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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 00:01

On a pu ramasser des cèpes jusqu'à la fin du mois de novembre, cette année, dans le sud du massif central

cepes 2010

Bon, d'accord, il n'y en a pas des tonnes. Mais pourtant, c'est exceptionnel : on ramasse des cèpes en cette toute fin du mois de novembre !

Mais il faut se les mériter. L'an dernier fut une année merveilleuse pour les amateurs et chasseurs de champignons, du moins en ce qui concerne la quantité. Il suffisait d'aller dans ses coins habituels pour revenir avec des paniers bien remplis ! Ce fut une année à bombance, à omelettes géantes et à bocaux. Grâce à des arrosages fort à propos alternants avec de belles chaleurs.

Cette année, les choses sont différentes. La récolte est plus rare, mais elle se prolonge au-delà de toutes les dates habituelles. Ordinairement, avec les premières gelées, on ne trouve plus un cèpe passé la Toussaint. Mais 2011 aura fait exception.

Jusqu'à la semaine dernière, seuls les chercheurs les plus aguerris des Monts de Lacaune (Tarn) parvenaient à trouver quelques cèpes dans les bois de feuillus.

Mais depuis quelques jours, c'est dans les sapins que le précieux bolet a fait son apparition : « Ils sont très beaux et fermes. Pas de vers. Et ils sont excellents » confie un Lacaunais.

En revanche, ce ne sera pas une année prolifique. Il y a pas mal de ramasseurs qui arpentent le secteur tarnais montagneux mais la récolte reste malgré tout modeste : « Tant qu'il ne gèle pas trop, on continuera à en trouver mais cela ne va pas durer » assure cet habitué des bois sud-Tarnais.

En Aveyron, le temps est exceptionnellement sec, et dans le Ségala, le Lévezou, l'ouest et le sud du département, ce n'est pas la peine de se mettre en chasse.

En revanche, dans le nord Aveyron et le sud du Cantal, à peine un peu plus humides, on a vu quelques poussées de cèpes encore le week-end dernier. Pour ce week-end, il faudrait une combinaison miraculeuse entre un bon arrosage, un rayon de soleil et surtout pas de gelées pour voir apparaître les chapeaux. On peut toujours rêver !

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 07:19

L'inconnu Jean-Pierre Bel, de l'Ariège vers le «plateau» du Sénat

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Jean-Pierre Bel, le président du groupe socialiste au Sénat

 

Quasiment anonyme du public, le sénateur de l'Ariège Jean-Pierre Bel pourrait devenir, samedi prochain, le nouveau président du Sénat...

Qui atteindra le «plateau», la présidence du Sénat, samedi prochain? Obtenant la majorité absolue, plus deux voix, dimanche, la gauche attend que lui revienne la présidence de la Haute assemblée, qui doit se décider samedi prochain, par vote individuel et secret. Du côté des socialistes, l’actuel président du groupe, Jean-Pierre Bel, pourrait obtenir le poste. Il deviendrait ainsi un personnage essentiel de l'Etat, appelé à remplacer le président de la République en cas de décès ou d'empêchement. Retour sur ce discret par 20 Minutes…

Jean-Pierre Bel, 59 ans, est sénateur de l’Ariège depuis 1998 et patron du groupe PS au palais du Luxembourg depuis 2004. Titulaire d’un DEA de droit public décroché à Toulouse, il milite dans sa jeunesse à la LCR. Il débute sa carrière politique à 32 ans, en 1983, étant élu maire de la ville de Mijanès (Ariège), adhérant à cette même époque au Parti socialiste.

Son mariage en premières noces à la fille de l’ancien président du conseil général de l’Ariège Robert Naudi lui assure une connaissance approfondie de ce département. Des liens avec l’Ariège que Jean-Pierre Bel prendra soin de faire vivre, comme maire, conseiller général de l'Ariège (1998- 2001), puis, depuis lors, comme président de l'Association des maires et des élus du département.

Réseaux au PS et au Sénat

Les années 1990 sont fructueuses pour cet homme discret. Conseiller régional de Midi-Pyrénées de 1992 à 1998, il assume à cette même époque diverses fonctions au PS, comme membre du bureau national (1993-2003), secrétaire aux fédérations, puis chargé des élections, avant d’être secrétaire national auprès du premier secrétaire pendant dix ans, de 1997 à 2007. Durant la dernière campagne présidentielle, c’est lui qui travaille sur l’immense projet de réforme des institutions du parti.

Toujours en 1997, Jean-Pierre Bel intègre le cabinet de Daniel Vaillant, alors ministre des Relations avec le Parlement, et assume une année le poste de conseiller technique au cabinet. Une expérience qui complète autant sa connaissance des ministères que son carnet d’adresses.

Elu en 1998 sénateur de l'Ariège, puis réélu en 2008, Jean-Pierre Bel est secrétaire du Sénat de 2001 à 2004, et, depuis lors, président du groupe PS de la Haute assemblée. Soutien de François Hollande pour la primaire PS depuis 2008, Jean-Pierre Bel a balayé ce mardi matin le dernier obstacle devant sa route pour «le plateau».

Sa collègue des Yvelines, Catherine Tasca, a renoncé à se présenter à la présidence du Sénat. Face à Jean-Pierre Bel, ne reste que Gérard Larcher (UMP), le président sortant, en position défavorable depuis la défaite de la droite.

Source 20minutes.fr Anne-Laëtitia Béraud

Le Pèlerin

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 10:01

Le Pont du Diable

 

Monuments et Patrimoine culturel : Site et monument historiques
Ce pont fortifié à deux arcades a été construit au XIIIème siècle.

 2 photos du pont du diable

Le pont du Diable est situé en Ariège.

Contrairement à ce qui est dit généralement, à savoir : "C'est un pont fortifié à deux arcades construit au XIII ème siècle", ce pont n'est pas fortifié, possède quatre arches et date du XIXème siècle.

Comme il se doit, une légende s'y rapporte : l'architecte ayant pactisé avec le diable ne pourrait finir la construction du pont qu'en échange de la première âme qui le traverserait... En une nuit le pont fut construit. Personne ne voulant traverser  le pont, un habitant de Ginabat eu l'idée de faire traverser un chat. Mais le diable se mit dans une telle colère qu'il en perdit l'équilibre et tomba dans un tourbillon...ainsi fut piégé le diable.

