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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
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  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 18:27

Sacre Pépé

vieillesse-ennemie

vieillesse-ennemie

Je suis passé voir Pépé et Mémé. Ils ont pris un Chien à la S. P. A. qui est Très Sympa. Chaque fois que je lui donne un Sucre, il remue la Queue ..... Mémé m'a dit : -" Tu devrais en donner un à Pépé ".

La semaine dernière, Pépé est allé au Salon de L’Agriculture. Il a trouvé une Machine qui peut faire la Moitié de son Travail. Du coup, il en a acheté deux.

Ce matin, Pépé était content ... Il m'a dit : - " À la Mairie , quand j' ai ouvert ma chemise et qu'ils ont vu mes Pectoraux, ils m'ont donné la Pension du 3 ème âge sans même regarder ma carte d' identité...." Mémé a dit : " Tu aurais dû baisser ton pantalon, ils t'auraient donnè la pension d'invalidité !

Pépé est toujours aussi Radin : quand il regarde la Messe à la Télévision , au moment de la Quête , il éteint le Poste. !

Hier Pépé a fêté ses 98 Ans : il n' a pas peur de Mourir, mais comme il dit : - " Je n'aimerais pas être là quand ça va arriver." Comme dit Mémé: " Pépé, il est Con comme la lune mais avec lui, il n'y a jamais d’éclipse . ! "

A 98 Ans, Sexuellement, Pépé est toujours Prêt, il ne sait plus pourquoi, mais il est Prêt . !

Pépé a dit : - " Les plus beaux moments de ma vie c'est quand je fais l’Amour ". Mémé a dit : " Moi c'est Noël, car çà revient plus souvent . !

" Avec l' âge, il y a des jours où Pépé ne sait plus ce qu' il dit : quand les gens lui demandent ce qu’il a fait comme métier quand il était jeune, Pépé répond qu' il était Opticien-Ebéniste : - " Je fabriquais des lunettes en bois pour les toilettes.

" Pépé m'a dit : - " Ce matin, quand j'ai voulu boutonner ma Chemise, le bouton de ma chemise m'est resté dans les Mains ..... Quand j'ai voulu mettre mes chaussures, le lacet m'est resté dans les mains... Et là, j'ai pensé qu'il valait mieux que je n'aille pas pisser... !!!

" Dimanche dernier, Pépé a fait une Course à Pied réservée au 3ème âge : il a couru le 100 m en 9 Secondes. Quand je lui ai demandé comment il avait fait il m'a dit : - " Au départ, quant il y a eu le coup de feu, j'ai laissé tomber mon mégot dans mon short ....

" Hier soir, Pépé m'a raconté sa Vie Sexuelle: - " À 20 Ans, je n'arrivais pas à plier mon Sexe tellement il était Dur ... A 40 Ans, j'arrivais à le plier en deux ..... A 60 Ans, je le pliais en trois ..... Aujourd'hui, à 98 Ans, j'arrive à le rouler ! C'est incroyable comment, avec l'âge, j'ai pris de la force dans les bras. !!!

Avec l' âge, Pépé ne voit plus rien. Hier, sur la Plage, il a trouvé un Préservatif : il l'a regardé pendant au moins une heure. ! .. Il m'a dit : - " Je ne pensais pas que cela pouvait exister." - " Dis donc, Pépé, toi aussi quand tu étais jeune, t'as fait l'Amour sur la Plage . ! " - " Oui, mais jamais au point de m'arracher la Peau .. !! . "

Le Pèlerin

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:32

L’Alcool ou le cul

Humour – Il y a de quoi être tenté

Un algérien en djellaba avec une grosse barbe est assis à côté d’un Belge dans un vol Alger - Bruxelles. Après le décollage, l’hôtesse commence à servir des boissons aux passagers. Le BELGE demande une coupe de champagne. Après l’avoir servie, l’hôtesse demande à son tour au musulman s’il en désire également une. Réponse de celui-ci, offensé : - Je préfère être sauvagement violé par dix prostituées de Babylone que de laisser une seule goutte d’alcool toucher mes lèvres !!! Le BELGE s’étouffe, rend rapidement sa coupe de champagne à l’hôtesse, et lui dit : - Moi aussi je préfère, je ne savais pas qu’on pouvait choisir

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:19

Un coup de fil exaspérant

Humour – Gaston nous agace avec son téléphone

Un professeur de psychologie commence son cours : - Aujourd'hui, nous allons étudier les différents stades de la colère. Il fait venir un téléphone dans la salle, compose un numéro au hasard et demande : - Bonjour Madame, pourrais-je parler à Jacques, s'il vous plaît? - Vous faites erreur, il n'y a pas de Jacques à ce numéro. Il se tourne alors vers les étudiants et dit : - Vous venez d'assister à la phase de mise en condition. Il recommence et la dame, un peu agacée, répond : - Je vous ai déjà dit qu'il n'y avait pas de Jacques ici! Il réitère une bonne douzaine de fois, raccroche après s'être fait hurler dessus par cette dame devenue hystérique et s'adresse à son auditoire : - Voilà enfin le niveau ultime de la colère. Là-dessus, un étudiant lève la main : - Monsieur, il y a pourtant un stade supérieur. Et, pour illustrer, il se saisit du téléphone, compose encore une fois le même numéro et dit : -

Bonjour Madame, je suis Jacques.

Y a-t-il eu des messages pour moi?

Le Pèlerin

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:16

Le ciel

Au ciel

Au ciel

En route pour leur mariage, un couple meurt dans un terrible accident de voiture. Ils se retrouvent devant les portes du ciel, ils cognent, et en attendant St-Pierre, ils décident de se marier au ciel. Quand le vieux Pierre arrive, ils lui demandent s'ilq peuvent se marier au ciel - Tiens, c'est la première fois qu'on me le demande. Attendez, je vais m'informer. Le couple attend pendant 2 mois et commence à se demander si c'est vraiment une bonne idée de se marier au ciel. Après tout, avec l'éternité à passer, ça risque d'être long longtemps. Qu'est-ce qui arrivera, si ça ne marche pas, seront-ils vraiment pris ensemble? Pour toujours? Un mois plus tard, St-Pierre revient enfin, très fatigué mais fier de lui. - Oui, vous pouvez vous marier au ciel. - Parfait, répondent les fiancés, mais qu'arrivera-t-il si ça ne marche pas? Est-ce qu'on peut divorcer au ciel? St-Pierre devient tout rouge et lance son grand livre par terre. - Maudit! Ça m'a pris trois mois pour trouver un prêtre au ciel, avez-vous une idée du temps que ça va prendre pour trouver un avocat?

