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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 04:26

Le CEA apporte ses compétences technologiques aux PME-PMI

Le-Commissariat-a-l-energie-atomique-s-implante-a-Toulouse.jpg

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a, hier matin, donné le feu vert de l'État à l'implantation à Toulouse du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). «C'est un événement majeur» se réjouit Alain Costes, qui, par le biais de la société toulousaine Mapping consulting, dont il est le cofondateur et le directeur scientifique, a fortement œuvré à ce rapprochement. Après Grenoble, siège historique du CEA, et Paris/Saclay, Toulouse va devenir «un des écosystèmes d'innovation les plus importants en France».

300 chercheurs vont être recrutés

Avec l'arrivée du CEA, c'est en effet toute la puissance de cet organisme public de recherche, doté de 4,3 milliards d'euros de budget et fort de milliers de chercheurs, qui débarque à Toulouse et va participer activement au transfert de ses connaissances vers l'industrie.

Car l'objectif de cette installation, réaffirmé, hier, par Jean-Marc Ayrault, est clair : «offrir aux entreprises régionales des compétences technologiques qu'elles ne possèdent pas et qu'elles n'ont pas les moyens de se procurer». Les enjeux aussi : ce choix, a rappelé le Premier ministre, s'inscrit dans une stratégie de «reconquête industrielle».

Le futur centre d'application du CEA, qui devrait recruter 300 chercheurs, va travailler, en interface avec la formidable matière grise concentrée à Toulouse dans les laboratoires, les universités, les organismes de recherche et les industriels, les PME et PMI, sur les grandes technologies génériques de demain.

Les plateformes de recherche vont en effet porter sur les nanotechnologies, les technologies numériques appliquées à la santé, les nouvelles technologies énergétiques ou électriques.

Autant de champs de recherche dont les applications dans les secteurs économiques d'avenir (santé, espace, aéronautique, alimentation etc..) sont fondamentales.

La volonté du CEA de venir s'installer dans la ville rose, probablement dans un futur bâtiment à construire sur la zone de Montaudran-Aerospace, ne doit rien au hasard.

Pendant de long mois, pilotés notamment par Alain Costes, les responsables de la direction scientifique technologique du CEA ont rencontré à Toulouse les instances universitaires, visité de nombreux laboratoires privés ou publics, les pôles de compétitivité, discuté avec les acteurs économiques et politiques.

«Mapping consulting avait été missionnée par le CEA pour accompagner ses responsables afin de mesurer les potentialités de Toulouse» ajoute son directeur scientifique. Ils ont été convaincus.

Si aucun planning n'a encore été arrêté, l'installation du CEA devrait aller vite, probablement dans les mois qui viennent.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 04:49

Toulouse Patrimoine - Carlos Gardel est bien né à Toulouse

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Carlos Gardel est bien né à Toulouse

Georges Galopa, historien et écrivain, réagit à La Dépêche du 10 juillet dans laquelle le consul honoraire d'Uruguay à Toulouse, Julio Navarro, assurait : « Le gouvernement uruguayen a en sa possession des documents qui attestent de la naissance sur son sol de Carlos Gardel ».

Vous affirmez que Carlos Gardel est né à Toulouse ?

Oui, il est né, de père inconnu, à l'hospice de la Grave le 11 décembre 1890, deux ans après que la maternité a été créée, comme Monique Ruffié l'a prouvé. Sa mère, Marie-Berthe Gardes, de famille toulousaine connue, est sortie avec lui le 26 décembre après être restée à l'hospice plusieurs semaines et a regagné la maison familiale (qui n'est donc pas la maison natale de Carlos Gardel) au 4, rue du Canon d'Arcole (à deux pas de celle de Claude Nougaro, autre gloire musicale toulousaine-NDLR).

L'Uruguay affirme pourtant que Carlos Gardel est né dans ce pays d'Amérique du sud ?

Si Julio Navarro me montre les preuves, je ne dis pas non. Mais deux documents argentins prouvent que Charles Romuald Gardes et Carlos Gardel ne sont qu'une seule et même personne. Une fiche de la police de Buenos Aires du 12 septembre 1904 sur Carlos Gardez, Français âgé de 14 ans, né a Tolosa, fils de Berta Gardes et qui habite calle Uruguay, 162, comporte, au bas de la feuille, les empreintes digitales des cinq doigts de la main droite. Les mêmes que celles présentes sur un passeport de Carlos Gardel de 1923. Charles Gardes a opté pour son nom d'artiste, Carlos Gardel, et pour la nationalité argentine, afin de pouvoir voyager sans problème en Europe et en France. Dans son testament, déposé dans un coffre de la Boston Bank à Buenos Aires et découvert après sa mort en avion, il revendique sa naissance française.

Des preuves irréfutables

Georges Galopa est vice président de l'association Carlos Gardel de Toulouse et a participé à la récente exposition sur Carlos Gardel à la Médiathèque de Toulouse. Il produit non seulement les actes d'état-civil français attestant de la naissance de Charles Romuald Gardes à Toulouse (ci-contre) mais aussi des documents argentins prouvant que celui-ci est bien Carlos Gardel, l'inventeur argentin du tango (le passeport de 1923, ci-dessus, et la fiche de police de 1904, ci-contre en haut). à propos des empreintes digitales identiques relevées à 19 ans de différence sur les deux documents, le biographe de Carlos Gardel affirme : « Tout cela est bien expliqué dans l'étude faite par deux scientifiques : les docteurs Raúl Osvaldo Torre et Juan José Fenoglio qui l'ont publié dans le livre : « Investigación criminalística sobre Carlos Gardel ». De plus, dans la description anatomique figurent des détails concernant des cicatrices au niveau de l'oreille droite qui sont citées par sa mère sur une demande de recherche de personne (son fils) lorsqu'il avait 20 ans ».

Georges Galopa est avec Monique Ruffié de Toulouse et l'Argentin Juan Carlos Esteban le co-auteur de deux livres sur Carlos Gardel : « Carlos Gardel ses antécédents français » (publié en Espagnol et en Français et « Carlos Gardel : controversia y punto final ».

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 17:17

Santé - Pour être en bonne santé, il faut vivre dans le Grand Sud
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Douceur de vivre en Midi Pyrénées