Le pont est facilement accessible depuis l’ancienne RN20 trois kilomètres après l’embranchement de Perpignan, sur la droite.

Un parking est réservé aux visiteurs. La visite est gratuite

Source ariègepyrénees.com

Le Pèlerin

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:53

Pyrénées - "L’eau des Pyrénées, un conflit pour le 21ème siècle?"
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Dans l’inconscient populaire, les Pyrénées sont synonymes de torrents tumultueux et sauvages, où coule une eau claire et naturelle ; c’est en partie vrai.

Mais derrière la carte postale, se cache une toute autre réalité: industrie, irrigation, potabilisation des grandes villes. L’eau est devenue une ressource très convoitée et surexploitée.

La sècheresse de Barcelone au printemps 2008 en est l'exemple parfait.

Alors l’eau des Pyrénées, un conflit pour le 21ème siècle?

Des interviews de: Iker Elosegi, Luis Solana, Narcis Prat, Josep Oliva, Anne Le Strat,

Manolo Tomas, Maria Gallego, Jean-Pierre Peys, Ricardo Petrella, Suzanna Abello,

Philippe Régnacq, Jean-Maurice Cases, Dominique Conchinabe

Visualisez un extrait du film  - une production Pirenivideo - contact: deprada@pirenivideo.info - Tel: 06 70 12 95 09

Source Documentaire de Christophe de Prada

Le Pèlerin

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 04:06

Le Mas d’Azil - Circuits balisés et fouilles paléontologiques 

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Rendez-vous au Mas d’Azil et dans les communes voi­sines sur l'Arize, pour découvrir les traces de l'homme préhistorique (voir ci-contre), et aussi le travail laissé par les artisans des temps classiques: l'Église du Mas d’Azil et son clocher à bulbe, le retable baroque du XVIIe siècle en bois de La Bastide-de-Besplas. Il faut suivre aussi le circuit des artistes et artisans d'art dans les vallées de l'Arize et de la Lèze. De nombreux sentiers de randonnées existent sur les deux vallées. Les villages, comme les Bordes, Campagne ou Daumazan, tout au long de l'Arize offrent le charme de leurs ruelles pittores­ques et des maisons à colombages.

Au musée de la préhistoire, au Mas d'Azil, découverte de ma­gnifiques gravures, outils sculptés et autres témoignages de ta lents de nos ancêtres magdalé­niens.

Toujours au Mas d’Azil, deux nouveaux musées sont ouverts : le musée Parc la forêt aux dino­saures, et l’affabuloscope. Dans un parcours en plein air, observation des dinosaures découverts en Ariège, la flore fossile qui leur est contemporaine ainsi qu' une trentaine d'espèces de dinosaures du monde entier, la maison des expéditions passées, le laboratoire et bien d'autres choses. Les enfants pourront également s'initier à la fouille paléontologique.

Découverte de dolmens. Ceux du « Cap del Pouech » de Brillaut et de « Commenge » très bien conservés, sont visibles du public. En direction de Clermont, un chemin de croix, celui de l'église de Raynaude, un lieu de culte qui mérite le détour pour son calme et sa tranquillité. Direction la route de Daumazan. D'autres vestiges sont visibles et permettent de croire que Daumazan fut un bourg important au Moyen Age. Capérades, qui sont en fait des couverts, mais aussi des maisons à colombages et de nombreuses devantures d'échoppes sont visibles.

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La grotte, symbole du Mas-d'Azil.

La Grotte du Mas d'Azil

Le Mas d’Azil est traversé par une grotte qui est connue du monde entier. Impossible d'y échapper en passant au cœur du Plantaurel, car cette grotte se traverse à pied et même en voiture. Une grotte culte qui, outre son passé préhistorique, plus de 14000 ans d'histoire, occupe une place importante dans la vie locale.

Au III ème siècle, la grotte est un lieu de culte et de prière pour les chrétiens qui vivent au Mas d’Azil. Les cathares ont peut-être également bénéficié de l'architecture très particulière de cette grotte pour échapper aux massacres. Plus tard, lors des guerres de religion, la grotte sera sans cesse investie par des milliers de soldats. Aujourd'hui, elle a retrouvé son calme et à proximité se visite un musée archéologique.

Source Ariège Pyrénées

Le Pèlerin

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 16:31
Art contemporain. L’exposition «dreamtime» a été inauguree samedi au parc de la préhistoire de tarascon. première etape d'un mariage au long cours.

 

 

C'est une mise en bouche. L'exposition inaugurée samedi après-midi au musée de la préhistoire de Tarascon-sur-Ariège est le premier lever de rideau d'une longue et fructueuse collaboration entre la résidence d'artistes Caza d'Oro au Mas-d'Azil, les Abattoirs de Toulouse et le parc de Tarascon-sur-Ariège.
Un projet transculturel et transhistorique qui repose sur un dialogue inédit entre artistes contemporains, préhistoriens, anthropologues et philosophes. Un aréopage comblé par une année de collaboration étroite. « Un fantasme », se lâche même Pascal Pique, directeur pour l'art contemporain et la diffusion régionale aux Abattoirs. « Ce travail représente une source d'inspiration et une énergie étonnante. J'espère que ça se poursuivra ». Le directeur régional chargé des affaires culturelles, Dominique Paillarse, qui était en déplacement au musée, tire son coup de chapeau à l'initiative. « Ce couplage entre la Caza d'Oro et les Abattoirs est formidable, et il faut que cette exposition donne un coup de projecteur au musée de la préhistoire, qui est un site très riche pour toute la famille », déclare-t-il. Même volonté de mise en avant du patrimoine pour Alain Duran, vice-président du conseil général délégué à la culture : « Le goût de voir, de sentir est de notre devoir d'élu. Le volet éducatif est aussi très important via ces initiatives culturelles. On veut se tourner vers la jeunesse et faire en sorte qu'ils n'aient pas qu'une tête bien pleine, mais bien faite ».
Cette exposition inaugurale du programme DreamTime réunit des œuvres créées dès 2007 au Mas d'Azil (Carole Douillard, Julien Blaine), ainsi que des pièces des collections des Abattoirs (Miquel Barcelo, Antoni Tapies, Titi Parant). Artiste indépendante, Carole Douillard a été invitée par la Caza d'Oro en 2007. « J'ai produit des pièces en relation avec mon domaine de travail, qui est le corps et la performance. Ce travail m'a pris environ cinq mois. Ce fut une belle aventure humaine entre tous les artistes », commente-t-elle.