Le Pèlerin

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 07:56

Le "discours à la jeunesse" de Jean Jaurès

Albi, 1903

Jaures Discours à la Jeunesse

Jaures Discours à la Jeunesse

Jaurès est âgé de 45 ans. En 1902, il a été réélu député Carmaux et constitue autour de lui le Parti socialiste français, rival du Parti socialiste de France, créé en mai 1901 par Guesde et Vaillant. En 1903, il devient vice président de la Chambre des Députés et s'investit dans la Délégation des gauches, pour le soutien du « Bloc des Gauches » C'est un grand discours de JAURES, un de ses textes les plus célèbres. C'est un discours pour les élèves du lycée d 'Albi dans lequel il a fait ses débuts comme enseignant, 32 ans plus tôt, après avoir obtenu l'agrégation de philosophie. Un premier bilan de sa vie, « l'insensible fuite des jours… », une réflexion sur le temps qui passe ;la confiance de Jaurès dans l'avenir, dans la mémoire, mais aussi sa fidélité à son passé, son angoisse devant les risques de guerre, la montée des périls (un de ses premiers grands discours sur ce thème), sa défense non pas de l'utopie de la paix mais du réalisme de la paix, Jaurès privilégie l'action et la volonté des hommes et vante le courage dont il fait un des ressorts de son discours et de sa vie. Jaurès expose sa philosophie personnelle, faite de lucidité et de désintéressement ; c'est dans cet éloge du courage qu'il prononce sa formule célèbre : « Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ». Mesdames, Messieurs, Jeunes élèves, C'est une grande joie pour moi de me retrouver en ce lycée d'Albi et d'y reprendre un instant la parole. Grande joie nuancée d'un peu de mélancolie ; car lorsqu'on revient à de longs intervalles, on mesure soudain ce que l'insensible fuite des jours a ôté de nous pour le donner au passé. Le temps nous avait dérobés à nous mêmes, parcelle à parcelle, et tout à coup c'est un gros bloc de notre vie que nous voyons loin de nous. La longue fourmilière des minutes emportant chacune un grain chemine silencieusement, et un beau soir le grenier est vide. Mais qu'importe que le temps nous retire notre force peu à peu, s'il l'utilise obscurément pour des œuvres vastes en qui survit quelque chose de nous ? Il y a vingt deux ans, c'est moi qui prononçais ici le discours d'usage. Je me souviens (et peut-être quelqu'un de mes collègues d'alors s'en souvient-il aussi) que j'avais choisi comme thème : les Jugements humains. Je demandais à ceux qui m'écoutaient de juger les hommes avec bienveillance, c'est-à-dire avec, équité, d'être attentifs dans les consciences les plus médiocres et les existences les plus dénuées, aux traits de lumière, aux fugitives étincelles de beauté morale par où se révèle la vocation de grandeur de la nature humaine. Je les priais d'interpréter avec indulgence le tâtonnant effort de l'humanité incertaine. Peut-être dans les années de lutte qui ont suivi, ai-je manqué plus d'une fois envers des adversaires à ces conseils de généreuse équité. Ce qui me rassure un peu, c'est que j'imagine qu'on a dû y manquer aussi parfois à mon égard, et cela rétablit 1'équilibre. Ce qui reste vrai, à travers toutes nos misères, à travers toutes les injustices commises ou subies, c'est qu'il faut faire un large crédit à la nature humaine ; c'est qu'on se condamne soi-même à ne pas comprendre l'humanité, si on n'a pas le sens de sa grandeur et le pressentiment de ses destinées incomparables. Cette confiance n'est ni sotte, ni aveugle, ni frivole. Elle n'ignore pas les vices, les crimes, les erreurs, les préjugés, les égoïsmes de tout ordre, égoïsme des individus, égoïsme des castes, égoïsme des partis, égoïsme des classes, qui appesantissent la marche de l'homme, et absorbent souvent le cours du fleuve en un tourbillon trouble et sanglant. Elle sait que les forces bonnes, les forces de sagesse, de lumière, de justice, ne peuvent se passer du secours du temps, et que la nuit de la servitude et de l'ignorance n'est pas dissipée par une illumination soudaine et totale, mais atténuée seulement par une lente série d'aurores incertaines. Oui, les hommes qui ont confiance en l'homme savent cela. Ils sont résignés d'avance à ne voir qu'une réalisation incomplète de leur vaste idéal, qui lui-même sera dépassé ; ou plutôt ils se félicitent que toutes les possibilités humaines ne se manifestent point dans les limites étroites de leur vie. Ils sont pleins d'une sympathie déférente, et douloureuse pour ceux qui ayant été brutalisés par l'expérience immédiate ont conçu de pensées amères, pour ceux dont la vie a coïncidé avec des époques de servitude, d'abaissement et de réaction, et qui, sous le noir nuage immobile, ont pu croire que le jour ne se lèverait plus ; Mais eux-mêmes se gardent bien d'inscrire définitivement au passif de l'humanité qui dure les mécomptes des générations qui passent. Et ils affirment avec une certitude qui ne fléchit pas, qu'il vaut la peine de penser et d'agir, que l'effort humain vers la clarté et le droit n'est jamais perdu. L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir. Dans notre France moderne, qu'est-ce donc que la République ? C'est un grand acte de confiance. Instituer la République, c'est proclamer que des millions d hommes sauront tracer eux-mêmes la règle commune de leur action ; qu'ils sauront concilier la liberté et la loi, le mouvement et l'ordre ; qu'ils sauront se combattre sans se déchirer ; que leurs divisions n'iront pas jusqu'à une fureur chronique de guerre civile, et qu'ils ne chercheront jamais dans une dictature passagère une trêve funeste et un lâche repos. Instituer la République, c'est proclamer que les citoyens des grandes nations modernes, obligés de suffire par un travail constant aux nécessités de la vie privée et domestique, auront cependant assez de temps et de liberté d'esprit pour s'occuper de la chose commune. Et si cette République surgit dans un monde monarchique encore, c'est assurer qu'elle s'adaptera aux conditions compliquées de la vie internationale, sans entreprendre sur l'évolution plus lente des autres peuples, mais sans rien abandonner de sa fierté juste et, sans atténuer l'éclat de son principe. Oui, la République est un grand acte de confiance et un grand acte d'audace. L'invention en était si audacieuse, si paradoxale, que même les hommes hardis qui, il y a cent dix ans, ont révolutionné le monde, en écartèrent d'abord l'idée. Les constituants de 1789 et de 1791, même les législateurs de 1792 croyaient que la monarchie traditionnelle était l'enveloppe nécessaire de la société nouvelle. Ils ne renoncèrent à cet abri que sous les coups répétés de la trahison royale. Et quand enfin ils eurent déraciné la royauté, la République leur apparut moins comme un système prédestiné que comme le seul moyen de combler le vide laissé par la monarchie. Bientôt cependant, et après quelques heures d'étonnement et presque d'inquiétude, ils l'adoptèrent de toute leur pensée et de tout leur cœur. Ils résumèrent, ils confondirent en elle toute la Révolution. Et ils ne cherchèrent point à se donner le change. Ils ne cherchèrent point à se rassurer par l'exemple des républiques antiques ou des républiques helvétiques et italiennes. Ils virent bien qu'ils créaient une œuvre, nouvelle, audacieuse et sans précédent. Ce n'était point l'oligarchique liberté des républiques de la Grèce, morcelées, minuscules et appuyées sur le travail servile. Ce n'était point le privilège superbe de servir la république romaine, haute citadelle d'où une aristocratie conquérante dominait le monde, communiquant avec lui par une hiérarchie de droits incomplets et décroissants qui descendait jusqu'au néant du droit, par un escalier aux marches toujours plus dégradées et plus sombres, qui se perdait enfin dans l'abjection de l'esclavage, limite obscure de la vie touchant à la nuit souterraine. Ce n'était pas le patriciat marchand de Venise et de Gênes. Non c'était la République d'un grand peuple où il n'y avait que des citoyens et où tous les citoyens étaient égaux. C'était la République de la démocratie et du suffrage universel. C'était une nouveauté magnifique et émouvante. Les hommes de la Révolution en avaient conscience. Et lorsque dans la fête du 10 août 1793, ils célébrèrent cette Constitution, qui pour la première fois depuis l'origine de l'histoire organisait la souveraineté nationale et la souveraineté de tous, lorsque artisans et ouvriers, forgerons, menuisiers, travailleurs des champs défilèrent dans le cortège, mêlés aux magistrats du peuple et ayant pour enseignes leurs outils, le président de la Convention put dire que c'était un jour qui ne ressemblait à aucun autre jour, le plus beau depuis que le soleil était suspendu dans l'immensité de l'espace Toutes les volontés se haussaient pour être à la mesure de cette nouveauté héroïque. C'est pour elle que ces hommes combattirent et moururent. C'est en son nom qu'ils refoulèrent les rois de l'Europe. C'est en son nom qu'ils se décimèrent. Et ils concentrèrent en elle une vie si ardente et