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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 13:05

Les avantages d'avoir 60 ans ou plus.

Vieux Jean d'Ormesson   jamais    !

Vieux Jean d'Ormesson jamais !

"Je ne changerais jamais mes amis fantastiques, ma vie merveilleuse, ma famille bien-aimée pour des cheveux moins gris ou un ventre plus plat.
En vieillissant, je suis devenu plus amical envers moi-même et moins critique envers moi-même.
Je suis devenu mon ami ...
Je ne me blâme pas d'avoir mangé des biscuits supplémentaires, de ne pas avoir fait le lit ou d'avoir acheté quelque chose de stupide dont je n'avais pas besoin.
J'ai le droit d'être désordonné, d'être extravagant.
J'ai vu beaucoup de chers amis quitter ce monde trop tôt, avant de réaliser la grande liberté du vieillissement.
Qui m'en voudra si je décide de lire ou de jouer sur mon ordinateur jusqu'à quatre heures du matin et de dormir jusqu'à midi?
Si ça me fait plaisir de rester au lit ou devant la télé aussi longtemps que je le souhaite?
Je vais danser sur ces merveilleux tubes des années 60 à 80 et si en même temps je veux pleurer pour un amour perdu ...
Je vais le faire
Si je veux, je marcherai en montagne en short trop court, malgré le regard pénalisant des autres.
Ils vieilliront également.
Je sais que parfois j'oublie, mais il y a des choses dans la vie qui devraient aussi être oubliées.
Je me souviens des choses importantes. Bien sûr, au fil des ans, mon cœur s'est brisé.
Mais les cœurs brisés nous donnent force, compréhension et compassion.
Un cœur qui n'a jamais souffert est immaculé et stérile et ne connaîtra jamais la joie d'être imparfait.
J'ai la chance d'avoir vécu assez longtemps pour avoir mes cheveux gris et mon rire juvénile gravés à jamais dans les sillons profonds de mon visage.
Beaucoup n'ont jamais ri, beaucoup sont morts avant que leurs cheveux ne deviennent argentés.
En vieillissant, il est plus facile d'être positif.
Vous vous souciez moins de ce que les autres pensent.
Je ne me remets plus en question.
J'ai gagné le droit de faire des erreurs. Donc, pour répondre à votre question, j'aime être vieux.
J'aime la personne que je suis devenue.
Je ne vivrai pas éternellement, mais tant que je serai encore là, je ne perdrai pas de temps à regretter ce qui aurait pu être ou à m'inquiéter de ce qui sera.
Et si je le veux, je mangerai un dessert tous les jours.
Vous l'avez aussi, ce droit
Que notre amitié ne soit jamais brisée, car elle vient du cœur!

Ce sera bon pour le moral.

Le Pèlerin

 

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 16:16

De l'évolution de nos villages en Ariège

Vèbre en hiver

Vèbre en hiver

Quelques réflexions

Connues, mais qu'il est bon de rappeler

Certaines idées peuvent être considérées comme farfelues, voire utopiques

S'il faut du réalisme, il faut également du rêve et de l'utopie

Mais d'autres sont déjà réalisées...

Général – Évolution de la Démographie ariégeoise

En Ariège

Stabilisation, voire légère augmentation

Basse Ariège

On gagne des habitants

Haute Ariège

La Haute Ariège perd des habitants

Le peu de croissance démographique est uniquement due à l’installation de nouveaux habitants.

La population ariégeoise est plus âgée qu’ailleurs en France, mais l’écart se réduit car le vieillissement de la population y est moins rapide. Le poids des ouvriers et des personnes sans diplôme, historiquement élevé, diminue de façon continue depuis trente ans.

La baisse la plus sensible se situe dans le Couserans où la population est vieillissante...il faudrait faire un état de la population de plus de 50 ans et se projeter dans 30 ans

Les remèdes

Les territoires doivent se rendre attractifs

Les services (santé, école, culture),

L'emploi du conjoint,

Le logement…

Il faut faire preuve d'innovation

Accroître l'attractivité

Agir sur l'emploi

Maintien de l'école à proximité

Les mesures adoptées et les facteurs attractifs

Achat d’habitations par la commune.

Offrir des services et promouvoir le commerce de proximité

Proposer des activités qui ne se font pas ailleurs

Un centre de randonnées

Aménager les chemins de façon conséquente

Développer des activités, afin de fixer les Jeunes au village

Le troisième et quatrième age

Nécessité de prévoir des hébergements appropriés

EHPAD, Centres type «Sénioriales», des gîtes confortables, de la restauration appropriée, des loisirs appropriés

Les atouts de la Haute Ariège

La Haute Ariège a un avenir avec l'évolution du climat

La Haute Ariège deviendra dans les années à venir une destination d'été et perdra de son attractivité d'hiver

Les stations ariégeoises (souvent de basse altitude) perdront de leur attractivité en hiver, mais elle en gagneront en été

La Haute Ariège deviendra une destination d'été

On y viendra pour sa qualité de vie

On viendra y chercher du confort, du «Bien-vivre» et pas forcement des séjours de courte durée

Là où la plage deviendra une destination d'hiver

Il faut favoriser la pluriactivité

Les services de proximité

La Poste

Développer les MSAP

Les services médicaux... ?...

Songer à développer la télémédecine

Pourquoi ne pas imaginer un bistrot ou un commerce polyvalent ?

Dégager des terrains constructibles ? Afin d’accueillir de nouveaux arrivants

Amélioration de l'habitat ancien

Accroître le tissus associatif

L'agriculture de montagne – Spécificité et Qualité

L'agriculture biologique

Le miel de montagne

La proximité de l'Espagne

Que faire pour Vèbre ?

