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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 09:00

Ma dignité ne se mesure pas en centimètres

Le 9 mai 2015, une étudiante algéroise a été empêchée de passer son concours d'avocat au prétexte que sa jupe était trop courte. Sur internet, elle a reçu beaucoup de soutiens. Depuis, en Algérie, des islamistes ont lancé une campagne pour inciter les hommes à voiler leurs filles et leurs femmes. La réalisatrice algérienne Sofia Djama revient sur la situation. 

Les internautes ont envoyé des photos de leurs jambes en soutien à la jeune femme (Voir ci-dessous)

Algérie - "Votre jupe est trop courte."

Voilà deux semaines, une étudiante s'en est allée passer son certificat d'aptitude de la profession d'avocat (Capa).

Elle croit en ce diplôme, elle veut devenir avocate, peut-être pour réparer des injustices dans un pays où la Constitution lui garantit le respect de la liberté individuelle, l'inviolabilité de la personne (tout sexe confondu), et condamne toute forme de violence physique ou morale ou d'atteinte à la dignité.

Ce jour aurait dû être une nouvelle étape dans sa vie de femme

Là voilà devant le portail de cette haute institution qu'est la Faculté de droit de Ben Aknoun à Alger. Un grand jour pour elle. Si elle réussit son Capa, elle sera enfin avocate. C'est peut-être même son dernier jour en tant qu'étudiante, avant d'entamer son premier jour dans le monde du travail. C'est peut être même le premier jour d'une nouvelle étape de sa vie de femme.

Elle est toujours devant ce portail avec tout le stress que l'on peut imaginer dans ce genre de circonstance. Son mari est là pour la soutenir. Le cœur battant, elle se décide à entrer dans l'établissement quand un agent lui rappelle combien une femme doit se réduire à l'ombre d'elle-même.

Cette jeune fille est empêchée d'accéder à son examen car cet agent de la sécurité s'est improvisé gardien du temple de la morale. Ce gardien dont les yeux mesurent la dignité des filles à la longueur de leurs jupes décrète que la jeune femme est indécente, parce que sa jupe trop courte, bien trop courte.

Le sentence d'un bigot frustré

On prétend même que c'est une mini-jupe. Imaginez-vous cette future magistrate, aller à un examen attifée d'une minijupe ? Voici, Monsieur le recteur de la fac d'Alger et Monsieur le gardien du temple de la morale, ce qu'est une minijupe telle que définie par les professionnels de la mode : une jupe très courte, droite ou plissée, "dont la longueur ne doit pas excéder 10 cm sous les fesses" si elle veut mériter cette acception.

Pourtant, cette jupe laisse à peine entrevoir un bout de genou, ce qui suffit à interdire à cette jeune femme l'accomplissement du projet d'une vie. Le gardien du temple investi de son pouvoir de bigot frustré ne lui autorise l'entrée que si elle revient habillée d'une tenue "respectueuse". Son mari lui achète un pantalon. Notre jeune femme entame le premier jour de sa vie de femme au pays des hommes, qui mesurent la dignité au centimètre.

Je sens ces regards qui nous insultent

Je suis Sofia Djama, je suis Algérienne, dans la rue qui porte le nom d'une combattante – Hassiba Benbouali – au coeur d'Alger la Blanche, je sens ces mains qui nous humilient, ces bouches qui vocifèrent leur haine, leur frustration, ces yeux qui nous culpabilisent d'exister dans l'espace public, dans l'espace, dans nos géographies les plus intimes...

Cette histoire est algérienne, cette histoire est américaine, cette histoire est française, cette histoire est italienne, cette histoire est japonaise, cette histoire est palestinienne, cette histoire est saoudienne, cette histoire est malienne, cette histoire est chilienne... Depuis Alger, on vous conte l'humiliation, la violence, la prise de possession du corps de la femme pour en faire un champs de bataille quand la nation va mal.

Des soutiens de toutes parts

En réaction à ce fait divers et en réaction à cette violence normalisée en Algérie, j'ai créé une page sur Facebook, "Ma dignité n'est pas dans la longueur de ma jupe", en invitant les internautes à y publier des images de leurs jambes. Cette page a drainé tant de soutien, elle a été une tribune pour les femmes mais aussi pour les hommes qui ont témoigné de cette violence.

Les médias conservateurs ont tôt fait de réduire la problématique soulevée à une question : "Pour ou contre la mini-jupe ?" Les personnes, jeunes, âgées, femmes, hommes, croyants, agnostiques, parfois portant le hidjab (un ex-doyen de la faculté en question aussi), nous ont soutenu, ont compris qu'il était question du vivre-ensemble en Algérie.

 

Ils nous envoyaient leurs guiboles dénudées ou couvertes pour nous soutenir, pour dire qu'il est temps que le gouvernement algérien prennent ses responsabilités et fasse de la violence contre la femme une cause nationale. La page commençait à nous faire comprendre que dans une société où la tendance forte est à la tête baissée face au conservatisme bigot, nous n'étions pas une minorité.

Une page confisquée par des crypto-islamistes

Alors, cette page a été piratée, confisquée par des crypto-islamistes aux pseudos schizophrènes du type "Ronaldo Abou Bakr El Baghdadi". Ils nous traitaient d'apostats, de sionistes, d'irrespectueux de la religion, de prostituées et de tant d'autres politesses. Ces mêmes personnes nous envoyaient en message publics et privés des photos de leurs sexes en érection.

Sont-ils cohérents, ces gens-là, eux qui sont choqués que l'on puisse vouloir simplement porter nos jupes, pendant qu'eux nous montent leurs sexes ? Ils ont déployé le drapeau de Daesh sur la page et sur mon compte Facebook, qu'ils ont supprimé. Ils m'y ont imposé un hidjab et notre page est devenue leur propriété, sur laquelle ils déversent leur haine de nous.

Nous l'avons signalé à Facebook – ainsi que de nombreux internautes –, qui nous a confirmé que cette page "correspond aux standards de (sa) communauté". Puisque l'apologie du terrorisme et la violence faite aux femmes correspond désormais aux valeurs de Facebook, je comprends mieux pourquoi les terroristes de demain s'en emparent.

Notre page nous a été confisquée, la page que nous tentons d'écrire depuis des décennies, depuis une éternité est attaquée à l'acide. Car oui, en réponse à notre campagne, des islamistes à Alger ont lancé via Facebook, toujours, une campagne d'assainissement : toute femme ne portant pas le voile doit se sentir obligée de le faire car elle n'aura aucun désir de montrer un visage vitriolé.

J'espère que cette femme a eu son concours

Cela nous rappelle des mots d'ordre des années 1990, une époque où l'Algérie s'enfonçait dans une guerre civile. Je me souviens de cette époque, j'étais adolescente, cette période où le sang et l'horreur ont été le quotidien de tous les Algériens. 200.000 morts. Je me souviens bien de ces mots d'ordre. Ils résonnent fort dans ma tête, dans mon corps.

