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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:08

RN 20 en Ariège : signature mercredi du protocole à Matignon pour la déviation de Tarascon

RN 20 en Ariège : Déviation de Tarascon….Une solution en ….2023

Le 12 décembre dernier, le Premier ministre inaugurait la déviation de la RN 20, à Ax-les-Thermes.

L’État va financer 60 % de la déviation de Tarascon-sur-Ariège par la RN 20 ainsi qu’une série de travaux de sécurisation et d’optimisation sur le reste de l’itinéraire, a annoncé, hier, Henri Nayrou lors de la séance plénière du conseil départemental. Ainsi en a décidé le Premier ministre Bernard Cazeneuve qui va concrétiser cet engagement de l’État par la signature mercredi à l’hôtel Matignon du protocole sur le financement de ces chantiers qui va s’élever à 136,9 millions d’euros. Les collectivités, la Région et le Département, apporteront chacun 20 % du financement.

Lors de l’inauguration de la déviation d’Ax, Bernard Cazeneuve avait annoncé que l’État financerait au moins 50 % du contournement de Tarascon. Les négociations sur le montage financier de l’opération se poursuivent depuis le mois de janvier. On avait évoqué 50 %, puis 55 % pour l’État.

Ce sera finalement 60 % aux termes d’un travail de fond mené par les élus ariégeois au plus haut niveau. Rappelons que le seul contournement de Tarascon va mobiliser 120 millions d’euros de crédits. Les études techniques s’annoncent compliquées. Si tout va bien, le début des travaux pourrait intervenir en 2023. 16,9 millions d’euros vont permettre de payer la sécurisation la traversée d’Ussat-Ornolac, la mise au gabarit de la RN 20 entre Bouan et Sinsat, l’aménagement du pont des Bordes et l’amélioration de la traversée de Tarascon en attendant la déviation.

Source La Dépêche du Midi Arnaud Paul

Le Pèlerin

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:06

À Limoux, les premières bulles ont près de 500 ans

blanquette-limoux.jpg

Aux portes de la Haute-Vallée de l’Aude, pas question de fanfaronner, mais juste un sentiment d’avoir accompli un long chemin et d’être arrivé au bout. Un peu comme un pèlerin qui a rallié Saint Jacques de Compostelle. C’est désormais écrit, attesté par un document rédigé en vieux français : c’est à Limoux qu’apparaît pour la première fois dans l’histoire mondiale, un vin effervescent. La blanquette fabriquée par les moines bénédictins de Saint Hilaire donnera des idées à d’autres, moines et bénédictins eux aussi, mais plus au Nord.

Mais c’est ici, dans un petit village lové entre Limoux et Carcassonne, secoué par l’histoire (de la guerre de 100 ans à l’épopée cathare) que le premier flacon effervescent a vu le jour. Ici et nulle part ailleurs.

Le mythe de Dom Pérignon

Richard Planas, directeur du syndicat du Cru de l’AOC Limoux ne veut plus rentrer dans la polémique qui longtemps a opposé les Champenois aux Limouxins : «nous avons désormais la certitude d’avoir le vin le plus anciennement cité, c’est un fait indiscutable».

Et il préfère se concentrer sur cette invention qui a transformé l’histoire du vin. «L’effervescence, on sait que c’est un phénomène naturel ; le fait de l’homme, c’est la domestication de la bulle. Et ça, c’est une notion, ou un savoir-faire récent».

Il y a les faits et il y a l’histoire. Dom Pérignon était bénédictin… comme les moines de Saint-Hilaire. Est-il venu en terre d’Aude dans sa jeunesse ? A-t-il emporté dans son pays le secret ? Une théorie que les vignerons d’ici diffusaient avec une pointe de malice. Mais qui n’est étayée sur aucun fondement historique.

«La seule trace, avant 1544 c’est la date de 1531 qui fut citée par un scientifique dans les années 30» poursuit Richard Planas. Une date cohérente dans la mesure où on imagine qu’avant 1544, les moines maîtrisaient déjà leur sujet.

À l’Abbaye de Saint-Hilaire, tous les documents écrits, les archives ont brûlé. Ce qui excite le plus les chercheurs désormais, c’est comment la blanquette a pu naître.

Un accident de l'histoire

 Comme pour beaucoup d’inventions culinaires, la blanquette, le premier vin effervescent du monde pourrait avoir vu le jour par accident.

«L’hypothèse se tient, confirme Richard Planas, et les premières bulles pourraient être liées à un redémarrage de fermentation. Ce serait un accident dû à un événement climatique. On peut imaginer un coup de froid après la mise en bouteille, puis un coup de chaud qui ait fait repartir la fermentation et qui explique les bulles». Bien sûr, à partir de ce moment-là, l’art de l’homme, sa main, la main des moines, interviennent dans le processus pour maîtriser cette fermentation.

Merci aux Anglais

 Le deuxième clin d’œil de l’histoire de la blanquette vient des Anglais : Au XIV et XVe siècles, un des amiraux de la Navy a convaincu des risques de la déforestation (on rasait des forêts entières pour se chauffer) et insiste pour le développement de la houille. Richard Planas conclut : «Cela a permis des verres de plus grande qualité, et donc par ricochet, ça a facilité le commerce de la bulle».

Le reste appartient à l’histoire moderne. Crémant et blanquette de Limoux sont désormais connus dans le monde entier.

