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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 07:57

Toulouse - Le Capitole 
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Le Capitole

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  Le Donjon

 

Les toulousains sont, à juste titre, fiers de leur mairie, point central de la ville. Moins qu'à une origine gallo-romaine peu sûre, le Capitole tient son nom de l'assemblée des représantants de la commune qui "tenaient chapitre", en latin, capitulum. D'où le nom Capitouls, magistrats de la cité.
Le premier bâtiment voit le jour en 1189. C'est la Maison Commune qui va s'agrandir au fur et à mesure des années par l'adjonction de bâtiments plus ou moins pratiques. Il faut attendre 1750 pour voir la première pierre posée de ce que l'on connaît de la façade actuelle. Elle sera terminée en 1760. D'une longueur de 128 m, elle est ornée en son centre de 8 pilastres de style ionique en marbre rose de Caune symbolisant les 8 Capitoulats (quartiers), la découpe administrative d'alors. Au-dessus sont deux statues représentant la Force et la Justice, à droite, côté théâtre, la Comédie et la Tragédie et à gauche, la statue de Clémence Isaure et Pallas.
L’Opéra de Toulouse date de 1736. Il a connu ses heures de gloire au XIXe siècle, époque où la ville est considérée comme la capitale du Bel Canto devant Milan et Paris. Le public d'alors doit s'apprivoiser et, comme le dit Jacques Boulo, un grand chanteur des années 1830, "Quand on a chanté à Toulouse, on peut chanter partout".
La place est ouverte en 1730. Trop petite pour cette imposante façade, les Capitouls demandent à Pierre Rivalz d'établir un plan. Celui-ci présente un projet qui associe la place et trois façades d'immeubles l'entourant afin de créer une harmonie d'ensemble. Faute d'argent le projet n'aboutit pas.  Il faut attendre 1811 pour la réalisation de l'immeuble côté rue Saint Rome, 1823 pour celui du côté de la rue du Taur et enfin 1850 pour les Arcades, face à la mairie. 
Si vous désirez en savoir plus sur la vie du Duc, je vous propose les liens  suivants : 
http://www.toulouse-renaissance.net/xxi_4.htm 
Le Pèlerin

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 06:30

Toulouse - EADS – Airbus - Louis Gallois à Toulouse, Prix 2010 du Cercle d’Oc

Louis-Gallois-Toulouse-Prix-2010-du-Cercle-d-Oc.jpg

 

Le président exécutif d’EADS était à Toulouse le 5 avril. Lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au Delivery Center d’Airbus, devant plus de 200 personnes, chefs d’entreprise et décideurs régionaux, Louis Gallois a reçu le Prix 2010 du Cercle d’Oc, le club business le plus influent de Toulouse.

« Nulle part ailleurs, a précisé Louis Gallois, pas même à Seattle, il n’y a cette densité industrielle. Une terre d’avenir où industrie et recherche s’épanouissent. C’est un micro climat unique en Europe et peut-être dans le monde, qu’il est de notre devoir à tous de préserver. » A la tête du groupe européen depuis 2006, il a rappelé que 23 000 salariés (Airbus et Astrium) travaillent pour EADS en Midi-Pyrénées où les investissements de son groupe son « massifs : notamment avec le hall d’assemblage de l’A350 ou le bâtiment X2 d’Astrium. Nous irriguons également le tissu universitaire et de recherche. Nous sommes partie prenante d’Aerospace Valley de même que nous serons partie prenante de l’IRT AESE.  »

Louis Gallois a également rappelé le rôle d’EADS dans la chaîne des sous-traitants, n’en citant qu’un seul Latécoère. Mais il n’en a pas dit plus sur le rôle éventuel que pourrait jouer son groupe dans l’avenir de l’entreprise toulousaine, actuellement à la recherche de partenariats industriels. Il a néanmoins beaucoup insisté sur le rôle qu’EADS entend jouer en région : « Nous voulons faire de Midi-Pyrénées encore plus que jamais l’endroit où il fait bon faire de l’industrie de très haute technologie. Nous vivons une période de conjoncture plutôt porteuse. Cela doit être une période de construction. »

A l’issue de son intervention, Louis Gallois a reçu le Prix 2010 du Cercle d’Oc. Il lui a été remis par Alain Di Crescenzo, président du Cercle d’Oc, de la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse et de l’entreprise IGE+XAO. Celui-ci a d’ailleurs annoncé qu’en « signe de solidarité avec le Japon, (il donnera ses) logiciels à toute entreprise qui aidera à reconstruire le pays ».

