du globe. Tout comme l'injustice et la violence caractérisées, la discrimination et la marginalisation sont des formes courantes d'intolérance.

L'éducation à la tolérance doit viser à contrecarrer les influences qui conduisent à la peur et à l'exclusion de l'autre, et doit aider les jeunes à développer leur capacité d'exercer un jugement autonome, de mener une réflexion critique et de raisonner en termes éthiques. La diversité des nombreuses religions, langues, cultures et caractéristiques ethniques qui existent sur notre planète ne doit pas être un prétexte à conflit; elle est au contraire un trésor qui nous enrichit tous. »

Tolérance et indifférence

«L'indifférence, c'est un état sans douleur ni plaisir, sans crainte ni désir vis-à-vis de tous ou vis-à-vis d'une ou de plusieurs choses en particulier. L'indifférence, si elle n'est pas une pose, une affectation, n'a évidemment rien à voir avec la tolérance. Dans la mesure où la tolérance, c'est l'acceptation de la différence, celui qui affiche l'indifférence n'a aucunement besoin de pratiquer la tolérance envers qui que ce soit ou quoi que ce soit. Si tant est que l'indifférence soit un trait de la vieillesse, Maurois pouvait écrire: «Le vrai mal de la vieillesse n'est pas l'affaiblissement du corps c'est l'indifférence de l'âme.»

Tolérance et indulgence

L'indulgence est une disposition à la bonté, à la clémence; une facilité à pardonner. L'indulgence va plus loin que la tolérance, mais il est clair que les deux font un bout de chemin ensemble. L'indulgence est un trait de la vieillesse quand celle-ci est un mûrissement et non un durcissement ou un pourrissement

Tolérance et complicité

La complicité est une association dans le mal. Dans le langage juridique, comme dans le langage courant, il n'y a complicité que dans un délit. En ce sens-là, il peut arriver que l'on tolère une situation, une conduite, parce que cela fait «son affaire», comme on dit familièrement. Cette tolérance fournit un alibi, une excuse, un prétexte. Cette forme de tolérance dure le temps d'un intérêt commun et provisoire.»

Source Site de l’UNESCO

Le Pèlerin

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 08:43

Wikileaks - «Il faut sauver le soldat Rayan»

renseignements-generaux.jpg

Ceux qui avaient qualifié les fuites de WikiLeaks de «11 septembre bis» pour les Etats-Unis d’Amérique auront bien raison quand on voit déjà l’onde de choc produite par le déballage des mémos des réseaux diplomatiques US collectés par leurs diplomates en poste partout dans le monde. Même les pays supposés être les alliés les plus proches des Américains ont découvert, avec amertume et consternation, que leurs dirigeants n’ont pas échappé à l’œil du satellite planétaire qui plane au dessus de leurs têtes, à travers l’outil diplomatique investi de la mission secrète de noter les moindres faits, gestes et déclarations des différents acteurs susceptibles de présenter un intérêt pour la diplomatie américaine.

Bien évidemment, le combat étant inégal, les dirigeants des grandes puissances occidentales – dont on a pu apprécier quelques morceaux choisis sur leurs personnalités, leur profil psychologique peu avenant, leur compétence jugée douteuse – ont bu docilement le calice jusqu’à la lie.Au lieu de demander des explications légitimes à qui de droit, à l’Administration américaine, sur ces pratiques où la diplomatie se confond avec l’espionnage, le coupable est tout désigné. C’est, paradoxalement, le patron de WikiLeaks, Julian Assange, qui est accusé de crime contre l’humanité, de vouloir déstabiliser le monde et les relations entre Etats. Une certitude : derrière la raison d’Etat et les intérêts nationaux qui commandent de faire le dos rond, une attitude à laquelle se sont astreints les dirigeants européens cités dans les fuites, tous les hommes politiques et publics qui ont eu les «faveurs» des mémos diplomatiques US seraient bien hypocrites de ne pas admettre, en  privé, que le procédé américain est plus qu’inamical : il constitue un grave précédent dans les relations entre Etats.

Même si, dans une tentative désespérée on s’évertue ça et là, au niveau de l’Administration US et de ses alliés, à minimiser les conséquences de cette sombre affaire pour «sauver le soldat Rayan», le vase de Soissons est bel et bien brisé. Le secrétaire US à la Défense, Robert Gates, a dit tout haut ce que tous leurs partenaires pensent très bas : «Certains gouvernements traitent avec nous parce qu’ils nous craignent, d’autres parce qu’ils nous respectent, la plupart parce qu’ils ont besoin de nous», a-t-il concédé. Les conséquences pour la politique étrangère américaine «seront plutôt modestes» a-t-il prédit. Un optimisme qui est loin d’être partagé. Pour beaucoup, il ne fait pas l’ombre d’un doute que les relations et les usages diplomatiques entre les Etats-Unis et le reste du monde ne seront plus les mêmes à l’avenir.

De la même manière qu’il y a eu, au niveau de la lutte antiterroriste, un avant et un après 11 septembre, il y aura inévitablement, après les révélations de WikiLeaks, une autre façon d’appréhender la diplomatie au niveau des Etats. Chaque citoyen du monde, responsable ou simple quidam, qui met les pieds dans un cadre professionnel ou personnel, dans une mission diplomatique US, voire étrangère, quel que soit le pays, «ami» ou autre, ou qui aurait affaire pour les mêmes raisons à un agent, un fonctionnaire, un diplomate américain ou étranger, devrait désormais tourner sa langue plusieurs fois, surveiller ses faits et gestes. Le monde entre dans une nouvelle ère dominée par le spectre de l’espionite.

