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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Quel avenir pour les partis islamistes ?

L Alliance verte

 

  

Cas - L’Algérie a fait finalement l’exception. Les islamistes n’ont pas remporté les législatives du 10 mai dernier. Beaucoup d’entre eux ont donc décidé de ne pas siéger dans la future APN.

L’émergence récemment de gouvernements islamistes dans la région de l’Afrique du Nord, à la faveur de la chute des régimes autoritaires de Ben Ali en Tunisie et de Kadhafi en Libye, les réformes du souverain marocain qui a nommé un chef de gouvernement islamiste, n’ont pas eu d’effet sur le courant des choses en Algérie. Nos politiques l’avaient bien prédit.

Le ministre de l’Intérieur, lors d’une déclaration faite à la Radio nationale, avait été catégorique en affirmant que la prochaine Assemblée populaire nationale (APN) ne sera pas de majorité islamiste. Pour une fois, nos politiques et même nos ministres ont eu bien raison.

Les islamistes ont tout bonnement raté le coach. Et c’est le Front de libération nationale (FLN) qui obtient 208 sièges (recours auprès du Conseil constitutionnel) suivi du Rassemblement national démocratique (RND) avec 68 sièges. Quant à l'Alliance de l'Algérie verte (AAV) formée par trois mouvances islamistes, à leur tête le (MSP) de Bouguerra Soltani, elle n’en a obtenu que 50 sièges en tout, en perdant encore un siège à la faveur des résultats définitifs rendus publics par le Conseil constitutionnel, moins d’une semaine après ceux annoncés par Daho Ould Kablia. Soltani qui misait beaucoup sur «la popularité» de son ministre des Travaux publics, a très mal accusé le coup de ces résultats. Lui, comme tous les autres chefs de partis islamistes partaient vainqueurs de ces élections multipliant les déclarations triomphalistes. Ils avaient même prédit l’obtention de pas moins de cent sièges.

Mais, dans un pays comme l’Algérie qui à maintes reprises a prouvé combien il peut être imprévisible et combien il est aléatoire de faire des prévisions, la déception était grande. Un véritable coup de massue. Les islamistes n’en reviennent toujours pas. Difficile de croire à une défaite aussi cuisante dans un terrain qu’on croyait conquis. Et pourtant... Les 9 339 026 votants n’ont finalement offert que 50 sièges à Soltani et ses alliés. Une fois le premier choc passé, les chefs des partis islamistes sortant de leur mutisme, affirment que «c’est la volonté de tout un peuple qui a été spoliée en ce 10 mai 2012», évoquant une «fraude généralisée ».

Il est en effet difficile pour eux d’imaginer que de tels résultats puissent réellement refléter la volonté des Algériens. Mais peut-être que ces derniers veulent enfin des institutions et un Etat moderne. Peut-être qu’ils ne veulent plus que l’on utilise la religion pour faire de la politique politicienne sur leur dos. Peut-être...

Le MSP passe dans l’opposition

Réaction - Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), pour exprimer son rejet des résultats des législatives, a pris la décision de ne pas prendre part au prochain gouvernement.

Cette décision a été prise à la suite d’une réunion du Madjliss Echoura, instance dirigeante du parti. Cette instance a donc décrété que le parti «n’aura pas de ministres dans la prochaine composition gouvernementale». Le porte-parole du MSP, Kamel Mida l’a bien précisé dans une déclaration faite à l’AFP.

«Le MSP a décidé de ne pas participer au prochain gouvernement pour dénoncer l'attitude du pouvoir», a-t-il affirmé. Pour sa part, le vice-président du parti, Abderezzak Mokri, dans un entretien accordé au journal électronique TSA, s’est montré catégorique en justifiant ce retrait. «Nous avons intégré les précédents gouvernements pour servir notre patrie. L'Algérie était en danger. Par la suite, nous avons pensé à aller vers de véritables réformes politiques.

La fraude électorale nous a donné le signal final : il n'y a pas de réformes. Et puis, il n'y a plus de causes qui apaisent notre conscience pour que nous soyons avec ce pouvoir», a-t-il dit. Et d’ajouter : «Il n'y a plus de crise. Le danger ce n'est plus l'instabilité ou le terrorisme, mais l'absence de démocratie. Ainsi, notre rôle, actuellement, est de rétablir les rapports de force et les équilibres entre la société et les autorités publiques pour l'intérêt de l’État et de la société.»