Photo

Rendre le village plus attractif

Faire connaître Vèbre

Accroître le tissus associatif

L’association «Vèbre Chemins Faisant», les médias

Pourquoi pas imaginer un bistrot ou un commerce polyvalent ?

Le logement

Acquisition d’habitations par la commune et les configurer avec une vision, à 20 ans et penser à l'emploi du conjoint.....Sans oublier le troisième et quatrième age

Nécessité de prévoir des hébergements appropriés, et des centres type « Sénioriales », des gîtes confortables, de la restauration et des loisirs appropriés

L'école

Favoriser un regroupement des écoles afin d'obtenir une classe à Vèbre (Comme cela se fait à Mérens et à l'Hospitalet)

L'emploi

Offrir des services et promouvoir le commerce de proximité

Proposer des activités qui ne se font pas ailleurs

Pourquoi pas, un centre de randonnées

Aménagement du village

Aménager les chemins de façon conséquente

Développer des activités, afin de fixer les Jeunes au village

Les services

Favoriser le service de proximité (Combien même je ne suis pas un exemple)

L'agriculture de montagne

Certains jardins sont en friches, d'autres inexploités...

Pourquoi ne pas promouvoir la multi-exploitation....Avec un objectif de qualité, dans un cadre biologique.....Il était un temps où l'on produisait du miel....Pourquoi ne pas le promouvoir

Que la Montagne est Belle...!

La Montagne est Belle et Rebelle

La desertification des villages de montagne

Les Pyrénées ont toujours été une formidable source d’inspiration à travers les âges. Les plus grands écrivains ont tous été fascinés par leur magnificence, qui ne perdure que par l'amour des hommes qui les entretiennent.

Et oui....Ce sont ceux qui se sont enraciné dans ce royaume qui ont permis son épanouissement.

Cette richesse a une récompense: le bonheur que l'on découvre dans les yeux de ceux qui le fréquentent.

Les montagnes offrent à l'homme, tout ce que la société moderne ne lui fournit pas.....

Les Pyrénées Ariégeoises présentent un magnifique panorama de la chaîne des Pyrénées et donnent une envie extrême de vibrer, de rêver, de contempler et de s'y réfugier, afin d'y demeurer à jamais.

Le 8 décembre 2018, j'ai eu la chance d'assister à un spectacle de la TV Buissonnière organisé par notre ami Arnaud Diaz, Maire de l'Hospitalet et ardent défenseur de ce territoire à l'intersection de l'Espagne, de l'Andorre et de la France.

Ce fut l'occasion de découvrir les derniers courts-métrages réalisés par ce média atypique, de goûter un peu plus la richesse et la beauté des paysages découverts et sentir, voire de se mêler à leurs coutumes et à leurs traditions

Créée, il y a deux ans, la TV Buissonnière, explore l'Ariège et donne la parole aux habitants. On y voit des habitants locaux racontant leur parcours de vie au sein de LEUR Pays.....

Ce jour là, «La Télé Buissonnière», s’associait aux habitants de Mérens et de l’Hospitalet, pour leur présenter le produit de leur création: un film effectué en collaboration avec les gens de l'Hospitalet et ceux de Mérens et particulièrement de nombreux Jeunes racontant leur quotidien et leur parcours (Résultat d'ateliers d’initiation et d’éducation à l’image pour les enfants, en partenariat avec les écoles de Mérens et l’Hospitalet).....Les artistes d'hier venaient visionner les films auxquels ils avaient participé

Dans ces films, nous avons pu voir des enfants dire tout le bien qu'ils pensaient du lieu dans lequel ils vivaient....C'était touchant à l’extrême...

De même, nous avons pu voir le témoignage d'une ravissante Dame de la belle époque, née à Mérens, qui ne découvrit l'Andorre qu'à l'âge de 14 ans, en récompense de l'obtention de son brevet.

Dans ce film on note la présence d'Arnaud Diaz un ardent défenseur de son territoire....où tout le monde est le Bienvenu ….Il se situe d'ailleurs dans la lignée de ses prédécesseurs puisque l'Hospitalet était à l'origine un refuge (Étymologiquement Maison-Refuge) dont l'histoire remonte bien loin...

Un peu d'histoire afin d'en juger:

Vers l’an 1003, le chevalier d’Embetg, venait de Mérens et chevauchait vers la Cerdagne, lorsqu'il fut pris dans une violente tempête de neige le contraignant à s’arrêter. Bloqué, transit de froid, il tua son cheval de son épée; il lui arracha les entrailles et se blottit dans sa carcasse. Il fit alors vœu, s’il en réchappait, de bâtir à cet endroit un hospice pour les voyageurs.

Il en réchappa et repartit à pied jusqu'à la forteresse de Tolosa (Portet aujourd’hui), tenue par une garnison.

Sa tante Suzanne d’Enveigt, fit alors construire, sur les lieux, une chapelle et un petit hôpital pour remercier Dieu d’avoir sauvé son neveu de la tempête.

L'Hôpital-refuge, tenu par les hospitaliers de St Jean de Jérusalem depuis le 12éme, rattaché au consulat d’Ax et à la châtellenie de Mérens jusqu'à la révolution.

Village proche de la frontière, L’Hospitalet fut au carrefour des invasions des espagnols et des convoitises les plus diverses.