Source El Watan Omar Berbiche

Le Pèlerin

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 12:50

Economie - Afrique – Europe - Intérêt partagé

afrique

 

«L’investissement en Afrique doit être l’élément moteur des relations entre l’Afrique et l’Europe». Dans son intervention devant les chefs d’Etat et de gouvernement à Tripoli, le président de la République s’est fait le défenseur lucide et engagé de la philosophie déjà portée par le NEPAD. L’Afrique doit créer les conditions de son décollage grâce aussi à l’implication sans arrière-pensées des pays d’Europe. Le constat est fait depuis belle lurette. Le continent noir qui souffre d’un manque d’infrastructures et dont la mondialisation a aggravé davantage les faiblesses ne doit plus se contenter de l’aide, encore moins de la charité. La nouvelle approche dont notre pays se fait le chantre depuis des années, implique la création ou le développement d’instruments, par les pays et institutions européens, plus incitatifs pour orienter davantage leurs entreprises vers l’investissement. Le soutien politique à l’intégration n’a pas encore trouvé sa pleine traduction dans la conception et les mécanismes de la coopération pour le développement. L’Europe doit revoir quelques approches qui ont montré leurs limites avec notamment un flux d’IDE qui reste peu important. L’immensité des besoins, les capacités de l’Afrique autorisent toutes les ambitions. C’est grâce à la prospérité que générera cette dynamique que beaucoup de problèmes liés notamment à l’insécurité et à la migration des populations vers des espaces de prospérité vont trouver leur solution. La pauvreté nourrit toujours partout l’instabilité. Il suffit de jeter un œil sur la carte pour constater que les îlots de pauvreté recouvrent ceux de l’insécurité notamment dans cette zone de tous les dangers qu’est devenu le Sahel. «Un espace de co-prospérité constituera le socle de la stabilité et du progrès pour les deux régions», dit à juste titre le président de la République. L’Europe a peut-être une chance. Face à l’ampleur de la crise économique qui plombe l’activité dans le vieux continent, l’Afrique peut s’offrir comme le continent des opportunités pour ses entreprises. Dans tous les domaines, elles sont déjà présentes en Afrique. La Chine, en investissant le continent, semble avoir compris que l’avenir est aussi dans ces pays qui regorgent de ressources et où émerge un peu partout une classe moyenne avide d’améliorer soin niveau de vie. L’Afrique n’est plus le continent des calamités mais veut peser sur le cours de l’évolution du monde. «L’Afrique s’est inscrite dans une dynamique de paix et de sécurité, de bonne gouvernance et de relance de l’activité économique». Le constat du président Bouteflika s’appuie sur les réalités d’un continent qui prend à bras le corps ses problèmes de sécurité et où quelques conflits qui perdurent ne sauraient faire oublier les dynamiques économiques. Le redressement économique de l’Europe, une croissance forte et durable de l’Afrique peuvent aller de pair.

Source Horizons H.Rachid

Le Pèlerin

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 08:00

Bousculade entre avocats canadiens pour défendre les danseurs fugueurs

erable canada

 

C’est à une véritable bataille que se livrent des avocats montréalais pour offrir leurs services aux huit fugueurs du Ballet national qui ont demandé l’asile au Canada. C’est à qui arrivera le premier ! 

Montréal (Canada). Plusieurs avocats spécialisés en immigration et en demande d’asile tentent de se rapprocher des huit danseurs à travers des membres de la communauté installés à Montréal. Une aubaine pour ces membres du barreau québécois. Comme les danseurs ont déposé leur demande de refuge, dont le type sera défini par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, ils sont déjà pris en charge par le système d’aide aux demandeurs d’asile pour la couverture médicale et le logement, entre autres. Ils pourront aussi bénéficier de l’aide juridique qui consiste en la prise en charge des frais d’avocats jusqu’à un certain seuil.

L’introduction d’une demande d’asile leur permettra de séjourner légalement au Canada après l’expiration de leurs visas, dans six mois. Selon les délais que prendra leur demande, leur séjour pourrait s’étaler sur plusieurs années avant d’avoir une réponse définitive qui pourrait être un refus assorti d’un ordre de déportation (expulsion). Il n’est pas rare de rencontrer des expulsés algériens sur les vols entre Alger et Montréal. Entre temps, si leur situation change – un mariage par exemple – ils pourront passer au statut de résidant. Mais tout dépendra du dossier que préparera leur avocat. L’un des éléments sur lequel va se baser leur demande est certainement la menace qu’ils auraient reçue de la part d’un diplomate algérien au Canada. Un membre du ballet a accusé à tort, dans les médias algériens, l’ambassadeur d’Algérie au Canada, Smaïl Benamara, d’avoir provoqué leur fugue par ses menaces de représailles s’ils tentaient de rester au Canada. Ce dernier, rentré depuis en Algérie et ne connaissant pas apparemment qui est qui, a pris un autre diplomate pour l’ambassadeur. Ceci ne diminuant en rien la gravité de la menace.

Les danseurs étaient les invités exceptionnels du Festival du monde arabe de Montréal, à l’initiative de l’ambassade d’Algérie à Ottawa. «Nous n’avions aucune volonté de programmer cette troupe, mais l’ambassadeur était très enthousiaste. Nous lui avions dit que le délai était court, mais il a très bien réussi à remplir la salle. On était surpris : le public était à 90% algérien», a affirmé hier au journal La Presse le directeur du Festival du monde arabe, Joseph Nakhlé. Selon les huit fugueurs restés au Canada et qui se sont confiés à El Watan, l’ambassadeur algérien ne les a pas menacés et a essayé de les raisonner.

Un autre diplomate, qui serait du consulat d’Algérie à Montréal, leur aurait dit d’un ton menaçant : «Même si vous vous enfuyez à Vancouver (dans l’extrême ouest canadien) on vous ramènera tous menottés.» Il est clair que par solidarité, l’ambassadeur d’Algérie au Canada ne «vendra» pas son collègue. Réagissant à cette information, une source du consulat algérien a réfuté ce scénario et affirmé que la représentation montréalaise «n’est mêlée ni de près ni de loin à cette histoire». Prônant l’apaisement, la même source a rappelé que personne n’a été ou ne sera inquiété pour ses déclarations. «Vous pouvez vérifier auprès des personnes qui sont rentrées en Algérie», a-t-elle ajouté. «D’ailleurs, même ceux qui sont restés sont les bienvenus en Algérie, leur pays, s’ils décident de rentrer», conclut la même source.  

Source El Watan Samir Ben Djafar

Le Pèlerin

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 09:42

Confidentiel - Jean-Louis Borloo serait définitivement écarté de la course...

sarkozy-fillon.jpg

La sortie de François Fillon mercredi soir a payé. Selon nos informations, François Fillon a de grandes chances de rester à Matignon lors du prochain remaniement. Et l'hypothèse Jean-Louis Borloo a du plomb dans l'aile. «La messe est dite depuis mercredi soir. La plupart des membres du gouvernement en sont convaincus», a confié à 20minutes.fr une source proche d'un ministre de Nicolas Sarkozy.