si terrible, ils produisirent par elle tant d'actes et tant de pensées, qu'on put croire que cette République toute neuve, sans modèle comme sans traditions, avait acquis en quelques années la force et la substance des siècles. Et pourtant que de vicissitudes et d'épreuves avant que cette République que les hommes de la Révolution avaient crue impérissable soit fondée enfin sur notre sol. Non seulement après quelques années d'orage elle est vaincue, mais il semble qu'elle s'efface à jamais et de l'histoire et de la mémoire même des hommes. Elle est bafouée, outragée ; plus que cela, elle est oubliée. Pendant un demi-siècle, sauf quelques cœurs profonds qui gardaient le souvenir et l’espérance, les hommes, la renient ou même l'ignorent. Les tenants de l'ancien régime ne parlent d'elle que pour en faire honte à la Révolution : "Voilà où a conduit le délire révolutionnaire". Et parmi ceux qui font profession de défendre le monde moderne, de continuer la tradition de la Révolution, la plupart désavouent la République et la démocratie. On dirait qu'ils ne se souviennent même plus. Guizot s'écrie : "Le suffrage universel n'aura jamais son jour". Comme s'il n'avait pas eu déjà ses grands jours d'histoire, comme si la Convention n'était pas sortie de lui. Thiers, quand il raconte la révolution du 10 août, néglige de dire qu'elle proclama le suffrage universel, comme si c'était là un accident sans importance et une bizarrerie d'un jour. République, suffrage universel, démocratie, ce fut, à en croire les sages, le songe fiévreux des hommes de la Révolution. Leur œuvre est restée, mais leur fièvre est éteinte et le monde moderne qu'ils ont fondé, s'il est tenu de continuer leur œuvre, n'est pas tenu de continuer leur délire. Et la brusque résurrection de la République, reparaissant en 1848 pour s'évanouir en 1851, semblait en effet la brève rechute dans un cauchemar bientôt dissipé. Et voici maintenant que cette République qui dépassait de si haut l'expérience séculaire des hommes et le niveau commun de la pensée que quand elle tomba ses ruines mêmes périrent et son souvenir s'effrita, voici que cette République de démocratie, de suffrage universel et d'universelle dignité humaine, qui n'avait pas eu de modèle et qui semblait destinée à n'avoir pas de lendemain, est devenu la loi durable de la nation, la forme définitive de la vie française, le type vers lequel évoluent lentement toutes les démocraties du monde. Or, et c'est là surtout ce que je signale à vos esprits, l'audace même de la tentative a contribué au succès. L'idée d'un grand peuple se gouvernant lui-même était si noble qu'aux heures de difficulté et de crise elle s'offrait à la conscience de la nation. Une première fois en 1793 le peuple de France avait gravi cette cime, et il y avait goûté un si haut orgueil, que toujours sous l'apparent oubli et l'apparente indifférence, le besoin subsistait de retrouver cette émotion extraordinaire. Ce qui faisait la force invincible de la République, c'est qu'elle n'apparaissait pas seulement de période en période, dans le désastre ou le désarroi des autres régimes, comme l'expédient nécessaire et la solution forcée. Elle était une consolation et une fierté. Elle seule avait assez de noblesse morale pour donner à la nation la force d'oublier les mécomptes et de dominer les désastres. C'est pourquoi elle devait avoir le dernier mot. Nombreux sont les glissements et nombreuses les chutes sur les escarpements qui mènent aux cimes ; mais les sommets ont une force attirante. La République a vaincu parce qu'elle est dans la direction des hauteurs, et que l'homme ne peut s'élever sans monter vers elle. La loi de la pesanteur n'agit pas souverainement sur les sociétés humaines ; et ce n'est pas dans les lieux bas qu'elles trouvent leur équilibre. Ceux qui, depuis un siècle, ont mis très haut leur idéal ont été justifiés par l'histoire. Et ceux-là aussi seront justifiés qui le placent plus haut encore. Car le prolétariat dans son ensemble commence à affirmer que ce n'est pas seulement dans les relations politiques des hommes, c'est aussi dans leurs relations économiques et sociales qu'il faut faire entrer la liberté vraie, l'égalité, la justice. Ce n'est pas seulement la cité, c'est l'atelier, c'est le travail, c'est la production, c'est la propriété qu'il veut organiser selon le type républicain. A un système qui divise et qui opprime, il entend substituer une vaste coopération sociale où tous les travailleurs de tout ordre, travailleurs de la main et travailleurs du cerveau, sous la direction de chefs librement élus par eux, administreront la production enfin organisée. Messieurs, je n'oublie pas que j'ai seul la parole et que ce privilège m'impose beaucoup de réserve. Je n'en abuserai point pour dresser dans cette fête une idée autour de laquelle se livrent et se livreront encore d'âpres combats. Mais comment m'était-il possible de parler devant cette jeunesse qui est l'avenir, sans laisser échapper ma pensée d'avenir Je vous aurais offensés par trop de prudence ; car quel que soit votre sentiment sur le fond des choses, vous êtes tous des esprits trop libres pour me faire grief d'avoir affirmé ici cette haute espérance socialiste, qui est la lumière de ma vie. Je veux seulement dire deux choses, parce qu'elles touchent non au fond du problème, mais à la méthode de l'esprit et à la conduite de la pensée. D'abord, envers une idée audacieuse qui doit ébranler tant d'intérêts et tant d'habitudes et qui prétend renouveler le fond même de la vie, vous avez le droit d'être exigeants. Vous avez le droit de lui demander de faire ses preuves, c'est-à-dire d'établir avec précision comment elle se rattache à toute l'évolution politique et sociale, et comment elle peut s'y insérer. Vous avez le droit de lui demander par quelle série de formes juridiques et économiques elle assurera le passage de l'ordre existant à l'ordre nouveau. Vous avez le droit d'exiger d'elle que les premières applications qui en peuvent être faites ajoutent à la vitalité économique et morale de la nation. Et il faut qu'elle prouve, en se montrant capable de défendre ce qu'il y a déjà de noble et de bon dans le patrimoine humain, qu'elle ne vient pas le gaspiller, mais l'agrandir. Elle aurait bien peu de foi en elle-même si elle n'acceptait pas ces conditions. En revanche, vous, vous lui devez de l'étudier d'un esprit libre, qui ne se laisse troubler par aucun intérêt de classe. Vous lui devez de ne pas lui opposer ces railleries frivoles, ces affolements aveugles ou prémédités et ce parti pris de négation ironique ou brutale que si souvent, depuis, un siècle même, les sages opposèrent à la République, maintenant acceptée de tous, au moins en sa forme. Et si vous êtes tentés de dire encore qu'il ne faut pas s'attarder à examiner ou à discuter des songes, regardez en un de vos faubourgs. Que de railleries, que de prophéties sinistres sur l'œuvre qui est là ! Que de lugubres pronostics opposés aux ouvriers qui prétendaient se diriger eux-mêmes, essayer dans une grande industrie la forme de la propriété collective et la vertu de la libre discipline. L'œuvre a duré pourtant ; elle a grandi : elle permet d'entrevoir ce que peut donner la coopération collectiviste. Humble bourgeon à coup sûr mais qui atteste le travail de la sève, la lente montée des idées nouvelles la puissance de transformation de la vie. Rien n'est plus menteur que le vieil adage pessimiste et réactionnaire de l'Ecclésiaste désabusé : "II n'y a rien de nouveau sous le soleil". Le soleil lui, même a été jadis une nouveauté, et la terre fut une nouveauté, et l'homme fut une nouveauté. L'histoire humaine n'est qu'un effort incessant d'invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création. C'est donc d'un esprit libre aussi, que vous accueillerez cette autre grande nouveauté qui s'annonce par des symptômes multipliés : la paix durable entre les nations, la paix définitive. Il ne s'agit point de déshonorer la guerre dans le passé. Elle a été une partie de la grande action humaine, et l'homme l'a ennoblie par la pensée et le courage, par l'héroïsme exalté, par le magnanime mépris de la mort. Elle a été sans doute et longtemps, dans le chaos de l'humanité désordonnée et saturée d'instincts brutaux, le seul moyen de résoudre les conflits ; elle a été aussi la dure force qui, en mettant aux prises les tribus, les peuples, les races, a mêlé les éléments humains et préparé les groupements vastes. Mais un jour vient, et tout nous signifie qu'il est proche, où l'humanité est assez organisée, assez maîtresse d'elle-même pour pouvoir résoudre par la raison, la négociation et le droit les conflits de ses groupements et de ses forces. Et la guerre, détestable et grande tant qu'elle était nécessaire, est atroce et scélérate quand elle commence à paraître inutile. Je ne vous propose pas un rêve idyllique et vain. Trop longtemps les idées de paix et d'unité humaines n'ont été qu'une haute clarté illusoire qui éclairait ironiquement les tueries continuées. Vous