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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 23:08

Algérie - Transport aérien : Une ligne Alger-Oujda

Royal Air Maroc lancera prochainement une desserte Alger-Oujda-Alger. Et dire que de hauts responsables algériens avaient annulé, à la dernière minute, le vol inaugural Oran-Oujda-Oran, initié par une agence de voyages de Tlemcen.
La ligne Alger-Oujda-Alger sera ouverte dans les prochains jours, si l’on se fie aux déclarations du président-directeur général de la Royal Air Maroc (RAM), Driss Benhima, qui vient d’annoncer le lancement de cette desserte à raison de deux vols directs par semaine : « Il existe actuellement 6 vols entre Casablanca et Alger. Nous allons en réserver deux pour une liaison entre Oujda et Alger », selon le premier responsable de la compagnie marocaine. Les prix seront concurrentiels, compétitifs et surprendront tout le monde… « Il y a quelques mois, une agence de voyages algérienne basée à Tlemcen avait annoncé en grande pompe l’inauguration de la desserte Oran-Oujda-Oran, à raison d’un vol tous les quinze jours. Les tarifs avaient été indiqués (20 800 DA) et des réservations faites. Curieusement, à deux semaines du premier vol, tout a été annulé sur instruction d’en haut », nous avait-on déclaré du côté de l’agence sans trop de précision. Notons que la ville d’Oujda (Maroc oriental) est distante de Maghnia de 28 km seulement.
Source El Watan C. Berriah
Le Pèlerin

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 23:09

 Tourisme médical
Un business sans frontières

Afin d’avoir un cadre juridique plus sûr, le commissaire européen à la Santé, Markos Kyprianou, compte présenter, un projet de directive «pour réglementer les prestations sur les soins transfrontaliers». Il vient d’en présenter les grandes lignes dans un entretien publié, lundi 5 février, par le quotidien Le Figaro. Avec ce texte, Markos Kyprianou entend notamment définir quand et comment un citoyen peut recevoir un traitement médical à l’étranger et quel système de sécurité sociale devra payer ces soins. En dehors des Pays-Bas, les 27 pays de l’Union européenne sont demandeurs d’un «cadre juridique plus clair», fait valoir Markos Kyprianou. Le commissaire à la Santé se défend de vouloir «libéraliser le secteur» et explique que seule «la jurisprudence de la Cour européenne de justice (CEJ) a créé cette concurrence, en particulier lorsqu’elle rappelle que les règles du marché intérieur s’appliquent aux services de santé». A ce sujet, la jurisprudence de la CEJ demeure relativement floue. En 2006, une patiente britannique a obtenu de la CEJ que le National Health Service réexamine son refus de la rembourser d’une opération des hanches subie en France en 2003.
Pour l’heure, le projet de directive n’en est qu’à ses débuts. Par ailleurs, la Commission réfléchit à la constitution de pôles européens de santé qui permettraient aux patients de mieux tirer parti des domaines de spécialité médicale propres à chaque pays. En effet, le tourisme médical explose. Chaque pays a sa spécialité. Opération du cœur en Inde, greffe du foie en Thaïlande, implants dentaires en Hongrie, réfection nasale en Tunisie, greffe de cheveux à l’île Maurice, chirurgie mammaire au Maroc et fécondation in vitro en Espagne. De plus en plus d’agences de voyages proposent des séjours «chirurgie-vacances» destinés à des clients soucieux d’économies, de rapidité et de discrétion. Partout, des tours opérateurs spécialisés proposent des offres qui associent «scalpels-safari» en Afrique du Sud, «bistouri-oasis» au Maroc et «lifting-plages de sable fin» en Thaïlande.
Des tarifs de 40 à 70% inférieurs à ceux des pays industrialisés
L’Inde est l’un des pays pionniers du secteur. Le tourisme médical aurait rapporté près de 300 millions d’euros en 2003, et pourrait peser près de 2 à 3 milliards d’euros d’ici à 2012, selon le cabinet d’études McKinsey.
Les premiers touristes médicaux étaient des patients des nations voisines : Népal et Bangladesh et du Moyen-Orient. Désormais, ils viennent de plus en plus des anciennes Républiques soviétiques, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis ou du Canada.
L’Asie du Sud-Est continue d’engranger de bons résultats. 700 000 patients étrangers sont soignés tous les ans en Thaïlande.
Le pays a ainsi généré près de 560 millions d’euros de revenus en 2005. L’Afrique du Sud et les pays du Maghreb ont également développé toute une gamme de soins qui vont de l’opération de la cataracte au Maroc à la chirurgie plastique en Tunisie et en Afrique du Sud.
La Hongrie et la Roumanie se sont, elles, spécialisées dans les séjours dentaires, recherchés de plus en plus par les patients en raison de l’explosion des prix dans les cabinets dentaires en Europe de l’Ouest.
Pourquoi New Delhi plutôt que Londres ou Berlin ? Cet engouement s’explique d’abord par des prix alléchants. Les tarifs sont en moyenne de 40 à 70% inférieurs à ceux pratiqués dans un pays industrialisé : une chirurgie cardiaque coûte 30 000 dollars aux Etats-Unis tandis qu’elle coûte 6 000 dollars en Inde. Refaire les seins va de 15 000 à 20 000 dollars aux Etats-Unis, tandis que cette opération revient à 2 500 dollars en Thaïlande.
Pour un acte dentaire de 300 à 400 dollars aux USA, son équivalent en Inde est de 20 à 40 dollars. Un lifting complet du visage (voyage et hôtel compris) peut coûter 4 500 dollars en Afrique du Sud, moitié moins qu’en Occident. Reste un obstacle de taille : la crainte des problèmes opératoires. Qui assurera le suivi des actes en cas de complication, une fois le patient rentré chez lui, dans son pays ?
A terme, les hôpitaux étrangers, et notamment indiens, cherchent à mettre en place un système international d’accréditions avec une certification-qualité.
Les assurances privées les encouragent d’ailleurs à apporter ces gages pour convaincre les patients de venir s’y soigner. De quoi réaliser de substantielles économies !