En faisant acte de candidature à sa propre succession mercredi soir à Matignon, François Fillon aurait convaincu Nicolas Sarkozy de le garder en chef de gouvernement. Il faut dire que nombres de personnalités de la majorité n'ont pas cessé de défiler à l'Elysée pour expliquer à quel point Jean-Louis Borloo serait un mauvais choix. 

Reste, désormais, à connaître la date à laquelle interviendra le remaniement.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

 

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 08:00

Retraites - Le régime spécial des parlementaires va être revu à la baisse

assemblee nationale 

C'est une réforme «sans précédent» que Bernard Accoyer a détaillée hier sur RTL. Le président de l'Assemblée nationale a confirmé l'alignement du régime de retraite des députés sur celui de la fonction publique. La réforme devrait être adoptée le 3 novembre. Il s'agit principalement de remonter l'âge d'ouverture des droits à 62 ans, comme pour tous les Français, d'aligner le taux de cotisation sur le régime général, de baisser les pensions de 8%, et surtout de supprimer le système de double cotisation obligatoire.

Doutes sur la double annuité

Le système de la double cotisation permet aux députés d'atteindre 37,5 annuités en vingt ans de mandat et de toucher à ce titre une pension de 6000€ net par mois. Désormais, un an correspondra à une annuité. Au Palais-Bourbon, le principe est plutôt bien accueilli. «Enfin du bon sens», approuve Nicolas Dupont-Aignan. Pour Marisol Touraine (PS), «tout ce qui rapproche les parlementaires des Français est une bonne chose». «Il n'y a aucune raison que les parlementaires s'exonèrent de l'effort demandé à tous les Français», juge Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste.

Néanmoins, un désaccord demeure sur la mise en place, parallèlement à la suppression de la double annuité, d'un dispositif de retraite complémentaire facultatif. Les députés pourront y cotiser dix ans maximum. «De façon détournée, on aboutira au même taux de cotisation qu'avant qui donnera droit aux même montant de retraite qu'avec la double annuité», pointe le député (Verts) François de Rugy. Pour lui, «on fait sortir la double annuité par la porte pour la faire entrer par la fenêtre».

Source 20minutes.fr Antony Nataf

Le Pèlerin

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 21:35

France - Georges Frêche est décédé

georges-freche.jpg

 

Avant propos

J’aime les gens qui vont jusqu’au bout de leurs idées, sortent des sentiers battus sans toutefois sombrer dans l’exagération

Georges Frêche aura été surement un bon maire de Montpellier, un remueur de consciences

Les Tabous, il s’y asseyait dessus à une époque ou ces tabous paralysent toute notre activité et notre ingéniosité

Naturellement je n’étais pas toujours d’accord avec ses initiatives mais avec lui on ne risquait pas de s’endormir

Ave c lui on ne risquait pas de s’endormir en politique soporifique…

La France a besoin de bâtisseurs, et de gens qui vous fassent réfléchir sur les problèmes de notre temps

Le Pèlerin

Le président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon avait 72 ans...

Le président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon Georges Frêche est décédé, selon Le Midi Libre. Selon le sénateur Robert Navarro, il est décédé d'un arrêt cardiaque.

L'ancien maire de Montpellier avait été réélu en mars à la tête à la tête du conseil régional de Languedoc-Roussillon, après avoir largement dominé le second tour du scrutin des régionales, réunissant 54,19% des suffrages, devant l'UMP (26,43%) et le FN (15,67%).

La campagne avait été marquée notamment par son bras de fer avec le PS, qui l'avait déjà exclu de ses rangs en 2007 pour ses dérapages verbaux et lui avait opposé une liste conduite par Hélène Mandroux, maire de Montpellier.

Né en 1938, dans le Tarn, il est élu député en 73, maire de Montpellier en 1977 puis président de la région en 2004.

Réputé pour ses prises de position controversées et ses déclarations à l'emporte-pièce, Georges Frêche est aussi l'homme qui a développé la ville de Montpellier, au prix de la mise en place d'un système parfois décrié.

En février dernier, il était venu répondre aux questions des internautes dans les locaux de 20minutes.fr au cours d'un chat et d'une interview vidéo:  Il n'avait d'ailleurs pas résisté à lâcher une petite provocation:

Des hommages en demi-teinte

Les réactions n'ont pas tardé dès l'annonce du décès du président DVG de la région Languedoc-Roussillon...

L'ancien numéro un du PS, François Hollande, a rendu hommage dimanche soir à Georges Frêche, décédé d'un arrêt cardiaque, en saluant «un bâtisseur et un visionnaire pour sa ville et sa région». «Georges Frêche était une forte personnalité. Il avait une conviction telle qu'il pouvait déplacer des montagnes, ce qu'il a fait pour sa ville de Montpellier et sa région. Il était un bâtisseur et un visionnaire pour sa région et sa ville et de ce point de vue-là, il laissera une trace», a-t-il dit à l’AFP.

Pour l'ancien premier secrétaire socialiste, qui avait prononcé son exclusion du PS en 2007, Georges Frêche avait usé de «sa liberté» quitte «à choquer et blesser même» quand «il ne mesurait pas toujours ses propos». Un sentiment révélateur de la vie de Georges Frêche. Mais, a-t-il ajouté, «il était d'une grande intelligence et d'une grande sensibilité».

L'actuelle première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui s’était violemment opposée à Georges Frêche allant jusqu’à l’exclure du PS et à présenter contre lui une liste socialiste aux régionales a salué dimanche la mémoire de Georges Frêche, «un grand élu visionnaire et bâtisseur dont le nom restera à jamais lié à Montpellier et à sa région. Au-delà des désaccords que nous avons pu avoir, je souhaite me souvenir d'un homme courageux et engagé», ajoute-t-elle dans un communiqué.

Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, Georges Frêche était aussi «un homme politique qui a compté dans sa région, avec une forte personnalité». «Malheureusement, a-t-il ajouté à l’AFP, il y avait eu dans les dernières années des dérives et il avait tenu des propos condamnables que nous n'avons pu cautionner ni accepter, et qui avaient conduit à une rupture entre lui et nous dans la région.»

Ségolène Royal, que Frêche avait soutenue en septembre 2008 contre Martine Aubry, a également rendu hommage au grand élu local. «Au-delà des polémiques, Georges Frêche restera un grand élu local qui a donné sans compter son énergie au développement des territoires que les électeurs lui ont confiés depuis 1973. En se battant sans relâche pour le développement économique et urbanistique de Montpellier, il a fait de cette ville la grande cité qu'on connaît aujourd'hui», explique-t-elle dans un communiqué.

