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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 05:09

Zalla

Le « Bon Vivre » en Ariège - Pyrénées

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège

Où la jolie Zalla cherche des champignons.

Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège

Et la belle apeurée perd le Septentrion.

 

Elle tourne, affolée et quitte le sentier

Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,

S’étale lourdement, en oublie son panier,

Ses appels au secours demeurent sans réponse.

 

Soudain elle se sent accrochée par le bras,

Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,

Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

 

Éclatant en sanglot elle va se blottir

Sur le poitrail velu de son rude sauveur

Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

 

- Pour ton coupeur de bois embaumant la résine

Zalla eût plus d’attraits que la fée Mélusine !

Pour le remercier de sa protection

Elle lui a donné bien des satisfactions !


 

Mais pour Zalla aussi, perdue et paniquée

La force rassurante d’un homme baraqué

Était un beau cadeau, un don de la nature

Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.


 

La belle a découvert au fond de la forêt

Que le brouillard sournois a parfois des attraits.

- Plus tard, dans la cabane de rondins équarris

Prosper et sa Zalla se sont aimés, ont ri,


 

Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,

Alors le bûcheron prépara la Garbure.

Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,

Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,


 

Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymen,

Joyeux et forts en gueules, tous solides amants.

Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois

Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.


 

Retires-en la graisse ou tu feras blondir

Deux oignons émincés sans les faire roussir.

Au fond d’une casserole met confit et oignons,

Puis deux litres d’eau froide, monte à ébullition,


 

Quand ça bout tu rajoutes un choux coupé en quatre

Dont tu retires les feuilles dures, jaunâtres.

Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.

Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,


 

Tu râpes deux hectos de tome de Bethmale,

Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.

Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,

Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,


 

Le confit désossé coupé en filets minces,

Le fromage râpé de nos belles provinces,

Et puis tu recommences jusques à demi pot,

Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,


 

Tu saupoudres au dessus le reste du fromage

Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.


 

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

Le Pèlerin

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 02:28

La Marmotte des Pyrénées

En parcourant les Pyrénées

Madame la marmotte

Elle siffle, sifflote,
Madame la marmotte.
Elle sait se cacher,
Pas aisé de tricher,
Que trop près l'on s'approche,
Et hop, sous une roche !
L'hiver, dans son terrier,
Nul ne peut l'éveiller,
Elle prend bien son temps
Et dort tout son content.
Quand le printemps revient,
Elle se dit :" Tiens tiens,
Allons voir si le ciel
A son habit de miel."
Elle sort le museau
Et, si l'air est au beau,
Elle trotte, trottine.
Marmotton, marmottine,
Qui la suivent de près,
S'amusent dans les prés.
"Pas trop loin , les enfants",
S'inquiète la maman,
Redoutant le vautour
Qui s'abat sans détour.
Puis, pendant tout l'été,
Ils vont manger, manger.
Ils étaient maigrichons,
Il deviennent tout ronds
Pour affronter le froid
Et sa bien dure loi.
En attendant l'automne
Où les feuilles frissonnent,
Elle siffle, sifflote,
Madame la marmotte.

Le Pèlerin

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 18:14

Pyrénées: la dernière frontière sauvage

Cirque de Gavarnie

 

 

On y trouve plus de 2 500 lacs, des sources de promenades inépuisables, des animaux sauvages en quantité, une flore exceptionnelle. On y fait du sport extrême ou des activités plus douces. Accessibles à tous, les Pyrénées offrent un panel de loisirs quasiment illimité. Mais ce pays se respecte et se protège. Entre les utilisateurs de ce domaine, les touristes, les professionnels, les habitants bipèdes ou quadrupèdes, la cohabitation n'est pas toujours facile.

«On est passé de 0 à 45 ours en 20 ans»

Souvent pointés du doigt, les chasseurs revendiquent avec ardeur leur amour du massif : «La cohabitation ce n'est pas l'exclusion du chasseur», explique Jean Guichou, directeur de la fédération de chasse d'Ariège. «Nous aussi nous parlons de gestion de la nature, nous veillons à ne rien casser, à protéger ce qui doit l'être. Je souligne qu'on est passé de 0 à 25 ours en 15 ans et qu'on n'a pas gêné leur développement. Et je remarque aussi que de l'autre côté de la frontière les choses se passent mieux. Pour tout dire, nous ne sommes pas opposés au retour des espèces, si ce retour est naturel .»

Christophe Popelin, naturaliste et guide, insiste sur ce côté sauvage : «Voir les grands prédateurs est révélateur d'un écosystème complet. Concernant l'ours, si la problématique des «pour ou contre» existe bel et bien, j'invite les gens à la dépasser. Les Pyrénées, c'est un super-patrimoine, une montagne qui a moins souffert qu'ailleurs de l'aménagement du territoire et qui conserve des aspects sauvages. Ce qui est un gros atout. Je reçois de plus en plus de demande pour des séjours thématiques sur les traces de l'ours.

Claude Dendaletche, universitaire et écrivain, attiré comme un aimant par ce prestigieux massif comprend cette attraction, la partage et note qu'elle existe depuis très longtemps. L'empreinte de l'homme, il ne faut pas la surestimer dit-il en substance, «il y a beaucoup plus de terres sauvages que de terres aménagées tout le long du massif».

Claude Dendaletche, universitaire et écrivain (1).

«Un vieux mythe qui a toujours attiré»

Quelles sont les spécificités de la faune et de la flore dans les Pyrénées ?

On parle des espèces donc que ne trouve que dans le massif. La particularité très étonnante, c'est une zone parmi les plus riches d'Europe, bien plus riche que les Alpes, compte tenu de la petite surface du massif, (450 kilomètres de long et un peu moins de large). Il faut citer deux espèces qui ont disparu, l'ours et le bouquetin, ce qui est une forme d'échec social très important. Pour le bouquetin personne n'en parle. Il faut aussi souligner que des deux côtés de la frontière, il y a la même volonté d'agir pour garder les espèces.