Midi-Pyrénées. L'Observatoire régional vient de mener une étude sur la région. Elle confirme un bon niveau sanitaire mais souligne d'importantes disparités suivant les secteurs.
Pour être en bonne santé, faut-il vivre dans le sud ? Oui, sans doute : Midi-Pyrénées est une région qui se porte bien comparée à d'autres régions. Mais avec des nuances et des contrastes plus marqués qu'il n'y paraît. Le Groupement Régional de Santé Publique de Midi-Pyrénées a demandé à l'Observatoire Régional de la Santé de dresser un bilan sur les grands problèmes de santé dans chacun des huit départements de la région et une synthèse régionale sur l'état de santé de la population en 2009. Et les constats sont passionnants.
Ainsi, on découvre au fil des cartes que la population se regroupe, sans surprise autour de Toulouse. Et que curieusement, plus on s'éloigne de la métropole, plus la population vieillit, comme si elle allait se cacher à la lisière extérieure des départements !
Toulouse se porte bien ? Oui, mais cela dépend des quartiers. A Bellefontaine, près de 40 % de la population bénéficie de la CMU, alors que pour l'ensemble de la ville, ce chiffre est ramené à 13,9 %…
En Midi-Pyrénées, l'espérance de vie continue d'être une des plus élevée, la deuxième après l'Île de France : 78,5 ans pour les hommes (moyenne nationale 77,3) et 84,5 pour les femmes (moyenne nationale 84,1) Le risque de mourir avant 65 ans est l'un des plus faibles en France. Mais attention : des départements sont plus fragiles. L'Ariège et les Hautes-Pyrénées ont un taux de mortalité globale au-dessus de la moyenne française. Cela tient en partie à ce que certaines zones sont particulièrement enclavées, avec des personnes soit âgées, soit en grande précarité.
Globalement, les observateurs sont inquiets devant plusieurs phénomènes : l'augmentation du cancer du poumon chez les femmes, par exemple, le taux de suicide des femmes en Aveyron ou dans le Lot, qui dépasse de beaucoup la moyenne, ou bien les accidents de la route, dans le Tarn, le Gers ou le Tarn-et-Garonne. C'est en Haute-Garonne que les accidents font le moins de morts, sans doute à cause de la particularité de son réseau routier.
Enfin, notre région n'est qu'au septième rang pour ce qui concerne l'obésité, mais des progrès restent à faire.
Un constat, mais aussi des leçons à tirer pour l'avenir. Bien sûr, il faudra anticiper le vieillissement de la population et sa prise en charge et de l'autre côté, prendre en compte les problèmes spécifiques de la jeunesse.
Mais cette enquête met surtout en valeur l'inégalité des territoires devant la santé. On est mieux et plus vite soigné lorsqu'on habite à Toulouse que dans les collines du Couserans… À l'heure de la fermeture des petits hôpitaux, voilà une étude qui fait réfléchir.
http://www.sante-publique-mip.fr/1-397-Etudes-commanditees-par-le-GRSP.php 
Le Grand Sud au scanner
Ariège.
Des besoins importants. Ce département montagneux, faiblement peuplé, vieillissant, est un des plus fragiles de la région. La précarité touche les jeunes comme les personnes âgées et l'espérance de vie est plus faible qu'en moyenne nationale. L'Ariège a donc un grand besoin de prise en charge, de soins et d'accompagnement, notamment pour les maladies cardiovasculaires et les cancers, sans oublier les conduites à risques.
Haute-Garonne.
Très contrasté. Les constats sont très différents selon que l'on habite au cœur de Toulouse, en zone rurale ou en montagne. Malgré tout, c'est en Haute-Garonne que l'on rencontre globalement la situation sanitaire la plus favorable de huit départements, en sachant que le nord est mieux loti que le sud. Et même en ville, l'accès aux soins n'est pas le même selon que l'on vit ou pas dans un quartier défavorisé.
Aveyron.
Le suicide des femmes. Avec un bas niveau de mortalité due au cancer chez les hommes, l'Aveyron profite d'une situation sanitaire parmi les plus favorables de la région. En revanche, pour les femmes, le tableau est plus sombre : plus de suicides, d'accidents de la route, et une augmentation des cancers du poumon et du sein. Enfin, il s'agit d'un département vieillissant, où l'enjeu sera donc la prise en charge et la prévention.
Gers.
Les accidents en question. Le bilan sanitaire du département est plutôt favorable avec une bonne espérance de vie. Trois points à surveiller cependant : les personnes âgées, nombreuses, et généralement pauvres et fragiles qui doivent retenir l'attention ; un taux de mortalité important chez les jeunes lié à un grand nombre d'accidents de la route. Et enfin, un taux de suicide, notamment chez les hommes, en augmentation.
Lot.
Peu de cancers. Bonne situation sanitaire, meilleure qu'au niveau national. La mortalité due au cancer est parmi la plus faible de la région. En revanche, on note une surmortalité pour des maladies cardiovasculaires, ce qui dénote un besoin important en termes de prévention pour ce département à la population vieillissante avec des structures de santé rurales. Beaucoup de suicides, surtout chez les femmes.
Hautes-Pyrénées.
Attention, fragile. C'est un des départements les moins bien lotis de la région. On peut l'expliquer par le vieillissement de la population, et l'enclavement. Mais on note malgré tout un nombre élevé de maladies du cœur et de diabète, avec un besoin important de prise en charge. On relève aussi un taux de mortalité lié au tabac, à l'alcool ou au suicide, plus élevée qu'en Midi-Pyrénées.
Tarn.
Attention aux cancers. La situation est relativement favorable dans ce département, rural, mais bien quadrillé par des villes importantes. La synthèse recommande de rester vigilant par rapport au cancer du poumon et du sein, et du risque d'accident chez les jeunes.
Elle préconise aussi un diagnostic pour mieux évaluer les zones les plus vulnérables, celles qui sont un peu plus à l'écart des réseaux sanitaires.
Tarn-et-Garonne.
Les Femmes et le cancer. Les indicateurs de santé témoignent d'une situation sanitaire départementale proche de la moyenne nationale.
Surmortalité par maladies cardiovasculaires, notamment AVC, par accidents de la route notamment chez les jeunes et augmentation de la mortalité par cancer du poumon et des voies aéro-digestives, notamment chez les femmes.
Lot-et-Garonne, Aude en attendant l'étude.
Des études similaires sont en cours en Aquitaine et Languedoc-Roussillon. Pour l'instant, les données que nous pouvons confronter son peu nombreuses. Dans le Lot-et-Garonne, la population est de 324 000 (322 283 en 2006). Les plus de 75 ans sont 11.8 % (en 2007) Espérance de vie : 77,3 % pour les hommes, 83,6 pour les femmes. Pour les suicides : entre 2004 et 2006, en moyenne, on compte 49 hommes, 19 femmes chaque année. Pour ce qui concerne l'Aude, la population est de 354 700 habitants. Les plus de 75 ans représentent 11,4 %. Le taux de précarité est de 16,5 % et l'espérance de vie de 77,4 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes.
Zoom
1 Toulousain sur 3
Plus du tiers des habitants de la région vivent dans l'aire urbaine de Toulouse.
1 urbain sur 3
La moitié des habitants, dans les 18 villes centres des pôles urbains.
1 rural sur 5
1 habitant sur 5 dans l'espace à à dominante rurale (1 sur 10 en moyenne nationale).
Professions
12, 7 % d'agriculteurs en moins depuis 1999,
42,5 % de cadres supérieurs en plus.
Cancer
13 700 nouveaux cas de cancer par an.
Personnes âgées
69 500 personnes âgées en perte d'autonomie
Alzheimer
L’importance et l'augmentation prévisible de la maladie d'Alzheimer et maladies apparentées (plus de 46 000 malades de 75 ans et plus).
Suicide des jeunes
Dans la région chaque année, 1 100 tentatives de suicide qui passent dans les services d'urgence concernent des jeunes de 15-24 ans.
Cannabis
La consommation de tabac et de cannabis diminue même si 17 % des jeunes à15 ans fument tous les jours.
Source La Dépêche du Midi
Le Pèlerin

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 08:17

Cela s’est produit à Toulouse

L'affaire Calas, première erreur judiciaire

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Le 9 mars 1772, le protestant Jean Calas est condamné à mort pour avoir assassiné son fils. Il meurt le lendemain, à l'âge de 64 ans, après avoir été torturé sur la place Saint-Georges, à Toulouse. Considérant que le jugement comporte des incohérences, Voltaire se charge d'une enquête posthume et prend à partie l'opinion publique 

Les faits

Le 13 octobre 1761, Jean Calas, marchand lingier protestant, retrouve l'un de ses enfants, Marc-Antoine, mort étranglé dans la maison familiale, rue des Filatiers à Toulouse. Le capitoul (officier municipal) David de Beaudrigue est chargé de l'enquête. Il interroge Jean Calas, son fils Pierre ainsi que Gaubert de Lavaisse, invité le soir du drame. Ces derniers donnent des indications vagues sur les circonstances dans lesquelles le corps a été découvert : ils soutiennent d'abord la thèse d'un meurtre commis par un inconnu avant d'avouer avoir retrouvé le jeune homme pendu. Ils auraient maquillé le suicide en meurtre afin d'épargner au défunt les obsèques infâmantes prévues en cas de crime contre soi-même. Mais les Calas sont protestants et la rumeur attribue le meurtre à Jean Calas et à sa fureur contre un fils qui désirait se convertir au catholicisme. David de Beaudrigue exige un complément d'enquête et le fait passer à la question : sous la torture, le vieil homme avoue le crime avant de se rétracter. Condamné à mort le 9 mars 1772 par le Parlement de Toulouse (huit voix sur treize), Jean Calas meurt le lendemain, roué vif, étranglé puis brûlé sur la place Saint-Georges. Dix jours plus tard les co-accusés sont jugés : Pierre Calas est banni (il part s'installer à Genève, capitale calviniste), sa mère Anne-Rose Calas, Jeanne Viguière (la servante) et Lavaisse sont acquittés.