René Revol, représentant du Parti de Gauche dans l'Hérault et rival de Georges Frêche pendant les régionales. «Je salue la mémoire de Georges Frêche moi qui étais toujours opposé à sa politique. Il a été un grand maire de Montpellier mais c'est entaché par une fin de règne mégalomane.»

Le maire de Montpellier et ex-rival de Georges Frêche aux régionales Hélène Mandroux était partie en début de week-end au Japon. D'après son service de communication «elle rentre dare-dare».

A droite, les élus locaux ont également fait part de leur tristesse, insistant plus sur la force de l’homme que sur les controverses qu’il a pu susciter.

Jacques Domergue, député UMP de l'Hérault. «Georges Frêche est décédé, c'est le Languedoc-Roussillon qui est en deuil. Il avait un cœur fatigué, tout le monde savait qu'il partirait d'un coup. C'est un homme qui a marqué notre territoire, il est parti avant d'avoir organisé sa succession. Il va laisser un grand vide. J'avais beaucoup de respect pour Georges Frêche que j'ai battu pendant les élections, ce qu'il n'a jamais accepté. Je ne savais même pas qu'il était rentré de Chine. Ce voyage n'était pas l'idéal. Je pense que s'il devait avoir un regret, c'est de n'avoir jamais été reconnu au plan national. C'était un baron local. Il se voyait ministre de l'Intérieur du temps de Jospin en 2002. On est sous le choc.»

Jean-Pierre Grand, député-maire de Castelnau-le-Lez (UMP). «Cela faisait 27 ans que je travaillais pour l'agglomération avec Georges Frêche en parfaite intelligence et avec une vision commune de la politique. L'homme était hors-du-commun, sous une certaine brutalité, il y avait de l'humanité. L'homme de culture et le politique ne faisait qu'un et c'est pour ça qu'il était souvent mal compris.»

Arnaud Julien, président UMP de l'Hérault. «Il y a une page de l'histoire de notre région qui se tourne. Ce que je garderais, c'est le bâtisseur, l'homme qui a fait exploser Montpellier, qui lui a permis d'être une mégapole.»

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:25

La liberté de pensée

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C’est le titre d’une célèbre chanson de Florent Pagny, c’est aussi le titre d’un traité philosophique de Voltaire en 1760, mais en ce qui me concerne, je la situe dans le contexte universitaire dans lequel j’évolue.

Pascal nous dit que la pensée fait la grandeur de l’homme, car elle lui permet de se représenter ce qu’il est, de se représenter le réel par concepts. Conjuguée à la liberté, elle repousse les limites de notre cerveau à produire de l’intellect. Le processus de mondialisation qui accélère les changements économiques et sociaux devrait s’accompagner de celui du renouvellement des ressources intellectuelles puisées dans les gisements naturels des laboratoires de recherche, des vagues successives de diplômés universitaires, des nouvelles idées qui émanent de débats contradictoires à travers les associations apolitiques et civiles, des découvertes scientifiques et technologiques qui ont un impact réel et positif sur le bien-être de la population. La formation de l’esprit critique doit commencer dès le plus jeune âge, cependant, le but de mon article est de montrer que ce n’est malheureusement pas dans ce sens que l’on le dirige.

Subordonner l’aspect scientifique aux contraintes et procédures administratives caractérisées par la rigidité, la lourdeur bureaucratique, l’arbitraire (parfois) et le manque d’ouverture spirituelle est de nature à briser les élans et les velléités progressistes et prospectives. Il est difficile d’imaginer l’avenir de l’université si la gestion, telle que conçue par certains, laisse peu de latitude aux sous-responsables qui peuvent être évincés plus pour des raisons d’indocilité que d’incompétence, si on n’arrive pas à dissocier le phénomène de valorisation de la recherche de celui des méthodes et balises qui y conduisent, si ceux qui ont à cœur de nous faire sortir de cette inertie n’ont pas droit (ou plutôt voix) au chapitre, et si le flou persiste pour savoir qui est au service de quoi. Dans les pays communistes, les intellectuels sont poursuivis pour leurs opinions bourgeoises dès qu’elles s’écartent de la doctrine du parti et de la propagande officielle, la liberté de penser est réduite par la censure du pouvoir en Iran où la presse est soigneusement muselée. Les pays préfèrent rechercher le profit à court terme en culminant les compétences utiles et rapides à fabriquer, ils renoncent imprudemment à l’investissement à long terme qu’est celui de la formation de base et de la curiosité scientifique nourrie par la capacité d’exercer « librement » son esprit critique, de pouvoir comparer avant de choisir sur la base de critères viables.

Ne pas sortir des sentiers battus semble être le maître mot que cela soit au niveau pédagogique, scientifique ou managérial. En effet, l’université demeurée au fil des siècles parmi les rares endroits à l’abri des expressions de force, un lieu où des discours qui professent paradoxalement l’ouverture, est en train de glisser vers un mode à la caserne, où le chef, le professeur, l’agent… ont toujours raison, vers une mise au pas (à l’instar de celle de la société) qui fait craindre des lendemains peu reluisants. Les outils aussi bien que les démarches sont de plus en plus imposés, et par conséquent de plus en plus contestés (les protestations font tache d’huile), réduisant la liberté de pensée, et par ricochet, celle d’agir aux plus simples expressions. Privant les jeunes cadres de réaliser des projets novateurs, marginalisant les compétences qui se dressent en opposition, ce dirigisme fatal est en contradiction avec l’ouverture du savoir et l’objectif de produire des citoyens démocrates ; sans conviction, l’aspect exécutoire prime sur le rationnel. Ce système, une fois mis en place, est autoréplicatif, il se reproduit telle une épidémie à tous les niveaux.

