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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 03:11

Les Pyrénées - La montagne de « premier ordre »
Le Pic du tourmalet

Ci-dessus et ci-dessous Henry Russell - Killough l'amant des Pyrénées

L'envie de découvrir, l'audace, le courage, le désir de vaincre ainsi que le plaisir voluptueux de savourer la victoire, bref, tout ce qui caractérise le « pyrénéisme » est contenu dans ces propos de Ramond de Carbonnières, « l'inventeur des Pyrénées ». C'est en 1787 que ce conseiller intime du cardinal de Rohan se rend pour la première fois dans les Pyrénées pour accompagner « son » cardinal aux eaux de Barèges. Il effectue quelques escalades aux alentours de la station thermale et éprouve soudain un véritable coup de foudre pour les cimes pyrénéennes. Le 2 août 1787, il monte à 2 872 m d'altitude au pic du Midi de Bigorre qu'il gravira trente-cinq fois dans sa vie. Après cette première ascension, il se lance à la recherche du plus haut sommet pyrénéen et dirige ses pas tout naturellement vers le massif de la Maladeta. Il explore le cirque de Gavarnie où « dix à douze tor­rents tombent de cet amphithéâtre dans le cirque » et effectue l'ascension de la brèche de Roland. C'est avec obstination, et après plusieurs tentatives malheureuses, qu'il vaincra enfin, en 1802, le mont Perdu, objet de fascination passionnée : « Les glaciers étincelaient et la cime du mont Perdu, toute resplendissante de célestes clartés, semblait ne plus appartenir à la terre. » C'est ainsi qu'il décrivait sa future conquête, vue de la brèche de Tuquerouye, « dans toute sa majesté ».
Ramond, ce « pape » des Pyrénées, ouvre la voie en ce début du XIXéme siècle à une série d'aventuriers de la montagne qui vont réaliser quelques « premières » remarquables. Vin­cent de Chausenque, en 1847, vainc le Néouvielle et ses 3 091 m. Puis une Anglaise, Miss Ann Lister, réussit l'ascension de la Pique Longue du Vignemale à 3 298 m devançant de quatre jours Edgar, prince de la Moskowa, fils du maréchal Ney, et son frère qui laissèrent supposer qu'ils avaient été les premiers à atteindre le sommet. Et si le voyageur et naturaliste allemand, Friedrich Parrot atteint avec le guide luchonnais Pierre Barrau le sommet de la Maladeta, il faudra attendre 1842 pour que le « Nethou », autrement dit le pic d'Aneto qui culmine à 3 404 m, s'avoue vaincu par le botaniste français, le comte Albert de Franqueville accompagné d'un jeune officier russe, Platon de Tchihatcheff et des guides Jean Argarot, Pierre Redonnet, surnommé Nate, Bernard Ursule et Sanio.
Vers la fin du XIXème siècle, les adeptes de la montagne se font de plus en plus nombreux et se distinguent par leur intrépidité, accomplissant de véritables exploits. Ce sont « les frères siamois du casse-cou », Henri Brulle et Jean Bazillac, qui franchissent en 1889 avec les guides Célestin Passet et François Salles le couloir de Gaube après avoir taillé 1 300 marches dans la glace, ou le vicomte d'Ussel qui s'illustre au cours de l'année 1904 en escaladant le mont Perdu par la face nord. Jugeant la tentative dangereuse, le guide Salles lui dit au départ :
« Je marcherai tant que l'on ne me commandera pas de faire demi-tour ; mais j'espère que le monsieur tient à sa peau. »
Et d'Ussel gagne la pointe du mont sans perdre la peau.
La Mort D'un Guide
Nous sommes en 1824. Deux jeunes ingénieurs des Mines, Edouard Blavier et Edouard de Billy, partent pour la Maladeta avec un guide très réputé et très expérimenté, Pier­re Barrau, appelé familièrement « Pierrine ». Cet ancien menuisier âgé de 68 ans commet l'imprudence, à 75 m du sommet, de s'aventurer sur le glacier sans être encordé. Alors qu'il progresse en sondant la neige avec son bâton ferré, une crevasse s'ouvre sous son poids et Barrau disparaît englouti par le glacier qui ne le rendra qu'un siècle plus tard. C'est en 1931 que son corps réapparaîtra à la rimaye du glacier après avoir parcouru une dénivellation de 1400 m. Cette mort frappa la communauté des guides de Luchon qui, à chaque course, au port de Venasque, devant le panorama du glacier, étendaient les bras en disant :« II est là, Barrau ». La Maladeta au nom déjà terrifiant fut considérée comme inaccessible, fa­tale, et une teneur plus ou moins superstitieuse s'empara des pyrénéistes, retardant de quelques années la « première » de l'Aneto, personne ne voulant plus affronter la « mangeuse d'hommes. »
Le comte Henry Russell-Killough : l'amant des Pyrénées