Pour ce faire, selon lui, le parti prendra part à la réorganisation de l'opposition en tentant de conclure des alliances avec tous les partis politiques pour avoir des positions communes au Parlement par rapport aux projets de loi du gouvernement, par exemple. Autrement dit, pour le MSP, «c’est moi ou rien».

Ce n’est ni plus ni moins que du chantage politique. D’ailleurs, selon une source proche des affaires du parti, Bouguerra Soltani a déjà adressé une lettre au président de la République lui signifiant «la fin de mission des ministres MSP» du gouvernement Ouyahia. Il s’agit entre autres, de Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme, et Mustapha Benbada, ministre du Commerce. Seul l’avenir nous dira, cependant, si cette position du MSP est une réaction de dépit, suite aux résultats des élections, ou bien une manœuvre politicienne aux desseins encore inavoués.

Le Front des forces socialistes au pouvoir ?

C’est une éventualité envisageable, la proposition de s’allier avec le FFS émanant du plus grand gagnant des législatives,en l’occurrence, le FLN. Abdelaziz Belkhadem, le patron du FLN, a, en effet, affirmé au lendemain des législatives : «Si cela ne dépendait que de moi, je contracterais une alliance avec le FFS.» «L'Algérie a besoin d'un parti à tendance nationaliste», a-t-il souligné. Une «proposition» qui a tout de suite été prise au sérieux par le FFS. «Notre parti a pris très au sérieux cette proposition indirecte que nous allons discuter dans le fond et dans la forme», nous dit une source. Celle-ci s’est montrée «favorable» à des alliances afin «d’impulser une dynamique dans la Chambre basse du Parlement et de réhabiliter la pratique politique». Notons que cette alliance, si elle est concrétisée, permettra au FFS de trouver en cette même Assemblée une opportunité de concrétiser son projet de toujours, à savoir une Assemblée constituante.

Par ailleurs, le pouvoir, toujours en quête de crédibilité, en impliquant ce parti dans la composante gouvernementale, soignera son image vis-à-vis de ses partenaires étrangers d’autant que les socialistes sont de retour au pouvoir en France. Rappelons enfin que le parti d’Aït Ahmed n’en serait pas à sa première participation au gouvernement et encore moins à sa première alliance avec le FLN.

Des ministres FFS ont pris part au gouvernement de Mouloud Hamrouche en 1990, alors que des alliances locales entre les deux partis ont été déjà scellées à Béjaïa et à Tizi Ouzou.

Un jour viendra… ?

Intérêt - Dans la rue, les cafés, les trains et les magasins, les résultats des dernières législatives sont toujours au centre des discussions. La défaite des islamistes est également d’actualité.

Il nous a été vraiment difficile d’aborder cette question avec les islamistes. Tout comme leurs leaders, ces derniers ne se sont pas encore remis d’une réalité qu’eux seuls ne veulent pas admettre. Chagrin et incompréhension caractérisent leurs déclarations.

«Ce n’est vraiment pas normal. Pas du tout. Tous les gens que je connais ou presque habitant dans ma commune, ont voté pour l’Alliance verte. On a eu des échos également d’un peu partout à travers bon nombre de villes du pays attestant que les fidèles ont bel et bien été au rendez-vous ce jeudi-là, et ils ont voté pour les listes de cette formation.

Cela ne peut être qu’un vol pur et simple des voix», s’exclame Abderrezak, attablé en compagnie de quatre de ses amis autour d’un thé dans un café à la rue Belouizdad. Ce dernier, qui s’est avéré être un membre du bureau local d’Alger de l’Alliance verte a en outre affirmé n’avoir pas cessé «ne serait-ce qu’une seconde, de mobiliser les gens, depuis la formation de cette alliance, dans les quartiers ainsi qu’au niveau du CEM où il est enseignant». «On avait tout mis en œuvre pour que cette alliance puisse remporter au moins une centaine de sièges dans la nouvelle Assemblée.

Le numéro 1 de la liste pour la wilaya d’Alger, le ministre des Travaux publics, n’est plus à présenter. On est convaincu que le pouvoir a voulu rééditer un autre 1991, l’année durant laquelle le processus électoral a été interrompu pour empêcher le FIS (dissous) d’accéder au pouvoir».

