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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 22:25

Borloo : "Je veux être l'avocat de l'Afrique"

Le destin de l’Afrique et celui de l’Europe sont liés

Exclusif - Jean-Louis Borloo rompt le silence et présente sa fondation pour l’Afrique. À 63 ans, l’ancien ministre entame une nouvelle vie.

L'ex-président de l'UDI, vendredi, dans ses anciens bureaux de la rue Brunel, dans le 17e arrondissement de Paris.

Il n'avait pas parlé depuis huit mois. Contraint au silence par une sévère pneumonie. Pendant sa convalescence, Jean-Louis Borloo a pris la décision de démissionner de tous ses mandats. À 63 ans, celui qui est toujours l'un des hommes politiques préférés des Français, commence une nouvelle vie de philanthrope. Visiblement en pleine forme, il a reçu le JDD vendredi dans ses bureaux parisiens historiques. Il y a vingt-cinq ans, alors avocat d'affaires, il les quittait pour s'installer à la mairie de Valenciennes. Aujourd’hui, l'ancien ministre de Chirac et de Sarkozy s'apprête à inaugurer, à la même adresse, le bureau français de sa fondation pour l'accès à l'énergie en Afrique. Son nouveau combat.

Comment allez-vous?
Ça va mieux, merci. C'est du passé. 

Votre club de football de Valenciennes va mieux, lui aussi. Il est sauvé?
Valenciennes, c'est ma ville, mes racines, ma fidélité et je ne pouvais me résoudre à la quasi-disparition du club après le dépôt de bilan. J'ai pris provisoirement la présidence, trouvé des actionnaires, un entraîneur, et un nouveau président, Eddy Zdziech, industriel valenciennois. Ma mission est terminée. Place au sport. 

Vous êtes donc prêt à lancer votre fondation pour l'Afrique…
L'Afrique est notre plus grande chance et notre plus grand danger. À 12 km de l'Europe, par le détroit de Gibraltar, ce continent frère, dix fois plus grand que l'Europe et bientôt trois fois plus peuplé, est à la croisée des chemins. Doté d'une riche diversité culturelle, les plus belles forêts, les plus beaux fleuves, de l'espace, des sous-sols riches, un grand potentiel agricole, l'Afrique est en panne faute d'électricité : 70 % des Africains n'ont ni lumière, ni électricité, ni énergie. Or l'énergie, c'est la vie, l'accès à l'eau, à la santé, à l'éducation, à l'emploi, à la croissance. L'absence d'énergie, c'est le risque de chaos, de déstabilisation et de pauvreté. Le choix est simple. Ou l'Afrique sera le continent des drames du XXIe siècle pour elle comme pour nous ou elle sera celui d'un grand développement et un relais de croissance pour la France et pour l'Europe. Le destin de l'Europe et de l'Afrique sont liés.

«L'Afrique est en panne, faute d'électricité, 70% des habitants ,'ont ni lumière, ni énergie»

Que fera votre fondation?
Mener ce combat "électricité pour tous en Afrique" en portant ce drapeau en France et en Europe. Soutenir les gouvernements africains, les citoyens, les ONG, les agences d'aide au développement, tous très engagés. Mobiliser les réseaux financiers privés et publics, l'ingénierie, la formation professionnelle et l'information sur les nouvelles technologies. Des financements avaient pourtant été décidés à Copenhague en 2009, 10 milliards par an mais rien n'est effectif et le lien avec les projets ne se fait pas. Les dirigeants africains ne comprennent pas. Il faut passer à l'acte. 

Comment envisagez-vous votre rôle?
Je serai sur le terrain. Je veux être un facilitateur, un avocat de l'Afrique dans cette nouvelle ère. Je veux alerter les décideurs français et européens. Aider les dirigeants, mobiliser les parlements français et européen. La fondation et son agence seront opérationnelles à la fin de l'année. Je veux persuader les Européens qu'une stratégie Europe-Afrique est vitale, que c'est parfaitement faisable, très vite. 

Comment convaincre l'opinion publique française en temps de crise?
Il ne s'agit pas de demander aux Français de faire des efforts mais bien de mobiliser tous les décideurs publics et privés français et européens. L'énergie pour tous en Afrique, c'est aussi une opportunité pour la France, pour sa croissance et ses emplois. Le potentiel de croissance est là, sous nos yeux. Des travaux gigantesques sont à mener pour 30 milliards d'euros par an, travaux qui seront en partie réalisés par des entreprises françaises et européennes. J'ai sollicité et ai besoin de tous les soutiens de l'État, ainsi que des grandes entreprises et des financeurs. 

Quels sont vos objectifs?
Si l'on arrivait à 90 ou 100% d'accès à l'énergie, on aurait plus de 20% de croissance par an en Afrique avec les retombées en France! On peut passer d'un continent de tensions à un continent de croissance. Pour nous, l'enjeu humain est évident, casser le cercle vicieux de la pauvreté mais il y a aussi des intérêts économique et géopolitique. En République centrafricaine, là où nous avons des armées engagées sur le terrain, il y a 3% d'accès à l'énergie. Le pays est dans le noir à 97%. Ce n'est pas tenable. Certes, il y a des problèmes de cadre juridique, de transferts de technologie, de maintenance et de formation, de financement qui est forcément mixte, public et privé. Mais aujourd'hui, nous avons les technologies peu chères notamment pour l'énergie locale et décentralisée. Il y a une volonté des dirigeants africains. Avec seulement 30% d'énergie ils connaissent une croissance à 5%. C'est tout le paradoxe. Il ne manque que l'engagement européen et le tiers de confiance, celui qui va faire le travail d'assemblage.

Comment faire pour que les Français vous suivent dans votre engagement en Afrique alors qu'on y enlève et même on y tue un de nos compatriotes?
Justement, l'obscurité appelle l'obscurantisme. L'électricité partout et pour tous est le facteur déterminant pour la croissance et la stabilité en Afrique. Si l'on continue comme cela, que va-t-on faire? Dresser des murailles entre l'Afrique et nous, pour empêcher l'arrivée des réfugiés climatiques et des enfants de la grande pauvreté? Il faut à l'Europe une stratégie africaine.

