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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 05:00

Algérie - Les réformes encore et toujours

changement

 

 

«Nos vrais ennemis sont en nous-mêmes». Bossuet
Des secousses de grande violence agitent le Yemen, la Tunisie, la Syrie, la Lybie, l'Egypte et par cercles concentriques interpellent le Maroc, l'Algérie et les pays africains qui refusent de se démocratiser.
Le roi Mohamed VI, avec beaucoup de finesse avance des réformes, propose un équilibre des pouvoirs et demande à l'opposition de contrôler le gouvernement, lui concédant ainsi un statut de contre-pouvoir et celui d'une éventuelle alternance. Le roi se réserve d'être au dessus des appareils, semble jouer le jeu, s'attire les bonnes grâces de l'Occident. N'est-il pas en train de faire jonction avec des revendications profondes des populations qui n'entendent pas forcément renverser la monarchie qui serait, éventuellement, capable d'imiter celles de grands pays nordiques, l'Espagne, l'Angleterre, Monaco, le Japon ? Les choses ne resteront pas en l'état dans les pays du Maghreb. La Tunisie peut devenir une république moderne ou une copie toute petite de l'Iran qui a d'autres atouts pour rester encore islamique. La Lybie, le Yemen, la Syrie peuvent tomber à droite ou à gauche et il apparaît difficile d'avancer un pronostic à moins d'être dans le secret des maîtres du monde. Ces derniers n'oublient pas l'Algérie, observent à pas de loup les évolutions dans un pays qui n'est pas aussi stable derrière les apparences, un matelas de devises et de dinars que n'a aucun pays du Maghreb.
M. Bouteflika indique le sens qu'il donne à des réformes tout simplement vitales, incontournables sous peine de connaître des explosions tempérées par une aisance financière, et pour le moment différées par la prudence qui caractérise les citoyens encore marqués par un passé récent, des stigmates encore à vif. Et justement, il n'est plus le temps de faire échec aux avancées et aux ouvertures prônées par le chef de l'Etat. La majorité présidentielle ne l'est plus tellement. Ses déchirures internes sont béantes et les appétits s'aiguisent selon la marge de manœuvre, la ruse et les alliances à faire pour chacune de sa composante. On les voit venir de loin sans avoir une pensée, dans les partis, au gouvernement, pour la jeunesse, le développement, la situation plus qu'explosive au Maghreb et la nécessité absolue de bâtir des consensus, des compromis entre eux et avec l'opposition et la société.
Le calvaire des cancéreux, le terrorisme qui frappe chaque jour, le délitement du système éducatif et de l'université, le statut de la femme, la complémentarité entre les secteurs, privé et public, les libertés d'expression et de création, l'ouverture sur le siècle et sur le monde, sont bel et bien des «tâches d'édification nationale». Mais ce n'est pas ce que pensent les partis du pays. La majorité règle ses comptes selon les chiffres escomptés pour les prochaines législatives, et fait joujou avec les lois initiées par M. Bouteflika, surtout pour draguer des suffrages islamistes, réactionnaires autour de la représentativité du genre féminin, de la friperie, de la création d'un marché de l'immobilier avec la cession ou pas des logements aidés par l'Etat

De fait, des courants au sein de la majorité se dissocient du premier magistrat pour brouiller les cartes et aller allégrement vers une aventure selon des modèles montrés chaque jour sur toutes les TV du monde.
L'opposition, ou plutôt les oppositions offrent elles aussi un paysage atomisé dans lequel surnagent des chefs immuables comme pour la majorité. Cherchez la différence, là où il est question du nombre et la durée des mandats présidentiels, de l'alternance et des ouvertures vers les jeunes et la société entière ! l'Urbanisme, l'écologie, le civisme dès la crèche, la propreté des rues et des cités, la disparition de toute vie nocturne, la place implacable de la culture, du sport féminin, de la mixité dont les vertus ont été démontrées scientifiquement dans le monde, font consensus entre l'opposition et la majorité. Tous ces paramètres sont tus, évités, marginalisés par toute la classe politique. Celle-ci fera mine d'être surprise par les taux d'abstention futurs. Les uns justifieront la désertion des électeurs par des subterfuges d'enfants attardés. Les autres trouveront des «explications» aux antipodes des sentiments populaires. On reprendra sans doute, les mêmes pour les mêmes résultats catastrophiques pour la gouvernance, la démocratie et le développement. Si les électeurs sont absents, qui va légitimer les uns et les autres, à parts forcément inégales ? Rien ni personne.
Est-ce pour autant que l'histoire soit figée ? Est-ce pour autant que les luttes, les émeutes, les grèves, les suicides et le chômage vont disparaître ? Non bien sûr. Un jour, le geste de trop, une balle perdue, une parole irresponsable peuvent mettre le feu aux poudres. Les Algériens ne le veulent pas, les élites et la jeunesse ne le demandent pas. La solution est évidente : des réformes profondes, la participation de tous, des consensus négociés éviteront bien des malheurs. Les uns diront la constituante, les autres diront le patriotisme. Nous disons simplement une réconciliation nationale à parfaire autour d'une table, au moment où des associations, des syndicats, des chercheurs retrouvent des vertus aux lois et réformes des années 90. Parfois, revisiter le passé a du sens.

Source Le Quotidien d’Oran Abdou B.

Le Pèlerin

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 06:15

Société - Monde arabe: La mort de Kadhafi peut-elle déclencher une grande révolution?

contestation dans le monde arabe

 

Mouammar Kadhafi est tombé comme nul autre dictateur ne l’avait fait avant lui au cours du printemps arabe. Blessé, arrêté, bousculé –peut-être lynché?- par une foule ravie de le voir en sang. Filmé et exposé par ceux qui le combattaient depuis des mois, son corps est devenu dans les heures qui ont suivi son décès une attraction près de laquelle on se faisait photographier.