Je me souviens de Katia Bengana, de Nabila Djahnine, de Amel Zenoune Zouani et tant d'autres assassinées parce qu'elles ont refusé de plier.

Seulement, cette génération ne s'en souvient pas, si tant est qu'elle ait su un jour. Peut-être que le mal vient de là, notre mémoire de poisson rouge ? Quoiqu'il en soit, j'espère que cette jeune femme a eu son Capa, qu'elle n'oubliera pas cette histoire quand elle portera sa robe.

Quant à mon dernier message, le voici

Depuis quand décide-t-on d'établir ma dignité en fonction de la longueur de ma jupe ? Voici mes jambes. Elles ne peuvent choquer que les esprits malsains.

Indignez-vous contre le mépris que vous subissez, indignez-vous contre la corruption, indignez-vous contre l'islamisme d'affaire, contre l'islamisme ordinaire, contre les hagarine (oppresseurs), contre ceux qui vous volent votre humanité, mais pas contre mes jambes. Elles ne vous ont rien fait. Au pire, elles vous auront plu. Ou pas.

Source Le Plus Sofia Djama

Le Pèlerin
 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:26

Cherchell : Suspension de l’Exécutif de l’APC

Le Port de Cherchell

Le Port de Cherchell

Je me rends régulièrement dans cette ville de Cherchell qui fut pendant longtemps la gloire de tout un pays, voire du Maghreb dans son intégrité

Depuis 2004 ce n’est en effet que la 16ème fois que je me rends à « Césarée »

Si l’accueil des Cherchellois et leur convivialité ont toujours été formidables, tel n'est pas le cas de son environnement qui semble mettre en lumière de grosses lacunes concernant la gestion de l’APC au grand désarroi de ses administrés.

Sans toutefois me mêler de ce que l’on peut considérer comme n’étant pas de mon ressort, je vous rapporte un article paru ce jour dans « El Watan » sous la plume de M'hamed Houaoura

Début de citation

Après l’enquête des services de sécurité, c’est la justice qui est intervenue et le wali à son tour suspend le P/APC et « ses acolytes », depuis la matinée du 26 mai. 

L’APC de Cherchell en pleine déliquescence demeure maudite, à l’instar de nombreuses communes de la wilaya. Il aura fallu qu’un seul citoyen (artisan, ndlr) se manifeste et dénonce les actes incohérents de gestion, pour qu’il provoque l’intervention des policiers. Ces derniers découvrent en fin de compte que la contestation de celui-ci est amplement justifiée. Si les pouvoirs publics s’étaient montrés réellement soucieux et attentifs à la préservation des deniers publics et au respect des règles des cahiers de charge, ces dérives maffieuses n’auront jamais existées.

En effet ; les enquêteurs auraient pu mettre à nu les dessous des connivences entre ces autorités locales et des opérateurs, des complicités pas du tout saines, ayant permis l’émergence des individus qui se croient tout autorisé, au vu et au su de tout le monde. Néanmoins, cette suspension du staff de la commune suscite les commentaires des administrés, de surcroit soulagé par cette mesure prise tardivement à l’encontre de cette APC gérée au rythme des scandales, hélas étouffés.

Etrangement, cette APC est parrainée par un imâm qui a le verbe facile pour « endormir les faibles », afin de perpétuer ses actes qui ne sont pas dictés par la loi divine, mais pour s’enrichir au détriment du vrai intérêt de la société. Pour rappel, nombreux sont les P/APC et des élus des commues de la wilaya qui avaient fait l’objet des enquêtes avaient été jetés en prison, en revanche d’autres avaient échappé. La transparence dans la gestion des affaires publiques locales et l’élection locale n’est pas à l’ordre du jour d’une part et d’autre part le marasme et la malvie continuent.  

M'hamed Houaoura / El Watan

Fin de citation

Cordialement votre,

Le Pèlerin

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 20:18

Rachid Arhab : "J'espère créer un Arte franco-algérien"

Rachid Arhab pense à « Arte » franco algérien

Après six ans passés au CSA, le journaliste, qui signe "Pourquoi on ne vous voit plus ?" (Michel Lafon), réfléchit aux vicissitudes du métier. Et s’interroge sur les raisons de ses échecs.

TéléObs. – Il y a un mois, le CSA propulsait Delphine Ernotte, directrice générale d’Orange, à la présidence de France Télévisions. Auriez-vous voté pour elle ou pour son challenger, Pascal Josèphe, ex-dirigeant de France 2 et France 3 ?

Rachid Arhab. – Pour Pascal Josèphe. Je crains que la télévision publique ne soit aujourd’hui en voie de banalisation. On essaie d’en faire une industrie comme une autre. Or la télévision reste un métier différent. Et France Télévisions n’est pas une entreprise comme les autres. Il ne suffit pas d’avoir un projet comptable ou un plan d’avenir pour le numérique. Mon choix se serait donc porté vers une personnalité qui connaît viscéralement le secteur et l’entreprise.

“ L’audiovisuel est une machine infernale qui broie les personnalités ”, écrivez-vous. Vos trente années dans l’audiovisuel vous ont-elles “ broyé ” ?

J’aurais pu l’être. Ceux qui ont soif de lumière passent d’ailleurs sous la broyeuse, c’est inévitable. Mais je pense avoir pris très tôt conscience de ce risque. C’est ce qui m’a poussé à accepter les “ placards ”. Des “ placards ” qui m’ont davantage construit qu’ils ne m’ont détruit. En 1992, je suis évincé de la tête du service politique de France 2. Paul Nahon et Bernard Benyamin me récupèrent et me confient, pour “ Envoyé spécial ”, un reportage sur les mormons de Salt Lake City. Très vite, je me rends compte que la machine fonctionne très bien sans moi. Même constat en 2000 quand Michèle Cotta me vire du 13-heures de France 2 pour installer Gérard Holtz. Les starlettes de l’info ont trop souvent le sentiment d’être le rouage essentiel d’une mécanique. En réalité, elles ne sont qu’un rouage parmi d’autres.

Qu’est-ce qui coince ? Ma personnalité ? Mon tempérament ?

Mes origines ?

Vos origines algériennes expliquent-elles, à vos yeux, ces mises au “ placard ” ?

Je me suis longtemps posé la question. Notamment en 1992. A l’époque, j’ai le sentiment d’avoir fait mon boulot, d’avoir bien dirigé les équipes. Je me suis donc interrogé sur les raisons de cette éviction. Mais je ne crois pas qu’il faille chercher dans ses origines les raisons de ses échecs. Il faut éviter la victimisation. Néanmoins, aujourd’hui, il m’arrive de me poser à nouveau la question. Quand je suis écarté de la course à la présidence de Public Sénat – alors que mon dossier était solide et que j’avais un vrai projet pour la chaîne –, je m’interroge. Idem pour ma candidature à la présidence de l’INA. On m’a traité comme si je n’existais pas.

Alors oui, je me pose des questions. Qu’est-ce qui coince ? Ma personnalité ? Mon tempérament ? Mes origines ?