Un second volet d'inauguration a egayé l'après-midi, au musée de la préhistoire du Mas-d'Azil cette fois. Il s'agit de l'exposition « Voix » d'Eric Hurtado. Le photographe et cinéaste présente les travaux photographiques qu'il a effectués dans la grotte du Mas-d'Azil lors de sa résidence à Caza d'Oro début 2008.
Le projet DreamTime doit donner dans les mois à venirà plusieurs résidences et restitutions sous forme d'expositions, de publications ou de performances liées aux différents sites patrimoniaux de référence du département : parc de la préhistoire, grotte et musée de la préhistoire du Mas-d'Azil, grotte de Niaux et de Bédeilhac. À l'été 2009 est prévue une grande exposition en diptyque qui sera présentée sur les deux sites du Mas-d'Azil et des Abattoirs à Toulouse.
Exposition « DreamTime, grottes, art contemporain et transhistoire » jusqu'au 25 septembre au parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. -Exposition « Voix » de Eric Hurtado, jusqu'au 14 juillet au musée de la Préhistoire du Mas-d'Azil.

Source / La Dépêche du Midi 
Le Pèlerin

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 23:38

Le Plateau de Beille (2/2)

4 Le Climat 
Le climat joue un rôle prédominant pour de nombreux aspects du milieu et notamment il détermine dans une très large mesure la végétation. Celui du plateau n'a pas fait l'objet d'observations spécifiques. La région où nous sommes est un carrefour de deux grandes influences climatiques, atlantique et méditerranéenne ; auxquelles viennent s'ajouter des caractères propres aux massifs montagneux (exposition, pente, etc..).
La pluviométrie est moyenne, de 900 mm dans les vallées protégées des vents d'ouest, elle atteint 1200 mm dans la haute chaîne; elle est maximale en automne et au printemps. Une partie des précipitations est constituée par de la neige qui peut tomber dès le début octobre; la période de plus fort enneigement étant janvier-avril. En été , les orages sont fréquents. Contrairement à l'étage montagnard qui est souvent noyé dans le brouillard, le plateau jouie d'un ensoleillement important. La moyenne annuelle des températures est probablement inférieure à 5 °C (6,8 °C à l'Hospitalet à 1430 m).
La flore et la végétation
Les plantes, de par leur faculté de synthétiser de la matière organique à partir de l'énergie solaire et des éléments minéraux du sol sont à la base de toutes les chaînes alimentaires. De ce fait, elles jouent un rôle fondamentale dans le fonctionnement des écosystèmes. Très largement tributaire de la nature géologique du substrat, les flores des milieux calcaires et non calcaires sont très différentes et ce sont généralement les premiers de ces milieux qui possèdent la plus grande richesse. Malgré cela, sur le plateau, plusieurs centaines d'espèces sont présentes et méritent une attention particulière.

Plutôt que les noms latins qui sont universels, nous avons retenu, pour les plantes les noms vernaculaires tels qu'ils sont donnés dans deux ouvrages qui figurent en fin de ce guide (Dupias, Grey Wilson et Blamey) ; dans le cas où aucun nom vernaculaire n'était proposé, nous avons effectué une traduction littérale du nom latin.
5.1 Le pin à crochets
Le pin à crochets est avec le hêtre et le sapin, l'arbre de la forêt pyrénéenne et, sur le plateau de Beille, il est l'unique essence arborée. Mais ce n'est qu'en lisière supérieure (vers 1800 m) qu'il apparaît régulièrement ; localement il atteint ou dépasse 2500 m (2600 dans le massif de Néouvielle). Dans les Pyrénées, il est présent partout où l'altitude dépasse 2000 m; toutefois, son aire de répartition est morcelée à l'ouest et dans le centre de la chaîne ; à l'est, il forme des peuplements qui ont un intérêt sylvicole évident. Bien que caractéristique de l'étage subalpin, il peut à l'occasion de phénomène particulier être rencontré beaucoup plus bas. Ainsi en est-il des stations peuplant les rives des cours d'eau où il a pu s'installer grâce au transport des graines par l'eau. Un autre milieu de basse altitude est constitué par les tourbières du pays de Sault, celle du Pinet en particulier (confins de l'Aude et de l'Ariège) où il peuple un "trou à gel" d'où sont exclues les espèces concurrentes.
Il colonise l'étage subalpin quel que soit le substrat, calcaire ou acide, et il est très souvent accompagné du genévrier nain; sur les versants nord fréquemment soumis à l'influence humide de l'Atlantique il est également en compagnie du rhododendron; sur les sud, ce dernier est généralement remplacé par le raisin d'ours.

Il peut vivre plus de 500 ans et fructifie en hiver. Le cycle de développement, de la fécondation à la maturité des graines, se déroule sur deux années. Le nombre de graines produites est très important et peut dépasser 6000 par arbres et 3 millions par hectare !

Cette production massive de graines permet de nourrir de nombreuses espèces d'oiseaux et de mammifères ; on a ainsi estimé que sur 10 000 graines produites, seulement 250 donneront des plantules d'un an. Le pin à crochets est le support d'une communauté d'êtres vivants dont beaucoup lui sont propres. C'est le cas de plusieurs espèces d'insectes, mais également d'un oiseau, le bec-croisé qui dans les Pyrénées est l'hôte exclusif de cette essence et se nourrit des graines de l'arbre. L'importance de la production de graines pour les mammifères et les oiseaux est telle, que d'elle dépend la densité des populations.
Avant le développement du pastoralisme et surtout de l'exploitation massive sous la forme de charbon de bois par les forges à la catalane, il occupait une place beaucoup plus importante dans les Pyrénées. Depuis un siècle, on assiste sur le plateau de Beille, à une lente recolonisation depuis le début du siècle qui correspond à une diminution de la taille des troupeaux et à l'arrêt de la production de charbon de bois.
5.2 Flore de la pinède à crochets
la forêt de pin à crochets est ici peu dense et ménage de nombreuses clairières ou zones éclairées favorables à l'installation de nombreuses plantes buissonnantes ou herbacées.