En un clin d’œil, notre enseignant, adhérent au MSP, s’est converti en un éminent politologue allant jusqu’à «promettre» que «le printemps algérien viendra. Ce n’est q’une question de temps». «Idji n’har (Un jour viendra…)», conclut-il. Ses amis, qui se tenaient à l’écart pendant toute la discussion, se mettent de la partie. «Vous êtes vraiment incroyables, vous les journalistes.

Vous critiquez le pouvoir, ses ministres et son administration tout au long de l’année et vous venez unir vos forces quand il s’agit de s’en prendre aux islamistes. Alors sachez que nous avons peut-être perdu la bataille mais pas la guerre et l’avenir nous en dira plus». Et nous ne pouvons que nous poser la question à propos de cet avenir «Que sera-t-il pour les islamistes dans ce pays ?».

Avis d’étudiants

Vision - Si les islamistes s’estiment lésés par les résultats des récentes législatives, bon nombre de citoyens sont affirmatifs : on a connu l’islamisme et pas question de refaire un voyage dans le temps si ce n’est pour corriger certaines de nos erreurs.

Des étudiants rencontrés à l’Institut du journalisme d’Alger ont relevé l’importance «d’aller de l’avant» et surtout de ne pas écouter ces «voix hypocrites» qui n’ont aucun amour pour la patrie non sans «émettre des réserves» s’agissant aussi du triomphe du FLN. «Avec le FLN, c’est le retour à la pensée unique. Je ne suis vraiment pas de l’avis de ceux qui ne cessent de dire que ce parti n’a fait que cueillir les fruits d’un travail laborieux. Reconnaissons qu’il y a eu bien des magouilles lors de ces élections, mais tout de même je préfère la pensée unique que la pensée radicale des fanatiques islamistes. J’avoue que j’ai voté ce jeudi-là, juste pour faire barrage justement à l’émergence d’un gouvernement islamiste en Algérie», a estimé Malek. A ses côtés, se tenaient deux autres étudiants du même groupe que lui.

Au début Zinou n’a rien voulu entendre de nos questions, ne voulant plus aborder le sujet des élections. «Vous n’avez pas encore cessé d’en parler, les jeux sont faits non ?», s’est-il offusqué avant d’être rappelé à l’ordre par Malek. «Là, on parle des islamistes et leur échec aux dernières législatives. T’es libre de te prononcer ou non, sinon tu gardes tes commentaires pour toi», lui dit-il.

Zinou ne s’est pas fait prier plus longtemps pour prendre part au débat. «Je suis musulman, mais je ne pourrai en aucun cas, cautionner l’islamisme radical», a-t-il affirmé d’emblée. Selon lui, «il ne pourrait plus y avoir de place dans la société algérienne, pour un islamisme ayant mis le pays à feu et à sang pendant une dizaine d’années», estimant en outre qu’à travers tout ce que son père lui racontait, «l’Algérie a beaucoup souffert à cause d’une idéologie importée d’Afghanistan ou d’autres pays se vantant de défendre l’Islam mieux que tous les autres».

«Les islamistes ont payé pour leur excès de confiance», a-t-il conclu. Un peu plus loin, un confrère d’un quotidien francophone, sollicité pour un avis personnel, n’a pas hésité d’abord, à se féliciter de «la débâcle islamiste». Sans trop de détours, M. M. et en résumé, a indiqué que «les Algériens n’ont jamais eu besoin de leçons pour mener une quelconque révolution».

Le boycott concernera-t-il le salaire

Quatorze partis politiques notamment islamistes, ont pris la décision de boycotter le nouveau Parlement issu des législatives du 10 mai. Les dirigeants de ces 14 formations politiques qui, toutes tendances réunies, disposent de seulement 28 sièges sur les 462 que compte l’Assemblée populaire nationale (APN), ont convenu, à l’issue d’une réunion de près de quatre heures au siège du Front pour la justice et le développement (FJD) dirigé par Abdallah Djaballah, de créer «un Front pour la sauvegarde de la démocratie». Autre décision : Rejeter en bloc les résultats du scrutin. Et, de ce fait, ne pas prendre part aux plénières de la nouvelle APN qualifiée d’«illégitime» et ne pas reconnaître le gouvernement issu de cette assemblée. Il s’agit du (FJD), du Front de l’Algérie nouvelle (FAN), du Front de l’entente nationale (FEN) et du Parti de la liberté et de la justice (PLJ). Il est également question des partis, El-Fedjr el-Djadid, le Front national démocratique, le Front national algérien (FNA), le Mouvement El-Infitah, le Front du changement, le Parti de la justice et du manifeste, le Mouvement de la jeunesse démocratique (MJD), le Mouvement national pour la nature et le développement, le Mouvement des nationalistes libres et enfin le Front de la bonne gouvernance.

