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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 19:04

Escale à Toulouse Francazal du premier avion solaire

avion solaire

 

Le pilote suisse Bertrand Piccard s'est posé, hier soir, sur la base de Francazal aux commandes du Solar Impulse

 

Le Solar Impulse ne devait au départ que survoler le sol toulousain. La météo en a décidé autrement. Hier soir, le premier avion solaire a fait escale à la base aérienne de Francazal.

Il aura suffi de conditions météorologiques instables pour que le Solar Impulse fasse escale, hier soir, à Francazal. Parti mardi matin de Madrid, l'avion solaire devait rejoindre Payerne en Suisse dans la journée. Il a finalement atterri, à 21 h 45 sur le sol toulousain, terre propice aux défis aériens. Contacté par téléphone pendant le trajet, à l'intérieur de son cockpit, Bertrand Piccard, pilote et concepteur du premier avion qui utilise l'énergie solaire, raconte son rêve et ses projets.

Pourquoi faites-vous escale à Toulouse ?

Nous avons dû couper le vol en deux car des vents d'ouest assez forts nous empêchent de faire tout le trajet à la même altitude. Durant la première partie du vol, entre Madrid et Toulouse, je vole à basse altitude jusqu'à 3 600 mètres et demain la suite aura lieu dans des conditions météo différentes. Il aurait été possible de se poser ailleurs qu'à Toulouse mais Toulouse est la ville de l'aéropostale. Nous voulions aussi remercier le personnel de la base de Francazal qui s'ouvre à l'aviation civile et qui nous a servis très aimablement d'aéroport de dégagement lorsque nous sommes partis à Madrid en mai.

Avez-vous utilisé la technologie de l'aéronautique toulousaine pour votre avion ?

Pas du tout car le projet est lancé depuis huit ans et personne, aucun avionneur, n'a cru en notre aventure à ce moment-là. J'aurais pourtant aimé travailler avec Airbus. Nous avons depuis fait nos preuves et peut-être qu'une collaboration naîtra dans le futur avec la construction d'un deuxième avion solaire pour faire le tour du monde.

Quel est votre objectif avec cet avion solaire ?

Avant tout de créer une émotion positive autour des énergies renouvelables dont on dit à tort qu'elles ne sont pas efficaces. L'avion a toujours fait rêver. Voler sans carburant participe à ce rêve.

Est-ce envisageable à une autre échelle ?

Soyons clairs. Le but n'est pas de transporter des passagers mais des messages. Alléger les avions sera nécessaire pour l'avenir de l'aviation et pour faire des économies de carburant.

La cellule solaire a-t-elle de l'avenir dans l'aviation ?

Je ne sais pas si les avions du futur seront dotés de panneaux solaires mais nous avons montré l'exemple…

Le Chiffre : 11 628

cellules solaires > Prototype du HB-SIA. Un an d'études, quatre ans de conception, deux ans de construction et un an de tests ont été nécessaires pour permettre au prototype HB-SIA Solar Impulse de réussir le premier vol de nuit à l'énergie solaire. D'une envergure équivalente à celle d'un Airbus A340, pour le poids d'une voiture, l'avion présente des caractéristiques de construction inédites. Envergure : 63,40 m, longueur : 21,85 m, hauteur : 6,40 m, motorisation : 4 moteurs électriques de 10 CV, cellules solaires : 11 628 (10 748 sur l'aile, 880 sur le stabilisateur), poids : 1 600 kg, vitesse moyenne : 70 km/h, vitesse de décollage : 44 km/h, altitude maximale de croisière : 8 500 m.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 02:34

Etablissement humble ou huppé, «on pouvait trouver ce qu'on voulait ...».

Fallait-il vraiment, après des siècles de « bons et loyaux services », les fermer, ces maisons de tolérance ? La question reste ouverte mais de nombreux vieux Toulousains gardent un souvenir ému du « bourdeu » de leur jeunesse. Pierre, 88 ans après demain, évoque avec des trémolos dans la voix son « déniaisage » chez Denise, l'accorte maquerelle qui, avec son mari Roger, tenait maison ouverte à deux pas du Capitole, rue Deville « tout près de la Banque de France ».

C'était le plus célèbre lupanar de la ville : «bien fréquenté et aux pensionnaires souvent renouvelées». Mais « on pouvait trouver ce qu'on voulait dans le Toulouse d'alors», poursuit Pierre.Selon ses moyens, bien sûr. Et les amours tarifées étaient proposées selon une hiérarchie bien définie : depuis l'humble bordel populaire de la rue du Canal, (rebaptisée depuis rue des 7-Troubadours), jusqu'à la très huppée maison de la rue de la Pleau (au coin de la rue Ozenne), appréciée pour ses spécialités (dont le renommé «Venus pendula», soit la dame en écuyère), en passant par le « moyen de gamme » de la rue du Sénéchal (entre les rues du Taur et de Rémusat), tenu par la délicieuse Violette, créatrice du moderne jeu de rôle avec notamment, le scénario de «la petite écolière» et celui du «voyage en train avec arrivée du contrôleur».

Sans compter les accueils plus lapidaires et moins sophistiqués qui, à la nuit, assuraient le repos des soldats aux abords des casernes Compans-Caffarelli, Niel et Pérignon. En fait, Toulouse a toujours affiché une grande profusion en la matière.

Ainsi, en 1499, les Capitouls, qui avaient déjà décrété de dures sanctions contre la prostitution (plongeons forcés dans la Garonne dans une cage de fer), expulsent de leurs « tavernes et autres lieux » pas moins de « 1500 entremetteurs et ribaudes ». Et, dans la foulée, ouvrent pour tout ce monde « un ostal del public» dont les revenus vont servir… à payer les robes et les manteaux de ces mêmes élus locaux. Cette maison publique est d'abord située à la porte du Bazacle, puis sur les actuels boulevards (en bas des allées Jean-Jaurès). On lui donnera tantôt le nom de Château Verd, tantôt de Grande Abbaye.

Et puis, commerce oblige, et nécessité d'observer la dure loi de l'offre et de la demande, ces dames se mettront à suivre les grands chantiers de la ville. Le plus célèbre restera celui du canal Midi, qui, assure la chronique « attirait nombre de damoiselles de petite vertu qui attendaient les ouvriers en mal d'amour». Du temps du bon baron Riquet, on appelait ce lieu de rencontres le « pont de la putos». Plus tard, plus joliment, ce sera le Pont des Demoiselles....