Francis jammes, dont il fut l'ami, a brossé de lui ce portrait : « II était mince et long comme ce genre de pique dont on se sert aux Pyrénées ; son regard était plein de dis­tance ; une touffe de cheveux et sa barbiche, neigeuses, rappelaient Henry Roche-fort. Son nez était parfaitement droit comme celui de Mistral, sa lèvre fine, son oreille aux aguets ainsi que celle du chevreuil. Ses épaules tombantes, presque à pic, étaient faites pour s'engager dans les cheminées et les couloirs. Ses bras, très développés, pouvaient, tels des câbles, enlacer les aiguilles rocheuses, l'aider à se hisser avec le concours de ses jambes en équerre et en levier. En lui, siégeait une force élégante, irrésistible, qui dans l'Antiquité en eût fait un modèle. Il portait un melon anglais ; il allait d'un pas égal et large, chaussé de gros souliers carrés, un gourdin horizontal à la main, un petit foulard bleu ou cerise flottant hors de son ample veston boutonné. Il ne conservait l'accent anglais que pour donner au parler le charme de l'hésitation. ».
C'est le portrait, sans aucun doute, d'un grand séducteur. Russell est né le 14 février 1834 à Toulouse. En dépit de ses origines irlandaises, il n'aura de cesse de retourner sur les lieux de sa petite enfance, passée à Pau au pied des Pyrénées. Après trois ans consacrés à parcourir le monde de 1858 à 1861, il éprouve de la nostalgie pour ces montagnes. L'attrait est irrésistible : « Lorsqu'au dernier jour de ce long voyage, dans la diligence de Toulouse à Tarbes, je revis le contour net et pur de ces montagnes, je faillis leur tendre les bras et leur donner quelques larmes. Oui, c'était bien là ma patrie. » Une ascension au Vignemale va le rendre à jamais amoureux éperdu de ces Pyrénées auxquelles il va désormais consacrer les meilleurs moments de sa vie.
Il parcourt la chaîne d'un bout à l'autre à la recherche des cimes les plus élevées. Il les connaît bientôt si bien qu'il publie en 1866 : Les Grandes Ascensions des Pyrénées d'une mer à l'autre. Guide spécial du piéton. Il couchera même, en 1865, au sommet du Nethou, le « roi des Monts Maudits ». Nuit sublime qui ne s'effacera jamais de sa mémoire : « Celui qui n'a jamais passé la nuit sur le haut des montagnes n'a pas la moindre idée de ce que c'est que le silence. La chute du plus petit caillou à un mille de distance, le passage d'un oiseau, le réveil d'un insecte, dans le silence glacial des nuits alpestres, semblent ébranler toute la nature et présager une catastrophe. On se méfie du bruit comme s'il allait porter malheur... » Cet infatigable amoureux des Pyrénées effectuera sa dernière ascension à plus de 70 ans et ne renoncera qu'avec mélancolie à parcourir cette montagne dont il disait, lui le grand voyageur qui en avait tant contemplé : « II y a dans la nature pyrénéenne une poésie extrême, une harmonie de formes et de couleurs, et des contrastes que je n'ai vus nulle part ailleurs. Aussi, je ne me lasse jamais de contempler les Pyrénées, même seul, surtout quand tout un monde de glaces se déroule devant moi, comme au port de Venasque. » En fait, avoue-t-il au terme de sa vie, « aucune des belles choses dans la plaine ne me console de ne plus voir les déserts blancs qui touchent au ciel. » Et le 5 février 1909, tandis que la neige tombe sur le Vignemale, Henry Russell s'éteint à Biarritz à la villa Christine.
Une histoire d'amour : Russell et le Vignemale
La montagne de prédilection de Russell, c'est le Vignemale. Il y monte pour la première fois en 1861, y fait de nombreux séjours, passant parfois la nuit sur le roc, enfoncé dans un sac en peau d'agneau. De 1881 à 1892, il fait creuser sept grottes sur les flancs de cette montagne : la grotte « Russell » en 1882, les « Guides » en 1885, les « Dames »
en 1886. Trois grottes sont aménagées plus bas à 2 400 m. En 1893, la septième et dernière grotte est achevée : c'est le « Paradis » à 3 280 m, soit à 18 m du sommet, où il peut enfin jouir de la vie « dans toute sa plénitude de liberté, loin des miasmes et des bruits de la plaine, loin des journaux et de la politique, dans les déserts dorés et lumineux ».
Et c'est en 1889 qu'il obtient par contrat, du Syndicat de la Vallée de Barèges, la concession du haut massif du Vignemale pour une durée de 99 ans moyennant le versement symbolique de 1 franc par an.
« Épris de ces cimes sauvages et tourmentées qui bondissent vers le ciel et de leurs rochers noirs entourés de blancheurs éternelles ou de lacs solitaires », il profitera, en 1904, de la 33ème et dernière ascension de « son » Vignemale pour lui donner un peu plus de hauteur : il construit à son sommet une tour de 3 m pour qu'il atteigne les 3 301 m.
à suivre
Source autrefois les Pyrénées
Le Pèlerin