Reste à savoir si le boycott inclura aussi le fait de ne pas percevoir son salaire de député, l’abandon de tous les avantages qu’offre la députation ou juste ne pas se présenter aux travaux de l’APN. L’avenir nous en dira assurément un peu plus.

Source Infosoir Farid Houali

Le Pèlerin

Algérie: Les députés de l'Alliance verte perturbent la première séance de l'APN

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Des députés de l'Alliance de l'Algérie verte (MSP, Ennahdha, El Islah), élus lors des élections du 10 mai, ont brandi, hier, à l'Assemblée populaire nationale (APN) des cartons rouges où on pouvait lire en arabe «non à la fraude», avant de quitter l'hémicycle. C'est vers la fin de la session matinale consacrée à la validation des mandats des nouveaux députés que les élus des trois partis islamistes se sont simultanément levés en brandissant les cartons rouges.

A l'exception de Amar Ghoul, ancien ministre des Travaux publics et nouveau député du MSP (Mouvement de la société pour la paix) qui est resté assis, tous les autres députés de l'Alliance ont quitté leurs sièges, créant ainsi une véritable cohue à l'intérieur de l'hémicycle qui abritait la première réunion des parlementaires de la 7ème législature. Des centaines d'autres députés issus des autres partis politiques se sont alors levés comme un seul homme pour applaudir, non pas pour soutenir l'action des contestataires mais pour tenter de les faire taire. Les femmes députés sont même venues à la rescousse en lançant des «youyous» stridents pour empêcher leurs collègues dans la nouvelle assemblée de s'exprimer.

Dans un communiqué distribué aux journalistes, l'Alliance de l'Algérie verte affirme que cette action est organisée dans le but de dénoncer la manipulation des résultats du scrutin du 10 mai passé. Les députés des trois partis islamistes annoncent, par ailleurs, qu'ils vont consacrer leurs mandats à faire de l'opposition durant cette septième législature. Cette action symbolique des députés de l'Alliance de l'Algérie verte n'a pas perturbé le déroulement de la cérémonie d'installation des 462 nouveaux députés puisqu'elle a eu lieu juste après la fin de la validation des mandats des parlementaires.

A noter que la présidence de séance a été assurée par Larbi Ould Khelifa en sa qualité de député le plus âgé (74 ans), secondé par les plus deux jeunes parlementaires de cette législature, Hocine Maaloum et Assia Kenane (23 et 24 ans). Larbi Ould Khelifa lors de son discours d'ouverture de la cérémonie a voulu faire passer l'image d'un homme rassembleur en affirmant «que le dialogue doit primer entre la majorité et la minorité à la nouvelle assemblée». Cette dernière doit être une école de la démocratie, a-t-il ajouté en soulignant que la tâche qui attend les parlementaires est immense en évoquant notamment la «révision de la Constitution» et la «démocratisation des institutions».

Source Le Quotidien d’Oran Z. Mehdaoui

Le Pèlerin

L'Allemagne n'est plus le seul décideur en Europe.

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Le président français François Hollande a réussi, lors du Sommet européen de mercredi, à remettre au centre des débats la croissance et la confiance aux lieux et places de l'austérité et la méfiance. L'Allemagne n'est plus le seul décideur en Europe.

Le Sommet des chefs d'Etat et gouvernement, tenu mercredi à Bruxelles, peut être qualifié de Sommet du « redressement politique et économique » de l'UE. D'abord parce que l'option de la seule « austérité financière » défendue (et imposée) jusque-là par l'Allemagne, a cédé la place à celle de la « croissance » par l'investissement, remise à jour par la France et soutenue par la majorité des pays de l'Union. « Seuls 5 pays sur les 27 sont encore opposés à la volonté de l'UE de prôner une stratégie commune de croissance, à côté de la discipline budgétaire », a déclaré le Premier ministre belge, Elio Di Rupo. Nul doute que le nouveau président français vient de renverser la logique (et le diktat allemand), imposé depuis 2008 à toute l'UE. De quoi s'est-il agi lors de ce Sommet ? Grâce à l'initiative française, soutenue par une majorité de pays membres, ainsi que de la Commission et du Parlement européen, l'idée de mettre au centre des débats la croissance et l'investissement est, désormais, irréversible.