La tentation de Napoléon III

Lors de sa visite à Toulouse, en 1852, Napoléon III exprima le désir (secret et en cachette d'Eugénie) d'aller faire une soirée dans cette maison du jardin de l'Observatoire Jolimont, où, lui avait on dit, la bourgeoisie toulousaine s'encanaillait. Las, bien qu'empereur, il ne fût pas invité. Pour se venger de ce crime de lèse-majesté, l'illustre « Moustachu » fit apposer des bornes sur l'allée qui conduit au lieu de rendez-vous. Afin que les calèches ne puissent pas aller jusqu'au perron de la maison. Et que les visiteurs du soir soient contraints de marcher à découvert….Au risque de se faire reconnaître.

Dans les bars américains, les temps sont durs

Ouvert depuis 1971, le bar « l'Écrin », rue Léonce Castelabou, est le plus ancien, une institution du genre à Toulouse. Ce bar américain, confiné au fond de cette ruelle, est un endroit feutré, discret, avec ses banquettes léopard à l'entresol, un bar, un fumoir et de grandes banquettes colorées au rez-de-chaussée ; Actuellement, l'établissement est fermé pour se refaire une beauté avec réouverture à la mi-septembre. L'Écrin est toujours dirigé d'une main ferme, mais dans un gant de velours, par son indissociable patronne, Jakote, qui l'a fondé. Désormais, ce bar propose du « table dance », avec des hôtesses qui chaloupent autour d'une barre.

Est-ce que les temps ne sont pas trop difficiles ?

Oui. Ce n'est plus la belle époque où le bar était plein de monde ! Depuis la crise, la répression avec l'alcool au volant… heureusement, on a toujours une clientèle de fidèles mais qui sort moins qu'avant, avec aussi un peu plus de jeunes.

Et la concurrence ?

Il y a des bars qui se sont montés mais ça ne dure pas. Ils font du « table dance », c'est à la mode. C'est bien de voir des filles s'exhiber mais au bout d'un moment, la clientèle en a ras le bol. Pas besoin d'aller dans un salon privé pour se payer un strip-tease. La clientèle veut pouvoir discuter avec ces demoiselles, boire du champagne…

Êtes-vous favorable à un retour des maisons closes ?

Oui. Ce serait plus propre, plus contrôlé et beaucoup plus prudent pour ces filles.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 07:44

Les Comptes de Toulouse face au catharisme

Fidèle au catholicisme, la dynastie des quatre Raimond de Toulouse sut pourtant composer avec les hérétiques tout en menant un jeu ambigu avec l'autorité pontificale.
C’est en 1093, à la mort de son frère Guilhem IV, que Raimond de Saint-Gilles prend le titre de comte de Toulouse sous le nom de Raimond IV. Il est alors âgé d'un peu plus de cinquante ans.
Ayant depuis longtemps scellé des alliances avec la hiérarchie catholique, le 7 mai 1096, il reçoit le pape Urbain II à Toulouse, où le pontife consacre l'église Saint-Sernin encore en chantier et prêche la première croisade. Au mois d'octobre suivant, le comte de Toulouse et sa femme Elvire partent pour la Palestine. La croisade révèle en Raimond IV un militaire accompli et courageux, fin stratège de surcroît. Mais il meurt en février 1105 en Terre sainte, sans être revenu dans son comté.


Ci dessus Sceaux de Raimond VI


Sceau de Raimond VII recto verso

D'une croisade à l’autre
Raimond V n'est pas le fils de Raimond IV, mais celui d'Alphonse Jourdain, auquel il succède en 1148 alors qu'il n'est âgé que de 14 ans. Quatre ans après son avènement, Toulouse est dotée du « stabilimentum », règlement municipal instituant le principe du capitoulat. Marié à Constance, fille unique du roi de France Louis VI, Raimond V va mener une politique riche en retournements, regardant d'abord vers le roi de France, puis, à partir de 1164, vers les Plantagenets. En 1163, le concile de Tours a mis en exergue les « funestes erreurs » qui sévissent chez certains chrétiens des Etats du comte de Toulouse. Les princes fidèles à l'orthodoxie romaine ont ordre de stopper l'hérésie cathare. Recommandation réitérée au concile qui se tient en 1165 à Lombers, dans le Tarn, et auquel assistent Raimond et Constance. Contrairement à son épouse, le comte de Toulouse fait preuve d'une certaine tolérance à l'endroit des hérétiques. Peu porté sur les croisades, Raimond est en effet un libéral dont la cour est ouverte aux plus brillants troubadours.