souvenez-vous de l'admirable tableau que nous a laissé Virgile de la chute de Troie ? C'est la nuit : la cité surprise est envahie par le fer et le feu, par le meurtre, l'incendie et le désespoir. Le palais de Priam est forcé et les portes abattues laissent apparaître la longue suite des appartements et des galeries. De chambre en chambre, les torches et les glaives poursuivent les vaincus ; enfants, femmes, vieillards se réfugient en vain auprès de l'autel domestique que le laurier sacré ne protège plus contre la mort et contre 1'outrage, le sang coule à flots, et toutes les bouches crient de terreur, de douleur, d'insulte et de haine. Mais par dessus la demeure bouleversée et hurlante, les cours intérieures, les toits effondrés laissent apercevoir le grand ciel serein et paisible, et toute la clameur humaine de violence et d'agonie monte vers les étoiles d'or : Ferit aurea sidera clamor. De même, depuis vingt siècles, et de période en période, toutes les fois qu'une étoile d'unité et de paix s'est levée sur les hommes, la terre déchirée et sombre a répondu par des clameurs de guerre. C'était d'abord 1'astre impérieux de Rome conquérante qui croyait avoir absorbé tous le conflit dans le rayonnement universel de sa force. L'empire s'effondre sous le choc des barbares, et un effroyable tumulte répond à la prétention superbe de la paix romaine. Puis ce fut l'étoile chrétienne qui enveloppa la terre d'une lueur de tendresse et d'une promesse de paix. Mais atténuée et douce aux horizons galiléens, elle se leva dominatrice et âpre sur l'Europe féodale. La prétention de la papauté à apaiser le monde sous sa loi et au nom de 1'unité catholique ne fit qu'ajouter aux troubles et aux conflits de l'humanité misérable. Les convulsions et les meurtres des nations du moyen âge, les chocs sanglants des nations modernes, furent la dérisoire réplique à la grande promesse de paix chrétienne. La Révolution à son tour lève un haut signal de paix universelle par 1'universelle liberté. Et voilà que de la lutte même de la Révolution contre les forces du vieux monde, se développent des guerres formidables. Quoi donc ? La paix nous fuira-t-elle toujours ? Et la clameur des hommes, toujours forcenés et toujours déçus, continuera-t-elle à monter vers les étoiles d'or, des capitales modernes incendiées par les obus, comme de l'antique palais de Priam incendié par les torches Non ! Non ! Et malgré les conseils de prudence que nous donnent ces grandioses déceptions, j'ose dire, avec des millions d'hommes, que maintenant la grande paix humaine est possible, et si nous le voulons, elle est prochaine. Des forces neuves travaillent : la démocratie, la science méthodique, l'universel prolétariat solidaire. La guerre devient plus difficile, parce qu'avec les gouvernements libres des démocraties modernes, elle devient à la fois le péril de tous par le service universel, le crime de tous par le suffrage universel. La guerre devient plus difficile parce que la science enveloppe tous les peuples dans un réseau multiplié, dans un tissu plus serré tous les jours de relations, d'échanges, de conventions ; et si le premier effet des découvertes qui abolissent les distances est parfois d'aggraver les froissements, elles créent à la longue une solidarité, une familiarité humaine qui font de la guerre un attentat monstrueux et une sorte de suicide collectif. Enfin, le commun idéal qui exalte et unit les prolétaires de tous les pays les rend plus réfractaires tous les jours à l'ivresse guerrière, aux haines et aux rivalités de nations et de races. Oui, comme l'histoire a donné le dernier mot à la République si souvent bafouée et piétinée, elle donnera le dernier mot à la paix, si souvent raillée par les hommes et les choses, si souvent piétinée par la fureur des événements et des passions. Je ne vous dis pas : c'est une certitude toute faite. Il n'y a pas de certitude toute faite en histoire. Je sais combien sont nombreux encore aux jointures des nations les points malades d'où peut naître soudain une passagère inflammation générale. Mais je sais aussi qu'il y a vers la paix des tendances si fortes, si profondes, si essentielles, qu'il dépend de vous, par une volonté consciente délibérée, infatigable, de systématiser ces tendances et de réaliser enfin le paradoxe de la grande paix humaine, comme vos pères ont réalisé le paradoxe de la grande liberté républicaine. Œuvre difficile, mais non plus œuvre impossible. Apaisement des préjugés et des haines, alliances et fédérations toujours plus vastes, conventions internationales d'ordre économique et social, arbitrage international et désarmement simultané, union des hommes dans le travail et dans la lumière : ce sera, jeunes gens, le plus haut effort et la plus haute gloire de la génération qui se lève. Non, je ne vous propose pas un rêve décevant ; je ne vous propose pas non plus un rêve affaiblissant. Que nul de vous ne croie que dans la période encore difficile et incertaine qui précédera l'accord définitif des nations, nous voulons remettre au hasard de nos espérances la moindre parcelle de la sécurité, de la dignité, de la fierté de la France. Contre toute menace et toute humiliation, il faudrait la défendre ; elle est deux fois sacrée pour nous, parce qu'elle est la France, et parce qu'elle est humaine. Même l'accord des nations dans la paix définitive n'effacera pas les patries, qui garderont leur profonde originalité historique, leur fonction propre dans l'oeuvre commune de 1'humanité réconciliée. Et si nous ne voulons pas attendre, pour fermer le livre de la guerre, que la force ait redressé toutes les iniquités commises par la force, si nous ne concevons pas les réparations comme des revanches, nous savons bien que l'Europe, pénétrée enfin de la vertu de la démocratie et de l'esprit de paix, saura trouver les formules de conciliation qui libéreront tous les vaincus des servitudes et des douleurs qui s'attachent à la conquête. Mais d'abord, mais avant tout, il faut rompre le cercle de fatalité, le cercle de fer, le cercle de haine où les revendications mêmes justes provoquent des représailles qui se flattent de l'être, où la guerre tourne après la guerre en un mouvement sans issue et sans fin où le droit et la violence, sous la même livrée sanglante, ne se discerneront presque plus 1'un de l'autre, et où l'humanité déchirée pleure de la victoire de la justice presque autant que sa défaite. Surtout, qu'on ne nous accuse point d'abaisser, ou d'énerver les courages. L'humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd'hui, ce n'est pas de maintenir sur le monde la nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante dont on peut toujours se flatter qu'elle éclatera sur d'autres. Le courage, ce n'est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l'exaltation de 1'homme, et ceci en est 1'abdication. Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c'est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c'est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c'est de garder dans les lassitudes inévitables l'habitude du travail et de l'action. Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c'est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu'il soit : c'est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c'est de devenir, autant qu'on le peut, un technicien accompli ; c'est d'accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l'action utile, et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées vers le vaste monde et des perspectives plus étendue. Le courage, c'est d'être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c'est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l'approfondir, de l'établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c'est de surveiller exactement sa machine à filer ou tisser, pour qu'aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c'est d'accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l'art, d'accueillir, d'explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d'éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l'organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c'est de dominer ses propres fautes, d'en souffrir, mais de n'en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille ; c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ; c'est d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense. Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. Ah ! Vraiment, comme notre conception de la vie est pauvre, comme notre science de vivre est courte, si nous croyons que, la guerre abolie, les occasions manqueront aux hommes d'exercer et d'éprouver leur courage, et qu'il faut prolonger les roulements de tambours qui dans les lycées du premier Empire faisaient sauter les cœurs ! Ils sonnaient alors un son héroïque ; dans notre vingtième siècle, ils sonneraient creux. Et vous, jeunes gens, vous voulez que votre vie soit vivante, sincère et pleine. C'est pourquoi je vous ai dit, comme à des hommes, quelques-unes des choses que je portais en moi