Un précieux document

Un document conservé aux archives départementales de Carcassonne atteste que Limoux est à l’origine du plus vieil effervescent du monde. En 1544, le calvaire de Limoux consigne dans un de ses livres de comptes que la Blanquette a été fournie au sieur d’Arques. C’est écrit en ancien français.

«Journées et fournitures faites par moy, Bertrand Pellet (...) Le XXVe d’octobre au sieur d’Arques, pour six justes claret pour son souper et quatre pinctes blanquette et deux vin clairet pour disner et pour quatre flascons de vin claret (...). ». Comprenne qui pourra, mais la blanquette est bien là!

10 millions de bouteilles.

Les bulles dans leur version moderne se divisent en trois catégories, le Crémant, la blanquette et la méthode ancestrale. 10 millions de bouteilles sont produites chaque année. 5 millions pour le Crémant, qui est de plus en plus plébiscité, 4, 5 pour la blanquette et 500 000 pour la blanquette ancestrale. Le tout fait par 50 vignerons ou caves. L’alcool est dangereux pour la santé, consommer avec modération

Source La Dépêche du Midi Sébastien Dubos

Le Pèlerin

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:29

Montagnes Pyrénées, mes Amours   lac-bleu-pyrenees-1980m.jpg

 

Montagnes Pyrénées

Vous êtes mes amours
Cabanes fortunées
Vous me plairez toujours
Rien n'est si beau que ma patrie
Rien ne plaît tant à mon amie
Ô montagnards, ô montagnards
Chantez en choeur, chantez en choeur
De mon pays, de mon pays
La paix et le bonheur
Ah !

(Refrain)
Halte là ! Halte là ! Halte là !
Les montagnards, les montagnards
Halte là ! Halte là ! Halte là !
Les montagnards, les montagnards
Les montagnards sont là !

Laisse là tes montagnes
Disait un étranger
Suis-moi dans mes campagnes
Viens, ne sois plus berger
Jamais, jamais, quelle folie !
Je suis heureux dans cette vie
J'ai ma ceinture, j'ai ma ceinture
Et mon béret, et mon béret
Mes chants joyeux, mes chants joyeux
Ma mie et mon chalet

(au Refrain)

Sur la cime argentée
De ces pics orageux
La nature domptée
Favorise nos jeux
Vers les glaciers d'un plomb rapide
J'atteins souvent l'ours intrépide
Et sur les monts, et sur les monts
Plus d'une fois, plus d'une fois
J'ai devancé, j'ai devancé
La course du chamois

(au Refrain)

Déjà dans la vallée
Tout est silencieux
La montagne voilée
Se dérobe à nos yeux.
On n'entend plus dans la nuit sombre
Que le torrent mugir dans l'ombre
Ô montagnards, ô montagnards
Chantez plus bas, chantez plus bas
Thérèse dort, Thérèse dort
Ne la réveillons pas !

(Au Refrain)

Paroles et Musique: Alfred Roland   1896 autres interprètes: Les Troubadours toulousains (1899), Weber (1905), André Dassary (1963)

Le Pèlerin

Montagne Pyrénées Les Gais Rimontais Bandas

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 09:22

Rendez-vous avec

« Les Bandolets »

Entrée libre, au chapeau 

Le Trio des Bandolets

Le Trio des Bandolets

Pour ceux qui aiment les chants polyphoniques traditionnels  des Pyrénées, une belle soirée  vous entend,  vendredi 10 avril, à 21h,  dans la salle des fêtes de Seissan. A cette occasion , l’Académie de Gascon a , en effet, invité le trio des Bandolets,  trois copains réunis par la passion  du chant traditionnel qui depuis les années 1976,  écument toutes les salles de Midi Pyrénées   et bien au-delà,  puisqu’on a pu les voir et les entendre au dernier salon de l’agriculture à Paris  comme fréquemment le dimanche dans l’émission  en langue occitane , sur France 3. Plus surprenant encore, ils ont déjà fait leur «  tour du monde »  même s’ils n’ont d’yeux que pour leurs chères Baronnies : une semaine à New York pour les 20 ans de la «  conquête du Nouveau Monde » par Ariane Daguin, une autre à  Chicago lors de la promotion du grand sud par les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine,  aussi 15 jours  en Australie  avec Midi Olympique Voyage lors de la coupe du monde de rugby  et bien d’autres destinations , avec toujours les  traditionnelles polyphonies  en fil rouge.

Malgré cette notoriété  incontestable, ils affectionnent les petites salles de nos campagnes , se mêlant au public pour chanter des airs connus et partageant ensuite le pot de l’amitié en toute simplicité.  Tous  ont des passions simples, ils aiment la bonne chère de chez nous , le bon vin , leur famille , le contact avec les autres,  la musique   et bien sûr leur groupe des Bandolets . Si en gascon ce nom signifie  «  petits bandits » , ce nom désignait aussi autrefois ces Robin des Bois qui, sur le Piémont  pyrénéen  ,  croisaient le fer avec  tous les profiteurs qui essayaient  de voler les pauvres gens.  En contrepartie, tous  les trois sont unanimes pour détester  ceux qui prétendent refaire le monde ,  les nombrilistes et tout ce qui gravite  autour . Ne les appelez pas «  artistes »  cela ne leur plairait pas et pourtant, ils le sont !