Cette extrême violence et la joie qui a parcouru le monde arabe à l’annonce du décès de l’ex-leader libyen pourraient avoir des conséquences sur les autres résistances en cours dans le Moyen-Orient. «C’est ton tour Bachar», ont scandé les manifestants dans plusieurs villes de Syrie ce vendredi, alors que les combats ont repris, mortellement réprimés par le régime de l’homme fort de Damas. «Le sort de Kadhafi doit servir de leçon aux présidents Bachar al Assad et Ali Saleh», a affirmé en Egypte un leader des Frères musulmans. «D’autres régimes dans la région doivent en tirer les conclusions», a encore déclaré un envoyé spécial de l’ONU en Libye.

Des réserves dans l’opinion arabe

Alors, à qui le tour? «Pour l’instant, il y a deux pays dans le monde arabe qui sont concernés: la Syrie et le Yémen», estime Karim Pakzad, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), contacté par 20Minutes. «Mais il y a aussi l’Iran –avec le mouvement vert, soutien de Mir Hossein Moussavi, actuellement placé sous résidence surveillée- et le Bahreïn, même si dans ce dernier, le mouvement de protestation ne demande que des réformes, pas un changement de régime.»

L’expert nuance toutefois l’impact de la mort de Kadhafi sur les populations arabes en général et celles de ces pays en particulier. «A part en Tunisie, voisine de la Libye, où les gens ont explosé de joie, il y a eu des réserves dans l’opinion arabe sur la façon, très violente, dont s’est passée la mort de Kadhafi.» Même si, au-delà de la manière, «sa mort en elle-même est importante», et si «les gens en Iran, en Syrie, au Yémen, sont heureux et contents.»

La Syrie et le Yémen «dans une situation de fin de régime»

On pourrait penser que, devant la violence des images qu’ils n’auront pas manqué de voir, les régimes autoritaires de la région réfléchissent avec appréhension à la forme que pourrait prendre leur propre fin, pour privilégier à terme le compromis à l’affrontement avec leur population. «C’est possible», admet Karim Pakzad. «Il peut arriver, par exemple au Bahreïn ou en Iran, que des réformes préventives soient menées, comme cela a eu lieu au Maroc. Mais en Syrie et au Yémen, c’est trop tard. Il y a cinq ou six mois peut-être, mais aujourd’hui c’est terminé, ces pays sont dans une situation de fin de régime.»

D’autres croient encore à une issue diplomatique dans les régimes autoritaires. Emar Gad, membre du Centre Al Ahram d’études politiques et stratégiques, estime que le destin de Kadhafi se traduira par «une pression accrue de la communauté internationale pour résoudre les conflits en Syrie et au Yémen». Il ajoute: «Cela montre que résister aux réformes transforme les demandes de réformes en demandes de renversement de régime».

Source 20minutes.fr Nicolas Bégasse avec Reuters

Le Pèlerin

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:08

Virginité

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Elle est ce sang rougeâtre qui ne doit en aucun cas se montrer

Elle est ce cadeau évident que la femme se doit de donner

A son mari la nuit de ses noces toute trompée

Accroupie de douleurs ou même le ventre arraché

Elle accomplit son devoir de jeune fille bien réputée

Ou alors c'est le châtiment assuré

Et on n'attend plus que le revenu de preuve de chasteté

Une fois la grande cérémonie terminée,

Et que les cadeaux de festivités sont bien arrangés

Toute la famille est là attendant derrière la porte des jeunes mariés

Le père de la fille, fixant le sol muet, pas vraiment rassuré

II repasse en sa mémoire le film de la jeunesse de sa petite fille gâtée

II se dit que cela sera de sa faute si jamais sa virginité ne s'est pas manifestée

Ou si jamais le sang n'a pas coulé

II s'accuse de ne l'avoir pas trop contrôler

Et cet instant d'attente lui paraît soudain être une éternité

Brusquement la porte s'ouvre, on voit sortir le mari à la main un foulard violemment tâché

Et les cris de joie retentissent devant la porte fermée

Le père fier, la tête haute, salue le mari, qui de son effort corporel, est encore essoufflé

La belle mère confuse demande à ce père respectable des excuses d'avoir douter

D'une jeu ne fille si bien entretenue que cette perle rare devenue une femme à l'instant d'une soirée

Sous les douleurs immenses, les cris perçants de pitié que son mari ignorait

Ces larmes de peines, de peur auxquelles personne ne répondait

Et auxquels pourtant, derrière la porte toute la famille entendait,

La jeune mariée sur les draps rouges, humides, reste jetée

De ses visions atroces, est encore choquée

Au dehors, elle entend les bruits de fête, repentir et continuer

Mais elle, la réelle élue de ce jour, est dans sa chambre, chassée

Toute seule sans personne à côtés, à revoir ce qui vient de lui arriver

Elle contemple son sang sur le sol givré…

Et se maudit de ne l'avoir pas, plutôt, gâché

Au moins cela lui aurait épargné de souffrir ou d'être humiliée

Les autres pensent lui faire plaisir en célébrant de cette manière sa virginité

Mais en vérité, son intimité, ses noces, sa nuit de rêve: Ils les ont volés !!!!

Le Pèlerin

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 15:03

La France compte plus de millionnaires que n'importe quel pays européen

voiture-de-luxe-Monaco.jpg

Voitures de luxe à Monaco

 

La France compte plus de millionnaires que n'importe quel pays européen, selon l'étude annuelle de la banque helvétique Credit Suisse sur l'état de la richesse dans le monde, publiée mercredi.