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 03:10

Histoire des Pyrénées - Des Précurseurs aux Pyrénéistes
La brèche de RolandLouis Ramond de Carbonnières 
Précurseur pyrénéiste

« Une muraille ! Elle est prodigieuse, elle a Dix mille pieds de haut et de largeur dix lieues Ce haut boulevard monte, altier, froid, surprenant, Et d'une mer à l'autre, il barre un continent »

s'écrie Victor Hugo contemplant, en 1843, les Pyrénées depuis Gavarnie.
Réputées infranchissables, les Pyrénées sont allègrement traversées dès l’an 218 avant Jésus-Christ par Hannibal qui s'en va envahir l'Empire romain, inaugurant avec ses 50 000 hommes et ses 9 000 cavaliers montés sur éléphants la longue liste des envahisseurs : envahisseurs romains avec Pompée, en 72 avant notre ère, qui, après avoir passé le col du Somport, installe ses légions dans les plaines de la Garon­ne ; envahisseurs arabes enfin en 732.

Au Moyen Âge, ce sont des milliers de pèlerins qui, pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle, empruntent pendant des siècles les rares voies praticables qui traversent la chaîne. Remontant les vallées, ils franchissent les cols, en particulier ceux situés à l'ouest de la chaîne, les ports d'Aragnouet, du Pourtalet, du Somport et de Roncevaux. Mais si envahisseurs et croyants choisissent pour passer la montagne les passages présentant le moins de difficultés, il en est d'autres qui, attirés par les sommets lointains et mystérieux, se lancent résolument à l'assaut de leurs cimes.

Vaincre les cimes : Une attirance romantique

Il faut attendre le XVIIIème siècle finissant et son ambiance préromantique pour que les sentiments susceptibles d'inciter les hommes à gravir les pics s'expriment enfin : « Quiconque n'a point pratiqué la montagne du premier ordre - les pics de 3 000 m et plus - se donnera difficilement une juste idée de ce qui dédommage des fatigues que l'on éprouve et des dangers que l'on y court. Il se figurera encore moins que ces fatigues mêmes n'y sont pas sans plaisirs et que des dangers ont des charmes, et il ne pourra s'expliquer l'at­trait qui y ramène sans cesse celui qui les connaît, s'il ne se rappelle que l'homme, par sa nature, aime à vaincre les obstacles, que son caractère le porte à chercher des périls, et sur­tout des aventures, que c'est une propriété des montagnes de contenir dans le moindre temps les aspects de régions diverses, d'alimenter avec profusion cette avidité de sentir et de connaître, passion primitive et inextinguible de l'homme. »

A suivre

Source autrefois Les Pyrénées

Le Pèlerin

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 03:09

Les Pyrénées autrefois Il est des noms que l'on a plaisir à dire, à lire, à écouter, à répéter.

Il est des noms qui ont tout à la fois

pour les yeux, pour l'oreille et pour le cœur,

leur image, leur couleur et leur musique.

Il est des noms magiques.

Il est des noms qui chantent et qui dansent.

Et il me semble bien que Pyrénées est un de ces noms

et sans doute même est-il, de tous ces noms,

le plus mélodieux et le plus harmonieux.

Peut-être parce qu'il vient de Pyrène,

jeune et belle vierge, fille d'un roi barbare,

qu'Hercule séduisit au temps de ses exploits en Méditerranée.

Fuyant son père courroucé Bébryx, roi d'Ibérie,

Pyrène gagne la montagne anonyme

où des bêtes sauvages la dévorent à belles dents.

Mais Hercule retrouve sa dépouille et lui donne une sépulture

tout au sommet de la montagne sans nom

qu'il baptise du nom de sa défunte conquête.

Tout le monde n'est pas d'accord sur l'origine du nom,

mais ils sont nombreux à penser que Pyrénées

vient du grec pur, puros qui signifie le feu.

Et selon Diodore de Sicile,

c'est parce que leurs pics sont pointus comme des flammes

et souvent frappés par la foudre

que les Pyrénées ont reçu ce nom.

Dans son sillage,

Michelet n'a-t-il pas appelé les Pyrénées,

« les filles du feu ».

C'est par leur harmonie que les Pyrénées,

« montagnes civilisées » encore appelées « montagnes divines »,

séduisent l'œil.

C'est par leur charme que les Pyrénées

attirent l'homme, le fascinent et le subjuguent.

Parcourons-les de l'Océan à la Méditerranée :

du Pays basque au ciel vaporeux et voilé

à la luminosité éclatante du Pays catalan.

Comme Russell promène son lecteur

« longitudinalement de l'ouest à l'est

d'un bout à l'autre des Pyrénées ».

Pénétrons-les jusque dans leurs gorges, leurs cirques, leurs défilés,

leurs brèches, leurs gouffres et leurs abîmes.

Gravissons leurs monts, leurs crêtes, leurs arêtes,

leurs cimes et leurs pics.

Écoutons le bruit des cascades lointaines,

des torrents et des gaves bondissant sur des lits de pierres.

Pays basque au régime océanique où dominent

le vert des prairies bien grasses

et le brun d'épaisses forêts.

Peuple intelligent, agile et bondissant

qui aime chanter et danser le fandango aux pieds des monts.

Béarn au beau ciel bleu avec Pau, berceau d'un roi,

d'où l'on aperçoit les Pyrénées

comme de nulle part ailleurs.

Stations thermales aux noms évocateurs :

Cauterets, Luchon, Bagnères, Barèges, Capvern, Saint-Sauveur.

Vallées surplombées par des pics élancés :

VIgnemale, Marboré, mont Perdu, pics du Midi de Bigorre et d'Ossau.

Lieux privilégiés qui, au long des siècles,

et ont servi de cadre

à tant d'aventures sentimentales et amoureuses

et ont inspiré écrivains et poètes.

Depuis la minuscule Andorre qui parle déjà le catalan,

le relief s'abaisse insensiblement jusqu'à la Méditerranée.

Les vieilles provinces du Roussillon et de la Cerdagne

ont su conserver leurs mœurs et leur caractère

tout comme le Pays basque, leur pendant.

Perpignan et son Castillet,

sans doute la ville la plus gaie de France

au temps du carnaval,

où filles et garçons dansent la sardane au son de la cobla,

sous des platanes centenaires,

avec dans le lointain le vieux Canigou

dont les cimes enneigées scintillent dans l'azur.

Pyrénées originales et uniques,

Seule région au monde où l'on peut encore à la fois

être témoin d'un miracle et rencontrer un ours.

La simple vision d'un ours

Sera d ailleurs bientôt considérée comme un vrai miracle.