Rendez-vous donc, vendredi 10 avril. Entrée libre, au chapeau

Le Pèlerin 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 17:15

Pyrénées: la dernière frontière sauvage

Cirque de Gavarnie

 

On y trouve plus de 2 500 lacs, des sources de promenades inépuisables, des animaux sauvages en quantité, une flore exceptionnelle. On y fait du sport extrême ou des activités plus douces. Accessibles à tous, les Pyrénées offrent un panel de loisirs quasiment illimité. Mais ce pays se respecte et se protège. Entre les utilisateurs de ce domaine, les touristes, les professionnels, les habitants bipèdes ou quadrupèdes, la cohabitation n'est pas toujours facile.

«On est passé de 0 à 25 ours en 15 ans»

Souvent pointés du doigt, les chasseurs revendiquent avec ardeur leur amour du massif : «La cohabitation ce n'est pas l'exclusion du chasseur», explique Jean Guichou, directeur de la fédération de chasse d'Ariège. «Nous aussi nous parlons de gestion de la nature, nous veillons à ne rien casser, à protéger ce qui doit l'être. Je souligne qu'on est passé de 0 à 25 ours en 15 ans et qu'on n'a pas gêné leur développement. Et je remarque aussi que de l'autre côté de la frontière les choses se passent mieux. Pour tout dire, nous ne sommes pas opposés au retour des espèces, si ce retour est naturel .»

Christophe Popelin, naturaliste et guide, insiste sur ce côté sauvage : «Voir les grands prédateurs est révélateur d'un écosystème complet. Concernant l'ours, si la problématique des «pour ou contre» existe bel et bien, j'invite les gens à la dépasser. Les Pyrénées, c'est un super-patrimoine, une montagne qui a moins souffert qu'ailleurs de l'aménagement du territoire et qui conserve des aspects sauvages. Ce qui est un gros atout. Je reçois de plus en plus de demande pour des séjours thématiques sur les traces de l'ours.

Claude Dendaletche, universitaire et écrivain, attiré comme un aimant par ce prestigieux massif comprend cette attraction, la partage et note qu'elle existe depuis très longtemps. L'empreinte de l'homme, il ne faut pas la surestimer dit-il en substance, «il y a beaucoup plus de terres sauvages que de terres aménagées tout le long du massif».

Claude Dendaletche, universitaire et écrivain (1).

«Un vieux mythe qui a toujours attiré»

Quelles sont les spécificités de la faune et de la flore dans les Pyrénées ?

On parle des espèces donc que ne trouve que dans le massif. La particularité très étonnante, c'est une zone parmi les plus riches d'Europe, bien plus riche que les Alpes, compte tenu de la petite surface du massif, (450 kilomètres de long et un peu moins de large). Il faut citer deux espèces qui ont disparu, l'ours et le bouquetin, ce qui est une forme d'échec social très important. Pour le bouquetin personne n'en parle. Il faut aussi souligner que des deux côtés de la frontière, il y a la même volonté d'agir pour garder les espèces.

Quelles sont selon vous les zones les plus intéressantes ?

Les zones de karst, le pic d'Annie et la partie navaro-aragonaise. J'ai toujours aimé les parties les plus hautes, le pic d'Anéto, le Monte Perdido, et curieusement elles ont été très peu étudiées.

Quels sont les dangers ?

On a souvent exagéré ou minimisé l'influence de l'homme. Elle est forte autour des stations de ski mais ça représente 10 % de la surface quand on est objectif. Quelques gros projets devaient se faire en Aragon mais ils ne se réaliseront pas faute d'argent.

Comprenez-vous la fascination qu'exerce le massif ?

Bien sûr, je vois des jeunes qui ont inventé des métiers modernes liés aux sports d'aventures. En Catalogne, de plus en plus de jeunes recolonisent de vieux villages. J'avais écrit il y a une trentaine d'années que l'avenir passait par le repeuplement. La frontière sauvage, c'est un vieux mythe qui a toujours attiré. Je viens d'écrire un livre qui raconte la traversée des Pyrénées de Viollet le Duc, il avait 19 ans quand il a effectué Bayonne- Luchon à pied.

1.«Viollet Le Duc, la traversée des Pyrénées», aux éditions Pimientos.

L'ours a repris sa place mais..

Selon les chiffres de 2013, 25 ours vivent dans les Pyrénées. Un chiffre à quelques unités près explique Sabine Matraire, du réseau Férus : «Il reste 4 ours qui font partie des 8 fondateurs de la réintroduction et ce nombre s'est divisé en deux groupes, il y a deux individus mâles qui vivent isolés entre le Béarn et les Hautes - Pyrénées.» Des ours qui ne connaissent pas de frontières et qui passent donc d'un versant à l'autre. Le sujet reste cependant source de tensions régulières entre éleveurs et défenseurs de l'ours : «Avec le temps, on montre que la cohabitation est possible il y a de moins en moins de zones concernées par la prédation», explique Jean Guichou, directeur de la fédération de chasse d'Ariège . Un nouveau plan ours devrait être mis en place d'ici la fin de l'année. Jean Guichou, souligne : «En 15 ans, on est passé de 0 à 15 ours, ils sont là, vivent leur vie et se développent on ne les gène donc pas.»

Le mythe du lynx invisible

Christian Riols n'a plus aucun doute. Le vice-président de la LPO Aude (Ligue de protection des oiseaux) collectionne les signes de la présence du lynx boréal dans les Pyrénées. Des deux côtés de la frontière. «Nous avons des indices pour une zone qui va du Béarn jusqu'à la Méditerranée. Mais curieusement pour les services de l' État, cette espèce n'est pas censée exister. Nous sommes comme qui dirait en conflit d'opinion. J'ai donc décidé d'en parler parce que j'en ai ras le bol de l'omerta, je souhaite que la présence du lynx soit reconnue, ça simplifiera les choses. En 2012, on l'a vu dans les Corbières, à 25 km du littoral. On a un signe visuel également en 2013. Sur les seuls départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, nous avons relevé 200 indices en deux ans.»