Vous avez été avocat d'affaires, puis homme politique. C'est la troisième vie de Jean-Louis Borloo qui commence?
J'avais déjà commencé à construire les bases de ce projet quand j'étais ministre de l'Énergie et de l'Environnement. J'avais rencontré les chefs d'État africains pour les convaincre de participer au sommet climatique de Copenhague, fin 2009. Des fonds avaient été décidés, mais cinq ans plus tard, rien n'a avancé. Le sommet de Paris sur le climat en décembre 2015 sera une réussite si effectivement le plan opérationnel d'énergie en Afrique est concrètement finalisé et financé. 

«Se mettre au service de se projet, c'est servir la France»

La maladie vous a fait réfléchir?
Quand je me reposais, c'est devenu comme une évidence. C'était ce que je devais faire. J'ai l'expérience des chantiers difficiles, comme celui de la rénovation urbaine, c'était il y a dix ans, personne n'y croyait! Une décennie plus tard, plus personne ne conteste le bien-fondé de cette politique qui a transformé l'urbanisme de ces quartiers et permis de tourner le dos aux émeutes de l'époque. On a investi 44 milliards, ce qui constitue le plus grand chantier civil de l'histoire du pays. Là, en Afrique, pour seulement huit fois plus, on peut contribuer à apporter la lumière sur tout le continent et pour chaque famille africaine. 

Vous ne vous considérez donc plus comme un homme politique?
La question est de savoir à quel endroit, avec vos défauts et vos qualités, vous apportez la plus grosse valeur ajoutée. J'ai quitté la politique opérationnelle, je fais de la politique autrement. Se mettre au service de ce projet, c'est servir la France. 

Vous avez créé l'UDI, l'Union des démocrates indépendants, vous ne vous intéressez pas du tout au choix de votre successeur?
Je suis très attaché à cette famille riche de talents et ses valeurs humanistes et modernes sont plus que jamais indispensables à notre pays. J'ai juste envie de dire à mes amis, lorsqu'ils auront choisi mon successeur : il faut qu'ils forment une superéquipe tous ensemble. 

Vos amis vous convoquent en permanence…
C'est normal, nos liens sont forts. 

On évoque même votre retour pour 2017…
Comprenez-moi bien, la fondation nécessite tout mon temps et la mobilisation de tous les acteurs n'est pas compatible avec un engagement partisan. Je pense avoir tenu mes engagements à Valenciennes et dans les différents gouvernements mais aujourd'hui mon engagement public, c'est l'Afrique. 

On dit même que vous rencontrez Nicolas Sarkozy…
Je n'en ai pas encore eu l'occasion mais j'espère pouvoir lui parler bientôt car l'énergie en Afrique nécessite l'unité nationale. 

Dans la tête de vos anciens collègues, on a l'impression que c'est impossible de quitter la politique…
Mobiliser toutes les forces vives autour de ce projet est une autre façon de faire de la politique. La grande majorité comprend ma démarche.

Source Le Journal du Dimanche Bruno Jeudy Et Soazig Quéméner

Le Pèlerin 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 18:31

Un gynécologue radié pour avoir trop stimulé le point G de ses patientes

Etats-Unis Ce docteur américain a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec une patiente...

Etats-Unis Ce docteur américain a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec une patiente...

Un gynécologue radié pour avoir trop stimulé le point G de ses patientes

Un gynécologue et sa patiente

Son existence fait débat, mais le point G a coûté sa licence à un gynécologue américain. Le docteur Kurt Froehlich a été radié par l'ordre des médecins de l'Ohio pour des relations «inappropriées» avec au moins deux patientes.

Selon des documents publiés par The Smoking Gun, lors d'une consultation, une première patiente, qu'il connaissait et avec qui il travaillait, lui a demandé de lui montrer où se situait son point G. Le docteur s'est exécuté. Lors d'un second rendez-vous, à l'hôpital, il a recommencé mais, cette fois, a stimulé la patiente «jusqu'à l'orgasme». Il a ensuite avoué avoir eu des relations sexuelles avec cette femme, qui, comme lui, était mariée. Froehlich a également joué avec le point G d'une autre patiente, mais il affirme ne pas avoir eu de relation sexuelle avec cette dernière.

Une secrétaire médicale l'a encore accusé d'avoir «glissé la main» sous sa chemise et de lui avoir touché la poitrine. Visiblement, il n'avait pas que le doigt de baladeur.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 16:29

Claude Onesta : "Le handball est un sport un peu à part"

Avant de décrocher un cinquième titre mondial avec son équipe, le sélectionneur français Claude Onesta s'était confié à "l'Obs" sur sa gestion – très personnelle – de son collectif d’Experts. Interview.

 

 

Handball : la victoire des Bleus, "ce n'est plus du talent, c'est de l'art"

Claude Onesta, coach de l'équipe de France de handball

Et de cinq ! En remportant un nouveau titre mondial dimanche au Qatar, l’équipe de France de handball, déjà détentrice de six des neuf derniers titres internationaux, (championne d’Europe, double championne olympique en titre…) devient un véritable OVNI dans l’histoire des sports collectifs.

Voix à la Nougaro, physique de fort des Halles, Claude Onesta, le sélectionneur français s’était confié avant la compétition sur sa gestion – très personnelle – de son collectif d’Experts. Il nous avait livré les clefs de sa réussite : responsabilisation des joueurs, manipulation subtile des égos, acceptation de l’imperfection et dépendance de plus en plus assumée au talent monstre de Nikola Karabatic… Interview.

Cela fait bientôt 14 ans que vous êtes à la tête de l’équipe de France. Vous avez gagné six des neufs derniers titres internationaux. Comment fait-on pour garder la flamme avec un tel palmarès ?

- C’est une question judicieuse, que je me pose au plus profond de moi. Dans un premier temps, je me suis surtout intéressé au comment, à la manière de gagner des matchs. Et puis depuis quelques années, j’ai commencé à questionner le pourquoi, le sens des choses. Les gens me placent sur un piédestal, alors que moi je me perçois d’abord comme un clown, un amuseur public, un créateur d’émotions.