Quelles sont selon vous les zones les plus intéressantes ?

Les zones de karst, le pic d'Annie et la partie navaro-aragonaise. J'ai toujours aimé les parties les plus hautes, le pic d'Anéto, le Monte Perdido, et curieusement elles ont été très peu étudiées.

Quels sont les dangers ?

On a souvent exagéré ou minimisé l'influence de l'homme. Elle est forte autour des stations de ski mais ça représente 10 % de la surface quand on est objectif. Quelques gros projets devaient se faire en Aragon mais ils ne se réaliseront pas faute d'argent.

Comprenez-vous la fascination qu'exerce le massif ?

Bien sûr, je vois des jeunes qui ont inventé des métiers modernes liés aux sports d'aventures. En Catalogne, de plus en plus de jeunes recolonisent de vieux villages. J'avais écrit il y a une trentaine d'années que l'avenir passait par le repeuplement. La frontière sauvage, c'est un vieux mythe qui a toujours attiré. Je viens d'écrire un livre qui raconte la traversée des Pyrénées de Viollet le Duc, il avait 19 ans quand il a effectué Bayonne- Luchon à pied.

1.«Viollet Le Duc, la traversée des Pyrénées», aux éditions Pimientos.

L'ours a repris sa place mais..

Selon les chiffres de 2013, 25 ours vivent dans les Pyrénées. Un chiffre à quelques unités près explique Sabine Matraire, du réseau Férus : «Il reste 4 ours qui font partie des 8 fondateurs de la réintroduction et ce nombre s'est divisé en deux groupes, il y a deux individus mâles qui vivent isolés entre le Béarn et les Hautes - Pyrénées.» Des ours qui ne connaissent pas de frontières et qui passent donc d'un versant à l'autre. Le sujet reste cependant source de tensions régulières entre éleveurs et défenseurs de l'ours : «Avec le temps, on montre que la cohabitation est possible il y a de moins en moins de zones concernées par la prédation», explique Jean Guichou, directeur de la fédération de chasse d'Ariège . Un nouveau plan ours devrait être mis en place d'ici la fin de l'année. Jean Guichou, souligne : «En 15 ans, on est passé de 0 à 15 ours, ils sont là, vivent leur vie et se développent on ne les gène donc pas.»

Le mythe du lynx invisible

Christian Riols n'a plus aucun doute. Le vice-président de la LPO Aude (Ligue de protection des oiseaux) collectionne les signes de la présence du lynx boréal dans les Pyrénées. Des deux côtés de la frontière. «Nous avons des indices pour une zone qui va du Béarn jusqu'à la Méditerranée. Mais curieusement pour les services de l' État, cette espèce n'est pas censée exister. Nous sommes comme qui dirait en conflit d'opinion. J'ai donc décidé d'en parler parce que j'en ai ras le bol de l'omerta, je souhaite que la présence du lynx soit reconnue, ça simplifiera les choses. En 2012, on l'a vu dans les Corbières, à 25 km du littoral. On a un signe visuel également en 2013. Sur les seuls départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, nous avons relevé 200 indices en deux ans.»

Pour autant Christian Riols ne veut pas donner une estimation en nombre de la population. «On ne peut pas chiffre, ce serait trop hasardeux. Mais on a des indices qui prouvent qu'il y a des mâles,d es femelles et mêmes des petits, ce qui nous fait penser qu'il y a quand même une population relativement importante.»

Fin observateur de la vie sauvage dans les Pyrénées, il avance deux explications de sa présence avérée : «D'une part la déprise agricole, d'autre part la reforestation. Ces deux éléments ont permis au lynx de se développer d'une manière favorable, au lynx et à ses proies.»

Selon lui, un des points les plus intéressants est l'amplitude des scènes sur lesquelles on a pu récolter des indices. «On a retrouvé des traces à plus de 2000 mètres d'altitude comme dans les garrigues à 300 mètres».

La marmotte vous surveille

La marmotte est une des rares espèces qui avait disparu des Pyrénées, sans qu'il y ait d'ailleurs d'explications précises. Un programme lancé avec succès dans les années 50 a permis sa réintroduction et elle coule depuis des jours heureux sur les pentes des Pyrénées. Heureux sauf quand ses couvées servent de pâture à l'aigle royal… mais ça, c'est le cycle naturel. On peut l'apercevoir mais c'est en général elle qui vous verra en premier lors de vos randonnées. Vous entendrez alors un cri perçant, la sentinelle donne l'alerte et la bande va se cacher. Si vous êtes patients elle ressortira prudemment.

Lacs, rivières et torrents

Oô, Gaube, Aumar, Issaby, Bethmale. le pyrénéiste Louis Audoubert a recensé dans le massif plus de 2500 lacs. Son dernier livre «Pyrénées, à la découverte des montagnes lacs et canyons» est un formidable guide pour les découvrir. La pêche, la rando, en hiver, en été, à l'est ou à l'ouest… il y a l'embarras du choix.