Pour autant Christian Riols ne veut pas donner une estimation en nombre de la population. «On ne peut pas chiffre, ce serait trop hasardeux. Mais on a des indices qui prouvent qu'il y a des mâles,d es femelles et mêmes des petits, ce qui nous fait penser qu'il y a quand même une population relativement importante.»

Fin observateur de la vie sauvage dans les Pyrénées, il avance deux explications de sa présence avérée : «D'une part la déprise agricole, d'autre part la reforestation. Ces deux éléments ont permis au lynx de se développer d'une manière favorable, au lynx et à ses proies.»

Selon lui, un des points les plus intéressants est l'amplitude des scènes sur lesquelles on a pu récolter des indices. «On a retrouvé des traces à plus de 2000 mètres d'altitude comme dans les garrigues à 300 mètres».

La marmotte vous surveille

La marmotte est une des rares espèces qui avait disparu des Pyrénées, sans qu'il y ait d'ailleurs d'explications précises. Un programme lancé avec succès dans les années 50 a permis sa réintroduction et elle coule depuis des jours heureux sur les pentes des Pyrénées. Heureux sauf quand ses couvées servent de pâture à l'aigle royal… mais ça, c'est le cycle naturel. On peut l'apercevoir mais c'est en général elle qui vous verra en premier lors de vos randonnées. Vous entendrez alors un cri perçant, la sentinelle donne l'alerte et la bande va se cacher. Si vous êtes patients elle ressortira prudemment.

Lacs, rivières et torrents

Oô, Gaube, Aumar, Issaby, Bethmale. le pyrénéiste Louis Audoubert a recensé dans le massif plus de 2500 lacs. Son dernier livre «Pyrénées, à la découverte des montagnes lacs et canyons» est un formidable guide pour les découvrir. La pêche, la rando, en hiver, en été, à l'est ou à l'ouest… il y a l'embarras du choix.

Les citadelles du vertige

Montségur, Quéribus, Lapradelles-Puilaurens... les châteaux cathares font la fierté des Pyrénées audoises et ariégeoises. Ils trônent fièrement sur des éperons rocheux. Symbole de résistance, lieux chargés d'histoire, ils sont aussi de formidables sites pour découvrir un pays autrement, en toucher du doigt ses racines, son esprit et ses spécificités . Et l'effort de l'ascension est toujours récompensé par une émotion intense. Montez à Duilhac-Peyrepertuse par exemple, contemplez et laissez aller votre imagination

Plusieurs loups rôdent dans les massifs de l'est pyrénéen

Selon le décompte des spécialistes il n'y a plus aucun doute pour la présence des loups dans les Pyrénées Orientales. Des traces de sa présence ont été également relevées en Ariège et dans l'Aude. Mais les chiffres varient d'une dizaine d'individus à plusieurs dizaines. Une présence qui serait avérée depuis une quinzaine d'années. Mais le loup s'aventure désormais en plaine et mardi matin un couple d'éleveur de Ribouisse, un petit village de l'Aude, a eu la désagréable surprise de découvrir sept de leur brebis égorgées par un loup.

De l'autre côté de la frontière, le «cheptel» semble plus important et rien n'empêche selon les spécialistes une éventuelle migration par les Albères. Pas de panique, le loup ne s'attaque jamais aux humains, et évite même de s'en approcher de trop près.

Le loup est une espèce qui voyage beaucoup. Il faut donc s'attendre à le voir un jour ailleurs dans les Pyrénées. Mais les indices relevés dans les Pyrénées Française orientent les recherches vers un loup d'origine italienne. «Cela nous fait douter sur l'aspect naturel de la réintroduction quand on connaît la population des loups espagnols de l'autre côté des Pyrénées», estime le chasseur Jean Guichou.

Randonnées et sports extrêmes

Bien sûr, il y a le GR 10, trace devenue mythique qui relie l'océan atlantique à la mer Méditerranée par les sommets pyrénéens. Une distance de plus de 800 kilomètres que l'ultra trailer catalan Kilian Journet a bouclé en huit jours de course à pied, mais qui se fait en une quarantaine de jours de marche quand on est normalement entraîné. Un GR qui peut se déguster par bribes avec le même plaisir.

Qu'on soit marcheur, vététiste cavalier ou cycliste, les Pyrénées offrent un superbe terrain de randonnée. Et une mine de sensation quasi inépuisable. Été hiver, printemps ou automne, la palette est complète des deux côtés des Pyrénées. Pour les sportifs aguerris ou les débutants, la sensation de plonger dans un monde à part est quasiment identique.

Hydrospeed, canoë, rafting, alpinisme, via ferrata, ski avec toutes ses variantes, en toute saison donc on peut tenter la grande aventure. Adrénaline garantie mais les pratiques plus douces sont également possibles tout le long du Massif. Une petite randonnée à La Rhune, une nuit au Pic du Midi, une marche dans les Albères ou au lac de Cap de Long ne nécessitent pas forcément un entraînement intensif et apportent leur lot de sensations dépaysantes.