Source : Le Figaro

Le Pèlerin 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 23:36

Marrakech, ou les limites du tourisme industriel - Razzia sur les Riads

 

La crise financière mondiale ne semble pas avoir affecté “la ville rose”, qui continue  à recevoir des flux touristiques impressionnants, du moins pour le moment. Mais les spécialistes du tourisme craignent des lendemains sombres pour Marrakech, au regard, non seulement des réalités internationales, mais aussi et surtout  de la gestion même  du produit Marrakech.

La ville a été rendue célèbre par les noms qui y ont séjourné. De Churchill à Jacques Chirac, en passant par les stars d’Hollywood, la ville doit surtout sa réputation au fait que le roi Hassan II l’ait choisie pour établir son QG en raison de ses ennuis de santé (asthme).
L’hôtel Mamounia est devenu un passage obligé pour toutes les célébrités du monde. Cet établissement, actuellement fermé pour travaux, a fait des émules et, partout autour de la ville, on y trouve des “petites Mamounia” qui poussent comme des champignons.
La ville, qui avait cette particularité d’être la seule oasis située au nord du Sahara, a utilisé cet atout à outrance, faisant pousser des palmiers importés de partout et imposant la couleur rose à toutes les bâtisses. C’est joli, c’est exotique et puisque les touristes en raffolent, il fallait leur mettre plein la vue.
Sur place, les endroits les plus visités restent la mosquée Koutoubia avec son imposant minaret et la place Djamaâ Lefna. Pour le reste, il y a la vieille ville, avec ses dédales, son quartier juif et ses Riads, ces demeures luxueuses cachées par des murs anonymes, qui les rendent invisibles et donc indifférentes des autres, de l’extérieur.
Ce côté mystique et mystérieux de la ville constitue un argument de vente du produit Marrakech, avec toutes les légendes entourant les “sept saints de la ville”, son histoire, son folklore.
Les Riads que comptait la ville ont fait l’objet d’une razzia des promoteurs immobiliers européens qui ont mis le paquet pour tout rafler. Quelques coups de pinceau et cela devient un palace luxueux où tous les plaisirs sont permis. La pression sur l’immobilier est telle que tous les coups sont permis. Avec la complicité de responsables corrompus, tout s’achète. Des quartiers entiers sont passés entre les mains de promoteurs étrangers prêts à tout pour accaparer la ville.
Ce rush des promoteurs immobiliers européens n’a pas concerné que les Riads. C’est toute la ceinture de la ville qui voit pousser de nouveaux immeubles à l’européenne. Marrakech cède au modernisme : des boutiques de grandes marques et autres résidences de luxe sortent de terre et transforment le visage de la “ville rose”. Les autorités locales ont préféré appeler cette nouvelle agglomération Guiliz, histoire de la distinguer de la vieille médina.
Le tourisme industriel a fait que les hôtels se disputent la place aux habitations, au point où des îlots entiers sont squattés par des hôtels. La pression est tellement forte que les nouveaux hôtels sont édifiés toujours un peu plus loin de la ville, ce qui donne lieu à de gigantesques complexes touristiques sans âme. Et tous ces complexes déversent, par le biais d’une noria de bus, leurs flots de touristes, sur la vieille ville, créant des embouteillages monstres.
L’engouement des touristes pour tout ce qui est folklorique, exotique et original est, ici, exploité à l’échelle industrielle. Ainsi, à une trentaine de kilomètres de la vieille ville sont érigés, en plein désert, des palaces ressemblant à ceux des Mille et Une Nuits, où les touristes sont servis à satiété : méchouis, baroud, fantasia, jusqu’au tapis volant d’Aladin.
De gigantesques kheimas sont édifiées dans un décor à la hollywoodienne. Le tout pour accueillir chaque soirée des milliers de touristes à qui on oblige, dès la muraille d’entrée, des photos qui seront payées en cours de soirée. Des mannequins et autres danseuses sont là pour meubler le décor et déplumer davantage les visiteurs d’un soir. À la fin de la soirée, c’est un véritable barrage qui se dresse au sortir des palaces pour vous faire payer les photos prises sans votre accord.
C’est, d’ailleurs, le même concept à la place de Djamaâ Lefna : là où vous posez le regard, là où vous voulez prendre une photo, il faut payer. Même le serveur d’eau vous fera boire dans sa tasse en cuivre pour vous exiger de payer ensuite. Les dresseurs de singes et autres dresseurs de cobras. Il y en a même qui se sont résolus à exhiber des cobras en plastique.
La place de Djamaâ Lefna, célèbre pour son animation populaire, perd, de jour en jour, de son originalité. Jadis, les Marrakchis, après une sieste sacrée, s’y retrouvaient pour s’amuser et donner libre cours à leurs sentiments et leurs talents. Aujourd’hui, les artistes, les magiciens et autres diseurs de bonnes paroles ont cédé la place à de piètres figurants qui s’agitent au regard du premier touriste.
La vieille ville perd, de jour en jour, son charme, croulant sous le poids du tourisme de masse. La mode des Riads a attiré des investisseurs d’un genre nouveau qui ont pris le contrôle de toute la ville au point où il ne reste plus, pratiquement, de Riads à vendre.
Du coup, ces investisseurs, aidés par une administration locale corrompue, se sont rabattus sur des vieilles bâtisses qu’ils ont démolies, pour y construire de faux Riads, et les proposer aux Européens charmés par cette idée d’avoir un palace digne des Mille et Une Nuits pour l’équivalent du prix d’un trois-pièces en banlieue européenne.
L’un des rares Riads de la vieille ville a échappé de justesse à la razzia des investisseurs européens, qui ont tout fait pour l’acquérir, allant jusqu’à acheter tout le quartier qui l’entoure. Propriété d’un ancien vizir, qui l’avait édifié pour ses nombreuses femmes et concubines, il est actuellement un des lieux les plus visités de Marrakech. Il n’a dû son salut qu’à l’intervention d’une des princesses qui connaît les propriétaires de la demeure.
Mais l’affaire des Riads commence à prendre des proportions inquiétantes, poussant le gouvernement marocain à sévir. Pas moins d’une centaine de Riads ont été fermés ces derniers temps. Leurs nouveaux propriétaires les ont transformés en maisons closes. Drogue, prostitution et pédophilie collent, désormais, à l’image des Riads, ces maisons luxueuses, cachées derrière des murailles anonymes.
Cette situation risque de faire tâche d’huile. D’autres villes anciennes du Maroc sont dans la cible des promoteurs immobiliers. À Fès, ancienne capitale du royaume, les propriétaires des Riads se sont organisés en association pour empêcher que leur ville ne subisse le même sort que Marrakech.
Le produit Marrakech continue à drainer de nombreux touristes, surtout durant le printemps, en dépit de la crise financière mondiale, et ce, en raison des tarifs pratiqués par les agences de voyages européennes, qui proposent des séjours, tous frais payés, à moins de 500 euros la semaine.
Le petit aéroport de Marrakech, Manara, est plein à craquer. Dès l’aube, tous les vols affichent complet. La flotte marocaine étant insuffisante, on fait appel à des avions affrétés, sans compter les multiples compagnies charters. Tant pis si le surbooking fait quotidiennement des victimes et si les chaînes interminables se forment devant les guichets et auprès des agents de la police des frontières. L’essentiel c’est que le produit se vende bien, qu’il soit à la portée des bourses européennes.
Mais pour combien de temps ? Personne ne le sait. Les Tunisiens ont déjà usé à fond cette formule jusqu’à essoufflement. Ils sont actuellement en train d’innover en introduisant de nouvelles offres, telles que le tourisme thermal ou encore le tourisme médical.
À force de chercher à ramener le maximum de touristes à Marrakech, on est en train de vider la ville de son âme en la remplaçant par des hôtels et autres résidences-appartements. Au train où vont les choses, la ville se videra de ses habitants, de ses habitations, au profit des nouveaux projets hôteliers et immobiliers.