La structure audiovisuelle reste dans une forme de consanguinité et les gens comme moi ne sont pas les bienvenus

Et votre sentiment sur l’INA : qu’est-ce qui a “ coincé ” ?

Le dossier a été traité dans un silence absolu. Suite au dépôt de ma candidature, je n’ai jamais reçu un seul coup de téléphone ni un courrier du ministre de la Culture et de la Communication. Etonnamment, des rumeurs faisaient état de mon audition. J’ai le sentiment qu’on s’est servi de ma candidature pour dire : “ Regardez comme nos candidatures sont variées ! ” Alors qu’en réalité, tout était déjà écrit (Agnès Saal, qui a démissionné le mois dernier, avait été nommée en avril 2014 par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, NDLR). Les dirigeants de l’audiovisuel public ont souvent le même profil : ils sont passés par des cabinets ministériels, ils ont fait l’ENA. Moi, j’ai l’impression ne pas être sur la bonne autoroute. Professionnellement, on ne peut pas me reprocher grand-chose. On ne peut pas non plus me reprocher une attitude qui manque de citoyenneté. La structure audiovisuelle reste dans une forme de consanguinité et les gens comme moi ne sont pas les bienvenus.

Le CSA est un peu comme la démocratie : le pire système à l'exception de tous les autres !

Votre passage au CSA, dont vous étiez membre jusqu’en 2013, vous interdit de travailler à la télé avant janvier 2016. Si vous ne respectez pas la loi...

... je suis passible de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Un patron de chaîne m’a récemment proposé de passer en force. Ça n’en vaut pas la peine. Je suis donc toujours inscrit à Pôle Emploi. Initialement, je pensais pouvoir retravailler dès 2014.

Si c’était à refaire ?

Je le referais. Le CSA est un peu comme la démocratie : le pire système de régulation audiovisuelle à l’exception de tous les autres ! Malgré ses défauts, c’est une institution respectable. A mes yeux, il est bon qu’un journaliste se coltine l’autre versant du métier. J’ai été heureux, par exemple, de me frotter à des problématiques de temps de parole, de déontologie, de diversité, de droits sportifs. Je me suis aussi plongé avec intérêt dans des dossiers très techniques comme la radio numérique terrestre (RNT) qui m’ont coûté cher en Doliprane.

Au CSA, nous sommes payés 9 000 euros par mois. Nous avons donc des obligations. C’est un vrai job. Tous les Sages ne partagent pas cette vision-là.

Vous décrivez la “ paresse intellectuelle ” de vos ex-camarades du CSA.

J’ai observé lors de mon passage chez les sages un certain nombre de comportements très éloignés de la mission qu’on nous confie. Moi, pendant six ans, la République m’a dit : “ Tiens, voilà une feuille de route, voilà le boulot que tu dois faire. ” Nous sommes bien payés pour ça – 9 000 euros par mois –, nous avons donc des obligations. C’est un vrai job. Nous ne sommes pas là pour faire uniquement de la représentation. Tous les membres du CSA ne partagent visiblement pas cette vision-là. Certains n’hésitent pas à venir uniquement une seule fois par semaine, pour la séance plénière.

Vous avez eu une “ attirance intellectuelle pour le rocardisme ” au début des années 1990. Vous retrouvez-vous aujourd’hui dans la social-démocratie de François Hollande ?

Je suis comme beaucoup de Français : complètement perdu. Michel Rocard s’inscrivait dans la lignée de Mendès. Alors oui, j’ai aimé sa manière concrète de faire de la politique. Notamment lorsqu’il a mis en place le RMI. Mais ce qui m’intéressait par-dessus tout, au-delà de son positionnement politique, c’était le fonctionnement de l’homme. Sa mécanique intellectuelle.

Les chaînes info, il faut les consommer avec modération

BFMTV, iTélé... Ce “ délire d’info non-stop est un danger pour la santé mentale des téléspectateurs ”, affirmez-vous. A ce point-là ?

Certains psys commencent à assister à une forme d’addiction aux chaînes info. Celle-ci touche des gens seuls qui voient le monde uniquement à travers leur prisme. Leur monde est donc forcément négatif. De leur côté, les chaînes se défendent, arguant qu’elles existent pour être regardées par tranche de quinze minutes. Il n’empêche, ce phénomène est inquiétant. 

Moi, j’adore fumer un cigare et boire un bon verre de vin. Si vous en faites une consommation excessive, c’est très mauvais. Les chaînes info, c’est pareil. Il faut les consommer avec modération.

Quels sont vos projets ?

J’aimerais mettre sur pied un Arte franco-algérien. J’ai regardé attentivement l’histoire de cette chaîne. Et je trouve formidable que la télévision puisse servir à régler une partie de l’Histoire. Par trois fois en un siècle, la France et l’Allemagne se sont fait la guerre. Elles ont aujourd’hui une chaîne commune. Je suis très troublé par ce qui se passe dans mon pays natal, l’Algérie, et dans mon pays d’adoption, la France, autour des thèmes de la culture maghrébine et de l’islam. Ce projet pourrait permettre l’éclosion de nouveaux visages et de nouvelles productions. J’y travaille. C’est presque un projet politique. Je suis en quête de soutiens financiers des deux côtés de la Méditerranée.

Source Le Nouvel Observateur

Propos recueillis par Alexandre Le Drollec

Le Pèlerin

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 14:06

"Trop courte ma jupe ?" : l’Algérie montre ses jambes

Algérie - L'Algérienne montre ses jambes

Après la polémique de la jupe longue en France, voici la polémique de la jupe courte en Algérie. Le 9 mai dernier, une étudiante en droit s'est vu refuser l'entrée à un examen car sa jupe arrivait au-dessus des genoux. Résultat : par dizaines les internautes postent des photos de leurs jambes en signe de résistance. 

Nues ou portant un jean, masculines, féminines, qui marchent ou se prélassent... Toutes ces photos de jambes sont publiées sur la page Facebook "Ma dignité n'est pas dans la longueur de ma jupe". 
L’étudiante n'a pas pu passer un examen à la faculté de droit d’Alger. Un surveillant ne l’a pas laissée entrer car elle portait une jupe qui s’arrêtait au-dessus du genou. Le recteur de l’université a ensuite soutenu l’employé, expliquant, selon le site TSA Algérie, que le règlement intérieur "exige une tenue décente" ajoutant qu’il ne s’agit que "d’une histoire banale".

"J'aimerais que cette page devienne une veille sur ce que subissent les femmes au quotidien"

Mais cette histoire n’a rien de banal pour Sofia Djema, réalisatrice à l’origine de la page Facebook. Via l'album photo "jambes en colère", elle appelle les utilisateurs à poster des photos de leurs guibolles pour dédramatiser l’affaire et montrer que…"ce ne sont que des jambes". Pour elle, cet incident est le signe du recul du droit des femmes dans son pays et la conséquence de problèmes sociétaux bien plus profonds.