Et c'est une des caractéristiques majeures des Pyrénées, d'est en ouest, elles offrent un panel d'activités qui restent accessibles à tous, en toute saison et pas forcément en payant. Un luxe rare de nos jours.

www.gr10.fr, www.pyrénées-passion.info, www.ariège.com

L'aigle et les autres rapaces

Signe qui ne trompe pas sur la bonne santé du massif, toutes les espèces de rapaces ont été conservées sans avoir besoin d'un programme de réintroduction comme ce fut le cas dans les Alpes ou le Massif central. A tout seigneur tout honneur, on peut observer l'aigle royal mais aussi le gypaète barbu (qui avait pratiquement disparu en France, sauf dans les Pyrénées), les vautours, les milans, le faucon, la buse…ou le très discret Grand tétras. Toutes ces espèces ont profité de certaines mesures d'aide au nourrissage pendant l'hiver, prises dans des secteurs précis pour aider au maintien de l'espèce.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 19:12

Le Programme des festivités

Depuis 1258, Tarascon sur Ariège possède le "droit de foire". Ainsi du 8 au 11 mai et le 30 septembre, la Foire de Printemps et la Foire d’Automne constituent deux moments forts de la vie commerciale, culturelle et festive de notre ville

Foire-de-Tarascon-sur-Ariege.jpg

Les foires de Tarascon sur Ariège sont des événements incontournables au carrefour des vallées

 

Les Foires de Tarascon sont redevenues depuis plusieurs années maintenant un évènement incontournable de la vie économique, sociale et culturelle de notre département. Elles réunissent tous les acteurs du pastoralisme de nos montagnes, des commerçants non sédentaires, les commerçants et entreprises de la ville mais aussi du département, les organisations institutionnelles. Sont présents également les pêcheurs, les chasseurs, les amoureux du Mérens, de la Gasconne, de la Tarasconnaise, les collectionneurs, les enseignants…

Devenues un lieu de rencontre et de partage, les Foires de Tarascon attirent aujourd’hui plus de 30 000 visiteurs !

Elles sont donc redevenues des moments forts de la vie tarasconnaise !

Un moment à ne pas manquer !

Défilé du 8 mai

Le traditionnel défilé officiel du 8 mai commémorant la victoire des Alliés sur les forces de l’Allemagne Nazi partira comme chaque année du parking situé derrière la mairie à 11h. En présence des autorités civiles et militaires, d’un piquet militaire du 9eme RCP de Pamiers mais aussi des Pastous accompagnés de leurs troupeaux, le défilé traversera la Foire jusqu’au monument aux morts. Venez nombreux.

Foire du 8 mai

8h00 : Marché aux bestiaux

9h00 à 18h00 : Exposition et vente de produits locaux et européens

10h30 à 17h30 - Toutes les heures Animation des groupes européens : La Peña flamenca Le Groupe Folklorique Portugais de Tarascon Leï dé Biert Les Liadoures

10h30 : Démonstration de tonte

11h00 : Défilé officiel commémorant le 8 mai 1945

12h00 : Dégustation Agneau Tarasconnais et de boeuf Gascon avec animations musicales

12h00 : Repas Gascon

14h30 à 18h30 - Présentation et animations autour des races de montagne Démonstrations de tonte par le vice Champion du monde et tonte à l’ancienne par les bergers Fabrication de fromage d’Auzat (TIPES de Cibelle) Fabrication fromage de chèvre De la laine au fil Démonstrations autour de la race Tarasconnaise et des spécificités des races de montagne Fabrication de pain Fabrication de croustades Fabrication de millas

Foire du 9 mai

Programme du 9 Mai 2014

9h00 : Les races des Pyrénées - La basse-cour Tarasconnaise - Les ânes et les mûles des Pyrénées - Ovins -Caprins - Chevaux…

9h00 à 18h00 : Exposition et vente de produits locaux et européens

9h00 : Espace de la Chambre des Métiers de l’Ariège

10h00 : NOUVEAU : ateliers & démonstrations : Tir à l’arc, paintball, tir au propulseur préhistorique

10h30 : Défilé des troupeaux

11h00 : Présentations et Animations

12h00 : Animation musicale

12h00 : Dégustation Agneau Tarasconnais et de boeuf Gascon

14h30 à 18h30 - Présentation et animations autour des races de montagne Travail du chien de berger (caprins, ovins, volailles) Carroussel et dressage des chevaux de Mérens Présentation des chevaux lourds Démonstrations de tonte à l’ancienne par les bergers Démonstrations de chien de berger Démonstrations autour de la race Tarasconnaise Fabrication de fromage, pain, de croustades, de millas

Foire du 10 mai

Toute la journée - De 9h à 18h Floralies tarasconnaises

9h00 à 18h00 : Exposition et vente de produits locaux et européens

10h00 : NOUVEAU : ateliers & démonstrations : Tir à l’arc, paintball, tir au propulseur préhistorique

10h00 : Animations autour des races de montagne

12h00 : Dégustation Agneau Tarasconnais et de boeuf Gascon

14h00 : Animation musicale

15h00 : Présentation et animations autour des races de montagne

10ème anniversaire de la Confrérie des Pastous

La confrérie des Pastous prépare activement l'anniversaire de ses dix ans d'existence, avec une belle surprise le samedi, journée qui lui est consacrée, se tiendra le rassemblement des 200 personnes intronisées depuis 2004, avec le défilé des troupeaux et des confréries de l'Ariège, l'intronisation de nouveaux Pastous et, pendant le repas ariégeois du soir, le «brespail des Pastous», le 1er festival de chants de bergers pyrénéens. On annonce la venue d'Eths Amassats de Bigorra, des Flutariols du Couserans et du groupe musical Guidei, venu des Hautes-Pyrénées.