 

Source Liberté Azzeddine Bensouiah

Le Pèlerin

 

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 23:11

Le Tourisme sexuel au Maroc mis a nu

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Le tourisme sexuel et la pédophilie au Maroc, plus précisément à Marrakech, continuent de mettre le feu aux poudres. Après le reportage intitulé « Le prix d’un enfant » diffusé le 19 janvier dernier sur la chaîne de télévision espagnole Antena 3, c’est au tour du magazine français d’investigation « Enquête exclusive » de tirer la sonnette d’alarme.

Diffusé sur la chaîne de télévision française M6 avant-hier soir, 19 mars 2006, ce reportage présenté par Bernard de la Villardière, a comporté trois parties : « Internet et tourisme sexuel : les enfants menacés », « Forum 68 : les gendarmes traquent les pédophiles » et « Pédophilie : la filière marocaine. » A l’instar des journalistes espagnols, les journalistes français ont eu aussi fait de l’investigation à l’aide d’une caméra cachée pour mettre à nu la prostitution infantile au Maroc.

Se faisant passer pour de simples touristes, les reporters ont dévoilé une autre facette de la ville ocre tant bourrelée d’éloges. Ils ont montré qu’ils ont été accostés par des rabatteurs, qui insistaient pour leur "livrer" des enfants, filles ou garçons, prêts à se prostituer. L’image d’un proxénète marocain proposant une fillette de 8 ans pour environ 150 euros, a choqué d’aucuns à plus d’un titre. Rien d’étonnant. Le tourisme sexuel au Maroc et précisément à Marrakech et Agadir n’est plus un secret, mais une réalité avérée.

La première partie de l’enquête a révélé que les enfants sont le plus souvent victimes de prédateurs de tout genre qui les exploitent soit pour des photos, films pornographiques sur Internet, prostitution, tourisme sexuel... La diffusion d’images pédopornographiques sur Internet, toujours selon le reportage, augmente depuis 2003, de près de 20 % par an. Dès lors une interrogation fuse : Comment protéger les mineurs de ces agressions et de la diffusion d’images pornographiques ? Cette question devrait être une préoccupation majeure pour les services spécialisés de la police et de la gendarmerie et les associations de protection de l’enfance. Cependant, les journalistes français ont démontré que la cybercriminalité pédophile est très difficile à combattre du fait qu’Internet se joue des frontières, que le haut débit favorise les échanges d’images et que les pédophiles se déplacent dans le monde entier. Ces criminels n’ont aucun profil type : ils sont de tous âges, de toutes classes sociales, de toutes nationalités. Le danger est bel et bien réel et des méthodes de traque doivent être adaptées en permanence. Les parents doivent également être très vigilents pour protéger leurs enfants qui peuvent être contactés ou bombardés brutalement d’images choquantes en surfant sur la toile.

Haro sur la prostitution infantile

Dans « Forum 68 : les gendarmes traquent les pédophiles », une enquête exclusive qui dévoile le travail d’investigation des gendarmes et des policiers spécialisés, de la surveillance des sites sensibles sur Internet, au démantèlement d’un réseau. Comment démasquer les pédophiles ? Comment remonter les filières ? Comment traquer dans le monde entier ces prédateurs qui agressent les enfants ? Tout commence en Pologne en 2001 : le journaliste polonais, Jacek Blaczick, infiltre un réseau criminel pédophile qui soudoie des parents dans un petit village afin qu’ils « vendent » leurs enfants pour réaliser des images pornographiques... L’un des membres les plus dangereux du réseau est français : « Tom ». Pour « Enquête exclusive », Jacek Blaczik et Jean-Claude Fontan vont poursuivre l’investigation, piéger « Tom » en se faisant passer pour des hommes en quête d’enfants. Avec une caméra cachée, ils découvrent que « Tom » veut organiser un trafic d’enfants en Europe. Ce bon père, bon mari s’apprête à enlever une petite fille pour un « client pédophile » lorsque les gendarmes l’arrêtent. Quelques semaines plus tard, c’est l’opération « Forum 68 », un coup de filet spectaculaire, plus de 80 personnes sont interpellées, 153.000 photos et 350 films saisis. 62 personnes seront finalement mises en examen. Parmi elles, 20 mineurs et beaucoup d’individus « sans histoire », inconnus des services de police.