Rhododendrons
Le rhododendron, la callune et la myrtille forment isolément ou en mélange de vastes zones de buissons. On notera également par place le genévrier commun. Parmi les plantes herbacées, l'homogyne des Alpes, la potentille érigée, le nard, l'euphraise naine, le gispet, la paronyche à feuilles derenouée, le gnaphale de Norvège, l'arnica des montagnes et le mélampyre des forêts sont omniprésentes. Des plantes plus banales, en partie associées au bétail (fumure) se retrouvent également ici : ortie, stellaire holostée, etc... A la faveur des clairières, des espèces des landes et pelouses pénètrent dans la forêt (voir ci-dessous).
5.3 Flore des landes
La plupart des landes sont des peuplements denses de rhododendrons ou de callune. Elles résultent souvent d'une extrême dégradation de la forêt de pin à crochets et l'on y retrouve la plupart des plantes signalées dans ce milieu ; viennent s'y joindre des plantes des milieux ouverts, genévrier nain, pédiculaire à calice laineux, benoîte des montagnes, airelle des marais, millepertuis, camarine, azalée naine, etc...
5.4 Flore des pelouses
Les graminées dominent largement le couvert végétal et le gispet, endémique pyrénéenne, aux feuilles piquantes, la luzule penchée, la piloselle, la renoncule à feuille d'aconit, les gentianes des prés et des Pyrénées, la potentille de Pyrénées, la pulsatille des Alpes, l'arnica des montagnes, les œillets couché et des poètes, la carline à feuilles d'acanthe, la soldanelle dont la floraison est très précoce et suit de peu la fonte de la neige.

Une mention particulière doit être faite pour les zones de stationnement du bétail qui reçoivent une grande quantité de matière organique et qui sont occupées par l'ortie, la bourse à Pasteur et Pépinard sauvage.
Sur les rares rochers, on notera la paronyque à feuille de renouée, les sédums acre et blanc, la joubarbe. L'orchis blanchâtre, la néotinéa tachetée et Torchis sureau sont présents, mais localisés ; on observera la première en juin dans la prairie située à droite du départ du sentier près de la station.
5.5 Flore de zones humides
La flore des zones humides est particulièrement intéressante et riche ; elle se retrouve essentiellement d'une part sur le plateau et dans le vallon du ruisseau qui draine le plateau. Mais elle peut être notée dès la station de ski sur la droite de la piste au début du sentier.

Ce sont les plumets blancs des linaigrettes (trois espèces sont présentes dans le massif) qui en juin et juillet vous permettront aisément des les localiser. Y sont associées, les pédiculaiures des bois et des marais, le populage des marais, la parnassie des marais, la tofieldie, les grasettes vulgaire et à grande fleurs, la primevère farineuse et enfin plusieurs joncs et carex.

Une orchidée, Torchis à feuilles tachetée est particulièrement abondante dans ces milieux. On y rencontrera également, mais beaucoup plus rarement Torchis sureau et Torchis blanc.

Dans l'ensemble de ces milieux on observera également de nombreuses espèces de plantes inférieures, lichens, champignons, sphaignes et mousses qu'il n'est pas possible de présenter ici car elles sont nombreuses et très imparfaitement connues d'autant que pour la plupart, leur détermination reste l'affaire de spécialiste.
5.6 Les Fourmis rousses des bois et autres petites bêtes
Parmi la multitude des invertébrés présents sur le plateau, il n'est pas possible de ne pas remarquer la présence des fourmis. Tout d'abord peut-être, votre premier contact consistera-t-il en une piqûre cuisante lors d'un pique-nique! Puis vous ne pourrez pas ne pas voir ces énormes tas de brindilles toujours animés à la belle saison par une multitude d'insectes dont la taille atteint 8 mm.
Ces fourmis appartiennent à un groupe complexe comptant une dizaine d'espèces en Europe de l'Ouest. Dans les Pyrénées Orientales, au moins quatre espèces sont connues; mais celles du plateau de Beille n'ont jamais été étudiées.
Les colonies comptent de plusieurs centaines de milliers à plus d'un million d'insectes. Trois types d'individus bien différenciés morphologiquement formant des "castes" sont présents : les mâles, les ouvrières et les femelles sexuées. Les secondes sont des femelles devenues stériles par atrophie des organes génitaux ; chez certaines espèces, les ouvrières dont la tête est hypertrophiée prennent le nom de soldat. La reine est le plus gros individu de la colonie ; c'est elle qui pond et assure la descendance et sa longévité est très importante (plus de 15 ans chez certaines espèces). Enfin, il convient de souligner que comme chez les hyménoptères supérieurs, les mâles proviennent d'œufs non fécondés, contrairement aux ouvrières et aux femelles sexués.
5.7 La reproduction des colonies
Dans le cas des insectes sociaux comme les abeilles ou les fourmis, la reproduction des individus n'est pas à même de reproduire l'espèce et c'est la reproduction des colonies qui intervient. Chez les fourmis rousses, deux modes de reproduction des colonies existent. Le premier se retrouve chez beaucoup d'autres espèces d'y ménoptères dont l'abeille domestique et consiste en un essaimage d'ouvrière et de sexués ailés qui en été partent fonder une nouvelle colonie. Le second est plus original et s'apparente au "bouturage". Dans les colonies à population très élevée, une partie des individus se sépare du nid principal et édifie à proximité un ou plusieurs nouveaux dômes qui peuvent à leur tour se diviser. Ces colonies dites polycaliques peuvent s'étendre sur plusieurs hectares (on en a signalé une s'étendant sur 70 hectares et comptant 1200 dômes) et entretiennent de bonnes relations entres elles.
5.8 Des insectes indispensables au maintien de l'équilibre de la forêt
Le rôle des fourmis et en particulier des fourmis rousses est essentiellement celui de régulateur des populations d'invertébrés susceptibles, s'ils proliféraient, de menacer la forêt; c'est le cas de nombreux insectes, pucerons, chenilles, et autres espèces dont les larves se nourrissent des différentes parties de arbres vivants ou morts (chenilles, tenthrèdes, longicomes, etc...). Comme tous les prédateurs, les fourmis jouent un rôle de régulateurs et ne sont guère en mesure d'intervenir dans le cas d'invasions exceptionnelles, mais elles contribuent à en limiter la fréquence et l'incidence. L'importance de leur rôle comme auxiliaires de la sylviculture a été reconnue dans de nombreux pays d'Europe de l'Ouest, au point qu'elles sont intégralement protégées par la loi. Ce n'est pas encore le cas en France.