L'enquête de Voltaire

Informé de l'affaire par Dominique Audibert, marchand marseillais, Voltaire croit d'abord le jugement fondé et conclut au fanatisme des huguenots. Mais bientôt plusieurs incohérences frappent le philosophe, qui décide de mener sa propre enquête. Les faits mêmes sont troublants : comment un homme âgé de plus de 60 ans a pu venir seul à bout d'un homme de trente ans son cadet ? Il a nécessairement été aidé dans son crime. Mais alors, pourquoi n'avoir condamné que Jean Calas et avoir acquitté les autres ? N'est-ce pas une façon pour les Capitouls de Toulouse d'avouer à demi-mots leur erreur ? Par ailleurs, la réaction de Jean Calas a frappé plus d'un observateur : jusqu'au bout, et même lors de son supplice terrible, l'homme n'a cessé de clamer son innocence. Voltaire décide de rencontrer les deux fils Calas, Pierre et Donat, afin d'éclaircir plusieurs points de l'affaire. En juin, il est définitivement convaincu de l'innocence du père Calas et se lance dans un entreprise de réhabilitation posthume. Ne mettant jamais en doute la bonne foi des juges, Voltaire se contente d'incriminer le Capitoul David de Beaudrigues, qui, selon lui, s'est montré d'emblée hostile à la famille Calas et a négligé une enquête de fond.

Une médiatisation avant l'heure

Philosophe des Lumières, Voltaire se montre également novateur dans sa manière de défendre Jean Calas. Il fait preuve d'un sens aigu de la publicité et, sans se déplacer de chez lui, parvient à mobiliser l'opinion publique autour de l'affaire. Il forme avant tout un comité d'enquête composé d'avocats, de banquiers, de pasteurs protestants et de négociants. Ces derniers accumulent preuves et renseignements pour étayer la défense de Jean Calas et gèrent les dons envoyés depuis tous les pays protestants d'Europe pour soutenir la famille Calas accusée à tort. Par ailleurs, Voltaire utilise sa plume incisive en publiant de manière anonyme plusieurs textes, par lesquels il dénonce le procès de Jean Calas. Des textes argumentés qui prennent souvent la forme de contes philosophiques, genre littéraire qu'affectionne tout particulièrement l'auteur de "Zadig" et de "Candide". Enfin, le philosophe inonde de missives les personnalités les plus influentes du royaume, sensibilisant à sa cause Madame de Pompadour mais aussi le ministre Choiseul. Il ne s'arrête pas là, allant jusqu'à encourager la publication d'une estampe représentant les adieux pathétiques de Calas à sa famille et à envoyer Anne-Rose Calas à Paris, où sa dignité provoque des mouvements de compassion qu'il sait exploiter.  

Epilogue

En mars 1763, la veuve Calas se rend à la Cour, où elle supplie Louis XV d'intervenir auprès du Parlement pour réviser le verdict. Elle fait forte impression sur l'assistance et quelques jours plus tard, le Conseil d'Etat ordonne au Parlement de Toulouse de communiquer sa procédure, ce qui ne se fera que fin juillet 1763. En novembre, Voltaire, publie le "Traité sur la Tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas", ouvrage qui, malgré son interdiction, connaît un grand succès. A l'été 1764, le procès est rouvert. En mars 1765, le verdict tombe : le capitoul David de Beaudrigue est destitué et Jean Calas réhabilité à l'unanimité. Une victoire de la raison sur le fanatisme selon Voltaire ("C'est pourtant la philosophie toute seule qui a remporté cette victoire. Quand pourra-t-elle écraser toutes les têtes de l'hydre du fanatisme ?").

Cette affaire illustre les contradictions du Siècle des Lumières, durant lequel les esprits sont encore partagés entre les préjugés, héritiers des guerres de religion, la découverte de la raison et de la tolérance, et la nécessité de rendre justice. 

Source l’Internaute

Le Pèlerin

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 04:25
TFC 2 – Stade Rennais 2
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A la dernière seconde, le portier Ali Ahamada a marqué de la tête pour permettre à Toulouse d'égaliser contre Rennes (2-2). Juste incroyable...
Rennes se dirigeait tranquillement vers sa deuxième victoire de la saison. Un succès ô combien important. Pour le club. Pour son coach, Frédéric Antonetti, encore plus. Mais c’était sans compter sur la prouesse du gardien toulousain Ali Ahamada, auteur d’une splendide tête retournée dans les tréfonds des arrêts de jeu. Outre son but, magnifique, improbable, l’international Espoirs a réalisé un match de grande classe, repoussant la plupart des tentatives rennaises et parvenant à laisser son équipe dans la partie.
Monté sur le dernier coup franc de la rencontre, le portier du Téfécé a surgi pour placer une tête salvatrice et imiter Grégory Wimbée, dernier portier-buteur dans le jeu, en novembre 1996 (Nancy-Lens). "On était mené 2-1, et j'étais énervé pendant toute cette fin de rencontre. J'avais cette rage de vaincre de revenir par le biais de nos attaquants, peu importe qui, a-t-il commenté sur RTL. Sur cette dernière offensive, je monte, Ben Yedder prend le coup de pied arrêté en main, je me place au deuxième poteau suite au conseil de Serge Aurier et je mets un contre-pied à Benoît Costil". Comme possédé, il s'est ensuite précipité vers les supporters toulousains, ivres de bonheur. Juste après le coup de sifflet final. Après sa légitime explosion de joie, il a rapidement retrouvé son flegme devant les caméras de BeIn Sport, concédant un relatif "ça n’arrive pas souvent, c'est vrai".
Avant de regagner les vestiaires, Ahamada a eu le droit à un tour d'honneur : "Ça restera un moment gravé à jamais dans ma mémoire, je ne suis pas près de l'oublier et ma famille sera là pour me le rappeler, a-t-il rajouté. J'ai eu droit à une petite ovation de la part de mes coéquipiers ensuite. Ils m'ont félicité pour ce coup de folie, d'être monté à l'abordage et d'avoir amené le point de l'égalisation." Simple comme un coup de tête pour ce jeune homme qui ne totalise que 38 matchs de Ligue 1 à son actif. Arrivé à Toulouse en 2009, Le Martégal a gagné ses galons de titulaire en début de saison dernière. Au point d'être immédiatement comparé à Fabien Barthez. Après avoir passé un bon nombre de ses week-ends avec la CFA à ses débuts, Ahamada a su profiter d’une cascade de blessures pour découvrir l'élite en février 2011. C'était contre Rennes. Déjà...
Source Eurosport.fr
Le Pèlerin
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 23:20

Toulouse - Le salon de minceur cachait des massages sexuels

salon-de-minceur-et-massages-sexuels.jpg

 

Le responsable du centre recrutait des esthéticiennes et leur proposait de pratiquer des massages sexuels.