En 1177, soumis à des pressions de l'Eglise catholique, Raimond V reconnaît humblement qu'il n'a pas les moyens d'éradiquer l'hérésie cathare. Aussi, l'aimée suivante, le pape Alexandre III envoie-t-il à Toulouse une mission chargée d'extirper l'hérésie. En 1181, une nouvelle mission papale condamne quelques hérétiques toulousains. Mais Raimond V ne changera guère d'attitude vis à vis des hérétiques jusqu'à sa mort, survenue à Nîmes en 1194, à l'âge de 60 ans.
Lorsque Raimond VI succède à son père Raimond V, la situation tant politique que religieuse est fort complexe... et périlleuse. Raimond VI, qui n'a jamais abjuré le catholicisme, « apparut aux uns comme un protecteur hésitant et aux autres comme un fidèle suspect, alors qu'il n'était que tolérant et pacifique », affirme Roger Genty dans son ouvrage consacré aux comtes de Toulouse. Irrité et impatient, le pape Innocent III lui écrit en 1207 : « Impie, cruel et barbare tyran, n'êtes-vous pas couvert de honte de favoriser l'hérésie ? C'est donc avec raison que nos légats vous ont excommunié, et ont jeté l'interdit sur vos terres... ». Le 14 janvier 1208, au lendemain d'une rencontre tendue entre le comte et le légat du pape Pierre de Castelnau, ce dernier est assassiné. On n'est pas sûr que Raimond ait armé la main de l'assassin, mais Innocent III exploite la situation et, le 10 mars, excommunie le comte de Toulouse. L'année suivante, il prêche la croisade contre les cathares. Raimond plie. En juin, il fait une pénitence publique à Saint-Gilles et c'est du rang des Croisés qu'il assiste, en juillet, au massacre de Béziers, qui se solde par 20 000 morts. Pour sauver ce qui peut l'être encore, Raimond VI se rend à Rome en janvier 1210. Il y rencontre Innocent III, se confesse et semble se réconcilier avec le pape. Mais, date charnière dans les événements qui secouent le Midi, le 11 novembre 1215, le concile de Latran nomme Simon de Montfort comte de Toulouse (le fils de Raimond n'héritera que des terres de Provence).
Quelques mois plus tard, ce sont des Toulousains révoltés qui accueillent Simon de Montfort dans la capitale de son nouveau comté. Son règne sera de courte durée : le 25 juin 1218, alors qu'il assiège Toulouse, Simon de Montfort est tué par une grosse pierre projetée des remparts. Héritier de ses droits, son fils Amaury les transférera quelques années plus tard au royaume de France.
En état d'excommunication, Raimond VI meurt le 22 septembre 1222 et ne peut être enterré chrétiennement...
Raimond VII succède à son père. Il a 25 ans. Le jeune comte s'affirme vite comme un énergique défenseur du Languedoc et comme un excellent soldat. De fait, les premières années de son règne coïncident avec une reconquête languedocienne, mais, en 1222, le pape Honorais demande à Philippe-Auguste de faire valoir ses propres droits de souveraineté sur le comté que lui a transmis Amaury de Montfort. Après la mort de Louis VIII (1226), le jeune roi Louis IX et sa mère Blanche de Castille décident de lancer une nouvelle croisade sur le comté de Toulouse.
L'art de l'inertie
De guerre las et soucieux d'éviter de nouveaux massacres et de nouvelles sanctions contre ses Etats, Raimond VII fait amende honorable, le 12 avril 1229, devant Notre-Dame de Paris alors en cours d'édification. Le roi lui fait signer le Traité de Meaux qui prévoit, à long terme, le rattachement du comté au royaume, mais aussi la création de l'Université de Toulouse afin de faire triompher les enseignements traditionnels... exempts d'hérésie. En avril 1233, Grégoire IX, qui a assis l'Inquisition sur des bases juridiques, déclare sainte la persécution des hérétiques. En réponse, Raimond VII réaffirme sa position catholique et condamne solennellement l'hérésie. Pourtant, le peuple ne semble pas lui en vouloir, mettant ses prises de position sur le compte de la contrainte.
L'ambiguïté va perdurer. Lié par serment au roi de France, Raimond VII fait assiéger Montségur en 1240, mais sans excès de zèle : « Le siège de Montségur eut bien lieu. Mais dans des conditions telles, et avec un résultat si nul, qu'il apparaît vite évident que Raymond n'avait nullement l'intention de tenir da promesse », remarque Michel Roquebert. Ce qu'on sait, c'est que Raimond VII ne participe pas directement à l'affaire, comme il ne sera pas non plus du grand siège de 1243-44. De plus, il est vraisemblable que le massacre d'Avignonet, prétexte majeur de ce dernier événement, a été connu de lui, et même conduit par son bayle, Raimond d'Alfaro.

Désireux de concevoir un héritier mâle, Raimond VII aura été constamment en quête pathétique d'une épouse susceptible de lui donner le garçon espéré. Il meurt le 27 septembre 1449 à l'âge de 52 ans. Dès lors, le Comté de Toulouse peut devenir domaine royal.
Source Pays cathare Christian Maillebiau

Le Pèlerin

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 16:42

Ligue 1. 32e journée. Le TFC est quatrième ex aequo avec Lyon, après sa victoire indiscutable d'hier soir.

TFC-Siriex.jpg

 

Pantxi Sirieix

Les Toulousains ont fait plier une pâle équipe lyonnaise, qu'ils rejoignent à la quatrième place de la Ligue 1, au terme d'un match maîtrisé, et un score sans appel.

Les Toulousains n'ont pas seulement signé leur quinzième victoire de la saison et pris trois points supplémentaires, importants et décisifs (car une défaite…), hier soir, dans la course à l'Europe. Ils ont conquis plus de vingt mille personnes qui ont réussi, malgré tous les embouteillages toulousains, à rejoindre un Stadium inadmissiblement inaccessible.

Sirieix passeur, buteur

Le 3-0 final ne souffre d'aucune discussion, et ponctue une production maîtrisée, certainement le meilleur match du TFC cette saison, le plus accompli, le plus achevé.

La petite trêve née du décalage de ce match (tandis que les Lyonnais ont joué deux fois) a incontestablement fait le plus grand bien aux joueurs de Casanova, auxquels il sera difficile de trouver un défaut hier, tant ceux-ci étaient à l'heure au rendez-vous, et bien décidés à montrer qu'ils ne sont pas là par hasard.

C'est fait, bien fait, très bien fait même, et nombre de clins d'œil ont accompagné cette excellente soirée : le TFC n'a pas encaissé de but après en avoir pris quatre en deux voyages dans le Nord ; Pantxi Sirieix, buteur et passeur hier comme à Nancy, sur l'autre 3-0, mais aussi exemplaire dans tout le reste, a reçu un bel hommage à sa sortie de la pelouse ; Momo Fofana, qu'on n'avait plus vu en Ligue 1 depuis août et qu'on n'avait plus vu en pro depuis janvier en Coupe de France, a bien remplacé Abdennour, et il a même été à deux doigts de marquer, ce qui aurait été magnifique ; Manu Rivière (nez amoché par… Fofana sur un corner offensif : cf. ci-contre) et Umut Bulut ont enfin retrouvé le chemin des filets. Et un Stadium conquis a pu chambrer les Lyonnais, et 1, et 2, et 3-0.

Rengaine peut-être, mais on dit que c'est dans les vieux pots que…

Même si les Lyonnais ont eu le ballon plus souvent, qu'ils ont accumulé les corners, ils n'ont pas réussi à tromper la vigilance d'une défense imperméable, à l'image de ce sauvetage de Ahamada dans les arrêts de jeu devant Lacazette.

Plus de justesse

Le TFC, qui a produit de superbes enchaînements et qui a réalisé de grands progrès dans la remontée du ballon, a eu plus de lucidité, de justesse dans ses choix, ses tentatives, et on l'a vu continuer à jouer, même à 2-0, obtenir sa récompense avec le troisième but dans les arrêts de jeu.