Les citadelles du vertige

Montségur, Quéribus, Lapradelles-Puilaurens... les châteaux cathares font la fierté des Pyrénées audoises et ariégeoises. Ils trônent fièrement sur des éperons rocheux. Symbole de résistance, lieux chargés d'histoire, ils sont aussi de formidables sites pour découvrir un pays autrement, en toucher du doigt ses racines, son esprit et ses spécificités . Et l'effort de l'ascension est toujours récompensé par une émotion intense. Montez à Duilhac-Peyrepertuse par exemple, contemplez et laissez aller votre imagination

Plusieurs loups rôdent dans les massifs de l'est pyrénéen

Selon le décompte des spécialistes il n'y a plus aucun doute pour la présence des loups dans les Pyrénées Orientales. Des traces de sa présence ont été également relevées en Ariège et dans l'Aude. Mais les chiffres varient d'une dizaine d'individus à plusieurs dizaines. Une présence qui serait avérée depuis une quinzaine d'années. Mais le loup s'aventure désormais en plaine et mardi matin un couple d'éleveur de Ribouisse, un petit village de l'Aude, a eu la désagréable surprise de découvrir sept de leur brebis égorgées par un loup.

De l'autre côté de la frontière, le «cheptel» semble plus important et rien n'empêche selon les spécialistes une éventuelle migration par les Albères. Pas de panique, le loup ne s'attaque jamais aux humains, et évite même de s'en approcher de trop près.

Le loup est une espèce qui voyage beaucoup. Il faut donc s'attendre à le voir un jour ailleurs dans les Pyrénées. Mais les indices relevés dans les Pyrénées Française orientent les recherches vers un loup d'origine italienne. «Cela nous fait douter sur l'aspect naturel de la réintroduction quand on connaît la population des loups espagnols de l'autre côté des Pyrénées», estime le chasseur Jean Guichou.

Randonnées et sports extrêmes

Bien sûr, il y a le GR 10, trace devenue mythique qui relie l'océan atlantique à la mer Méditerranée par les sommets pyrénéens. Une distance de plus de 800 kilomètres que l'ultra trailer catalan Kilian Journet a bouclé en huit jours de course à pied, mais qui se fait en une quarantaine de jours de marche quand on est normalement entraîné. Un GR qui peut se déguster par bribes avec le même plaisir.

Qu'on soit marcheur, vététiste cavalier ou cycliste, les Pyrénées offrent un superbe terrain de randonnée. Et une mine de sensation quasi inépuisable. Été hiver, printemps ou automne, la palette est complète des deux côtés des Pyrénées. Pour les sportifs aguerris ou les débutants, la sensation de plonger dans un monde à part est quasiment identique.

Hydrospeed, canoë, rafting, alpinisme, via ferrata, ski avec toutes ses variantes, en toute saison donc on peut tenter la grande aventure. Adrénaline garantie mais les pratiques plus douces sont également possibles tout le long du Massif. Une petite randonnée à La Rhune, une nuit au Pic du Midi, une marche dans les Albères ou au lac de Cap de Long ne nécessitent pas forcément un entraînement intensif et apportent leur lot de sensations dépaysantes.

Et c'est une des caractéristiques majeures des Pyrénées, d'est en ouest, elles offrent un panel d'activités qui restent accessibles à tous, en toute saison et pas forcément en payant. Un luxe rare de nos jours.

www.gr10.fr, www.pyrénées-passion.info, www.ariège.com

L'aigle et les autres rapaces

Signe qui ne trompe pas sur la bonne santé du massif, toutes les espèces de rapaces ont été conservées sans avoir besoin d'un programme de réintroduction comme ce fut le cas dans les Alpes ou le Massif central. A tout seigneur tout honneur, on peut observer l'aigle royal mais aussi le gypaète barbu (qui avait pratiquement disparu en France, sauf dans les Pyrénées), les vautours, les milans, le faucon, la buse…ou le très discret Grand tétras. Toutes ces espèces ont profité de certaines mesures d'aide au nourrissage pendant l'hiver, prises dans des secteurs précis pour aider au maintien de l'espèce.

Le Pèlerin

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 18:29

Rebecca

Foret ariégeoise

Foret ariégeoise

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège

Où la jolie Rebecca cherche des champignons.

Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège

Et la belle apeurée perd le Septentrion.

 

Elle tourne, affolée et quitte le sentier

Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,

S’étale lourdement, en oublie son panier,

Ses appels au secours demeurent sans réponse.

 

Soudain elle se sent accrochée par le bras,

Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,

Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

 

Éclatant en sanglot elle va se blottir

Sur le poitrail velu de son rude sauveur

Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

 

- Pour ton coupeur de bois embaumant la résine

Rebecca eût plus d’attraits que la fée Mélusine !

Pour le remercier de sa protection

Elle lui a donné bien des satisfactions !

 

Mais pour Rebecca aussi, perdue et paniquée

La force rassurante d’un homme baraqué

Était un beau cadeau, un don de la nature

Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.

 

La belle a découvert au fond de la forêt

Que le brouillard sournois a parfois des attraits.

- Plus tard, dans la cabane de rondins équarris

Prosper et sa Rebecca se sont aimés, ont ri,

 

Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,

Alors le bûcheron prépara la Garbure.

Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,

Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,

 

Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymen,

Joyeux et forts en gueules, tous solides amants.

Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois

Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.

 

Retires-en la graisse ou tu feras blondir

Deux oignons émincés sans les faire roussir.

Au fond d’une casserole met confit et oignons,

Puis deux litres d’eau froide, monte à ébullition,

 

Quand ça bout tu rajoutes un choux coupé en quatre

Dont tu retires les feuilles dures, jaunâtres.

Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.

Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,

 

Tu râpes deux hectos de tome de Bethmale,

Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.

Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,

Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,

 

Le confit désossé coupé en filets minces,

Le fromage râpé de nos belles provinces,

Et puis tu recommences jusques à demi pot,

Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,

 

Tu saupoudres au dessus le reste du fromage

Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

 

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

Source Anonyme

Le Pèlerin

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 07:45

Quelques réflexions,

Connues, mais qu'il est bon de rappeler

Certaines idées peuvent être considérées comme farfelues, voire utopiques

S'il faut du réalisme, il faut également du rêve et de l'utopie

Mais d'autres sont déjà réalisées...