Indirectement, l'évaluation de la densité du peuplement en fourmis rousses d'une forêt peut permettre de poser un diagnostic sur son état de santé (ou de dégradation !).
5.9 Autres insectes
Outre les fourmis, la faune entomologique du plateau est très riche. C'est surtout en juin et début juillet qu'on en observera le plus, notamment sur les fleurs : Papillons, longicornes, charançons et chrysomèles abondent. En bordure des ruisseaux ou dans les zones humides, ce sont de nombreux coléoptères staphilinidae et carabidae que l'on observera. Les papillons sont souvent nombreux. Parmi eux on notera les espèces du genre Erebia aux couleurs brunes à noires qui sont presque toutes des espèces de montagne et qui présentent un fort endémisme (répartition géographique très limitée) mais également l'apollon et le semi apollon. Les lieux riches en matières azotées, en particulier les zones de repos du bétail attirent de nombreuses espèces de lycènes et de piéride qui viennent "butiner" l'urine !
Et puis, si le cœur vous en dit, prenez un petit moment pour observer un crottin de cheval ou une bouse de vache frais! Une multitude d’insectes dits coprophages contribuent à recycler la matière organique en l'enfouissant pour l'alimentation de leurs larves. En juin, lors des belles journées, un crottin de cheval de plusieurs litres est découvert (à l'odeur) en moins de 5 minutes et est totalement enterré en deux heures!
6 Amphibiens et Reptiles
Les amphibiens et reptiles ne jouissent guère d'une réputation qui incite à les observer et que n'a-t-on pas dit à leurs sujets!

L'herpétofaune du plateau de Beille est peu diversifiée mais n'en présente pas pour autant moins d'intérêt.
6.1 Triton palmé
Ce petit triton qui ne mesure que 5-6 cm est présent au printemps dans toutes les zones humides où il se reproduit ; le reste de l'année il est terrestre et trouve refuge sous les pierres; dans les talus etc. La ponte a lieu dans l'eau où les larves se développent. Terrestre la plus grande partie de l'année, il se nourrit de petits invertébrés terrestres qu'il chasse la nuit.
6.2 Grenouille rousse
Cette espèce "abonde" dans les zones humides et au bord des ruisseaux où l'on peut l'observer dès le mois d'avril. Très variable, elle présente une grande variabilité de taille et de coloration ou domine toutefois le brun et le noir. La ponte aquatique s'échelonne de mai à juin ; les têtards sont aquatiques et souvent très nombreux ; les jeunes grenouilles quittent l'eau dès la métamorphose et se dispersent très rapidement si bien qu'en automne on peut les observer très loin de l'eau.
6.3 Lézard des murailles
Cette espèce très commune et abondante à basse altitude atteint ici sa limite supérieure de répartition et elle est localisée à quelques petits massifs rocheux.
6.4 Lézard vivipare
C'est l'espèce de lézard la plus commune ici même si elle n'est jamais abondante; elle marque une nette préférence pour les pelouses herbeuses humides.
6.5 Vipère aspic
Ce serpent est l'espèce qui détient le record le d'altitude dans les Pyrénées où elle a été observée à plus de 2500 m. Sur le plateau, elle est active de la fin avril à la fin septembre. Au printemps et en automne elle passe de très longues heures au soleil. En été, elle est essentiellement nocturne. Son régime alimentaire se compose de petits mammifères, musaraignes, mulots et campagnols notamment et parfois de poussins d'oiseaux nichant au sol. Les jeunes capturent essentiellement des lézards. Il convient de souligner que la vipère est la seule espèce de serpent de la faune d'Ariège qui soit venimeuse. Attention donc aux morsures qui sont exceptionnelles si vous ne les recherchez pas (en les capturant par exemple !). Ces morsures sont exceptionnellement mortelles si l'on prend rapidement quelques précautions. Dans tous les cas, dirigez vous vers votre véhicule, puis vers l'hôpital le plus proche.

D'autres espèces sont présentes dans le massif de l'Aston et sont susceptibles d'être rencontrées sur le plateau : ce sont la salamandre tachetée, le crapaud accoucheur, l'orvet, coronelle lisse et l'euprocte des Pyrénées notamment.
7 Les oiseaux 
Les oiseaux occupent une place élevée dans les chaînes alimentaires ; ce sont pour beaucoup d'espèces des pré­dateurs qui indiquent, par leur faculté d'intégration des différents facteurs biotiques et abiotiques, l'état de conservation ou de dégradation d'un milieu. Le peuplement ornithologique du plateau, de par son grand intérêt à fait l'objet de plusieurs études particulièrement intéressantes dont certaines sont encore poursuivies actuellement.
7.1 Les oiseaux forestiers
Deux espèces, le grand tétras et le bec-croisé des sapins méritent une attention toute particulière.
7.2 Le grand tétras
Cet oiseau gallinacé (tétraonidés) de grande taille (approximativement celle du dindon) possède une vaste répartition paléarctique et marque une nette préférence pour les veilles forêts. Le mâle est noirâtre avec des marques blanches sur les ailes et des reflets verts sur la poitrine ; il possède une caroncule au-dessus des yeux, une queue large et en éventail. La femelle, plus petite, est brune tachetée de noir et teintée de roux sur la poitrine ; la queue est arrondie.