Ouvrir cette page sur Facebook a été un réflexe pour moi. C'est très dur ce qui est arrivé à la jeune fille, elle a été humiliée et je ne voulais pas qu'elle se sente seule. C'est aussi une page de soutien envers celles à qui c’est déjà arrivé car c’est un problème récurrent en Algérie. J’ai demandé sur Facebook que l’on m’envoie des photos de jambes et spontanément les gens les ont dévoilées. Même des femmes voilées soutiennent cette opération car elles font face aux mêmes problèmes. 
Il faudrait que cette page continue à vivre au-delà de l’incident. J'aimerais qu'elle devienne un outil de veille sur ce que subissent les femmes au quotidien. Je considérerai que ce sera réussi quand tout le monde se l'appropriera. Il ne s'agit pas uniquement de pouvoir montrer ses jambes, le mal est ailleurs. 

"Le corps de la femme devient un champ de bataille"

C'est comme un aveu d'échec, le corps de la femme devient un champ de bataille quand la situation d'un pays est désastreuse. À force de rester silencieuses, on perd nos petits acquis et la condition de la femme dans l'espace public régresse. Aujourd'hui, la violence verbale est quotidienne et normalisée. C’est hyper violent de marcher dans la capitale, à Alger, en jupe ou en pantalon. Même montrer ses bras est devenu problématique, mais les femmes le font. Au pire, c'est une main baladeuse, au mieux, une remarque. 
Je n’en veux pas aux hommes, parce c’est la paupérisation et le manque d’éducation qui les conditionnent. Pour eux, les femmes ne sont méritantes que lorsqu’elles respectent la pudeur instaurée par la société. Ce bout de jambe est le catalyseur d'un mal profond, comme en France, la jupe trop longue exprime un autre malaise. C'est symptomatique des pays qui n'ont pas réglé leurs problèmes politiques et économiques.

Source France 24 Amira Bouziri

Le Pèlerin

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 17:38

Le jury du Goncourt du Premier roman a récompensé mardi l'écrivain algérien Kamel Daoud pour son livre "Meursault, contre enquête". Le romancier est visé par une fatwa en Algérie pour ses propos critiques contre l'islam radical.

L'Algérien Kamel Daoud lauréat du Goncourt du premier roman

Kamel Daoud n’osait plus trop y croire. Et pourtant, l’écrivain algérien a reçu le Goncourt du Premier roman pour "Meursault, contre enquête" (Actes Sud), a annoncé mardi 5 mai le jury littéraire.

Son livre, écrit en miroir du célèbre roman d'Albert Camus "L'Étranger" (1942), suggère une méditation sur l'identité algérienne contemporaine. "Je voulais, j'ai rêvé d'une suite à ‘L'Étranger’ pour parler de ma condition par le biais d'un personnage. Pas pour régler un compte", explique l'auteur de 44 ans, crâne rasé et regard brun profond. "Tous s'attendent à ce qu'on parle de Camus ou de Meursault pour en faire le procès ou pour s'en faire l'avocat".

Et d’ajouter, "je rêve aussi d'être jugé, par les miens, parce que d'une certaine manière, je me sens beaucoup plus proche de Meursault que de sa victime", dit-il.

Le romancier a vu les récompenses se multiplier ces derniers jours. Il a aussi reçu le Prix des cinq continents de la francophonie et le prix François Mauriac.

La langue de la liberté

Il écrit ses livres en français, qui reste pour lui la langue de la liberté. "La langue arabe est piégée par le sacré, par les idéologies dominantes" confiait-il au "Figaro". Ses articles sont régulièrement repris dans la presse hexagonale.

En janvier, après l'attentat contre la rédaction de "Charlie Hebdo", à Paris, l'auteur se déclarait "effondré, cassé, brisé" sur France Culture, ces attentats lui rappelant "les années terribles de la guerre civile en Algérie".

Il tient également depuis une quinzaine d'années la chronique quotidienne la plus lue d'Algérie. Des articles au vitriol publiés chaque jour (sauf le vendredi) dans "Le Quotidien d'Oran".

Critique acerbe d'un régime qui n'en finit pas, il a notamment forgé deux néologismes à partir du nom du président Abdelaziz Bouteflika, "bouteflikiens" ou "bouteflikistes".

"J'ai peur qu'on perde face à ces gens-là"

Pour lui, il y a la censure officielle mais aussi les courriers anonymes des islamistes qui lui reprochent d'être un apostat, passible de la peine de mort selon l'islam.

Un activiste salafiste a appelé en décembre sur les réseaux sociaux les autorités algériennes à le condamner à la peine capitale et à l'exécuter. Une initiative interprétée comme une fatwa dans les milieux politiques et intellectuels algériens même si son auteur n'a ni la légitimité ni l'autorité requises.

Kamel Daoud a déposé plainte fin 2014 contre cet activiste. "J'ai peur qu'on perde face à ces gens-là, j'ai peur qu'ils finissent par gagner" disait-il en dénonçant les auteurs de l'attentat, "qu'ils arrivent à couper le monde en deux, à provoquer des guerres".

Source France 24 / AFP

Le Pèlerin.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:16

Au nom du Père

Humour et Prémonition

Un papa va coucher sa petite fille de trois ans. Il lui raconte une histoire et écoute ses prières, qu'elle termine en disant : 
- Protège ma maman, protège mon papa, protège ma grand-mère et au revoir grand-père. 
Le papa demande : 
- Pourquoi dis-tu au revoir grand-père ?
- Je sais pas, ça me semblait la seule chose à dire. 
Le lendemain, le grand-père meurt. Le père se dit que c'est une étrange coïncidence. Quelques mois plus tard, le père couche sa fille et écoute ses prières, qui se terminent par : 
- Protège ma maman, protège mon papa et au revoir grand-mère.
Le lendemain, la grand-mère meurt. Le père, abasourdi, se dit que sa fille est en contact avec l'au-delà. Et quelques semaines plus tard, alors qu'il vient de lui raconter une histoire, il écoute ses prières :
- Protège ma maman et au revoir papa.
Terrifié, l'homme ne dort pas de la nuit et part au travail très tôt le matin. Nerveux toute la journée, il regarde sa montre sans arrêt et reste au bureau jusqu'à minuit. A minuit, il est toujours vivant et se décide à rentrer à la maison.
- C'est bien la première fois que tu rentres si tard du travail, lui dit sa femme. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Oh là là ! C'était la pire journée de ma vie. Mais n'en parlons plus.
- Tu as peut-être eu une mauvaise journée, mais tu n'imagines pas ce qui m'est arrivé. Ce matin, on sonne. Je vais ouvrir. Et là, le facteur tombe raide mort devant notre porte !

Le Pèlerin

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 17:46

Ma Chère Fille

Sandrine

Sandrine

Le premier mai n’est pas une date comme les autres, il marque le jour de ton anniversaire.

La venue d’une fille dans la maison nous a provoqué bien de satisfactions.

Ce fut  tout d’abord de l’étonnement puisque le médecin qui s’occupait de la grossesse de ta maman avait diagnostiqué un garçon…. !