Comment et par quels moyens ? Une série de propositions ont été émises et seront sur la table des négociations lors du prochain sommet « officiel » des 28 et 29 juin prochains.

D'abord mutualiser en grande partie les dettes souveraines des 17 membres de la zone euro et permettre à la Banque centrale européenne (BCE) d'émettre des obligations d'Etat au nom de l'UE (des euros-bonds). Cette méthode permettra aux pays d'emprunter à moindre coût, sur les marchés financiers. Ce sera aussi un élément politique en faveur d'une option fédéraliste de l'Union, si chère par ailleurs, à l'Allemagne. A cet effet, le président français a déclaré que « pour l'Allemagne, les euros-bonds seront l'aboutissement d'une politique, alors que la France soutient qu'ils sont le début d'une politique.» (Fédérale s'entend). Ensuite, revoir le redéploiement des fonds structurels. En effet, près de 82 milliards d'euros destinés, notamment aux régions, sont inutilisés en raison d'une obligation réglementaire : les Etats membres qui font appel à ces fonds pour des projets doivent avancer 40 % de la valeur du projet sur des finances propres. Enfin, il a été proposé de renflouer le fonds de la Banque européenne d'investissement (BEI) de 10 milliards d'euros et de revoir le rôle du Fonds de solidarité européen (FSE) pour favoriser le volume des emprunts sur les marchés financiers. A titre d'exemple, 10 milliards d'euros de plus à la BEI lui permettront de lever plus de 60 autres millions à des taux très bas, avancent les experts. A côté de ces propositions concrètes de relance de la croissance, l'aspect politique n'a pas été des moindres : ne pas laisser le débat sur l'avenir de l'Union au sein du seul couple franco-allemand ou même entre les 17 pays de l'euro-zone.

On l'aura compris, cette nouvelle conception de la politique européenne, basée sur la solidarité des 27 Etats membres, implique de soi un soutien à la Grèce qui joue la faillite générale et la sortie de la zone euro. Ainsi, l'UE a réaffirmé sa volonté de garder la Grèce dans la zone euro, quitte à revoir un possible allégement des contraintes budgétaires qui lui sont imposées, comme les délais de remboursement des prêts, voire de ceux du service de la dette. Pour formel qu'a été le sommet de mercredi, il a jeté les bases d'une nouvelle approche de la crise et mis en chantier une série de propositions réalistes que ne manqueront pas d'examiner, avec plus d'intérêt, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement, lors du prochain sommet prévu les 28 et 29 juin, à Bruxelles.

A quelles considérations a obéi le Conseil constitutionnel ?

La redistribution des sièges à l'APN opérée par le Conseil constitutionnel, après étude des recours dont il a été destinataire de la part de formations partisanes ayant participé au scrutin du 10 mai, ne change pas fondamentalement la configuration politique de l'APN, telle qu'elle est apparue à l'annonce des résultats au lendemain des opérations de vote.

Le premier constat est celui que l'institution présidée par Tayeb Belaïz n'a jugé valide aucun des recours introduits auprès d'elle par les partis qui, pour protester contre les résultats du scrutin, ont convenu de se regrouper dans un «Front pour la sauvegarde de la démocratie» et décidé de boycotter la nouvelle assemblée. Son arbitrage a été par contre favorable aux partis qui, tout en ayant dénoncé une fraude électorale au bénéfice de l'ex-parti unique, n'ont pas rejoint ce «Front» et ont refusé d'adhérer à ses initiatives.

Crédité initialement d'avoir remporté 221 sièges, le FLN s'en est vu retirer 13 par le Conseil constitutionnel, mais il conserve néanmoins une confortable majorité. Le PT et le FFS sont les «grands bénéficiaires» des arrêts rendus par le Conseil constitutionnel. Le premier en voyant sa présentation parlementaire passer de 17 à 24 députés, le second la sienne de 21 à 27.

Globalement, le lifting des résultats du scrutin auquel a procédé le Conseil constitutionnel réduit encore plus la présence dans l'hémicycle des partis du courant islamiste par rapport à ceux de la mouvance nationalo-républicaine, même si l'Alliance de l'Algérie verte et le Front pour la justice et le développement (FJD), appartenant au premier courant, ont «gagné», la première deux nouveaux sièges et le second un.