Source La Dépêche du Midi

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 07:28

28 juillet 1914 : la guerre est déclarée...

De la déclaration de guerre de l'Autriche à la Serbie, le 28 juillet 1914, au déclenchement de la Grande Guerre, retour sur les 7 jours au cours desquels l'Europe s'est suicidée.

Histoire de France – Souvenons-nous et Gloire à l’Europe Unie

Soldats dans les tranchées en 1914

Peut-on encore éviter la catastrophe ? A Vienne, le mardi 28 juillet, le vieil empereur François-Joseph a déclaré la guerre. Dans cette poudrière qu'est l'Europe de 1914, il a jeté une torche : la grande Autriche attaque la petite Serbie. L'une est soutenue par l'Allemagne, l'autre par la Russie. L'incendie peut embraser le continent. Pourtant, tout n'est pas joué, les dés roulent encore. Pour toute personne de bon sens, l'attentat de Sarajevo ne vaut pas une guerre européenne. Si Vienne se contente de punir Belgrade pour venger l'archiduc François-Ferdinand, on s'arrêtera là. Les autres puissances n'en seront pas affectées, ni dans leur dignité ni dans leurs intérêts vitaux. La diplomatie européenne en a vu d'autres. Depuis le début du siècle, elle a jugulé trois ou quatre crises majeures. La paix garde une chance. Ils sont plusieurs, parmi les responsables, à penser ainsi. Guillaume II redoute un massacre ; il juge l'humiliation de la Serbie suffisante et veut passer à autre chose. Viviani, président du Conseil français, veut rassurer l'Allemagne ; il a ordonné à l'armée française de reculer de dix kilomètres pour prévenir tout incident. Lord Grey, chef du Foreign Office, préconise une conférence à quatre. Le tsar lui-même hésite, partagé entre l'exaltation impériale et la crainte d'une hécatombe.