Ce décalage m’a fait réfléchir, notamment en compagnie du sociologue Pierre Dantin, et de ces réflexions est sorti un livre ("Le règne des affranchis", Michel Lafon, 2014) qui m’a permis de faire le point sur ma pratique. Si je n’avais pas eu ça, je crois que j’aurais arrêté. Parce que gagner des matchs et des titres, j’étais relativement rassasié…

Vous n’avez plus ce plaisir innocent de la victoire…

- Je ne l’ai jamais vraiment eu, à l’exception du premier titre [le championnat d’Europe en 2006, NDLR] qui m’a procuré un sentiment de lévitation, de béatitude. J’avais enfin gagné quelque chose ; on allait arrêter de penser que j’étais le pire des cons. Ceci dit, le sport raconté par les médias sportifs ne m’intéresse pas.

Moi, ce qui me passionne, c’est ce que le sport peut représenter comme vecteur de mieux-vivre et de mieux-faire ensemble. Ce ne sont pas les titres qui importent, mais la construction de ces titres, le modèle novateur qu’on a mis en place : comment on a pu grandir ensemble, s’accommoder de nos différences, faire fructifier les éléments positifs en chacun… C’est ça mon vrai bonheur dans cette aventure collective.

C’est un plaisir un peu décalé…

- C’est vrai que, quand j’écoute les joueurs, il m’arrive de les trouver très premier degré, et même parfois un peu cons.

Parce qu’ils n’adhèrent pas à votre philosophie du mieux-vivre et du mieux-faire ensemble ?

- Certains oui, mais pas tous. Vous savez, quand je suis arrivé avec mes belles idées, tous les gens que je croisais me disait "oui, oui, responsabiliser les joueurs, c’est vachement bien, ton truc", mais je suis persuadé que, dès que je tournais le dos, ils se marraient.

Pour beaucoup, le sport de haut niveau, ça gueule, ça obéit, ça fait peur. Le coach doit être une sorte de gourou, qui sait tout, qui manipule. C’est totalement réducteur. Mais c’est une croyance bien ancrée. Et une croyance d’autant plus dommageable que le sportif, à mon sens, s’épanouit quand il cesse d’être bêtement obéissant, quand il se prend en main dans l’intérêt du collectif.

Très concrètement, à quoi ressemble votre petite république handballistique ?

- Eh bien, on a mis en œuvre un mode de fonctionnement, dans lequel le joueur n’est plus dans l’attente de consignes. Avant, on tirait l’écran, on passait la vidéo, et on disait : "Dans telle situation, toi, tu dois jouer comme ça". Et puis un jour, entre 2007 et 2008, avant de se lancer dans la préparation des JO de Pékin, j’en ai eu ma claque de faire le maître d’école.

Je leur ai dit : "Voyez cette situation, d’habitude, je vous disais comment vous deviez la jouer ; eh bien là, vous allez me dire comment vous souhaitez la jouer". L’idée pour moi était de passer du jeu de l’entraîneur au jeu de l’équipe. De ne plus avoir des joueurs assis, qui se défaussent en cas d’échec sur le staff, mais des joueurs debout, prenant leur responsabilité dans l’aventure collective.

Les joueurs ont tout de suite adhéré ?

- Il y a eu des moments de silence, de gêne. Et puis les leaders ont commencé à prendre la parole. Untel a dit : "En club, on la joue comme çà, et je trouve que c’est mieux". Et puis hop l’autre leader s’est positionné en disant "oui, il a peut-être raison, mais… ". Le débat s’est développé assez naturellement. Je propose une option de jeu. On voit si cela fait consensus. Oui ? Non ? Si c’est oui, on valide. Par contre, à chaque fois, qu’il n’y a pas consensus, c’est moi qui décide.

Le plus souvent, l’ajustement prôné par les joueurs est assez minime. Mais au final, le fait de valider ce petit ajustement va engager les joueurs. Ils auront le sentiment d’avoir été écoutés, respectés et donc de faire partie du projet. En plus, ces discussions permettent de mieux appréhender l’organisation secrète de l’équipe. Tout d’un coup, vous comprenez quelle est la puissance de chaque leader, qui suit qui, qui pourra servir de relais, qui risque de vous emmerder.

C’est un peu machiavélique…

- Mais ça marche ! J’ai même des joueurs qui par moment ont le sentiment de décider à ma place ! Ca n’est pas le cas, mais je vous garantis que ça les motive. Plus ils ont le sentiment d’avoir le pouvoir, plus ils sont investis, et plus cela devient facile de diriger la manœuvre.

Tout repose donc sur la gestion des leaders…

- Non, c’est plus compliqué. On nous parle toujours des leaders et des suiveurs. Mais il y a une troisième population tout aussi importante. Ce sont ceux que j’appelle les créateurs de liens ou les "gentils". Ce sont des gens capables d’aller d’un leader à l’autre selon les circonstances, sans chercher à rivaliser, mais en montrant bien qu’ils ne sont pas aliénés à qui que ce soit.

Ces gens-là sont fondamentaux dans la construction du projet car ce sont eux qui vont générer du vivre ensemble en se baladant d’un sous-groupe à l’autre, en montrant qu’il est possible à chacun de se rapprocher, de partager des choses. C’est le mec qui va préparer le café pour créer un moment de partage, le mec qui va susciter une rigolade. Cette population, hélas, est rarement mise en avant, alors qu’à mes yeux, elle est au cœur de la vie sociale du groupe. C’est le gentil qui en permanence va tempérer les affrontements. Par moment il va même prendre sur lui et faire rire de lui-même pour faire retomber les tensions…

Vous pensez à des joueurs en particulier ?

- Je pense à mon capitaine Jérôme Fernandez. Un vrai gentil pour le coup. Toujours d’accord, structuré, positif, capable d’adapter son discours aux circonstances. Ce n’est pas un harangueur de vestiaire, mais je préfère prendre quelqu’un qui fait référence par le jeu, par ses performances, un type que tout le monde aime bien parce qu’il est disponible, empathique. Ce n’est pas un chef, mais il joue un vrai rôle fort.