L’étudiant se voit disposer d’une série de faits sans avoir la perspicacité de juger, on assiste à des cours magistraux ternes qui n’intéressent plus, on n’y assiste qu’occasionnellement, où les paradoxes peuvent passer sans soulever le moindre étonnement, sans feed-back, sans participation active, et sans questions-réponses. Ceux qui s’aventurent à comprendre ou s’expriment correctement en français sont tels des extraterrestres, taxés de phénomènes étranges, pointés du doigt s’ils ne sont pas carrément écartés. Par leur soif de percer les mystères de la nature, ils dérangent la quiétude des gardiens du temple du conservatisme nationalo-linguistique. Au niveau pédagogique, l’étudiant, une fois ses modules acquis et par la rareté des explorations académiques hors période de travail (avez-vous vu un jeune bouquiner pendant les vacances ?), il a déjà tout oublié ; à la prochaine rentrée universitaire, il aura entre temps « formaté » son cerveau et suivi une cure d’apprentissage à l’envers. Il n’y a pas de mécanisme de construction des connaissances et d’apprentissage qui facilite leur assimilation par couches, ni leur mémorisation à long terme. Le gestionnaire tétanisé se doit d’appliquer à la lettre les instructions venant d’en haut, et l’enseignant, apeuré par un excès de prudence dans l’exercice de ses pensées, est astreint d’appliquer un contenu peu adapté pour ne pas dire caduque dont il n’est pas imprégné et dont il ne fait souvent pas l’effort d’actualiser.

Les copies, les travaux pratiques, les langages de programmation doivent être conformes à ce que veut l’enseignant. Le contenu des programmes a sacrifié les aspects qui stimulaient l’esprit critique au profit de ce qui aide à avoir des bonnes notes, c’est-à-dire des modèles façonnés et des prototypes prêts à l’emploi, et les sujets d’examen deviennent impossibles à traiter dès que les exercices ne sont pas des reproductions - où on a pris le soin de changer les données - des fiches de travaux dirigés. L’absence cruelle d’imagination commence à l’école par la rédaction ou bien l’expression écrite qui est souvent une simple réorganisation des phrases dans le bon ordre. Dans un marasme durable, tout est objet finalement ; pour tout un chacun et parce qu’on lui dit qu’il n’a pas la maturité pour le faire, il se trouve que l’on a décidé pour lui, réfléchi à sa place et résolu son problème sans considération de cette dimension humaine qui fait la différence pour qualifier ses porteurs d’intelligents. Le résultat est désolant : au lieu d’apprendre à convaincre, nous avons appris à être convaincus ! Nos capés, au contact des autres civilisations, ont du mal à avouer leur ignorance, ou pire encore, s’exprimer correctement dans une langue.

L’étudiant algérien (ce n’était pas le cas il y a quelques années) parti poursuivre ses études à l’étranger, a-t-il les prédispositions nécessaires lorsqu’il se retrouve pantois dans un système impitoyable ayant peu de choses communes avec celui qui l’a formé ? Dépourvu de l’essentiel, c’est-à-dire du sens de l’analyse et celui des responsabilités, il aura tardivement et à ses dépens, à travers la vacuité de ses connaissances pratiques et l’impuissance de son argumentation, compris que réussir n’est pas seulement avoir un diplôme. Cette déficience l’empêche ici en Algérie d’intégrer facilement le milieu professionnel pour lequel il est destiné. Avoir un diplôme - prenez l’exemple du bac cette année - ne lui aura pas servi à grand-chose, pas même à avoir un niveau intellectuel correct, quant aux entreprises, elles éprouvent le manque d’initiatives de ses managers comme un sérieux handicap.

Mon père, n’ayant même pas réussi sa sixième du temps de la France, savait quand même rédiger une lettre. Je revois son image des heures durant, plongé dans son journal avec ses grosses lunettes de presbyte, manifestant de temps à autre des signes de désolation. En lisant une de mes étudiantes un jour, les fautes de français qui ont bourré sa copie donnaient à sourire. Le fou rire passé, je me suis dit que ce n’est pas de sa faute ; enfin pas toute à fait. Est-ce la fierté du système éducatif de nous fournir des bacheliers en quantité ne sachant pas trop quoi en faire ? Comment avec des élèves ayant poireauté des mois aux portes des lycées, une dernière place dans les olympiades des mathématiques, et des librairies transformées en pizzerias (le dernier exemple est celui de l’espace Noûn à Alger), interpréter et être fier de ce chiffre de 61% de réussite au bac ? (la rumeur circule déjà que l’an prochain, il sera encore meilleur). Je viens de lire que pour accéder en pharmacie, il faut avoir 15.94 de moyenne, j’ai alors imaginé un amphi plein à craquer de mention « très bien ». C’est très bien, diriez-vous, une situation que nous envierait n’importe quelle université étrangère ! Quelle aubaine pour les profs de pharmacie ! Par quel miracle s’est réveillé le génie qui est en nous ? Les parents ne sont pas dupes, il n’y a pas de quoi s’enorgueillir, ils savent que ce satisfecit est un leurre et qu’on ne fait que retarder l’échéance fatidique. Arrêtons de nous voiler la face !

Comment dans un système où la fraude tente à s’institutionnaliser, où un accès aux formations spécialisées (genre post-graduations) arrive à contourner sans scrupules l’égalité des chances, pouvoir assurer une intégrité et une crédibilité d’un diplôme ? Heureusement, il se trouve toujours quelques brillants étudiants qui s’accrochent aussi bien ici qu’à l’étranger, grâce également au milieu familial duquel ils sont issus, et qui a su préserver leur attachement à la modernité. C’est d’ailleurs pour ce noyau d’étudiants dont la vigilance objectera toujours aux pratiques qui nous font reculer qu’on a plaisir à travailler. Même les productions scientifiques ne sont pas épargnées. Censées apporter du sang neuf dans les perspectives et les retombées de la recherche, elles sont souvent redondantes et peuvent échapper à la logique ou à la rigueur scientifique. En quantité au détriment de la qualité, objets de business, écrites souvent dans le but de soutenir une thèse, elles ne collent pas avec les préoccupations majeures des entreprises économiques, ou les aspirations réelles de la société. Elles ne sont plus l’aboutissement du travail de recherche, elles en deviennent le but. Pourtant dans l’histoire des sciences, beaucoup d’exemples montrent que c’est en réfutant les thèses et les préjugés du moment fussent-ils écrits par les maîtres, que les grandes découvertes ont eu lieu ; ennemis de l’imprimature, les scientifiques refusaient d’admettre une vérité comme étant définitivement absolue. « Ce n’est pas en cherchant à améliorer la bougie qu’on a inventé l’ampoule électrique », écrit E. Brezin. A l’image de la société où la peur et la résignation ont déjà neutralisé la mobilisation citoyenne et syndicale, la disparition de cet esprit « socratique » ayant presque été constatée à toutes les échelles de la formation, l’université plus que jamais fragilisée dans sa vocation universaliste ne récolte que le produit du système.