Source La Dépêche du Midi Emmanuelle Durand-Rodriguez

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 08:28

Toulouse - Taxe d'habitation en baisse pour

140 000 contribuables

Pierre-Cohen.jpg

 

En 2011, la taxe d'habitation baissera pour 65 % des contribuables qui la payent.

En baissant les taux de la taxe d'habitation et de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, la Villemodère la hausse nationale et baisse les impôts locaux pour les locataires Hlm .

Le conseil municipal a voté hier à l'unanimité la baisse de 2,82 %, pour 2011, des taux de taxe d'habitation et de taxe foncière sur les propriétés non bâties. Une baisse qui compense la hausse nationale des bases (+2%) et l'application de la nouvelle taxe spéciale d'équipement (TSE) par le Grand Toulouse.

« Pour 140 000 des 220 000 Toulousains qui payent la taxe d'habitation, cela entraînera une baisse sur la feuille d'impôt », précise Joël Carreiras, adjoint au maire chargé des finances. «Les locataires de HLM, qui ne payent pas la nouvelle TSE, seront même bénéficiaires».

« Nous avons opté pour la TSE afin de développer une politique foncière dans l'agglomération, nous aurions pu le faire en décidant d'augmenter les taux des impôts locaux existants plutôt que de créer une nouvelle taxe, poursuit Joël Carreiras, mais cela aurait été préjudiciable aux ménages. La nouvelle taxe est assise aussi sur les entreprises et permet d'alléger ainsi la pression sur les ménages, et surtout pour les ménages les plus modestes comme les locataires HLM ».

Un choix perçu par l'ensemble du conseil municipal, opposition y compris. « J'ai toujours dit que j'étais favorable à une vraie politique foncière, je suis logique», explique Jean-Luc Moudenc, président de l'UMP 31 et leader du groupe d'opposition « Toulouse pour tous », qui a voté la baisse des taux, comme les autres membres des oppositions, ce qui est assez rare en matière budgétaire où l'opposition marque généralement sa différence, au moins en s'abstenant.

Débat sur les cameras

Auparavant, René Bouscatel, au nom de l'autre groupe d'opposition municipale de droite, avait pu faire part de ses critiques sur une politique communale qui « oublie trop le centre » selon lui, tandis que Moudenc ciblait ses reproches sur le projet Garonne de tramway et sur celui de la Toulouse School of Economy, mal placée, selon lui, à Saint-Pierre.

Ont aussi été adoptées à l'unanimité l'adhésion de Toulouse à une charte européenne sur la vidéoprotection et la création d'une commission des libertés (qui sera présidée par une personnalité extérieure et comprendra des membres des oppositions municipales). Cette commission contrôlera la mise en place et le suivi éventuel des caméras de surveillance, le site de la rue Pargaminières ayant été confirmé comme propice par le maire, malgré les réserves des élus écologistes.

Un monument du souvenir à Azf

Le conseil a aussi adopté à l'unanimité le lancement d'un concours pour la réalisation d'un monument (180 000 €) à la mémoire des victimes d'AZF, à l'entrée de l'ex usine. L'un des deux bâtiments donnés par Total à l'entrée servira de lieu de mémoire et l'autre de salle de réunion et d'équipement de quartier. « Toutes les associations de victimes sont d'accord », s'est félicité Pierre Cohen, qui espère ainsi « sinon fermer toutes les cicatrices mais apaiser, après des années d'incompréhension voire de haine ».

Le chiffre : 1 50 000

Euros - La chapelle des Lazaristes. C'est le prix de la chapelle proche de la prison Saint-Michel acquise par la Ville à Kaufman et Broad pour en faire une salle de réunion. « Un premier signe pour la prison », selon Daniel Benyahia.

la phrase

« L'ex-théâtre des Nouveautés pourrait accueillir un centre de ressources et de développement sur l'urbanisme. »

Source La Dépêche du Midi Pierre Cohen, Maire de Toulouse

Le Pèlerin

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 06:21

Toulouse - Le Capitole

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undefinedLe Capitole
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 Le Donjon

Les toulousains sont, à juste titre, fiers de leur mairie, point central de la ville. Moins qu'à une origine gallo-romaine peu sûre, le Capitole tient son nom de l'assemblée des représantants de la commune qui "tenaient chapitre", en latin, capitulum. D'où le nom Capitouls, magistrats de la cité.