Un ensemble tarasconnais

La confrérie des Pastous, rassemblée autour de Claude Bourdié et de quelques amoureux des belles voix, prépare en grand secret une surprise : le samedi 10 mai se produira pour la première fois le groupe de chanteurs de la confrérie des Pastous. Trois hommes, une femme et un accordéoniste pour reprendre des couplets traditionnels comme «La Montagne», de Jean Ferrat ; «Ariège bel Ariège», de David Corry, ou encore «Ariéjeo o moun païs», mais aussi des pépites rares comme «Lou Pastre de Trascou», signé Claude Bourdié, ou «La Transhumance», créée par Christian, le berger transhumant de Rimont, qui devrait connaître un franc succès. Le professeur est content de ses élèves, qu'il trouve attentifs et motivés. Si Mauricette, la chti, trouve difficile de chanter en patois, Jean-François, Daniel et Christian défendent fièrement leur langue maternelle et leur terroir. Le 10 mai au soir, coiffés du béret et vêtus du gilet de bure venu de la filature de Niaux, ils étonneront et enchanteront les amateurs de chants traditionnels et de belles voix et tous les amoureux de l'Ariège rurale.

Foire du 11 mai

Toute la journée - De 9h à 18h : Floralies tarasconnaises - Grande fêtes de la fleur - Exposition Horticole

9h00 : Ouverture de l’exposition canine

10h00 : Animations Pêche à la truite Démonstration “ chasse à l’arc “ Défilés et présentation des races et des meutes Travail du chien de chasse Recherche - Rapport - Recherche au sang Démonstrations de chien truffier Démonstrations de chien de berger Démonstrations de chien de traineau Atelier dressage Animation musicales : Les Trompes “ Les échos Combelongue “

11h00 - Colloque et débat : Etat des lieux, bilans, et perspectives de la faune sau­vage en Ariège

12h00 : Repas montagnard

15h00 : Animations

Animation musicales : Les Trompes “ Les échos Combelongue" Défilés et présentation des races et des meutes Travail du chien de chasse Recherche - Rapport - Recherche au sang Démonstrations de chien truffier Démonstrations de chien de berger Démonstrations de chien de traineau Atelier dressage

16h00 : Nouveau - Démonstration de chasse à courre avec équipages trompes et meutes

Chasse aux œufs

Cette grande chasse aux œufs aura lieu dans les jardins du Centre Culturel Samedi 10 mai 2014 de 14h à 17h. Le permis de chasse sera délivré pour 3 euros en soutien aux associations qui l’organise. Pour tout renseignements : 06 31 03 73 63

Sources Internet diverses

Le Pèlerin

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 09:18

Ordonné prêtre en 1991, le père Marc Prigent, est également psychanalyste. Il a passé 24 ans dans le diocèse de Pamiers où il avait été nommé exorciste.

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Interview.

Qu’est-ce qu’un exorcisme et qui le pratique ?

Le but de l’exorcisme est de libérer une personne qui est sous une emprise, quelle qu’en soit la forme. Cette personne souffre et elle est en dépendance vis-à-vis d’une réalité qu’elle nomme parfois avec beaucoup de certitudes comme un envoûtement, une possession, ou, parfois, de manière très floue et elle demande à l’exorciste de la libérer. L’exorciste officiel, lui, est un prêtre qui agit par délégation de l’évêque, l’exorciste d’un diocèse étant statutairement l’évêque, et ce ne peut être que lui. Ce point est très important car il faut donc se méfier des pseudos exorcistes et gourous aux pratiques parfois dangereuses.

C’est-à-dire ?

Quand un «guérisseur» vous fait croire que quelqu’un vous en veut et qu’il faut voir un exorciste, la plupart du temps, c’est un mensonge. Quelqu’un qui vous fait porter un regard de soupçon sur votre entourage ne vous veut pas du bien et cela devrait alerter. Quand on a une souffrance, il ne faut pas forcément chercher un coupable mais aussi ce qui vous a entraîné vers cette souffrance.

Comment analysez vous la hausse des demandes ?

C’est effectivement lié au développement de la pensée magique, à un besoin de consolation et de salut en période de crise. Cela prend des formes différentes selon les milieux mais touche tout le monde. Personnellement je pense que la superstition monte lorsque la foi diminue, quelle que soit la foi, et lorsque la raison recule. Mais il faut aussi se méfier du rationalisme tous azimuts car lorsque la raison souveraine s’érige en divinité, cela provoque aussi, simultanément, une augmentation de la superstition chez des gens se revendiquant pourtant rationalistes. C’est ce que j’appelle «l’animisme pratique». On veut croire à la guérison soudaine et miraculeuse par les «forces», le guérisseur, le magnétiseur… L’exorciste, lui, ne fait ni magie, ni miracle. Il tente d’aider la personne à avancer grâce à la foi et en prenant en compte l’histoire personnelle qui l’a conduite à souffrir.

Exorciste et psychanalyste, est-ce compatible ?