Le Conseil constitutionnel n'ayant pas justifié les motifs à l'origine du rééquilibrage qu'il a rendu public, l'impression s'impose que celui-ci a obéi à des considérations politiques. Celle notamment de faire le vide autour du «Front pour la sauvegarde de la démocratie», dont les velléités d'engager dans la durée et de façon audible son mouvement de contestation des élections législatives du 10 mai sont vouées à l'échec sans la participation à celui-ci des formations dont le Conseil constitutionnel a pris en compte en partie les recours.

Le rééquilibrage préfigure que la majorité parlementaire dont le FLN est le moteur aura en face d'elle une minorité dont l'opposition ne consistera pas en la remise en cause du cadre républicain et moderniste du projet de société pour l'Algérie à l'occasion de la présentation devant l'Assemblée nationale du projet de révision de la Constitution.

Il ne fait aucun doute que la redistribution définitive opérée par le Conseil constitutionnel va momentanément entretenir le mouvement de protestation partisan antifraude électoral. Celui-ci s'éteindra néanmoins plus ou moins vite car les partis qui sont en capacité de lui donner de la consistance, le PT et le FFS notamment, s'en tiennent à l'écart.

Enfin, cette redistribution confirme que le parti d'Ouyahia, le RND, a un problème réel avec le pouvoir. Déjà laminé en n'ayant obtenu que soixante-dix sièges dans le décompte initial, il lui en a été amputé encore deux, ce qui l'affaiblit d'autant face au FLN, qui, étrangement, a annoncé, la veille où le Conseil constitutionnel allait rendre publics ses arbitrages, le prochain ralliement à lui de 13 députés «indépendants». C'est donc un RND réduit à ne pas peser lourd dans l'hémicycle, que préside Ouyahia, et qui devient perméable aux tentations de remise en cause du leadership en son sein de ce dernier. La décision le concernant prise par le Conseil constitutionnel apparaît comme un «encouragement» prodigué aux cadres et militants de ce parti qui ont déclaré «la guerre» au chef du RND.

Kharroubi Habib

Source Le Quotidien d’Oran

Bureau De Bruxelles: M'hammedi Bouzina Med

Le Pèlerin

Algérie Les Fennecs l'ont emporté sur le Mena national du Niger (3-0)

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L'Algérie a aisément battu le Mena national du Niger (3-0), samedi à Blida en match amical de préparation. Les buts algériens ont été inscrits par William (CSC), Djebbour et Soudani, entré en jeu en seconde période.  

L'Algérie emmagasine de la confiance à une semaine du début des éliminatoires du Mondial 2014. Samedi soir à Blida, les Fennecs l'ont emporté sur le Mena national du Niger (3-0). Dominateurs dès l'entame, les hommes de Vahid Halilhodzic, vêtus de leurs maillots verts millésime 2010, trouvaient la faille à la demi-heure sur un but contre son camp de William, suite à une reprise pourtant manquée de Guedioura (34ème, 1-0). Dans la foulée, le break était fait sur une magnifique reprise de volée du plat du pied de Djebbour, sur un centre parfait d'Hachoud (38ème, 2-0). C'est le rentrant Soudani qui clôturait le score d'une frappe en pivot, après un bon service de Chalali, également sorti du banc (83ème, 3-0). Plus d'informations sur le site demain dimanche.

Source Football365.fr / FootSud

Le Pèlerin

«Je quitte si ça continue ainsi»

halilhodzic premiere liste

 

Le sélectionneur national souhaite poursuivre son aventure avec les Verts tout en dénonçant certains obstacles auxquels il fait face.