Le premier bâtiment voit le jour en 1189. C'est la Maison Commune qui va s'agrandir au fur et à mesure des années par l'adjonction de bâtiments plus ou moins pratiques. Il faut attendre 1750 pour voir la première pierre posée de ce que l'on connaît de la façade actuelle. Elle sera terminée en 1760. D'une longueur de 128 m, elle est ornée en son centre de 8 pilastres de style ionique en marbre rose de Caune symbolisant les 8 Capitoulats (quartiers), la découpe administrative d'alors. Au-dessus sont deux statues représentant la Force et la Justice, à droite, côté théâtre, la Comédie et la Tragédie et à gauche, la statue de Clémence Isaure et Pallas.

L’Opéra de Toulouse date de 1736. Il a connu ses heures de gloire au XIXe siècle, époque où la ville est considérée comme la capitale du Bel Canto devant Milan et Paris. Le public d'alors doit s'apprivoiser et, comme le dit Jacques Boulo, un grand chanteur des années 1830, "Quand on a chanté à Toulouse, on peut chanter partout".

La place est ouverte en 1730. Trop petite pour cette imposante façade, les Capitouls demandent à Pierre Rivalz d'établir un plan. Celui-ci présente un projet qui associe la place et trois façades d'immeubles l'entourant afin de créer une harmonie d'ensemble. Faute d'argent le projet n'aboutit pas.  Il faut attendre 1811 pour la réalisation de l'immeuble côté rue Saint Rome, 1823 pour celui du côté de la rue du Taur et enfin 1850 pour les Arcades, face à la mairie. 
Si vous désirez en savoir plus sur la vie du Duc, je vous propose les liens  suivants :
http://www.toulouse-renaissance.net/xxi_4.htm 
Le Pèlerin

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:07

Lufthansa annonce que son Conseil de Surveillance a approuvé la commande de 35 avions neufs.

A320 neo

 

Trente des avions sont des Airbus (EADS) de la famille A320neo destinés à l'activité passager

Les cinq autres commandes portant sur des Boeing 777 cargo pour le segment "logistique". L'ensemble de la commande a un prix catalogue de 4 Milliards de dollars. Outre une plus grande efficacité carburant, tous les modèles commandés permettront d'abaisser les coûts d'exploitation ainsi que les niveaux de bruit et les émissions. Les livraisons devraient commencer en 2016. 

Source Boursier.com

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:51

Le trafic a été tiré par les compagnies low cost

toulouse-blagnac.jpg 

Hier, l'Union des aéroports français (UAF) a dressé un bilan 2010 positif pour les aéroports régionaux. Le classement des aéroports reste inchangé, Toulouse occupe toujours la quatrième place nationale derrière Paris, Nice, Lyon et Marseille. mais arrive ex æquo. Malgré la crise, le trafic a été tiré par les compagnies low cost qui représentent en moyenne 19,6 % du trafic. Une tendance qui s'accentuera à Toulouse puisque la compagnie espagnole Vueling ouvrira le 22 avril huit nouvelles destinations depuis Toulouse.

Ouverture du capital

L'UAF a confirmé que l'ouverture du capital des aéroports régionaux se fera courant 2011 par l'état. La première plateforme concernée sera Lyon puis ensuite Toulouse dont l'état détient encore 60 % et la CCI 25 %. G.B.

Source la Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:34

Le Dalaï-lama n'est pas venu depuis 18 ans.

dalai-lama-2.jpg

Événement Le Dalaï-lama sera à Toulouse du 13 au 15 août

Un protocole de chef d'Etat et une fièvre façon rock star. Le Dalaï-lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains et chef en exil de son gouvernement, sera dans la Ville rose les 13, 14 et 15août prochains. Dix-huit ans après son dernier passage et trois ans après sa plus récente apparition en France. Ce sont les proches du prix Nobel de la Paix qui régleront les détails de la visite officielle: sécurité et demandes d'audience des personnalités. Et «il dormira dans un lieu tenu secret».