La reproduction débute au printemps, généralement durant la première quinzaine de mai, parle regroupement des oiseaux sur des places de chant. C'est à l'issue de ces parades collectives qu'a lieu l'accouplement et ce sont les mâles les plus agressifs qui se reproduisent. La ponte qui compte de 6 à 9 oeufs est déposée à même le sol dans un nid sommaire ; l'incubation dure de 26 à 29 jours. Les poussins quittent le nid dès l'éclosion. La famille reste unie jusqu'au début de l'hiver.

Le régime alimentaire est essentiellement composé de végétaux, bourgeons et aiguilles de conifères en hiver et au printemps, auxquels viennent s'adjoindre des invertébrés capturés au sol et des fruits.

Ses exigences écologiques et la complexité de son organisation sociale en font une espèce particulièrement sensible aux activités humaines (sylviculture, tourisme, chasse, etc...) et en France, il a disparu ou très fortement régressé dans la plupart des massifs montagneux à l'exception des Pyrénées où il est encore bien représenté mais souvent gravement menacé.
Le cas de la population du plateau de Beille est particulièrement représentatif de la très grande sensibilité de l'espèce en période hivernale. La pinède à crochets constituait un site d'hivernage où les effectifs étaient importants. L'implantation de la station de ski, et divers autres types de dérangements (pistes, chiens, ski hors pistes, etc.) ont entraîné une chute des effectifs estimés par l'Office nationale de la Chasse à 30 % en deux années. C'est en hiver que le tétars est particulièrement sensible : son alimentation est peu énergétique et il limite au maximum ses déplacements. Tous les dérangements qui perturbent cette vie ralentie entraînent des dépenses énergétiques excessives et une exposition plus grande aux prédateurs qui peuvent être fatale.
7.3 Le bec croisé des sapins
Cet oiseau possède une vaste répartition couvrant tout l'hémisphère nord (Eurasie, Amérique et Afrique du Nord) où il est associé aux forêts de conifères. Dans les Pyrénées, il peuple les forêts de pin sylvestre et de pin à crochets dont il se nourrit presque exclusivement des graines ; son bec dont la mandibule inférieure est-croisée avec la supérieure, lui permettant de les extraire des cônes Les cônes sont presque toujours cueillis et transportés sur une branche où l'oiseau décortique tout d'abord les écailles, puis en insérant son bec fait levier pour les écarter ; intervient alors la longue langue qui est préhensile. Tout au long de l'année, le bec croisé est une espèce grégaire et son cycle est étroitement dépendant de la production de graines de pin. Ainsi, il est apte à se reproduire toute l'année ; sur le plateau, c'est de novembre à janvier qu'il niche, bien que des pontes aient été notées pour presque tous les mois. Le nid est une coupe volumineuse de mousses, lichens et brindilles ; la ponte compte de 2 à 4 œufs qui sont incubés durant 13 à 16 jours ; les poussins quittent le nid entre 14 et 25 jours et restent très longtemps dépendants des parents. 
7.4 Les autres espèces
D'autres espèces d'oiseaux sont caractéristiques des lieux, elles font l’objet d’un autre ouvrage
Source Ariège Magazine 
Le Pèlerin

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 07:38

Le Plateau de Beille (1/2)

 

1 Avant-propos

Il n'est guère de milieu en France ou en Europe de l’Ouest que l'on qualifie de naturel qui ne soit pas ou n'ait pas été soumis à l'action de l'homme. La montagne "sauvage" qui vous accueille n'échappe pas à la règle.

En suivant le tétras, les dix balises et le dépliant vous ont proposé autant de fenêtres entrouvertes sur la nature du plateau de Beille.

Ce petit guide que vous feuilletez reprend et complète le dépliant. Bien entendu, il n'est pas possible de présenter toutes les facettes d'un site comme le Plateau de Beille où les différents milieux s'imbriquent et forment une mosaïque particulièrement complexe. Nous avons "sélectionné" quelques uns des aspects de l'Histoire Naturelle de ce site, principalement en fonction de leur représentativité et de la relative facilité d'observation qu'ils offrent.

Mais avant de les présenter, il nous a semblé important de fournir quelques éléments d'un "code de conduite" dans la nature.

La montagne a une histoire, même si nous devons remonter pour la comprendre très longtemps avant que l'homme n'apparaisse sur la terre, celle-ci est rappelée brièvement; la table d'orientation et le site 10 avec son panneau vous permettront de visualiser les phénomènes évoqués. Le climat jpue également un rôle important, il est esquissé. Avec le relief, la mpre et la végétation contribuent à donner une première impression du milieu ; en outre, de par leur capacité à synthétiser de la matière organique à partir des éléments minéraux du sol et de l'énergie solaire, les végétaux constituent la base des chaînes alimentaires. Il importe donc de leur réserver une place de choix. La forêt de pins à crochets qui peuple l'étage subalpin des montagnes pyrénéennes constitue l'un des éléments les plus originaux du patrimoine naturel pyrénéen, il est normal d'y consacrer une description détaillée. Le plateau offre d'autres paysages végétaux ; l'un d'entre eux, les zones humides (mouillères) est particulièrement intéressant. Les petites bêtes, insectes en particulier, même si elles sont parfois difficiles à observer et restent souvent l'affaire du spécialiste, jouent ici un rôle particulièrement important. Les spectaculaires nids de fourmis rousses des bois dont les dômes de brindilles sont omniprésents et aisément observables nous ont semblé pouvoir constituer une introduction à leur connaissance.

Les Amphibiens et reptiles ne jouissent guère d'une réputation enviable, pourtant ils ne le méritent pas. Les oiseaux, outre qu'ils bénéficient d'une "bonne image" auprès de tous, sont parmi les vertébrés les plus faciles à observer. Ce sont les espèces de la forêt pyrénéenne, comme le grand tétras, les mésanges ou le bec-croisé qui attireront notre attention, même s'il vous sera difficile d'observer le premier.

Les grands rapaces, aigle royal, vautour fauve et gypaète barbu qui exploitent de vastes territoires sont encore bien présents dans les Pyrénées et ils jouent un rôle très important dans les écosystèmes de montagne comme prédateurs ou charognards.