Un sexagénaire condamné hier pour proxénétisme aggravé pour avoir instauré des massages sexuels dans un institut esthétique, à Toulouse.

Surendetté, un sexagénaire toulousain a voulu donner un second souffle à son institut de beauté du quartier Purpan, à Toulouse. Entre septembre 2010 et mars 2011, ce responsable a recruté des jeunes filles, des esthéticiennes diplômées auxquelles il proposait un petit plus au sein de leur activité « classique » : la pratique du roulé palpé des testicules sur les clients. Beaucoup ont refusé. Un massage sexuel tarifé 120€ s'il est exécuté à quatre mains (avec deux filles), ou 80€ s'il est pratiqué à deux mains. Sur ces prestations coquines, la somme de 20€ était rétrocédée à la « masseuse ». À la suite d'un appel anonyme, les policiers de la brigade des mœurs de la sûreté départementale, ont placé en garde à vue le responsable de ces soins particuliers, un ex-salarié spécialisé dans les pièces détachées, recyclé dans les techniques d'amincissement, voire plus si affinités… Cet, homme, Alain, 62 ans, s'est présenté libre, hier, devant le tribunal correctionnel. Poursuivi pour proxénétisme aggravé, il a regretté ces propositions indécentes faites à des jeunes filles qui avaient répondu à des annonces pour un vrai travail d'esthéticienne. « Je ne pensais pas que la palpation des testicules pouvait entrer dans le cadre du proxénétisme », se défend Alain. L'enquête a démontré qu'il a perçu des subsides des prestations tarifées à caractère sexuel pratiquées par trois de ces employées qui avaient besoin d'argent. Une ligne téléphonique était réservée pour ce type de soins. Les hommes payaient cash et en liquide. L'argent était glissé dans une enveloppe et les gains partagés. Cette activité secrète s'exerçait en parallèle des soins d'amincissement effectués sur les clientes. Et comme Alain, garde l'amour du travail bien fait, il n'a pas hésité, à se dénuder devant une de ses recrues pour lui montrer comment pratiquer le massage indien, le fameux roulé palpé… Certaines en ont été choquées. « Je ne me suis jamais enrichi. J'ai fait des grosses bêtises », regrette-t-il. Me Raynaud de Lage, son avocat, conteste la position de deux parties civiles auxquelles Alain avait proposé les massages coquins, estimant qu'elles n'ont aucun lien avec le délit de proxénétisme. « Elles ont poursuivi leur activité d'esthéticienne après avoir refusé les propositions qu'elles jugeaient indécentes. » Alain a été condamné pour proxénétisme aggravé à 12 mois de prison plus six mois d'une révocation d'un sursis. Soit un peu moins que les réquisitions du procureur qui avait demandé au total deux ans de prison. Il est également condamné à verser 1500€ de dommages et intérêts aux parties civiles. La défense a fait appel.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 23:57
Société - Pour les sex-shops aussi, c'est la crise
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«D'ici trois ans, sur les sept sex-shops du quartier Belfort, la moitié aura mis la clé sous la porte». Cette vision pessimiste, c'est celle de Sébastien, vendeur d'une des boutiques qu'il avoue en mauvaise santé face à la concurrence féroce d'internet. «La boutique d'à côté a été contrainte de réduire ses horaires d'ouverture, parce qu'elle ne peut plus payer à plein-temps ses vendeurs», confie-t-il. En avril dernier, l'Etat interdisait la vente libre des Poppers, un produit qui représentait 20 % de ses ventes. «Ça contribue à ce que les gens se tournent vers internet, avec le risque d'acheter des produits périmés ou de mauvaise qualité».
Internet tue la vente de DVD
Mais le réel impact d'internet touche principalement les ventes de DVD ou la diffusion de films en cabine. Le métier doit faire face à la distribution dématérialisée - légale ou non - engendrée par internet. «Le gouvernement semble préparer une riposte pour le cinéma classique, mais s'il ne fait rien pour endiguer le piratage et l'accès à la pornographie sur internet, alors notre métier disparaîtra sans doute. La moitié des sex-shops toulousains pourraient bien fermer avant quatre ans», craint un autre gérant du quartier.
Mais tous les commerces coquins de la Ville rose ne sont pas en berne. Installé à Quint-Fonsegrives, le supermarché Sexy center s'ouvre à un nouveau public, plus féminin notamment. «On y vient entre copines ou en couple, pour y trouver conseil et découvrir les dernières nouveautés en matière de sex-toys. 70 à 80 % de notre clientèle sont des femmes», assure Emmanuel, le directeur commercial. Et ça marche même si la direction du magasin reconnaît «un ralentissement» du chiffre d'affaires dû à la crise. Contrairement aux boutiques du centre-ville, cette grande surface pratique en parallèle le commerce en ligne. Plus qu'une réelle plateforme de vente, «c'est avant tout une vitrine pour nos produits. Les clients n'hésitent pas ensuite à faire près de 200 km pour acheter en magasin.»
Même si internet a tiré les prix vers le bas, le supermarché coquin toulousain axe sa stratégie sur le haut de gamme et la discrétion. «L'aspect du produit et les matières sont importants. Je préfère qu'il soit discret et que ça ne ressemble pas trop à un sex-toy au cas où je le laisserais traîner», s'amuse une cliente qui a jeté son dévolu sur des galets vibrants très design qui paraît-il contribuent au succès de la franchise.
«Pas une si bonne affaire»
Chercheur et doctor ant en géographie à l'Université de Toulouse II le Mirail, Marc Skerret a notamment réalisé un mémoire sur l'implantation des sex-shops toulousains entre la fin des années 60 et la moitié des années 70. «Avec la tendance actuelle des sex-toys, on rencontre beaucoup de jeunes et de femmes qui décident de créer des boutiques avec un aspect fashion. À leur création, les sex-shops ont représenté un véritable eldorado parce qu'ils étaient très rentables et que c'était nouveau. Une boutique à Paris pouvait générée, en 1970, l'équivalent de 500 000 à 1 million d'€ de chiffre d'affaires annuel. On trouvait des agents immobiliers, des libraires, des VRP, des cadres qui délaissaient leur activité pour se lancer dans le commerce érotique. Mais vu la législation aujourd'hui, et le peu d'engouement du consommateur, je ne pense pas que ça soit toujours une si bonne affaire.»
Source La Dépêche du Midi
Le Pèlerin
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 07:13
La Croix occitane
Les Chemins orientaux des Croisés de Toulouse
                                                               La Croix occitane
Mais qui sait d’où elle vient, et ce quelle représente ? Et puis pourquoi fascine-t-lle autant de gens ?

