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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 14:13

Un merveilleux Guide de santé

Vie et Santé

1. Bois beaucoup d’eau
2. Prends un déjeuner de roi, un dîner de prince et un souper de mendiant.
3. Mange plus de nourriture qui pousse dans les arbres et plantes et mange moins de nourritures manufacturées.
4. Vis avec les 3 E : Énergie, Enthousiasme et Empathie.
5. Trouve un peu de temps pour méditer.
6. Joue plus souvent.
7. Lis plus de livres que tu n'en as lus en 2015 
8. Assieds-toi, en silence, au moins 10 minutes par jour.
9. Dors durant 7 heures au moins.
10. Prends des marches quotidiennes de 10 à 30 minutes et en marchant, souris.
Personnalité: 
11. Ne compare pas ta vie à celle des autres. Tu n’as aucune idée à quoi ressemble leur vie.
12. Évite les pensées négatives ou les choses dont tu ne peux contrôler. Investis plutôt ton énergie dans le moment présent.
14. Ne te prends pas trop au sérieux, personne d’autre ne te prend au sérieux.
15. Ne perds pas ta précieuse énergie en commérage.
16. Rêve plus souvent éveillé.
17. L’envie est une perte de temps. Tu as déjà tout ce dont tu as besoin.
18. Oublie les problèmes du passé. Ne remémore pas aux autres les erreurs du passé. Ça ruine votre bonheur
19. La vie est trop courte pour la gaspiller à détester.
20. Fais la paix avec ton passé afin qu’il ne ruine pas le présent.
21. Personne n’est en charge de ton bonheur sauf toi.
22. Prends conscience que la vie est une école et que tu y es pour apprendre. Les problèmes font simplement partie de ton curriculum qui apparaît et disparaît comme la classe d’algèbre, mais les leçons que tu apprendras seront pour la vie.
23. Souriez et riez le plus souvent possible.
24. Tu n’as pas à gagner chaque dispute. Accepte d’être en désaccord.
Société: 
25. Téléphone à tes amis plus souvent ou envoie leur des courriels.
26. A chaque jour, donne quelque chose de bien à quelqu’un.
27. Pardonne autant que possible.
28. Passe du temps avec des gens plus âgés que 75 ans et plus jeunes que 6 ans.
29. Essaie de faire sourire au moins trois personnes quotidiennement.
30. Ce que les gens pensent de toi ce n’est pas tes affaires.
31. Ton travail ne prendra pas soin de toi lorsque tu seras malade. Tes amis oui. Garde le contact.
Vie:
32. Agis bien !
33. Débarrasse-toi de tout ce qui n’est pas utile, ne garde que ce qui est beau ou joyeux. 
34. La nature guérit tout.
35. Qu’il s’agisse d’une situation bonne ou mauvaise, elle va changer…
36. Peu importe comment tu te sens, lève-toi, habille-toi et présente-toi.
37. Le meilleur est encore à venir.
38. Quand tu te réveilles le matin, remercie d’être en vie.
39. Ton for intérieur est toujours heureux. Donc, sois heureux.
Bonnes fêtes

Le Pèlerin

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 21:37

Idée reçue: « le niveau scolaire baisse en France»

La France et les idées reçues

Il y a quelques jours paraissait une étude de l’OCDE intitulée PIAAC et qui évalue les compétences des adultes de 24 pays. Les résultats ont été rapidement commentés par la presse grand public, pour dire qu’une fois de plus la France se classe très médiocrement, mais seuls quelques sites spécialisés ont relevé une donnée plus qu’intéressante : le score des jeunes adultes est nettement supérieur à celui des adultes plus âgés.

Qu’évalue PIAAC ?

166 000 adultes âgés de 16 à 65 ans ont participé à des tests portant sur les compétences suivantes :

- la capacité à comprendre et à réagir de façon appropriée aux textes écrits (littératie) ;

- la capacité à utiliser des concepts numériques et mathématiques (numéracie);

- la capacité à accéder à des informations (trouvées, transformées et communiquées) dans des environnements numériques, à les interpréter et à les analyser.

Chaque individu obtient un score sur 500 points, et l’étude présente les résultats par pays en fonction de l’environnement socio-économique, des qualifications parentales, du sexe… et de l’âge.

Les jeunes adultes français nettement meilleurs que les plus âgés

Soyons clairs tout de suite : la France se classe globalement très bas, puisqu’en littératie elle est 22ème sur 24 (merci l’Espagne et l’Italie), qu’en numératie elle est 21ème sur 24 (ajoutez-y les Etats-Unis).

Mais si on se penche en détails sur les résultats en fonction de l’âge, on constate que les jeunes français de 18 à 24 ans sont très proches de la moyenne en littéracie, avec 274,6 points contre 277,0 en moyenne, soit 3 points d’écart avec la moyenne, contre plus de 10 points si on tient compte de tous les âges. En numératie, les français ont globalement près de 14 points de retard sur la moyenne, mais les 18-24 ans n’ont que 7 points de retard sur la moyenne (262,2 contre 269,4 points).