Jusqu'au-boutistes, déterminés, présents à la récupération, malgré le changement tactique lyonnais au repos, Rémi Garde choisissant de densifier son milieu pour lutter à armes égales dans la conquête du ballon, les Téfécistes ont aussi choisi le jour pour faire preuve d'une efficacité rassurante : c'est la deuxième fois qu'ils signent le 3-0 cette saison, après celui à Nancy, et c'est la troisième fois qu'ils inscrivent trois buts dans un match, après la victoire (également spectaculaire) face à Bordeaux.

Au moment où les absences pouvaient peser lourd, la réponse du groupe violet est belle, intéressante et exemplaire.

TFC 3 - Lyon 0

MT 2-0. Stadium. 21352 spectateurs. Arbitrage de M. Laurent Duhamel assisté de

MM. Capelli et Durussel. Temps additionnel: 5’ (1+4).

Pour le TFC : Sirieix (9), Rivière (22), Bulut (90+1).

TFC : Ahamada – Ninkov, Congré (cap), M. Fofana, M’Bengue – Capoue – Regattin,

Sirieix puis Devaux (84), Sissoko, Machado puis Braaten (69) – Rivière puis Bulut

(73). Entr.: Alain Casanova.

Avertissement : Fofana (77, tacle irrégulier sur Lisandro).

OL : Lloris – Dabo, B. Koné, Cris (cap), Umtiti – Briand puis Bastos au repos, Gonalons,

Grenier puis Gourcuff (64), Källström – Lacazette, B. Gomis puis Lisandro au

repos. Entr.: Rémi Garde.

Avertissement : Grenier (44, crochepied sur Regattin).

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:39

Toulouse Patrimoine - Carlos Gardel est bien né à Toulouse

Carlos-Gardel.jpg

 

Carlos Gardel est bien né à Toulouse

Georges Galopa, historien et écrivain, réagit à La Dépêche du 10 juillet dans laquelle le consul honoraire d'Uruguay à Toulouse, Julio Navarro, assurait : « Le gouvernement uruguayen a en sa possession des documents qui attestent de la naissance sur son sol de Carlos Gardel ».

Vous affirmez que Carlos Gardel est né à Toulouse ?

Oui, il est né, de père inconnu, à l'hospice de la Grave le 11 décembre 1890, deux ans après que la maternité a été créée, comme Monique Ruffié l'a prouvé. Sa mère, Marie-Berthe Gardes, de famille toulousaine connue, est sortie avec lui le 26 décembre après être restée à l'hospice plusieurs semaines et a regagné la maison familiale (qui n'est donc pas la maison natale de Carlos Gardel) au 4, rue du Canon d'Arcole (à deux pas de celle de Claude Nougaro, autre gloire musicale toulousaine-NDLR).

L'Uruguay affirme pourtant que Carlos Gardel est né dans ce pays d'Amérique du sud ?

Si Julio Navarro me montre les preuves, je ne dis pas non. Mais deux documents argentins prouvent que Charles Romuald Gardes et Carlos Gardel ne sont qu'une seule et même personne. Une fiche de la police de Buenos Aires du 12 septembre 1904 sur Carlos Gardez, Français âgé de 14 ans, né a Tolosa, fils de Berta Gardes et qui habite calle Uruguay, 162, comporte, au bas de la feuille, les empreintes digitales des cinq doigts de la main droite. Les mêmes que celles présentes sur un passeport de Carlos Gardel de 1923. Charles Gardes a opté pour son nom d'artiste, Carlos Gardel, et pour la nationalité argentine, afin de pouvoir voyager sans problème en Europe et en France. Dans son testament, déposé dans un coffre de la Boston Bank à Buenos Aires et découvert après sa mort en avion, il revendique sa naissance française.

Des preuves irréfutables

Georges Galopa est vice président de l'association Carlos Gardel de Toulouse et a participé à la récente exposition sur Carlos Gardel à la Médiathèque de Toulouse. Il produit non seulement les actes d'état-civil français attestant de la naissance de Charles Romuald Gardes à Toulouse (ci-contre) mais aussi des documents argentins prouvant que celui-ci est bien Carlos Gardel, l'inventeur argentin du tango (le passeport de 1923, ci-dessus, et la fiche de police de 1904, ci-contre en haut). à propos des empreintes digitales identiques relevées à 19 ans de différence sur les deux documents, le biographe de Carlos Gardel affirme : « Tout cela est bien expliqué dans l'étude faite par deux scientifiques : les docteurs Raúl Osvaldo Torre et Juan José Fenoglio qui l'ont publié dans le livre : « Investigación criminalística sobre Carlos Gardel ». De plus, dans la description anatomique figurent des détails concernant des cicatrices au niveau de l'oreille droite qui sont citées par sa mère sur une demande de recherche de personne (son fils) lorsqu'il avait 20 ans ».

Georges Galopa est avec Monique Ruffié de Toulouse et l'Argentin Juan Carlos Esteban le co-auteur de deux livres sur Carlos Gardel : « Carlos Gardel ses antécédents français » (publié en Espagnol et en Français et « Carlos Gardel : controversia y punto final ».

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 06:49

Toulousain ce n’est pas qu’une identité, une culture, ou un patrimoine ce sont aussi toutes ces petites choses ……

 

Tu sais que tu es Toulousain quand :

1) Pour le ptit dej, tu demandes une chocolatine et pas un pain au chocolat

2) Dans les bars, tu demandes un pastis 'o maître' et pas une bouteille

3) Au supermarché tu demandes une poche et pas un sac

4) Chez le boucher, tu demandes du jambon d'York et pas du jambon blanc et des coustellous et pas des travers de porc

5) Tu connais bien toutes les règles du rugb6) Tu sais qu´il n´y a qu’un Stade et un seul : le Stade Toulousain

7) Au moins une fois dans ta vie, tu as mangé à l´Entrecôte

8) Quand tu dis on va chez Tonton, ce n'est pas chez ton oncle

9) De la même manière, la Tantina de Burgos n'est pas en Espagne

10) Même si tu n´as pas particulièrement l´accent, tu essayes de temps en temps de le prendre, surtout quand tu 'montes' à Paris

11) Quand tu dois donner rendez-vous à des amis, tu dis toujours les mêmes

endroits : Castela ou le Mac Do place du Cap, Virgin, la Fnac ou la Place St Pierre, Gaumont ou Wilson

