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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 07:53

4 théories sur l’évolution qui ont été déterminantes à la compréhension de notre monde

Essentielle à la compréhension du monde et des sciences, la théorie de l’évolution n’a rien d’une vérité et se développe constamment. Peu à peu, elle s’est enrichie des techniques et savoirs dont la science disposait, pour aboutir à la théorie qui prévaut actuellement.

Le transformisme

Société – De l’évolution des espèces

Jean - Baptiste de Lamarck

Société – De l’évolution des espèces

Jean-Baptiste de Lamarck, naturaliste français, a largement participé à l’évolution de la science, notamment en réalisant la classification des invertébrés au début du XIXe siècle, ou encore en élaborant la théorie du transformisme.

Participant partiellement à la théorie évolutionniste qui viendra plus tard par Darwin, elle prévoit que les individus s’adaptent à leur milieu en transformant leur corps de manière incontrôlée. Selon les conditions environnementales d’un être vivant, celui-ci va donc durablement changer son organisme en faisant apparaitre, disparaitre ou en modifiant des organes. Lamarckprendra en exemple le cou gigantesque de la girafe, allongé au fil du temps pour permettre au mammifère d’atteindre les feuillages hauts des arbres.

Charles Darwin et la théorie de l’évolutionnisme

Société – De l’évolution des espèces

Né plus de 60 ans après Lamarck, en 1809, le BritanniqueCharles Darwin était aussi naturaliste. En 1859, il propose sa théorie dite “évolutionniste”, qui considère que la Terre s’est peuplée de plantes, d’animaux et d’hommes au fur et à mesure d’une longue évolution commençant avec les organismes unicellulaires.

Selon Darwin, et c’est là un point important de sa théorie, l’évolution se fait par sélection naturelle : les individus les plus adaptés à leur milieu ont davantage de chances de se reproduire, et donc de faire perdurer leur espèce. L’évolutionnisme, comme le transformisme, prévoit donc une évolution progressive des métabolismes et une transmission des caractères à long terme à la descendance.

Le néodarwinisme - Gregor Mendel

Société – De l’évolution des espèces

En 1866, Gregor Johann Mendel explique ce qu’on appelle la “transmission des caractères innés”. Concrètement, ses lois posent les bases de la génétique et permettent d’expliquer scientifiquement comment les gènes transmettent des caractères d’un individu à l’autre.

Plus tard, en 1930, va naître le néodarwinisme, soit une théorie synthétique de l’évolution. Elle prévoit que l’évolution est graduelle et se fait par modifications successives, que la sélection naturelle fait survivre les espèces les mieux adaptées, et enfin qu’il existe deux possibilités d’évolution par mutation.

Ernst Mayr

Société – De l’évolution des espèces

Selon la théorie permise par les travaux des scientifiquesTheodosius Dobzhansky, Ernst Mayr et George Simpson, les nouvelles espèces naissent soit par anagenèse, soit par cladogenèse. Alors que la première résulte du remplacement d’une lignée par une autre, la seconde se fait par scission d’une lignée en deux autres.

Les équilibres ponctués

Stephen Jay Gould

Société – De l’évolution des espèces

En se servant des théories élaborées par leurs prédécesseurs et des erreurs qu’elles contenaient, Stephen Jay Gould et Niles Eldredge, deux scientifiques américains experts de la paléontologie, ont conçu la théorie dite des équilibres ponctués.

Constatant notamment, grâce à la découverte de fossiles, que l’évolution graduelle des espèces ne semblait totalement correspondre à la réalité, ils ont déterminé que l’évolution se faisait certainement lors de périodes d’intense activité évolutive séparées par de longues phases de stagnation. Selon les deux chercheurs, l’évolution se fait donc par des transitions ponctuelles et rapides entre espèces, ce que la paléontologie semble confirmer, tout comme une grande partie de la communauté scientifique actuelle.

Ces théories, même si elles se contredisent en partie, ont toutes participé à celles qui leur ont succédé. Nul doute, donc, que l’actuelle théorie soit un jour remplacée par celle qui prime actuellement

Source Soo Curious Maxime Magnier

Le Pèlerin

Published by Le Pèlerin - dans Société
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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 06:02

« À ceux que j’aime... et ceux qui m’aiment » 

 

Prière indienne

Prière indienne

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,

Laissez-moi partir,

J’ai tellement de choses à faire et à voir

Ne pleurez pas en pensant à moi,

Soyez reconnaissants pour les belles années,

Je vous ai donné mon amitié,

Vous pouvez seulement deviner

Le bonheur que vous m’avez apporté.

 

Je vous remercie de l’amour que chacun m’avez démontré,

Maintenant, il est temps de voyager seul.

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.

La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous serons séparés pour quelque temps.

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,

Je ne suis pas loin, et la vie continue...

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,

Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement

La douceur de l’amour que j’apporterai.

Et quand il sera temps pour vous de partir,

Je serai là pour vous accueillir.

 

Absent de mon corps, présent avec Dieu.

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,

Je ne suis pas là, je ne dors pas,

Je suis les mille vents qui soufflent,

Je suis le scintillement

Des cristaux de neige,

Je suis la lumière que traverse

Les champs de blé,

Je suis la douce pluie d’automne,

Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,

Je suis l’étoile qui brille dans la nuit,

N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,

Je ne suis pas là,

Je ne suis pas mort.

 

Auteur inconnu

Le Pèlerin

 

 

Published by Le Pèlerin - dans Le Cercle des Poètes
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 11:20

Cours de formation proposé aux Hommes

Humour – Vision féminine des besoins en formation de l’homme

Notre société a rapidement évolué

On est très vite passé de la soumission de la Femme au stade de la parité

Mais la femme est insatiable et veut renverser les rôles

Elle veut soumettre l’homme et le modeler à sa façon

Jugez-donc de cette proposition de formation proposée par nos « Compagnes »

Humour – Vision féminine des besoins en formation de l’homme

Nom du cours : Devenir aussi intelligent qu’une femme (donc, être parfait)

But : Cours de formation permettant aux hommes d’éveiller cette partie du cerveau dont ils ignorent encore l’existence.