La France compte 2,6 millions de millionnaires en dollars, contre 1,6 million de millionnaires au Royaume-Uni ou seulement 622.000 en Suisse.

Le rapport note cependant que l'Allemagne et le Royaume-Uni comptent plus de millionnaires ayant des avoirs supérieur à 100 millions de dollars (72,3 millions d'euros).

La fortune moyenne détenue par les ménages français est de 90.271 dollars.

Le rapport relève encore le niveau élevé des prix de l'immobilier en France, qui représente les deux tiers des avoirs des ménages français. Enfin, les Français sont relativement peu endettés, avec un taux d'endettement des ménages de seulement 12%.

Par rapport à l'année dernière, date de la publication du premier rapport annuel du Credit Suisse sur ce sujet, la richesse mondiale a augmenté de 18,4%, grâce à la fortune grandissante en Afrique du Sud, en Inde, en Australie, au Chili et à Singapour. La richesse moyenne par adulte dans le monde est de 51.000 dollars, selon l'étude.

Depuis 2000, et jusqu'à la mi-2011, la richesse dans le monde a bondi de 67%, lorsqu'elle est exprimée en dollars, et de 36% en monnaies locales.

Credit Suisse prévoit une hausse de 50% de la fortune mondiale à l'horizon 2016.

La Chine devrait devenir le deuxième pays le plus riche du monde en 2016, à la place du Japon, derrière les Etats-Unis, qui garderaient la première place, a indiqué la banque suisse.

Cette année, les pays les plus riches, avec une fortune moyenne supérieure à 100.000 dollars par adulte, étaient situés en Amérique du Nord, en Europe occidentale, en Asie-Pacifique et au Moyen Orient.

Ces pays sont coiffés par la Suisse, qui est le seul pays au monde, dont la fortune dépasse le seuil de 500.000 dollars par adulte.

En comparaison, l'Australie et la Norvège ont des seuils de fortunes moyens de 300.000 dollars.

L'analyse de la fortune mondiale sur le site de Credit Suisse

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 23:27

Algérie – Démocratie maintenant

socrate lecon de vie

 