Depuis le temps que ta maman attendait la naissance d’une « Fabienne » ….Nous eûmes en fait tout d’abord deux garçons… !

C’est  donc sans empressement particulier que Claudette s’en est allée accoucher…

Et non…Ce fut toi, toi une fille  qui arriva et ce fut pour nous un fort joli cadeau.

La vie fit de toi une grande sportive…

Dire que  j’ai apprécié tous les sports que tu as pratiqués serait tout de même exagéré…

Moi qui rêvais de te faire faire de la Danse….De  la natation ….Je dus faire face à bien des désillusions….Ah les préjugés… !

C’est ainsi que tu débutas par le judo, sport dans lequel tu excellas…Mais déjà un autre sport pratiqué par tes frères te titillait : Le Football.

Entre temps au hasard d’un petit problème de santé, tu fus obligée de pratiquer la natation et très vite tu devins une excellente nageuse et ce dans les quatre nages…Mais passer ton temps à faire des longueurs de bassin ce n’était pas ta tasse de thé

Mais le football, tel que pratiqué par tes frères, te démangeait trop pour que tu ne le pratiquas point

Ainsi donc dès que tu fus remise de ces  petits problèmes qui gâchèrent ta vie une petite année, tu te mis à jouer au football

Tu débutas donc …Avec les  garçons puisqu’à l’époque il n’existait pas de club acceptant les filles de  ton âge

Et un jour, alors que tu avais à peine treize ans, tu trouvas enfin un club de filles qui débutait au plus bas de l’échelle : Le TOAC

Très vite, tu en devins  l’un des éléments  moteurs pour mener ce club  au plus haut niveau de « Nationale 1 »

Et puis le temps est passé …Il est passé bien vite…..

Tu t’es mariée naturellement ….Juste avant cette coupe du monde que les Français attendaient depuis si longtemps…afin de n’en point perdre une miette …

Muguet Bonheur pour l'anniversaire de Sandrine

Muguet Bonheur pour l'anniversaire de Sandrine

Tu nous fis tout de même deux petits enfants dont tu conduis l’éducation au mieux de leurs capacités et des principes qu’avec Olivier, ton époux vous avez su leur inculquer

Entre temps naturellement tu revins au football pour entrainer des clubs de jeunes au niveau local….Et j’en passe…

Tu t’es mise ensuite à la course à pied et nombreux furent les treks de montagne qui figurent à ton palmarès

Et si tu as depuis, quelque peu levé le pied, te voilà embringuée dans  la pratique de la moto…

Tu peux comprendre combien tes parents qui t’adorent puissent s’inquiéter quant à la  pratique de cette nouvelle passion…

Mais voilà tu veux vivre…Et une vie sans sécrétion d’un minimum d’adrénaline n’est pas faite pour te plaire

Tu dis non à la morosité tout en faisant preuve d’une maturité certaine qui fait de toi une conseillère fort écoutée  

Et voilà le temps est passé bien vite depuis ta naissance …

Lorsque tu viens à Vèbre en Ariège, pas aussi souvent que je le voudrais à mon gré, tu en profites pour courir.

Ici tu es très bien connue;  tu es la fille qui a aidé son père à construire un mur de plus de six mètres de haut pour consolider une maison qui menaçait de s’effondrer.

Tu es la fille qui court parmi les chemins de montagne, voire les treks que tu as effectués dans la région….

Les relations avec la famille ne sont pas toujours aisés …Et je pense à moi en particulier….Nous  te sollicitons bien souvent pour démêler des situations parfois quelque peu complexes

Finalement nous te remercions tous d’être là….Tu nous apportes tant de satisfactions et nous t’aimons tous de tout notre cœur.

Une chose est sure … Ne change rien … !

« Une année de plus, ce n'est que du bonheur pour quelqu'un comme toi. » 

Du temps qui passe, si tu prends le meilleur, tu assumes aussi le pire en faisant preuve de cette sagesse qui te caractérise, mais sans perdre ni ton entrain, ni ta mine toujours souriante et toujours juvénile.

Nous te souhaitons donc tous un très joyeux anniversaire.

Ta Maman et moi te recommandons de « faire la fête » le jour de ton anniversaire te rappelant ainsi combien nous t’aimons

Bon anniversaire Sandrine

Le Pèlerin

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 16:26

Fernande part en voyage en Israël pour son voyage de noces

Humour - Trois petites blagues pour la journée

Tourisme au lac Tibériade
Les Fournier et leurs trois enfants visitent Israel. C'est leur premier voyage en Terre promise. Un rêve qu'ils caressaient depuis de nombreuses années et pour lequel ils économisaient régulièrement. Ils voyagent en groupe.
À leur grand étonnement, tout coûte cher là-bas. Ils n'en reviennent pas. Le sixième jour de leur voyage, ils arrivent, tôt le matin, sur les rives du lac Tibériade. 
Le guide leur propose une excursion en bateau. Les enfants applaudissent. Le père accepte, et acète cinq billets. Il a les jambes coupées, 40$ pour les adultes, et 25$ par enfant. 
- Mais c'es du vol!! Vous abusez des touristes! Votre gouvernement ne devrait pas tolérer ça! 
- C'et peut-être cher, dit le guide, mais c'est ici que Jésus a traversé le lac à pieds! 
- Je comprends. Il n'avait pas le choix. Avec les prix que vous exigez!

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Air France offre des vols à ses clients fidèles

Dans le cadre de sa nouvelle politique de marketing, Air France, pour remercier de leur fidélité les hommes d’affaires qui fréquentent régulièrement ses lignes, décide de leur offrir un billet gratuit pour leur femme afin qu’elle puisse les accompagner sur la destination de leur choix.

Trois mois plus tard, la compagnie écrit aux épouses pour leur demander si elles ont été satisfaites du vol.

Et la plupart d’entre elles ont répondu : « Quel vol ? » …

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Première fois

C'est la Fernande qui va s'marier. 
La Raymonde, sa mère, lui fait la leçon en ce qui concerne la nuit de noces. 
- Y va t'mettre son... truc, là, son... engin... 
- Son quoi !? 
- Son truc qui lui sert à faire pipi, tu sais bien ! 
- Ah oui, et alors ? 
- Alors, au début ça fait mal, mais après on rigole ben, tu vas voir! 
Arrive la nuit de noce. 
Le gars Georges et la Fernande se retrouvent au lit, mais le gars Georges, il a pas l'air de prendre les choses en main...! 
Alors la Fernande : 
- Eh l'gars Georges ! j'veux que tu m'fasses mal avec ton truc qui t'sert à faire pipi ! 
Alors l'gars Georges, il prend le pot de chambre et lui en fout un grand coup sur la tête. 

Le Pèlerin

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 12:15

L'esthétique fait son marché à Oran

Algérie - Chirurgie plastique ou réparatrice, soins de beauté...

Résultat d’une ouverture médiatique, beaucoup d’Algériens et d’Algériennes découvrent les bienfaits et, parfois, les miracles de la médecine et de la chirurgie esthétiques.