Cours obligatoire :

* Apprendre à vivre sans sa mère ___________ 2000 crédits
* Je donne ma paie à ma femme ______________ 550 crédits
* Trouver le point G avant que ma femme s’impatiente ______ 1000 crédits
* Ma femme n’est pas ma mère _______________ 350 crédits
* Les menstruations ne sont pas contagieuse _ 2000 crédits

Cours très pratiques :

* Avoir des enfants sans devenir jaloux _______ 50 crédits
* Un souper prêt = une femme souriante ___ 200 crédits
* J’arrête de dire des niaiseries quand ma femme reçoit ses amies __ 500 crédits
* Comment s’étendre sans avoir l’air paresseux _ 300 crédits
* Vaincre le syndrome de la télécommande _____ 550 crédits
* Je ne pisse plus à côté de la toilette ____ 100 crédits
* Réussir à faire jouir ma femme avant qu’elle simule l’orgasme ____ 1500 crédits
* Comment se rendre jusqu’à la salle de lavage sans se perdre _______ 50 crédits
* Comment survivre à un rhume sans agoniser __ 200 crédits

Cours de détente et loisirs :

* Le repassage en 2 étapes
* Digérer en faisant la vaisselle
* Le ménage: une activité familiale et valorisante
* Je mémorise les journées du ramassage des ordures

Cours de cuisine :

* Niveau 1 (débutant) : Les appareils électroménagers :
« ON » : Mettre en marche —- « OFF » : arrêter
* Niveau 2 (avancé) : Mes premiers Spaghettis « Bolognaise » sans faire coller l’eau.

Le Pèlerin

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 10:27

Vous dites?

 

Humour – Moi….Jamais….

Au paradis, Saint Pierre accueille 10 hommes qui sont morts la même journée.

– Que tous ceux qui ont trompé leurs femmes fassent un pas en avant.
Et neuf sur dix présents avancent d’un pas.
Voyant cela, Saint-Pierre se retourne vers Dieu et lui demande:
– Et qu’est-ce qu’on en fait du sourd?

Le Pèlerin

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 09:35

8 aout 2016 - Notre planète vit à crédit jusqu’à la fin de l’année … Et elle s’épuise

Société -Quelle terre laisserons-nous à  nos enfants et nos petits enfants ?

La déforestation massive, c'est aussi une perte assurée en biodiversité. Ainsi l'immense écorégion du Pantanal – vue ici depuis l'Etat brésilien du Matto Grosso, en janvier 2011 – est en danger à cause de la culture intensive du soja et de la déforestation, alertent des sources scientifiques.

Ce lundi 8 août est l’Overshoot Day, le jour où les humains consomment plus de ressources naturelles que ce que la Terre peut leur fournir.

Si nous vivions dans un monde idéal, à partir de ce lundi 8 août, aucun humain ici-bas ne consommerait plus rien : ni eau, ni fruit, ni légume, ni viande, ni quoi que ce soit. Et il n’émettrait plus un gramme de gaz à effet de serre. Dans un monde idéal, cette diète durerait jusqu’au 31 décembre, afin que la planète Terre ait le temps de se régénérer.

Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal, donc ce lundi est l’Overshoot Day (le "Jour du Dépassement'). Et les 21 semaines qui nous séparent de 2017 sont "en trop" pour les ressources que la Terre a à nous offrir.

C’est ce concept qu’essaie de répandre, via une campagne, deux ONG : le Global Footprint Network et le WWF. Le message est clair : nous, humains, devons cesser de griller des cartouches irremplaçables. D’autant que ce grignotage ne fait que s’aggraver depuis 1986, année où la Terre nous donnait exactement ce dont elle disposait (où l’Overshoot survenait donc le 31 décembre).

Graisse de mammouth

En 1986, nous n'habitions pourtant pas dans des grottes éclairées à la lueur de lampes à la graisse de mammouth… Mais, entretemps, la surconsommation a continué à exploser dans les pays du Nord, les émissions de gaz à effet se sont envolées. Surtout, les pays du Sud (Chine en tête) sont parvenus un stade de développement économique catastrophique pour l’environnement.

Société -Quelle terre laisserons-nous à  nos enfants et nos petits enfants ?

"En 1990, l’Overshoot Day survenait le 7 décembre. En 2000, c’était le 1er novembre. En 2010, c’était le 21 août et aujourd’hui le 8 août. L’aggravation des choses est patente", détaille Arnaud Gauffier, responsable de cette campagne au WWF

Mais quelles sont les ressources concernées ? Pour que le calcul soit possible, les initiateurs de l’Overshoot Day mesurent tout en hectares terrestres. D’abord, les tonnes de gaz à effet de serre émis : chaque tonne dans l’atmosphère est ramenée à une surface d’arbres capable de l’absorber.

Cela vaut aussi pour chaque animal mangé, pour chaque verre d’eau bu, qui correspond à une surface de pâturage ou de sol utilisé. Chaque arbre tronçonné pour faire du papier ou des meubles, mais également chaque mètre de route ou d'habitation recouvrant le sol naturel sont enfin comptabilisés.

Biocapacité limitée

La biocapacité mondiale (la moyenne des hectares disponibles pour contenter chaque homo sapiens) est, en moyenne de 1,72 ha/hab. Mais cela ne nous suffit plus : il faut aujourd’hui 1,6 planète pour satisfaire chacun d'entre nous. Evidemment, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne : si un Philippin grignote moins que ce que la Terre met à disposition, un habitant des Etats-Unis en consomme, lui, 4,8 fois plus !

Voici combien de Terre il faut pour contenter chaque habitant de ces pays, selon Global Footprint Network :

Australien : 5,4 planètes

Etatsunien : 4,8 planètes

Finlande : 3,4 planètes

Russie : 3,3 planètes

Allemagne : 3,1 planètes

France : 3 planètes

Japon : 2,9 planètes

Italie : 2,7 planètes

Espagne : 2,1 planètes

Chine : 2 planètes

Brésil : 1,8 planètes

Moyenne mondiale : 1,6 planètes

Inde : 0,7 planète

Philippines : 0,6 planète

La France est placée au 6e rang mondial des plus gros grignoteurs de planète, malgré son très important parc nucléaire (donc, la faiblesse relative des ses émissions de C02 pour produire son électricité).

"Il y a une décennie, en 2005, il ne fallait 'que' 2 planètes pour chaque Français, précise Arnaud Gauffier. Mais l’augmentation de nos déplacements et de nos importations a alourdi le bilan."

Comment chaque Français grignote la planète :

Emissions de gaz à effets de serre : 53%

Cultures alimentaires non-animales : 24%

Produits forestiers (papier surtout) : 10%

Pâturages (ou paissent bovins, ovins…) : 5%

Poissons : 4%

Hectares grignotés par les villes et les routes : 4%

Mais comment notre planète, écosystème fini, peut-elle donner plus que ce qu’elle a, donc, d’une certaine manière, donner ce qu’elle n’a pas ? C’est bien simple : elle s’épuise à ce petit jeu. Une espèce de poisson trop pêchée (qui, donc, n’a pas le temps de se reproduire), une espèce d’arbre trop coupée (qui n’a pas le temps de repousser) finit logiquement par se raréfier et disparaître.

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Dysfonctionnement

La Terre a de moins en moins d’arbres, de poissons à nous offrir et, l’excès de gaz à effet de serre crée un dysfonctionnement gravissime : le réchauffement climatique. Malgré les COP 20, 21, 22, les choses ne s'améliorent pas... Déprimant?