Chaque printemps et chaque automne, des dizaines de mil­lions d'oiseaux migrateurs franchissent les Pyrénées pour regagner leurs quartiers d'hiver situés du sud de l'Europe au Sud de l'Afrique; le plateau de Beille constitue un site privilégié d'observations dans les Pyrénées centrales. Un calendrier des migrations et quelques conseils sont proposés. Les mammifères sont toujours très difficiles à observer, mais ils tiennent également une place importante. Leur présence est toutefois révélée par de nombreuses traces et indices ; à vous de les découvrir et de tenter de les décrypter. Enfin, la présence de l'homme, tout d'abord ancien, avec le pastoralisme, puis très récente avec notamment la mise en place de la station de ski est abordée.

N'allez surtout pas imaginer qu'après avoir parcouru le sentier ou lu ce document vous saurez tout sur la flore et la faune du plateau. Si un aspect vous intéresse plus particulièrement, une bibliographie regroupant d'une part des ouvrages de terrain plus complets et d'autre part des ouvrages ou articles scientifiques spécialisés devrait dans un premier temps satisfaire votre curiosité.

Bonne balade !

2 Quelques recommandations avant de partir

La nature est fragile et des hommes trouvent une partie de leurs ressources

sur le plateau. Il importe donc à chacun de respecter le patrimoine que nous

vous proposons de découvrir.

L'accès au plateau est autorisé à tous et en tout temps à l'exception d'un

secteur qui fait l'objet d'un arrêté de protection de biotope qui en réglemente

strictement l'accès; celui-ci est indiqué sur le plan des pages précédente et

signalé sur le terrain par le panneau ci-dessous.

Toutefois, les sentiers établis à partir du tracé des pistes de la station de ski

vous permettront de profiter de l'ensemble des richesses du site. Evitez

donc de les quitter.

Même si la flore, hormis dans la zone protégée, ne fait pas l'objet de

protection particulière, pourtant ne cueillez pas les fleurs. Faire un bouquet,

c'est aussi priver ceux qui vous suivent du spectacle dont vous avez jouie.

Vous rencontrerez parfois des nichoirs destinés à l'étude de la biologie et

de l'écologie d'oiseaux forestiers comme les mésanges; respectez-les, restez à bonne distance d'où vous pourrez les observer et surtout ne les ouvrez pas...

Votre chien est un compagnon fidèle, surveillez le attentivement. Loin de vous, il peut être à l'origine de dérangements graves pour la faune, en particulier les couvées et nichées de tétras, mais également d'accidents avec le bétail. Vous êtes en vacances ou en week-end, les bergers eux travaillent ici ! Ne vous étonnez donc pas de la présence en "liberté" de leur chien !

La récolte des champignons n'est pas réglementée ; nous sommes ici dans le domaine public. Il vous est donc possible de faire des cueillettes. Mais n'écrasez pas les autres ! Comestibles ou vénéneux, ils jouent un rôle fondamental dans l'équilibre des milieux. Enfin, pour votre sécurité, ne ramassez et surtout ne mangez que les espèces que vous connaissez bien en prenant soin de bien séparer les récoltes.

Enfin, ne récoltez que ce que vous pouvez consommer; pensez ici aussi aux autres!

3 De la formation des Pyrénées au plateau de Beille

Retracer l'histoire des Pyrénées nécessite de se reporter plusieurs millions d'années en arrière. Très schématiquement, les Pyrénées ont subi deux phases d'érection ; la première à la fin de l'ère primaire (600 millions d'années) et la seconde à la fin du tertiaire. Cette dernière résulterait du déplacement coulissant puis du serrage de la plaque continentale ibérique contre la plaque européenne. Ces mouvements sont encore notés aujourd'hui et sont à l'origine des tremblements de terre quotidiens, mais pour la plupart de faible magnitude. La quasi totalité du plateau est constituée de gneiss, roche métamorphique contenant du quartz, des micas et des feldspaths. Ces roches proviennent de la transformation de roches sédimentaires sous l'action conjuguée de la température et de la pression subie à des profondeurs importantes.

Le plateau, mais également les profondes vallées de l'Ariège et de l'Aston doivent leur configuration à l'action des glaciers. Ceux-ci ont laissé partout des traces parfaitement visibles, moraines, verrous, dépôts.

À suivre

Source Ariège Magazine

Le Pèlerin 

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 05:19

Le Tourisme se cherche encore en Ariège…

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Le tourisme en Ariège, qui s’est développé comme dans toutes les Pyrénées à partir du thermalisme, a longtemps misé sur les atouts naturels du département Mais Ax-les-Thermes, Ussat et Aulus-les-Bains ne reçoivent plus autant de curistes qu’au siècle passé, et les tentatives de l’après-guerre pour cou­pler des stations de ski (Bonascre, Guzet) à ces villes déjà équipées pour recevoir des touristes ont connu des fortunes diverses. Malgré l’incontestable réussite de l’aménagement du plateau de Bellle pour le ski de fond, moins dépendant des aléas des chutes de neige, le tou­risme hivernal ne représente qu’un tiers des nuitées enre­gistrées chaque année en Ariège. Si les réserves du Mont-Valier ou d’Orlu consti­tuent des zones privilégiées pour le développement du « tourisme vert », la générosité de la nature ne peut plus être l’unique carte touristique ariégeoise. La cul­ture est le nouveau filon à exploiter. Les musées, déjà nombreux, se multiplient : musée duTextile et du Peigne en corne à Lavelanet, ouver­ture cet été du nouveau musée des Métiers anciens dans l’ancienne forge de Montgaillard, projet de musée de la Papeterie dans la maison d’Aristide Berges à Saint-Lizier, etc. Paradoxale­ment, la richesse et la diver­sité léguées par l’histoire constituent un vrai casse-tête pour les responsables départementaux du tou­risme : faut-il mettre en avant l’époque médiévale de Gaston Fébus et l’épopée cathare qui culmine à Montségur, remonter plus profondément aux temps préhistoriques des grottes ornées de Niaux ou évoquer la dure vie de ces monta­gnards qui quittèrent leur vallée pour courir le monde avec leurs ours dressés, comme à Ercé ? La visite du château de Foix illustre bien ce dilemme. Le monument emblématique du département demeure le site le plus visité, avec plus de 70 000 entrées par an. Mais le talent du guide ne suffit pas à contenter l’attente des touristes qui errent sur les remparts détruits après une trop courte visite au sommet de la tour ronde. On peut être surpris par l’énorme tête d’élan qui orne la grande salle de l’ancienne prison reconvertie en musée dépar­temental, mais ce cadeau diplomatique d’un quel­conque État Scandinave à un illustre fils du pays ne saurait palier l’absence de l’authen­tique mammouth ariégeois, découvert au début du siècle lors de la construction du chemin de fer Foix-Saint-Girons. L’énorme pachy­derme préhistorique, exilé depuis de nombreuses années au Muséum d’histoire naturelle pour se faire « rem­plumer », devrait bientôt faire sa réapparition au palais des