Pourquoi la guerre l'a emporté

Alors, en dépit de ces sursauts raisonnables, pourquoi la guerre l'a-t-elle emporté ? Pourquoi l'Europe, qui dominait le monde et progressait sans cesse, s'est-elle suicidée en quatre jours ? Le drame se noue en Russie. Pour faire pièce à la déclaration de guerre autrichienne, la Russie, solidaire de la Serbie et saisie par une martiale fermeté, va rassembler son armée. Le général Sergueï Dobrorolski, chargé de l'opération, recueille les signatures nécessaires. L'atmosphère est sombre. Le ministre de la Marine lui lance : Quoi ? La guerre contre l'Allemagne ? La marine russe n'est pas en état de se défendre !" Le ministre de l'Intérieur, Maklakov, est plongé dans une fièvre religieuse. Dans son bureau, de grandes icônes dressées sur une table étroite brillent à la lumière d'une lampe votive. En Russie, la guerre ne sera jamais populaire, dit-il, le peuple préfère les idées révolutionnaires à la victoire contre l'Allemagne. Mais on ne peut échapper à son destin." Pouvait-on être plus lucide sur l'avenir du pays ?

29 juillet, 21 heures : coup de théâtre, l'opération est suspendue

A 21 heures, le 29 juillet, Dobrorolski se rend au central télégraphique de Saint-Pétersbourg où attend le directeur des Postes. Le central est fermé à tout autre trafic, les opérateurs attendent les copies du texte pour les envoyer dans toutes les provinces. L'ordre de mobilisation va partir. A 21h30, le téléphone sonne : ordre de suspendre l'opération. Coup de théâtre ! Que s'est-il passé ? Pourquoi Nicolas II recule-t-il au dernier moment ? C'est qu'il a reçu un télégramme de son cousin l'empereur d'Allemagne. Tous deux petits-fils de la reine Victoria, Guillaume II et Nicolas II correspondent depuis longtemps de manière informelle, signant leurs missives de surnoms familiers, "Nicky" et "Willy". A la lecture du texte, Nicolas II est pris d'un scrupule. Guillaume II plaide l'arrangement. Aussitôt, le tsar s'écrie : Je ne serai pas responsable d'une effroyable hécatombe !" Et il annule l'ordre de mobilisation. On revient à des mesures partielles. Il reste un espace pour la négociation.

L'influence des militaires et des nationalistes

C'est compter sans l'influence des militaires. En 1914, les pouvoirs civils sont encore mal assurés. En Russie, le tsar gouverne, mais le Premier ministre aussi. Même chose en Allemagne et en Autriche. En France, le président de la République, quoique dépouillé en théorie du pouvoir de gouverner, a la haute main sur la politique étrangère. Partisan de la fermeté, Poincaré domine un Viviani plus pacifique mais sans expérience. Face à ces gouvernements divisés, l'armée et sa caste d'officiers supérieurs disposent d'une autonomie dangereuse. Ils trouvent un relais dans l'opinion. Partout en Europe sont nés des partis nationalistes qui ont théorisé la lutte à mort des Etats. Certes, en 1914, leur influence a décru. Le mythe d'une opinion exaltée, unanime, patriote jusqu'au bout, accueillant la guerre avec joie, empressée d'aller "à Berlin" ou "nach Paris" a été réfuté par les historiens. Mais les idées des fanatiques de la nation ont imprégné les esprits. Celui qui les combat est immédiatement stigmatisé comme traître à sa patrie. Barrès lisant un discours de Jaurès en faveur de la paix le traite aussitôt d'Allemand. Partout les mêmes réflexes jouent.

Se battre ou mourir

Aussi bien, il n'existe aucun mécanisme de concertation internationale comparable à l'ONU d'aujourd'hui ou à l'Union européenne dont on dit tant de mal. Darwin est passé par là. On voit le monde comme une jungle où le plus fort détruit le plus faible. Chacun pense que la moindre faiblesse sera aussitôt exploitée par son ennemi, qu'il faut se battre ou mourir. Les états-majors, enfin, n'ont pas compris la nouvelle nature de la guerre. La technique a rendu le feu irrésistible. Quelques années plus tôt, pendant la guerre des Boers ou lors de la bataille de Moukden entre Russes et Japonais, les canons lourds et les mitrailleuses ont changé le champ de bataille en champ de massacre. Obnubilés par la stratégie napoléonienne du mouvement, les militaires n'en tiennent pas compte. Ainsi, quand ils apprennent l'hésitation du tsar, les généraux russes se rebellent. La mobilisation partielle, disent-ils, est une ineptie. Elle va jeter un désordre fatal dans l'organisation militaire. Fatigué, découragé, Nicolas II cède.

30 juillet, 18 heures : l'ordre de mobilisation en Russie

A 18 heures, le 30 juillet,Dobrorolski se rend de nouveau au central télégraphique. Les opérateurs attendent, silencieux. Les machines se mettent à cliqueter. L'ordre de mobilisation part dans toute la Russie. Le sort est jeté.

31 juillet : l'Allemagne déclare "l'état de danger de guerre" Le lendemain, vendredi

31 juillet,l'ambassadeur allemand Pourtalès informe Berlin que les Russes ont ordonné la mobilisation générale.

Comme son cousin, le Kaiser hésite. La guerre peut déclencher des catastrophes incontrôlables. Mais, comme en Russie, les généraux veillent au grain. Ils délèguent Falkenhayn, le ministre de la Guerre, qui arrache finalement à l'empereur d'Allemagne l'ordre de déclarer "l'état de danger de guerre". L'état-major allemand suit les principes d'un plan implacable, élaboré depuis longtemps par le comte Schlieffen, chef des armées pendant quinze années, mort en 1913. Tout à sa peur de l'encerclement, l'armée allemande sait que la Russie, moins développée, mobilisera plus lentement que la France. Pour éviter de se battre sur deux fronts, elle doit vaincre l'ennemi le plus rapide et se tourner ensuite vers le plus lent : écraser la France en l'attaquant par la Belgique, pays neutre, avant de régler son compte à la Russie. Guerre à la France ! Pour les militaires, dès l'annonce de la mobilisation russe, un compte à rebours impitoyable est déclenché. Si l'on tergiverse, le plan Schlieffen échouera. Un conflit avec la Russie ?