Et oui, il faut le dire, avant que la croisade ne leur retombe sur le nez, les comptes de Toulouse avaient eux aussi porté le fer contre d'autres Infidèles, de l'autre côté de la Médi­terranée.
À force de culpabiliser, les Européens en oublieraient presque les raisons pour lesquelles ils s'étaient transportés par milliers en Terre Sainte. Délivrer le tombeau du Christ, telle était leur mission.
On a du mal à se représenter l'im­portance du divin pour des hommes du XIe siècle.
Le Dieu créateur de toutes choses observe l'humanité et chacune de ses brebis, jugeant des faits et gestes de chacun avant le tribunal de l'Au-delà. On croit au Diable, à la sorcellerie, mais aussi et surtout à la justice divine qui pal­liera la cruauté de l'injustice humaine. Les hérétiques sont des suppôts de Satan, les mécréants sont voués aux flammes de l'Enfer éternel, et justement, les Sarrasins sont des mécréants. Passe encore qu'ils aient conquis tout le Maghreb en passant au fil du cimeterre la plupart des communautés chrétiennes.
Passe aussi que les Arabes aient conquis toute l'Espagne, puisque arrêtés dans leur course aux alentours de Poitiers, ils sont restés sur l'autre versant des Pyrénées.
Entre le VIIIe et le XIe siècle, les plaies ont eu le temps de s'apaiser, et une paix relative a fini par s'instaurer.
 Mais que les musulmans rompent la trêve, en empêchant le pèlerinage chrétien de Jérusalem, là...
A Chacun Sa Croix
C’est au temps de Constantin le Grand, à la fin du IIIe siècle après Jésus-Christ, que les pèlerinages vers les Lieux saints de la chrétienté ont commencé.
Partir pour Jérusalem, c'était un rite de pénitence pour s'assu­rer le salut éternel ; on peut faire, sans se tromper de beaucoup, un parallèle avec le pèlerinage de la Mecque pour les musulmans.
Les chrétiens du XIe siècle voyageaient donc en nombre vers Jérusalem, ville ouverte malgré la domination arabe sur la Palestine depuis 639.
« Il se mit à affluer de tout l'univers vers le Sépulcre du Sauveur à Jérusalem une foule innombrable, telle que personne n'eût pu le prévoir auparavant, commente le moine Raoul Glaber, dans sa chronique datée de 1044. Ce fut d'abord la classe inférieure du peuple, puis des gens de condition moyenne, ensuite de très grands personnages, rois et comtes, marquis et prélats, finalement, ce qui n'était jamais arrivé, ce furent de nombreuses femmes, des nobles avec d'autres plus pauvres qui s'y rendirent. Beaucoup de pèlerins avaient dans l'esprit le désir de mourir avant de rentrer chez eux.»
Et ça, les nouveaux conquérants de Jérusalem, les Turcs Seldjoukides n'en veulent à aucun prix. Ou plutôt si, un prix très cher. Il com­mencent par infliger de très lourdes taxes aux pèle­rins, victimes aussi de nombreuses exactions, parfois réduits en esclavage. Informé des difficultés de plus en plus insurmontables du voyage, le pape français Urbain II prêche la première croisade depuis Clermont, en Auvergne : «... Il faut intervenir! C'est pourquoi je vous prie et je vous exhorte les pauvres comme les riches, de vous hâter vers cette vile engeance et d'apporter une aide oppor­tune aux adorateurs du Christ...». L'enthousiasme fut immense, et toutes les provinces de France répondirent à l'appel. En signe de reconnaissance, chacun fit coudre une croix d'étoffe sur ses vêtements. Suivant Pierre l'Ermite, des dizaines de milliers de gens partirent ainsi sur la route de Jérusalem sans véritable équipement, massacrant au passage d'innocentes communautés juives ainsi que de nombreux chrétiens d'Orient. Les Turcs n'en firent qu'une bouchée. Aucun n'arriva à Jérusalem. Un an plus tard, la seconde vague de la croisade, celle des chevaliers, connut un tout autre succès. Godefroy de Bouillon prend la tête des Français du nord, des Lorrains et des Allemands, Hugues de Vermandois entraîne les Normands et les Français du centre, alors que Raymond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse, mène les Français du Midi. Au total 30 000 hommes qui vont reconquérir la ville au bout de deux ans, et s'implanter durablement dans la région.
Croix de bois
Est-ce au retour de la croisade que Raymond de Saint-Gilles prit la croix de Toulouse comme emblème, là est le mystère. Avec ses douze boules posées en cercle autour d'une croix bien par­ticulière, l'insigne toulousain fait preuve d'une originalité qui pousse à lui chercher des ancêtres. Auteur d'un livre très abondamment documenté sur la question, Raymond Ginouillac n'apporte pas de solu­tion. Son ouvrage rassemble toutes les thèses, ouvre de nouvelles pistes, accumule les surprises.
Quoi, la croix occitane en Chine ? Et bien oui, à Si-Ngan-Fou très précisément, sur une stèle chaldéenne. La Chaldée, Babylone, la Mésopotamie, les chrétiens irakiens ont long­temps poussé leur avantage spirituel dans les contrées lointaines, et on retrouve leurs croix en Mongolie, au Turkestan, en Chine et au Sri-Lanka. Des croix très ressemblantes ornaient les églises orientales dans la zone d'in­fluence de Byzance. Byzance, c'est la Constantinople d'où les croisés franchissent la mer qui les mène à leurs nouvelles pos­sessions orientales.
Pourquoi Raymond IV n'aurait-il pas trouvé plaisant de prendre ce modèle de croix pour emblème ? Parce que l'héraldique, la science des blasons, l'existait pas encore, rétorque Michel Pastoureau, directeur de l'École des Chartes et spécialiste incontesté de ces questions. Les blasons naissent sur les champs de bataille. La féodalité qui se met en place est basée sur des principes chevaleresques de fidélité inaltérables entre le vassal et le seigneur. Le vassal offre ses services à son suzerain, lequel en échange lui assure sa protection et celle de ses autres vassaux. C'est au nom de ce principe de fidélité que le Comte de Toulouse rend hommage au Roi de France tout en conservant une relative indépendance, une indépendance partagée puisque les Comtes de Toulouse ont aussi beaucoup de mal à se faire obéir de leurs vassaux.
Au cours de la première croisade, c'est la pagaille. Problèmes de langues (déjà), problèmes de reconnaissance aussi, puisqu'avec les armures, on ne sait plus qui est qui. Quand le porte-étendard est tombé, comment savoir où on est. D'où l'idée de se reconnaître par couleurs, par motifs (un lion, un aigle, une tour...), facilement identifiables, cousus sur les tuniques ou peints sur les boucliers. Par la suite toutes ces « armoiries » obéiront à des codi­fications très précises. Si on n'est pas certain que Raymond de Saint-Gilles ait choisi cette croix, on connaît en revanche les armes de Godefroy de Bouillon et celle de Bouchard de Montlhèry. Pour Raymond IV, c'est donc envisageable. Cette croix se définit comme une « croix cléchée, vuidée et pommetée d'or », c'est-à-dire en forme de clef ancien­ne évidée, avec de petites boules à chaque extrémité, et le tout jaune ; on dit «d'or», mais c'est un joli nom pour désigner la couleur jaune. D'ailleurs la couleur dorée ne tranche pas avec les autres couleurs. Et l'important, c'est d'être reconnu de loin. Et désormais les comtes de Toulouse se reconnaîtront de loin. Jaune sur fond rouge, la croix se repère de loin. Ce qui conduit parfois à des erreurs funestes, comme cette ville qui, en pleine croisade des Albi­geois, ouvre ses portes à la vue de la croix du Comte. Manque de chance, c'est son demi-frère, et lui est du côté des Croisés.
Comme les comtes de Toulouse sont aussi de la famille de seigneurs de Provence, et que la croix se retrouve aussi dans pas mal de cités proches du Rhône, il est aussi faisable qu'el­le soit arrivée de ce côté-là. Ou bien d'Aragon, puisqu'on la trouve aussi là-bas. Et pourquoi pas pisane ?C'est vrai ça, la croix de Pise, c'est la même, blanche mais pas évi­dée. Et puis si c'était une croix copte ? Une croix nestorienne ?
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                                                    La Croix occitane place du Capitole à Toulouse
 Le livre de Raymond Ginouillac nous renvoie àtoutes les solutions possibles/
Sa conclusion :
Elle a un passé brillant ; elle est reliée à la renaissance de la culture d’Oc. Elle dépasse largement le cadre toulousain. C’est la croix de Vénasque, de Forcalqier, de Languedoc, etc…
Une croix omniprésente
La croix de Languedoc est-elle en passe de tout envahir ? On peut le croire tant ce symbole a pris de l'ampleur dans sa présence quotidienne. Longtemps repré­sentative de la seule province du Languedoc, et à ce titre ringardisée, elle refait surface dans les années soixante-dix, portée a bout de bras par les militants « régionalistes » et « autonomistes occitans ». Qu'à cela ne tienne, puisque personne n'en a le monopole, le can­didat Dominique Baudis s'en empare pour en faire son étendard de campagne. Il en fera plus tard le logo de la Mairie. Puis c'est la Région qui à son tour brandit la croix, elle aussi érigée en logo. Du coup, la région Languedoc-Roussillon est bien obligée de partager sa fameuse croix avec les couleurs de la Catalogne. Enfin, voilà qu'à leur tour, les commerçants, les artisans, les industries même se sentent obligés de la mettre quelque part dans leurs visuels. Jus­qu'aux rues de Toulouse... Car si pendant des siècles la ville a eu un blason à elle, il semble que désormais ce soit celui des Comtes qui prévaut. Explication : autrefois, les armées arbo­rent le blason de leurs seigneurs res­pectifs pour pouvoir