Les mines de fer du Puymorens en feront un passage obligé et un relais conforme à sa vocation. En 1865, la RN 20 s’arrêtait à Mérens. Ce n’est qu’à la fin du XIX°siècle que les diligences ont franchi le col du Puymorens; un bureau de Postes est ouvert le 1er octobre 1898 ; l’arrivée du chemin de fer avec son prolongement jusqu’à Ripol permet l’inauguration du percement du tunnel du chemin de fer, le 20 octobre 1908, en présence de Delcassé, ancien ministre ; Une usine hydroélectrique y est installée ainsi qu’un poste de douanes.

Mais revenons à la présentation de la « TV Buissonnière » :

Parmi les nombreux films présentés, j'ai été surpris de voir combien l'art de la cuisine était fédérateur.....Qu'il s'agisse de la cuisine ariégeoise, abordée sous les angles les plus divers (la vaisselle, ancienne ou contemporaine, les recettes ariégeoises ou celles de pays lointains - Brésil par exemple)....L'objectif affiché propose toujours un maximum de convivialité).

Le territoire est propice à la randonnée, à pied, à cheval (Le cheval de Mérens est célèbre dans le monde entier), en raquettes ou en skis de randonnée, à la recherche des champignons, à la contemplation et....au rêve.... !

Saluons les efforts d'Arnaud qui a réussi, malgré les réticences de l'administration, à obtenir une résidence sociale pour mères isolées qui sauvera l'école (Et oui, entre temps, la Douane, la Gendarmerie et les agents de la centrale EDF s'en étaient allés et la population a chuté de 166 à 90 habitants en vingt ans).

L'école à classe unique, associée à celle de Mérens -les - Vals dans un regroupement pédagogique de 24 élèves, était menacée. Pour la défendre, ce Barbu organisa une classe en plein air devant l'inspection académique de Foix, en plein mois de février 2010, avec 150 personnes. Puis il fondit en 2011 l'association  « Que la montagne est rebelle» avec le Maire de Mérens.

Saluons là tous ces efforts et particulièrement ceux qui l'aident pour défendre la vie au sein d'un territoire d'exception.

Le Pèlerin

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 14:38

Le secret de Maître Cornille

Le moulin d'Alphonse Daudet

Le moulin d'Alphonse Daudet

Le moulin de maître Cornille est le seul encore en activité depuis qu’une minoterie à vapeur s’est installée. Or, depuis longtemps, plus personne ne lui apporte de blé alors que les ailes du moulin continuent de tourner......Mais quel est donc son secret ?

Le Secret de Maître Cornille est le récit poignant d'un meunier provençal qui se bat pour sauver les apparences et lutter contre l'invasion du modernisme qui crée une concurrence insurmontable.

Le vieux bonhomme, amoureux de son moulin, de son métier et nostalgique d'une époque révolue s'évertue à sauver les apparences.
On découvre que ce que le meunier fait passer pour des sacs de farine ne sont que des sacs de plâtre. Les villageois décident alors d’apporter du blé au moulin.

Maître Cornille pleure de joie en les voyant tous arriver; il avait toujours cru qu'un jour les gens reviendraient chez lui moudre du blé, bien qu'il commençât progressivement à perdre espoir.

Durant toute la fin de la vie de Maître Cornille, les gens de la région continuèrent à lui amener régulièrement quelques sacs à moudre, mais quand le vieux meunier mourut, le dernier des moulins à vent s'éteignit avec lui.

Le texte intégral

Francet Mamaï, un vieux joueur de fifre, qui vient de temps en temps faire la veillée chez moi, en buvant du vin cuit, m'a raconté l'autre soir un petit drame de village dont mon moulin a été témoin il y a quelque vingt ans. Le récit du bonhomme m'a touché, et je vais essayer de vous le redire tel que je l'ai entendu.
Imaginez-vous pour un moment, chers lecteurs, que vous êtes assis devant un pot de vin tout parfumé, et que c'est un vieux joueur de fifre qui vous parle.

 

Notre pays, mon bon monsieur n'a pas toujours été un endroit mort et sans renom, comme il est aujourd'hui.
Autre temps, il s'y faisait un grand commerce de meunerie, et, dix lieues à la ronde, les gens des mas nous apportaient leur blé à moudre... Tout autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. De droite et de gauche, on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral par-dessus les pins, des ribambelles de petits ânes chargés de sacs, montant et dévalant le long des chemins ; et toute la semaine c'était plaisir d'entendre sur la hauteur le bruit des fouets, le craquement de la toile et le Dia hue ! des aides-meuniers... Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat. Les meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d'or. Moi, j'apportais mon fifre, et jusqu'à la noire nuit on dansait des farandoles. Ces moulins-là, voyez-vous, faisaient la joie et la richesse de notre pays.

Malheureusement, des Français de Paris eurent l'idée d'établir une minoterie à vapeur, sur la route de Tarascon.
Tout beau, tout nouveau ! Les gens prirent l'habitude d'envoyer leurs blés aux minotiers, et les pauvres moulins à vent restèrent sans ouvrage. Pendant quelque temps ils essayèrent de lutter, mais la vapeur fut la plus forte, et l'un après l'autre, pécaïre ! ils furent tous obligés de fermer.. On ne vit plus venir les petits ânes... Les belles meunières vendirent leurs croix d'or... Plus de muscat ! Plus de farandole !... Le mistral avait beau souffler, les ailes restaient immobiles... Puis, un beau jour la commune fit jeter toutes ces masures à bas, et l'on sema à leur place de la vigne et des oliviers.
Pourtant, au milieu de la débâcle, un moulin avait tenu bon et continuait de virer courageusement sur sa butte, à la barbe des minotiers. C'était le moulin de maître Cornille, celui-là même où nous sommes en train de faire la veillée en ce moment.
Maître Cornille était un vieux meunier vivant depuis soixante ans dans la farine et enragé pour son état. L'installation des minoteries l'avait rendu comme fou. Pendant huit jours, on le vit courir par le village, ameutant tout le monde autour de lui et criant de toutes ses forces qu'on voulait empoisonner la Provence avec la farine des minotiers. “ N'allez pas là-bas, disait-il ; ces brigands-là, pour faire le pain, se servent de la vapeur qui est une invention du diable, tandis que moi, je travaille avec le mistral et la tramontane, qui sont la respiration du bon Dieu... ”