"Cette campagne ne sert pas à accabler tout le monde ! prévient Arnaud Gauffier. Juste à faire comprendre qu’en modifiant nos comportements – en mangeant moins de viande, en consommant plus local, en recourant plus au vélo ou aux transports en commun… - nous pouvons tous faire reculer l’Overshoot Day. Avec un idéal : 'atteindre' à nouveau le 31 décembre."

En revanche, si tout le monde continue ainsi, en 2030, le Jour du Dépassement se situera… le 28 juin. Au boulot !

Nos enfants vont-ils voir la fin de l’humanité à cause du réchauffement climatique ? Des experts affirment que oui

Société -Quelle terre laisserons-nous à  nos enfants et nos petits enfants ?

Les premiers représentants de l’espèce humaine sont apparus sur Terre il y a près de 2,8 millions d’années. Dès lors, sa population n’a cessé d’augmenter et nous sommes aujourd’hui plus de 7 milliards d’individus à peupler la planète. Mais tout cela risquerait de prendre fin d’ici 2100. En effet, certains spécialistes affirment que la surpopulation, l’épuisement des ressources et le réchauffement climatique pourraient être responsables de la disparition de notre espèce dans moins d’un siècle. SooCurious fait le point sur ces estimations très alarmantes.

Des prises de conscience tardives

Chaque année lors du G7 les gouvernements se réunissent dans le but de trouver des solutions au changement climatique, pourtant malgré la prise de certaines résolutions telles que la réduction importante des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ou la limitation du réchauffement climatique à 2 degrés par an, les résultats sont encore loin d’être satisfaisants. D’ailleurs le scientifique David Auerbach critique le dernier sommet du G7 considérant que les responsables des gouvernements n’ont pas su apporter de vraies solutions indispensables pour la survie de l’humanité. Selon lui et quelques experts, la civilisation du 21e siècle encourt les mêmes risques que les habitants de l’île de Pâques, dont la civilisation s’est éteinte lorsqu’ils ont surexploité les ressources de leur habitat naturel.

Cela ne concerne pas que l’espèce humaine, mais aussi celle des autres espèces vivantes de la planète. « Je pense qu’il est trop tard. J’essaye de ne pas en faire état car certaines personnes s’emploient à trouver des solutions mais elles restent hors d’atteinte. » Lors du G7 qui se tenait en Allemagne au début du mois de juin, les gouvernements ont failli à leur tâche, proposer un vrai plan pour cesser les émissions de gaz pour les années à venir. Il est apparu que les engagements actuels des pays pour la réduction des gaz à effet de serre ne parviendront pas à éviter un pic des émissions vers 2030, ce qui entrainera une augmentation des températures de 2,6 degrés d’ici la fin du siècle selon l’Agence nationale de l’énergie.

Société -Quelle terre laisserons-nous à  nos enfants et nos petits enfants ?

Des ambitions à atteindre à tout prix

« Lorsque le G7 a appelé tous les pays à réduire les émissions de carbone à zéro dans les 85 prochaines années, la réaction a été unanime dans le monde scientifique : ce sera déjà bien trop tard », a écrit M. Auerbach, «À ce stade, réduire les émissions c’est juste une partie de la solution,- la partie facile. L’autre, plus difficile sera un effort très agressif pour trouver les technologies nécessaires qui pourront inverser l’apocalypse climatique qui a déjà commencé ».
Le scientifique à aussi fait remarquer que le changement climatique « dangereux » était déjà là,et que la question à se poser maintenant était de savoir si le changement climatique «catastrophique »pourrait être évité.

L’objectif désormais c’est que l’augmentation des températures mondiales soit maintenue en dessous d’un niveau de 2 degrés d’ici la fin du siècle. Une augmentation de 5 degrés, comme il est actuellement prévu d’ici 2100 (pour le moment), causerait de graves inondations, la famine, la sécheresse et une extinction de masse. D’ailleurs « Même le chiffre de 2 degrés implique la hausse de plus d’un mètre du niveau de la mer en 2100, assez pour déplacer des millions de personnes et faire disparaitre des centaines d’îles » explique M. Auerbach dans son article à Reuters. Mais il admet que la situation actuelle ne permet pas d’espérer descendre au-dessous des 2 degrés d’augmentation.

Société -Quelle terre laisserons-nous à  nos enfants et nos petits enfants ?

Une situation climatique très alarmante

Il s’avère donc qu’il fera de plus en plus chaud sur notre planète, et les données sur les températures des villes en 2100 sont extrêmement inquiétantes. Par exemple en Inde ou en Amérique du Sud, les températures journalières seront de plus ou moins 45 degrés, tout comme Jérusalem, New York, Los Angeles ou encore Mumbai. De plus la quantité de dioxyde de carbone contenu dans l’atmosphère atteindra 935 parties par million soit 0,1 % de l’atmosphère. C’est quasiment le double d’aujourd’hui, où la concentration est de 400 parties par million.

Les glaciers de l’Everest, de l’Himalaya, la banquise… tous ces endroits pourraient être presque complètement éradiqués d’ici 2100 en raison des émissions de gaz à effet de serre, d’après les mises en garde des scientifiques. Une diminution de 99 % est attendue s’il n’y a pas une nette amélioration. Mais des solutions sont à l’étude : « L’ambition de la NASA est de prendre tout ce que nous avons appris sur notre planète depuis l’espace et créer de nouveaux produits qui vont nous aider à sauvegarder notre futur », explique Ellen Stofan, chef scientifique à la NASA. « Avec ce nouvel ensemble de données mondiales, les habitants du monde entier ont un nouvel outil précieux à utiliser pour planifier des solutions contre le réchauffement de la planète. »

NEX, une base de données mondiale qui prédit les variations climatiques

Le dernier compilateur de données terrestres créé par la NASA (NEX) en Californie a récolté des données qui montrent les changements prévus dans le monde entier en réponse à la hausse des niveaux de dioxyde de carbone, qui peuvent être visualisés sur une échelle de temps par jour pour chaque ville. La NASA affirme que les données aideront les scientifiques et les meilleurs planificateurs à comprendre les risques auxquels la planète sera confrontée en raison du changement climatique. Il peut aussi leur permettre de mieux planifier les aléas climatiques tels que la sécheresse, les inondations, les vagues de chaleur et les pertes de productivité agricole.

La NASA continue de produire de précieux produits de données communautaires sur la plate-forme NEX afin de promouvoir la collaboration scientifique, le partage des connaissances, la recherche et le développement. NEX totalise plus de 11 téraoctets et intègre les mesures réelles de tous les endroits de la planète avec les données de simulations climatiques. Il fournit à la fois des précipitations et des projections de températures à une résolution de près de 25 km, entre 1950 et 2100 à travers le monde entier.
 