se reconnaître entre elles. Les nobles sont toujours à court d'argent. Il leur vient une idée : les villes peuvent s'affranchir de la tutelle trop pesante des féodaux moyennant impôt. Les villes qui s'embourgeoisent acceptent le marché. Chaque cité affranchie crée son propre blason et son propre sceau, pour bien montrer qu'elle est désormais libre. Ainsi depuis le Moyen âge, Toulouse porte un blason où la croix du comte figure en petit, mais en petit seulement, tenue par un agneau pascal, entre Saint-Sernin et le Château Narbonnais (qui tenait lieu de mairie avant le Capitole). Pendant des centaines d'années, cette marque des libertés communales a forgé inconsciemment l'appartenance toulousaine à la ville. Aussi peut-on trouver surprenant de voir que les nouveaux panneaux de rue de la Ville Rosé soient désormais frappés de la seu­le croix occitane, celle des Comtes...Retour de la féodalité ? À moins que cette croix solitai­re ne soit celle de la Région Midi-Pyrénées, qui sait ? • 
Les armoiries de Toulouse sont surmontées d'un « chef de France ancienne », une bande bleue semée de fleurs de lys jaunes. Ce « chef» était royalement accordé aux « bonnes villes de France », et donnait aux élites
La plus ancienne croix des Comtes à Toulouse est la clef de voûte de la cathédrale. Mais on la voit partout. Sou­vent on lui marche des­sus sans demander pardon, comme au marché Victor Hugo (ci-contre) ou dans un hall d'entrée du Capitole.
Aux USA et en Angleterre Simon de Montfort est un héros.
Imaginez la stupeur des méridionaux visitant la Chambre des Représentants à Washington : là, parmi les 23 bas-reliefs des grands juristes ayant inspiré la démocratie américaine, le profil de Simon de Montfort ! Comment, que fait-il là, ce pourfendeur de Cathares, cet impitoyable chef de guerre ? Et bien figurez-vous que ce n'est pas lui, mais son fils. Le Simon de Montfort qui périt sous les murs de Toulouse était déjà le quatrième de sa lignée à porter ce prénom. Son fils Simon de Montfort V arrive en Angleterre en 1230 et se met sous la suzeraineté du roi Henri III. Pas­ser d'un royaume à un autre était affaire courante. Devenu comte de Leicester et homme de confiance du roi, Simon de Montfort V se marie à la sœur du souverain, ce qui lui donne une très grande impor­tance dans le royaume d'Angleterre. Dépêché en Aquitaine en 1248 pour y rétablir l'ordre britannique, il s'y montre d'une rare brutalité envers les sujets gascons. Dix ans plus tard, il prend la tête d'un com­plot visant à renverser le roi, lequel admet de partager le pouvoir avec quelques-uns de ses barons, dont Simon de Montfort, auquel ce status quo ne suffit pas. Il soulève la population de Londres, rallie nombre de barons et finit par gagner la bataille contre Henri III en 1264. Adulé des Anglais auquel il a promis beau­coup de réformes, il installe un parlement composé de nobles, de membres du clergé et, pour la première fois, de gens du peuple. Il édicté des lois, beau­coup de lois, et il ne se passe pas plus d'un an pour qu'un des ses anciens compagnons le trouve à son tour trop autoritaire. Ses amis le trahissent et rejoignent l'armée du Prince Edouard, fils d'Henri III. Simon de Montfort est battu quelques semaines plus tard. Son corps dépecé sera exposé longtemps à la vue du peuple pour lui rappeler ce qu'il en coûte aux manants de vouloir se révolter contre leur roi. Pour les Anglais, c'est un martyr de la liberté. Parmi les 23 médaillons de grands législateurs de la Chambre des Représentants, on trouve également Hammourabi, Soliman le Magnifique, Colbert, Jefferson, Napoléon... Mais figurent aussi deux autres noms qui fâcheront définitivement les Languedociens : Saint-Louis et le pape Innocent III...
Non, la croix occitane n'est pas cathare.
Pour Bertrand de la Farge, auteur d'un Petit précis de la Croix Occitane, la croix occitane ne peut pas être une croix « cathare ». Pourquoi ? Parce que les Cathares sont des iconoclastes, des briseurs d'images, comme le sont les musulmans et les protestants. Pour eux, toute sym­bolique est contraire à l'esprit chrétien du Dieu vrai. Surtout le crucifix. Adorer un instru­ment de torture, ils n'en veulent pas. On leur attribue également une croix ancrée (photo ci-dessus prise au Musée Paul Dupuy de Toulouse], mais là encore, on ne possède aucune preuve. Dans le Nouveau Testament cathare de la bibliothèque de Lyon, on trouve bien une croix dite pattée, très fréquente également dans l'église catholique. Mais c'est bien peu. Bertrand de La Farce est aussi président d'une association qui veut raviver le souvenir du martyre des Parfaits cathares : la Flamme Cathare (ça ne s'invente pas). L'association a écrit très officiellement au pape Jean-Paul II, en 1998, pour lui demander d'ajouter encore à sa repentance les bûchers dressés à Montségur et ailleurs contre les hérétiques. Le vieux souverain pon­tife n'a pas donné suite a ce Manifeste pour la réconciliation. Peut-être son successeur ? Cela n'est pas impossible, car l'Église l'a déjà fait pour le peuple juîf, lavé de l'accusation de déicide, pour les Protestants dans leur ensemble (quoique les torts aient été partagés), mais aussi pour les Frères Moraves, une église à contre-courant d'Europe centrale qui fut totale­ment éradiquée au XVIP siècle et dont le chef spirituel, Jean Hus, finit également brûlé vif. Les quelques rares survivants, car il y en eut, réussirent à s'implanter aux Etats-Unis, où ils ont pu prospérer. Très organisés, ils essaiment et comptent aujourd'hui environ 12 500 mis­sionnaires de par le monde. Bien moins nombreux sont les croyants cathares, s'il en reste. On sait qu'après la disparition de Déodat Roche, considéré comme le « pape » du catharisme, nombre d'historiens ont entrepris d'extirper le vrai du faux de cette religion dont on sait en définitive assez peu de choses. Jean DUVERNOY, Michel ROQUEBERT mais aussi et surtout Anne Brenon travaillent sans relâche à la compréhension de cette foi très ésotérique. À la faveur d'une journée de printemps, allez donc faire une balade du côté du château de Roquefixade. Non loin de là vit Yves Maris, professeur de philosophie et qui plus est maire du village. Aux cathares, il voue une admiration sans bor­ne. En témoigne son propre site Internet (www.chemins-cathares.eu) mais aussi le site le plus connu traitant de ce sujet (www.cathares.org), dans lesquels le philosophe se laisse aller à son penchant naturel, l'amour du verbe. En témoigne également son dernier livre écrit comme le journal d'une nouvelle initiée à la croyance cathare. Parcours initiatique certes* mais autrement plus intéressant que les facéties de Dan Brown. On comprend tellement mieux le catharisme, que, sans y adhérer, on imagine ce qu'aurait pu être une confrontation d'idées pacifiques entre croyants de l'une et l'autre religion, s'il n'y avait pas eu l'aveuglement et la haine d'un côté, les atermoiements et le fatalisme de l'autre.
Source Magazine Pyrénées
Le Pèlerin
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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 06:59
Le CHU de Toulouse reste numéro 1 en France
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Le traditionnel palmarès des hôpitaux de l'hebdomadaire Le Point vient de classer dans son dernier numéro le centre hospitalier universitaire de Toulouse à la première place. Année après année, le CHU conforte ainsi sa position de meilleur hôpital de France. Décryptage des raisons d'un succès.
C'est presque devenu une habitude. Chaque année, l'hebdomadaire Le Point publie son palmarès des hôpitaux et cliniques de France ; et chaque année, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse arrive sur le podium des établissements publics. Pour l'édition 2012, c'est sur la plus haute marche qu'il grimpe. «Cette place est une confirmation de l'excellence de la qualité des soins et un bel hommage au professionnalisme de ses équipes puisqu'en 16 ans, le CHU de Toulouse a été classé dix fois premier et six fois second à ce palmarès des hôpitaux de France», a réagi jeudi la direction du CHU.
Des résultats qui s'incrivent dans la longue histoire de plus de huit siècles de médecine dans la Ville rose, bien sûr, mais qui illustrent surtout le réel dynamisme d'un des plus gros CHU de France, quatrième en terme d'activité, dont le rayonnement dépasse la simple métropole régionale pour s'étendre à tout Midi-Pyrénées, et même au-delà aux régions limitrophes ainsi que vers l'étranger. Actuellement réparti sur cinq établissements de soins (Purpan, Rangueil-Larrey, La Grave-Casselardit, l'Hôpital Femme-Mère-Enfants, La Fontaine Salée) et organisé en 15 pôles cliniques, le CHU, qui emploie plus de 3 500 médecins et quelque 10 000 personnels hospitaliers, couvre l'ensemble des disciplines médicales et chirurgicales courantes et spécialisées. Pas étonnant alors que Toulouse ait une place de choix dans les 63 disciplines passées au crible - 37 pour les cliniques - lors de l'élaboration du palmarès.
3 500 médecins, 10 000 agents hospitaliers