Elle laisse ainsi la place à la médiocrité qui ne se fait pas prier pour s’installer car elle suggère désormais l’étouffement des voix discordantes, la place à un immobilisme routinier qui plombe le quotidien et bloque l’horloge du développement. Le divorce entre savoir et culture est patent, il ne faut pas s’attendre - sauf si un sursaut révolutionnaire changera notre mode de perception et nos mentalités - à l’émergence d’une génération mue par la volonté d’innover et capable d’accepter la diversité ou discuter les opinions d’autrui. Cloîtrés (dans le sens hermétiques), habitués à la fainéantise et assommés par la langue de bois, - néanmoins bien perméables aux idées noires ou d’un autre âge -, arrivera un jour où nous renoncerons de penser librement même si la démocratie nous sera offerte ! La période du terrorisme nous a suffisamment indiqué pourquoi il est si facile de manier les esprits crédules pour en faire des machines à tuer. Les populations ont dû subir le diktat des émirs autoproclamés. Niant simplement la valeur de la vie, des centaines (ou des milliers) d’adolescents étaient prêts à l’endoctrinement car n’ayant pas cette aptitude de discernement entre le bien et le mal, stigmatisant les effets et les produits du modernisme comme une matérialisation satanique. Afin d’étayer mes propos, voici un extrait typique d’un écrivain contemporain : « Le reste du monde peut faire de la science, et nous musulmans pouvant la découvrir de nouveau dans le Coran ». Au lieu de nous démontrer que les visions modernistes résonnent harmonieusement avec les crédos islamistes d’une approche réformiste qui nous pousse à travailler, on nous dit que rien ne sert de se creuser les méninges, tout a été prévu.

Sous prétexte parfois qu’il y a risque pour la croyance et pour la stabilité du système à investir les lacunes des connaissances scientifiques, cette léthargie généralisée a tué l’imagination créatrice et figé le moule de la réflexion, ainsi elle affecte la régénération des systèmes de pensée, de raisonnement et de preuve logique. Sans vouloir verser dans l’alarmisme, ceux qui malheureusement règnent en force, ce sont les adeptes de « la nature a horreur du changement ». Pour admettre qu’il est difficile de rompre avec les méthodes du passé, il n’a pas bougé depuis trente ans, pourquoi l’APN est grippée, pourquoi on maintient telle personne à son poste, sur quelle base telle autre est primée, ou alors ce qui se passe pour notre équipe de football, comment sélectionner un sélectionneur ; au lieu d’avoir des objectifs plus ambitieux d’aller de l’avant (celui de marquer des buts), on reste sur la défensive. Après tout cela, on se demande pourquoi le pays, avec toutes ses potentialités, n’avance pas ?

Plus grave encore, la prétendue croyance est une autre chape de plomb, un quitus pour accéder à certains privilèges ; ce prurit de vertu enveloppé dans du wahabisme sectaire est servi pour justifier la non -raison. Ne pouvant s’affranchir d’idéologie sous jacente ni éviter de sombrer dans une démonstration mystique ou fondamentaliste, se sont libérés au contraire tous les effluves du rejet qui nourrit la rancune, l’extrémisme et la haine ; le dogme de la pensée unique continue d’inspirer pas mal de décideurs zélés qui sentent le danger d’une dé-pérennisation. Ne pouvant résister à l’ambiance rentière, les autres qui passent leur temps à graviter autour du système clanique en attendant leur désignation portent la responsabilité de former ou gérer l’élite de la nation. « La science n’est pas un tas de faits, comme une maison n’est pas un tas de briques », disait Poincarré ; elle n’est pas un processus mécanique, elle repose sur des intuitions individuelles et des consensus ensemblistes, ce n’est donc pas fortuit si la pensée créative s’est appliquée d’abord à la pensée scientifique avant de s’étendre au domaine artistique.

Quand j’étais jeune, je jouais au legos, ce jeu danois qui stimule la réorganisation des pièces afin de construire et de donner libre cours à son imagination. A quoi jouent nos enfants aujourd’hui ? Au pistolet, au gendarme, aux jeux vidéo interdits pour leurs scènes de violence, des heures à surfer ou chatter sur internet sans la moindre utilité ou enrichissement des connaissances… tout ce qui peut abêtir les jeunes de notre époque est l’unique moyen de se défouler. Il faut rechercher peut-être parmi les causes des accidents, cette attitude de défouloir sur les routes comme l’effet d’une des frustrations vécues par les nouveaux permis notamment les plus jeunes, assimilés à des permis de tuer. Dénués de cet exercice intellectuel indépendant de toute forme de pression, celui à même de provoquer leur esprit et d’éveiller leur potentialité en matière d’intelligence, combien jouent aux échecs et aux mots croisés ? La ferveur autour des discussions ou réunions enrichissantes avec des personnalités du domaine (verrouillage médiatique aidant) décline de manière inexorable, et la jeunesse laquelle aucun ordre ne pouvait satisfaire, a perdu beaucoup de terrain, elle a perdu cette spontanéité, cette confiance en soi, et ce caractère rebelle qui a toujours fait sa personnalité. Aux rares appels à l’ouverture dans toutes ses formes, le système dans une totale indifférence lui répond par une surdité nonchalante.

Il y a des propositions de supprimer des programmes tout ce qui est jugé « superflu » : c’est-à-dire l’histoire, la géographie, la philosophie, le français,… Le raisonnement est tout simple : « Répétez après moi, répetez… » Puisqu’il s’agit d’apprendre sans comprendre, autant s’en passer. Dans cette logique, on n’a pas besoin de savoir compter puisqu’il y a la calculatrice, nos enfants vont à l’école plus pour nous faire plaisir car l’ingéniosité (ou la qafza) se mesure par la capacité d’user de la fraude pour gravir les échelons ou s’enrichir de manière illicite par des subterfuges qui violent la loi, ils établissent que les normes de la réussite sociale sont presque inversement proportionnels au nombre d’années d’études. Dans un souci d’aller vite en besogne afin d’accroitre le PIB, il faut une élite technologique, avec des connaissances très pointues, des « robots » téléguidés incapables de sortir de la sphère dans laquelle ils ont été conçus. Cela pour dire que le développement ne se résume pas uniquement en l’acquisition et la consommation des produits technologiques, clés en main, s’il nous manque le savoir-vivre, le sens de l’observation, les principes d’éthique, le civisme et le mode d’emploi. De quoi sont faits les cours d’éducation civile ou le contenu des prêches religieux ? Ont-ils une conséquence positive sur l’éducation de nos enfants et nos adultes ?