La Thaïlande n’est pas loin

La troisième partie de l’émission montre aisément qu’au rythme où vont les choses au Maroc, ce pays pourrait succéder facilement à la Thaïlande et aux Philippines en matière de tourisme sexuel. En effet, les affaires impliquant des mineurs se sont multipliés ces derniers mois et les autorités ne sont même pas armées pour protéger les enfants, pour dissuader ou punir leurs agresseurs. Pour « Enquête exclusive », Jean-Claude Fontan et Arnaud Levert retracent le parcours de ces criminels, amateurs de jeunes, qui profitent de la misère et de l’ignorance pour abuser des enfants. Avec Karim, journaliste marocain qui a enquêté sur toute l’affaire, ils ont suivi les traces du « Belge ». Ce ressortissant européen photographiait des jeunes filles dans une maison d’Agadir. Interpellé par la police marocaine, le « Belge » est simplement prié de quitter le pays. La police arrête 13 jeunes filles dont plusieurs mineures et les met en prison. Pour « Enquête exclusive », l’une des jeunes victimes d’Agadir témoigne. Son histoire avec les associations locales qui tentent de lutter contre ce phénomène a été reconstituée. En caméra cachée, les journalistes sont pratiquement pris d’assaut par des « fournisseurs d’enfants » dans la ville ocre.

Ce genre de comportement est monnaie courante, explique Najat Anouar, présidente de l’association « Touche pas à mon enfant » aux journalistes français. Et d’ajouter : « Pour l’heure, la police marocaine procède à des arrestations efficaces mais ce n’est pas assez. Pis encore, les procédures contre les étrangers restent très rares, du fait que les autorités craignent de porter préjudice au tourisme en ternissant la réputation du pays. » Là où le bât blesse, c’est que des associations qui ¦uvrent pour sauver les enfants marocains de la dépravation existent, mais elles restent impuissantes toutes seules face à cette situation alarmante. Il est grand temps de sortir la ville ocre et Agadir de la débauche patente qui y sévit en se prémunissant d’outils juridiques à même de combattre ces abus et vices.

Source : Albayane
  

Le Pèlerin

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 23:27

Des millions de touristes la visitent chaque année

Djerba ou le voyage du bout du monde


Tabarka, Nabeul, Sousse, Hammamet sont en Tunisie des stations balnéaires connues et reconnues au niveau mondial comme autant de références touristiques. Les limites de la performance sont encore poussées plus loin à Djerba. Suivez le guide...
L’île aux Mosquées. Djerba compte près de 400 mosquées alors que sa superficie est de 514 km². L’histoire de cette terre tunisienne qui s’est détachée du continent il y a un million d’années, est intimement liée à ses mosquées. Lieux de culte certes, mais aussi de refuge contre les envahisseurs qui n’ont pas manqué depuis la nuit des temps. Leur architecture fortifiée sur des sites perchés, près des côtes pour mieux surveiller, du minaret, l’arrivée de l’ennemi, témoigne de la vigilance et de la crainte dans lesquelles ont vécu les habitants de l’île durant toute leur histoire. Refuges mais aussi points d’eau car à Djerba le principal problème est la rareté de l’eau. Le sous-sol en est si pauvre que les Djerbiens ont développé un ingénieux système de récupération d’eau de pluie en forme de citernes qu’ils appellent «feskias». Une eau de pluie qui, elle aussi, tombe chichement. Le climat est steppique. En été, il fait très chaud. Les 40 degrés Celsius font partie de la «normale saisonnière». Le sol est rocailleux et plat - le point le plus élevé est à 55 mètres - où l’olivier et le palmier résistent et sont toute la richesse agricole de l’île.
C’est de cette terre «du bout du monde» comme la qualifient beaucoup de voyageurs que les Tunisiens ont fait un coin de paradis. Ils en ont fait une zone touristique d’excellence qui n’a pas d’équivalent dans le monde. C’est dans les années 60 que Djerba a commencé sa nouvelle vie. 10km pris sur sa bande littorale de 125km ont suffi pour la métamorphose. Là s’étalent les palaces et hôtels les plus luxueux au monde. Cette petite partie de l’île dispose de toutes les activités connues, à ce jour, dans le domaine touristique. De la planche à voile au jet-ski en passant par le golf et la thalassothérapie; rien n’a été oublié pour contenter les goûts des touristes les plus exigeants. Une intense et ininterrompue activité règne sur cette zone côtière. Des millions de touristes venus principalement d’Europe y sont déversés par les tour-opérateurs, chaque année. «Les hôtels sont déjà réservés et ont fait le plein pour l’été 2009», nous apprend, non sans une légitime pointe de fierté, le commissaire régional de l’Office du tourisme tunisien à Djerba, M.Essayem Mohamed. Une pointe de fierté qui nous prend à notre tour quand on apprend qu’il a bénéficié d’une formation à l’Institut de l’hôtel Aurassi à Alger, au début des années 80. La fonction qu’occupe M.Essayem, fait de lui une importante personnalité, sinon la plus importante de l’île, tenant compte de tout le poids du tourisme dont, d’ailleurs, elle dépend totalement.