Et dans tout cela, quel rôle pour votre superstar Nikola Karabatic, considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde ?

- Eh bien il deviendra très certainement capitaine quand Jérôme Fernandez prendra sa retraite [le Mondial qatari devrait être la dernière grande compétition de l’arrière de 37 ans, NDLR]. Il a attendu son heure. C’est un type très respectueux de la hiérarchie, de l’antériorité des autres cadres. Par contre, là, il est en train de devenir le patron de l’équipe, et il le sera dans l’avenir de manière complète.

 - Dans votre typologie, Karabatic, c’est davantage un leader qu’un "gentil". Ca ne risque pas de nuire à l’équilibre de votre équipe ?

- Si, et ça va créer une dépendance à sa performance et à sa présence qu’il va falloir prendre en considération. Jusqu’à maintenant, on avait un équilibre dans les fondations qui permettait d’avoir un cadre absent, sans que cela ne porte à conséquences. Là, la Niko-dépendance va devenir beaucoup plus contraignante.

Vous parlez de vos joueurs sans y mettre beaucoup d'affect. On croirait entendre un dresseur de fauves…

- C’est de la lucidité. Chez nous, ça ne gueule jamais, il n’y a pas d’accrochages, c’est sympathique et détendu. Et pourtant, cette façade peut être trompeuse. Tenez : dans notre staff, le toubib est sûrement la personne la plus aimée. C’est un ancien rugbyman, un bon mec du Sud-Ouest, capable à la fois de rassurer et de bousculer. Eh bien, un jour, notre toubib s’est retrouvé en conflit avec la fédération pour une banale histoire de primes. Pensez-vous qu’un joueur ait bougé le petit doigt pour le soutenir ? Pas un seul. Même si ce sont de bons camarades urbains et éduqués, les joueurs sont avant tout centrés sur eux-mêmes, sur leur projet personnel.

Et comment fait-on pour les faire tenir ensemble ces sympathiques Brutus ?

- L’harmonie ne vient pas naturellement. Il faut aller la chercher. Tout le monde compare le métier de sélectionneur à celui d’entraîneur de club. Or, ça n’a rien à voir. Vous avez très peu de temps de travail avec les joueurs, donc peu de capacité à modifier le jeu. Donc, si vous avez peu d’influence sur la qualité du jeu, il faut que vous insistiez sur la qualité du joueur, le choix des joueurs, les relations entre joueurs.

C’est pourquoi vous avez délégué les aspects technico-tactiques à vos adjoints…

- Oui, je ne m’intéresse plus aux détails, je reste sur les grands principes. Pour être honnête, il y a des moments où je ne sais même plus ce que les joueurs font. Je me dis "merde, mais qu’est-ce que c’est que ça ?". Les joueurs ont fini par s’approprier le jeu, et c’est très bien.

Moi, ce qui m’intéresse surtout, c’est leur capacité à fonctionner de manière collégiale, solidaire et déterminée. Qu’est-ce qui est préférable ? Avoir un outil élaboré ? Ou des MacGyver capables de se démerder sans outil pour résoudre le problème qui leur est posé ? Dans l’idéal, ce qu’il faudrait, ce sont des MacGyver avec de bons outils. Mais les génies, malheureusement, sont assez rares. Donc l’idée, c’est de faire en sorte que l’osmose du groupe soit capable de compenser les défaillances techniques ou tactiques. Tout compte fait, ce qu’on demande à un coach, ce n’est pas de produire les plus beaux matchs du monde, mais d’être moins imparfait que les autres. La gestion de l’imperfection, c’est la nature même de notre métier !

On a beaucoup parlé du système Onesta, mais à l’origine de vos succès, il doit aussi y avoir un contexte favorable. Un contexte qu’on ne retrouve pas dans d’autres sports…

- Oui bien sûr. Nos résultats nous ont permis de disposer de temps. Mon prédécesseur, Daniel Constantini est resté seize ans ; moi, j’en suis bientôt à quatorze. Dans d’autres sports comme le rugby, les coachs n’ont pas ce confort. Comme ils ont le sentiment qu’ils vont être évalués très vite, ils se contentent d’améliorer la déco, de mettre un petit coup de peinture sur la façade…

Et puis, le handball est un sport un peu à part. Nous avons beaucoup d’instits, de profs de gym comme moi, dans notre encadrement. Ce compagnonnage avec le monde enseignant se perd peu à peu avec le passage au professionnalisme, mais il reste tout de même très prégnant dans les catégories jeunes. Ca veut dire qu’aujourd’hui, le handball fonctionne très bien au sommet, mais qu’à la base, la machine continue elle-aussi à tourner. Des champions s’en vont, d’autres arrivent, et cette continuité permet d’atteindre un haut niveau de performance dans la durée.

Si la motivation vient naturellement, pourquoi entretenir une relation aussi conflictuelle avec les médias sportifs ? Avec "l’Equipe" notamment ?

- Parce que, comme je l’écris dans l’avant-propos de mon livre, certains, en voulant faire obstacle à notre aventure, nous ont rendus encore meilleurs… Et que je les en remercie.

"L’Equipe" a voulu faire obstacle à votre aventure ?

- Elle a souhaité à un moment donné que les choses se retournent. C’est une évolution du journalisme contemporain. Le journaliste ne se contente plus d’informer les gens d’une situation donnée. Il veut rentrer dans la situation et devenir un acteur du jeu. Je crois qu’à un moment, on a fini par les lasser. En gros, ils en avaient marre de raconter toujours la même histoire, d’user toujours des mêmes superlatifs. Il leur fallait une nouvelle dynamique. Et donc ils ont misé sur l’effondrement du système - l’équipe vieillissante, le sélectionneur qui s’accroche, la fédération qui ne prend pas ses responsabilités.

Ca n’est pas dangereux de jouer sur cette fibre : le groupe contre l’extérieur, le sentiment de victimisation… Plusieurs internationaux ont été impliqués dans l’affaire des paris illégaux, lors du match Montpellier-Cesson en 2012. Et certains ont présenté cette grosse bêtise comme un pied de nez à un système qui les maltraiterait…

- Franchement, si vous pensez que je suis un gourou-entraîneur capable de maîtriser les émotions et les sentiments de mes joueurs, vous vous trompez. Concernant cette affaire, je crois plutôt que ce qui les motivait, c’était l’attrait de la bonne affaire. La cote du match était aberrante, et il le savait.