Dans tout l’OCDE, les 45-65 ans sont à la traîne derrière les jeunes générations, mais en France le contraste est plus marqué qu’ailleurs. Comme le note Eric Charbonnier, spécialiste éducation de l’OCDE en France, « les mauvaises performances de la France sont en bonne partie imputables aux résultats des 45-65 ans, tandis que les 16-44 ans obtiennent des scores plus proches de la moyenne (bien que toujours inférieurs à cette dernière). Plus l’âge augmente, plus les scores obtenus s’éloignent de la moyenne de l’OCDE ». Et l’expert d’ajouter : « Il y a donc eu un « rattrapage » de compétences en France sur ces dernières décennies ».

François Jarraud, dans le Café Pédagogique, enfonce le clou : « Dans un pays qui a glorifié l'époque du certificat d'étude, la preuve est faite que le niveau des jeunes est meilleur que celui des plus âgés ».

Au-delà des idées reçues…

Entendons-nous bien : le niveau baisse, ma p’tite dame, c’est un fait et personne ne va tenter de prouver le contraire. Mais de quel niveau parle-t-on ? De quelle baisse parle-t-on ?

On a tous entendu, à la machine à café ou chez mémé le dimanche midi, que « le niveau a bien baissé depuis mon époque », que « de mon temps, c’était bien mieux que ça, je vous le dit », etc. Or, si on se fie aux spécialistes, aux chiffres, aux historiens de l’éducation, il s’avère que :

OUI, le niveau des écoliers français est en baisse depuis une quinzaine d’année.

Toutes les études le montrent, et sur le terrain on peut le sentir également.

NON, le niveau n’a pas baissé si l’on compare aux générations plus éloignées, si on remonte à plusieurs décennies.

On entend régulièrement dire que telle dictée de 1947 a été donnée à des élèves d’aujourd’hui et que ça a été la catastrophe, mais on oublie d’ajouter qu’en 1947 seuls 3% d’une classe d’âge avait le bac, contre 66% aujourd’hui… Ah l’orthographe, ce juge de paix… Pourtant Claude Lelièvre, l’historien de l’éducation, note que "si vous mettez entre parenthèses la question de l'orthographe, on a des élèves qui font des rédactions supérieures par rapport à des copies du certificat d'études de 1923".

Quant au sociologue Vincent Troget, il propose de changer de perspective : « Compte tenu du rôle autrement symbolique qu’avaient acquis l’orthographe, les dates de l’histoire de France et la liste des départements dans le processus de scolarisation, le sentiment d’une baisse générale de niveau se répand ainsi dans l’opinion publique. Si l'on change de critères, tout indique au contraire que le niveau a augmenté. De nombreuses connaissances nouvelles ont été introduites : géométrie et, désormais, langue vivante à l'école primaire, biologie, histoire contemporaine, géographie économique, approche linguistique de la littérature, sciences économiques et sociales, etc. (…). Certains critères d'évaluation sont devenus plus exigeants. Dans les années 30, par exemple, il suffisait qu'un élève sache déchiffrer à haute voix un texte simple et répondre à quelques questions de vocabulaire pour être jugé bon lecteur à la fin du primaire. Aujourd'hui, un élève n'est reconnu lecteur à l'entrée en sixième que s'il peut répondre par écrit à des questions montrant qu'il a compris le sens d'un texte après l'avoir lu silencieusement ».

Le niveau baisse depuis 4000 ans

On avait déjà abordé en détails, il y a deux ans ici-même, la question de la baisse du niveau scolaire. On avait entre autres compilé un certain nombre de commentaires de toutes les époques, plus désabusés les uns que les autres, sur le sujet. Plus que la baisse du niveau (alors que jamais dans l’histoire de l’humanité une si grande partie de la population n’avait atteint un tel niveau d’éducation), c’est le sentiment de la baisse qui semble universel, l'idée que les générations nouvelles ne sont pas à la hauteur des anciennes !...

Remontons le temps ensemble (toute ressemblance avec des propos récemment entendus à la machine à café serait totalement fortuit)…

1947, on tirait déjà la sonnette d’alarme, le baccalauréat est dévalué, trop de monde le réussit (3 % de la population, donc) : « Tout serait simple si le bachot remplissait encore sa fonction. Mais, submergé sous le nombre des candidats qui s’est accru prodigieusement, le baccalauréat a vu son niveau baisser d’une façon constante, au point qu’il ne suffit pas actuellement à qualifier pour l’enseignement supérieur. »

1911, le monde de l’entreprise via le Comité des Forges, ancêtre du MEDEF, constate la baisse du niveau général des recrues : « Les ingénieurs sont devenus incapables d’utiliser leurs connaissances techniques et de présenter leurs idées dans des rapports clairs et bien rédigés. »

1909 : « Conçu pour une élite, l’enseignement secondaire est donc inadapté à cette masse qui nous vient précisément de milieux sociaux, de familles dans lesquelles on n’a jamais possédé ou jamais ouvert un livre, en dehors de quelques ouvrages d’actualité. (…) Les élèves ne sont plus capables d’écrire, faute de n’avoir plus fait assez de latin, et ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent. »

1835 : « D'où vient qu'une partie des élèves qui ont achevé leurs études, bien loin d'être habiles dans leur langue maternelle, ne peuvent même pas en écrire correctement l'orthographe ? " (in Coup d'œil sur l'état actuel de l'enseignement en France).