L’élevage de crocodiles

Si la zone touristique est «ramassée» sur une bande de 10km, en retrait de toute agglomération, cela ne signifie nullement que ses profits restent intra muros. Quand bien même les touristes y soient traités avec une extrême attention où les moindres de leurs désirs sont aussitôt satisfaits, ils ne résistent guère à faire des escapades dans tous les coins de l’île, à la recherche du pittoresque, des mœurs et coutumes de la région et de bien d’autres besoins comme les musées, l’artisanat ou la gastronomie locale. Le pittoresque, les touristes le trouvent à la presqu’île des flamants roses ou à la ferme aux crocodiles. Une ferme où sont élevés des centaines (400 selon le guide) de ces grands reptiles destinés à l’exportation. Pour les passionnés d’histoire, la plupart des musées sont à ciel ouvert. Que ce soit les ruines de la forteresse byzantine de Gightis ou les vestiges de la cité carthaginoise de Meninx ou encore la forteresse de Borj El Kébir datant du XVe siècle, il n’y que l’embarras du choix pour les visites mémorielles. Pour la découverte de l’artisanat local, la visite du musée des arts et traditions populaires installé dans une ancienne zaouia n’est pas vraiment indispensable. Les touristes trouvent l’équivalent dans le grand centre de Houmt-Souk, une ville pas très loin de la zone touristique et où l’on peut, contrairement au musée, acheter divers objets façonnés par les mains habiles des artisans djerbis. Dans cette même ville, on trouve nombre de restaurants modestes qui changent du luxe des palaces, où séjournent les touristes qui viennent là pour déguster simplement les plats de la région. Les restaurants proches de la pêcherie acceptent même, pour les clients qui le désirent, de griller à la braise les poissons qu’ils auront ramenés avec eux. Tout près d’eux, sont alignées des terrasses de café qui offrent leur spécialité de jus de fruits pressés. Toute une série d’activités nées avec l’essor du tourisme que connaît l’île
.

L’île de toutes les religions

Un centre où les touristes grouillent. Ils vont, viennent, achètent quand d’autres prennent des photos. Ils sont relax, les Djerbis leur sourient, les invitent, les conseillent. Aucun pickpocket n’est signalé. Nous posons la question à M.Essayem. «La délinquance zéro n’est nulle part possible mais je peux vous affirmer qu’elle est ici très exceptionnelle», nous répond-t-il. Il faut dire que les Djerbis dans leur ensemble sont conscients de l’importance du tourisme pour leur région et de la manne financière qu’il procure. D’ailleurs la quasi-totalité de la population (140.000 habitants) vit au rythme de ce tourisme. Que rapporteraient les poteries de Guelila sans les touristes? Ou les ateliers de tissage répartis dans l’île? Que deviendraient les commerces de Houmt Souk?
Bref, une bande de 10km où a été implantée la zone touristique, a créé le «boum» économique qui s’est répandu jusqu’aux coins les plus reculés de cette terre désertique. Mais bien avant les années soixante où virent le jour les premiers hôtels, les Djerbis ont toujours cultivé la tolérance et la cohabitation. Si nous avons évoqué plus haut l’existence de centaines de mosquées, il faut y ajouter la célèbre synagogue «la ghriba», qui, selon la tradition remonterait à la destruction du temple de Jérusalem en l’an 565 avant J.-C. bien que sa construction actuelle date du siècle dernier. Ce ne sont pas seulement les juifs de Djerba qui s’y rendent mais tous les juifs sépharades où qu’ils se trouvent dans le monde. Les chrétiens ne sont pas en reste avec leur église érigée à Houmt Souk. Musulmans malékites, ibadites, sunnites, juifs et chrétiens vivent leur religion en paix et en parfaite entente dans ce petit carré de terre lové dans le golfe de Gabès.
Si bien lové qu’il s’en trouve protégé de la furie des vagues de la Méditerranée. La mer est toujours calme sur les plages de Djerba. Si calme que la température de l’eau y est proche de celle de l’extérieur. Une terre où le silence est absolu et la pollution nulle. Le ciel est d’un bleu azur comme on n’en voit plus ailleurs depuis l’ère industrielle.
Ce petit coin de paradis est l’œuvre des Tunisiens qui y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Au manque d’eau chronique, ils n’ont pas hésité à en ramener du continent par une canalisation qui longe la voie d’accès terrestre longue de 7km et qui porte le nom de «chaussée romaine» parce que, précisément, elle date de cette époque bien qu’elle ait été consolidée et aménagée depuis. Une voie d’accès peu connue par le grand public à l’étranger.
Le ferry, qui fait traverser le chenal aux visiteurs, bénéficie de plus de notoriété. Il est bien entendu possible d’y venir également par avion. En une heure de vol depuis la capitale Tunis, on atterrit à l’aéroport international de Djerba-Zarzis où les jets privés côtoient les avions de ligne.
Des jets privés de nombreuses célébrités qui ont jeté leur dévolu sur cette île du bout du monde. Ils y trouvent les douceurs du farniente dans l’anonymat garanti.
Certains y ont même construit ou acheté leur résidence secondaire. Nous avons rencontré beaucoup de touristes qui nous ont affirmé être des habitués et qui viennent 3,4 et 5 fois par an à Djerba. A l’île des rêves, comme ces habitués la désignent.
Toute la performance et l’expertise des Tunisiens en matière de tourisme sont là. Ils ont réussi à faire d’un coin du désert un site paradisiaque. Belle prouesse!

Source l’Expression

Le Pèlerin

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 23:02

La malédiction de Toutankhamon

 

Découvertes maudites, malédictions divines, morts mystérieuses : comment les croyances populaires et la presse de l'époque ont réussi à créer de toutes pièces une histoire de malédiction qui, plus de 80 ans plus tard, est toujours évoquée

 

Toutankhamon est un nom qui vous est familier ? Pas étonnant car son histoire est internationalement connue. Pourquoi ? Parce que son tombeau est intact le jour de sa découverte par Carter le vendredi 17 février 1923. Et si vous le connaissez si bien, c'est aussi grâce à la fameuse rumeur qui l'accompagne, la malédiction de Toutankhamon qui aujourd'hui fascine encore. ?Mais ce récit est une légende contemporaine et pour mieux la comprendre, reprenons, depuis le début, cette histoire qui a fait de l'archéologie une science passionnante et mystérieuse.

Les fondements de la légende 

Il existe quelques versions de l'histoire de cette malédiction, mais certains faits communément rapportés sont eux très justes car validés par les carnets de notes que remplissait quotidiennement Howard Carter, l'archéologue qui a découvert le tombeau de Toutankhamon. Quelques passages-clés du mythe...  