Tarascon sur Ariège

Tarascon sur Ariège

Général – Évolution de la Démographie ariégeoise

Ariège

Stabilisation, voire légère augmentation

Basse Ariège

On gagne des habitants

Haute Ariège

La Haute Ariège perd des habitants

Le peu de croissance démographique est uniquement due à l’installation de nouveaux habitants.

La population ariégeoise est plus âgée qu’ailleurs en France, mais l’écart se réduit car le vieillissement de la population y est moins rapide. Le poids des ouvriers et des personnes sans diplôme, historiquement élevé, diminue de façon continue depuis trente ans.

La baisse la plus sensible se situe dans le Couserans

Population vieillissante...il faudrait faire un état de la population de plus de 50 ans et se projeter dans 30 ans

Les remèdes

Les territoires doivent se rendre attractifs

Les services (santé, école, culture),

L'emploi du conjoint,

Le logement…

Il faut faire preuve d'innovation

Accroître l'attractivité

Agir sur l'emploi

Maintien de l'école à proximité

Les mesures adoptées et les facteurs attractifs

Achat d’habitations par la commune.

Offrir des services et promouvoir le commerce de proximité

Proposer des activités qui ne se font pas ailleurs

Un centre de randonnées

Aménager les chemins de façon conséquente

Développer des activités, afin de fixer les Jeunes au village

Le troisième et quatrième age

Nécessité de prévoir des hébergements appropriés

EHPAD, Centres type «Sénioriales», des gîtes confortables, de la restauration appropriée, des loisirs appropriés

Les atouts de la Haute Ariège

La Haute Ariège a un avenir avec l'évolution du climat

La Haute Ariège deviendra dans les années à venir une destination d'été et perdra de son attractivité d'hiver

Les stations ariégeoises (souvent de basse altitude) perdront de leur attractivité en hiver, mais elle en gagneront en été

La Haute Ariège deviendra une destination d'été

On y viendra pour sa qualité de vie

On viendra y chercher du confort, du «Bien-vivre» et pas forcement des séjours de courte durée

Là où la plage deviendra une destination d'hiver

Il faut favoriser la pluriactivité

Les services de proximité

La Poste

Développer les MSAP

Les services médicaux... ?...

Songer à développer la télémédecine

Pourquoi pas imaginer un bistrot ou un commerce polyvalent ?

Dégager des terrains constructibles ? Afin d’accueillir de nouveaux arrivants

Amélioration de l'habitat ancien

Accroître le tissus associatif

L'agriculture de montagne – Spécificité et Qualité

L'agriculture biologique

Le miel de montagne

La proximité de l'Espagne

Vèbre - Un petit village de montagne

Vèbre - Un petit village de montagne

Que faire pour Vèbre ?

Le pont de Vèbre à la Pountare

Le pont de Vèbre à la Pountare

Rendre le village plus attractif

Faire connaître Vèbre

Accroître le tissus associatif

L’association «Vèbre Chemins Faisant», les médias

Pourquoi pas imaginer un bistrot ou un commerce polyvalent ?

Le logement

Acquisition d’habitations par la commune et les configurer avec une vision, à 20 ans et penser à l'emploi du conjoint.....Sans oublier le troisième et quatrième age

Nécessité de prévoir des hébergements appropriés, et des centres type « Sénioriales », des gîtes confortables, de la restauration et des loisirs appropriés

L'école

Favoriser un regroupement des écoles afin d'obtenir une classe à Vèbre (Comme cela se fait à Mérens et à l'Hospitalet)

L'emploi

Offrir des services et promouvoir le commerce de proximité

Proposer des activités qui ne se font pas ailleurs

Pourquoi pas, un centre de randonnées

Aménagement du village

Aménager les chemins de façon conséquente

Développer des activités, afin de fixer les Jeunes au village

Les services

Favoriser le service de proximité (Combien même je ne suis pas un exemple)

L'agriculture de montagne

Certains jardins sont en friches, d'autres inexploités...

Pourquoi ne pas promouvoir la multi-exploitation....Avec un objectif de qualité, dans un cadre biologique.....Il était un temps où l'on produisait du miel....Pourquoi ne pas le promouvoir

Le Pèlerin

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 11:13

Le réchauffement climatique et ses conséquences en zone de montagne

Montagnes de Haute Ariège

Montagnes de Haute Ariège

Général

Le changement climatique actuel est clairement visible dans nos montagnes. Ces impacts sont nombreux et marqués dans les territoires de montagne, où les conditions climatiques changent avec l’altitude.

Des changements rapides du climat sont enregistrés à l’échelle de la planète depuis le début de l’ère industrielle. Cette évolution se caractérise par une augmentation des températures,

Les précipitations diminuent, les températures s'accroissent sans cesse et les événements extrêmes se multiplient, tant en fréquence qu'en intensité.

L'isotherme 0° c monte de plus en plus en altitude

Les sols s'assèchent de plus en plus, les glaciers se raréfient et sont en voie de disparition dans les Pyrénées

Au niveau national, les glaciers ont perdu 40% de leur surface depuis 1850 avec une perte supplémentaire de 10 à 20% depuis 1980. Les territoires de montagne subissent un changement majeur de leurs paysages.

Les prévisions

Depuis le début du 21ème siècle, les records de température s’accumulent démontrant un réchauffement global à l’échelle de la planète :

Tous les ans, le record est battu, et ce depuis le début des mesures.

À l’échelle de la France, l’accroissement des températures annuelles de 2°C au cours du 20ème siècle est 2 fois plus important que dans l’hémisphère nord. Et le réchauffement s'accentue. A ce rythme là, c'est comme si l'on élevait son altitude de 100m tous les 10 ans. Un challenge pour la biodiversité... !