Socrate (470-399 av. JC) : "Notre jeunesse [...] est mal élevée, elle se moque de l'autorité et n'a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d'aujourd'hui [...] ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans la pièce, ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais."

Hésiode (720 av. JC) : "Je n'ai plus aucun espoir pour l'avenir de notre pays si la jeunesse d'aujourd'hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible."

Datant de 1000 avant JC environ, ce texte retrouvé sur une poterie d’argile dans les ruines de Babylone :"Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d'autrefois. Ceux d'aujourd'hui ne seront pas capables de maintenir notre culture."

Un prêtre égyptien, vers 2000 av. JC : "Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n'écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être très loin."

Nota : par ailleurs, l’étude PIAAC fournit des renseignements intéressants, on pourra en lire les synthèses d’Eric Charbonnier sur son blog et François Jarraud sur le site du Café Pédagogique. On peut aussi consulter l’étude complète (en anglais), ou son résumé sur le site de l’OCDE.

Source l'instit'humeurs ….Disponible sur Facebook

Le Pèlerin

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 00:20

Saint-Valentin: les livres de romance n'arrêtent pas de séduire

La Romance s’encanaille…..

Fini le temps du dédaigneux qualificatif de "romans à l'eau de rose": les livres de romance ont su évoluer avec la société et n'en finissent pas de séduire des millions de lectrices.

"Il y a 30 ans, dans nos romans, on commençait par se faire la cour puis on couchait ensemble. Maintenant, c'est l'inverse", dit en riant Anne Coquet, directrice éditoriale chez Harlequin, l'éditeur phare de la romance.

La saga "Fifty shades of Grey" (125 millions d'exemplaires des trois premiers tomes vendus dans le monde, dont quatre millions dans le monde francophone) a bouleversé le genre. Maintenant, on parle de sexe crûment et les lectrices adorent. Harlequin, lancé en France en 1978, constitue un bon exemple de cette évolution.

Depuis mars 2015, l'éditeur d'origine canadienne propose à ses lectrices une collection de poche baptisée "Sexy" qui décline des histoires de relations sado-masochistes sur le modèle de "Fifty shades of Grey".

A partir de mars, on trouvera également du "new adult" (des histoires avec beaucoup de scènes de sexe explicites, sur le modèle des best-sellers "After" ou "Before" de l'Américaine Anna Todd, dans la collection grand format "&H".

Mais même "Azur", la collection de poche emblématique d'Harlequin avec ses couvertures reconnaissables entre mille (la photo en couleurs d'un couple sur le point de s'embrasser), ne s'embarrasse pas de langue de bois quand il s'agit de parler de sexe. Les couples font l'amour et presque aucun détail n'est caché au lecteur.

Le public, quasi exclusivement féminin, suit. Selon le cabinet d'études GfK, cité par Livres Hebdo, le marché de la romance, c'est environ neuf millions d'exemplaires vendus en France en 2015 (tous éditeurs confondus) pour un chiffre d'affaires de 87,7 millions d'euros, en progression de 44,1% par rapport à l'année précédente.

- "C'est la femme qui gagne" -

Vendue essentiellement en grandes surfaces, la collection "Azur" propose 10 nouveaux titres par mois et, selon Antoine Duquesne, directeur marketing et numérique d'Harlequin, chaque titre s'écoule en moyenne à 10.000 exemplaires.

La sélection est sévère. Chaque titre ne reste qu'un mois sur les présentoirs avant d'être remplacé par un autre. "On ne lit pas un livre Harlequin pour un auteur", reconnaît Emmanuelle Bucco-Cancès, directrice générale de la maison d'édition.

Il y a eu quelques rares tentatives pour faire exister des couples gays ou lesbiens, mais uniquement dans les éditions numériques. "Ce n'est pas vraiment ce que les lectrices recherchent", explique-t-on chez Harlequin.

Pourtant, certains noms émergent. Alors que les titres sont en général des traductions d'auteurs anglo-saxons, une Française, Emily Blaine, a réussi à percer. Ses livres se sont écoulés à 140.000 exemplaires.

Repérée grâce à un concours de nouvelles lancé par Harlequin, la Bretonne, âgée d'une trentaine d'années, a d'abord été publiée en numérique avant d'être éditée en format broché. A chaque passage dans un salon du livre, ses admiratrices se bousculent pour obtenir une signature, se félicite Karine Lanini, directrice éditoriale du pôle romance chez Harlequin.