Et il trouvait comme cela une foule de belles paroles à la louange des moulins à vent, mais personne ne les écoutait.
Alors, de male rage, le vieux s'enferma dans son moulin et vécut tout seul comme une bête farouche. Il ne voulut pas même garder près de lui sa petite-fille Vivette, une enfant de quinze ans, qui, depuis la mort de ses parents, n'avait plus que son grand au monde. La pauvre petite fut obligée de gagner sa vie et de se louer un peu partout dans les mas, pour la moisson, les magnans ou les olivades. Et pourtant son grand-père avait l'air de bien l'aimer, cette enfant-là. Il lui arrivait souvent de faire ses quatre lieues à pied par le grand soleil pour aller la voir au mas où elle travaillait, et quand il était près d'elle, il passait des heures entières à la regarder en pleurant...
Dans le pays on pensait que le vieux meunier, en renvoyant Vivette, avait agi par avarice ; et cela ne lui faisait pas honneur de laisser sa petite-fille ainsi traîner d'une ferme à l'autre, exposée aux brutalités des baïles, et à toutes les misères des jeunesses en condition. On trouvait très mal aussi qu'un homme du renom de maître Cornille, et qui, jusque-là, s'était respecté, s'en allât maintenant par les rues comme un vrai bohémien, pieds nus, le bonnet troué, la taillole en lambeaux...

Le fait est que le dimanche, lorsque nous le voyions entrer à la messe, nous avions honte pour lui, nous autres les vieux ; et Cornille le sentait si bien qu'il n'osait plus venir s'asseoir sur le banc d'oeuvre.
Toujours il restait au fond de l'église, près du bénitier, avec les pauvres.
Dans la vie de maître Cornille il y avait quelque chose qui n'était pas clair. Depuis longtemps personne, au village, ne lui portait plus de blé, et pourtant les ailes de son moulin allaient toujours leur train comme devant... Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.
- Bonnes vêpres, maître Cornille ! lui criaient les paysans ; ça va donc toujours, la meunerie ?
-Toujours, mes enfants, répondait le vieux d'un air gaillard. Dieu merci, ce n'est pas l'ouvrage qui nous manque.
Alors, si on lui demandait d'où diable pouvait venir tant d'ouvrage, il se mettait un doigt sur les lèvres et répondait gravemement :
“ Motus ! je travaille pour l'exportation... ” Jamais on n'en put tirer davantage.
Quant à mettre le nez dans son moulin, il n'y fallait pas songer. La petite Vivette elle-même n'y entrait pas...
Lorsqu'on passait devant, on voyait la porte toujours fermée, les grosses ailes toujours en mouvement, le vieil âne broutant le gazon de la plate-forme, et un grand chat maigre qui prenait le soleil sur le rebord de la fenêtre et vous regardait d'un air méchant.

Tout cela sentait le mystère et faisait beaucoup jaser le monde. Chacun expliquait à sa façon le secret de maître Cornille, mais le bruit général était qu'il y avait dans ce moulin-là encore plus de sacs d'écus que de sacs de farine.
À la longue pourtant tout se découvrit ; voici comment :
En faisant danser la jeunesse avec mon fifre, je m'aperçus un beau jour que l'aîné de mes garçons et la petite Vivette s'étaient rendus amoureux l'un de l'autre. Au fond je n'en fus pas fâché, parce qu'après tout le nom de Cornille était en honneur chez nous, et puis ce joli petit passereau de Vivette m'aurait fait plaisir à voir trotter dans ma maison. Seulement, comme nos amoureux avaient souvent occasion d'être ensemble, je voulus, de peur d'accidents, régler l'affaire tout de suite, et je montai jusqu'au moulin pour en toucher deux mots au grand-père... Ah ! le vieux sorcier ! il faut voir de quelle manière il me reçut ! Impossible de lui faire ouvrir sa porte. Je lui expliquai mes raisons tant bien que mal, à travers le trou de la serrure ; et tout le temps que je parlais, il y avait ce coquin de chat maigre qui soufflait comme un diable au-dessus de ma tête.
Le vieux ne me donna pas le temps de finir, et me cria fort malhonnêtement de retourner à ma flûte ; que, si j'étais pressé de marier mon garçon, je pouvais bien aller chercher des filles à la minoterie...