La peur de violer une tombe

Avant la découverte du tombeau, quelques membres de l'équipe de Carter, financée par Lord Carnarvon, commencent à se demander si leur quête est réellement fondée et s'ils ont droit de violer les lieux où les morts reposent en paix. Cette idée leur vient sans doute de leur propre culture et aussi du discours des ouvriers égypties qui travaillent pour eux. Sans cesse, ils leur répètent que s'ils trouvent de l'or ils trouveront aussi la mort?

L'affaire du Canari

Howard Carter, jeune égyptologue déjà renommé, apporte sur le campement un canari dans une cage dorée. Le jour de l'ouverture du tombeau (une semaine après sa découverte), au matin, un cobra se glisse dans la cage et avale le canari. Le cobra est considéré en Egypte comme un symbole divin et immédiatement, tout le monde y voit un très mauvais présage. 
L'anecdote du canari est un fait avéré, on lui a accordé une grande importance car les cobras sont très rares en Egypte, surtout en hiver. Rationnel et peu superstitieux, Carter décide malgré tout de pénétrer le tombeau et ses différentes chambres. 
Pour l'archéologie de l'Egypte, ce jour est a marquer d'une pierre blanche, il pénètre dans le richissime tombeau de Toutankhamon, resté intact depuis sa fermeture. 

Une inscription dissuasive et la première mort mystérieuse


Aux quatre coins du monde, la presse rapporte que les archéologues sont maudits mais prévenus par une inscription gravée à l'entrée du tombeau du pharaon, "la mort touchera de ses ailes celui qui dérangera le Pharaon". Puis seulement cinq mois plus tard, Lord Carnarvon décède brutalement à l'hôpital du Caire, accompagné d'une étrange coupure d'électricté qui plonge la ville dans l'obscurité. S'ensuit une série de morts aussi violentes que mystérieuses.


Une légende créée de toutes pièces
 

Maladies foudroyantes, accidents intrigants, pour qu'une légende tienne son rang, il faut de l'inexplicable.
Et la presse s'en est plus que largement chargé, c'est elle qui a monté cette pseudo-malédiction. Tout d'abord, l'inscription tant diffusée n'a jamais figuré dans le tombeau, c'est une pure invention.
Mais ce mensonge n'a pas étonné car il est cohérent avec les avertissements des ouvriers égyptiens et il trahit les convictions de l'époque : pénétrer dans une tombe, même si le but poursuivi est scientifique, est un acte réprouvé par la morale et condamnable.

L'explication scientifique
 

Morts surnaturelles, vengeance du pharaon, renaissance d'un virus âgé de plusieurs millénaires ?
De quoi sont morts les découvreurs de Toutankhamon ?
Si malédiction il y a, pourquoi certains membres de l'équipe et les nombreux visiteurs ont-ils été épargnés ?
La réponse a été donnée en 1985, au cours de la restauration de la momie de Ramsès II. Son analyse a mis en évidence la présence de champignons toxiques pour l'Homme. Or, grâce aux descriptions de l'archéologue Carter, on sait que les chambres du tombeau étaient recouvertes de champignons qui rendaient l'air irrespirable. Au lieu d'une malédiction on devrait davantage parler d'une maladie des archéologues, la "pneumonie à précipitines", se traduisant par une pneumonie très grave. Donc le jeune pharaon Toutankhamon avait bien moins l'esprit vengeur que la presse de l'époque ! La malédiction de Toutankhamon a passionné de longues années. De nombreux romans s'en inspirent et le mythe reçoit toujours le même succès auprès du jeune public. Mais l'Egypte et son histoire n'ont pas besoin de malédiction pour nous faire rêver.

Source l'Internaute Savoir
: L'Egypte des Pharaons

Le Pèlerin
 

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 23:26

Maroc - Tourisme au Maghreb : Agadir a la cote !


Agadir se présente dans les brochures touristiques comme la perle du sud marocain ». Une corniche en construction, des centres commerciaux, de grands hôtels sortant de terre en font l’une des destinations les plus prisées. C’est le paradis des investisseurs qui construisent à tout va, un paradis pour retraités et des jeunes branchés ainsi que les fanas du farniente... Devant l’hôtel Sofitel, des cars déversent des touristes lourdement chargés.

Situé dans la superbe baie des palmiers, cet hôtel est un véritable joyau de la côte atlantique à 25 kilomètres de l’aéroport international et à 10 minutes du centre-ville. Cet hôtel, 5 étoiles, réunit les traits architecturaux de la Casbah avec des éléments décoratifs raffinés et modernes. Avant de passer à la réception, on est accueilli par un homme vêtu d’un habit traditionnel, affalé sur de grands matelas ou adossé à des coussins, et qui chante gnawi. Il ne cesse de répéter entre deux chansons « Marhaba bikoum fi Soufilat... » Le visiteur est déjà dans l’évasion, le rêve et le dépaysement.