L'éditeur s’enorgueillit également de posséder à son catalogue l'Américaine Nora Roberts, auteur de plus de 200 livres (alliant romance et thriller), vendus à plus de 400 millions d'exemplaires dans le monde.

Un des secrets du succès, outre l'arrivée du sexe dans la romance, est de bien ficeler les histoires. Le genre reste très formaté. Il y a des règles immuables à respecter, explique Karine Lanini. "Une histoire, c'est d'abord un couple improbable du genre Roméo et Juliette. Il est confronté à des obstacles mais, obligatoirement, il faut que ça finisse bien. A la fin, c'est la femme qui gagne", dit-elle. "Nos lectrices aiment retrouver ce genre d'intrigue", affirme-t-elle.

Il reste aussi quelques tabous. Curieusement, il n'y a ainsi pas de couples divorcés dans la collection "Azur". Juste des couples que les aléas de la vie ont séparé (parfois même la femme a eu un enfant sans que son compagnon le sache) mais qui finissent par se retrouver.

Source L’Internaute

Le Pèlerin

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 21:21

La route du libertinage

Le Libertinage en région Midi-Pyrénées – Limousin

«Je vous en prie, entrez.» Philippe Notario ouvre la porte de son établissement. «Les premiers clients ne vont pas tarder. Je vais mettre un peu de musique en attendant.» Depuis juillet 2015, l'homme bien connu des nuits tarnaises a ouvert, attenante au thé dansant «La détente», une boîte libertine sur la commune de Lombers, en bordure de la D 612.

Lumière tamisée, discothèque, cage, sofas, bar et pièces pour des «câlins coquins». Le décor est posé sans bain bouillonnant ni jacuzzi. «Pas pour l'instant» sourit le patron des lieux.

Reste l'essentiel. Pourquoi monter une boîte libertine ici, si loin des centres urbains. «Pourquoi pas ? J'avais fait le tour du monde de la nuit classique, où aujourd'hui, ce ne sont que vulgarité et violence. Ici, je suis bien. La zone est discrète, la clientèle sympathique et respectueuse. C'est le bon choix.»

Caler derrière le bar, il inspecte les lieux. «Au début de l'aventure, durant les deux premiers mois, je ne rentrais pas vraiment dans les clous de mon investissement. Puis j'ai eu le déclic.» Une nuit blanche à cogiter et il se lance dans une nouvelle politique tarifaire, sachant que la concurrence est rude avec la véritable institution libertine tarnaise, le «Rouge et noir» située à quelques kilomètres de son établissement, elle aussi sur la D 612, faisant de cette route, le chemin rêvé des libertins tarnais.

«J'ai décidé la gratuité pour tous les couples, en plus des femmes qui viennent seules. On me disait tu fais n'importe quoi, tu vas attirer des gens peu fréquentables. Ce ne fut jamais le cas. Ici, j'ai beaucoup de jeunes couples qui débutent dans ces soirées sexy.»

Coup de sonnette. Le premier client de cet après-midi «coquin». Daniel *, la soixantaine, débarque comme chez lui. «Cela fait bien longtemps que je pratique le libertinage, que ce soit au «S» ou dans d'autres établissements toulousains. Il faut avouer qu'ici l'ambiance est agréable et la politique tarifaire attractive. C'est bien moins cher que dans les autres clubs de la région.»

«Du coup, j'attire une population qui vient de l'Aveyron, la région toulousaine, le Tarn-et-Garonne. J'ai même des clients de Montpellier» renchérit Philippe Notario.

À peine le café servi, la sonnette reprend du service. «Salut Valérie» clame le directeur. «C'est une habituée des lieux.» Valérie a choisi une tenue «conquérante» qui dévoile ses formes. «Je viens ici au moins une fois par semaine. Je n'ai aucun problème avec le libertinage. J'aime l'esprit que l'on ne trouve pas ailleurs. Ici, il n'y a pas de faux-semblant» Reste à comprendre comment une femme seule, décide un jour de pousser la porte d'un club pour adultes. «Très simplement. C'est un parrain du libertinage qui est venu avec moi le premier jour. ça m'a beaucoup plu. Depuis, je suis une fidèle cliente.» Elle rajoute : «Rappelons qu'il y a du respect dans le milieu. On ne fait pas n'importe quoi. Ce n'est pas parce qu'un homme pousse la porte du «S» qu'il va trouver une partenaire pour la soirée. Ce serait trop facile.»

«Il est hors de question que les clients ne respectent pas les règles, qu'ils soient pesants avec les autres partenaires. Si on dépasse les bornes, c'est la porte» appuie Philippe Notario.

Dans un coin du bar, un couple déguste un café. Lisa et Luc*vivent en couple depuis une vingtaine d'années. «Au fil des ans, on rentre dans la routine. Il n'y a plus aucun désir l'un pour l'autre. Du coup, avec ma femme, nous avons discuté durant plusieurs mois, avant de pousser la porte du «S», juste pour voir, savoir ce qui se passe dans cet univers.» Et alors ?