Pour moi, le maître mot, c’est la liberté au sens évangélique : la liberté intérieure. La psychanalyse m’a apporté un complément de liberté quant à la connaissance de soi et des rouages de la relation. Côté spirituel, dans la tradition biblique, l’homme a trois dimensions le corps, l’âme et l’esprit. Lorsque quelqu’un se dit victime d’une emprise ce peut être psychologique, l’emprise d’un pervers narcissique, par exemple, ou ce peut être spirituel, ou les deux à la fois. C’est la part la plus intime de soi qui est atteinte et que nous essayons de soigner en redonnant confiance par la bénédiction et la prière.

Source La Dépêche du Midi

Recueilli par P.C.

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 16:14

Un Ariégeois sur la voie de la béatification

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Vénérable. C’est désormais l’appellation qui convient pour parler du Père Garrigou, un Toulousain fondateur de la congrégation Notre-Dame de la compassion. Cette institution compte aujourd’hui près de 300 sœurs dans 7 pays sur trois continents (France Espagne, Cameroun, Argentine, Colombie, Pérou, Venezuela). Par un décret du Pape François, le Vatican reconnaît ses vertus héroïques ; comprendre l’exemplarité de la vie chrétienne de cet homme d’église né à Saint-Martin des Cabannes en Ariège, arrivé dans la ville rose dès son plus jeune âge. Il s’agit de la toute première étape vers la béatification du Toulousain. «Il y a une guérison extraordinaire attribuée au Père Garrigou mais elle est en attente d’être reconnue comme miracle», explique Sœur Jeanine, membre de la communauté qui a élaboré le dossier. Une fois que ce sera fait, le processus sera achevé. C’est la condition pour que sa vénération publique soit autorisée par l’Eglise.

Un destin exceptionnel

Durant la révolution, il fut un temps prêtre clandestin, continuant sa mission en cachette. Il lance ensuite des congrégations d’hommes et femmes qui rendent service aux plus nécessiteux : prisonniers, malades… Puis en 1817, le Père Garrigou crée l’institut de Notre Dame de la Compassion, aujourd’hui toujours habité par les sœurs au 2 rue Deville, à deux pas de la place du Capitole. Son credo : l’éducation, le soin aux plus pauvres et toujours le souci de mettre «l’homme debout». «Il s’agissait de permettre aux gens de pouvoir se débrouiller, de faire face à la vie», estime Sœur Jeanine. «Il disait que donner à manger et soigner, c’était très bien mais qu’il fallait former les jeunes», paraphrase Sœur Jeanine.

Ainsi Notre Dame de la compassion était un pensionnat, une école gratuite et ce que l’on pourrait aujourd’hui assimiler à un centre de formation. Près de 162 ans après sa mort, le Père Garrigou reste une figure très importante pour de nombreux catholiques.

En plein centre-ville de Toulouse, et dans d’autres quartiers de la ville, les sœurs continuent de faire vivre son engagement auprès des plus pauvres, SDF ou immigrés.

«Simplicité et compassion», résume Sœur Jeanine.

Source la Dépêche du Midi Paul Carcenac

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:57

 

À Limoux, les premières bulles ont près de 500 ans

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Aux portes de la Haute-Vallée de l’Aude, pas question de fanfaronner, mais juste un sentiment d’avoir accompli un long chemin et d’être arrivé au bout. Un peu comme un pèlerin qui a rallié Saint Jacques de Compostelle. C’est désormais écrit, attesté par un document rédigé en vieux français : c’est à Limoux qu’apparaît pour la première fois dans l’histoire mondiale, un vin effervescent. La blanquette fabriquée par les moines bénédictins de Saint Hilaire donnera des idées à d’autres, moines et bénédictins eux aussi, mais plus au Nord.  

Mais c’est ici, dans un petit village lové entre Limoux et Carcassonne, secoué par l’histoire (de la guerre de 100 ans à l’épopée cathare) que le premier flacon effervescent a vu le jour. Ici et nulle part ailleurs.

Le mythe de Dom Pérignon

Richard Planas, directeur du syndicat du Cru de l’AOC Limoux ne veut plus rentrer dans la polémique qui longtemps a opposé les Champenois aux Limouxins : «nous avons désormais la certitude d’avoir le vin le plus anciennement cité, c’est un fait indiscutable».

Et il préfère se concentrer sur cette invention qui a transformé l’histoire du vin. «L’effervescence, on sait que c’est un phénomène naturel ; le fait de l’homme, c’est la domestication de la bulle. Et ça, c’est une notion, ou un savoir-faire récent».

Il y a les faits et il y a l’histoire. Dom Pérignon était bénédictin… comme les moines de Saint-Hilaire. Est-il venu en terre d’Aude dans sa jeunesse ? A-t-il emporté dans son pays le secret ? Une théorie que les vignerons d’ici diffusaient avec une pointe de malice. Mais qui n’est étayée sur aucun fondement historique.

«La seule trace, avant 1544 c’est la date de 1531 qui fut citée par un scientifique dans les années 30» poursuit Richard Planas. Une date cohérente dans la mesure où on imagine qu’avant 1544, les moines maîtrisaient déjà leur sujet.

À l’Abbaye de Saint-Hilaire, tous les documents écrits, les archives ont brûlé. Ce qui excite le plus les chercheurs désormais, c’est comment la blanquette a pu naître.

Un accident de l'histoire

Comme pour beaucoup d’inventions culinaires, la blanquette, le premier vin effervescent du monde pourrait avoir vu le jour par accident.