En montagne les zones couvertes de glace ou de neige sont remplacées par des zones de roches sombres accumulant la chaleur. On a perdu un mois d'enneigement depuis les années 1970.

Du coté des précipitations, la tendance est contrastée ; il pleut moins en hiver, dans le sud de la France et plus dans le Nord.

La raréfaction de la neige façonne différemment l’environnement et diminue les réserves d'eau avec des incidences considérables sur la faune et la flore pyrénéenne.

On assiste à une migration des espèces vers des cieux plus cléments. Ainsi on observe une avancée des événements saisonniers au cours des 50 dernières années de 2 à 5 jours par décennie pour les plantes et animaux terrestres. L’arrivée des oiseaux migrateurs est avancée au printemps d'environ 15 jours en 30 ans.....La végétation est également plus précoce; la saison de végétation est plus longue et la productivité est meilleure, mais certaines espèces sensibles au gel, n'y résistent pas.

L’écosystème est complètement chamboulé.

Le cycle des isards en est totalement perturbé, conduisant à une mortalité plus importante des jeunes isards.

Alors la plupart des espèces gagnent de l'altitude et gagnent du terrain contre les espèces adaptées à des conditions froides.

La surface disponible se réduit.

Toutefois la végétation se verdit....tant qu'un minimum d'eau sera présent.

La biodiversité arrivera-t-elle à s’adapter ? C’est tout le défi que les espèces animales et végétales devront résoudre dans un espace très contraint par l'homme.

Le climat futur

Les modèles climatiques, jusqu’en 2100 prévoient une augmentation moyenne de l’ordre de 3,3°C d’ici 2100 par rapport à la période 1960-1990 et une baisse de 20% des précipitations en été, et une hausse de 10% des précipitations en hiver.

Un été sur deux en 2100 dans les Pyrénées devrait être au moins aussi chaud que l’été 2003. Des précipitations intenses devraient se produire en automne avec une intensité jusqu’à + 30% à la fin du siècle.

L'isotherme 0°c est montée de 700 m au mois de juillet dans les Pyrénées

La montagne sera une destination d'été, là où la mer va devenir une destination d'hiver 

A cela on doit ajouter une fragilité des sols de montagne, avec des sols plus friables et une plus forte instabilité des terrains rocheux.  

Le ski survivra-t-il au réchauffement climatique ?

Dans quelques dizaines d'années, lorsque les skieurs d'aujourd'hui raconteront à leurs enfants ou petits-enfants leurs vacances à la neige, ceux-ci les regarderont probablement avec des yeux émerveillés... mais sans espoir d'en faire autant. La réduction de la couverture neigeuse des stations de sports d'hiver d'ici la fin du siècle risque en effet d'atteindre des proportions suffisantes pour modifier totalement les paysages de montagne et leur activité économique saisonnière. Les chercheurs ( suisses notamment) ont établi de trois scenarii pour la période «jusqu'en 2100» - Un scénario interventionniste visant à supprimer 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, et qui correspond à l'objectif de la COP21 de rester au-dessous de 2°C d'augmentation des températures par rapport à l'ère pré-industrielle, et deux scénarios avec poursuite des émissions, associées ou non à une croissance économique mondiale rapide.

Plus de ski au-dessous de 2500 m ?

Quoi qu'il arrive, quels que soient nos efforts, il y aura moins de neige dans les montagnes et la saison des sports d'hiver sera plus courte. "La saison neigeuse à 1.000 mètres dure aujourd'hui environ trois mois, de décembre à fin mars. A la fin du siècle, on ne prévoit pratiquement pas de neige à cette altitude".

Une réduction similaire pourrait être observée à 1.500 m, où la couverture neigeuse serait réduite à seulement trois mois, c'est à dire de mi-décembre à mi-février. On doit noter que ces chiffres sont basés sur un hiver moyen dans la période considérée, et "laissent de côté le fait que les hivers futurs à cette altitude seront souvent caractérisés par une couverture neigeuse éphémère, ce qui de nos jours n'est caractéristique que des altitudes au-dessous de 1000 mètres".

Les stations situées autour de 1500 mètres perdront environ 100 jours de neige, particulièrement à la saison de la fonte des neiges. A Davos (1.560 m) par exemple, il n'y aura que 10 jours de neige de plus qu'il n'y en a aujourd'hui à Coire (593 m). Et Adelboden (1.350 m) aura moins de jours de neige que Berne (542 m) n'en a aujourd'hui.

Même à haute altitude, le changement se fera sentir. A 3.000 mètres, il n'y aurait en 2085 que 165 jours avec une couche neigeuse de plus de 30 cm contre 320 cm aujourd'hui, et la profondeur du manteau neigeux pourrait se réduire jusqu'à 40%. Globalement, si l'on dépasse les 2°C de réchauffement, on ne pourrait skier qu'au-dessus de 2.500 mètres d'ici à la fin du siècle".

"Sauver nos stations"

La durée et la masse de la couverture neigeuse vont rétrécir de façon significative, quelque soit le scénario. Cependant, l'amplitude de ce déclin peut être fortement réduite avec un scénario interventionniste" qui permettrait de "sauver nos stations".

La fin de la neige pour tous ?

Les stations de sports d'hiver, premières concernées, ont déjà commencé à miser sur une certaine diversification. De plus, les sports d'hiver ne se pratiquent plus comme avant.

Les gens font autant de ski sur un moment de la journée beaucoup plus court. Les skieurs, surfeurs et autres snowboardeurs s'adonnent à d'autres distractions en altitude. Mais "sans le ski, c'est compliqué"...Il y a de nombreux emplois non délocalisables. Il faudra envisager un autre modèle économique."