«Durant plus d'un mois, on a regardé sans rien faire. Un soir, nous avons enfin passé le cap» sourit Luc. «Nous n'avons aucun problème avec ça. Ce club est parfait pour nous. On ne vient pas faire du sexe pour du sexe. Il y a un vrai jeu de séduction. Quand une femme ne veut pas d'un partenaire, il n'y a aucun problème», ose lisa. «Nous sommes même devenus des potes» renchérit Luc. «Parfois, on mange au resto entre nous avant de venir ici.»Résultat, les affaires semblent aller aux mieux pour le «S». «Je ne me plains pas. On fait de très gros week-end grâce aux couples. Je suis largement dans mes objectifs prévisionnels. Je le répète. J'ai fait le meilleur choix pour moi», assure Philippe Notario.

Quand on lui demande pourquoi ici, en pleine ruralité, et surtout aussi proche du «Rouge et noir», il réplique «Ici, on est tranquille. N'oublions pas que je suis propriétaire de la «Détente» collée au «S». Quant à la proximité du «Rouge et noir», je ne vois pas le problème. Même si mon installation ne leur a pas plu du tout. Ce n'est pas bien grave. L'essentiel, c'est qu'aujourd'hui, j'ai réussi à me façonner une clientèle fidèle et heureuse de venir chez moi. Que demander de plus ?»

Les lumières se tamisent. La musique prend du volume. Les discussions vont bon train. Qu'ils se connaissent ou pas, qu'ils aient des atomes crochus ou non, il est temps de laisser les libertins faire leur libertinage.

"11 ans d'existence pour «le rouge et noir"

À quelques encablures du «S», se trouve sur la commune de Dénat, là aussi sur la D 612, le club libertin «le Rouge et noir». Depuis 11 ans, cet établissement s'est construit la plus grosse clientèle du département. 1 200 m2 avec un espace balnéo, une discothèque, des coins câlins, des glaces sans tain, ect.. .Un vrai bonheur pour tous les libertins du Tarn et de la région qui ont au moins une fois, poussé la porte. Malheureusement, le club, malgré nos demandes, n'a pas voulu répondre sur l'arrivée d'un concurrent direct si proche de chez lui, alors que le département ne manque ni d'espace, ni de lieux discrets.

Le sauna libertin de Castres

En ouvrant Hamazen à Castres fin mai, Carlos Oliveira offre aux sud-tarnais un établissement «deux en un» avec des services qui n'existaient pas dans la région jusque-là. Hamazen, situé rue du Commandant-Prat, à deux pas du centre-ville, est d'abord un espace détente de 200 m2 où se mélangent jacuzzi, sauna, hammam, douche à jet et bar. Un lieu de bien-être en libre-service ouvert à tous en journée… mais réservé à une clientèle avertie le soir avec des soirées à thèmes dédiées aux libertins.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 13:34

Vieillir en Beauté... et en Sagesse

 

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur,

 « Ce n'est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de vieilles pommes. »
– Félix Leclerc.
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur,
Sans remords, sans regret, sans regarder l’heure.
Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur,
Car à chaque âge se rattache un bonheur.
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son corps,
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L’âge n’a rien à voir avec la mort.
Vieillir en beauté, c’est donner un coup de pouce
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu’il y a toujours quelqu’un à la rescousse.
Vieillir en beauté, c’est vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d’antan.
Être fier d’avoir les cheveux blancs,
Car pour être heureux, on a encore le temps.
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour,
Car où que l’on soit, à l’aube du jour,
Il y a quelqu’un à qui dire bonjour.
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir,
Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir!
Ne regrette pas de vieillir.
C'est un privilège refusé à beaucoup!

Le Pèlerin

 

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 22:10

Avoir des pensées coquines rendrait plus intelligent

Pensées coquines

Pensées coquines

Selon un spécialiste de la mémoire, avoir des pensées indécentes aiderait notre cerveau à apprendre et se souvenir.

Pour Ed Cooke, spécialiste de la mémoire interrogé par le Dailymail, il ne faut pas réprimer ses pensées indécentes. Elles aiguisent notre cerveau et nous aide à faire remonter nos souvenirs à la surface. "Les pensées sexuelles sont plus marquantes que les autres et attirent plus notre attention", explique Ed Cooke. "Peu importe ce que l'on fait à ce moment-là, cela deviendra un fait marquant dont on se souviendra plus facilement car il sera lié à cette pensée sexuelle", ajoute-t-il.

Penser à une image sexuelle pour se souvenir d'un mot

Ce diplômé de psychologie, raconte l'histoire d'un avocat anglais qui s'est servi de cette technique pour se rappeler d'évoquer des témoignages clés au cours de sa prochaine plaidoirie. "Pour marquer sa mémoire, il pensait à des testicules, car en latin ce mot ce prononce "testiculi" qui se rapproche du mot anglais "testimony" ("témoignage" en français)." Une image bien plus marquante qu'un simple mot.