«L’hypothèse se tient, confirme Richard Planas, et les premières bulles pourraient être liées à un redémarrage de fermentation. Ce serait un accident dû à un événement climatique. On peut imaginer un coup de froid après la mise en bouteille, puis un coup de chaud qui ait fait repartir la fermentation et qui explique les bulles». Bien sûr, à partir de ce moment-là, l’art de l’homme, sa main, la main des moines, interviennent dans le processus pour maîtriser cette fermentation.

Merci aux Anglais

Le deuxième clin d’œil de l’histoire de la blanquette vient des Anglais : Au XIV et XVe siècles, un des amiraux de la Navy a convaincu des risques de la déforestation (on rasait des forêts entières pour se chauffer) et insiste pour le développement de la houille. Richard Planas conclut : «Cela a permis des verres de plus grande qualité, et donc par ricochet, ça a facilité le commerce de la bulle».

Le reste appartient à l’histoire moderne. Crémant et blanquette de Limoux sont désormais connus dans le monde entier.

Un précieux document

Un document conservé aux archives départementales de Carcassonne atteste que Limoux est à l’origine du plus vieil effervescent du monde. En 1544, le calvaire de Limoux consigne dans un de ses livres de comptes que la Blanquette a été fournie au sieur d’Arques. C’est écrit en ancien français.

«Journées et fournitures faites par moy, Bertrand Pellet (...) Le XXVe d’octobre au sieur d’Arques, pour six justes claret pour son souper et quatre pinctes blanquette et deux vin clairet pour disner et pour quatre flascons de vin claret (...). ». Comprenne qui pourra, mais la blanquette est bien là!

10 millions de bouteilles.

Les bulles dans leur version moderne se divisent en trois catégories, le Crémant, la blanquette et la méthode ancestrale. 10 millions de bouteilles sont produites chaque année. 5 millions pour le Crémant, qui est de plus en plus plébiscité, 4, 5 pour la blanquette et 500 000 pour la blanquette ancestrale. Le tout fait par 50 vignerons ou caves. L’alcool est dangereux pour la santé, consommer avec modération

Source La Dépêche du Midi Sébastien Dubos

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 09:08

Le premier radar tronçon est installé sur l'A66

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Le radar est implanté sur l'A66 à proximité de la commune de Nailloux.

Un premier radar dit «tronçon» vient d’être installé sur l’autoroute A66, dans le sens Pamiers-Toulouse, juste avant Nailloux. Il n’est pas encore opérationnel mais devrait l’être prochainement.

Son installation s’est faite dans la plus grande discrétion, il est pourtant bien en place sur le bord de l’autoroute. Le premier radar discriminant de Haute-Garonne n’attend plus que quelques ajustements avant de flasher les contrevenants.

Installé sur l’autoroute A66 entre Toulouse et l’Ariège, le radar traque les automobilistes dans le sens Pamiers-Toulouse, juste avant la commune de Nailloux et ses magasins de marques.

Il s’agit en fait de deux mâts équipés de flashes situés à quelques kilomètres l’un de l’autre. Le principe est simple. La vitesse du véhicule est d’abord enregistrée sur la première borne. Lorsqu’il arrive au second radar, l’automobiliste est de nouveau contrôlé.

Mise en service au premier semestre

Le système calcule ensuite la vitesse moyenne du véhicule entre ces deux radars. Si elle est supérieure à celle autorisée sur le tronçon, soit 130 km/h sur l’autoroute, le conducteur recevra un procès-verbal en bonne et due forme. Il devra s’acquitter de l’amende et se verra retirer des points en proportion de cet excès de vitesse.

«Pour l’heure, ce radar tronçon ne fonctionne pas, assurait-on, hier, au sein des services de la Préfecture de Haute-Garonne. Il est prévu qu’il y ait d’abord une phase de tests qui débutera dans le courant du mois de janvier. La mise en service du radar devrait avoir lieu au premier semestre 2014.»

Après les radars fixes, les radars feu rouge, la Mégane radar, les radars discriminants (dont celui de la Cépière qui doit entrer en fonction prochainement) et les traditionnelles jumelles et radars mobiles, ce nouvel équipement vient enrichir la panoplie des dispositifs de lutte contre l’insécurité routière en Haute-Garonne (lire encadré). «L’objectif est de moins d’un mort sur nos routes par semaine», a indiqué le Préfet.

Un arsenal répressif de plus en plus conséquent

La Haute-Garonne est dotée de plus en plus de radars. «Et de nouveaux seront implantés en 2014», a promis le Préfet, Henri-Michel Comet, qui fait de la lutte contre la délinquance routière l’un de ses objectifs prioritaires cette année. Au total, on compte, 29 radars fixes «classiques» dont une quinzaine à Toulouse. Annoncés par des panneaux, ils flashent les automobilistes dont la vitesse est excessive.

Trois radars fixes discriminants sont implantés dans le département. Ils font la différence entre les véhicules particuliers et les poids lourds dont les limitations de vitesse ne sont pas les mêmes. Le dernier, celui de la Cépière, sur le périphérique intérieur toulousain, n’est pas encore en état de fonctionnement.

On compte enfin 17 radars feux rouges dont 15 sur la commune de Toulouse. En 2014, le Préfet a annoncé le renforcement du nombre de ceux-ci.

50 Radars

Dans le département. Ce nouveau radar porte à cinquante le nombre de radars sur les routes de Haute-Garonne. Les plus nombreux sont les radars fixes (29), dont le premier, date de 2005. Viennent ensuite les radars feux rouges (17) et les radars discriminants (3). Ce radar tronçon est le premier à être installé.

Source La Dépêche du Midi Claire Lagadic

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