« Pyrénées, écrit Horace de Viel-Castel, ce pays aimé de Dieu,

où le reste de la France se rend une fois en sa vie,

comme les musulmans se rendent à la Mecque. »

Michelet vante « la fantastique beauté des Pyrénées »

tandis que le poète palois, Paul-Jean Toulet écrit :

« On voit bien que le Bon Dieu

s'est mêlé lui-même de les faire

au lieu de les confier à ses domestiques. »

Russell, considérant la montagne pyrénéenne       ,

comme sa véritable épouse,

déclare le plus naturellement du monde :

« Quand j'arrive près d'elles,

je crois qu'elles me reconnaissent. »

« Elles peuvent même, ajoute-t-il,

donner aux saints du ciel la nostalgie de la terre. »

Pyrénées enfin, profondément comblées par la nature

et prodigieusement humanisées par l'homme,

à propos desquelles l'écrivain Louis Bertrand a pu écrire :

« J'ai la faiblesse de croire que les Pyrénées

sont les plus belles montagnes du monde

car il est malaisé de trouver un sol plus pénétré

d'humanité, d'art, d'histoire, de poésie et de légende.

En tout cas, il me semble que nulle part

le paysage français n'atteint à pareil accent. »

II est temps maintenant

de pénétrer dans l'intimité de nos ancêtres pyrénéens

et de parcourir cette chaîne d'un bout à l'autre

pour satisfaire votre curiosité et votre sensibilité.

A votre tour d'être conquis par leur charme magique

et de tomber follement amoureux des Pyrénées du temps passé.

Source autrefois les Pyrénées Claude Bailhé.

Le Pèlerin

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 03:07

Le four solaire de Font-Romeu

Four-solaire-de-Font-Romeu-Odeillo.jpg

Le four solaire de Font-Romeu se situe à Odeillo, tout près de Font-Romeu, dans les Pyrénées

four-solaire-odeillo.jpg

Orientales. Il s'agit de l'un des deux plus grands fours du monde fonctionnant à l'énergie solaire, avec celui de Tachkent en Ouzbékistan.

il a 54 mètres de haut et 48 de large comprenant 63 héliostats, est un four fonctionnant à l’énergie solaire, mis en service en 1970. Sa puissance thermique est d'un mégawatt. Avec le four solaire de Parkent en Ouzbékistan, il est l'un des deux plus grands du monde.

Ce laboratoire doit sa renommée mondiale à son acquis scientifique unique dans le domaine des études par voie solaire des phénomènes à haute température et du comportement des matériaux soumis à des conditions extrêmes.

Le four solaire de Mont-Louis et d'Odeillo a servi de modèles dans le monde entier, démontrant le potentiel de l'énergie solaire et ses multiples applications. Sur place, il est également possible de découvrir la cuisson au four solaire.

La concentration des rayons solaires est réalisée grâce à des miroirs réfléchissants, créant une énergie équivalente à 10 000 "soleils". Cette énergie est ensuite utilisée à des fins expérimentales, afin d'observer le comportement des matériaux lorsqu'ils subissent des conditions extrêmes

Pour plus d’information cliquez sur les liens suivants

http://www.foursolaire-fontromeu.fr/p1accueil.html

Et

http://fr.wikipedia.org/wiki/Four_solaire_d'Odeillo

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 03:05

La Pique d’Endron
pique-d-endron.jpg

Parmi les randonnées accessibles au commun des mortels tout près de Tarascon sur Ariège, dans la vallée de Vicdessos, figure la Pique d’Endron.
Pour s’y rendre, il vous suffira de prendre la D8 en direction de Vicdessos (km 15). A l’entrée, avant le pont, prendre à gauche la D208 jusqu’à Goulier (km 20). Et suivre la route d’accès à Goulier Neige (km 25). Parking : Station de Goulier Neige
Le départ s’effectue au parking de la station. Il vous faudra progresser à travers les pistes de la station, au niveau des téléskis sur une pente qui ne laissera pas vos mollets insensibles, jusqu’à une cabane en pierre (1861m). De là, le chemin part à flan sur la droite pour rejoindre une crête rocheuse….Il vous faudra effectuer 100 m d’escalade latérale sans danger particulier, avant d’atteindre la Pique tant désirée
Là vous attend un magnifique belvédère sur les Pyrénées environnantes
Pour en savoir plus, je vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous :
http://www.randonnees-ariege.com/travail/admin/randos_dec/result_dec2a.php?id=44
Le Pèlerin

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 02:52

Grotte de Bédeilhac : la vérité sur la légende des avions allemands

Grotte-de-Bedeilhac-tango-romeo-bravo-1972.jpg

 

L’installation, tout récemment, sous le porche d’entrée de la grotte de Bédeilhac, du sosie du seul avion à y avoir atterri, devrait définitivement mettre un terme à toutes les allégations faisant de la vaste allée d’accès à la grotte une piste d’aviation allemande durant la seconde guerre mondiale.

Dès le départ de ces rumeurs, René Gailli, le conservateur de la grotte n’a eu de cesse de les démentir formellement, en particulier dans son dernier ouvrage "La grotte de Bédeilhac. Préhistoire, histoire et histoires". S’il est vrai que la firme française Dewoitine a bien eu l’intention d’utiliser ce site bien protégé des bombardements comme atelier de construction de son avion de chasse D520, en y procédant même à quelques aménagements, le projet fut bel et bien abandonné en 1940… mais repris trois ans plus tard par les occupants allemands, dans le but de réparer leurs avions de guerre, qui arrivaient là et en repartaient par la route, démontés. "Nul n’avait donc vu d’avions quitter le ciel ariégeois pour disparaître dans le dédale souterrain de Bédeilhac, et nul n’avait entendu le vrombissement assourdissant de moteurs à plein régime, ni vu bondir de cette montagne l’une de ces machines infernales à la croix noire". Cela, c’est Christian Fallièro qui l’a écrit dans le dernier livre de sa trilogie consacrée aux aventures aéronautiques exeptionnelles (1).