Pensez que le sang me montait d'entendre ces mauvaises paroles ; mais j'eus tout de même assez de sagesse pour me contenir et, laissant ce vieux fou à sa meule, je revins annoncer aux enfants ma déconvenue... Ces pauvres agneaux ne pouvaient pas y croire ; ils me demandèrent comme une grâce de monter tous deux ensemble au moulin, pour parler au grand père... Je n'eus pas le courage de refuser, et pfft ! voilà mes amoureux partis.
Tout juste comme ils arrivaient là-haut, maître Cornille venait de sortir. La porte était fermée à double tour ; mais le vieux bonhomme, en partant, avait laissé son échelle dehors, et tout de suite l'idée vint aux enfants d'entrer par la fenêtre, voir un peu ce qu'il y avait dans ce fameux moulin...
Chose singulière ! la chambre de la meule était vide...
Pas un sac, pas un grain de blé ; pas la moindre farine aux murs ni sur les toiles d'araignée... On ne sentait pas même cette bonne odeur chaude de froment écrasé qui embaume dans les moulins... l'arbre de couche était couvert de poussière, et le grand chat maigre dormait dessus.
La pièce du bas avait le même air de misère et d'abandon : un mauvais lit, quelques guenilles, un morceau de pain sur une marche d'escalier, et puis dans un coin trois ou quatre sacs crevés d'où coulaient des gravats et de la terre blanche.
C'était là le secret de maître Cornille ! C'était ce plâtras qu'il promenait le soir par les routes, pour sauver l'honneur du moulin et faire croire qu'on y faisait de la farine...

Pauvre moulin ! Pauvre Cornille ! Depuis longtemps les minotiers leur avaient enlevé leur dernière pratique. Les ailes viraient toujours, mais la meule tournait à vide.
Les enfants revinrent tout en larmes, me conter ce qu'ils avaient vu. J'eus le coeur crevé de les entendre... Sans perdre une minute, je courus chez les voisins, je leur dis la chose en deux mots, et nous convînmes qu'il fallait, sur l'heure, porter au moulin de Cornille tout ce qu'il y avait de froment dans les maisons... Sitôt dit, sitôt fait. Tout le village se met en route, et nous arrivons là-haut avec une procession d'ânes chargés de blé -, du vrai blé, celui-là !
Le moulin était grand ouvert... Devant la porte, maître Cornille, assis sur un sac de plâtre, pleurait, la tête dans ses mains. il venait de s'apercevoir, en rentrant, que pendant son absence on avait pénétré chez lui et surpris son triste secret.
- Pauvre de moi ! disait-il. Maintenant, je n'ai plus qu'à mourir... Le moulin est déshonoré.
Et il sanglotait à fendre l'âme, appelant son moulin par toutes sortes de noms, lui parlant comme à une personne véritable.
À ce moment les ânes arrivent sur la plate-forme, et nous nous mettons tous à crier bien fort comme au beau temps des meuniers :
- Ohé ! du moulin !... Ohé ! maître Cornille !
Et voilà les sacs qui s'entassent devant la porte et le beau grain roux qui se répand par terre, de tous côtés...

Maître Cornille ouvrait de grands yeux. Il avait pris du blé dans le creux de sa vieille main et il disait, riant et pleurant à la fois :
- C'est du blé !... Seigneur Dieu !... Du bon blé ! Laissez-moi que je le regarde.
Puis se tournant vers nous :
- Ah ! je savais bien que vous me reviendriez... Tous ces minotiers sont des voleurs.
nous voulions l'emporter en triomphe au village :
- Non, non, mes enfants ; il faut avant tout que j'aille donner à manger à mon moulin... Pensez donc ! il y a si longtemps qu'il ne s'est rien mis sous la dent !
Et nous avions tous des larmes dans les yeux de voir le pauvre vieux se démener de droite et de gauche, éventrant les sacs, surveillant la meule, tandis que le grain s'écrasait et que la fine poussière de froment s'envolait au plafond.
C'est une justice à nous rendre : à partir de ce jour-là, jamais nous ne laissâmes le vieux meunier manquer d'ouvrage. Puis, un matin, maître Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer, pour toujours cette fois... Cornille mort, personne ne prit sa suite.

Alphonse Daudet

Relayé par

Le Pèlerin

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 14:03

La Bite et le couteau

xxxxxxx

Vivants toutes les deux en bas à l'entresol,
Une grosse et belle bite lassée de la faribole,
Tint un jour ce langage au couteau son voisin:
La Bite
Dis-moi sans mensonges, mon affable cousin,
Il y a bien long temps que l’on vit de concert.
Jamais, tu le sais bien, nous fûmes adversaires.
Je suis mourant d’ennui, jugeons ce que l'on sert. 
Le Couteau 
L’ennui me gagne aussi, c’est une bonne idée, 
Mais ce n’est pas aisé, où sont nos utilités ?
La Bite
Bien des choses, voyons ! nous sont communes. 
Le Couteau 
Précise ta pensée, je n'en vois aucune !
La Bite
Moi, pour le service, faut que je me déploie...
Le Couteau (joyeux)
Moi aussi ! Moi aussi ! Cela me met en joie.
D’ailleurs, je m’en souviens, quand tu es épuisée, 
Au travers du tissu, pour toi, je me fais passer.
Bernant, provisoirement, l'objet de tes désirs. 
Habile stratagème laissant te ressaisir.
La Bite (gênée).
Un léger incident, couvert par une astuce,
Ne nous attardons pas pour un petit hiatus.
Énumérons plutôt tout ce qui rapproche,
Moi dans la culotte et toi dans la poche:


Écoute ces pratiques, qui vont aller de paire !
Ton maître te manie pour découper la chair,
Afin de s'en nourrir, et me donner vigueur,
Pour imposer sa gloire dans toute ma raideur. 

De par sa nature, passionnée le poignard,
Dans la verbale joute reste peu en retard.
Le couteau.
Je pourfends l'ennemi sans délicatesse.
Avec amour sans douleur, tu transperces la fesse.
Pour ouvrir le coquillage, la force m’est nécessaire !
Toi, un bon coup de rein va te le voir offert. 
(nostalgique)
Un casse-dalle en copain vidant une chopine !
La Bite (coquine)
Avec lui quelquefois, je partage une copine. 

Moralité
Vu de loin tout les oppose.
Mais les épines sont unies à la rose.