Ce qui relevait hier du tabou s’installe petit à petit dans l’Algérie d’aujourd’hui, société de consommation en perpétuelle mutation. Jusqu’où la médecine et la chirurgie esthétiques sont-elles ancrées dans les mœurs des Algériens ?
Entre le pour et le contre, ce sont toutes les valeurs religieuses, culturelles et socio-économiques des Algériens qui font surface. D’autres ont carrément peur des conséquences. Et bien qu’on soit encore très loin des pays d’outre mer ou des pays voisins, affiner son nez, faire une liposuccion ou encore se faire poser une greffe de cheveux n’est plus un tabou. La chirurgie esthétique est aujourd’hui accessible à tout le monde, femmes et hommes, jeunes et vieux, fortunés ou moins riches. L’engouement grandissant pour la chirurgie, la médecine esthétiques et les soins de beauté, qui ont connu un boom ces dernières années, a fait que les centres du laser, les cliniques spécialisées dans la chirurgie de la silhouette, la correction des imperfections, sans oublier les centres de mise en forme et les instituts de beauté, sont en courbe ascendante. Finis les déplacements en Europe pour se requinquer. Inutile aussi de faire le voyage jusqu’en Tunisie. « Tout se fait sur place avec des prix imbattables et un coût bien plus étudié et des résultats excellents », affirme le docteur Benkaddour Réda, spécialiste en chirurgie de la silhouette, et qui active à Oran depuis 2000.
Les interventions coûtent 15 fois moins cher qu’en France et deux fois moins qu’en Tunisie. Une liposuccion coûte entre 20.000 et 100.000 DA, selon le volume de la masse de graisse à aspirer. Une injection de «botox» démarre à 20.000 DA. Le prix d’un lifting varie entre 180.000 et 200 000 DA. Si les prix restent élevés pour le commun des citoyens, cela est dû au coût de la location du bloc opératoire et les cachets des collaborateurs qui sont sollicités pour accompagner le chirurgien durant l’intervention chirurgicale. Si l’intérêt de la gent féminine est bel et bien établi pour la beauté, ce qui représente 80% des consultations, les hommes aussi n’hésitent plus à corriger certaines imperfections. Cependant, pour ce spécialiste « les motivations d’un Maghrébin envers la chirurgie esthétique ne sont pas les mêmes que les motivations des Européens ». Les Algériens sont aussi soucieux de leur image et s’identifient allégrement aux canons de beauté occidentaux si ce n’est plus, mais faute de moyens et d’informations, beaucoup hésitent, même s’ils souffrent en silence, à frapper à la porte d’un chirurgien plasticien. « Si un Algérien décide de faire une opération de chirurgie esthétique c’est pour régler un problème, qu’il est vraiment gêné ou qu’il a mal quelque part », affirme le docteur qui ajoute que « La liposuccion (aspirer les surcharges graisseuses localisées par des petits orifices et quelque que soient leurs localisations ; culotte de cheval, ventre, flancs...), l’abdominoplastie (réséquer l’excès cutané abdominal associé ou pas à une remise sous tension des muscles et transposition de l’ombilic) et la mammoplastie (notamment les glandes mammaires retombantes causant des maux de dos) viennent en premier lieu pour ce qui est de la demande en matière de chirurgie de la silhouette à Oran. La rhinoplastie (correction des imperfections et des disgrâces au niveau du nez, notamment les bosses), vient en suite », affirme le spécialiste, qui ajoute que 10 % de ces « patients » sont des hommes. « Sur dix femmes, un homme sollicite nos services. Les opérations les plus demandées par les hommes sont la Gynécomastie qui traite le problème des gros seins chez l’homme et l’abdominoplastie », précise-t-il. La médecine esthétique, qui était, il y a quelques décennies, destinée seulement aux riches, est désormais sollicitée par toutes les catégories sociales et une tranche d’âge de 18 à plus de 60 ans, chose qui a été confirmée par notre interlocuteur.
« La parabole nous renvoie des images qui nous mettent mal à l’aise. En matière d’emploi, les choses ont changé également. Il est rare de voir une annonce de recrutement sans cette phrase assassine ayant trait au physique présentable. Dans certains métiers, la compétence et l’intelligence passeraient presque pour un critère secondaire », dira Nadia, 23 ans, biologiste. « Mon nez est trop grand et ça me complexe, je vais faire des économies pour le raffiner », dira-t-elle. « Tout le monde est sensible au regard de l’autre qui peut parfois être impitoyable. Socialement, une personne dont l’aspect physique est acceptable, voire une personne belle, est plus avantagée qu’une autre qui l’est moins », dira pour sa part Amel, une lycéenne de 18 ans. « Le jour où je deviendrais indépendante de mes parents, je n’hésiterais pas un instant pour me relooker, mon rêve est de ressembler aux stars de cinéma », ajoute-t-elle. « Je ne me trouve pas belle et j’ai plein de défauts, mais je ne penserais jamais à faire une chirurgie esthétique, je craint les résultats », dira Fatima. Pour Houari, il n’y a pas mieux que la beauté naturelle.
La chirurgie esthétique, argumentent les praticiens de cette discipline, c’est aussi une affaire de santé publique. Les personnes qui souffrent de charge pondérable sont sujettes aux maladies cardio-vasculaires et ont un taux élevé de cholestérol. Ce qui réduit leur espérance de vie.


Chirurgie esthétique ou réparatrice et la religion

La chirurgie plastique en Algérie ne date pas d’aujourd’hui, car elle s’inscrit au départ comme une indication médicale de correction ou de réparation esthétique, considérée comme un complément nécessaire au traitement principal. Selon le docteur Kaid Slimane, chef de service des brûlés et de la chirurgie plastique au CHU d’Oran, « il ne faut pas confondre entre chirurgie réparatrice et chirurgie esthétique. La chirurgie esthétique se fait sur une personne en bonne santé et sur une peau saine, pour arranger un défaut que la personne juge important. Dans ce genre de chirurgie, le médecin a l’obligation des résultats qu’il promet de réaliser d’où l’importance du consentement éclairé entre les deux parties », dira le médecin. « Aujourd’hui, c’est la seule manière d’être protégé contre les charlatans qui exercent dans la clandestinité et d’éviter les mauvaises surprises.
La chirurgie réparatrice, comme son nom l’indique, c’est la réparation des dégâts causés par une brûlure, une cicatrice après une opération chirurgicale mutilante, un accident, les séquelles d’une tumeur cutanée, de la chimiothérapie, de la radiothérapie et des infections. Elle demande des moyens humains et matériels importants. Elle est longue est pénible et demande plusieurs interventions », ajoute-t-il. Il affirme que son service réalise annuellement environ un millier d’interventions chirurgicales, la plupart sur des personnes brûlées (visage, main, coude, genou...) victimes d’accidents ou suite à des traitement de cancer. Le même service assure aussi des greffes de cheveux. En ce qui concerne la chirurgie plastique, d’un point de vue religieux « on peut dire qu’il y a deux sortes de chirurgie plastique. La chirurgie plastique réparatrice, utilisée en guise de traitement médical et visant à alléger la souffrance de la personne et l’embellissement visant à refaçonner une partie déformée du corps, est en général recommandée par l’Islam, dès lors que cela est fait pour une raison valide », affirme un Imam. « La chirurgie plastique cosmétique qui a habituellement pour vocation de ‘changer la création de Dieu’ afin que l’individu paraisse plus beau, comme l’augmentation ou la réduction mammaire, la réduction de la taille des lèvres et du nez, ce genre de chirurgie n’est pas autorisé par l’Islam, car cela revient à altérer la création de Dieu », ajoute-t-il.