Guerre à la France !

Schoen, ambassadeur allemand, notifie à Viviani que l'Allemagne exige l'arrêt de la mobilisation russe et demande si la France restera neutre en cas de guerre avec la Russie. La France, répond Viviani, agira selon ses intérêts." Berlin lance alors son ultimatum : la France doit déclarer sa neutralité et offrir en gage deux forteresses, celles de Toul et de Verdun. Ce sont les militaires qui ont fait rajouter la dernière clause : ils savent qu'elle est inacceptable.

1er août : l'Allemagne déclare la guerre à la Russie, la France et le Royaume-Uni mobilisent Le lendemain, 1er août, le gouvernement russe refuse d'arrêter sa mobilisation. L'Allemagne lui déclare la guerre. A 9 heures, le gouvernement français décrète la mobilisation générale. Au même moment, lors d'une réunion de cabinet, Churchill demande s'il faut mobiliser la flotte britannique ; le Premier ministre, Asquith, lui lance un regard appuyé et émet une sorte de grognement. Churchill interprète le grognement comme une approbation et mobilise.

2 août : l'ultimatum à la Belgique Le 2 août, l'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique. La réponse tombe le soir même : "Le gouvernement belge en acceptant sacrifierait l'honneur de la nation en même temps qu'il trahirait ses devoirs vis-à-vis de l'Europe." 3 août : la paix est morte Lundi 3 août, l'armée allemande attaque la Belgique, provoquant l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne. La paix est morte. Et le monde d'hier avec elle.

Source Le Nouvel Observateur Laurent Joffrin

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 15:27

51 Français, 24 Burkinabés, 8 Libanais, 6 Algériens, 5 Canadiens, 4 Allemands, 2 Luxembourgeois, 1 Malien, 1 Nigérien, 1 Camerounais, 1 Belge, 1 Ukrainien, 1 Roumain, 1 Suisse

Avion Douglas MD 83 affrété par Air Algérie auprès de Swiftair un Opérateur espagnol

Avion Douglas MD 83 affrété par Air Algérie auprès de Swiftair un Opérateur espagnol

Le vol AH 5017 d'Air Algérie, qui a disparu dans la nuit en reliant Ouagadougou à Alger transportant au moins 116 passagers, dont 6 personnel d'équipage et de nombreux ressortissants français. D'après la compagnie algérienne, qui a donné un point presse à l'aéroport d'Alger, les nationalités des passagers se déclinent comme ci-dessusi : Trois personnes restent à identifier, tandis que les 6 membres de l'équipage du MD-83, affrété auprès de la compagnie espagnole Swiftair, sont Espagnols. Le bilan continue cependant de varier légèrement selon les sources. Correspondances pour Roissy et Marseille Air Algérie a mis en place un « plan d'urgence », ainsi que le ministère des affaires étrangères français. La direction générale de l'aviation civile est actuellement réunie en « cellule de crise ». Le président François Hollande a décidé de décaler son départ pour La Réunion, prévu jeudi à 17 h 20, d'« au moins deux heures ». Une cellule de réponse téléphonique a aussi été mise en place par le Quai d'Orsay 01 43 17 56 46 Tandis que les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et Marseille ont eux aussi activé une cellule de crise. En effet, quinze passagers français devaient prendre une correspondance pour se rendre à l'aéroport de Roissy, et sept autres une correspondance pour se rendre à Marseille. Le contact avec l'avion a été perdu alors qu'il survolait Gao dans le nord du Mali, près de la frontière avec l'Algérie. Il venait d'effectuer « un changement de cap » « à cause d'une mauvaise visibilité et pour éviter un risque de collision avec un autre avion », d'après une source chez Air Algérie. Selon le ministre des transports burkinabé, le pilote avait demandé à modifier sa route en raison d'une tempête. Deux Mirage 2000 de l'armée française sont actuellement partis à la recherche de l'appareil.

Nota personnel

Compte tenu de l’altitude à laquelle volait l’avion au moment de sa disparition, Compte tenu que la probabilité d’explosion par décompression explosive, il est quasiment certain que la cause de ce crash est d’origine criminelle… Il semblerait qu’à cette altitude l’avion était hors d’atteinte des missiles sol/air …..Ce qui reste à confirmer…. La probabilité d’un incident technique étant également très minime Il y a de fortes chances pour que ce crash ait fait l’objet D’un attentat à la bombe D’un détournement…. L’enquête le déterminera

Source partielle Le Figaro

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 12:33

L'avion transportait 110 passagers de plusieurs nationalités.

Air Algérie perd le contact avec un de ses avions

Le contact a été perdu alors que l'avion parti du Burkina Faso survolait le nord du Mali. Air Algérie a annoncé avoir perdu jeudi 24 juillet le contact avec un de ses appareils assurant la liaison entre Ouagadougou et Alger, 50 minutes après son décollage de la capitale au Burkina Faso. L'avion transportait 110 passagers de plusieurs nationalités et le contact a été perdu alors qu'il survolait le nord du Mali, précise une source au sein d'Air Algérie, sous le couvert de l'anonymat. "Les services de navigation aérienne ont perdu le contact avec un avion d'Air Algérie assurant jeudi la liaison Ouagadougou - Alger", a annoncé la compagnie publique algérienne, citée par l'agence APS. Le signal perdu au-dessus du Mali "Air Algérie informe que les services de navigation aérienne ont eu leur dernier contact avec le vol AH 5017 assurant la liaison Ouagadougou-Alger ce jour 24 juillet à 1 heure 55 minutes GMT, soit 50 minutes après son décollage", précise un communiqué. La compagnie a mis en place un "plan d'urgence", selon le texte. Selon son site internet, Air Algérie assure quatre vols par semaine vers Ouagadougou, dont un jeudi au départ de la capitale burkinabé. La source au sein de la compagnie indique que l'appareil en question est un Mc Douglas affrété par Air Algérie auprès d'une compagnie espagnole Swiftair Le contact a été perdu avec l'équipage dans l'espace aérien malien, près de la frontière algérienne, ajoute cette source. "L'avion n'était pas loin de la frontière algérienne quand on a demandé à l'équipage de se dérouter à cause d'une mauvaise visibilité et pour éviter un risque de collision avec un autre avion assurant la liaison Alger-Bamako". "Le signal a été perdu après le changement de cap". Malgré une intervention militaire internationale encore en cours, la situation est toujours instable dans le nord du Mali, occupé pendant plusieurs mois en 2012 par des groupes armés djihadistes.