Face au réveil des peuples du Maghreb et du Machreq, les tenants du pouvoir annoncent unilatéralement des réformes; dans le cas de l'Algérie, elles seraient de nature «législative et constitutionnelle». Pour l'essentiel, il s'agirait de revoir les lois sur les partis et l'information avant de revoir la Constitution.
Refusant le recours à une Assemblée constituante, concédant en apparence la fin du monopole de l'audiovisuel, le pouvoir se ménage des règles afin de contrôle de toute nouvelle structure partisane ou de presse. Ainsi, il est prévu une « autorité de régulation » de la presse écrite dont la moitié des membres seront désignés pas ce même pouvoir au demeurant contesté et jugé illégitime. Cette vision n'est-elle pas une simple approche caractérisée par la ruse, celle de faire semblant de concéder ? Car enfin, est-il encore concevable, quelque cinquante ans après l'indépendance, de vivre sous la férule d'une oligarchie aux allures autocratiques ayant fécondé des kleptomanes voraces ? Par ailleurs, l'idéologie obsolète, enrobée de « légitimité » pseudo-révolutionnaire, n'est plus à l'ordre du jour tant notre pays a été sévèrement malmené par nos tyranneaux qui cultivent à satiété le culte de la personnalité et pratiquent la coquetterie d'un populisme désuet. Alors, osons la démocratie maintenant.
Le président de la République doit être responsable de sa politique Le président de la République bénéficie de pouvoirs importants : il est le chef suprême de toutes les forces armées de la République (ministre de la Défense nationale) ; il nomme le chef du gouvernement ; il pourvoit à tous les postes civils et militaires ... Constitutionnellement, il dispose donc de tous les postes à pourvoir, à répartir aux membres de l'élite dont certains acceptent de faire partie de la nomenklatura. Il est vrai qu'au regard des dispositions constitutionnelles actuelles, sa responsabilité n'est à aucun moment mise en cause, si ce n'est à travers le premier ministre qu'il nomme et destitue. Et le président de la République conserve l'initiative de la loi concurremment à l'Assemblée, donc pouvant court-circuiter le Parlement en légiférant par voie d'ordonnances qui devraient garder leur caractère d'exception. Cette prééminence du chef de l'Etat, chef de l'Exécutif, se révèle redoutable pour la vie politique de la nation dans les cas de vacance du pouvoir (en cas de décès, mais également de maladie grave et fortement invalidante) car les institutions risquent de tourner dangereusement à vide.
Outre que la réforme à envisager doit concerner la limitation du pouvoir personnel (mettre fin à la concentration de pouvoirs exorbitants entre les mains d'une seule et même personne), il y a lieu de déléguer suffisamment de pouvoirs aux membres du gouvernement qui seront responsables devant les élus du peuple siégeant au Parlement. Ainsi, sera réalisé un contrôle de la politique de l'Exécutif, donc celle du chef de l'Etat ès qualité de premier responsable de la vie politique du pays. C'est le régime présidentiel car, à ce jour, l'Algérie a vécu constitutionnellement dans le cadre d'un présidentialisme qui se caractérise notamment par le fait qu'il n'existe pas de contrepoids institutionnel face au président de la République. A l'exception de quelques rares voix, le Parlement susceptible de remettre en cause la politique proposée et menée par celui-ci se révèle plutôt aphone. L'opposition insuffisamment structurée semble également aphasique. Davantage encore la société civile muselée depuis longtemps dont il reste à espérer qu'elle devienne un acteur incontournable dans la gestion des affaires publiques.
Il y a donc urgence à mettre fin au déséquilibre institutionnel établi au profit du seul président de la République. En effet, tel que défini par l'intégralité des constitutions algériennes et révélé par la pratique politique depuis l'indépendance, ce dernier apparaît comme un véritable monarque présidentiel coopté par un cercle restreint de décideurs. De même, il y a lieu d'éviter cette espèce d'autocratie présidentielle opérée par les bailleurs de pouvoir se disputant la décision observée comme moyen d'accession à un plus grand patrimoine personnel. Enfin, il y a lieu également d'opérer une réflexion sur l'institution du Premier ministre par son éventuel effacement au bénéfice d'un Vice-président et de confier le portefeuille ministériel de la Défense nationale à une personnalité civile dès lors que l'institution de l'armée se professionnalise.
L'armée professionnelle ne doit plus être instrumentalisée
Depuis l'indépendance, la direction de l'Armée est devenue mutalis mutandis une caste à part en détenant le pouvoir à la fois politique et économique (le cas de l'Egypte est patent). Après les coups d'Etat opérés tant au Maghreb (Algérie) qu'au Machrèq (Syrie), les directions militaires étendent leurs privilèges corporatifs (budget, traitements et équipement). Ayant acquis un statut social élevé, eu égard notamment à la part importante du revenu national qu'elles s'octroient, elles dévoilent au moins en partie le pourquoi des coups d'Etat opérés. Le processus historique ayant permis l'accession de l'Armée au pouvoir a fait de celle-ci une structure gouvernante. Aussi, pendant longtemps, il n'a pas été question d'une Armée apolitique contrôlée par les civils (la fameuse primauté du civil sur le militaire). C'est là une réforme à envisager pour faire de l'Armée une réelle « grande muette ».
Principal pourvoyeur de présidents de la République dès l'origine, la direction de l'armée s'est révélée un acteur principal de la vie politique algérienne en assignant à l'Etat, dévoué à sa cause, un rôle majeur comme principal entrepreneur, banquier, employeur... Dans cette perspective, elle s'est constituée en structure gouvernante en s'attribuant des postes-clés dans l'ensemble des rouages du pouvoir de l'Etat. Se transformant ainsi en caste dominante sur l'échiquier, elle agit tantôt de façon autonome (Conseil de la révolution), tantôt sous le couvert d'une personnalité cooptée parmi ses pairs. Les douloureux « événements » d'octobre 1988 ont pourtant donné aux tenants des réformes l'occasion de démocratiser la vie publique dont les citoyens seraient devenus les acteurs conscients, ayant le libre choix de leurs gouvernants à travers notamment la constitutionnalisation du multipartisme.
Or, le pouvoir rejette l'idée de la Constituante et propose une révision de la Constitution. Dans ce contexte, la révision constitutionnelle telle qu'annoncée se révèle peu convaincante dès lors qu'elle omet significativement d'évoquer la non limitation du nombre des mandats présidentiels de sorte que la Direction de l'Armée n'ait plus à intervenir dans la sphère politique, d'une part, et dès lors qu'elle ignore particulièrement la responsabilisation du chef de l'Etat devant les élus du Parlement, d'autre part. En tout état de cause, que ce soit dans le cadre d'une Constituante ou celui d'une simple révision de la constitution, pourquoi ne pas opter franchement pour un régime politique où le chef de l'Etat est la seule tête de l'Exécutif avec désignation éventuelle d'un vice-président auquel pourraient être confiées certaines missions et pallier ainsi les cas de vacance de pouvoir (à quoi sert en effet le bicéphalisme ?) ? Le tout en acceptant d'être désigné comme responsable de sa politique devant le Parlement et que les autres pouvoirs (notamment législatif et judiciaire) soient autonomes et jouent le rôle de contre-pouvoirs institutionnels et laisser les autres institutions agir de même : Conseil constitutionnel, Conseil d'Etat, Cour des Comptes