Axées sur l’enseignement civique et la culture générale en adéquation avec la réalité de l’environnement, au contraire des approches pragmatiques mettent plus l’accent sur l’instruction des relations et la mobilisation des concepts que sur les notions enseignées. Que ce soit en chimie ou dans la théorie des systèmes, les liaisons ont plus de valeur que les composants. Le diamant est fait d’atomes de carbones. La maitrise des liens entre concepts est le seul moyen d’assurer une grande stabilité, d’en intégrer de nouveaux sans faire appel uniquement à la mémoire et au « par-coeurisme » béat. Entre deux étudiants, l’un ayant récité texto sa leçon, et l’autre tenté d’en exprimer le sens, je vous laisse deviner à qui on donne présentement la meilleure note ? « L’imagination est plus importante que les connaissances », dixit A.Einstein. Les priorités de développement évoluant sans cesse, nous avons toujours essayé de les calquer sur les pays européens alors que ni nos besoins ni nos moyens humains et matériels ne sont les mêmes. Cela témoigne du fait que nous avons tendance à tout importer (ou télécharger) : les schémas stéréotypés élaborés ailleurs, les programmes de licence et master, la bureaucratie, l’obscurantisme de certains illuminés véhiculé par des livres subversifs… du bon, du mauvais avec plus de mauvais que de bon.

Des efforts démesurés sont consacrés à cette adaptation (système LMD) de modèles « standards », phénomène de mode oblige, sans une évaluation objective de tous les paramètres, sans y associer tous les acteurs et sans vision à long terme sur le plan socio-économique et des filières sont supprimées sans faire de bilan. Est-ce que nos enseignants, tous paliers confondus sont en mesure d’inculquer aux jeunes générations les bases du véritable progrès ? Avant de le transmettre aux autres, il faut d’abord le discuter, adhérer à ses principes ! Le progrès ne se décrète pas par simple auto satisfaction en dopant les chiffres si choisir n’est qu’une illusion. Les projets louables de promotion de la recherche ne trouveront des échos que si leur finalité devient la quête de qualité, l’exploitation optimale des richesses et vaincre notre isolement scientifique et culturel. A-t-on aujourd’hui, avec tous les moyens qu’on met à la disposition, des laboratoires censés être le vivier de la matière grise, un cadre adéquat et un objectif pour une mentalité de la recherche ? Quel type de chercheur pourrait bâtir l’Algérie de demain si des dispositifs liberticides jalonnent son parcours ? C’est en encourageant en premier lieu le chercheur que l’on saura assoir une politique viable et efficace de la recherche. En somme, orienter le modèle de la pensée qui se retrouve assujettie à un canevas tout dessiné, ou restreindre les déplacements à l’étranger comme vient de le prôner cette nouvelle mesure du ministère constituent des entraves à cette liberté (sujet du thème de cet article) et confortent la thèse d’un autoritarisme gangrénant.

Il ne faut cependant pas confondre liberté et anarchie ; les enseignants sauront faire la part des choses entre une organisation structurée et devant obéir à une charte, et un abus qui s’érige en monopole (même scientifique) et qui va à l’encontre de la mondialisation. Les étudiants sauront faire la distinction entre indiscipline et liberté en respectant les règlements internes et l’avis des autres, différent soit-il. Il est possible, dans la légalité, d’oser bousculer l’ordre établi, de dénoncer sans braver l’interdit, de reconstruire cette solidarité dissoute. Le Coran, loi divine et suprême, utilisé à bon escient, tout en insistant sur le respect de la chose immuable, n’exhorte-t-il pas les croyants à étudier la nature en utilisant un beau privilège spécifique à l’humanité : « la raison » ? C’est par cette même raison, et non en usant de la force qu’il faut convaincre. Contrairement à se réfugier dans le repli et sombrer dans la désuétude, c’est la démarche d’une perpétuelle investigation qui a fait la prospérité des sciences durant l’âge d’or islamique. « Beyt el hikma » ou maison de la sagesse du temps des Abbassides était une sacrée bibliothèque à une époque où les savants étaient estimés à leur juste valeur dans la société. Tout est possible, il suffit de croire au changement afin d’être un de ses artisans. Alors que nous, on veut y retourner, plusieurs pays sont sortis de leur sous-développement grâce à un déclic : « Il ne faut compter que sur soi-même ! ». Le salut c’est d’abord de se donner un but à son existence, et avant de partir le chercher ailleurs, il faut le définir. L’espoir est dans cette jeunesse qui possède cette volonté de relever le défi, j’en suis certain.

Dialogue rompu, et s’étant rendu compte qu’elle n’a rien à attendre d’en « haut », que son avenir a déjà été hypothéqué par une faillite programmée du système économique, endettée jusqu’au cou et malgré elle, elle est obligée rapidement - car le temps qui passe joue en sa défaveur - par une sorte de conscience collective, de se prendre en charge, de se regrouper autour des idéaux républicains, de refuser de se plier aux exigences parce que ceux sont des exigences dictées, de se débarrasser de cette stagnation qui a été longtemps un frein pour son émancipation - en l’occurrence de l’archaïsme et de la négation de l’autre -, de ne plus attendre aux portes de l’histoire mais d’y entrer quitte à le faire sans frapper, de créer des espaces ouverts de communication afin de promouvoir les idées, de chercher à comprendre, d’aller surfer sur les « bons sites » en prenant internet comme plateforme de libre échange intercommunautaire, de zapper sur les « bonnes » émissions TV en écoutant lorsqu’il y a un débat, de ressusciter cet amour pour la lecture que l’école a fait fuir, d’essayer des casses têtes mathématiques et les mots fléchés, de bannir ce copier-coller, de se poser des questions même si on n’a pas encore de réponses, de demander des explications parce qu’il doit y en avoir, d’avoir le courage de dire « non » lorsque tout le monde a dit « oui » (ou le contraire), de redécouvrir que le véritable patriotisme n’est pas seulement de saluer l’hymne ou le drapeau national, de réapprendre les ABC de la démocratie et surtout se sentir libre à développer ses pensées.