Un palmarès, réalisé par questionnaire en début d'année auprès de 600 hôpitaux et 582 établissements privés, en toute indépendance vis-à-vis du ministère de la Santé, de ses Agences régionales, et de sociétés ou organismes du monde médical, et qui s'est attaché à prendre en compte des critères qui ne recouvrent pas uniquement des actes médicaux purs, comme le degré d'information au public. L'activité des établissements, leur notoriété pour chaque spécialité examinée, la durée du séjour, l'ambulatoire et la technicité ont ainsi permis de décerner une note sur 20. Certes, ce palmarès ne peut faire oublier les difficultés que rencontrent les hôpitaux en termes de moyens financiers, humains, organisationnels, mais à un instant donné, il donne une image fidèle de la réalité de ce qu'est le système de soins français et du travail de toute la communauté médicale.
Derrière la place de meilleur hôpital de France, c'est, en effet, l'ensemble de la structure sanitaire régionale qui est distinguée. Le CHU de Toulouse, qui prend en charge environ 200 000 malades et 600 000 consultants chaque année, est la structure sanitaire de référence de quelque 150 établissements publics et privés dans la région. Et si ceux-ci - de l'hôpital de Rodez à celui d'Albi ou de Castres-Mazamet - n'intègrent pas le palmarès, essentiellement en raison de leur taille, ils partagent une part des lauriers attribués au CHU de Toulouse avec lequel ils collaborent.
Interview - «Nous préparons l'hôpital de demain»
Le CHU de Toulouse premier, quelle est votre réaction ?
Ma première réaction, c'est «encore». Quand on s'y habitue, on trouve presque cela normal, mais ce n'est pas normal. C'est le fruit d'un immense effort de toutes les composantes de l'hôpital. Bien sûr d'abord de ceux qui sont au plus près des malades. Ce que montre le classement, c'est que quels que soient les critères utilisés, les spécialités, cela donne toujours le même résultat.
Pour rester performante, l'institution est dans une adaptation permanente, parfois difficile.
Quelles sont les raisons de ce succès ? La force du CHU ?
La force, c'est d'abord la motivation de nos personnels. C'est une grande force qui n'a pas disparu. La seconde, c'est sa compétence et sa complémentarité, et le fait que le CHU n'a pas de «trou dans la raquette» puisque quels que soient les critères, on est premier (ou 2e). Ces qualités-là, engagement, professionnalisme, restent une condition et une des clés de la réussite. C'est d'autant plus remarquable qu'on a connu beaucoup de changements de générations. Le mariage des anciens et des nouveaux donne ce résultat. L'une des autres clés c'est notre exigence - celle des doyens des deux facultés de médecine, du président de la Commission médicale d'établissement - dans tout le parcours du recrutement médical. On se renouvelle en permanence de l'intérieur puisque c'est nous qui formons les équipes qui nous remplacent. Le CHU n'est pas un club de mercenaires. Les jeunes générations que nous avons formées ont bien pris la suite des grandes gloires de l'institution. Le CHU est comme le Stade toulousain. Un grand club va chercher à l'extérieur mais forme à l'intérieur avant tout. Enfin, nous sommes bien placés dansle domaine de la recherche. L'innovation d'aujourd'hui, c'est les soins de demain. Dans les domaines où l'on est dans les dix premiers, c'est là où la recherche est la plus importante. Il ne faut pas opposer recherche et soins.
Quels sont les grands chantiers du CHU ?
Le choix de mes prédécesseurs, et que nous avons poursuivi, est de nous doter d'un outil de travail de très grande qualité. On est premier dans un hôpital en chantier et avec certains locaux vraiment vétustes. Nous pensons que dans la période actuelle, qui est dure, pour pouvoir garder un bon niveau de performance, il faut de bonnes organisations, ce qui est difficile dans un hôpital pavillonnaire comme Purpan. Il y a des pertes d'énergies, des coûts qui se forment au détriment de l'efficacité de tout le monde. Donc on a engagé un très grand effort pour restructurer Purpan en hôpital moderne. On ouvrira le bâtiment Pierre-Paul Riquet fin 2013. En 2014, on ouvrira un nouveau bâtiment urgence, réanimation, médecine. Fin 2014, l'hôpital Purpan sera l'un des plus modernes de France. Nous avons déjà largement engagé la remise en état de Rangueil qui a presque 40 ans Une refonte complète qui prendra un peu plus de temps. Nous sommes en train de reconstruire la psychiatrie, dont les bâtiments n'étaient pas dignes. Enfin, nous accompagnons la dernière année de construction de l'Institut universitaire du cancer dans lequel nous allons déménager une série d'équipes du CHU. Entre 2013 et 2016, notre patrimoine hospitalier sera complètement rénové, ce qui est un formidable espoir.
Recueilli par Ph. R.
Reportage - La fierté du service de cardiologie de Rangueil
«On est premiers ? Super !». Tête enveloppée dans une charlotte, masque sur le visage, yeux rivés sur les écrans de contrôle, les infirmiers et infirmières du service de cardiologie de l'hôpital Rangueil affichaient leur fierté hier matin. De l'autre côté de la vitre, un patient subit une coronarographie, examen qui permet d'étudier les artères coronaires du cœur. Le geste du médecin est précis, sa concentration inébranlable. À Toulouse, l'excellence des équipes de cardiologie interventionnelle se cultive depuis plusieurs années et à tous les niveaux de l'échelle. «Toulouse est en pointe depuis vingt ans pour la cardiologie interventionnelle, que ce soit dans le public ou dans le privé», glisse le professeur Didier Carrié, responsable du service de cardiologie du CHU, en référence à la première place également obtenue par la clinique Pasteur. «C'est un élément qui étonne toujours : les deux meilleures structures de France se trouvent à Toulouse. Entre le CHU et Pasteur, près de 5 000 angioplasties (intervention qui permet de déboucher les artères, ndlr) sont réalisées chaque année. Les équipes sont jeunes et dynamiques, tout le monde veut tendre vers l'excellence. La concurrence entre le public et le privé existe mais elle est loyale, on se confie des patients, on travaille en sérénité», poursuit le professeur Carrié.
Efficace, la cardiologie toulousaine l'est aussi par son réseau. «Depuis plus de dix ans, avec le Samu et les urgentistes, nous avons mis en place des réseaux de santé sur toute la région. Le système est très rodé : un patient à Castres ou en Ariège peut rapidement être transféré ici. Si on fait un infarctus à plus de 50 kilomètres de Toulouse, il n'y a pas de perte de chance. L'agence régionale de santé montre toujours la cardiologie en exemple pour cette organisation. Il y a peut-être un côté urgence vitale qui fait que ça marche mieux», souligne encore Didier Carrié. «L'excellence rejaillit aussi sur les hôpitaux périphériques. Au cœur de ce réseau, les jeunes médecins n'ont pas peur de s'éloigner de Toulouse et tout le monde en profite».
En juillet dernier, le CHU et la clinique Pasteur ont poussé un peu plus loin l'entente en créant le centre de recherche clinique en cardiologie (CR2C) de Toulouse. Une première en France qui va permettre aux équipes de combiner leurs expertises en matière de recherche clinique. L'objectif étant, à terme, de construire une véritable plateforme de recherche et de mettre au point de nouvelles stratégies thérapeutiques et de diagnostic.
«L'importance de notre activité sur les deux sites intéresse les industriels. Ils viennent nous voir pour nous proposer de nouvelles technologies», rapporte le professeur Carrié. De national, le rayonnement de la cardiologie toulousaine pourrait alors devenir international.
D'ici là, le CHU se dotera en 2014 d'une salle interventionnelle hybride dans le bâtiment H1 de Rangueil. Les angioplasties et la chirurgie cardiaque pourront alors être réalisées dans un même lieu. Encore pour gagner du temps et augmenter la sécurité des patients.
Emmanuelle Rey
Le CHU travaille avec les petits hôpitaux
Le CHU de Toulouse, qui constitue la structure de référence de toute la région et au-delà a tissé des liens très étroits avec les autres structures hospitalières de Midi-Pyrénées.
«Nous nous préoccupons beaucoup de l'amélioration de la bonne santé des centres hospitaliers. Pour une raison simple : s'ils ne vont pas bien, nous n'irons pas bien car cela veut dire que des malades qu'ils pourraient soigner, vont venir étouffer le CHU», explique Jean-Jacques Romatet, président du CHU. «Nous avons entamé un travail avec tous les directeurs, tous les présidents des commissions médicales d'établissements, avec les doyens des facultés de médecine, avec les internes, avec tous les responsables de disciplines, pour le recrutement prévisionnel des hôpitaux de la région. Ce lien entre les équipes médicales de demain et ceux qui les ont formées est un enjeu majeur. Nous sommes le seul CHU de France à faire ça.»
«On a des partenariats privilégiés avec pleins d'hôpitaux : Lavaur, Saint-Gaudens, Auch, Montauban, Rodez, Castres... Par exempler on assume toute la radiologie de Lavaur depuis six mois où se déplacent nos professeurs. Nos neurologues vont à Foix et on est en train d'organiser la prise en charge des accidents vascualres cérébraux (AVS) à Saint-Gaudens en télémédecine. Utiliser des compétences et des moyens technologiques, cela fait vivre l'un des principes du service public, celui d'égalité.»
Source La Dépêche du Midi
Philippe Rioux, Emmanuelle Rey
Le Pèlerin
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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 09:03