Le Pèlerin

 

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 17:52

L’Amour est un bouquet de violettes

bouquets de violettes

bouquets de violettes

Sortant de sa cachette
La timide violette
Petite fée des bois
Dans sa robe de soie
Fait frissonner au vent 
Son petit cœur safran.

Elle se tient perchée
Son éperon dressé
Sur sa tige gracile
Aux formes volubiles,
Ses feuilles dentelées
En cœur lancéolé.

La rosée du matin
Illumine son teint,
Un parfum délicat
Imprègne son aura
Qui laisse diffuser
Sa fragrance fruitée.

Elle est fleur des amants
Depuis la nuit des temps,
Elle est l’âme divine
Des amours clandestines
Posée entre deux pages
Par la belle trop sage.

Le Pèlerin

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 17:35

RADAR BRÛLÉ : 30.000 EUROS À REMBOURSER POUR TROIS GILETS JAUNES

Gilet Jaune en action

Gilet Jaune en action

Ils étaient poursuivis pour avoir incendié le radar du Boudou, dans le Tarn-et-Garonne, le 28 décembre dernier.

Facture salée pour trois anciens "gilets jaunes" de Valence-d’Agen.

Les trois hommes étaient poursuivis devant le tribunal correctionnel pour avoir incendié un radar automatique le 28 décembre dernier. "On en avait ras le bol, on a discuté cinq minutes et on est parti là-bas sans avoir prémédité l’incendie", a assuré Stéphane, l’un des trois accusés. Selon La Dépêche, les hommes ont mis le feu au radar grâce à des pneus usagers récupérés dans le QG des "gilets jaunes" de Valence-d’Agen. En ce qui concerne le jerrycan d’essence qui a servi à enflammer les pneus, ce père de six enfants explique l’avoir récupéré dans "la voiture de sa compagne, il était déjà dans le coffre".

Les trois hommes ont été confondus par un appel anonyme. "On a été balancés, on le sait, cela serait de toute façon arrivé à un moment ou à un autre", affirme Johan, père de deux enfants, et tenu de s’expliquer, comme ses deux acolytes, sur les faits et ses intentions. Franck, de son côté, affirme que le trio est retourné "sur les lieux pour s’assurer que le feu ne se propage pas dans les bois". Mais les explications des prévenus ne semblent pas convaincre le tribunal qui rappelle les "nombreux débordements du mouvement des ‘gilets jaunes’" dans le Tarn-et-Garonne et notamment l’incendie de la trésorerie de Valence et celui du péage de l’A62 à Saint Loup.

Le procureur de la République a également pointé du doigt les dégradations de radars qui ont pour conséquence "une hausse des comportements à risque des automobilistes" et donc des accidents. Un argument réfuté par l’avocat des accusés, Me Rafaël Mattar. "Il n’y a aucune statistique pour démontrer la corrélation entre la destruction des radars et une hausse des accidents de la route", a fait valoir le conseil. Mais rien n’y fait, les trois hommes sont lourdement condamnés. Ils écopent de 4 mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve et sont condamnés à une amende de 29.693 euros qu’ils devront régler solidairement à l’État.

Bonne journée

Le Pèlerin

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 14:55

Connaissez-vous ces expressions ?

Les Patos & Pieds Noirs

Ces deux expressions sont aujourd'hui employées, « gaillardement » entre copains, sans aucune connotation péjorative, pour désigner les Français nés en métropole ou en Algérie, avant l'indépendance.
 

Le terme « Pied-noirs » comme celui de « Patos » n'ont commencé à être employé, couramment, qu'après le début de la guerre d'Algérie. Ils furent tous deux, au début, utilisé de manière péjorative.

Mais ceux que l'on qualifiait de « Pied-noirs », au lieu de rejeter ce terme le reprirent à leur compte en rajoutant souvent à la suite « et fier de l'être », puis par riposte, utilisèrent le terme « Patos », pour désigner les Français métropolitains arrivant en Algérie.
Donc des nouveaux débarqués, des bleus, des pieds tendres comme dirait Lucky Luke. Patos en Espagnol désigne un canard et sa démarche « lourdaude. »  Par la suite ce terme a été appliqué à tous les Français métropolitains….

 

Maintenon, y a des choses que tu peux pas les dire,
Des mots que comme insultes, oualou, y'a pas plus pire !
Appelle un, n'importe où, négro, youpin, bicot,
La police, le procès y z'arrivent aussitôt !
Y'a les ligues qu'elle défilent et tout l'monde y s'déchaîne !
La honte elle est sur toi, t'y es bon comme la romaine !
A côté d'ça, t'y a le droit, même c'est recommandé
D'appeler « pied-noir » un qui t'a rien d'mandé !
S'plique moi la différence, aousqu'elle est l'astuce ?
Sauf qu'pour noyer son chien, on dit qu'il a des puces…
Suppose qu'les marseillais on s'les nomme « blague à mort »,
Les bretons « tête de mule », « Bazouk » les gens du nord,
Les parisiens « gros bec », les auvergnats « rapia »,
Les toulousains « saucisse », les corses « vendetta »,
Quel beau sac d'embrouilles pour parler des Français !
Combien de tchaklalas pour combien de procès…
Au sujet des Pieds-noirs, rapport à l'étiquette,
Y'en a qui z'ont sarché, y z'ont fait des enquêtes
Qu'on dirait le concours du tchalef le plus gros !!!
Personne y peut prouver ça qu'y disent, ces falsos…
Un, il accuse les zouaves, les « pieds-noirs » pleins d'la boue…