12) Tu penses réellement que Toulouse est le meilleur endroit pour vivre

13) Tu dis 'Je monte à Paris' et 'Je descends à Toulouse'

14) Tu penses que TLT est une grande chaine de télé (surtout grâce à 'Grand

Tourisme' et à son émission de relooking)

15) Les gens aiment à croire que tu manges quotidiennement du cassoulet... 

alors que tu en as mangé deux ou trois dans ta vie

16) Tu ponctues tes phrases par 'Bouduuuuuuu/Bouduuucon' ou alors les variantes

'Baaaducon' ou 'Putain, con' sans même t´en rendre compte

17) Quand tu vois une voiture du 09 32 ou 81 (on peut rajouter 12 ,65 et 11)

c´est un 'péïzoùs' qui sait pas conduire

18) Tu n´a jamais rencontré un seul Bordelais dans ta vie ou rarement, mais de toute façon le Bordelais est con par définition

19) Tu sais que le Pont Neuf est en réalité un des plus vieux ponts de Toulouse

20) Tu dits des mots ou des expressions bizarres parfois tels que :

se biturer la gueule c'est bonnard, 

il l'a mis une bouffe à la tataragne et l'a frappé comme un cabourd, 

le pitchou a la cagagne, 

Il te fait un de ces cagnas, ça me donne la cagne, ou au contraire : Ouh con, qu'il caille 

21) Au loto, y en a toujours un qui roumègue de pas avoir un numéro, et qui crie ``boulègue'' 

 

Le Pèlerin

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:00

Mœurs. sous les regards exaspères des riverains, les filles de l'est règnent sans gêne sur les trottoirs de Toulouse aux cotes de quelques africaines.
prostitution-toulouse.jpg

 

Si le quartier gare, Belfort-Bayard, reste historiquement attaché à ses filles de joie, désormais les « traditionnelles » se font rares sur les trottoirs du centre ville.
Les accrochages sont aussi fréquents : aspersions au jet d'eau et sceaux d'eau, lancers d'œufs, prises de photos, relevés d'immatriculation, courriers, plaintes et pétitions à répétition.
Vous retrouverez l'infographie 40 prostituées sur les trottoirs de Toulouse en téléchargement sur l'édition de la Dépêche du Midi du jour au format électronique
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La prostitution à Toulouse évolue. Depuis une dizaine d'années, le paysage des coins chauds de la ville a bien changé. Si le quartier gare, Belfort-Bayard, reste historiquement attaché à ses filles de joie, désormais les « traditionnelles » se font rares sur les trottoirs du centre ville. Elles ont quitté la rue pour le charme plus tranquille des salons de massage qui ont gagné du terrain au milieu des années « 80 ». Les prostituées d'hier ont cédé leur place à la déferlante rose des filles de l'Est à fin des années « 90 » : Bulgares, Albanaises, Roumaines… Des filles bien souvent jeunes, jolies, qui travaillent en groupe dès que la nuit est tombée sur Toulouse. Elles tiennent les trottoirs de la ville de manière très clairsemée aux côtés de quelques prostituées d'origine africaine.
L'axe central de la prostitution emprunte les deux rives du Canal du Midi, des Ponts Jumeaux au Port de l'Embouchure. À peine une quarantaine de filles dont quelques travestis et transsexuels se partagent une clientèle toujours présente. Elles étaient, au minimum, deux fois plus nombreuses voilà seulement quatre ans. Il est vrai que les lois Sarkozy, en 2003, ont multiplié les contrôles et fait fuir beaucoup de filles. Celles qui restent rasent les murs, arborent des tenues moins racoleuses, souvent même vêtues de simple jean et blouson… Ces filles de la nuit offrent aussi le visage « d'une prostitution décomplexée ». Les passes se font même dans la rue, en particulier dans des quartiers jusqu'alors résidentiels, légèrement excentrés qui subissent ces scènes d'exhibition sexuelle devant leurs portes ou sous leur fenêtre à la grande colère de leurs habitants (lire ci-dessous).
Surveillées à distance par des organisations qui restent au pays, ces prostituées sont également itinérantes, passant d'une grande ville à l'autre autant pour brouiller les cartes des enquêtes que pour offrir de nouveaux visages aux clients. Sans oublier que certaines préfèrent « s'offrir » à Toulouse à 30 ou 50 € la passe que de souffrir à Velingrad, Lagos ou Craiova… 
D'un trottoir à l'autre
Même arbre, même heure, tous les soirs la brune Olga (appelons-la ainsi) prend ses quartiers sur le boulevard de la Marquette. Son coca et hamburger avalé, elle prend la pause dans sa jupe moulée, en appui sur ses bottines, cigarette aux lèvres, parée pour une nouvelle nuit de trottoir. Comme Olga, quelques dizaines de filles de l'Est, Bulgares, Albanaises et Roumaines, jeunes le plus souvent, sont venues s'échouer dans ce nouveau triangle d'or toulousain de la prostitution. Ces derniers mois, le marché du sexe s'est déplacé, d'une rive à l'autre, désertant les Amidonniers en face pour s'engouffrer dans cet entrelacs de ruelles résidentielles que forme l'impasse de Barcelone, l'impasse Simone Dutemps, la rue Fabre d'Églantine. Revoilà Olga ce jeudi, 22 heures, son sandwich digéré. Elle s'active vaillamment en position trépied, un client en béquille, dans l'ombre complice de ce passage étroit, surnommé par les riverains, « le mur des éjaculations »…
«C'est invivable. Elles ne se cachent même plus ! On vit toutes les nuits avec des scènes de sexe sous nos yeux, en pleine rue, sous nos fenêtres, dans les voitures, sous les porches. Des nuisances sonores en permanence avec des allées et venues de voitures en file indienne, les klaxons, les cris, la musique, les préservatifs usagés, les tubes de lubrifiants que l'on retrouve sur les trottoirs et jusque dans nos boîtes aux lettres ! » Prostitution tapageuse, agressive parfois, exhibitionniste… les riverains n'ont pas assez de mots pour décrire leur exaspération, leurs peurs et leurs hauts le cœur face à cette exploitation sexuelle qui s'étale sur chaque bout de trottoir. Ce coin encore paisible au début des années 200 0 s'est laissé gangrener peu à peu par l'arrivée de ces filles d'Europe de l'Est, souvent très jeunes, tombées dans les filets du proxénétisme. « Au début, il y'en avait deux, ou trois. Et puis là elles sont plus d'une quinzaine certains soirs », poursuit une habitante, témoin de ces « milieux de soirée où de nouveaux arrivages de filles descendent de fourgonnettes blanches pour prendre la relève».
Ces derniers mois, les résidences privées se barricadent, en surélevant grilles et portails, pour limiter les intrusions nocturnes. Les accrochages sont aussi fréquents : aspersions au jet d'eau et sceaux d'eau, lancers d'œufs, prises de photos, relevés d'immatriculation, courriers, plaintes et pétitions à répétition. Certains riverains sont prêts à tous les dérapages. Ils parlent de milice. En retour, ils ont droit à des doigts d'honneur, des rires provocateurs, des coups de sonnettes intempestifs, des menaces et des filles impudiques qui montrent leurs fesses aux voitures… «On se sent vraiment abandonnés. Quand on voit qu'à Saint-Pierre on verbalise un jeune, 130 € d'amende parce qu'il pisse contre un arbre et qu'ici, l'exhibition sexuelle est une réalité criante dans la rue, avec ces filles aussi qui font leurs besoins où elles peuvent », tempête Anne, impasse de Barcelone, « si la police, qui est à moins de 5 minutes, le voulait bien, elle n'aurait qu'à se pencher pour verbaliser… et faire des flagrants délits à la pelle ! » 
Prostitution plus discrète
Elles s'appellent Ambre, Ninon ou Aylin… Vous ne les trouverez jamais sur les trottoirs de Toulouse. D'ailleurs ces Toulousaines ne se prostituent pas, elles « escortent ». « Mes services sont nobles et librement consentis entre adultes et seules mes prestations d'escort-girl sont tarifées », prévient l'une d'elles sur son site. Une manière d'éviter les poursuites même si la loi française n'interdit pas la prostitution mais le proxénétisme.
Le développement d'internet n'a pas échappé à ces dames disponibles moyennant des tarifs substantiels (300 € pour une heure, 1 000 € pour la soirée par exemple) à accompagner les hommes seuls et en manque de compagnie. Escort-girl d'un côté, salon de massage de l'autre. Apparus au milieu des années « 80 », ces lieux de « relaxation et détente » proposent très souvent des relations bien éloignées des pratiques des masseurs-kinésithérapeutes… La police, impuissante face à une femme qui décide seule de « proposer » son corps, veille de près sur ces salons. Parce que souvent, la patronne va chercher auprès de jeunes collaboratrices un peu d'aide. Elle devient alors proxénète et donc passible de poursuites.
Source La Dépêche du Midi 
Le Pèlerin