Source Le Nouvel Observateur

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:33

Algérie - Si les pieds-noirs n'étaient pas partis en masse.....

Algérie – La Vérité historique est multiple….Laissons aux Protagonistes, le soin de s’exprimer

Si les pieds-noirs n'étaient pas partis en masse, l'Algérie ne serait-peut-être pas dans l'état désastreux dans laquelle elle se trouve. Ce que pensent ... les Algériens ou autres !

Abderrahmane Fares

"S'il est en Algérie, un domaine où l'effort de la France ne se discute pas, c'est bien celui de l'enseignement. On doit dire que l'école a été un succès certain. Les vieux maîtres, les premiers instituteurs, ont apporté toute leur foi pédagogique, sans arrière-pensée, et leur influence a été extrêmement heureuse".

Belkacem Ibazizen

"La scolarisation française en Algérie a fait faire aux arabes un bond de mille ans".

Boualem Sansal

"En un siècle, à force de bras, les colons ont, d'un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul, l'amour pouvait oser pareil défi... Quarante ans est un temps-honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants"

Bachir Ben Yamed (Directeur de "Jeune Afrique")

"A son indépendance, nul pays extérieur au monde occidental, Japon et Afrique du Sud exceptés, ne disposait d'une infrastructure aussi développée que celle de l'Algérie".

Propos d'un homme d'état syrien rapportés par Ferhat Abbas.

"L'oeuvre de la France est admirable ! Si la France était restée vingt ans de plus, elle aurait fait de l'Algérie l'équivalent d'un pays européen".

Malika Boussouf (Journaliste)

"Si les pieds-noirs n'étaient pas partis en masse, l'Algérie ne serait-peut-être pas dans l'état

désastreux dans laquelle elle se trouve...

Boualem Sansal

"Trente ans après l'indépendance, nous voilà ruiné, avec plus de nostalgiques que le pays comptait d'habitants et plus de rapetoux qu'il n'abritait de colons. Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des pieds-noirs, nous aurions, peut-être, évité cette tragédie".

Ferhat Abbas (Ex leader du FLN)

"la France a commis un crime : elle a livre le peuple algérien aux tueurs et aux assassins!"

Hocine Aït Hamed

Il a déclaré dans le numéro de Juin 2005 de la revue "ensemble" de l'Association Culturelle d'Education Populaire: "Chasser les Pieds-Noirs a été plus qu'un crime, une faute, car notre chère Patrie a perdu son identité sociale". Il ajoute, "N'oublions pas que les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd'hui hégémonistes.

Avec les Pieds-Noirs et leur dynamisme, je dis bien les Pieds-Noirs et non les Français, l'Algérie serait aujourd'hui une grande puissance Africaine, Méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques.

Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l'Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens".

La propagande Française présentait les pieds-noirs comme des négriers faisant suer le burnous. Ils refusaient soi-disant l'accès à l'école aux enfants arabes. Pour ma part, je me souviens d'avoir eu autant de camarades de classe de toutes communautés confondues: Chrétienne, musulmane, juive ou protestante, et ce, tant à Alger que dans le bled...voire plus dans ce dernier. Rumeur et calomnie ont fait leur œuvre, et il faut aujourd'hui que ce soit l'ex ennemi FLN qui rétablisse la vérité !!!

Par ailleurs, il faut quand même se souvenir que les lois qui s'appliquaient sur place, en Algérie, étaient celles votées à Paris par des Députés non pieds-noirs mais bien français de France!

Prédiction du vénéré marabout Hadj Behloul

Boucif) Ibn Khaldoun avait constaté au 14ème siècle... "Là où passent les arabes, le désert les talonne"

Victor Hugo

Le meilleur symbole du peuple, c'est le pavé, On lui marche dessus, et un jour, soudain, il vous tombe sur la tête"

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 18:30

Le dictionnaire revu et corrigé

Molière

Molière

 

 

AMI : se dit d'une personne de sexe masculin, qui possède "un je ne sais quoi" qui empêche toute envie de finir dans un lit avec lui AMIE : se dit d'une personne de sexe féminin, qui possède "un je ne sais quoi" qui te fait venir une envie folle de finir dans un lit avec elle.

ARCHITECTE : se dit d'une personne qui n'est pas suffisamment macho pour être ingénieur, ni assez pédé pour être styliste.

AUTORITE : celui qui arrive après la bataille et prend en charge les blessés. DANSER : frustration verticale d'un désir horizontal

BANQUIER : c'est un type qui te prête un parapluie quand le soleil brille, et te le réclame quand il commence à pleuvoir.

BOY SCOUT : un enfant habillé comme un couillon, commandé par un couillon, habillé comme un enfant.

CONSULTANT : se dit de celui qui consulte ta montre, te dit l'heure, et te fait payer la prestation

ECONOMISTE : expert qui saura demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui

FACILE : se dit d'une femme qui a la moralité sexuelle d'un homme. PHYSIQUE QUANTIQUE : c'est un homme aveugle, dans une pièce sombre, qui cherche un chat noir. Qui n'y est pas.

HARDWARE : partie de l'ordinateur qui reçoit les coups quand se plante le logiciel. FACHEUX : un homme en érection qui se dirige vers un mur et dont la première chose qui l'atteint est le nez.

INFLATION : c'est devoir vivre en payant les prix de l'an prochain avec les revenus de l'an passé.

INTELLECTUEL : se dit d'un individu capable de penser pendant plus de deux heures à autre chose que le sexe.

 TRAVAIL D'EQUIPE : la possibilité de faire endosser les fautes aux autres.

LANGUE : organe sexuel dont certains dégénérés se servent pour parler.

MAL DE TETE : contraceptif le plus utilisé par les femmes.

MONOGAME : polygame réprimé.

NANOSECONDE : temps qui s'écoule entre le moment où le feu passe au vert et le coup de klaxon de l'automobiliste de derrière.

NYMPHOMANE : terme utilisé par certains hommes pour désigner une Femme qui a envie de faire l'amour plus souvent qu'eux.

PESSIMISTE : optimiste qui a l'expérience.

PRETRE : personne que tout le monde appelle "Père", sauf ses enfants qui l'appellent "mon oncle".

PROGRAMMATEUR : c'est celui qui résout pour toi, de façon incompréhensible, un problème que tu ignorais.

PSYCHOLOGUE : c'est celui qui regarde les autres quand une jolie femme entre dans une pièce.

STATISTICIEN : se dit de quelqu'un d'habile à manier les chiffres, mais pas suffisamment pour être ingénieur

UROLOGUE : c'est le médecin qui regarde ton "affaire" avec mépris, te la touche avec dégoût, et te présente une note d'honoraires comme s'il te l'avait satisfaite

Le Pèlerin

 

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