Société -Quelle terre laisserons-nous à  nos enfants et nos petits enfants ?

La carte montre que beaucoup de zones d’Afrique du Nord, d’Inde et de l’équateur devront faire face à des températures d’été qui dépasseront régulièrement les 45 degrés.

À la vitesse où empirent les choses, dans quelques générations nos descendants pourraient bien assister à la fin de la civilisation humaine. À la rédaction, nous sommes très inquiets par toutes ces estimations scientifiques et nous espérons que les pays tiendront leurs engagements concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Selon vous, quelles solutions doivent être mises en place pour sauver la civilisation humaine ?

Source:

Le Nouvel Observateur-Arnaud Gonzague

SooCurious-Auriane Essart 

Le Pèlerin

 

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 12:32

Aie….Aie…Aie… !...La douleur… !

Humour – Les alternatives à l’emprisonnement

Deux gars se font arrêter pour trafic de drogue. En Cour, ils écoutent le juge…

-Vu que c’est votre première peine, je vais vous laisser une chance. Vous n’irez pas en prison si vous arrivez à convaincre 25 jeunes de ne pas prendre de drogue.

Le lendemain les deux gars vont dans une école et, le surlendemain, ils comparaissent devant le juge.

-Et puis, combien de jeunes avez-vous convaincus?
Le premier répond :
-32.
-Félicitations! Tu n’iras pas en prison! Comment as-tu fait?
-J’ai dessiné le dessin suivant : 0 o. Je leur ai dit que le premier cercle, c’est leur cerveau avant de prendre de la drogue pis le deuxième, c’est celui de quelqu’un qui prend de la drogue.
-Bonne tactique. Et toi?

Le deuxième :
-J’en ai convaincu 265.
-Wow! Comment t’as fait?
-J’ai utilisé presque le même dessin sauf que j’ai placé le o puis le O et je leur ai dit que s’ils prennent de la drogue ils vont se retrouver en prison. J’ai ensuite expliqué que le o, c’est leur anus avant d’entrer en prison et que le O, c’est après quelques mois à l’intérieur. »

Le Pèlerin

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 13:36

Femme de lettres française (Paris 1804-Nohant, Indre, 1876).George Sand

 

La bâtarde de bonne famille

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George Sand George Sand George Sand assise fumant une longue pipe

Aurore Dupin, au nom bien roturier, descend de l'une des plus grandes familles d'Europe, les Königsmark – une famille où, par tradition, toutes les filles s'appelaient Aurore. Aurora von Königsmark épouse, à la fin du xviie s., Auguste de Saxe, et en a un fils, Maurice. Passé au service du roi de France, Maurice, mercenaire de luxe, lui donne sa nièce en mariage – ce qui apparente ainsi la future George Sand à la famille royale de France. Maurice de Saxe, grand soldat, grand libertin, fait à la jeune Marie Rinteau une fille, Marie-Aurore, qui épouse Claude Dupin de Francueil, un financier représentant des fermiers généraux en Berry, dont elle a un fils, Maurice, soldat de la République et de l'Empire. Dans un camp de l'armée d'Italie, ce dernier trouve une fille à soldats, Sophie Victoire Delaborde (« ma mère était de la race avilie et vagabonde des bohémiens de ce monde », écrira George Sand dans l'Histoire de ma vie), qu'il épouse, fortement enceinte d'une fille, dont elle accouche le 1er juillet 1804, et que l'on baptise Aurore, selon la tradition familiale. Quatre ans plus tard, le colonel Dupin se tue en tombant de cheval – laissant sa femme poursuivre ses galanteries à Paris, et la petite orpheline à Nohant, près de La Châtre, entre les mains de sa grand-mère Marie-Aurore Dupin de Francueil. Cette petite fille s'appellera, plus tard, George Sand.

Une jeune fille de bonne famille s'élève au couvent. Aurore entre, à Paris, dans celui des Dames augustines anglaises, dont elle sort à seize ans avec une solide connaissance de l'anglais, du goût pour les amitiés féminines et une religiosité diffuse, qui lui donnera toute sa vie une vision quelque peu quiétiste de Dieu – au grand dam de sa grand-mère, vraie femme du xviiie s., voltairienne jusqu'au bout des ongles. Rentrée à Nohant (1820), la jeune fille, belle brune aux grands yeux, s'habille volontiers en homme pour courir le lièvre, à cheval, et conquérir, en tout bien tout honneur, les jeunes gens du voisinage. Elle lit beaucoup : le Génie du christianisme, pour l'instinct de Dieu, puis tous les philosophes du xviiie s., contre-poison nécessaire, puis les grands génies des siècles précédents, de Virgile à Shakespeare. Rousseau enfin : elle apprend de lui la confusion savante des sentiments et de la vertu. Si le romantisme est le produit d'une compréhension partielle de Jean-Jacques et d'une lecture partiale de Chateaubriand, elle est, dès 1821, une vraie enfant du siècle.

Elle est mariée, tôt (1822 – elle a 18 ans), à Casimir Dudevant, un riche héritier (potentiel). Mari bien ordinaire, un peu goujat, un peu ivrogne, auquel elle donne très vite un fils, Maurice (1823). Elle racontera plus tard, dans le Roman d'Aurore Dudevant et d'Aurélien de Sèze, la vie peu exaltante qu'elle mène alors. Elle sait déjà – ce sera le sujet de plusieurs de ses romans – que si ses sens s'éveillent facilement, elle n'arrive jamais à une conclusion pleinement satisfaisante. Elle reste en suspens à deux doigts de la félicité…

Mal mariée mais bien aimée

George Sand femme libre

En voyage dans les Pyrénées, à Cauterets, Aurore rencontre Aurélien de Sèze, vite amoureux d'elle :« Je sentis, au plaisir de l'écouter, qu'il m'était plus cher que je n'avais osé me l'avouer jusqu'alors : je m'en effrayai pour le repos de ma vie, mais je voyais dans ses sentiments tant de pureté, j'en sentais moi-même dans les miens, que je ne les pus croire criminels… » Selon la narration à peine romancée qu'elle fera plus tard de cette liaison, ils en restèrent à des liens platoniques – plus forts, au fond, qu'un adultère bien consommé (1825). Tous deux, lecteurs de la Nouvelle Héloïse, J. J. Rousseau, se prennent à rêver d'une amitié à trois et, dans un premier temps, Casimir ne s'y opposa pas. La première œuvre d'Aurore Dudevant est une confession générale adressée à son mari – qui lui sert surtout à énoncer leurs irréconciliables différences.

Aurore Dupin parlait peu en public, et George Sand guère plus, mais elle écrivait beaucoup : les 22 tomes de sa correspondance témoignent de chaque instant de sa vie, et surtout de la manière dont les détails du ménage finissent par devenir littérature. George Sand raturait fort peu ses manuscrits, parce que ses lettres lui en avaient fourni les brouillons.