La concurrence entre les hôtels de luxe est si importante que chacun a son truc pour attirer ou accrocher la clientèle. L’entreprise d’informatique et d’électronique multinationale d’origine américaine Hp a choisi d’y organiser un séminaire. Ses invités sont ravis du décor et de l’ambiance estival, même si la réunion est plutôt axée sur l’amélioration des performances. Agadir séduit par sa capacité à marier les genres et les couleurs. Tout au long de la corniche, des couples déambulent et des familles contemplent la mer quelque soit son état, calme ou légèrement agitée. Un enfant dessine un petit cœur sur le sable que le ressac va vite effacer. Des marchands ambulants proposent des crèmes solaires aux touristes, qui abandonnent leurs corps aux caresses du soleil. Tout au long de cette longue corniche, des haltes sont possibles pour siroter un cocktail de jus de fruits frais, un thé à la menthe ou manger une coupe de glace à la fraise ou au chocolat. Le soir, le coucher de soleil sur l’Atlantique contribue à émouvoir la sensibilité et l’imagination : quel spectacle que celui du soleil et de la mer réunis ! On ne veut pas perdre une miette du déclin de la boule de feu grossissante et rougissante. Une femme ne résiste pas à l’envie d’immortaliser ce moment en filmant des séquences.
La vallée des oiseaux est un havre de paix pour les amateurs de la nature. Bananiers, bougainvilliers, lauriers roses, agrémentent ce petit zoo très agréable où évoluent dans des enclos chèvres, lamas, mouflons, autruches. Un tunnel grillagé permet de pénétrer au cœur de la grande volière qui abrite quelques flamants roses, canards et autres volatiles. Agadir avec ses 25 000 lits d’hôtel est le centre touristique le plus important du pays. La majeure partie de la population vit du tourisme, de l’industrie de la pêche et d’autres activités industrielles légères. Un petit train vous permet de faire un circuit dans la ville. Les magasins pour touristes sont partout. Il est conseillé de ne pas payer tout de suite chaque prix annoncé. La réduction des coûts est souvent considérable par un subtil marchandage. La destination touristique Maroc fait face à une vague de tourisme de masse d’origine européenne, qui déferle vers le bassin méditerranéen, pour venir lécher sa rive sud. Cette nouvelle vague va amener avec elle une demande spécifique qui a tendance à préférer un produit plus ou moins stéréotypé : le séjour balnéaire en groupes organisés et contrôlés par de puissants tours opérateurs. Très vite, le tourisme marocain, malgré ses riches potentialités, a basculé vers le littoral. La proximité du Maroc et la possibilité d’utiliser la voiture pour effectuer le voyage via l’Espagne ont joué un rôle primordial dans ce sens. Le Maroc a longtemps été un lieu de fréquentation touristique en été. juillet et août correspondent à un pic très net, l’équivalent 30% des arrivées annuelles. Les courbes des variations saisonnières démontrent, aujourd’hui, une intéressante évolution de cette « saisonnalité ». On voit, en effet, l’atténuation progressive de la pointe estivale, au profit de l’apparition puis la confirmation d’une deuxième pointe, correspondant aux mois de printemps, qui de secondaire devient principale.

Source El Watan

Le Pèlerin

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 23:44

La Tunisie

Située en Afrique du nord, entre l'Algérie et la Libye, la Tunisie est réputée pour son climat privilégié et ses plages de sable fin. Mais elle ne devrait pas être réduite à ça. Ce pays, où flotte un doux parfum de jasmin, d'effluves de harissa et de thé à la menthe, possède d'autres atouts.




En vous promenant dans les souks et dans les rues étroites des médinas, vous tomberez sous le charme des villes tunisiennes :

Tunis, Hammamet, Sousse... Un verre de thé à la menthe à la terrasse d'un café, deux... non, plutôt trois délicieuses pâtisseries au goût de miel et de fleur d'oranger, et vous constaterez vous-même que le bonheur ne tient pas à grand chose.




 

De Tunis à Tataouine, la Tunisie réserve des paysages surprenants et variés. Terre foulée par diverses civilisations (punique, romaine, chrétienne...), la Tunisie regorge de sites archéologiques exceptionnels dont celui de la célébrissime Carthage. Mais ce sont de loin les Arabes musulmans qui ont forgé le patrimoine culturel de la Tunisie. Les musées abritent des mosaïques et des objets vieux de près de deux mille ans.


Enfin, les plus sportifs pourront s'adonner à diverses

activités sportives dans un cadre superbe. Les aventuriers seront tentés de faire une excursion dans l'impressionnant désert du Sahara

 

Source l’Internaute

 

Le Pèlerin

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 23:49

40 livres sterling de plus (environ 600 DH) pour chaque passager au départ de l’aéroport londonien Heathrow vers le Maroc.

 

Une taxe instituée depuis peu par l’autorité aéroportuaire du Royaume-Uni envers toutes les compagnies extracommunautaires. La nouvelle redevance est versée à l’aéroport londonien. Une mesure qui n’est pas pour plaire au management de Royal Air Maroc (RAM). D’autant plus que pour rester compétitive, la compagnie a décidé de ne pas répercuter cette taxe sur les tarifs passagers, précise-t-on auprès de RAM.

A noter au passage que la fréquence des vols de et vers Londres a évolué ces dernières années. En témoigne la ligne Marrakech-Londres, qui a connu le plus
important développement. A elle seule, cette liaison est passée d’une desserte de 8 fréquences/semaine en 2003 à près de 46 fréquences/semaine dès fin 2006. C’est dire l’impact de la redevance passager de Heathrow. Des frais en plus dans une conjoncture des plus difficiles. Rappelons que les nouveaux records du prix du pétrole (à plus de 130 dollars le baril) menacent les résultats 2008 de RAM. A elle seule, la facture carburant fait augmenter les charges de 60% en 2008. Par ailleurs, l’arrivée de nouvelles compagnies, à bas cout notamment, s’est traduite par une grande concurrence et une baisse des tarifs sur les vols vers Casablanca.

A tous ces facteurs conjoncturels, la taxe passager de Heathrow a mis l’huile sur le feu. Selon des observateurs, l’autorité aéroportuaire londonienne est souveraine dans ses décisions. De plus, sur la base de l’argument d’appartenance communautaire, la décision de l’aéroport de Londres reste fondée… Sauf que RAM a sa propre lecture de la politique de taxation appliquée par certains aéroports européens. Au Forum Maghreb 2030, une allocution du PDG de la RAM, a mis en exergue les enjeux de l’aérien entre les pays du Sud et du Nord ainsi que les rapports de force qui en découlent. Justement, l’exemple de Heathrow a été évoqué pour dénoncer l’importance des disparités selon les origines des compagnies.

A titre d’illustration, la taxation Passagers pour les lignes qui opèrent à l’intérieur de l’espace économique européen (dit EEA Area: espace qui inclut les pays membres de l’UE, la Norvège, l’Islande, la Suisse, l’Albanie, la Macédoine, le Kosovo…), a été fixée à seulement 10 pounds (environ 150 DH). Cependant, dès lors qu’il s’agit de vols de compagnies extracommunautaires, à l’instar de ceux de RAM vers le Maroc, cette même taxe Passagers est multipliée par quatre (40 pounds)!