Les stations de moyenne montagne offrent pourtant des activités qui ne sont plus liées à l'enneigement : "Ici on fait du vélo, du parapente, de la montgolfière... mais ce genre d'activités, les gens peuvent aussi les trouver ailleurs. L'hiver, l'élément déclencheur du séjour ici, c'est la neige"et les clients potentiels sont plus informés, plus réactifs : "Avant, les gens réservaient et ils venaient. Aujourd'hui, ils ont les réseaux sociaux, les webcams..." S'ils ne voient pas de neige, ils ne viennent pas.

Bien sûr, il y a toujours la neige artificielle, mais il faut de l'eau et des basses températures. Et cela a aussi un coût et des conséquences ….

Si l'on n'arrivait pas à se maintenir sous les « 2°C », on ne pourrait alors skier qu'en haute altitude, dans un nombre beaucoup plus réduit de stations. Les sports d'hiver pourraient alors cesser d'être une activité de masse pour devenir une distraction pour privilégiés, et l'économie de nombreuses régions montagneuses en pâtirait. Une autre raison pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre.

Mais l'objectif de la COP21 semble de plus en plus difficile à atteindre. Les amoureux des sports d'hiver ont donc intérêt à en profiter, tant qu'ils le peuvent encore...

Les mesures à prendre pour nos stations pyrénéennes

Une diversification est nécessaire ; on doit s'orienter vers le tourisme vert et trouver des alternatives à la pratique du ski

Le réchauffement climatique doit être une opportunité pour changer de modèle ; les hébergements doivent être différents afin de «vivre » avec la montagne.  

Accessoirement, on doit favoriser des transport différents ne favorisant pas la voiture et développer des ressources naturelles alternatives.

Les stations doivent proposer des activités alternatives à celle de la pratique du ski (VTT, Randonnées, Ski de randonnée, Activités de plein air, Thermalisme) 

D'autre part l'ouverture des stations de ski se fait de plus en plus tard et la durée de la saison de ski se réduit considérablement, ce qui se traduit par une réduction des recettes. Les stations de ski sont obligées d'avoir recours à l'enneigement artificiel avec d'importantes répercussions économiques...(investissement et entretien).

Ainsi durant l'hiver 2015, certaines stations ont perdu 25% de leur chiffre d'affaires.. !

De plus, la neige artificielle n'est pas la panacée, car en plus des coûts induits, il faut de toute façon de l'eau et des températures basses... !

N'oublions pas non plus l'accroissement des événements extremest capable de causer d'importants dégâts aux infrastructures liées (complexes hôteliers et appartements ruraux, refuges, installations de télécommunication, routes de montagne et sentiers touristiques) et même parfois chez les résidents".

Un atout pour les Pyrénées, elles sont davantage prisées en dehors de la saison hivernale ; elles peuvent bénéficier d'un regain d'attrait en dehors de la période hivernale (particulièrement en automne), ce qui pourrait accroître le nombre de destinations touristiques dans nos Pyrénées.

Par rapport aux régions touristiques de soleil et plage, car les touristes choisiraient de plus en plus les zones montagneuses pour leurs vacances au lieu des zones littorales, où les températures moyennes et maximales plus élevées pourraient réduire le nombre d'amateurs de ces régions.

Élus locaux, remontées mécaniques, office de tourisme, socio-professionnels, agriculteurs, habitants, etc...toutes ces parties prenantes, devraient remettre à plat le sujet afin de mieux intégrer les changements.

C'est une dynamique globale de développement durable des espaces de montagne, qui est à mettre en œuvre pour sauver les stations de ski et particulièrement celles de moyenne et basse altitude. Il faut repenser le projet de territoire de manière globale en pensant territoire de montagne et non pas uniquement station de ski.

Il faut réinventer nos stations de montagne et concilier tourisme, habitants locaux et respect de la nature. Il s’agit de soutenir et de redonner un rôle aux populations locales et maintenir une identité et un partage avec ceux qui voudront la découvrir.

Les stations devront être des réels lieux de vie et non pas des stations dortoirs pour sports d’hiver.

Le Pèlerin

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 17:08

La Montagne est Belle et Rebelle

Lac au gîte d'étape au dessus de l'Hospitalet

Lac au gîte d'étape au dessus de l'Hospitalet

Les Pyrénées ont toujours été une formidable source d’inspiration à travers les âges. Les plus grands écrivains ont tous été fascinés par leur magnificence, qui ne perdure que par l'amour des hommes qui les entretiennent.

Et oui....Ce sont ceux qui se sont enraciné dans ce royaume qui ont permis son épanouissement.

Cette richesse a une récompense: le bonheur que l'on découvre dans les yeux de ceux qui le fréquentent.

Les montagnes offrent à l'homme, tout ce que la société moderne ne lui fournit pas.....

La Gare SNCF de L'Hospitalet

La Gare SNCF de L'Hospitalet

Les Pyrénées Ariégeoises présentent un magnifique panorama de la chaîne des Pyrénées et donnent une envie extrême de vibrer, de rêver, de contempler et de s'y réfugier, afin d'y demeurer à jamais.

Le 8 décembre 2018, j'ai eu la chance d'assister à un spectacle de la TV Buissonnière organisé par notre ami Arnaud Diaz, Maire de l'Hospitalet et ardent défenseur de ce territoire à l'intersection de l'Espagne, de l'Andorre et de la France.

Ce fut l'occasion de découvrir les derniers courts-métrages réalisés par ce média atypique, de goûter un peu plus la richesse et la beauté des paysages découverts et sentir, voire de se mêler à leurs coutumes et à leurs traditions

Créée, il y a deux ans, la TV Buissonnière, explore l'Ariège et donne la parole aux habitants. On y voit des habitants locaux racontant leur parcours de vie au sein de LEUR Pays.....