Toulouse au rythme du tango

Toulouse-tango.jpg

Eterna Milonga (bal tango) chaque jour de 16 heures à 19 h 30 sur le Quai de La Daurade.

 

L'histoire d'amour, sensuelle et fougueuse, que Toulouse entretient avec le tango doit ses prémices à la naissance de Carlos Gardel dans la Ville rose. Une idylle renforcée par les liens aériens de l'aéropostale, vecteur essentiel à l'épanouissement de cette passion toujours intacte. Jusqu'à dimanche, la deuxième édition du festival Tangopostale entraîne dans ses pas les amateurs d'une danse fière d'être populaire. C'est donc dans la rue, où est né le tango, que se déroulent la plupart des événements, ponctués de stages, de conférences, de projections de films, de concerts et de spectacles entraînants. « Le festival emmène tous les curieux et passionnés de tango à vivre un inoubliable voyage vers ce que l'Unesco a déclaré Patrimoine culturel immatériel de l'humanité autour de deux thèmes », explique Pascale Van Den Ostende, vice-présidente de l'association FITT, organisatrice de l'événement.

Gardel et l'Argentine

« Il y a 120 ans, naissait à Toulouse celui dont la voix et le sourire en feraient pour toujours le plus populaire des chanteurs de tango : Carlos Gardel. Il y a 200 ans aussi, c'était l'indépendance de l'Argentine. Suite au succès de sa première édition en 2009, Tangopostale propose un programme culturel et artistique de haute qualité et accessible à tous avec une majorité d'événements gratuits et des tarifs réduits pour les jeunes de moins de 26 ans et les personnes sans emploi. Nous vivrons le tango argentin avec des bals dans la rue, des démonstrations et initiations par les associations toulousaines de tango. Le folklore argentin sera également présent, notamment par un stage de musique et de chant. Les maestros de danse Barbara Carpino et Claudio Forte ainsi que Mariela Sametband et Alberto Colombo nous régaleront de leurs démonstrations et assureront des stages ».

Un spectacle « L'Ange de Toulouse, Carlos Gardel » est aussi créé pour l'occasion et donné, jeudi 8 juillet à 20 heures, à l'auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines. Du tango pour entrer dans la danse.

Jusqu'au dimanche 11 juillet. Bureau du festival Tangopostale à la Poste centrale (rue Lafayette) jusqu'à vendredi de 10 heures à 18 heures et samedi de 10 heures à 12 heures. Samedi après-midi et dimanche s'adresser à l'Office du tourisme.

contact@tangopostale.com - tél : 06 07 02 77 71 - www.tangopostale.com

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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