Source Medisite

Le Pèlerin

 

Le Zizi de Pierre Perret

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 19:24

«En France, la crise on se la fabrique», affirme le patron Mohed Altrad

Où sont passés les Philosophes et les Révolutionnaires d’antan

 « Cessons de parler de crise, parlons plutôt d'adaptation ». Au seuil de 2016, Mohed Altrad livre sa vision d'une France qu'il voudrait plus optimiste, plus consciente de ses atouts. Cet homme d'affaires français, né en Syrie, qui a été récompensé en juin dernier à Monaco du titre d' « entrepreneur de l'année » face à 63 concurrents, fait ce reproche collectif : « en France, on ne parle que de crise ».

« On a du déficit parce qu'on dépense trop », critique-t-il tout de même sur RTL. « Il n'y a pas de crise en France, la crise on se la fabrique, c'est parce qu'on n'a plus confiance en nous-mêmes ».

« Aujourd'hui nos politiques, n'importe lequel, parlent de crise, de récession, de choses toujours négatives. Un tableau noir est brossé chaque jour de l'année. Comment voulez-vous gagner en évoquant l'incertitude quant à votre confiance ? ». A son équipe de rugby, le club de Montpellier Hérault, qu'il a repris d'une main de fer côté finances en 2011 tout en galvanisant le goût de la victoire de ses joueurs, il leur dit « ayez confiance en vous et vous allez gagner ».

« J'aimerais que nos politiques, vous, moi, cessions de parler de crise et que l'on parle d'adaptation, car le monde a changé depuis plusieurs années. Pourquoi dire qu'il y a la crise ? La France produit plus de richesses que par le passé », estime cet homme né à une date inconnue entre 1948 et 1951 dans une tribu de bédouins en Syrie. Ce patron d'un groupe de matériel pour le BTP, qui a commencé sa saga il y a trente ans en rachetant une société d'échafaudages, emploie aujourd'hui 17 000 salariés pour 1,8 milliard d'euros de chiffre d'affaires.

Source Le Parisien

Le Pèlerin

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:35
L'étonnant regret des plus de 50 ans
Société - Ah si j’avais su…. !

A l'approche de la retraite, un sondage révèle les plus grands regrets des plus de 50 ans. Pour une grand partie d'entre eux, cela concerne le choix de leur conjoint.

"Etre marié à la mauvaise personne." Voilà, avec étonnement, l'un des grands regrets des plus de 50 ans interrogés par le site Silversurfers. Le sondage ne dit pas pourquoi une telle réponse a été apportée, ni si ces personnes sont toujours mariées au conjoint qu'elles ne souhaitaient pas. Mais quand même !

"Ne pas avoir assez voyagé et économisé"

Le premier regret rapporté étant "ne pas avoir assez voyagé" (23% des sondés contre 18% pour le mauvais choix du conjoint) et le deuxième "ne pas avoir économisé plus d'argent pour la retraite" (19%). Des réponses plus ordinaires qui sont pessimistes au niveau matériel mais positives en ce qui concerne le bien-être. Selon le sondage, un quart des sondés se sent bien dans sa peau et plus en forme que leurs parents lorsqu'ils avaient le même âge.

Source : From marrying the wrong person to not saving any money for retirement : dilmeas of the overs 50's revaled in landmark, Surfersufers.com, 23 novembre 2014

Le Pèlerin

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 21:54

COP21, Laurent Fabius - La présidence française est spectaculaire 

Laurent Fabius superstar de la COP21

Le ministre des Affaires étrangères, qui préside de façon très volontariste la conférence sur le climat, a conquis les ONG et les négociateurs qui saluent sa maîtrise des dossiers. Même si d'aucuns le jugent trop dirigiste.

"Monsieur Fabius est incroyable". Présent jeudi dernier au Bourget, l’ancien vice-président américain Al Gore, héros de la lutte contre le réchauffement climatique, avait l’éloge facile à l’égard du président de la COP21, Laurent Fabius.  "Toutes les délégations disent que la présidence française est spectaculaire et qu'aucun des sommets précédents n'a été aussi bien organisé" a-t-il poursuivi, dithyrambique. Et Al Gore est loin d’être le seul à vanter les mérites de celui qui s’est vu propulser par François Hollande à la tête du Sommet de Paris. Négociateurs, ONG, ministres, tous en conviennent : le président Fabius est à la hauteur de son mandat. "Il est très bon dans le déroulement des négociations, il n’y a pas eu de crise contrairement aux autres COP, notamment celle de Copenhague" juge Alix Mazounie, en charge des politiques internationales au Réseau action climat (RAC). "Laurent Fabius possède une bonne cote de popularité chez les négociateurs et les délégués, il est crédible et met la pression lorsque c’est nécessaire" ajoute un délégué marocain.