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 00:24

Les poèmes et chansons sur Toulouse sont innombrables mais à tout seigneur tout honneur ...ô Toulouse...

 

   
   
 
 
 
 
Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin
Parfois au fond de moi se ranime
L'eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes...

O mon païs
O Toulouse
O Toulouse
Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poings
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne...
Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air et pourtant...
L'église Saint Sernin illumine le soir,
D'une fleur de corail que le soleil arrose,
C'est peut-être pour ça, malgré ton rouge et noir,
C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose...
Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne,
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz,
Est-ce l?Espagne en toi qui pousse un peu sa corne,
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?...
Voici le Capitole, j'y arrête mes pas,
Les ténors enrhumés tremblent sous leurs ventouses,
J'entends encore l'écho de la voix de papa,
C'était en ce temps là mon seul chanteur de blues...
Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut,
A Blagnac, tes avions sont plus beaux...
Si l'un me ramène sur cette ville,
Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles...
O mon pays, ô Toulouse, ô Toulouse...
O mon païs
O Toulouse
O Toulouse
Claude Nougaro
Le Pèlerin
 





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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 12:37

Exclusif. Hollywood dit oui à Toulouse Francazal

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Studio de cinéma

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Près d'un an s'est écoulé depuis ce jour où, armé de son audace et de son culot, Bruno Granja a exposé par courrier son «projet fou» aux studios hollywoodiens. Architecte à Cugnaux passionné de cinéma, il avait appris quelques mois plus tôt que dans le cadre d'une réorganisation générale, la base de Francazal allait être abandonnée par l'armée de l'air. 150 hectares de foncier situés en plein cœur de l'agglomération, d'immenses hangars, une piste d'atterrissage, dont Bruno Granja a probablement été le seul à repérer l'étonnante ressemblance avec l'allure des grands studios de cinéma américains. « Pourquoi ne pas vous installer ici ? », suggérait-il alors aux patrons de la Fox, de la Métro-Goldwyn-Mayer, de la Paramount.

Il touche au but

Un an plus tard, c'est Raleigh, le partenaire des productions Disney, Marvel mais également du cinéma américain indépendant, qui s'apprête sans doute à réaliser son rêve. Devenu le patron de la société française appelée à exploiter les studios de Francazal, familier de Michael Moore, le président de Raleigh, des élus locaux et des représentants de l'Etat en Haute-Garonne avec lesquels il enchaîne les réunions de travail depuis le mois de juin, Bruno Granja touche au but. Ou presque.

« De notre côté, tout est prêt », affirme-t-il en brandissant, par exemple, les plans des 45 hectares de la base aérienne reconvertis en site dévolu à l'industrie cinématographique. « Ici, c'est la zone des décors extérieurs, là, les plateaux, et puis les bureaux, les ateliers, la zone commerciale ouverte au public avec hôtel, restaurant, bar, salles de projection ». Comme Michael Moore (lire ci-contre), il y croit.

Le feu vert de l'Etat

« La France est le troisième marché de la production cinématographique après l'Inde et les Etats-Unis. Le potentiel est là, et l'agglomération toulousaine peut l'exploiter, comme le prouve l'étude réalisée par les Américains qui passe au crible les caractéristiques sociales, culturelles, démographiques, culturelles, géographiques, météorologiques du Grand Toulouse », souligne Bruno Granja, qui n'attend plus que le feu vert de l'Etat. « Dès que nous l'aurons, plus rien ne s'opposera à la réalisation de notre projet… ».