Le Parlement doit être un contrepoids à l'arbitraire de l'Exécutif
Outre le populisme et le culte de la personnalité devenus les caractéristiques dominantes du pouvoir algérien, les bailleurs du pouvoir semblent s'accommoder de l'état résiduel de la démocratie en Algérie. La corruption s'étale désormais à ciel ouvert, nonobstant les élections qui s'y succèdent confortant davantage l'illégitimité de ce pouvoir sans contrepoids réel, à savoir : un Parlement qui reflète un pluralisme politique authentique, une Magistrature indépendante, une Presse libre et une Société civile structurée. Outre que la gérontocratie au pouvoir use d'une rhétorique démesurée et d'une attitude arrogante, elle fait de son passé un fonds de commerce laissé royalement en héritage à sa progéniture aux lieu et place d'un développement politique durable légué aux citoyens appelés à se gouverner.
Dans ces conditions, le bicaméralisme pour lequel a opté le constituant algérien peut soulever des interrogations. Ainsi, quels seraient les tenants et aboutissants de l'institution du Sénat (Conseil de la nation) dont le tiers dit « présidentiel » est désigné par le président de la République ? En effet, dès lors que les différentes tendances politiques, couches sociales ou catégories socio-économiques, régions du pays, âges et sexes sont sérieusement représentées au sein de l'Assemblé nationale, il est légitime de s'interroger sur l'efficacité de l'institution d'une seconde Chambre. Dans ces conditions, le monocamérisme devrait pouvoir suffire aux besoins du parlementarisme algérien. Au demeurant, faut-il rappeler que le pouvoir a opté dès l'origine pour l'institution d'une seule chambre, souvent qualifiée il est vrai de simple chambre d'enregistrement ?
Dans cette perspective, il est regrettable d'observer que l'Algérie n'a pas cru devoir explorer la donne de la régionalisation en tant que forme organisationnelle intermédiaire entre l'Etat et les collectivités locales. Cette organisation, avec des parlements à l'échelle des régions, peut permettre une décentralisation et une déconcentration de certaines prérogatives dites de puissance publique entre les mains des représentants régionaux afin d'alléger l'Etat, en sa qualité de maître d'œuvre de la politique de la nation, de certaines tâches davantage techniques que politiques.
Car il est avéré que nous vivons dans le cadre d'une démocratie résiduelle, l'opposition parlementaire (acquise pour l'essentiel aux thèses du pouvoir dont il fait sa cliente avec force prébendes) ayant montré qu'elle n'est pas suffisamment structurée pour servir de contrepoids politique pour rendre crédible, effective et irréversible l'alternance au pouvoir comme élément substantiel de la pratique du pouvoir. Au mieux, nous avons une technocratie au service d'une structure gouvernante qui se sert de l'Armée ; en effet, du personnel administratif (en l'espèce, de hauts fonctionnaires délégués à des fonctions politiques) ne peut au mieux que gérer des décisions prises en dehors des sphères classiques du pouvoir. Ce système ne saurait procurer de résultats probants et sérieux alors même que l'Algérie recèle de potentialités réelles, et surtout de femmes et d'hommes de valeur. Libérons donc les citoyens et les élus du peuple.
Les pouvoirs judiciaire et de l'information doivent être indépendants
Que faire face au risque de césarisme (voire de l'arbitraire) en l'absence de contrepoids réel ? Engager une sérieuse réforme pour avoir un Parlement qui reflète un pluralisme politique authentique à même de contrôler le gouvernement désigné par celui-ci. Ce, dans le cadre d'un système permettant à la magistrature d'être réellement indépendante de l'exécutif afin d'exercer sans entraves la justice au quotidien (y compris et surtout à l'endroit des puissants par l'argent ou par l'influence politique). Et, seule une presse libre permettra d'instaurer effectivement le pluralisme des opinions et l'esprit critique avec des médias affranchis de toute tutelle, l'audiovisuel devant se structurer en authentique service public. La société civile organisée autour de syndicats autonomes et d'un tissu associatif libre de toute tutelle pourra prendre en charge les questions qui l'intéressent prioritairement sans passer par la bureaucratie de l'Etat gangrenée par la corruption, y compris au niveau du pouvoir central. Tant d'affaires ont en effet été révélées au public sans qu'il ait été possible à la Justice d'agir de façon efficiente afin de condamner ceux qui mettent en danger et le pays et son économie, notamment parmi eux ceux qui ont exercé une responsabilité politique importante.
En effet, le peuple en sa qualité de dépositaire de la souveraineté qu'il délègue aux élus doit pouvoir exercer son droit inaliénable à l'information à l'endroit des dirigeants qu'il a contribué au moins formellement à placer haut dans la pyramide institutionnelle. Dans cette perspective, nos dirigeants se doivent humblement de garder à leur esprit qu'ils demeurent des mortels au même titre que les plus de six milliards d'êtres qui peuplent cette Terre. Même investis des plus hautes fonctions, ils restent proches des vicissitudes de la vie, notamment de la maladie et de la mort

Il est vrai également que le vaste monde est devenu un simple village planétaire où tout se sait à l'heure de la parabole, d'Internet et du satellite. L'attitude la plus sage et la plus conforme à la mission impartie à nos dirigeants consiste à ne plus nous considérer comme des attardés, car même non instruits et vivant hors champ politique, culturel et intellectuel, nous restons vigilants et capables de discernement et donc de déchiffrer des silences qui en disent parfois plus long que les discours fleuves. Là aussi, de sérieuses réformes sont à mettre en place ; ainsi par exemple, on pourrait utilement désigner des porte-parole au niveau des institutions politiques, administratives et judiciaires en sorte que ceux-ci, régulièrement investis, puissent informer directement les citoyens de la situation du pays et de celle des gouvernants sans avoir à zapper matin et soir à la recherche de la bonne information. Et, surtout dans l'attente d'autres chaînes concurrentes, ayons l'audace de convertir notre télévision en véritable service public et affranchissons ses journalistes de toute allégeance

In fine, le processus de démocratisation de la vie publique commande, parmi les lignes directrices d'une urgente réforme, un débat politique contradictoire du binôme pouvoir-opposition à travers les médias publics et privés bénéficiant d'une liberté d'expression non soumise aux desiderata du chef du moment, d'élections libres aux différents niveaux de responsabilité, d'un multipartisme aux lieu et place du système de parti dominant (« alliance présidentielle » ou autre) ayant de facto remplacé le parti unique, de règles du jeu politique transparentes, de la mise au rancart de tout pouvoir de coercition sur la société civile et sur l'élite.
Et plus que jamais, il s'agit de réconcilier les Algériens avec les impératifs de développement politique (l'exercice de la démocratie comme moyen politique à même de promouvoir la légitimité du pouvoir) ; le développement économique (impulser une politique efficace de l'investissement pour promouvoir notamment l'agriculture à l'effet d'aboutir à la sécurité alimentaire et rentabiliser le parc industriel existant dans le cadre d'une économie de marché encadré), le développement social (l'émancipation des travailleurs avec la mise en place d'une législation sociale plus conforme) ; le développement culturel (renouveau linguistique et remise à flots des créateurs dans l'ensemble des domaines artistiques) et la justice sociale conçue comme pierre d'angle de tout projet cohérent dont la légitimité doit reposer sur la capacité du gouvernement à régler les problèmes des citoyens et à tolérer l'esprit critique (parfois caustique) de la presse conçue comme moyen majeur de communication au service de la société et non d'intérêts d'un régime fut-il des plus progressistes. En un mot comme en cent, democraty now.
Source Le Quotidien d’Oran Avocat Auteur Algérien

Le Pèlerin

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 23:07

«Les Français, l'amour et le sexe», mardi à 20H50 sur M6

amour-senior.jpg

 

La série documentaire «Les Français, l'amour et le sexe» qui reprend ce mardi sur M6 interroge des couples de tous âges...