Bon pour le karma des hôteliers

Mais pour les apparitions du chef religieux au Zénith, l'organisation est confiée à des bénévoles. Huit centres d'enseignements ou monastères de la région ont uni leurs forces dans une association baptisée Chemins de sagesse. Ils en ont déjà parcouru un bon bout. Car, pour sa conférence publique, le Dalaï-lama se produira à guichet fermé. «C'est normal, c'est un événement rare, à ne pas manquer. En revanche, il reste des places pour les deux journées d'enseignements qui seront traduites en sept langues», précise François Lecointre, le président du comité d'organisation. Les billets déjà vendus l'ont été pour moitié à des habitants de la région. Mais des Colombiens, des Australiens, beaucoup d'Anglais et d'Espagnols sont aussi annoncés. Une aubaine pour les hôteliers, privés de la clientèle d'affaires au mois d'août. La nouvelle centrale de réservation de l'office de tourisme en frémit déjà. Elle a enregistré une quarantaine de réservations pour les dates de la visite, alors qu'en général pour le mois d'août, les touristes appellent à la dernière minute. En plus, les profils sont œcuméniques: de la chambre d'hôte à l'hôtel trois étoiles.

Source 20minutes.fr Hélène Ménal

Le Pèlerin

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 00:44

 Toulouse Hier - Joueur d'orgue de Barbarie
joueur_orgues.jpg

Toulouse, notamment dans la première moitié du siè­cle dernier, aimait le chant. Que ce soit lors des événe­ments du Capitole ou plus simplement dans ses rues ou dans ses cours privées. Cette ville l'avait vraiment dans ses veines ; ici, au début du siècle der­nier, une famille de «gitanos» se trouve devant l'église de la Dalbade. Monsieur est à l'orgue... de Barbarie, tandis que Madame l’accompagne par une chanson.

Ces personnes étaient considérées effec­tuer un «petit métier» plutôt que la mendicité de rue. Si cette image évoque en vous des souvenirs, une anecdote, écrivez à  la Dépêche, rédaction locale, av. Jean-Baylet.

Rubrique réalisée en collaboration avec les Toulousains de Toulouse et amis du vieux Tou­louse (musée du Vieux Toulouse), 7 rue du May.

Chronique réalisée par Christian Maillebiau

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:07

Transports La commission d'enquête émet un avis favorable sur le tram, assorti de sérieuses réserves

Tram-Toulouse-Ligne-Garonne.jpg

 

La commission demande d'avancer le terminus au Palais de Justice et de ne pas pousser jusqu'au Grand-Rond.

Un feu vert qui tire quand même sur l'orange clignotant. La commission d'enquête publique sur la ligne de tram Garonne, qui doit relier les Arènes au Grand-Rond, vient de rendre un avis «favorable» au projet. Mais qui, à la lecture du rapport du commissaire enquêteur, François Boudin, fait plutôt figure d'accord de principe, donné du bout des lèvres. Il émet notamment trois réserves de taille.

Une station de trop. Le rapport demande que le terminus soit «ramené provisoirement» à la station Palais de justice «en raison du trafic très faible entre les stations Palais de justice et Grand-Rond». Sur cette portion, le tram transporterait «120 à 144 voyageurs durant les trois heures de pointe du soir», soit 5 à 6 voyageurs par rame en moyenne.

Un passage à niveau dangereux. Il est prévu que le tram, et lui seul, franchisse en souterrain le passage à niveau du boulevard Déodat-de-Séverac. La commission d'enquête «regrette que la solution de l'enfouissement de la voie ferrée n'ait pas été sérieusement envisagée». Pour elle, l'option retenue «est la plus dangereuse pour les usagers, notamment pour les élèves du lycée Déodat-de-Séverac empruntant le tramway, et la moins pratique pour la circulation urbaine».

La nécessite d'un retour d'expérience. Le rapport estime que les travaux de la ligne Garonne doivent attendre le 11juin «une fois établi un premier bilan d'exploitation de la ligne E [T1], pour vérifier la validité des hypothèses de fréquentation, de temps de parcours, et d'impact sur la circulation automobile».

D'autres critiques. Parmi les autres inconvénients de la ligne Garonne, François Boudin pointe un risque d'accroissement des difficultés de circulation en périphérie du projet, notamment sur la rocade ouest. Il suggère en outre que le dossier a été bouclé au pas de charge, au détriment des investigations.

Source 20minutes.fr Hélène Ménal

Le Pèlerin

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 08:44
Société - Regards d'ici sur l'Algérie de là-bas

 

 

 

 

manifestation-alger.jpg

Des manifestants font face aux forces de l'ordre dans les rues d'Alger le 12 février dernier.

 

Certains vont manifester samedi à Toulouse ; d'autres non. Mais les Algériens de Midi-Pyrénées sont tous attentifs au mouvement de révolte qui gagne le Maghreb.

Et un, et deux, et trois… L'Algérie sera-t-elle le troisième pays arabe à se démocratiser ? Beaucoup l'espèrent. Demain samedi, des Algériens de Midi-Pyrénées vont manifester à Toulouse pour participer, d'ici, au printemps arabe et soutenir l'opposition en marche à Alger.