Pour un temps, une correspondance passionnée circule entre Nohant et Bordeaux, où séjourne Aurélien. Cependant, Aurore, enragée de libéralisme, se mêle de politique locale, avec ce que la province a de plus beaux jeunes gens exaltés – se compromettant avec un jeune médecin, Stéphane Ajasson de Grandsagne, qu'elle rejoint à Paris. Elle en revient enceinte, d'une fille, Solange, que bonnes et mauvaises langues attribuèrent au joli médecin (1828). Elle n'a plus alors avec son mari que des relations de façade. À l'en croire (Histoire de ma vie), au plus beau de ses passions croisées : « Ce qui m'absorbait, à Nohant comme au couvent, c'était la recherche ardente ou mélancolique, mais assidue, des rapports qui peuvent, qui doivent exister entre l'âme individuelle et cette âme universelle que nous appelons Dieu (…). Il m'importait fort de chercher en Dieu le mot de l'énigme de ma vie, la notion de mes vrais devoirs, la sanction de mes sentiments les plus intimes. ».

Entre remords, ennui et goût de la vie, elle s'étourdit dans des activités qui fleurent bon la sublimation fantasmatique : « Accablée de désespoir et me sentant presque folle, je lançais mon cheval au hasard dans la nuit obscure… Il y avait un endroit du chemin sinistre pour ma famille. C'était à un détour, après le treizième peuplier ; mon père, à peine plus âgé que je ne l'étais alors, revenant chez lui par une sombre nuit, y avait été renversé sur place. Quelquefois, je m'y arrêtais pour évoquer sa mémoire et chercher, au clair de la lune, les traces imaginaires de son sang sur les cailloux. Le plus souvent, lorsque j'en approchais, je lançais mon cheval de toute sa vitesse et je lui lâchais les rênes en l'aiguillonnant à ce détour où le chemin se creusait et rendait ma course dangereuse… » (Journal intime).

Premiers romans, premiers succès

Paris s'offre une révolution (juillet 1830). Près de La Châtre, Aurore Dudevant rencontre Jules Sandeau, parmi d'autres libéraux – regard d'enfant battu, beaucoup de boucles blondes. Presque toujours attirée par les hommes au profil immature, Aurore résiste héroïquement quelques jours.

Ce personnage un peu falot est l'étincelle. Aurore quitte son mari et Nohant, part s'installer avec Sandeau à Paris (1831), cherche des recommandations par le clan berrichon de la capitale, contacte Henri de Latouche, journaliste dont le talent était de découvrir des talents, obtient par lui d'avoir la rédaction d'échos (des « bigarrures ») au Figaro. Sandeau et Aurore travaillent ensemble à un roman, Rose et Blanche, histoire d'une comédienne et d'une religieuse – signé J. Sand.

Le roman se vend bien, et elle se lance derechef dans l'écriture d'un autre ouvrage – seule. Le petit Sandeau se remet mal du régime Aurore – vraie tornade d'énergie, sans cesse entre Paris et Nohant, pour voir ses enfants, écrivant sans cesse, courant de droite et de gauche, jamais apaisée. Dès 1832, elle ramène à Paris sa fille Solange et un gros roman, Indiana. Par honnêteté, Jules refuse de signer un livre où il n'est pour rien. Aurore garde Sand, et invente George – orthographié à l'anglaise. À la parution du roman, la Caricature imprime un article élogieux :« Je ne connais rien de plus simplement écrit, de plus délicieusement conçu. » Son rédacteur s'appelle Balzac. Dans la Revue des Deux Mondes, Gustave Planche, l'effroi des auteurs en herbe, dit d'Indiana tout le bien qu'il pense. Sand est lancée. Buloz, le directeur de la Revue, lui propose une chronique régulière – 32 pages par semaine. Son éditeur lui réclame un autre roman – ce sera Valentine.

L'une et l'autre œuvre sont très proches de la vie d'Aurore Dupin. Dans Indiana, l'île Bourbon est l'idéalisation du Berry, les personnages des transpositions transparentes de son mari et de son amant – décevant tous deux la soif d'absolu de l'héroïne. Valentine est le premier des romans champêtres de Sand – roman politique qui fait du saint-simonisme appliqué, appelant à la fusion harmonieuse des classes. Dans les deux cas, la cible est le mariage.

Sand écrit sans cesse, de longues nouvelles (Métella, la Marquise). Sandeau est dépassé : « Tu veux que je travaille, lui écrit-il, je l'ai voulu aussi, mais je ne peux pas ! Je ne suis pas né comme toi avec un petit ressort d'acier dans le cerveau, dont il ne faut que pousser le bouton pour que la volonté fonctionne. »

Singulier aveu d'impuissance. Sand se lie avec la très célèbre Marie Dorval – la comédienne aimée de Vigny, qui, chaque soir, avec le rôle d'Adèle de l'Antony de Dumas père, fait pleurer le public – et trouve chez elle ce qu'aucun homme n'avait pu lui donner : « Je sens que je vous aime, lui écrit-elle, d'un cœur tout rajeuni, tout refait à neuf par vous. Si c'est un rêve, comme tout ce que j'ai désiré dans ma vie, ne me l'ôtez pas trop vite. Il me fait tant de bien ! »

On doit à cette époque à Vigny, jaloux des relations de sa maîtresse avec Aurore, un portrait parlant de Sand, dans son Journal d'un poète : « C'est une femme qui paraît avoir vingt-cinq ans. Son aspect est celui de la Judith célèbre du musée. Ses cheveux noirs et bouclés, et tombant sur son col, à la façon des anges de Raphaël. Ses yeux sont grands et noirs, formés comme les yeux modèles des mystiques et des plus magnifiques têtes italiennes. Sa figure sévère est immobile. Le bas du visage peu agréable, la bouche mal faite. Sans grâce dans le maintien, rude dans le parler. Homme dans la tournure, le langage, le son de la voix et la hardiesse des propos. ».

George Sand, Lélia

Quelques mois plus tard, Sand quitte Sandeau – trop peu satisfaisant, physiquement et intellectuellement (1833). Elle l'envoie – à ses frais – en Italie. Se brouille avec Balzac. Se rapproche de Sainte-Beuve. Et surtout elle écrit Lélia, « long aveu d'impuissance charnelle », résume André Maurois – qui donne justement ce titre à sa biographie de Sand, tant l'auteur et le personnage semblent proches, si proches que Sand elle-même censurera plus tard l'édition originale de 1833, où elle avait peut-être déversé trop de confidences :

« Je me sentais la poitrine dévorée d'un feu inextinguible, et ses baisers n'y versaient aucun soulagement. Je le pressais dans mes bras avec une force surhumaine et je tombais près de lui épuisée, découragée… Le désir, chez moi, était une ardeur de l'âme qui paralysait la puissance des sens avant de l'avoir éveillée ; c'était une fureur sauvage qui s'emparait de mon cerveau et qui s'y concentrait exclusivement. Mon sang se glaçait, impuissant et pauvre, durant l'essor immense de ma volonté. ».