Laser et botox, tous les moyens sont bons

Dans le même volet relatif à l’esthétique ou aux interventions anti-âge, il y a ceux et celles qui préfèrent recourir à des techniques simples connues sous le nom de médecine douce, des injections de botox, pour se débarrasser des rides, ou encore pour le laser pour une épilation, enlever des taches pigmentaires, des cicatrices de l’acné ou en venir à bout de couperoses. Du côté de la médecine douce, généralement pratiquée par des dermatologues, endocrinologues et autres spécialistes, les prix sont aussi à discuter. A noter que le botox est un produit dangereux si le dosage n’est pas respecté. Les hommes sont aussi demandeurs et représentent 20 % de la demande globale ; ils consultent particulièrement pour le problème de calvitie. La greffe des cheveux, le traitement de cicatrices, les rides les intéressent particulièrement. Le docteur Messaoud Nacer Kamel, spécialiste en dermatologie et traitement par Laser, installé à Oran, membre de la société américaine de Laser, est le premier sur le continent africain à avoir introduit, en 2002, un laser de dernière génération. Doté de cette technologie de pointe dans le souci de guérir les patients de certaines maladies de la peau, qualifiées d’inguérissables quelques années plus tôt, il est souvent sollicité par des patients pour des soins esthétiques. Selon le docteur Messaoud, l’histoire du laser (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) dermatologique est assez ancienne. C’est une technique soft qui connaît un engouement certain de la part de notre population ». Ce n’est que vers la fin des années 80, avec la mise sur le marché américain de nouveaux lasers, destinés cette fois-ci à l’esthétique, qu’un véritable boom s’en est suivi avec un engouement de plus en plus grandissant de la part de patients qui souhaitent paraître plus jeunes sans chirurgie. « A Oran, à ce jour, pratiquement tous les lasers sont disponibles avec des appareils les plus performants et les plus récents au Maghreb. Le laser est utilisé dans le traitement des angiomes plans (taches de naissances), pour dé-tatouager sans cicatrices, en épilation, puis viennent les autres indications comme les rides, les varicosités, les taches brunes, le psoriasis, certains vitiligos, la cellulite, l’acné, les cicatrices, etc. Les traitements les plus demandés sont l’épilation et l’acné ».
Interrogé sur les conséquences que peut avoir ce genre de pratique sur la santé, le docteur dira que « le premier dermatologue à l’utiliser fut l’Américain Goldman, en 1967, pour le traitement de certains cancers de la peau. Pour certaines spécialités, notamment en ophtalmologie, le laser est utilisé depuis longtemps pour traiter les maladies rétiniennes, plus récemment la myopie. Le laser n’est donc ni radioactif ni cancérigène, ce sont certaines erreurs commises par des mains non exercées qui sont à l’origine de cette inquiétude, d’où le rôle du Conseil de l’ordre et l’application correcte de la réglementation ». Il ajoute que les erreurs sont réversibles et estime le risque à 0,01 %. Là aussi le spécialiste affirme que cette technique est sollicitée par toutes les catégories sociales, les hommes, les femmes et toute les tranches d’âge et jusqu’à 90 ans. « J’ai une ride de lion au niveau du front, je vais essayer de la traiter soit par laser ou par une intervention chirurgicale », dira Mohamed, 35 ans, cadre supérieur.
Concernant les prix, le Dr Messaoud explique : « Je pratique des tarifs étudiés par rapport à notre niveau de vie, afin qu’ils soient abordables pour la majorité des Algériens ». Certaines personnes sans revenus font des économies ou des petits métiers pour se débrouiller de l’argent pour se traiter contre l’acné ou faire une épilation par laser, entre autres ». Et si les prix sont étudiés, il ne faut surtout pas remettre en cause la qualité des soins dispensés.


A défaut de chirurgie, les soins de beauté...

Il est vrai que les résultats d’une petite injection de toxine botulique ou un léger lifting sont immédiats et simplement spectaculaires, mais certaines femmes par manque de moyens, par hantise des risques ou pour des raisons religieuses, préfèrent les soins légers qu’offrent les instituts de beauté qui poussent comme des champignons à Oran comme dans les autres grandes villes du pays. Certains représentants de grandes firmes de cosmétiques sont installés depuis belle lurette. Et la demande en la matière suit forcément. Et là encore les femmes ne disent pas non. « Oran a un potentiel important de femmes et d’hommes qui dépensent beaucoup d’argent pour les soins du corps et du visage et qui cherchent des produits d’origine, surtout que c’est un créneau délicat », dira M. Taleb responsable de l’institut de beauté Yves Rocher d’Oran, qui affirme que les hommes s’y mettent aussi. Cela va du nettoyage de la peau à la pédicure, surtout que le prix sont abordables. Et si l’autonomie financière de la femme qui a investi le marché du travail est un des facteurs encourageants, la demande sur ce type de médecine et de soins, le poids du regard de la société l’est peut-être plus. Car avoir recours à ce type de médecine n’est pas forcément le signe d’un refus de vieillissement ou d’une obsession de beauté, mais plutôt une nécessité pour mieux s’adapter à une société de plus en plus exigeante, notamment par rapport à l’aspect physique. Chose qui a été confirmée par tous les médecins et les spécialistes qu’on a contactés pour réaliser ce reportage.

Source Le Quotidien d’Oran Jamila Boukra

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 16:32

Après une décennie d'échec à l'exportation, ce contrat sera le troisième remporté par Dassault à l'étranger

France - Nouveau succès pour le Rafale: 24 appareils vendus au Qatar

Après l'Egypte et l'Inde, le Rafale connaît un nouveau succès avec la vente de 24 avions de combat au Qatar, qui sera formalisée lundi à Doha par la signature des contrats en présence de François Hollande.

Le président de la République "s'est entretenu hier (mercredi) avec cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, émir du Qatar. Ce dernier lui a confirmé son souhait de voir son pays acquérir 24 avions de combat Rafale", a annoncé jeudi matin l'Elysée dans un communiqué.

M. Hollande "se rendra à Doha le 4 mai afin d'assister à la signature des contrats entre les sociétés Dassault Aviation et le fabricant européen de missiles MBDA d'une part, et l'Etat du Qatar d'autre part, ainsi qu'à celle de l'accord intergouvernemental qui encadrera la coopération entre nos deux pays", ont précisé ses services.