Le patron du Quai d’Orsay n’a en effet pas hésité à hausser le ton la semaine dernière alors que les négociations piétinaient sur plusieurs points. "Des formules de compromis doivent être dégagées le plus rapidement possible, les chefs d'Etat et de gouvernement nous ont donné lundi un mandat sans ambiguïté. (…). Il faut accélérer" a-t-il pressé les négociateurs mercredi. Et vendredi, quelques heures avant qu’un projet d’accord lui soit remis, il a récidivé. "Le compte n’y est pas" a averti le président de la COP. "Cela a été globalement efficace puisque ces deux sorties ont débouché sur des avancées", indique Romain Benicchio, responsable des politiques climat au sein de l’ONG Oxfam. 

"L’expérience de toute (sa) vie"

Mais la présidence Fabius, c’est aussi une méthode. Elle consiste à lancer des consultations informelles tout azimuts puis à les faire remonter à un échelon supérieur, lui-même destiné à en référer à la présidence de la COP. C’est ce qui s’est passé durant la première semaine avec des spin-off (sous-groupes informels) chargés d’alimenter des "groupes de contact". Pour cette deuxième semaine de négociations, la présidence française a choisi de poursuivre dans cette voie avec notamment la création du "Comité de Paris", composé de quatorze ministres et chargé de mener des consultations informelles sur l’ensemble des points qu’ils restent à négocier. Mais cette méthode ne plaît pas à tout le monde. La semaine dernière, le G77 qui rassemble 134 pays en développement, s’est élevé contre cette multiplication des lieux de discussion, réclamant plus de temps pour la négociation. Et lundi soir, certains Etats comme la Malaisie et le Venezuela ont encore critiqué ce volontarisme français, jugé trop brutal.

Au-delà de la méthode, il est intéressant d’observer l’engagement personnel mis par le chef de la diplomatie française. Vendredi, devant tous les négociateurs, Laurent Fabius a ainsi promis d’utiliser "l’expérience de toute (sa) vie" pour parvenir à un accord le 11 décembre. Samedi, en pleine assemblée plénière, le président de la COP a même cédé un court instant à l’émotion, brandissant comme un trophée l’ébauche d’accord que venait de lui remettre les négociateurs. "La réussite de cette COP est l’un des combats majeurs de sa vie politique et elle n’est pas mince, remarque l’un de ses vieux compagnons de route, l’ancien député européen, Henri Weber. Il mesure l’importance historique de cette conférence et la responsabilité qui est la sienne".

Ce volontarisme serait-il de l’opportunisme, avec en creux l’idée de marquer les livres d’histoire ? "Depuis très longtemps il a une fibre écologique, répond Henri Weber. Lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale en 1990, il avait organisé un sommet sur le réchauffement climatique. Depuis une vingtaine d’années il est aussi l’un des rares au PS à parler d’écosocialisme". Du côté des ONG, on préfère relever le travail fourni par la présidence française ces derniers mois. "Nous l’avons rencontré plusieurs fois avant la COP et c’est évident qu’il maîtrise bien ses dossiers, indique Romain Benicchio. Nous avons eu des discussions d’un bon niveau technique, ce qui n’a pas toujours été le cas avec d’autres ministres avant lui…" Cette omniprésence de l’ancien Premier ministre de François Mitterrand a également eu pour conséquence de cantonner à un rôle de second rang, celle avec qui il entretient des relations houleuses depuis plusieurs années : Ségolène Royal.

Son dernier grand combat politique ?

Malgré ces bons sondages, le président Fabius fait quand même l’objet de quelques critiques. "Il a d’emblée privilégié le côté universel de l’accord par rapport à l’aspect ambitieux, juge Alix Mazounie. Le risque est d’avoir, certes un accord signé par 195 pays, mais un accord au rabais, loin d’être révolutionnaire". "Certaines réunions de négociations en première semaine n’ont pas été assez inclusives, la société civile a été un peu écartée", note pour sa part Romain Benicchio. Des délégués du G77 se sont également émus du dirigisme de l’ancien Premier ministre. "On a eu parfois l’impression durant la première semaine qu’il voulait surtout tenir son calendrier" confie une déléguée des Philippines.

Le résultat de cette COP21 est d’autant plus important pour Laurent Fabius, que la conférence climat pourrait être l’un de ses derniers grands combats politiques. Depuis plusieurs semaines l’ancien Premier ministre est en effet donné partant du Quai d’Orsay. Son nom circule pour prendre la présidence du Conseil Constitutionnel. "Il ne sait vraiment pas ce qu’il va faire, affirme Henri Weber. Là, il est à fond dans la COP21, il veut que ça marche. C’est quelqu’un de méthodique qui ne se laisse pas submerger par autre chose". On verra déjà mercredi si la méthode Fabius a porté ses fruits. Et le conduit ensuite vers de nouveaux horizons.