La bonne affaire peut motiver des joueurs internationaux, très bien payés ?

- L’argent est un élément important de valorisation pour les joueurs. J’ai vu arriver les équipementiers personnels en équipe de France. Eh bien, vous savez quoi ? Les mêmes joueurs qui emmerdaient l’intendant pour changer dix fois de chaussures seraient désormais capables de jouer avec des brodequins à clous, pourvu qu'ils soient fournis par le bon équipementier. Il y a un côté dérisoire, presque naïf chez le sportif de haut niveau…

Vous êtes resté très en retrait dans cette affaire des paris illégaux. Elle a pourtant secoué le handball français…

- Non, je crois que je suis resté à ma place. Je l’ai dit aux joueurs :

Je ne suis pas là pour vous juger ; jusqu’à preuve du contraire, je vous considère innocents".

Au final, je note que certains ont été punis sportivement pour avoir parié - ce qui était interdit – mais qu’aucun fait de trucage, qui relèverait du délit pénal, n’a été démontré.

Vous avez repris Luka Karabatic et Samuel Honrubia en équipe de France, bien qu’ils aient reconnu leur culpabilité…

- Quelle culpabilité ? Ils ont écopé de plusieurs matchs de suspension. On n’allait pas les exclure définitivement pour avoir parié un jour sur un match du championnat. Si demain, en revanche, on me prouve qu’il y a eu escroquerie, il est évident que je ne prendrai plus les joueurs concernés. Je pense même que j’arrêterais d’entraîner.

Cela pose justement la question de votre avenir…

- Je ne m’en cache pas : je réfléchis à ma mise à distance, et peut-être à terme à mon éloignement complet de l’équipe de France. Aujourd’hui, je suis de moins en moins attaquable, les dirigeants n’osent rien me dire frontalement, les journalistes m’épargnent. Cette tranquillité est confortable, mais sur la durée, elle peut devenir dangereuse. Il faudra que je prenne seul conscience du moment où je ne serai plus un moteur, mais un poids.

Source Le Nouvel Observateur

Propos recueillis par Gurvan Le Guellec

Le Pèlerin

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 14:51

Merci à l’ancien entraîneur du "Toulouse Handball" de nous avoir fait rêver

 

France – Handball – Merci à Claude Onesta et ses Experts

Claude Onesta est né le 6 février 1957 à Albi, est un entraîneur de handball français, responsable de l'équipe de France masculine depuis 2001.

Avec son homologue russe Vladimir Maximov, il possède l'un des plus beaux palmarès d'entraîneur de handball de tous les temps, avec des titres dans les compétitions majeures, les Jeux olympiques, le championnat du monde et championnat d'Europe. En janvier 2010, il conduit son équipe à un deuxième titre européen, devenant la première équipe de handball masculin à détenir de manière simultanée les trois titres majeurs. Il renouvelle l'exploit un an après, en janvier 2011, lors des championnats du monde en Suède, puis le 12 août 2012, conduit la formation qui remporte un deuxième titre olympique consécutif à Londres. Il mène de nouveau l'équipe de France au titre de champion d'Europe en janvier 2014 après une éclatante victoire face au Danemark, pays hôte.

Il permet à l'équipe de France de remporter le titre de Champion du monde au Qatar en 2015 en remportant la finale face au pays hote.

Biographie

Claude Onesta est né en 1957 à Albi, fils de Ginette, une Tarnaise et d'Auguste, un immigré italien (sa famille paternelle ayant émigré d'Italie à cause du fascisme, en passant d'abord par le Brésil).

Ancien joueur de Toulouse de 1968 à 1987, il devient ensuite entraîneur. Sous sa direction, le Spacer's Handball de Toulouse remporte une coupe de France en 1998.

Après le titre de champion du monde 2001, il prend la succession de Daniel Constantini à la direction de l'équipe de France.

Sous sa conduite, la France obtient deux nouvelles médailles mondiales avec le bronze de 2003 et 2005 en Tunisie pour les adieux de Jackson Richardson à l'équipe de France. Durant ce Championnat du Monde 2005 en Tunisie, Onesta est à deux doigts d'être limogé après le très mauvais départ de la sélection française. Les Français, dans une partie à quitte ou double le 29 janvier 2005 s'imposent face au Danemark (32-26) et sauvent la tête de leur entraîneur avant donc de décrocher la troisième place de la compétition.

Puis, lors du Championnat d'Europe 2006, il marque de son empreinte le handball français en parvenant à réaliser un objectif que son prédécesseur n'avait pas rempli : remporter une médaille dans un championnat d'Europe, compétition réputée la plus difficile, le handball étant un sport dont les grandes nations sont toutes européennes. Objectif rempli de la plus belle des façons avec le titre européen, en battant en finale les champions du monde en titre l'Espagne, après avoir éliminé en demi-finale les champions olympiques croates.

Pour le Championnat d'Europe 2008 qui se déroule en Norvège, Claude Onesta doit faire face aux forfaits de Michaël Guigou et Joël Abati et la préparation perturbée de Bertrand Gille en raison d'une blessure à l'épaule. La France remporte les trois matchs de son premier tour, puis bat l'Espagne et l'Allemagne lors du tour principal, ce qui lui assure une place en demi-finale. Celle-ci l'oppose à la Croatie. Celle-ci menée par Ivano Balić et Petar Metličić remporte finalement le match par un but d'écart. La France bat l'Allemagne lors de la petite finale pour repartir avec la médaille de bronze.

Onesta mène ensuite pour la première fois de son histoire l'équipe de France au titre olympique en août 2008 à Pékin. La France, première de son groupe, rencontre la Russie lors du premier tour, s'imposant sur le score de 27 à 24. En demi-finale, la France retrouve une nouvelle fois la Croatie. Les Français prennent leur revanche sur le championnat d'Europe, remportant la rencontre sur le score de 25 à 23. En finale, la France impose sa défense aux Islandais et remporte le premier titre olympique de son histoire sur le score de 28 à 23.