Ce donjuanisme au féminin épouvanta quelque peu Sainte-Beuve, qui aimait à feindre le conformisme. Il plut fort à Dorval, et aux lectrices en général.

Don Juane rencontre alors Don Juan – en l'occurrence Prosper Mérimée. De leur brève étreinte nous savons tout, par une lettre du futur auteur de Carmen à son ami Stendhal : un lamentable fiasco. Sand, femme à hommes, était au fond plus inexperte que l'homme à femmes se l'imaginait – et Mérimée n'avait de goût ni pour les sentiments, ni pour la pédagogie.« Je me conduisis, à trente ans, comme une fille de quinze ans ne l'aurait pas fait », avouera-t-elle à Sainte-Beuve.

Sand et Musset

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Alfred de Musset et George Sand

Tout change lorsqu'elle rencontre Musset, en cette même année 1833. Dandy, libertin, brûlant sa vie, « il n'était ni roué ni fat, se rappellera George, bien qu'il méditât d'être l'un et l'autre » (Elle et lui). Il lui écrit un poème à mettre dans la bouche de Sténio, le héros de Lélia. Et finit par avouer :« Je vous aime comme un enfant. » Il vient vivre avec elle, quai Malaquais.« Je suis énamourée, et cette fois très sérieusement, d'Alfred de Musset », dit-elle à Sainte-Beuve.

Sand a raconté leur liaison dans Elle et lui – de chacun de ses amants elle a fait un livre. Musset donna sa version dans la Confession d'un enfant du siècle (1836). Ce qui est sûr, c'est qu'elle fut l'homme du couple. Et que leur vie sensuelle ne fut pas une totale réussite : des années plus tard, Musset rédigera un roman érotique, Gamiani, transposition des impuissances de Lélia.

Ils partent en voyage à Venise : Musset, malade, hanté des hallucinations qu'il racontera dans la Nuit de Décembre et ailleurs, est longuement soigné par Sand et par un docteur, Pietro Pagello, qui devient l'amant de George : Musset rentre à Paris, Sand reste avec son beau docteur dans la cité des Doges, et rédige Jacques, qui laisse Balzac dubitatif et ironique :« Le dernier roman de Mme Dudevant est un conseil donné aux maris, qui gênent leurs femmes, de se tuer pour les laisser libres », écrit-il à Mme Hanska.

Journellement, elle écrit à Musset, le déchirant de détails – en toute amitié. Musset tirera de cette correspondance cruelle la matière de On ne badine pas avec l'amour – dont l'héroïne, Camille, a un prénom bien ambigu. Sand finit par rentrer à Paris, amenant dans ses bagages son bel Italien, lucide mais persuadé qu'il fallait aller jusqu'au bout du cinquième acte. Musset, toujours amoureux fou, écrit des lettres déchirantes, en s'amusant à Baden-Baden… Sand, revenue à Nohant, ne regagne Paris que pour renvoyer Pagello (1834). Elle recommence à vivre avec Musset – avant de rompre définitivement, parfaitement désespérée : « Ô mes yeux bleus, vous ne me regarderez plus ! Belle tête, je ne te verrai plus t'incliner sur moi et te voiler d'une douce langueur ! Mon petit corps souple et chaud, vous ne vous étendrez plus sur moi (…). Adieu, mes blanches épaules ; adieu, tout ce qui était à moi ! J'embrasserai maintenant, dans mes nuits ardentes, le tronc des sapins et les rochers dans les forêts, en criant votre nom, et quand j'aurai rêvé le plaisir, je tomberai évanouie sur la terre humide… » (Journal intime).

Chez Sand, désir et fantasme ne font qu'un, peut-être parce que la satisfaction du désir était pour elle un pur fantasme. Elle coupe ses cheveux, les envoie à Musset (Delacroix l'a peinte avec les cheveux courts, si surprenants à l'époque). Il y aura des réconciliations, plus douloureuses que des séparations. Enfin, en mars 1835, elle s'enfuit à Nohant pour mettre un point final à leur histoire.

Sand, la républicaine mystique

Elle y mène trois activités de front : la rédaction d'un roman de cape et d'épée, Mauprat, la séparation de corps, sur le plan légal, avec son mari (acquise en 1836), et la fréquentation, bientôt très intime, de Michel de Bourges, avocat, républicain farouche, disciple de Babeuf – Sand rentre en politique. Elle admire en lui le tribun, mais se contente mal de cet homme au physique ingrat : elle en fait le héros d'un roman, Michel, et le complète avec l'acteur Bocage (qui jouait Antony avec Dorval), et avec Charles Didier, jeune et beau Suisse, admirateur éperdu. Elle s'installe chez lui. De cette époque date l'édition expurgée de Lélia.

Elle a tout de même du temps à consacrer aux amis. Elle part rejoindre en Suisse Liszt et Marie d'Agoult. Elle aime se pelotonner sous le piano quand le musicien joue :« Vous savez que j'ai la fibre forte et je ne trouve jamais des instruments assez puissants », écrit-elle à Marie d'Agoult, quelque peu jalouse. Les Lettres d'un voyageur, entamées par Sand à Venise, rendent compte de cette intimité.

Politiquement proche du peuple, Sand s'associe alors à Lamennais et écrit gracieusement dans le Monde, le journal de l'abbé ; l'hyménée littéraire de cette « femme perdue » et du prédicateur breton fait jaser. Sand fait paraître dans la revue les Lettres à Marcie, où elle enseigne à une jeune fille pauvre le mépris des richesses et des mariages de raison, défendant au passage l'égalité des sexes dans l'amour : Lamennais suspend la publication de l'œuvre dans sa revue. Sand fait alors la connaissance (par Sainte-Beuve) de Pierre Leroux, philosophe fumeux prêchant un mysticisme humanitaire, l'immortalité collective (mais non individuelle) et l'égalitarisme entre les sexes. « Elle l'a poussé, plaisante le grand chansonnier Béranger, à pondre une petite religion pour avoir le plaisir de la couver. » Elle se sépare de Michel de Bourges et de Didier peu après. Elle écrit, en deux mois, les Maîtres mosaïstes. Sa mère, avec laquelle elle n'entretenait plus que des rapports épisodiques, meurt peu après (août 1837).

Les années Chopin

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Frédéric Chopin

Balzac vint à Nohant. Il avait soutenu Sandeau contre Sand, rédigeait un roman sur leur aventure (il avoua une ressemblance entre Sandeau et le Lousteau des Illusions perdues), et obtint de Sand l'idée de Béatrix (1839), l'un de ses chefs-d'œuvre, où il a peint George sous les traits de Félicité des Touches/Camille Maupin – encore une fois un prénom ambigu servait à cerner la romancière.