Exploit unique

Car il y a bien eu un petit appareil de tourisme qui, le 1er juillet 1972, a atterri dans la grotte de Bédeilhac : un Rallye 125, d’une envergure de dix mètres et d’un poids maximal en charge d’environ une tonne, créé par la société Morane-Saulnier à la fin des années cinquante, et construit à près de 3500 exemplaires à Tarbes. C’est le pilote d’essai Georges Bonnet qui réussit cet exploit, atterrissage mais aussi décollage : "Le pilote lâcha les freins… la machine, redevenue aérienne, sortit de cet antre dans un bruit d’enfer sous les regards ébahis des quelques personnes présentes aux abords de la grotte." Et cette manoeuvre périlleuse (la colline face à la grotte obligeant l’avion à arriver perpendiculairement à la piste), fut renouvelée en 1974, lorsque Christian Bernadac demanda à son collègue de la télévision Alain Darchy de reprendre contact avec Georges Bonnet pour les besoins de son film "Passe-montagne". Après la publication de cet ouvrage de Christian Fallièro et sa présentation aux habitants de Bédeilhac le 16 août dernier, l’idée fit son chemin de faire revenir cet avion sur les lieux mêmes de son extraordinaire aventure. Comme il appartient actuellement à un particulier qui le fait encore voler, l’hypothèse a été avancée par le Comité d’aviation de Pau, dont Christian Fallièro n’est autre que le secrétaire général, de fabriquer le même appareil à partir de pièces détachées d’origine. Une opération qui n’a finalement duré que six mois, si bien que vendredi dernier, après quatre jours de travail sur place pour l’assembler, s’est déroulée, sous le célèbre porche, la remise officielle de cet avion à la commune, par le Président du C.A. de Pau Philippe Piqué au maire de Bédeilhac Annick Fournié. Parmi les nombreux invités, outre le fils du pilote Alex Bonnet, René Gailli qui aura donc désormais sous ses yeux et ceux des guides de sa grotte, la preuve bien réelle du seul avion à avoir atterri à Bédeilhac. Cet article a été publié sous la signature d’Alain Clastres dans l’édition papier du 11 juin 2010

(1) Le silence de l’oiseau blanc, 2007. Un canari dans la tourmente, 2008. Tango Roméo Bravo, 2009 (en vente chez l’auteur) 05 62 42 96 36 - fallieroch@aol.com

Source La Gazette ariégeoise

Le Pèlerin

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 02:50

Pyrénées - Rugby en Bigorre

Le Triangle d’or (5/5)

Le Stadoceste Tarbais

Adieu le Rugby des champs et la venue du Rugby des villes 

  stadoceste-tarbais.jpg

 

Mais, de la même manière que le titre de 1968 avait sonné l'heure de Lourdes, et celui de 1973 le recul de Tarbes, la finale de 1973 fut le dernier baroud d'honneur du Stade Bagnérais. Le réservoir n’était pas assez gros pour renouveler une génération exceptionnelle. La prédominance du rugby haut pyrénéen redevint celle de Tarbes qui, dans le sillage d'un grand joueur et grand bonhomme, Philippe Dintrans, remonta jusqu'au sommet et jusqu'à la finale, en 1988, contre Agen. Hélas perdue .Et puis vinrent ces années 90 où le rugby pencha du côté du pro­fessionnalisme. Ni Lourdes ni Bagnères, villes trop petites et trop faibles économiquement, ne pouvaient prétendre à cette aventure. Tarbes hésita, affaiblie par ses industries chancelantes (l'arsenal et Alsthom en particulier). Riche des feux pétroliers d'Elf, le voisin palois profita de l'aubaine.

 Les années 90 furent fatales aux clubs bigourdans sauf peut être pour Tarbes

Maurice-Trélut à nouveau plein  

Lourdes et Bagnères descendirent dans les divisions inférieures et le Stado ne trouva en 1998 son salut que dans un rapproche­ment avec une autre grande école de rugby des Hautes-Pyré­nées, le Cercle amical de Lannemezan (Pierre Berbizier et Lau­rent Rodriguez sont ses plus beaux fleurons). Le mariage, uniquement de raison, fut initié par Philippe Dintrans, pourtant farouchement attaché à son club de toujours, le Stado, et à son maillot rouge frappé de la tête de l'ours. "Mais il faut savoir vivre avec son temps, répondit le bouillant ancien capitaine de l'équipe de France aux ennemis de la fusion. La force d'aujour­d'hui, dans tous les domaines, est au regroupement des forces." L’entité nouvelle et professionnelle, dirigée par Jacques Tarène, industriel lannemezanais spécialisé dans les centrales hydro­électriques, prit d'abord le patronyme de "Tarbes Lannemezan Pyrénées". Aujourd'hui, la greffe ayant bel et bien pris, le club s'appelle "Tarbes Pyrénées Rugby". Intelligemment ren­forcée, notamment avec le retour au bercail de l'international Aubin Hueber, l'équipe a échoué d'un rien au retour en élite et les financiers de la Ligue lui cherchent des poux dans ses cheveux en raison d'un déficit qui n'est pourtant pas plus répréhensible que celui de quasiment tous les autres clubs de pro D2 et même du niveau supérieur. La foule est revenue dans les tribunes du stade Maurice-Trélut, inauguré en 1974 : avec moyenne de 7 000 spectateurs, Tarbes est la ville qui, cette saison, a fait les meilleures recettes de tout ce championnat; Quel sera l'avenir du rugby de Bigorre ? Dans un départ où la rivalité entre les villes demeure extrême bien qu'on a soif à l'heure de la mondialisation, la création d'une seule et équipe relève de l'utopie.