Ce jour là, «La Télé Buissonnière», s’associait aux habitants de Mérens et de l’Hospitalet, pour leur présenter le produit de leur création: un film effectué en collaboration avec les gens de l'Hospitalet et ceux de Mérens et particulièrement de nombreux Jeunes racontant leur quotidien et leur parcours (Résultat d'ateliers d’initiation et d’éducation à l’image pour les enfants, en partenariat avec les écoles de Mérens et l’Hospitalet).....Les artistes d'hier venaient visionner les films auxquels ils avaient participé

Dans ces films, nous avons pu voir des enfants, d'ailleurs pas tous natifs du territoire, dire tout le bien qu'ils pensaient du lieu dans lequel ils vivaient....C'était touchant à l’extrême...

De même, nous avons pu voir le témoignage d'une Ancienne de plus de 80 ans, née à l'Hospitalet, qui ne découvrira l'Andorre qu'à l'âge de 14 ans, après avoir obtenu son brevet

Dans ce film on notera la présence d'Arnaud Diaz un ardent défenseur de son territoire....où tout le monde est le Bienvenu ….Il se situe d'ailleurs dans la lignée de ses prédécesseurs puisque l'Hospitalier était à l'origine, une maison de refuge où venaient s’abriter et se réconforter les gens qui traversaient les ports et les Parmi les nombreux films présentés, j'ai été surpris de voir combien l'art de la cuisine était fédérateur.....Qu'il s'agisse de la cuisine ariégeoise, abordée sous les angles les plus divers (la vaisselle, ancienne ou contemporaine, les recettes ariégeoises ou celles de pays lointains - Brésil par exemple)....L'objectif affiché propose toujours un maximum de convivialité).

Le territoire est propice à la randonnée, à pied, à cheval (Le Mérens est célèbre dans le monde entier), en raquettes ou en skis de randonnée, à la recherche des champignons, à la contemplation et....au rêve.... !

Saluons les efforts d'Arnaud qui a réussi, malgré les réticences de l'administration, à obtenir une résidence sociale pour mères isolées qui sauvera l'école.(Et oui, entre temps, la Douane, la Gendarmerie et les agents de la centrale EDF s'en étaient allés et la population a chuté de 166 à 90 habitants en vingt ans

Arnaud Diaz Maire-de-l'Hospitalet

Arnaud Diaz Maire-de-l'Hospitalet

L'école à classe unique, associée à celle de Mérens-les-Vals dans un regroupement pédagogique de 24 élèves, était menacée. Pour la défendre, ce Barbu a organisé une classe en plein air devant l'inspection académique de Foix, en plein mois de février 2010, avec 150 personnes. Puis il a fondé en 2011 l'association  « Que la montagne est rebelle » avec le Maire de Mérens......

Saluons là tous ces efforts, ainsi que les efforts de tous ceux qui l'aident pour défendre la vie au sein d'un territoire d'exception

Le Pèlerin

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:08

RN 20 en Ariège : signature mercredi du protocole à Matignon pour la déviation de Tarascon

RN 20 en Ariège : Déviation de Tarascon….Une solution en ….2023

Le 12 décembre dernier, le Premier ministre inaugurait la déviation de la RN 20, à Ax-les-Thermes.

L’État va financer 60 % de la déviation de Tarascon-sur-Ariège par la RN 20 ainsi qu’une série de travaux de sécurisation et d’optimisation sur le reste de l’itinéraire, a annoncé, hier, Henri Nayrou lors de la séance plénière du conseil départemental. Ainsi en a décidé le Premier ministre Bernard Cazeneuve qui va concrétiser cet engagement de l’État par la signature mercredi à l’hôtel Matignon du protocole sur le financement de ces chantiers qui va s’élever à 136,9 millions d’euros. Les collectivités, la Région et le Département, apporteront chacun 20 % du financement.

Lors de l’inauguration de la déviation d’Ax, Bernard Cazeneuve avait annoncé que l’État financerait au moins 50 % du contournement de Tarascon. Les négociations sur le montage financier de l’opération se poursuivent depuis le mois de janvier. On avait évoqué 50 %, puis 55 % pour l’État.

Ce sera finalement 60 % aux termes d’un travail de fond mené par les élus ariégeois au plus haut niveau. Rappelons que le seul contournement de Tarascon va mobiliser 120 millions d’euros de crédits. Les études techniques s’annoncent compliquées. Si tout va bien, le début des travaux pourrait intervenir en 2023. 16,9 millions d’euros vont permettre de payer la sécurisation la traversée d’Ussat-Ornolac, la mise au gabarit de la RN 20 entre Bouan et Sinsat, l’aménagement du pont des Bordes et l’amélioration de la traversée de Tarascon en attendant la déviation.

Source La Dépêche du Midi Arnaud Paul

Le Pèlerin

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:06

À Limoux, les premières bulles ont près de 500 ans

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Aux portes de la Haute-Vallée de l’Aude, pas question de fanfaronner, mais juste un sentiment d’avoir accompli un long chemin et d’être arrivé au bout. Un peu comme un pèlerin qui a rallié Saint Jacques de Compostelle. C’est désormais écrit, attesté par un document rédigé en vieux français : c’est à Limoux qu’apparaît pour la première fois dans l’histoire mondiale, un vin effervescent. La blanquette fabriquée par les moines bénédictins de Saint Hilaire donnera des idées à d’autres, moines et bénédictins eux aussi, mais plus au Nord.

Mais c’est ici, dans un petit village lové entre Limoux et Carcassonne, secoué par l’histoire (de la guerre de 100 ans à l’épopée cathare) que le premier flacon effervescent a vu le jour. Ici et nulle part ailleurs.