Lionel Laparade

Entre 2000 et 3000 emplois potentiels

« Bien entendu, nous n'avons pas encore déclenché le processus de recrutement. Si vous souhaitez mesurer l'impact de ce projet en terme d'emplois, je peux vous proposer une comparaison avec des studios de taille équivalente que nous exploitons aux Etats-Unis, et plus récemment en Hongrie où nous sommes installés depuis quelques années. Nous pouvons alors tabler sur 2000 à 3000 personnes qui travailleront quotidiennement sur le site de Francazal ». Interrogé par « La Dépêche du Midi », Michael Moore confirme ainsi la jauge d'emplois évoquée par Bruno Granja. L'architecte de Cugnaux qui dirigera la société d'exploitation des studios de Francazal a toujours souligné le caractère économique exceptionnel de son projet qui offre non seulement à l'agglomération toulousaine une occasion unique de diversifier son modèle industriel dominé par la toute puissante filière aéronautique, mais revêt également une dimension sociale à laquelle, espère-t-il, les élus locaux sauront se montrer sensibles. « Car la majorité des emplois que nous allons créer relève de l'artisanat. Il faudra des menuisiers, des couturiers, des peintres, des coiffeurs, des cordonniers, autant de métiers qui s'adressent à des populations en difficulté ou non-diplômées exclues des débouchés high tech qu'offre généralement la région », déclare Bruno Granja. Il insiste également sur les retombées indirectes générées par l'activité cinématographique. « 1 $ investi dans une production génère 2,5$ de profits pour l'économie locale. Sans compter les bénéfices touristiques que la région peut logiquement escompter… ».

Point de vue

"Nous voulons hisser Toulouse au rang de capitale du 7e Art"

Dans un entretien exclusif à « La Dépêche du Midi », Michael Moore, président de Raleigh, confirme l'intérêt des studios américains pour le projet de Francazal. Et il dévoile aussi ses ambitions : hisser Toulouse au rang de Paris en terme d'offre de services globale auprès de l'industrie cinématographique française et européenne.

Comment est né le projet d'installer des studios de cinéma sur la base aérienne de Francazal ?

C'est d'abord le projet de Bruno Granja. C'est lui qui, le premier, a imaginé la reconversion de cette ancienne zone militaire en site industriel dédié à l'industrie cinématographique. Il nous a contactés et a su nous convaincre.

En termes d'emplois, de diversification économique, de promotion internationale de la région notamment, les enjeux sont tels que certains peinent à croire à l'accomplissement de ce projet. Que répondez-vous pour lever les doutes ?

Vous avez raison. Il s'agit d'un projet important, à très forts enjeux, économiques en particulier. C'est la raison pour laquelle il doit être soutenu localement, par les secteurs et public et privé. Aux côtés de Bruno Granja, le patron de la société française qui exploitera le site, Raleigh consacre beaucoup d'énergie au dossier « Francazal ». Nous espérons vraiment que nos efforts seront couronnés de succès.

L'implication de vos studios dans une telle opération répond-elle à une logique de croissance de Raleigh en France et en Europe ?

Je tiens à préciser nos intentions et lever d'éventuels malentendus. Le premier bénéficiaire de ce projet, s'il se réalise, sera le 7e Art français. Les studios de Francazal sont davantage conçus pour soutenir votre cinéma - sans doute l'un des meilleurs au monde - que le développement économique et industriel de Raleigh.

En quoi Toulouse peut-elle représenter un site stratégique pour l'industrie cinématographique ?

Il y a d'abord l'opportunité offerte par le départ de l'armée de la base de Francazal à Cugnaux. Le foncier, la surface et les infrastructures libérés sont intéressants. Il y a ensuite la situation géographique de Toulouse, une porte ouverte sur l'Europe du Sud. Et puis, en dehors de toute logique stratégique, il y a simplement une question de feeling. Lorsque je suis venu visiter Toulouse en septembre dernier, je suis tombé amoureux de cette ville. C'est vraiment magnifique. Les gens sont charmants, la région est superbe. Si je dis à mon épouse « Viens, je t'amène à Toulouse », je sais que ses valises seront bouclées en cinq secondes.

Les studios Raleigh ont-ils prévu d'investir financièrement dans le projet, et à quelle hauteur ?

Désolé ! Certains pans du dossier sont frappés d'une close de confidentialité. L'élément financier en fait partie pour l'instant.

Quand voudriez-vous démarrer la construction des studios à Francazal ?

Le plus tôt possible, mais cette décision ne nous appartient pas. En revanche je peux vous dire ce que nous ferons si nous obtenons le feu vert : notre but est de créer ici les meilleures installations professionnelles pour permettre aux réalisateurs français et européens de travailler dans d'excellentes conditions. Nous possédons un incontestable savoir-faire que nous souhaitons mettre au service de votre cinéma.

Justement, quels genres de films pourraient être tournés à Francazal ?

Nous serons en mesure de répondre à l'ensemble de la demande : production de téléfilms, de productions et coproductions françaises et européennes. Je le répète : notre priorité, c'est un service de très haute qualité offert au cinéma français qui, incontestablement, le mérite.

La section cinéma de l'université de Toulouse pourrait s'installer sur le site de Francazal. Ce type de collaboration est important pour vous ?

Absolument. Chaque fois que nous le pouvons, nous travaillons avec des écoles et des universités.

Pensez-vous être suffisamment soutenu par les responsables politiques locaux et l'administration en Haute-Garonne ?

Bruno Granja qui est en contact permanent avec eux peut répondre mieux que moi à cette question. Ils m'ont paru très réceptifs, très intéressés lorsque je les ai rencontrés en septembre. Il est de toute façon évident que, sans eux, nous ne pourrons pas atteindre le but que nous nous sommes fixé.

Les réactions

Philippe Guérin > Maire de Cugnaux (Haute-Garonne). « Ce projet est extraordinaire car il se situe aux confins du rêve, de l'imaginaire, mais également du pragmatisme économique puisqu'il est porteur de richesses, d'emplois, de recettes fiscales pour la commune de Cugnaux. J'ai consulté le business plan présenté par les studios Raleigh. J'ai rarement vu un document aussi détaillé, une étude de faisabilité aussi complète et fouillée. « Depuis le début, je crois en ce dossier que j'ai vu évoluer au fil des mois. Aujourd'hui, je peux dire qu'il ne lui manque que la signature de l'État pour s'accomplir. Des solutions administratives existent qui offrent un cadre juridique sécurisé pour les deux parties. Je pense, en particulier, au principe de l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) que j'encourage les services de la préfecture à examiner.