Pour Tarbes, l'effort ne pourra pas durer éternellement s'il n'est pas couronné par une accession en  Top 14. Lourdes et Bagnères, qui ont refusé plus ou moins ouvertement la fusion avec Tarbes et Lannemezan, jouent les seconds rôles en Fédérale 1. Michel Crauste, devenu pré du FCL, ne veut traiter d'une éventuelle fusion avec Tarbes "que le jour où nous serons redevenus leur égal sur le terrain et fait tout ce qu'il peut pour monter en Pro D2. Les Bagnérais n'ont que l'ambition de s'amuser sur le terrain et de vivre de souvenirs.

Les souvenirs qui remontent à la surface dès qu'on se promène aux abords des stades Antoine- Béguère, Jules Soule et Marcel-Cazenave : "C'était le bon temps... " Mais quand sonne l'heure aux clochers, les anciens regardent leur montre et elle n'indique plus midi, mais minuit. Sauf à Tarbes, où l'on commence à voir le jour nouveau se lever. 

Philippe Dintrans prend de la hauteur  

Directeur de la concession Renault à... Lourdes, Philippe Dintrans affiche toujours une carrure qui impressionne mais qu'atténue un rire éclatant. L'ancien étudiant en éducation physique, qui frappait à la porte de l'équipe première du Stado Tarbais à un âge où les avants tètent encore au biberon, a parcouru un chemin exemplaire.

Fidèle’ toute sa carrière durant au même club, il a pourtant été à l'origine 'une authentique révolution en 1998 : la fusion entre Tarbes et Lannemezan, puis la naissance de "Tarbes Pyrénées Rugby" qui, à défaut d'être le club du département, est devenu le club phare de Bigorre, le seul capable de suivre le rythme du passage au professionnalisme.

"Beaucoup se sont étonnés que je propose cela alors que ma fibre pour le Stado est intacte. Mais c'est justement parce que je ne voulais pas laisser mourir le club que j'ai cherché à le guérir. " Le président Jacques Tarène voulut faire de Dintrans son manager sportif, mais il a refusé. Non que l'envie ne l'ait pas démangé. "Mais le rugby pro exige des professionnels aux postes clés, explique-t-il. Or je ne pouvais pas assumer cette tâche en même temps que celle de diriger trente personnes dans mon garage. "Sans compter que cette nouvelle vie surbookée aurait mis en péril son équilibre familial : si sa fille Camille, 20 ans, ne vit plus sous le toit familial en plein centre ville de Tarbes mais sous celui de l'international du Stade Toulousain Jean Bouilhou, il aime partager de is moments avec Jean, son fils de 11 ans. "Il joue bien entendu au rugby et au Stado où il occupe le poste de trois-quarts aile", annonce-t-il fièrement.

Il reste de son temps libre, Philippe Dintrans l'occupe désormais à la montagne : il monte aussi souvent qu'il le peut aux approches du cirque de Gavarnie où il a aménagé une grange. Randonnées, ski et pêche dans les torrents en compagnie des anciennes gloires du Stado, Pipiou Dupuy et Georges Michel. "Je me régale ! " jubile-t-il.

Source Pyrénées Magazine

Le Pèlerin (fin ) 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 02:50

 Pyrénées - Rugby en Bigorre

Le Triangle d’or (4/5)

Bagnères de Bigorre et jean Gachassin dit« Peter Pan »

 

Par deux fois, en 1979 et 1981, son équipe de rugby se hissa en finale du championnat de France et connut deux honneurs à défaut du bouclier de Brennus : celui de disputer la première finale au Parc des Princes (perdue contre Narbonne, après une parodie de Rugby, puis celui de la première finale jouée en nocturne (à nouveau contre Béziers, mais cette fois après une rencontre de toute beauté).

François Labazuy et Jean Gachassin ne tenaient plus les baguettes ces heures glorieuses, mais le Stade Bagnérais avait survécu à leur retraite : le premier avait cédé l'entraînement à Guy Bedin, le second sa place de demi d'ouverture à Philippe Fourneau.

Aussi bon tennisman que joueur de rugby, Jean Gachassin choisi le ballon ovale pour exprimer ses talents. Après avoir débuté à l'aile, il s'imposa vite comme extraordinaire demi d'ouverture du match France Ecosse en 1969. Avec les frères Boniface et Jo Maso, Gachassin marqua l’époque d’un certain Rugby

Rien, ni personne, n'a prise sur Jean Gachassin : Peter Pan il était, Peter Pan il demeure, Peter Pan il sera toujours. "L'état civil me donne 66 ans, s'esclaffe-t-il, mais j'ai toujours 20 ans et demi dans la tète. " Repéré par les émissaires du Football Club Lourdais alors qu'il faisait les beaux jours du collège de Vic-en-Bigorre, il y accomplit une grande partie de sa carrière, devenant international, puis champion de France sous le capitanat de son grand ami Michel Crauste, en 1968, avant de rejoindre le club de Bagnères-de-Bigorre en 1971. Il s'impliqua comme leader jeu au poste de demi d'ouverture, alors qu'il avait débuté sa carrière à l'aile de la ligne d'attaque. Plus passionné de rugby que Jean Gachassin, il n'y a pas. Pourtant, c'est désormais dans l'univers du tennis qu'il œuvre. Il faut savoir que dans jeunesse, il était aussi bon tennisman que rugbyman. Classé 2/6, il fut un jour contraint de faire un choix et sacrifia la petite balle jaune au ballon ovale. Après avoir pris sa retraite en 1975, il devint dirigeant, à la tête du Stade Bagnérais durant cinq ans puis élu vice-président du comité Armagnac-Bigorre aux côtés de Jacques Fouroux.