Son avenir et ses objectifs avec les Verts, les joueurs locaux, la domiciliation du match face au Mali et la retraite annoncée par certains internationaux, ce sont autant de sujets sur lesquels, le sélectionneur national, Vahid Halillodzic, a apporté des explications. D'emblée, l'entraîneur bosnien a affirmé que, malgré les nombreuses propositions qu'il reçoit quotidiennement, il souhaite poursuivre son aventure avec les Verts tout en dénonçant certains obstacles auxquels il fait face. Sans aller par quatre chemins, le coach national affirme être convoité par plusieurs clubs et sélections dont certains dirigeants lui ont fait des propositions très alléchantes sur le plan financier. Sans le dire ouvertement, Vahid fait référence au Qatar qui lui aurait proposé un salaire trois fois plus que celui qu'il touche en Algérie. «Chaque jour je reçois des offres de clubs et sélections de l'étranger. Certains d'entre elles sont très alléchantes sur le plan financier, puisqu'elles sont nettement meilleures, comparativement à ce que je touche ici, mais je veux aller au bout de mon contrat», a-t-il déclaré. Cette affirmation cache une envie de claquer la porte à tout moment. Il laisse le suspens planer, lorsqu'il affirme que la grande ambition qu'il a pour poursuivre avec les Verts peut être faussée. «Certes, mon envie est grande pour continuer ma mission avec les Verts, mais parfois je suis outré par certains comportements, qui font, que mon message ne passe pas de la manière souhaitée. Si ça continue comme ça, je risque d'opter pour la solution la plus facile», a-t-il averti, faisant allusion à son probable départ.

«Je veux tout gagner»

Abordant les trois prochains matchs qui attendent les Verts en juin prochain pour les qualifications au Mondial 2014 et la Coupe d'Afrique des nations 2013 (CAN-2013), Halillodzic s'est montré gourmand. «Je veux tout gagner», ambitionne-t-il. «Les trois matchs qui nous attendent en juin seront un tournant dans les qualifications aux deux rendez-vous mondial et africain. Je pense en particulier aux rencontres face au Rwanda (à Blida) et au Mali (probablement à Bamako), qu'on doit gagner pour prendre une option sur la qualification au Mondial», a-t-il indiqué. Cette ambition peut être gâchée, vu les nombreuses blessures enregistrées au sein de son effectif. L'ancien sélectionneur de la Côte d'Ivoire reconnaît qu'il va aborder ses rencontres sous de mauvais auspices. «C'est la première fois, dans ma carrière d'entraîneur, que je me retrouve en face d'une situation aussi délicate», a-t-il commenté. Et n'a pas caché son embarras pour composer les 11 rentrants face au Niger. «J'avais prévu de disputer ce match avec deux équipes différentes, afin de permettre à tout le monde d'y prendre part, mais les nombreuses blessures, notamment du côté des joueurs locaux, ont faussé mes calculs», s'est-il plaint. Malgré tous ces aléas, Halilhodzic, fidèle à sa réputation d'un entraîneur «qui ne recule devant rien» selon ses dires, continue à placer la barre très haut. «Certes, je serai handicapé par ces nombreuses défections, mais cela ne me pousse nullement à revoir mes ambitions à la baisse. J'ai déjà fixé comme objectif avec les joueurs de gagner tous nos matchs, y compris celui de samedi contre le Niger, amical soit-il», a t-il martelé.

Les locaux avertis

Une fois de plus, l'entraîneur national n'a pas été tendre envers les joueurs locaux. Il a réitéré pour la énième fois sa «déception» envers les locaux. «On me reproche toujours d'être critique envers les joueurs évoluant dans le championnat algérien, mais cette fois-ci, je ne peux m'empêcher de leur en vouloir encore, en raison de leur manque de sérieux et de professionnalisme», a déclaré le technicien bosnien, lors d'une conférence de presse tenue au stade Mustapha Tchaker de Blida. «J'ai programmé le stage de Bouchaoui (Alger) spécialement pour les joueurs du cru, mais grande fut ma déception quand la plupart d'entre eux se sont présentés traînant des blessures, alors qu'ils sont loin de répondre à nos exigences sur le plan physique, a-t-il ajouté. Halilhodzic s'est montré, notamment «déçu» par le gardien de but Fawzi Chaouchi, et le meneur de jeu Abdelmoumen Djabou, sur lesquels il misait énormément, mais qu'il ne peut les utiliser à présent. «Je n'ai raté aucune occasion pour discuter avec Chaouchi et le sensibiliser, en vain. Il reste toujours le même. Je pense que la seule solution pour lui éviter de passer à côté d'une grande carrière, c'est de le transférer à l'étranger, tellement il a beaucoup de problèmes ici», a t-il estimé. «Djabou, lui, est le meilleur joueur actuellement en Algérie, mais je découvre aujourd'hui qu'il traîne une blessure depuis une année, et qu'en dépit de cela, il continue à jouer ses matchs normalement. C'est vraiment grave», s'est-il exclamé.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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