Marcel a 78 ans. Sa femme Jeanne, de trois ans plus jeune, est morte il y a peu de temps. Mais pas avant d’avoir eu le temps d’être interviewée avec lui par M6 pour le documentaire «Les Français, l’amour et le sexe». «Jeanne et moi avons participé à ce documentaire pour démontrer qu’il n’y a pas d’âge pour avoir une sexualité épanouie», a confié Marcel au Parisien. «Ce sujet reste tabou pour beaucoup de personnes âgées».

«Si l’on en juge par la fréquence à laquelle on parle de la sexualité des personnes âgées par rapport à la sexualité de toute autre personne, il est évident qu’il y a un tabou», confirme Jérôme Pelissier, écrivain et chercheur en psycho-gérontologie, et auteur de Humanitude: Comprendre la vieillesse, prendre soin des Hommes vieux. De fait, en 2007, une grande enquête menée sur la sexualité des  Français arrêtait par exemple ses sondages à 69 ans.

Rainer Hornung, professeur de psychologie sociale et sanitaire à l’Institut de psychologie de l’Université de Zurich, auteur du documentaire «Vieillir et jouir sans rougir» en 2006, expliquait à l’époque que «la sexualité de personnes d’âge mûr et avancé, après avoir connu une longue phase de tabouisation, n’est que très récemment devenue un sujet de société, et de ce fait un objet de recherche. Des thématiques telles que le changement de normes et de comportements sexuels ont été généralement explorées dans les populations jeunes. Par ailleurs, la recherche sexologique est dominée par des problématiques d’ordre clinique (exemples: absence de libido, troubles sexuels, violence sexuelle).
«Vieux pervers, vieux cochon» 

«Nous sommes sur des représentations choquantes, juge Jérôme Pelissier. Une personne âgée qui a une sexualité est tout de suite un vieux lubrique, un vieux cochon, un vieux pervers. Le fait que ces mots péjoratifs soient associés au mot vieux dans des expressions n’est pas anodin». Cela atteste d’une répulsion des plus jeunes face à la sexualité des plus vieux. «Evoquer la sexualité de personnes plus âgées sous-entend inconsciemment qu’il pourrait s’agir de nos parents, voire de nos grands-parents, ce qui dérange», estime le spécialiste. Il s’agit aussi d’une difficulté à penser la vieillesse sous un autre mode que celui de la maladie, du déclin, ou bien du vieillard sage au-dessus des réalités sensorielles: «Dans les deux cas, ce sont des représentations de la vieillesse loin de la sexualité».

Une autre difficulté, propre à notre époque, est la vision d’un monde propre et lisse, selon Jérôme Pelissier: «Quand on parle de sexualité, on voit des tout jeunes, tout beaux, tout lisses, tout performants. La maladie et le handicap sont moins présents dans notre réalité d’aujourd’hui qu’il y a 100, 200 ou 300 ans, on voudrait que la sexualité soit parfaite, et consommée par des gens parfaits».  Un monde photoshopé. Pas évident d’y montrer des fesses fripées.

Mais les conséquences sont réelles. «On peut se demander si la gêne par rapport à ce sujet de la sexualité des personnes âgées est susceptible de complexer et de complexifier leur manière de la vivre», voire les conduire à une sorte d’abstinence forcée. «Donc c’est très important qu’il y ait des émissions qui l’abordent, et des individus qui soient prêts à en parler».

Source 20minutes.fr Charlotte Pudlowski

Le Pèlerin

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 04:37

Société - Lutte contre la fraude : Schengen impose les visas biométriques

papiers identite algerie

 

Image faciale numérique et empreintes digitales sont devenues obligatoires pour les demandes de visas présentées par les ressortissants des pays d’Afrique du Nord pour les 25 pays européens de l’Espace Schengen, a annoncé ce matin la Commission européenne. " Grâce au nouveau système, la délivrance et la vérification des visas seront plus efficaces et plus sûres ", a indiqué Cécilia Malmström, la responsable de la commission chargée de la Sécurité.

La mesure s’inscrit dans le cadre du système d’information sur les visas (VIS) de l’UE. Elle est entrée en application mardi et vise à empêcher les vols d’identité et prévenir les fraudes. Les premiers postes connectés au système sont les consulats des pays membres de Schengen en Algérie, au Maroc, en Egypte, en Libye, en Mauritanie et Syrie.

L’obligation de visas biométriques pour Schengen sera ensuite étendue à Israël, à la Jordanie, au Liban et à la Syrie, puis à l’Afghanistan, à Bahreïn, à l’Iran, à l’Irak, au Koweït, à Oman, au Qatar, à l’Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et au Yémen. " Tous les consulats des pays Schengen dans le monde devraient être connectés au système dans un délai de deux ans ", a assuré la Commission selon l’AFP qui a rapporté l’information.

" La procédure permettant de relever les empreintes digitales est simple, rapide et discrète. Le demandeur n’aura qu’à placer les doigts sur la surface d’un scanner numérique. S’il présente d’autres demandes dans les cinq années suivantes, ses empreintes ne seront plus relevées, mais seront copiées à partir de sa demande précédente enregistrée dans le VIS.