Le mythe de Dom Pérignon

Richard Planas, directeur du syndicat du Cru de l’AOC Limoux ne veut plus rentrer dans la polémique qui longtemps a opposé les Champenois aux Limouxins : «nous avons désormais la certitude d’avoir le vin le plus anciennement cité, c’est un fait indiscutable».

Et il préfère se concentrer sur cette invention qui a transformé l’histoire du vin. «L’effervescence, on sait que c’est un phénomène naturel ; le fait de l’homme, c’est la domestication de la bulle. Et ça, c’est une notion, ou un savoir-faire récent».

Il y a les faits et il y a l’histoire. Dom Pérignon était bénédictin… comme les moines de Saint-Hilaire. Est-il venu en terre d’Aude dans sa jeunesse ? A-t-il emporté dans son pays le secret ? Une théorie que les vignerons d’ici diffusaient avec une pointe de malice. Mais qui n’est étayée sur aucun fondement historique.

«La seule trace, avant 1544 c’est la date de 1531 qui fut citée par un scientifique dans les années 30» poursuit Richard Planas. Une date cohérente dans la mesure où on imagine qu’avant 1544, les moines maîtrisaient déjà leur sujet.

À l’Abbaye de Saint-Hilaire, tous les documents écrits, les archives ont brûlé. Ce qui excite le plus les chercheurs désormais, c’est comment la blanquette a pu naître.

Un accident de l'histoire

 Comme pour beaucoup d’inventions culinaires, la blanquette, le premier vin effervescent du monde pourrait avoir vu le jour par accident.

«L’hypothèse se tient, confirme Richard Planas, et les premières bulles pourraient être liées à un redémarrage de fermentation. Ce serait un accident dû à un événement climatique. On peut imaginer un coup de froid après la mise en bouteille, puis un coup de chaud qui ait fait repartir la fermentation et qui explique les bulles». Bien sûr, à partir de ce moment-là, l’art de l’homme, sa main, la main des moines, interviennent dans le processus pour maîtriser cette fermentation.

Merci aux Anglais

 Le deuxième clin d’œil de l’histoire de la blanquette vient des Anglais : Au XIV et XVe siècles, un des amiraux de la Navy a convaincu des risques de la déforestation (on rasait des forêts entières pour se chauffer) et insiste pour le développement de la houille. Richard Planas conclut : «Cela a permis des verres de plus grande qualité, et donc par ricochet, ça a facilité le commerce de la bulle».

Le reste appartient à l’histoire moderne. Crémant et blanquette de Limoux sont désormais connus dans le monde entier.

Un précieux document

Un document conservé aux archives départementales de Carcassonne atteste que Limoux est à l’origine du plus vieil effervescent du monde. En 1544, le calvaire de Limoux consigne dans un de ses livres de comptes que la Blanquette a été fournie au sieur d’Arques. C’est écrit en ancien français.

«Journées et fournitures faites par moy, Bertrand Pellet (...) Le XXVe d’octobre au sieur d’Arques, pour six justes claret pour son souper et quatre pinctes blanquette et deux vin clairet pour disner et pour quatre flascons de vin claret (...). ». Comprenne qui pourra, mais la blanquette est bien là!

10 millions de bouteilles.

Les bulles dans leur version moderne se divisent en trois catégories, le Crémant, la blanquette et la méthode ancestrale. 10 millions de bouteilles sont produites chaque année. 5 millions pour le Crémant, qui est de plus en plus plébiscité, 4, 5 pour la blanquette et 500 000 pour la blanquette ancestrale. Le tout fait par 50 vignerons ou caves. L’alcool est dangereux pour la santé, consommer avec modération

Source La Dépêche du Midi Sébastien Dubos

Le Pèlerin

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:29

Montagnes Pyrénées, mes Amours   lac-bleu-pyrenees-1980m.jpg

 

Montagnes Pyrénées

Vous êtes mes amours
Cabanes fortunées
Vous me plairez toujours
Rien n'est si beau que ma patrie
Rien ne plaît tant à mon amie
Ô montagnards, ô montagnards
Chantez en choeur, chantez en choeur
De mon pays, de mon pays
La paix et le bonheur
Ah !

(Refrain)
Halte là ! Halte là ! Halte là !
Les montagnards, les montagnards
Halte là ! Halte là ! Halte là !
Les montagnards, les montagnards
Les montagnards sont là !

Laisse là tes montagnes
Disait un étranger
Suis-moi dans mes campagnes
Viens, ne sois plus berger
Jamais, jamais, quelle folie !
Je suis heureux dans cette vie
J'ai ma ceinture, j'ai ma ceinture
Et mon béret, et mon béret
Mes chants joyeux, mes chants joyeux
Ma mie et mon chalet

(au Refrain)

Sur la cime argentée
De ces pics orageux
La nature domptée
Favorise nos jeux
Vers les glaciers d'un plomb rapide
J'atteins souvent l'ours intrépide
Et sur les monts, et sur les monts
Plus d'une fois, plus d'une fois
J'ai devancé, j'ai devancé
La course du chamois

(au Refrain)

Déjà dans la vallée
Tout est silencieux
La montagne voilée
Se dérobe à nos yeux.
On n'entend plus dans la nuit sombre
Que le torrent mugir dans l'ombre
Ô montagnards, ô montagnards
Chantez plus bas, chantez plus bas
Thérèse dort, Thérèse dort
Ne la réveillons pas !

(Au Refrain)

Paroles et Musique: Alfred Roland   1896 autres interprètes: Les Troubadours toulousains (1899), Weber (1905), André Dassary (1963)

Le Pèlerin

Montagne Pyrénées Les Gais Rimontais Bandas

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