Un aut', y s'leur répond « c'est à dormir debout » !!!
« Moi, j'dis que les raisins que les pieds y z'écrasent
S'les sont peints en noir… Pas la peine d'faire des phrases !!!
Embrouillounes que vous êtes, un troisième il ajoute :
C'est rapport au charbon des marins dans la soute,
Que, bessif, les pieds noirs y z'avaient quand y sortent…
Personne y peut m'enl'ver cette preuve que j'apporte !
On était tous babaos à s'poser des questions
Quand d'un coup y'en a un qui lance sa solution : 
On descend d'Amérique, des tribus, des indiens,
De ceuss qu'on a chassé, nous aut'es comme des chiens…
On s'les appelait « blackfeet », peignaient leurs pieds en noir,
Tribus comme « œil de lynx », « sioux » ou « faucons noirs »…
Je ne trancherai pas parmi ces hypothèses,
Il n'y a pas matière à présenter une thèse.
Ce pseudo sobriquet, vulgaire, péjoratif,

 Quelque soit l'employeur, la raison, l'objectif,
Nous fut attribué pendant l'Indépendance
Par un large consensus du mépris de la France…
Afin d'édulcorer ce terme peu flatteur,
Certains se plaisent à dire qu'il n'est pas réducteur…

Pourtant traiter quelqu'un de « pied » ou « d'imbécile »
Est d'une équivalence ni fortuite, ni subtile…

Le « noir » incarne le deuil, l'obscurité, la crasse
Et conforte l'anathème, l'injure, la disgrâce...
Mais ces vains subterfuges nous laissent convaincus
Que « Pieds-noirs », à dessein, synonyme de « vaincus »,
Est ce terme foncier que la France affectionne
Distillant le venin que l'hypocrisie donne…

Ces manœuvres mesquines, misérables et sans gloire
Ne parviendront jamais à falsifier « L'Histoire »…
Les français d'Algérie quelle qu'en soit l'origine
Ont des critères palpables, des vertus synonymes
De vaillance, de courage. Du fond de leurs entrailles,
Issus des bâtisseurs et des champs de bataille,
Contre vents et marées, ils ont pourvu la France
D'une œuvre colossale jusqu'à… l'Indépendance

Le Pèlerin

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 12:39

Prendre le temps de Dire

Exprimez vos sentiments

Exprimez vos sentiments

Un jour, un enseignant demanda à ses étudiants d’écrire les noms des autres étudiants dans la classe sur deux feuilles de papier et de laisser un espace entre chaque nom.
Puis, il leur dit de penser à la chose la plus agréable qu’ils pourraient dire de chacun de leurs camarades et de le noter.
Ça a pris le reste du cours pour finir leur tâche, et chaque étudiant quitta la salle en remettant leurs feuilles à l’enseignant.
Ce samedi-là, l’enseignant nota le nom de chaque étudiant sur une feuille individuelle pour chacun, et inscrivit ce que tout le monde avait dit de chacun.
Le lundi, il a donné à chaque étudiant sa liste respective. Avant longtemps, la classe entière souriait. «Vraiment ?» qu’il entendit chuchoter

«Je ne savais pas que j’avais autant d’importance pour qui que ce soit ! » et, « Je ne savais pas que les autres m’aimaient autant.» fut la plupart des commentaires.
Personne n’a plus jamais parlé de ces papiers dans la classe à nouveau.
Il n’a jamais su s’ils en avaient discuté après la classe ou avec leurs parents, mais peu importe. L’exercice était arrivé à son but.
Les étudiants étaient contents l’un de l’autre.

Ce groupe d’étudiants termina finalement l’année.

Plusieurs années plus tard, un des étudiants fut tué au Viêt-Nam et l’enseignant assista aux funérailles de cet étudiant spécial. il n’avait jamais vu un homme dans un cercueil militaire avant.
Il avait l’air si élégant, si mature. L’église fut remplie par ses amis.
Un à un, ceux qui l’avaient aimé sont allés pour une dernière fois le voir dans le cercueil. L’enseignant fut le dernier à y aller.
Comme il se tenait là, un des soldats qui était porteur du cercueil est venu vers lui. Il lui demanda :
« Étiez-vous l’enseignant de maths de Marc ?  »
Il hocha la tête en signe de «ou ». Alors il lui dit :
« Marc m’a beaucoup parlé de vous.»

Après les funérailles, la plupart des anciens camarades de classe de Marc sont allés déjeuner ensemble. Les parents de Marc étaient là, attendant de parler avec son enseignant de toute évidence.
«Nous voulons vous montrer quelque chose,» dit son père en sortant un portefeuille de sa poche.
« Ils ont trouvé ça sur Marc quand il a été tué. Nous avons pensé que vous pourriez le reconnaître.»

En ouvrant le portefeuille, il a soigneusement enlevé deux morceaux de papier qui avaient évidemment été collés, pliés et repliés plusieurs fois.
L’enseignant a su sans même regarder que les papiers étaient ceux où il avait énuméré toutes les bonnes choses que chacun des camarades de Marc avait dit de lui.
« Merci beaucoup pour avoir fait cela,» dit la mère de la Marc.
«Comme vous pouvez le voir, Marc l’a gardé précieusement.  »

Tous les anciens camarades de classe de Marc ont commencé à se rassembler autour de l’enseignant. Charlie (l’enseignant) sourit d’une façon plutôt gênée et dit :
« J’ai toujours ma liste dans le tiroir du haut de mon bureau à la maison.»
La femme de John (un ancien étudiant) dit :
« John m’a demandé de mettre le sien dans notre album de mariage.»
« J’ai le mien aussi,  » dit Marilyne,  » Il est dans mon journal intime.»
Alors Vicky, une autre camarade de classe, prit son livre de poche, en sortit son fragile morceau de papier contenant la liste et le montra au groupe. Puis elle dit :
« Je porte ceci avec moi tout le temps.» et sans sourciller, elle poursuivit : »Je pense que nous avons tous gardé notre liste.»