Il permet à l'équipe de France de remporter le titre de champion du monde au Qatar en 2015, en remportant la finale face au pays hôte.

Claude Onesta lors du Championnat du monde 2009 en Croatie.

En 2009, Onesta mène l'équipe de France au titre de champion du monde en Croatie, en remportant la finale face aux Croates. L'équipe de France entre ainsi dans le cercle fermé des équipes ayant réalisé le doublé titre olympique-titre mondial après l'Allemagne (1936-1938), la Yougoslavie (1984-1986) et la CEI-Russie (1992-1993).

Avec ce titre, Onesta devient le premier entraîneur national français à avoir obtenu les 3 titres majeurs : Europe, Monde et Olympique. Il est aussi le deuxième à l'avoir réalisé en handball après l'entraîneur russe Vladimir Maximov.

Le 31 janvier 2010, l'équipe de France réalise un triplé inédit et historique: consécutivement, titre olympique - champion du monde - champion d'Europe en battant en finale du championnat d'Europe, disputé en Autriche, la Croatie sur le score de 25 à 21. Durant cette compétition, débutée de manière un peu laborieuse pour les grands favoris - deux matchs nul lors du premier tour contre la Hongrie puis contre l'Espagne -, Claude Onesta surprend quelque peu les observateurs en débutant les rencontres sans Daniel Narcisse, le poste d'arrière gauche étant occupé par le capitaine Jérôme Fernandez et le poste d'arrière droit par un véritable gaucher Sébastien Bosquet. Cette tactique a pour conséquence de pouvoir ménager un peu les joueurs de la base arrière, la France profitant alors de la seconde période pour faire la décision.

Le 30 janvier 2011, il amène l'équipe de France en finale du championnat du monde. Elle remporte la compétition en battant le Danemark 37-35 après la prolongation.

Le 12 août 2012, Claude Onesta permet à l'équipe de France de remporter un deuxième titre olympique consécutif aux Jeux de Londres en battant en finale la Suède 22-21. L'équipe d'Onesta est décrite par plusieurs commentateurs comme la « meilleure équipe de l'histoire ».

Le 26 janvier 2014, il conduit de nouveau l'équipe de France à la victoire au Championnat d'Europe de handball masculin contre le Danemark, pays organisateur. "Les Experts", pourtant outsider, ont dominé ce championnat. On parle de méthode Onesta: conserver les cadres (Karabatic, Aballo, Omeyer..) et y intégrer de jeunes joueurs tels que Valentin Porte et Luka Karabatic.

Pour le championnat du monde 2015 au Qatar, l'équipe de France remporte quatre matchs de poule et concède un nul sans convaincre. Lors des huitièmes et des quarts de finale, l'équipe de France retrouve son niveau et écrase l'Argentine 33-10 puis la Slovénie 32-23. En demi finale, elle retrouve l'Espagne, championne du monde sortante qu'elle bat 26-22 grâce notamment aux 46% d'arrêt de Thierry Omeyer, MVP du match. L'équipe de France remporte finalement ce championnat en battant le Qatar 25 à 22.

Claude Onesta est plein d’admiration pour ses joueurs dont les anciens dit-il prennent du temps pour transmettre tout ce qu'ils ont appris, ce qui constitue une énorme richesse"

Vie personnelle

Sa fille Marina, internationale espoir, joue au Toulouse Féminin Handball.

Son cousin Gérard Onesta est un meneur historique des Verts (et aujourd'hui d'Europe Écologie Les Verts) dans le sud-ouest. Il a été député européen de 1999 à 2009 et quatre fois vice-président du Parlement européen. Il a aussi un frère plus âgé, Bruno Onesta, actuellement professeur de technologie en Inde, au lycée français de Pondichéry.

Source Wikipedia

Le Pèlerin

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 11:40

Appel de la Ligue des droits de l'Homme de l'Ariège

Charlie Hebdo, nous sommes de tout cœur avec toi

La Ligue des droits de l'Homme de l'Ariège appelle au rassemblement jeudi à 17 heures sous la halle de Foix.

Le Pèlerin

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 16:00

Ces sept insupportables clichés sur les Algériens

Algérie – Comment les algériens colportent leur personnalité

C’est bien connu, l’Algérien, quand il met un pied à l’étranger, est souvent caricaturé et stigmatisé par de nombreux clichés. Des clichés qui le réduisent à un être violent, nerveux -frustré sexuellement et ne se passionnant que pour le football. Ces clichés sont également, et surtout, colportés par les Algériens, sur eux-mêmes dans leur propre pays. 
Une caricature qui reflète bien cette incapacité maladive des Algériens lorsqu’il s’agit de promouvoir leur personnalité, leur culture, leur patrimoine ou leur pays à l’étranger. Une caricature qui illustre aussi l’incapacité de nos autorités à nous doter d’un soft power pour nous permettre de rayonner dans le monde entier. L’Algérie ne réussit toujours pas à séduire et à influencer les étrangers par sa culture ou son modèle socioculturel. Méconnue, effacée sur la scène internationale et renfermée sur elle-même, l’Algérie est devenue une usine qui fabrique des clichés.

1- L’Algérien est donc nerveux et agressif. 

C’est le poncif qui tue tout débat sur notre identité. Le nombre effroyable des accidents de la route, la mauvaise humeur presque permanente dans nos rues et places publiques, les bagarres quotidiennes, l’incivisme et le climat tendu qui règne dans nos administrations ont longtemps nourri ce cliché qui frappe chaque Algérien dès sa naissance. Comme si nous étions tous formatés pour devenir infréquentables. Même les séries télévisées diffusées chaque Ramadhan sur nos télévisions nationales accordent une large promotion à ce poncif.
2- L’Algérien est également un frustré sexuel.

Il drague tout ce qui bouge, il veut coucher avec toutes les filles de la terre. Le sexe est sa priorité absolue et il cherche à assouvir ses besoins au détriment des autres. Mais les Algériens sont-ils tous pareils ?
3- L’Algérien est raciste !