Les données dactyloscopiques seront effacées après cinq ans ", a précisé la Commission. " Les vérifications biométriques rapides, sûres et sécurisées permettront d’empêcher les utilisations frauduleuses des visas, comme lorsqu’une personne tente d’utiliser le visa d’une autre personne ", a-t-elle souligné. Quelque 13 millions de visas Schengen sont délivrés chaque année par les 25 pays de l’espace Schengen.

Source Algérie plus Amine Taha

Le Pèlerin

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 09:29

Société - Les banques….et la rancœur d’une Grand Mère

Grand-Mere-en-colere.jpg

Cher  Monsieur,

Je vous écris pour vous remercier d'avoir refusé le chèque qui m'aurait permis de payer le plombier le mois dernier. 

Selon mes calculs, trois microsecondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l'arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement.

Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de ma pension, une procédure qui, je dois l'admettre, n'a cours que depuis huit ans.

Il me faut d'ailleurs vous féliciter d'avoir saisi cette fugace occasion et débiter mon compte des 30 Euros de frais pour le désagrément causé à votre banque.

Ma gratitude est d'autant plus grande que cet incident m'a incité à revoir la gestion de mes finances.  

J'ai remarqué qu'alors que je réponds personnellement à vos appels téléphoniques et vos lettres, je suis en retour confrontée à l'entité impersonnelle, exigeante, programmée, qu'est devenue votre banque.

A partir d'aujourd'hui, je décide de ne négocier qu'avec une personne de chair et d'os.    

Les mensualités du prêt hypothécaire ne seront dorénavant plus automatiques mais arriveront à votre banque par chèques adressés personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) de votre banque que je devrai donc sélectionner. Soyez averti que toute autre personne ouvrant un tel pli consiste en une infraction au  règlement postal.

Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je demanderai à l'employé(e) désigné(e) de remplir.       

Il comporte huit pages, j'en suis désolée, mais pour que j'en sache autant sur cet employé(e) que votre banque en sait sur moi, il n'y a pas d'alternative.

Veuillez noter que toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un  notaire, et que les détails obligatoires sur sa situation financière (revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s'accompagner des documents concernés.

Ensuite, à MA convenance, je fournirai à votre employé(e) un code PIN qu'il/elle devra révéler à chaque rendez- vous.

Il est regrettable que ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres mais, encore une fois, j'ai pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès aux service  téléphonique de votre banque. 

Comme on dit : l'imitation est une flatterie des plus sincère. Laissez-moi développer cette procédure. Lorsque vous me téléphonez, pressez les touches comme suit :

Immédiatement après avoir composé le numéro, veuillez presser l'étoile (*) pour sélectionner votre langue     

Ensuite le 1 pour prendre rendez-vous avec moi e 2 pour toute question concernant un retard de  paiement

Le 3 pour transférer l'appel au salon au cas où j'y serais

Le 4 pour transférer l'appel à la chambre à coucher au cas où je dormirais

Le 5 pour transférer l'appel aux toilettes au cas où............... ..

Le 6 pour transférer l'appel à mon GSM si je ne suis pas à la maison      

Le 7 pour  laisser un message sur mon PC. Un mot de passe est nécessaire.

Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la personne de contact autorisée mentionnée plus tôt.

Le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les options de 1 à 7

Le 9 pour toute question ou plainte d'aspect général.

Le contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique.Le 10, à nouveau pour sélectionner la langue. Ceci peut augmenter l'attente mais une musique inspirante sera jouée durant ce laps de temps.

Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrai infliger le prélèvement de frais pour couvrir l’installation du matériel utile à ce nouvel arrangement.

Respectueusement, Votre  humble cliente.

Puis-je néanmoins vous souhaiter une heureuse, bien que très légèrement moins prospère, nouvelle année ?

Le Pèlerin

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 23:40

 Société - 7 signes pour démasquer un menteur !

menteur.jpg

 

Tout le monde ment… en moyenne deux fois par jour ! Mais certains maîtrisent le mensonge mieux que d’autres ! Comment savoir si votre conjoint, vos amis, vos relations vous disent la vérité ? Les signes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille !

Transpiration et stress = mensonge ?

Ils comptent parmi les signes le plus connus. Le stress et ses avatars que sont la transpiration ou l’augmentation du rythme cardiaque trahissent souvent le menteur. Pourquoi ? Parce que quand on ment, on a toujours peur d’être démasqué ! Du coup, on est tendu ! Les glandes sudoripares eccrines et apocrines, responsables de la sudation, sont reliées au système nerveux. En cas de stress, elles augmentent leur production. Mais ce n’est pas tout ! Qui dit stress dit en effet augmentation de la sécrétion d’adrénaline, donc augmentation de la fréquence cardiaque...

Une voix plus aiguë ou plus grave

Selon Claudine Biland, psychologue, "la voix est un très bon indicateur du mensonge". Pourquoi ? Parce qu’on ne la contrôle pas ! C’est le cerveau qui la gère de manière automatique en fonction des émotions. Résultat : quand on ment, il traduit la peur d’être démasqué ce qui entraine inévitablement un changement d’intonation dans la voix, qui monte dans les aigus ou au contraire descend dans les graves. Il est d’autant plus difficile de contrôler sa voix qu’on ne l’entend pas comme les autres l’entendent...

Des propos contradictoires

En activant de la peur (d’être démasqué) et de la honte (de transgresser une règle morale), le mensonge perturbe le menteur. Celui-ci peut ainsi être submergé par ses émotions et tenir un discours plus ou moins contradictoire. Pour être certain que la personne ment, demandez-lui de répéter ce qu’elle a fait précisément à tel ou tel moment et relancez-la plusieurs fois. Vous pouvez aussi poser plusieurs questions à la suite pour tenter de la déstabiliser. Bien sûr, cette technique est encore plus efficace si on connaît la personne que l’on suspecte.