Vint la rencontre avec Chopin (1837). Exilé, sensible, malheureux, polonais, c'était une proie idéale pour l'instinct maternel de Sand. Elle signifia son congé sentimental à Félicien Mallefille, un jeune créole, précepteur de son fils Maurice, et partit avec Chopin et ses enfants passer l'hiver 1838-1839 à Majorque. Confort spartiate et temps maussade, ce qui n'arrangea pas la phtisie du pianiste. Chopin composait cependant, George écrivait Spiridion, un roman métaphysico-mystique qui fleurait bon la philosophie de Leroux. Buloz supplia Sand, rentrée avec tout son petit monde à Marseille, de revenir sur terre et à son public : mais elle récidiva avec les Sept Cordes de la lyre – pastiche sans génie du Faust de Goethe.

Plusieurs années s'écoulèrent ainsi, Sand soignant Chopin, tous deux errant de Paris l'hiver à Nohant l'été, fréquentant acteurs (Bocage), artistes (Delacroix et Heine), et hommes politiques de gauche (Arago) – au grand dam de Chopin, aristocrate et conservateur. Sandeau publia un roman, Marianna (1839), qui faisait enfin le deuil de leur liaison. Henri de Latouche en publia un autre, Léo (1840), qui mettait en scène Sand à Nohant. Elle devenait un personnage.

Républicaine idéaliste, Sand publie le Compagnon du Tour de France, variation sur la réconciliation des classes, le Meunier d'Angibault, où une aristocrate ruinée se rapproche du peuple, puis Horace, histoire d'un ouvrier bijoutier magnanime, qui tenait de plusieurs des hommes de sa vie. « Elle est comme la tour de Nesle, plaisantait-on, elle dévore ses amants, mais au lieu de les jeter ensuite à la rivière, elle les couche dans ses romans. » Horace avait paru dans la Revue indépendante, qu'elle avait fondée pour soutenir les idées de Pierre Leroux. À La Châtre, elle avait créé l'Éclaireur de l'Indre – pour porter la bonne parole philosophico-politique à la province. Et elle raconta Chopin et Sand, transposés en roman (Lucrezia Floriani), s'absolvant avec magnanimité de toutes ses aventures.

Elle écrit également, à cette époque, plusieurs des idylles champêtres auxquelles on l'identifie trop souvent, la Mare au diable, Jeanne, le Péché de Monsieur Antoine, et François le Champi. Puis, pour améliorer ses finances, l'Histoire de ma vie, en dix volumes.

Chopin quitta Nohant en 1847, n'y revint plus, et les relations avec Sand s'estompèrent. La fille d'Aurore, Solange, était parvenue à les brouiller : sa mère en fera l'héroïne d'un roman, Mademoiselle Merquem, en 1867.

Sand, révolutionnaire réactionnaire - George Sand, la Petite Fadette

George Sand la Petite Fadette

Sand, châtelaine et socialiste, s'immerge dans la révolution de février 1848, imposant la république à La Châtre et à Châteauroux. Ledru-Rollin la charge de composer le Bulletin de la République, dont elle devient la muse. Le n° 16 contient un véritable appel à l'émeute, qu'on lui reprochera longtemps. Elle admire Louis Blanc – qu'elle a portraituré dans le Piccinino. Mais la majorité rejette le coup d'État qu'il a manigancé avec Blanqui en avril 1848 – et l'on rend Sand responsable des désordres. La France, surtout la France provinciale, aspire à être gouvernée au centre. Le 15 mai, Barbès et Blanqui tentent une fois de plus de renverser cette république plus rose que rouge, et échouent. Des milliers de « patriotes » sont déportés. Sand, communiste et dégoûtée, rentre à Nohant et se remet à ses romans champêtres (la Petite Fadette, décembre 1848) – « comme le suc d'une plante bienfaisante » versé « sur les blessures de l'humanité ». Fin de la révolution.

Les amis disparaissent. Ajasson de Grandsagne, en 1847, Hippolyte Châtiron, l'année suivante, Marie Dorval, en mai 1949, puis Chopin, en octobre. Balzac en 1850. Jules Sandeau devient académicien. Sand, survivante et grand-mère, s'occupe de sa petite-fille, Nini – qui meurt de la scarlatine en 1855 : la romancière raconte immédiatement sa courte vie dans un long article… D'Italie, où elle était partie se consoler, elle ramène un roman, Daniela, que la censure impériale épingle pour anticléricalisme. Sand fait intervenir l'impératrice. En 1857 meurt Musset. Le passé s'envole. Sand écrit Elle et lui. Le passé revit.

Paul de Musset crut bon de répondre par Lui et elle, et Louise Colet, qui haïssait Sand, par Lui.

Sand revient sur ses illusions anciennes, et se fait le chantre du mariage et de la répression des désirs (Constance Verrier). Cela ne trompe personne. On la propose pour un prix de l'Académie, mais seuls Mérimée, Vigny et Sainte-Beuve votent pour elle. Thiers a le prix.

Les nouveaux romans sont de plus en plus des récits « à thèse ». Sand travaille avec Dumas fils, qui tire des pièces de ses romans, et, réciproquement, elle s'inspire du Mariage de Victorine pour écrire le Marquis de Villemer, dont le dramaturge tire une nouvelle pièce à succès.

D'aucuns, à la même époque, se gaussent de ce moralisme nouveau.« La femme Sand est le Prudhomme de l'immoralité », écrit Baudelaire dans ses journaux intimes.« Que quelques hommes aient pu s'amouracher de cette latrine, c'est bien la preuve de l'abaissement des hommes de ce siècle. » On n'est pas plus élégant.

Anticléricale, Sand n'est pas antireligieuse. Elle écrit Mademoiselle La Quintinie (1863), en réponse à la Sibylle d'Octave Feuillet, pour faire passer le message : la femme peut se passer des prêtres. Puis Valvèdre (1866), pour exalter l'esprit scientifique. En ces temps d'ordre moral, la dame de Nohant passe pour une dangereuse activiste. De l'Empire, elle n'aime rien, et regrette les emportements romantiques, ce fameux « mal du siècle » : « Peut-être notre maladie valait-elle mieux que la réaction qui l'a suivie ; que cette soif d'argent, de plaisirs sans idéal et d'ambitions sans frein, qui ne me paraît pas caractériser bien noblement la santé du siècle. ».