(*)Source El Watan Haffaf Hafid

Professeur en informatique. Université d’Oran

Le Pèlerin

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 07:38

Le CAERT, Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme : l’étude et son objet

otages sahel

 

C’est donc cela “les études et la recherche sur le terrorisme” ? Le CAERT, Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme, a tout l’air de troquer sa vocation de dispositif de veille contre la menace terroriste contre celui d’observatoire des velléités néocoloniales occidentales, si l’on en juge par le discours de son directeur qui donnait une conférence, avant-hier, à Alger.

Tout en expliquant les facilités qui ont permis l’implantation de l’Aqmi au Sahel et les enjeux mafieux et économiques que la région renferme, Lies Boukraâ finit toujours par minimiser le péril Aqmi, le réduisant, tour à tour, à “un leurre” ou à “l’arbre qui cache la forêt”, la forêt en question étant faite de visées néocoloniales. Comme si la présence occidentale avait besoin de l’Aqmi pour se renforcer au Sahel.

“L’Aqmi n’est pas le véritable danger pour les pays du Sahel, comme veulent bien nous le faire croire les Occidentaux, mais c’est l’ingérence étrangère dans la région”, parce que l’Aqmi est “militairement prenable”, nous dit le directeur du CAERT. À se demander pourquoi un Centre africain dédié à ce phénomène, qui n’est qu’un “leurre”, un “arbre” et qui “n’est pas un véritable danger”, et qui, de toute manière, est “militairement prenable” !... Sans nous dire par quelle armée, quels moyens et dans quelles conditions l’Aqmi serait-elle “prenable”. Et si cela était vrai, on l’aurait su depuis vingt ans que le monde, et l’Algérie en particulier, sont confrontés aux assauts meurtriers d’Al-Qaïda et de ses démembrements.

Le conférencier va jusqu’à faire l’amalgame entre la situation au Darfour et celle au Sahel, entre un ethnocide suscité ou, au moins, couvert par le pouvoir politique central d’un État, avec la complaisance solidaire des régimes du continent et un espace de déploiement du mouvement terroriste islamiste international. L’essentiel est que les deux conjonctures peuvent donner prétexte à l’ingérence étrangère. Pourtant, si les deux contextes peuvent la faciliter, ils ne sont certainement pas le fait de quelque intention néocoloniale. Le terrorisme islamiste est d’abord de nature endogène, même si le contexte géopolitique lui facilite la tâche.

Tout est dit comme si l’organisme africain voulait quitter sa vocation antiterroriste et botter en touche vers les poncifs anticoloniaux. Car, si l’Afrique en général, et les pays du Sahel en particulier sont colonisables, c’est d’abord par la faiblesse stratégique collective et individuelle des États concernés. Que peut faire, en effet, le Niger, en l’état actuel de son économie, sinon de vendre son minerai d’uranium à une puissance nucléaire ? Que peut faire la Mauritanie, en l’état actuel de ses moyens, sinon de concéder ses eaux poissonneuses à une puissance de la pêche ? Et que peut faire l’Algérie, en l’état actuel de sa politique économique, sinon de vendre ses réserves d’hydrocarbures à des multinationales pétrolières ?

“Les études et recherches” sont stériles quand elles veulent éviter d’affronter la réalité de leur “objet”.

La démarche, censée être celle de l’Union africaine, ne nous aide pas beaucoup, s’il s’agit de redécouvrir le risque colonial et néocolonial, là où il est question de saisir la réalité du terrorisme islamiste.

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr

Le Pèlerin

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:15

Tout musulman doit respecter cette loi en France”selon les représentants du culte musulman

nikab

 

Des représentants du culte musulman en France ont affirmé, hier, prendre acte de la validation par le Conseil constitutionnel français de l’interdiction du port du voile intégral (burqa, niqab) par les femmes dans l’espace public de ce pays. “Tout musulman épris de droit et de légalité ne peut qu’appeler au respect de cette loi”, a indiqué à l’APS, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui. Tout en affirmant ne “pas souhaiter que le port d’un tel voile s’installe comme pratique sur le sol français”, M. Moussaoui a indiqué qu’“aucune des quatre écoles juridiques musulmanes (madhahib) ne reconnaît le port du voile intégral, sauf celui laissant apparaître le visage”. La décision du Conseil constitutionnel ouvre la voie à la promulgation de la loi, l’interdiction elle-même ne devant entrer en vigueur qu’au printemps 2011 après six mois de “médiation” et de “pédagogie”. Cette médiation a été une demande “spécifique” du CFCM, a rappelé M. Moussaoui, qui a annoncé que le conseil a déjà entamé un travail de sensibilisation auprès des imams. “Nous avons arrêté un plan d’action qui comporte deux volets. le premier concerne les imams qui auront, à travers leurs prêches, à sensibiliser sur le port du voile, celui connu et reconnu par l’ensemble des théologiens. Le second concernera les femmes qui souhaiteraient s’entretenir avec des imams qui tâcheront de les convaincre sur la nécessité de porter le voile simple”, a-t-il expliqué. La Grande-mosquée de Paris a, par le biais de son porte-parole, souhaité “ne pas s’exprimer encore une fois sur une question vis-à-vis de laquelle sa position est connue”.
“Le port du voile intégral n’est pas une prescription islamique”, a affirmé Slimane Nador, pour qui “il est du devoir du musulman en France d’accompagner le législateur car force est à la loi”. L’avocat à la cour, Me Chems-eddine Hafiz, ne s’explique pas, quant à lui, “l’empressement” du Conseil constitutionnel à valider une loi dont il doute de la “pertinence”. “Cela se passe au moment où des recommandations du Conseil de l’État et du Conseil consultatif des droits de l’homme attendent toujours une suite à donner”, a-t-il regretté. Même s’il reconnaît n’être pas “personnellement” pour le port du voile intégral qui n’est pas, selon lui, “une référence religieuse”, il dit craindre que cette loi ne “heurte les valeurs de la République et les libertés individuelles”. Le Conseil constitutionnel avait validé, jeudi, la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public, jugeant toutefois qu’elle ne pouvait s’appliquer dans les lieux de culte ouverts au public.

Source Liberté

Le Pèlerin

 

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