Source Challenge.fr Antoine Izambard

Le Pèlerin

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 10:35

La lettre de Simon Casteran relative aux attentats du 13 novembre 2015 fait le buzz sur internet

Les réactions suite aux attentats du 13 novembre 2015

Mon cher Daech,

J'ai bien lu ton communiqué de presse victorieux. Comme on l'imagine, tu dois être heureux du succès de tes attaques menées vendredi soir à Paris. Massacrer des civils innocents qui ne demandaient qu'à jouir d'un bon match de foot, d'un concert de métal ou tout simplement d'un petit restau entre potes, ça défoule, pas vrai ? Alors certes, ça ne te change pas beaucoup des milliers d'exactions commises quotidiennement, depuis des années, en Irak et en Syrie. Mais en bonne multinationale des lâches et des peine-à-jouir que tu es, il te fallait t'imposer sur le marché occidental. Ce que tu as fait, dès janvier, avec l'attentat de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher. Toutes mes félicitations : grâce à tes happenings sordides et sanglants, la marque Daech est plus forte que jamais. Elle a même effacé jusqu'au souvenir d'Al-Qaeda qui, à côté de toi, semble désormais presque raisonnable.

Donc, tu as tué. Oh bien sûr, pas par goût du sang et de la violence, mais au nom «d'Allah le Très Miséricordieux». Moi qui croyais que la «miséricorde» suppose la bonté et l'indulgence envers les autres, je ferais mieux de jeter mon dictionnaire. Et de m'acheter une Kalachnikov et des grenades, pour m'en aller distribuer à mon tour amour et compassion partout où vous vous trouvez. Avant de laisser, sur vos corps enfin bénis, la photo de ma cousine Madeleine, que votre miséricorde a lâchement assassinée vendredi au Bataclan.

L'eussiez-vous connue, que vous l'auriez détestée immédiatement. C'était une femme libre et heureuse, pleine de cette lumière intérieure qui vous manque tant. Horreur suprême, c'était aussi une intellectuelle, qui aimait son métier de prof de lettres en collège. Car oui, chez nous, les femmes ont non seulement le droit d'être éduquées, mais aussi d'enseigner. Tout comme elles ont le droit d'aller où bon leur semble, d'écouter de la musique, de boire de l'alcool et d'aimer qui elles veulent. Sans burqa, ni violence. Bref, de jouir de cette liberté qui vous fait tant horreur. Et dont Paris, «la capitale des abominations et de la perversion», dis-tu, s'est fait depuis longtemps la représentante.

Oui, chers sœurs et frères, n'en doutons pas : l'abomination et la perversion n'est pas à chercher dans le massacre d'innocents par des fanatiques surarmés, qui travestissent le Coran en un manuel du parfait petit terroriste, mais dans cette vie païenne, faite de plaisirs et de joie. Cette «fête de la perversité» qui réunit, de semaine en semaine, des milliers «d'idolâtres» ; lesquels, au lieu d'adorer la Mort comme vous le faites en «(divorçant) de la vie d'ici-bas», préfèrent se rassembler pour communier ensemble, dans un instant de partage et d'adoration de l'existence.

À ce titre, mon petit, ridicule, mesquin Daech, je te dois un aveu : moi aussi, je suis un pervers et un idolâtre. J'aime la vie, le métal, les restaus et, parfois même, regarder un match de foot. Mea culpa, mea maxima culpa. Je suis un Croisé, comme tu dis. Un Croisé de la liberté, de l'amour et de la convivialité ; à la différence, cependant, que contrairement à toi, j'ai évolué depuis le Moyen Âge. Ma religion n'est pas faite de fer et de sang, comme la tienne, mais de chair et d'espoir. Aussi, si tu veux un bon conseil, mon cher Daech, dépêche-toi : car l'Histoire est sur tes talons, et déjà les Lumières que tu veux éteindre menacent ton califat d'un autre âge.

«Allah est le plus grand», écris-tu. «Or c'est à Allah qu'est la puissance ainsi qu'à Son messager et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas» (sourate 63, verset 8). Sur ce point, je ne peux que te donner raison. Qu'on l'appelle Dieu, Yahvé ou Allah, le Tout-puissant n'a guère besoin que l'on tue en son nom, ni que l'on pervertisse Ses lois. Alors, pourquoi continuer à tuer ? Ton Seigneur est-il si faible, dans ton esprit, qu'il ne puisse agir de lui-même ? Je ne peux le croire. Ce que je crois, en revanche, c'est que tu t'arranges bien de Son silence. Qu'en tuant au nom de ce même islam et des musulmans que tu prétends défendre, tout en les assassinant, c'est la Création divine que tu détruis. Ce qui fait de toi un impie, un pécheur, encore plus coupable que le croyant que tu exècres, ou les païens que nous sommes. Mais cela, les hypocrites ne le savent pas.

Simon Casteran

«Vous pouvez la publier»

Simon Casteran, journaliste toulousain, a perdu sa cousine, Madeleine, 30 ans, professeur de français, vendredi soir, morte au Bataclan à Paris. Sur son blog personnel, lessermonsdulundi.com, il adresse à Daech une lettre forte, intelligente et inspirée de la soif de vie de sa cousine.

Lettre à Daech : interview de Simon Casteran

«Oui, je suis un pervers et un idolâtre». Simon Casteran, journaliste toulousain, a perdu sa cousine, Madeleine, 30 ans, professeur de français, ...

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

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