"Mais je n'ai pas tenu plus d'un an : trop de choses nous séparaient dans la conception du ", explique-t-il.

Ami de Christian Bîmes, président de la Fédération française de tennis, il le rejoignit avec enthousiasme au début des années 90.

Jean Gachassin « Peter Pan » pour toujours

  

Il a été ensuite président de la FFT, en charge de la Direction technique nationale.

Jean Gachassin n'en a pas quitté pour autant sa petite ville de Bagnères-de-Bigorre, ni sa jolie maison proche de l'Adour. Toutefois, il en part chaque semaine pour présider à Toulouse la Ligue régionale de tennis. Et à l'occasion des matches du tournoi des VI Nations de rugby, il jouait le rôle de consultant auprès de France Télécom en compagnie de Philippe Dintrans, Gérard Cholley et Jean-Pierre Garuet.

Partout où il passe, et au-delà de tous les clivages habituels, celui que la télévision baptisa "Peter Pan" et que tout le monde appelle "Jeannot" demeuré l'un des plus populaires joueurs de rugby que l'on ait connu.

On comprend donc que, la concurrence lourdaise estompée dans les années 70, Tarbes vécut mal l'avènement inattendu du Stade Bagnérais, nom de l'équipe de rugby de Bagnères-de-Bigorre. D'autant qu'il y trouva matière à des sortes de "trahi­sons" : l'entraîneur était François Labazuy qui tenait un commerce florissant de pneus à Tarbes. Et pour renforcer sa formation deux ans après qu'elle eut accédé à l'élite, en 1969, il recruta dans les rangs tarbais en particulier un jeune gaillard d'avenir, Jean-Michel Aguirre, dont il fit un demi de mêlée international. Cette simple anecdote situe la malignité et le flair de François Labazuy dit "Casquette", sorte de Guy Roux du rugby. Pour encadrer ses jeunes inconnus (Aguirre, Bertranne, Ara, Tana ou Cigagna), il fit venir de Lourdes-la vedette du rugby français, Jean Gachassin. C’est ainsi que François Labauzy réussit le prodige de faire du Stade Bagnérais le nouveau Lourdes : une équipe jouant un rugby d'un grand classicisme. Une volonté inexpugnable en plus : impossible ne fut plus jamais bagnérais, entre 1969 et 1981. Riche seulement de ses thermes, la petite ville nichée au pied du pic du Midi de Bigorre devint capitale d'un certain rugby.

Source Pyrénées Magazine

Le Pèlerin (à suivre)

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 02:47

 Pyrénées - Rugby en Bigorre

 Le Triangle d’or (3/5)

 Le Stadoceste tarbais Stado : une faute d'écriture

Aujourd'hui le haut du pavé bigourdan est à nouveau tenu par l'équipe du chef-lieu du département des Hautes-Pyrénées, Tarbes. Juste retour historique des choses puisque c'est dans la ville natale du maréchal Foch et du révolutionnaire Bertrand Barère, des chan­teurs Henri Gênés et François Deguelt et des écrivains Christine de Rivoire et Christian Laborde, que naquit en 1895 la première équipe de rugby du département : une bande de lycéens, menée par un certain Paul Voivenel, qui n'était pas encore l'écrivain et le journaliste également connu sous le nom de "La Selouze" jouait en bordure de l'Echez, sur un méchant pré du champ de manœuvres, les jours où les militaires ne s'y trouvaient pas. Deux clubs virent rapidement le jour : le Stade Tarbais et le Ceste Tarbais. Un jour, le fermier des herbages se plaignit : les garnements de ces équipes réduisaient ses efforts à néant. Le général commandant la place suggéra très fortement aux deux clubs de ne plus former qu'un, ce qui fut fait en 1901. Mais l'ordonnance du général signa l'autorisation d'utiliser le champ de manœuvres au nom du "Stadoceste Tarbais" et non du "Stadeceste comme en avaient convenu les présidents des deux sociétés. De cette faute d'écriture naquit le nom mystérieux de "Stadoceste", vite raccourci en "Stado", qui dura cent ans. De la même manière que le FCL ne serait jamais devenu ce qu’il fut sans son président Antoine Béguère, jamais le Stado Tarbais connu ses heures glorieuses sans un président rentier haut en couleur, Jules Soûlé. Lui-même ancien joueur de rugby au début du siècle, il hissa son équipe jusqu'en finale du championnat de en 1914. Finale perdue devant Perpignan après que le talonneur Faure eut été injustement expulsé d'entrée de jeu. L’arbitre, Gondouin, jeta son sifflet à tout jamais de retour au vestiaire le mal était fait.  Philippe Dintrans avec JP Rives au vestiaire et ci-dessous de nos jours  