Pourtant, le Maroc est signataire de l’Open sky avec l’Europe depuis fin 2006. «L’Open sky doit en principe entraîner des rapports équilibrés et de réciprocité, ce qui n’est pas encore le cas pour le moment», s’indigne-t-on auprès de RAM.

L’Open Sky 

L’OPEN sky n’a pas que des inconvénients: il a permis en peu de temps le développement des vols, la baisse des tarifs et l’avantage du choix pour le passager. Mais malgré ses retombées positives à très court terme, ce type d’accord de ciel ouvert «reste fortement déséquilibré» entre le Nord et le Sud. Les disparités sont légion. D’abord par type de marché: la demande au départ des pays du Sud vers l’UE reste très limitée. Les restrictions liées aux visas et au pouvoir d’achat font que les volumes passagers ainsi que les échanges économiques restent faibles. En même temps, l’Europe est un marché sans frontières de plus de 400 millions de consommateurs. Autre critique formulée envers l’Open sky, ses contraintes qui limitent les droits de trafic entre les pays du Sud et ceux du Nord. Pour le cas du Maroc, l’on estime que le ciel ouvert reste un accord bilatéral entre un bloc et un pays qui ne lui permet pas une réelle intégration de l’espace communautaire.

 

Source El Watan


Le Pèlerin

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 22:03

Open sky: Le nombre de passagers passe de 5 à 10 millions

 

«Les compagnies low cost sont pour le Maroc ce que les autoroutes ont été pour l’Espagne».

 

C’est avec cette phrase que Jawad Ziat, PDG de la low cost Jet4you, a ouvert la conférence-débat organisée jeudi dernier à Casablanca, par l’Association des ingénieurs de l’Ecole nationale supérieure de l’informatique et d’analyse des systèmes. Avec comme thème «Évolution du transport aérien et perspectives de l’open sky».
En effet, avec l’open sky signé avec l’UE, l’aérien a connu un véritable décollage. Cette ouverture du ciel accompagnée de l’avènement des low cost, proposant des prix «choc», a permis de faire passer le nombre de passagers de 5 millions en 2001 à 10 millions en 2007.

Par ailleurs, plusieurs lignes ont connu une croissance exponentielle. Par exemple, la ligne Casablanca-Bruxelles, qui connaissait des taux de croissance de l’ordre de 2 à 3% l’an, a enregistré en 2007 un taux de croissance de 50% par rapport à 2006. Aussi, de nouvelles villes commencent à grignoter des parts du trafic.

La capitale économique qui en accaparait 70% en 2001, a vu sa part chuter à 50% actuellement, au profit de Marrakech, Agadir et Fès. Les nouvelles destinations phares du Royaume. Mais il faut tout de même souligner que le grand effort de promotion du pays (120 millions de DH déboursés par l’Etat) à l’étranger a beaucoup contribué à ce changement. La Vision 2010, le renforcement des infrastructures et le plan Azur ont également joué un grand rôle dans la dynamisation du secteur.

Cette tendance devrait sans doute se développer à l’avenir. Le nombre de touristes dans le monde ne cesse de grimper (en 2007 un record de 900 millions de touristes a été enregistré) et d’autres compagnies low cost verront sûrement le jour. Un projet est d’ores et déjà en cours.
La compagnie émiratie Air Arabia a conclu un accord avec Régional Air Lines pour créer une low cost. Ceci augmentera bien sûr la concurrence sur le marché, pour le grand bonheur des voyageurs, mais intensifiera aussi la pression sur la première compagnie nationale. Cette dernière n’a eu d’autre choix que d’adapter son offre à la concurrence. Sa marge bénéficiaire sur les billets a été largement compressée. «RAM dispose d’un grand potentiel pour affronter la concurrence. Son seul talon d’Achille, c’est le style de gestion publique dont elle a hérité», affirme Ziyat. «Le développement des low cost au Maroc devrait en principe accompagner le propre développement de RAM», ajoute-t-il. Toutefois la compagnie a trouvé son échappatoire.

En 2004, elle a créé sa propre low cost, Atlas Blue. Elle a aussi intensifié la fréquence de ses vols sur l’Afrique. D’un autre côté, elle continue de monopoliser les dessertes internes, sur lesquelles elle pratique des prix très élevés (avec des horaires jugés «impossibles» par certains passagers).

Par rapport à d’autres pays, le marché du transport aérien au Maroc a beaucoup gagné en maturité durant les dernières années. Il est passé de 20 compagnies à 50 en seulement quelques années. Cela dit, la flotte disponible reste modeste. Les compagnies nationales, réunies, ne possèdent que près de 50 appareils.Les low cost

Contrairement aux compagnies aériennes traditionnelles, les low cost sous-traitent la plupart des activités parallèles (maintenance, handeling, catering, gestion des ressources humaines, etc.) au transport aérien. Ceci leur permet de réaliser des économies sur les coûts et d’offrir des prix pratiquement imbattables. Elles simplifient également les procédures, pratiquent la même grille tarifaire sur toutes les destinations, et recourent aux réservations par Internet. Leur stratégie: baisser les recettes sur les sièges de 30 à 40% par rapport aux autres compagnies, puis miser sur les volumes. À l’instar de Jet4you, qui depuis sa création en 2005, a transporté près de 500.000 passagers et réalisé quelque 4.000 vols, avec 4 avions. Sa clientèle cible: les touristes à destination de Fès, Marrakech et Agadir, les MRE et les nationaux qui voyagent en Europe. À côté du B to C, elle opère aussi le B to B, en vendant une partie de ses sièges à des tour opérateurs, en vue de lancer des packages. Actuellement, la low cost travaille sur un nouveau concept qui dopera ses revenus, la réservation d’espaces publicitaires dans ses avions. Elle compte en outre lancer de nouveaux services de réservation de voitures et d’hôtel, «Cars4you» et «Hotels4you».



Source: L'Economiste

 

 

Le Pèlerin

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