Combien sont-ils dans la région ? Selon l'Insee, les Algériens représentent 9,5 % des 124 025 étrangers qui vivent en Midi-Pyrénées : 11 782. Ils sont moins nombreux que les Espagnols, les Italiens, les Marocains.

À la différence des Tunisiens, dont beaucoup sont issus d'une seule région, Sidi Bouzid, la première à s'être soulevée contre le régime de Ben Ali, les Algériens de Midi-Pyrénées viennent soit de Kabylie, à l'est, soit d'Oran ou de Mostaganem, des ports situées à l'ouest d'Alger.

L'immigration algérienne en France remonte à la Première Guerre mondiale : en Midi-Pyrénées, elle est plus tardive, et date de la décolonisation en 1962. Quelque 6 000 harkis ont été alors regroupés dans des camps, sur le Larzac dans l'Aveyron, Sainte-Livrade en Lot-et-Garonne, Puycelsi dans le Tarn.

Pendant les trente Glorieuses, des hommes seuls, hébergés dans des foyers, sont venus construire les cités de Toulouse, de Tarbes, d'Agen. La politique de regroupement familial leur a permis plus tard de faire venir femme et enfants.

La guerre civile algérienne, dans les années 1990, la misère paradoxale dans un pays bourré de gaz et de pétrole, ont provoqué une dernière vague de départs. Qu'ils soient de première, deuxième, troisième génération, les Algériens issus de l'immigration gardent pour la plupart des liens familiaux « au bled ». Ils partent en vacances, l'été, sur les rives de la Méditerranée. Regardent les informations et les matches de foot sur les chaînes satellitaires. Le téléphone arabe fonctionne toujours.

C'est avec inquiétude que les Algériens de Midi-Pyrénées suivent les événements qui se déroulent dans leur pays d'origine. Ils savent que le système politique algérien sera difficile à déboulonner. L'armée tient les rênes du pouvoir.

Une révolution, oui, espèrent-ils, mais dans la paix civile.

"L'aspiration à la liberté"

Hamid Demmou, chercheur au Laas, enseignant à l'université Paul-Sabatier de Toulouse. Il a de la famille en Algérie. Alors, forcément, ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée « l'interpelle ». Le Toulousain Hamid Demmou, enseignant à l'université Paul Sabatier et chercheur au Laas (Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes) a accueilli comme « une bonne surprise » et « un immense espoir » la chute des régimes autoritaires tunisien et égyptien. « La jeunesse arabe aspire depuis longtemps à la liberté, à la dignité, au travail. Et cette demande légitime n'était pas prise en compte par les gouvernants », observe-t-il. Ce scientifique reste mesuré quant au sort de l'Algérie. « Les Algériens souffrent encore des événements qui ont suivi la révolte de 1988, où le pays est certes passé du parti unique au multipartisme, mais où la tragédie a succédé à l'euphorie. L'aspiration à la liberté n'a pas disparu depuis. Le peuple en a tiré une leçon et ne veut plus revivre cette violence terrible. Je crois que le gouvernement pourrait maintenant amorcer un véritable changement, en faisant confiance au peuple algérien ».

Hamid Demmou regrette que pendant si longtemps on ait agité l'épouvantail de l'islamisme comme seule alternative aux régimes autocratiques du Maghreb : « L'Occident en porte une part de responsabilité ».

« Or, dit-il, la démocratie existe bel et bien dans les pays musulmans. La Turquie et l'Indonésie en sont les exemples ».

"L'espoir d'un changement"

Salah Amokrane, Tacktikollectif Toulouse. Il est le grand frère de Mouss et Hakim, les chanteurs au crâne rasé du groupe toulousain Zebda. Salah Amokrane, qui a grandi dans les quartiers nord de la Ville rose, est fortement impliqué dans l'action culturelle et la politique au sein de l'association Tacktikollectif : « C'est ici que je vis, c'est ici que j'agis ». Salah Amokrane suit néanmoins « avec la plus grande attention » ce qui se passe dans le pays d'origine de sa famille : l'Algérie, où il va parfois passer des vacances.

« J'ai le sentiment d'un mouvement de fond au Maghreb, d'une aspiration de toute la jeunesse à la liberté. Mais on sait qu'en Algérie, la situation n'est pas simple. Je garde tout de même espoir d'un changement dans ce pays qui m'est cher. On voit qu'une grande partie de l'opposition, très divisée jusqu'à présent, commence à se rassembler au sein de la Coordination pour le changement et de la démocratie. Cela me donne envie de voir ce qui va se passer ».