C’est à ce moment que l’enseignant s’est finalement assis et s’est mis à pleurer. Il a pleuré pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.

La quantité de gens dans la société est si grande que nous oublions que cette vie se terminera un jour.
Et nous ne savons pas quand le jour viendra.

Alors, s’il vous plaît, dites aux gens que vous aimez et dont vous vous souciez, qu’ils sont spéciaux et importants. Dites-leur avant qu’il ne soit trop tard…

Et une façon de le faire est d’envoyer ce message.

Si vous ne l’envoyez pas, vous aurez de nouveau manqué une merveilleuse occasion de faire quelque chose de beau et d’agréable.
Si vous avez reçu ceci, c’est parce que quelqu’un se soucie de vous et ça signifie qu’il y a probablement au moins quelqu’un pour qui vous comptez.
Si vous êtes «trop» occupé pour prendre quelques minutes maintenant pour envoyer ce message, serait-ce la toute première fois que vous ne faites pas cette petite chose qui ferait une différence dans vos relations interpersonnelles ?

Plus nombreux seront ceux à qui vous enverrez ceci, plus vous rejoindrez de gens dont vous vous souciez. Souvenez-vous que vous récoltez ce que vous semez, ce que vous avez mis dans la vie des autres vous revient toujours.

Puisse ce jour être béni et aussi spécial que vous êtes.

Et n’oubliez pas que les amis sont la plus belle richesse du monde!!!

Le Pèlerin

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13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 21:41

Quelle répartie !!!

La queue à la Poste

La queue à la Poste

Cette guichetière se trouvait face à une longue file de clients mécontents, lassés d'attendre pour pouvoir enfin déposer un chèque, retirer un chéquier ou envoyer du courrier.

C'est alors qu'un client excédé, se taillant un chemin jusqu'au guichet, jette son bordereau sur le comptoir et dit :

- JE DOIS encaisser ce chèque TOUT DE SUITE !

- Je suis désolée, Monsieur. Je serai heureuse de vous aider tout à l'heure;

Je dois d'abord m'occuper des autres clients, mais soyez sûr que votre tour viendra.

Le client ne s'en laisse pas conter. Il crie très fort de manière à ce que tout le monde l'entende :

 - EST-CE QUE VOUS SAVEZ QUI JESUIS ?

Alors sans aucune hésitation, la préposée se lève et s'adresse à tous les clients présents: - Puis-je avoir votre attention s'il vous plaît ? Sa voix résonnant dans tout le bureau. Nous avons au guichet un client qui NE SAIT PLUS QUI IL EST. Si vous êtes en mesure d'aider cette personne à trouver son identité, nous vous prions de bien vouloir l'en informer, merci.

Alors que toute la file d'attente éclate de rire, le client furibard s'exclame:

-Je T'ENCULE !

Sans broncher, la guichetière sourit et dit:

- Je suis désolée,    

Monsieur, mais pour cela aussi il faut être capable de faire la queue ! ! !

 

Le Pèlerin

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 05:23

Ah….Ce petit jardin du Bonheur

Chez moi à Vèbre en Ariège

Chez moi à Vèbre en Ariège

Le jardin, c’est de la philosophie rendue visible. 

Si vous possédez une bibliothèque et un jardin,

Vous avez tout ce qu’il vous faut. 

Les jardins sont une des formes du rêve,

Comme les poèmes, la musique et l’algèbre. 

Un jardin, même tout petit, c’est la porte du paradis. 

Le jardin est une méditation à ciel ouvert,

Un secret révélé à qui le mérite. 

Dieu Tout-Puissant planta tout d’abord un jardin.

Et, vraiment, c’est le plus pur des plaisirs humains. 

Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme. 

Tout jardin est, d’abord l’apprentissage du temps,

Du temps qu’il fait, la pluie, le vent, le soleil,

Et le temps qui passe, le cycle des saisons. 

Le bonheur n’est pas une plante sauvage,

Qui vient spontanément, comme les mauvaises herbes des jardins

C’est un fruit délicieux, qu’on ne rend tel, qu’à force de culture. 

"Il y a plus de plaisir à faire un jardin qu’à contempler le paradis." 

"Il n’est pas pour moi d’occupation plus délicieuse

Que la culture de la terre ...

Et pas de culture comparable à celle du jardin ...

Mais, bien que je sois un vieil homme,

Je ne suis qu’un jeune jardinier." 

Une ville ne vaut pas plus qu’un jardin de roses. 

Pour faire un jardin,

Il faut un morceau de terre et l’éternité. 

Nous vivons trop dans les livres

Et pas assez dans la nature. 

Le personnage que nous sommes,

C’est un jardin, et notre volonté le cultive. 

Le bout du monde et le fond du jardin

Contiennent la même quantité de merveilles. 

La grammaire est, après le cheval,

Et à côté de l’art des jardins, l’un des sports les plus agréables. 

Pourquoi Dieu a-t-il fait l’homme jardinier ?

C’est parce qu’il savait qu’au jardin la moitié du travail se fait à genoux. 

Le jardin est la prolongation naturelle d’une conception de la vie. 

Une seule rose peut être mon jardin... un seul ami, mon univers.

Le Pèlerin

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