"C'est un succès" pour Dassault et les entreprises sous traitantes mais aussi "pour les pouvoirs publics et la diplomatie française. (...) C'est une fierté pour le pays" et également "une bonne nouvelle qui confirme aussi la reprise de l'économie française", s'est réjoui François Hollande, en déplacement à Brest.

"Soyons fiers du grand succès de l'industrie française", a renchéri Manuel Valls sur Twitter, tandis que le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a salué dans un communiqué cette "nouvelle démonstration du savoir-faire technologique et aéronautique" de la France qui "confirme l'étroitesse des relations diplomatiques et économiques entre la France et le Qatar".

Après une décennie d'échec à l'exportation, ce contrat sera le troisième remporté par Dassault à l'étranger après la vente de 36 Rafale à l'Inde, annoncée le 10 avril, et celle de 24 autres à l'Egypte, en février. Il constitue "aussi, pour les pouvoirs publics qui s'y sont engagés depuis trois ans, une grande satisfaction au service de notre industrie", selon l'Elysée.

Selon une source au sein du ministère de la Défense, l'accord final a été donné le 21 avril à Doha par l'émir du Qatar au ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le montant du contrat, qui prévoit 12 autres avions en option selon des sources proches des négociations ayant requis l'anonymat, s'élève à 6,3 milliards d'euros et scelle une année exceptionnelle pour l'export d'armements français, qui devrait dépasser les 15 milliards d'euros.

Le Rafale avait essuyé six échecs à l'export depuis son entrée en service en 2004 dans les forces armées françaises. Au total, 84 exemplaires du Rafale seront exportés.

Deux autres acquéreurs potentiels

Par ailleurs, deux autres acquéreurs potentiels au moins sont sur les rangs: les Emirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie, qui doit encore lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 16 appareils.

Construit en collaboration par Dassault, qui supervise 60% de la valeur de l'avion, l'électronicien Thales (22%) et le motoriste Snecma (groupe Safran, 18%) qui fournit le moteur M-88 de nouvelle génération, le Rafale est destiné à être l'avion de combat français jusqu'en 2040 et doit à terme relever l'ensemble des appareils en service en France.

Déployé dès 2007 en Afghanistan, il a acquis un haut degré de maturité opérationnelle depuis son entrée en service en 2004. Le Rafale a été le premier appareil à intervenir en Libye en 2011, avant d'être engagé au Mali en 2013 dans le cadre de l'opération Serval. Neuf appareils sont actuellement engagés dans l'opération Chammal contre le groupe Etat islamique en Irak.

Cet avion de combat de quatrième génération, considéré comme l'un des plus performants actuellement en service, est qualifié pour des opérations de défense aérienne, de bombardement stratégique et d'appui au sol, de lutte anti-navires et de reconnaissance aérienne. Il est également le vecteur de la dissuasion nucléaire aéroportée française.

Ce succès commercial intervient au lendemain des annonces de François Hollande sur la réévaluation du budget des armées. Le budget de la Défense 2015 a été "sanctuarisé" et la rue Saint-Dominique va bénéficier de 3,8 milliards d'euros supplémentaires entre 2016 et 2019.

Les effectifs des armées sont soumis à rude contribution avec 9.000 hommes engagés dans les différentes opérations extérieures au Sahel, en Centrafrique et dans le Golfe, sans compter la pérennisation, avec 7.000 militaires affectés de manière "durable", de l'opération antiterroriste intérieure "Sentinelle" décidée après les attentats de janvier.

Comment Le Drian a séduit le Qatar

C'est une négociation de longue haleine qu'a menée le ministre de la Défense Le Drian pour la conclusion de ce contrat de 6,3 milliards d'euros. Récit en 11 dates.

Le Rafale en vol

Le Rafale en vol

Troisième contrat en trois mois ! Le Rafale, "l'avion impossible à vendre", serait-il devenu "le plus prisé des avions de combat" ? Après six tentatives infructueuses depuis son entrée en service dans les forces françaises en 2004 de vendre à des armées étrangères cet appareil 100% français, celui-ci s'écoule finalement (presque) comme des petits pains. L'Elysée vient en effet d'annoncer la vente de 24 avions au Qatar. Un contrat qui intervient après ceux prévoyant la fourniture de 36 pièces à  l'armée indienne confirmée le 10 avril dernier et de 24 autres à l'Egypte annoncée en février. "Une victoire majeure pour notre industrie de défense et pour nos partenariats de sécurité au Moyen-Orient", se félicite-t-on à la Défense alors que "l'année s'annonce exceptionnelle pour l'export d'armement français avec plus de 15 milliards d'euros".

Le nouveau contrat avec le Qatar, d'un montant de 6,3milliards, ne s'est pas négocié en un jour mais est le résultat d'une longue négociation, comme on le raconte volontiers au ministère de la Défense.

C'est le 22 août 2012, affirme-t-on rue Saint-Dominique, que tout a commencé lorsque le ministre Jean-Yves Le Drian, en visite à Doha pour une rencontre avec l'émir Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani pour évoquer la question syrienne et, plus généralement, celle de la sécurité au Moyen-Orient, fixe le cadre du nouveau dialogue stratégique avec le Qatar.

Mais il faudra attendre le 10 février 2013 pour qu'une négociation technique puisse commencer avec le Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, alors prince héritier. C'est la première fois que celui-ci parle du Rafale avec Jean-Yves Le Drian.

Un an plus tard, le 24 février 2014, devenu émir, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani déclare à Jean-Yves Le Drian, selon le ministère :

Mon père a promis d'acquérir cet avion. Je vous l'achèterai."

La France ne relâche pas les efforts. Quelques jours après, le 19 mars, alors que le ministre de la Défense qatari, le général Hamad Al Attiyah vient en visite officielle à Brest, un Rafale accoste le Falcon gouvernemental. La démonstration a-t-elle impressionné le ministre ? La semaine suivante, en tout cas, Le Drian retourne à Doha afin de fixer le calendrier de fin de négociation.

Dernière ligne droite

Enfin, le 18 octobre 2014, l'émir annonce au ministre à Doha sa volonté de conclure sous 6 mois. S'en suivent quelques allers-retours de contrats détaillés ainsi dans l'entourage du ministre : le 30 décembre le ministre français appelle son homologue pour lui dire que le contrat est finalisé. Le lendemain, c'est Al Attiyah qui prend contact avec Le Drian alors en visite au Tchad : le Qatar souhaite que l'armée de l'air forme les 36 pilotes qataris. Dix jours plus tard, à Doha où il est accompagné du chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Mercier, et du délégué général à l'armement Laurent Collet-Billon, Jean-Yves Le Drian est reçu par l'émir qui lui confirme sa volonté de signature imminente.

L'accord final sera donné le 21 avril par l'émir au ministre et, définitivement, le 29, au chef de l'Etat François Hollande.

Deux autres acquéreurs potentiels au moins sont sur les rangs: les Emirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie qui doit encore lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 16 appareils.

Source Le Nouvel Observateur / Boursorama Céline Lussato

Le Pèlerin

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