"Nous manifesterons en écho"

Mama Hammou, Toulouse. Petite, dynamique, volubile, Mama Hammou est conseillère déléguée au commerce non sédentaire à la mairie de Toulouse. Samedi, elle marchera devant le consulat d'Algérie, « en écho » aux manifestations qui se dérouleront à Alger ou Oran : « Ici, nous avons la chance de pouvoir manifester, alors nous le faisons ».

Grâce à un réseau de solidarité des femmes algériennes, Mama Hammou est arrivée à Toulouse dans les années 1990, des années noires pour l'Algérie en proie à une guerre civile qui a tué 200 000 personnes : « J'ai fui une situation très violente. À cette époque-là, on s'en prenait aux femmes et aux démocrates ».

Pour gagner sa vie, Mama Hammou a pu ouvrir un petit bazar dans le quartier d'Empalot à Toulouse. Le sens du commerce, une bonne dose d'intelligence, de l'énergie à revendre, mais aussi la faculté de s'indigner : « L'Algérie est un pays très riche : il y a 55 milliards de dollars dans les caisses de l'État, et rien n'est fait pour l'emploi ! Face aux suicides des jeunes, l'État est aveugle ! Les revendications des Algériens sont identiques à celles des Tunisiens ou des Égyptiens. Les gens en ont marre de la corruption massive et veulent la liberté ! »

Depuis Toulouse, Mama Hammou entend bien participer au printemps arabe : « Quand on a la chance de vivre dans un État de droit, on mesure l'écart qu'il y a avec un pays comme l'Algérie. Et c'est tellement criant qu'on ne peut pas l'accepter ». Cette femme révoltée croit que le nouveau combat des Algériens peut aboutir : « En Suisse, une pétition circule déjà pour geler les avoirs de Bouteflika, de sa famille et des généraux ».

"Un cauchemar en 1991"

Abdel Habitouche, du restaurant La Kasbah.. Ouverte en 1979 par le regretté Youssef, pérennisée par sa fille Karima, La Kasbah est un des plus anciens restaurants algériens de Toulouse. Dans un cadre délicieusement oriental, on y goûte une cuisine aussi raffinée que copieuse. Abdel y travaille depuis une dizaine d'années « et cela fait plaisir de voir le monde arabe qui bouge ! C'est venu du peuple, d'un sentiment intérieur, pas des partis politiques. »

Abdel observe ce qui se passe dans son pays d'origine : « Les gens aspirent au changement, mais ils ont peur : en 1991, après les élections, ça s'est terminé en un vrai cauchemar. Beaucoup de gens préféreront ne pas bouger plutôt que de risquer le même scénario. Et par ailleurs, en Algérie, les manifestants vont se retrouver avec l'armée en face. Pourtant, on a besoin d'ouverture sur le monde, de démocratie, de liberté de la presse… Voir un président de la République interrogé à la télé par les citoyens, c'est quelque chose d'impensable en Algérie ! »

Il veut revoir son pays

Ali Tebib, Gaillac. Manteau noir, ruban rouge de la Légion d'honneur, ruban bleu d e l'Ordre du Mérite : Ali Tebib, Gaillacois de 80 ans, ne sort jamais sans les honneurs de la République épinglés à sa boutonnière ; ce qui ne l'empêche pas de considérer que la « mère patrie l'a sacrifié ». Ali Tebib a vécu le drame des harkis, ces supplétifs musulmans de l'armée française : 42 500 ont trouvé « refuge » dans l'ancienne métropole, tandis qu'entre 70 000 et 150 000 se sont fait massacrer par le FLN en 1962.

Ali Tebib s'est enraciné dans le Gaillacois, au point que ce vieux monsieur très digne ponctue parfois la conversation de quelques « miladiou ». Notamment lorsqu'il évoque la venue du président algérien Bouteflika à Paris : « Il a traité les harkis de collabos, et cela, on ne l'oubliera jamais ».

Ali Tebib explique qu'il se tient à l'écart de la politique algérienne : « Mais ce que je vois et j'entends maintenant à la télévision m'ouvre les yeux sur ce qu'est devenu ce pays. Moi, tout ce que souhaite, c'est la liberté, pour pouvoir un jour revenir en Algérie, revoir le village où je suis né, et l'endroit où mon père a été tué ».

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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