Noces blanches avec l'ermite de Croisset

Dans les années 1865, Flaubert devient le correspondant puis l'ami de Sand. Elle l'appelle « mon troubadour ». Il commence ses lettres par « Chère maître ». Il va chez elle, à Palaiseau, elle se rend à Croisset. Il justifie les peines infinies qu'il prenait à écrire :« L'idée coule chez vous largement, incessamment, comme un fleuve. Chez moi, c'est un mince filet d'eau. Il me faut de grands travaux d'art pour obtenir une cascade » ; elle se désole :« Quand je vois le mal que mon vieux se donne pour faire un roman, ça me décourage de ma facilité et je me dis que je fais de la littérature savatée. » Elle le renseigne sur 1848, pour l'Éducation sentimentale, alors en gestation. Ils ont des goûts communs pour les farces « hénaurmes ». Des haines communes – Thiers et « Badinguet » (Napoléon III). Et des deuils communs : « Nous nous verrons samedi, écrit Flaubert à sa grande amie, à l'enterrement du pauvre Sainte-Beuve. Comme la petite bande diminue ! Comme les rares naufragés du Radeau de la Méduse disparaissent ! » À peine si leurs vues sur la Commune, en 1870-1871, divergent quelque peu. Sand a gardé des nostalgies socialisantes, et Flaubert voue les révolutionnaires aux gémonies. Ils se réconcilient pour accabler le triomphe de Thiers. Sand arrive même, en 1873, à faire venir Flaubert cinq jours à Nohant – événement inouï dans la vie du solitaire de Croisset.

Sand ne cesse d'écrire : par contrat, elle doit produire deux à trois romans par an. Elle revient à ses idylles campagnardes (Marianne Chevreuse), à des thèmes rebattus d'enlèvement d'enfant (Flamarande et les Deux Frères). Et même un roman par lettres, genre désuet depuis bien longtemps, Albine Fiori, l'histoire d'une enfant naturelle née des amours d'un grand seigneur et d'une comédienne : Sand vieillissante remet ainsi à contribution ses aristocratiques ancêtres. Elle n'a pas le temps de le finir : une occlusion intestinale la tue le 8 juin 1876.

À son enterrement, Hugo a envoyé un message : « Je pleure une morte et je salue une immortelle… » Flaubert, tout en « pleurant comme un veau », selon sa propre expression, eut assez d'oreille pour trouver le discours de Hugo « très beau ».

Source Larousse

Le Pèlerin

3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 13:38

L’Orient Express

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L'Orient Express, un train de rêve

Depuis 1883, l'Orient-Express circule à travers l'Europe, dans un tourbillon d'élégance et d'intrigues. Tour à tour train des têtes couronnées, des stars, des réfugiés, des marchands d'armes, des espions dans les Balkans de la Guerre froide, ce train de luxe symbolise, plus que tout autre, le voyage par excellence, le voyage vers l'Orient mystérieux. Ce livre, de Mata-Hari à Grace de Monaco, de Michel de Roumanie à Siméon de Bulgarie, de l'ex-roi Georges de Grèce au comte Ciano, d'Agatha Christie à Mac Orlan, l'Europe de l'insouciance, du vagabondage littéraire et mondain des années folles, de Paris à Constantinople, déroule son cortège d'aventures et de volupté. L'histoire de ce train de luxe européen, l'art de vivre de cette époque est fascinante. Ce train mythique nous rappelle les fastes du passé qui, depuis cent vingt ans, relie Paris-Est à Istanbul via Bucarest ; il évoque aussi tant les les splendeurs que les misères de ce voyage qui mène jusqu'au Péra Palace, sur l'autre rive du Bosphore. Au-delà de la renaissance du mythe, avec le Venise-Simplon-Orient-Express, qui relie aujourd'hui Londres à Venise.

Les voitur es de ce train ses machines, des aménagements intérieurs, sa technique et ce souci de la perfection qui ont rendu possible ce rêve du rail.

Un petit poème dédié à ce train mythique

 

Dans un étrange wagon-lit
Roulant sur le bord de la nuit
Bercé par un doux cliquetis
Je pense à cette femme si jolie

Le temps de cet intervalle
Suspendu comme une aurore boréale
Dans l'espace clos et feutré
Nos regards semblent s égarer

Dans la banquette à coté
Une évanescente forme est allongée
Mes yeux commencent à s'allumer
Et mon rêve à s'imaginer

Une fièvre latente nous enveloppe
Dans cette atmosphère oppressante
Submergé par une émotion intense
S'unissent nos bouches éperdues

Froissement murmuré de satins
Pour découvrir le chemin
Que parcoure nos mains
Au délice de caresses sans fin

les sens enivrés en douce folie
Invitent nos corps ébahis
A un tourbillon sonore
En jouissances de rêves d 'or

Embaumés de nos essences
Plus rien n'a d'importance
Seul le désir en délivrance
Écume le plaisir d'abondance

 

Le Pèlerin

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 13:22

A George Sand (I)

Alfred de musset

 

Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie ;

Verse ailleurs ce trésor que j’avais pour tout bien.

Va chercher d’autres lieux, toi qui fus ma patrie,

Va fleurir, ô soleil, ô ma belle chérie,

Fais riche un autre amour et souviens-toi du mien.

Laisse mon souvenir te suivre loin de France ;

Qu’il parte sur ton coeur, pauvre bouquet fané,

Lorsque tu l’as cueilli, j’ai connu l’Espérance,

Je croyais au bonheur, et toute ma souffrance

Est de l’avoir perdu sans te l’avoir donné.

Alfred de Musset

Le Pèlerin

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 11:15

Il était une fois la vie…

La vie est une fleur qui s'épanouit lentement.

Voilà, j’arrive au monde
Avec l’innocence dans mes yeux

 

Maintenant, je dois apprendre
A ramper sur le plancher

 

Il ne me faut pas longtemps pour
Que j’apprenne à gambader

 

C’est amusant de voir mes
Parents courir après moi

 

Grandir n’en finit pas
C’est le temps d’apprendre

 

Sur le banc d’école
Je m’appliquerai à écouter

 

De petite section à l’université
Il n’y a qu’un pas à sauter

 

Mais c’est beaucoup plus charmant
Qu’on embrasse son premier amour

 

Sans qu’on s’en rendre compte
Nous voilà aux pieds de l’autel

 

Elle est belle, il est beau
Toute la vie pour s’aimer

 

Tient, une belle forme arrondie
Dans le ventre de future maman

 

Papa doit se dépêcher, s’il veut
Être à l’heure à son travail

 

Construire, bâtir, agrandir
Il faut de la place pour 7

 

Les petits sont devenus grands
Une marmaille dans leurs bras

 

40, 50, 60, que le temps file
Parents devenus grands-parents

 

Ces cheveux blancs qui ne
Finissent pas de blanchir

 

Mamie, viens sur la terrasse avec moi,
Profitons de ce beau coucher de soleil

 

La journée a été belle et longue
Penche ta tête sur mon épaule

Endormons-nous ensemble !

 

Patrick Etienne

Source Planète Québec

Le Pèlerin

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