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Évêques de Saint-Lizier, autre antenne d’un musée départe­mental « éclaté » qui a bien de la peine à remplir toutes ses salles. En attendant d’être exposé un jour dans un musée spécialement dédié à la préhistoire, toujours à l’étude.

Les témoignages des temps préhistoriques sont parti­culièrement abondants en Ariège, grâce aux nom­breuses grottes des mon­tagnes karstiques du dépar­tement La surprenante grotte du Mas-d’Azil, traversée par une route, l’énorme réseau souterrain de Lombrives ou la rivière souterraine de Labouiche sont des curiosités géologiques que des exploitants, publics ou privés, font visiter depuis longtemps. Les scientifiques du CNRS accueillent également quelques visiteurs dans leur laboratoire souterrain de Moulis, près de Saint-Girons. Une ouverture plus large au public est actuellement à l’étude.

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Mais l’accueil dans les douze cavernes ornées de peintures pariétales, comme à Niaux ou Bédeillhac, est contingenté pour des raisons scientifiques, voire strictement impossible. La grotte de Niaux, aussi célèbre que Las-eaux ou Altamira, a l’avantage d’être encore ouverte au public, contrairement à ses homologues de Dordogne et d’Espagne. Mais à raison d’un maximum de 220 visiteurs par jour: pas de quoi développer un tourisme de masse. C’est pour cette raison que le département a ouvert en 1994 à Tarascon le Parc pyrénéen de l’art préhisto­rique. Cet équipement lourd qui se propose d’instruire tout en distrayant est une réussite technique, mais peine à atteindre ses objectifs com­merciaux (50 000 entrées en 1997]. Le conseil général a été obligé d’en reprendre l’exploi­tation en 1997 et a créé un service départemental qui centralise la gestion des sites touristiques majeurs du département Regroupés, ces quatre sites (Parc pyrénéen, grotte de Niaux, château de Foix et palais des Évêques de St-Lizier) totalisaient 150 000 visiteurs en 1997, soit davan­tage que la population du département


Source  Pyrénées Magazine

 

Fin

 

Le Pèlerin

 

 

 

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 05:11

Les années florissantes de l’industrie ariégeoise

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La Saga de l’Aluminium

 La centrale d’Auzat, construite en 1907 dans le Vicdessos par Georges Berges, fils d’Aristide, fournit ainsi gratuitement à chaque famille du village une lampe qui éclaire comme 25 bougies.

Mais la production d’électricité n’est pas une fin en soi. L’énergie ne vaut que pour les machines qu’elle peut faire fonctionner, plus sûrement que les moulins à eau d’autrefois. À Auzat, Georges Berges se lance dans la production de chlorates, des­tinés à blanchir la pâte à papier. Il fabrique aussi de l’aluminium, mais ne trouve pas de débouchés pour ce nouveau métal, aussi brillant que l’argent et plus léger que l’acier. En 1914, il revend l’usine à la Compa­gnie des produits chimiques dAlais et de la Camargue, qui deviendra Pechiney une guerre plus tard (1950). La grande saga de l’aluminium du Vicdessos est lancée. En aval de l’usine d’Auzat, qui dresse ses 188 cuves sous le Montcalm, l’usine de Sabart est construite en 1929 au débouché de Tarascon. Construite en 1953 au bord de ‘Ariège, l’unité de Mercus, spécialisée dans l’affinage de l’aluminium, confirme le mou­vement en escalier qui conduit pro­gressivement l’aluminium des som­mets vers la plaine. La fermeture de ses sites ariégeois à l’horizon 2002/2005, Pechiney a créé un véritable électrochoc dans la vallée. « Toute la vie de la vallée est organisée autour de Pechiney. On s’est battu jusqu’au bout pour conserver le drapeau Pechiney », affirme Robert Piquemal, maire dAuzat et conseiller général du can­ton, mais rien n’y fit….Une petite unité située à Mercus demeure ….mais pour combien de temps…..

Les révolutions textiles du pays d’Olmes

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L’industrie textile demeure le premier secteur industriel de l’Ariège, avec 64 entreprises qui employaient 2 247 salariés fin 1996. Traditionnellement concentrée autour de Lavelanet et du pays d’Olmes, dans le piémont pyrénéen, cette industrie a pourtant perdu la moitié de ses effectifs depuis 1986. La reconversion fut douloureuse, notamment avec le rachat en 1988 des tissus Roudière par le groupe Chargeurs. La mécani­sation réduira progressivement les besoins de main-d’œuvre et accentuera la professionnalisation des ouvriers. Aujourd’hui, le groupe fondé en 1955 par Michel Thierry est devenu le pre­mier employeur du bassin et le deuxième employeur du département avec près de 600 personnes, grâce à ses tissus pour l’industrie automobile. Quant à l’entreprise Avelana, filiale du groupe Chargeurs, elle mise sur la technologie avec de nouveaux tissus anti-stress ou in défroissables. On n’arrête pas le progrès ! Et de raconter une dernière anecdote dont il a le secret « Les canuts lyonnais ont manifesté contre l’invention des métiers Jacquard, qui permettait à une personne seule de tisser, en lançant leurs sabots contre les machines. C’est de là que vient le mot ‘sabotage » Mais ça n’a pas empêché les métiers Jacquard d’arriver chez nous. »

 Source  Pyrénées-Magazine

A suivre demain Du Tourisme,  oui mais lequel ?

Le Pèlerin

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