On le dit régulièrement surtout lorsqu’on voit comment les migrants subsahariens sont violentés dans les villes algériennes. Et pourtant, l’Algérien reçoit généreusement ses invités étrangers – dès lors qu’ils ne viennent pas du sud du Sahara.
4- L’Algérien ne connait que le football.

Oui, l’Algérien ne manifeste dans la rue qu’à l’occasion des matchs de football de son équipe nationale. Il met de l’ambiance et bloque la circulation automobile. Dans ses discussions, il n’y a de place que pour le football. Il va jusqu’au Soudan pour soutenir son pays et défier l’adversaire. Mais quand il s’agit de se mobiliser pour la démocratie de son pays, il est aux abonnés absents. C’est une vérité et un cliché à la fois car si le stade de football n’était pas le seul espace public qui l’accueille en l’acceptant tel qu’il est, l’Algérien d’aujourd’hui pourrait voir plus loin que le bout de son ballon de foot…
5- L’Algérien est chauvin.

On le dit souvent depuis un certain 5 juillet 1962. L’Algérien est un nationaliste féru qui met son pays au-dessus de tout. Là où il va, il traine un drapeau algérien derrière lui. Même dans un match opposant la Finlande aux Iles Féroé, on retrouve un drapeau algérien qui flotte. Même lors de l’élection de Miss Tahiti, un Algérien se présente pour brandir son drapeau et entonner son fameux One, Two, Tree, Viva l’Algérie ! Oui, tout cela est vrai. Mais si l’Algérien avait la possibilité de rencontrer davantage l’autre et découvrir le reste du monde avec son passeport vert maudit, il pourrait peut-être trouver une autre référence dans sa vie que son pays.
6- L’Algérien frappe sa femme.

L’Algérien cultive la violence conjugale comme il cultive ses fruits et légumes. La femme algérienne est violentée à longueur de journée. On entend ce jugement, un peu trop hâtif, depuis des années. Certes, la violence conjugale existe en Algérie et la violence à l’égard des femmes atteint quelques fois un seuil alarmant. Mais les langues se délient pour dénoncer ce fléau et de nombreux acquis ont été arrachés par les femmes. La nouvelle génération d’Algériens est plus mature et beaucoup moins violente par rapport à la précédente.
7- L’Algérien est un grand fainéant qui refuse de travailler.

Il ne faut donc jamais recruter un Algérien car aucun chantier ne sera livré dans les délais. Il rouspète tout le temps et ne respecte aucune consigne. La journée du travail de l’Algérien commence souvent à 10 H et finit presque toujours à 15 H… Vrai peut-être. Mais si l’Algérien était davantage considéré dans son travail, mieux rémunéré, et placé dans de meilleures conditions de travail, ne serait-il pas capable de produire plus et de donner le meilleur de lui-même ?
Disons que ces clichés puissent leur origine dans une certaine vérité. Mais aucune vérité ne justifie qu’on caricature tout un peuple pour l’enfoncer dans le cercle vicieux des préjugés. Et qu’a-t-on fait pour déconstruire ces clichés ? Presque rien ! Notre pays n’est nullement connu dans le monde entier en dépit de notre histoire millénaire et notre chaleur humaine. Le génie algérien dont les manifestations et les œuvres datent de plusieurs siècles n’est guère mis en valeur. Notre pays ne participe qu’à deux grands évènements mondiaux : La Coupe du Monde de football et les Jeux Olympiques. Exceptés ces deux évènements internationaux, notre drapeau national ne flotte nulle part. Que font nos ambassadeurs, nos diplomates en poste à l’étranger ? Que font-ils pour promouvoir notre pays ou du moins pour le faire connaitre dans sa véritable nature ? Pourquoi ne pas exposer notre patrimoine dans des foires internationales, organiser nos propres évènements d’envergure mondiale et travailler sérieusement l’image de notre pays ? Pourquoi notre musique qui traverse les frontières de tous les pays n’est pas utilisée pour véhiculer nos véritables valeurs nationales ?
Avec ses ressources, son intelligence collective, son histoire millénaire et sa culture plurielle, l’Algérie a de quoi s’offrir un précieux soft power. Mais pour ce faire, il nous faut un régime compétent, représentatif de sa population, légitime et engagé sur la voie du développement. À défaut de ce régime, notre pays se vautre dans ses clichés. Et nos concitoyens sont stigmatisés par ce qu’ils disent eux-mêmes sur les interlocuteurs étrangers lors des rares échanges qu’ils établissent avec le reste du monde…

Source Algérie focus Abdou Semmar

Le Pèlerin
 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 21:35

Avoir des pensées coquines rendrait plus intelligent

Pensées coquines

Pensées coquines

Selon un spécialiste de la mémoire, avoir des pensées indécentes aiderait notre cerveau à apprendre et se souvenir.

Pour Ed Cooke, spécialiste de la mémoire interrogé par le Dailymail, il ne faut pas réprimer ses pensées indécentes. Elles aiguisent notre cerveau et nous aide à faire remonter nos souvenirs à la surface. "Les pensées sexuelles sont plus marquantes que les autres et attirent plus notre attention", explique Ed Cooke. "Peu importe ce que l'on fait à ce moment-là, cela deviendra un fait marquant dont on se souviendra plus facilement car il sera lié à cette pensée sexuelle", ajoute-t-il.

Penser à une image sexuelle pour se souvenir d'un mot

Ce diplômé de psychologie, raconte l'histoire d'un avocat anglais qui s'est servi de cette technique pour se rappeler d'évoquer des témoignages clés au cours de sa prochaine plaidoirie. "Pour marquer sa mémoire, il pensait à des testicules, car en latin ce mot ce prononce "testiculi" qui se rapproche du mot anglais "testimony" ("témoignage" en français)." Une image bien plus marquante qu'un simple mot.

Source Medisite

Le Pèlerin

 

Le Zizi de Pierre Perret

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 17:59

Grâce à l'infidélité, 73% de Français sont plus heureux en couple

Les Infidèles Jean Dujardin Alex Lamy

Les Infidèles Jean Dujardin Alex Lamy

Un nouveau sondage révèle avec surprise que l'infidélité a permis à 73% de Français d'être de nouveau heureux avec leur partenaire officiel(le).