Martin Malvy  Président du conseil régional Midi-Pyrénées. « Les interlocuteurs m'ont paru décidés. Ils étaient en attente des conclusions d'une étude de marché dont je n'ai pas connaissance. Selon ce qui m'a été dit, ils envisageraient aujourd'hui de participer assez fortement à l'investissement. Si c'est exact, ce serait très bon signe pour la suite ».

Pierre Izard  Président du conseil général de la Haute-Garonne. « Jusqu'à présent, je n'ai pas été directement associé à ce dossier car le conseil général n'est pas un partenaire naturel de ce type de projet qui relève avant tout de l'initiative privée. Il n'en demeure pas moins que je reste attentif à son évolution et que je me tiens régulièrement informé grâce à mon collègue Christian Raynal, conseiller général et maire de Tournefeuille. Il apparaît aujourd'hui que la création de studios de cinéma sur la base de Francazal devient une affaire sérieuse. Je ne peux que m'en réjouir, puisque ce projet est porteur d'emplois et d'activités économiques. N'oublions pas, cependant, qu'il s'inscrit dans un processus global de reconversion industrielle de l'ancien site militaire. Au final, il nous appartiendra donc de répondre à trois questions majeures : comment allons-nous utiliser les 150 hectares de foncier libéré par l'armée ; comment les services de l'État envisagent-ils de répondre au projet d'implantation de studios de cinéma ; comment, enfin allons-nous organiser la cohabitation entre l'industrie cinématographique et les entreprises issues de la filière aéronautique qui veulent s'installer à Francazal ? J'espère être associé à la réflexion d'ensemble que nous avons le devoir d'engager ».

Henri-Michel Comet  Préfet de région. « Il s'agit d'un dossier sérieux, sur lequel travaillent ensembles les services de l'État et les porteurs du projet. Plusieurs réunions ont déjà été organisées. D'autres sont programmées ».

Pierre Cohen > Maire de Toulouse, président du Grand Toulouse. « Ce projet est intéressant, mais à deux conditions. Qu'il n'altère pas un projet économique global autour de l'aéronautique sur la base de Francazal, et qu'il soit économiquement viable. Si ces deux conditions sont réunies, alors il s'agira d'une très, très, très bonne idée qui apportera à la région de nouveaux débouchés économiques et de nouveaux emplois. Dans ce cas, nous serons tous derrière ».

"Une chance extraordinaire"

Natacha Laurent dirige ce qu'elle appelle humblement « L'autre cinémathèque », par respect hiérarchique pour celle de Paris. Depuis sa naissance en 1964, le temple toulousain dédié au cinéma et à son histoire joue dans la cour des grands, enrichit et cultive ses fonds qui recèlent de nombreux trésors, et contribue finalement à la renommée artistique de la Ville rose.

Pour cette spécialiste du cinéma soviétique en particulier et passionnée de cinéma en général, « le projet d'implantation de studios sur la base de Francazal est une affaire enthousiasmante. On nous promet un véritable pôle économique qui intégrera de nombreux métiers du cinéma. Pour tous les amoureux du 7e Art, pour notre territoire, c'est une chance extraordinaire », considère Natacha Laurent. « Songez qu'aux côtés de la Cinémathèque, de la section cinéma de notre université, Toulouse peut devenir une ville du « cinéma en train de se faire ». C'est un privilège rare qui doit logiquement renforcer la légitimité cinématographique de notre territoire », souligne Natacha Laurent, en évoquant « la formidable perspective qui se dessine ». La directrice de la Cinémathèque de Toulouse s'interroge toutefois sur le modèle économique des futurs studios de Francazal. « Raleigh n'est pas un producteur. Il commercialise des outils de travail au service de l'industrie cinématographique. Les seules questions qui valent touchent aux besoins des producteurs et réalisateurs qui seront les clients des studios. C'est aussi savoir quand, comment, et avec qui ce projet sera réalisé ».

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 06:22

Toulouse - La capitale régionale étend son influence

Un grand boom démographique, à tous les échelons. L'Insse a dévoilé hier ses chiffres officiels de population. Arrêtés au 1er janvier 2006, ils remplacent ceux du recensement de 1999. Sur cette période de sept ans, Midi-Pyrénées a gagné 224 000 habitants.
Un grand boom démographique, à tous les échelons
. L'Insee a dévoilé récement
ses chiffres officiels de population. Arrêtés au 1er janvier 2006, ils remplacent ceux du recensement de 1999. Sur cette période de sept ans, Midi-Pyrénées a gagné 224 000 habitants, dont 140 000 en Haute-Garonne et 48 000 à Toulouse. Que ce soit au niveau communal ou de la périphérie, Toulouse truste les podiums nationaux en matière de progression de la population.
Et contrairement aux années 1960-1970, qui voyaient la population de la banlieue exploser tandis que celle de la métropole régionale avait tendance à stagner, les choses se rééquilibrent. La Ville rose connaît désormais, selon l'Insee, « une très forte croissance » intra-muros, en accueillant près de 6 800 nouveaux habitants par an. Elle cumule attractivité et dynamisme de la natalité. « Entre 1999 et 2006, il y a eu à Toulouse 40 000 naissances pour 20 000 décès : 42 % de la croissance de population est due à cet excédent », souligne Michel Buret, de l'Agence d'urbanisme et d'aménagement du territoire (AUAT). A quelques exceptions près, comme Ramonville et Saint-Orens, les communes de la première couronne continuent, elles aussi, de grossir : la population de Colomiers augmente de 1,7 % par an, celle de Cugnaux de 3 %.
Mais le phénomène est encore plus fort quand on s'éloigne de Toulouse, notamment le long des axes autoroutiers où les densités de population ne cessent de croître. Le taux de progression annuel est de 7,2 % à Castelnau-d'Estretefonds, de 4,7 % à Baziège et de 6,3 % à Saint-Sulpice (Tarn). Dans ces communes dites « périurbaines », la croissance est essentiellement due à l'arrivée de nouveaux habitants et non pas à un excédent de naissances comme à Toulouse.
Cette fièvre démographique gagne jusqu'aux campagnes. C'est une nouveauté, l'espace rural régional voit sa population augmenter, même si ce n'est que de 0,7 % par an. « Mais il est encore trop tôt et trop difficile de faire la part entre l'étalement urbain et une réelle redynamisation de l'espace rural dans cette évolution », commente prudemment Magali Demotes-Mainard, la directrice régionale de l'Insee
.

Source 20minutes.fr


Le Pèlerin

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