La Grande Guerre et six années passèrent jusqu'au premier Tarbes, remporté le 5 avril 1920 au stade de Sainte Germaine du Bouscat, dans la banlieue bordelaise. Les Tarbais avaient raison de fêter ce premier titre de champion : le second ne vint qu'en 1973, après une finale perdue face à Carmaux, en 1951, pour le premier match de rugby disputé au Stadium de Toulouse. Cinquante-trois intermi­nables années s'écoulèrent donc entre la victoire de l'équipe présidée par Jules Soûlé, mécène génial, et celle de la formation entraînée par Gérard Fournier, une autre nature appliquant une tactique nouvelle copiée sur l'équipe de football de l'Ajax d'Amsterdam : le pres­sing ("Tout le monde défend, puis tout le monde attaque"). Lors du dernier match de poule où il jouait sa qualification à la phase finale, le Stado avait trouvé son salut dans ce transfert d'un système footballistique au rugby La botte atomique de l'arrière Georges Michel, la félinité de l'ailier international Jean Sillières et la candeur d'un enfant installé derrière la mêlée, Alain Save, furent autant de cerises sur le gâteau du pressing. Le 20 mai 1973, le Stado déjoua tous les pro­nostics et battit Dax 18 à 12, à Toulouse. Les derbys avec Lourdes étaient plutôt haineux. Chef-lieu du département, Tarbes n'a jamais aimé Lourdes, et inversement. Au point que durant la décade prodigieuse du FCL, les dirigeants du Stado installèrent un espion dans le train reliant les deux villes afin de surveiller, l'été venu, les allées et venues de joueurs tentés d'émigrer...

Source Pyrénées Magazine

Le Pèlerin (à suivre)

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 02:46

Pyrénées - Rugby en Bigorre

le Triangle d’or (2/5)

 le FC Lourdes et Michel Crauste

Un nouveau Jean Prat descendit de Paris : il s'appelait Michel Crauste. Le soleil continua certes de brillersur Lourdes et le stade Béguère, mais un peu moins haut et un peu moins souvent : deux challenges du Manoir en 1966 (contre Mont-de-Marsan) et en 1967 (contre Narbonne) et, surtout, un huitième bouclier de Brennus en 1968, contre Toulon. Comme vingt ans plus tôt, au début de l'aventure : la boucle était bouclée. Sous les pavés, il n'y avait pas que la plage en 1968, mais également l'herbe verte d'un terrain de rugby : pendant la saison suivante, les at­taquants lourdais se mirent en grève avant un match contre Lavelanet, obligeant Maurice Prat, pourtant perclus d'arthrose, à rechaus­ser les crampons pour faire le quinzième, à 42 ans bien sonnés. Tout ça pour contester une décision de l'entraîneur Roger Martine... Un mois plus tard, le FCL se faisait éliminer en seizièmes de finale du championnat de France par le modeste Biarritz Olympique. Beau­coup d'autres défaites devaient suivre, jusqu'à la descente en Fédérale 1, équivalent de la troisième division de football où se retrouve, comme un fait du hasard, un certain Stade de Reims... La page du grand livre lourdais venait de se tourner définitivement parce que la roue tourne, en sport plus que partout ailleurs, parce que les cimetières sont peu­plés de gens indispensables (Antoine Béguère en premier), parce que le pouvoir économique a foulé aux pieds le pouvoir sportif et parce que, manque de chance, Dieu n'a pas encore songé à sponsoriser le FCL en guise de remerciements pour tous les services rendus par Lourdes à la mère de son Fils.

Michel Crauste, l’homme de terrain    Michel Crauste au parc

 

Michel Crauste de nos jours  63 ans, Michel Crauste est toujours le même : moustache au vent et gentillesse au cœur, il est resté viscéralement attaché au Football Club lourdais dont il est président depuis de nombreuses saisons. Il reste aussi le dernier capitaine lourdais à avoir brandi à bout de bras le bouclier de Brennus.

 

C’était en 1968, au Stadium de Toulouse, après une victoire arrachée contre Toulon.

 Pourtant, celui que Roger Couderc rendit populaire sous le surnom du "Mongol" n'est pas bigourdan : il naquit à Saint Laurent de Gosse, aux confins des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, avant de suivre ses études primaires à Saint-Sever, puis de partir au collège d'Aire-sur-l'Adour. Entré à l'école de l'EDF, alors basée en région parisienne à Gurcy-le-Châtel, il porta le maillot ciel et blanc du Racing Club de France. Devenu international au poste de troisième ligne aile, puis champion de France en 1959, il fut ensuite recruté par le grand Lourdes. Après avoir été sacré une deuxième fois et avoir connu la consécration du capitanat de l'équipe de France en 1964, il prit sa retraite de joueur mais demeura toujours proche rugby en général, du FCL en particulier. Le président de la Fédération française de rugby, Bernard Lapasset, le nomma manager de l'équipe nationale en 1991, puis en fit un de ses précieux adjoints au comité de direction.

Aujourd'hui, Michel Crauste partage son temps entre Pau, où il est chargé de mission à la GMF comme médiateur ambassadeur, Lourdes où, en plus de présider le glorieux FCL, il siège au conseil municipal de Lourdes, et retrouve souvent son village natal où il aime retrouver sa maman.

Avec acharnement, il tente de redorer le blason de son club. Il a su rassembler autour de lui d'anciens porteurs du légendaire maillot rouge et bleu : Hauser, Claverie, Massebœuf, Garuet, Campaès, Abadie, les Rancoule père et fils, Dandré, Lajus, etc. "Le rugby doit rester aux mains des hommes du terrain", affirme-t-il avec conviction.

 

Michel Crauste surnommé le "Mongol" par Roger Couderc était célèbre pour ses placages légendaires, en particulier les "cravates" alors autorisées, dont la plus célèbre "victime" fut l'Anglais Richard Sharp pendant le match opposant Toulon à Lourdes en 1968.

Source Pyrénées Magazine 

 Le Pèlerin (à suivre)

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