Personne ne peut dire le contraire, l'infidélité peut détruire un couple. Mais pour certains, elle peut aussi être salvatrice. Un nouveau sondage du site de rencontres extraconjugales Victoria Milan le confirme. Sur un peu plus de 2700 membres infidèles interrogés, 72,8% ont indiqué se considérer comme plus heureux dans leur relation de couple officielle après avoir eu une aventure.

Pourquoi ? Lors d'un précédent sondage mené par le site Gleeden.com, des infidèles avaient expliqué que l'adultère permettait d'échapper à la routine. Pour Sigurd Vedal, PDG et fondateur de Victoria Milan, "après de nombreuses années ensemble, le côté physique de toute relation fini par mourir, ce qui affecte la relation de couple. Avoir une aventure secrète soulage la pression et mène à une union plus saine et plus heureuse".

Source Médisite

Le Pèlerin

La complainte des infidèles

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 17:56

Les Etats-Unis annoncent un rapprochement historique avec Cuba

Les Etats-Unis et Cuba, n'avaient plus de relations diplomatiques officielles depuis 1961.

Le dialogue pourrait reprendre entre les deux pays qui ont rompu leurs relations diplomatiques depuis 1961.

Cette journée sera cruciale pour le continent américain. Un responsable américain a annoncé mercredi que Cuba et les Etats-Unis vont rétablir leurs relations diplomatiques après 53 ans de rupture. Washington a également l'intention d'alléger ses sanctions contre le régime castriste.

Les présidents de deux pays, qui se sont entretenus au téléphone mercredi, vont tenir des allocutions simultanées pour officialiser ces annonces.

M. Obama a demandé au secrétaire d'Etat John Kerry d'entamer "immédiatement" des discussions en vue du rétablissement des relations diplomatiques. Les Etats-Unis ont annoncé l'ouverture d'une ambassade à La Havane "dans les mois à venir".

Cette décision intervient après la libération d'Alan Gross, un Américain détenu sur l'île depuis 2009, en échange de trois prisonniers cubains aux Etats-Unis.

Fidel Castro, out. Selon le responsable américain, Fidel Castro, le leader cubain, n'a "pas été impliqué dans les discussions".

Les Etats-Unis et Cuba, séparés seulement par les 150 km du détroit de Floride, n'ont plus de relations diplomatiques officielles depuis 1961.

Source europe1.fr

Le Pèlerin

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 17:19

L'âge de ma grand-mère

La société c'était encore hier

Quel âge a donc grand-mère ?
-Un soir, une petite fille parlait à sa grand-mère de diverses choses entre autres de la violence scolaire, de la drogue et des ordinateurs. 
- Bien... attends une minute... 
Moi je suis née avant : 
- la télévision 
- le vaccin contre la polio 
- les mets congelés
- les lentilles de contact 
- les « frisbees » et la pilule anticonceptionnelle. 
- Il n'y avait pas de : 
- radar 
- de cartes de crédit 
- de laser 
- de crayons "ball-point". 
Les hommes n'avaient pas encore inventé :
-les bas culottes 
-les climatiseurs 
-les lave-vaisselle 
-on faisait sécher les vêtements dehors à l'air frais 
-et aucun homme n'était jamais allé sur la Lune. 
Quand je me suis marié avec ton grand-père, c'était pour vivre avec lui toute ma vie. 
-Chaque famille avait un papa et une maman 
-Jusqu'à l'âge de 25 ans, j'appelais "Monsieur" tout homme plus vieux que moi 
-Et même après 25 ans, j'appelais toujours "Monsieur" tout homme qui avait un titre ou une profession ….Même les policiers... 
-On ne parlait jamais d'homosexuels ou de transsexuels 
-On n'avait pas d'agence pour se trouver un amoureux 
-Les garderies, on n'avait pas besoin de ça 
-Les thérapies de groupe, jamais entendu parler de ça !
-Le sida... on ne connaissait pas ! 
-Nos vies étaient modelées sur les 10 commandements, le bon jugement et le bon sens
-On nous avait appris très jeune la différence entre le bien et le mal et nous étions responsables de nos actes 
-Servir notre pays était un honneur ; vivre dans notre pays était un privilège. 
-On fréquentait nos oncles, nos cousins et cousines 
-Le « time-sharing » était le temps que les familles passaient avec leur enfants pas... des achats à l’étranger
-On n'avait pas de radio FM, tape recorder, CD, dactylo électronique, yogourt ou des gars qui portaient des boucles d'oreille et des filles avec des bijoux sur la langue ou dans le nombril 
-On écoutait des romans feuilleton à la radio et la musique de nos chanteurs préférés 
-Je n'ai jamais vu des filles tombées sans connaissance pour un chanteur ou un acteur 
-« Made in Japan », c'était pour nous "rien de beau et durable" 
-Pizza? McDonald? Café instant? 
-Nous avions des magasins de 5-10-15 cents où on achetait des bonbons à la cent 
-Un cornet de crème glacée, un téléphone d'une boîte publique et une liqueur coûtait 10 centimes
-Et avec le même 10 centimes, on pouvait poster 2 lettres ou cartes postales. 
-Une belle voiture de l'année coûtait l’équivalent de 600 à 1000 euros mais qui pouvait se permettre un tel achat ?
-C'est triste car l’essence ne coûtait que 40 centimes... le litre! 
Dans mon temps...... 
...l'herbe, c'était du gazon 
....coke, une liqueur douce 
...pot, un vase quelconque 
...chip, une petite pièce de bois 
...hardware, c'était le nom anglais de la quincaillerie du coin 
...et software, ce mot n'existait pas ! 
Et nous avons été la dernière génération à croire qu'il fallait un homme pour faire un bébé à une femme. 
Pas surprenant que la jeune génération nous traite de vieux et confus n'est-ce pas ? 
Tu crois que je suis une vieille femme? 
Quel âge crois-tu que j'ai? 
Tu vas être surpris! 
Car je n'ai que 64 ans 

Le Pèlerin

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