Des mimiques inhabituelles

Clignements répétés des yeux, froncements de sourcils, regards fuyants… Tous ces signes sont des indices ! "Le visage est directement relié aux sièges des émotions dans le cerveau, donc difficilement contrôlable", explique Claudine Biland. On peut émettre l’hypothèse du mensonge si ces expressions sont inhabituelles, soudaines et répétitives. Pour être quasi certain(e), le mieux est de pouvoir comparer les expressions de son interlocuteur quand il ment et quand il dit la vérité... ce qui suppose de bien le connaître.

Les gestes du menteur

"Toussoter dans les poings, lever les bras au-dessus de la tête ou rejeter son corps en arrière sont les gestes du menteur", explique Joseph Messinger, psychologue et spécialiste de la symbolique gestuelle dans son ouvrage Le sens caché de vos gestes. Ils traduisent le malaise. "Certains individus ont un seuil moral très bas, voire absent, et laissent peu transparaître leurs émotions", comme l’explique Claudine Biland. Mais heureusement, il y a une arme pour les piéger… la culpabilisation. Il suffit souvent d’insister, par exemple, sur la relation que l’on a avec la personne : "Tu ne mentirais pas à ta femme, la mère de tes enfants ?" ou "On est amis depuis 15 ans maintenant, c’est ça 

Un discours trop pointilleux

Le meilleur moyen de ne pas être démasqué est de donner beaucoup de détails à son récit. Pourquoi ? Parce que de cette façon, le menteur répond en amont à la plupart des questions que l’on pourrait lui poser. Pour ne pas se laisser duper, le mieux est de le réinterroger plusieurs fois sur ce qui semble suspect. Et même s’il finit par dire pour vous culpabiliser : "Mais tu n’as pas confiance en moi ?", tenez bon, fiez-vous à votre intuition et insistez !

Des émotions… exagérées !

"Quelqu’un qui ne sourit qu’avec sa bouche, le fait par politesse, par hypocrisie ou… pour faire passer un gros mensonge", explique le psychosociologue Gilles Azzopardi dans son Manuel de manipulation. Un sourire sincère s’exprime par la contraction des zygomatiques (les commissures des lèvres vers l’arrière) et par le plissement des paupières vers l’extérieur. Mais il n’y a pas que le sourire qui peut alerter ! Recevoir des cadeaux à répétition alors que le climat est tendu, un excès d’enthousiasme sans raison… sont aussi des émotions traduisant un potentiel mensonge.

Sources

- Journal of Personality and Social Psychology, 1996

- La psychologie du menteur, Claudine Biland, ed. Odile Jacob, 2004

- Le sens caché de vos gestes, Joseph Messinger, First Editions, 2007

- Manuel de manipulation pour obtenir (presque) tout ce que vous voulez !, Gilles Azzopardi, First Editions, 2008

- Médisite Aurélie Blaize - Validé par Dr Jean-Pierre Rageau

Le Pèlerin

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 15:26

Le Nobel de la Paix pour Twitter et Facebook?

avoir raison ou tort

 

Le prix Nobel de la Paix 2011, qui sera remis ce vendredi, pourrait rendre hommage aux récentes révolutions des pays arabes. Une liberté acquise - et c'était une première - avec l'aide précieuse des réseaux sociaux. Et si le prix était directement décerné à Twitter ou Facebook ?

Twitter et Facebook sont-ils «nobélisables» ?

Ce ne sont certes - comme chaque année - que des rumeurs. Mais de nombreux observateurs avisés voient mal comment le Comité, qui remettra lundi à Oslo le Nobel de la Paix, pourrait ignorer l'élan de liberté suscité par le printemps arabe. Selon certains, le prix pourrait être décerné à un militant tunisien, égyptien ou libyen.
Le nom de la blogueuse tunisienne Lina ben Mhenni est ainsi fréquemment cité. Une page Facebook a même été créée afin de porter sa candidature

A moins qu'il ne s'agisse d'un des sept candidats à la présidentielle tunisienne du 23 octobre... tous blogueurs eux aussi.

Plusieurs noms de blogueurs cités

Un autre nom circule, celui de l'Egyptien Wael Ghonim, employé de Google, qui a passé 12 jours en prison pour avoir, lui aussi, inspiré les manifestations au Caire par le biais d'internet). Et ce ne sont que des exemples. Une chose est incontestable: les réseaux sociaux ont joué un rôle central dans les révolutions arabes de l'année écoulée. Ils ont été le lieu où pouvait s'écrire ce que la censure empêchait de dire à voix haute. C'est probablement grâce à eux que l'occident a pris la mesure de ce qui se déroulait dans les pays en révolte. Dès lors, pourrait-on directement attribuer à Twitter, Facebook, Myspace et autre Youtube ? Rien, dans l'héritage d'Alfred Nobel, ne s'y oppose. Reste à savoir si les membres du Comité oseront. Réponse vendredi 7 octobre.
Et vous, y seriez-vous favorable ?

Et ce ne sont que des exemples. Une chose est incontestable: les réseaux sociaux ont joué un rôle central dans les révolutions arabes de l'année écoulée. Ils ont été le lieu où pouvait s'écrire ce que la censure empêchait de dire à voix haute. C'est probablement grâce à eux que l'occident a pris la mesure de ce qui se déroulait dans les pays en révolte. Dès lors, pourrait-on directement attribuer à Twitter, Facebook, Myspace et autre Youtube ? Rien, dans l'héritage d'Alfred Nobel, ne s'y oppose. Reste à savoir si les membres du Comité oseront. Réponse vendredi 7 octobre.
Source RMC.fr

Le Pèlerin

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