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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Le projet d'usine Renault en Algérie est relancé. Il y aurait même de l'accélération.

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Pour cela, le gouvernement algérien a dû renoncer au site de Bellara dont ne voulait pas le constructeur. Le dossier est débloqué. Certains gros « détails» restent à régler. Renault veut des garanties pour le transfert des dividendes. Alger veut des voitures de la qualité « made in France». Et que la porte à l'export ne soit pas fermée pour l'usine algérienne.

Un accord-cadre a été signé le 25 mai dernier entre le gouvernement algérien et le groupe Renault en vue de la réalisation d'une usine automobile en Algérie, a révélé le Figaro dans son édition d'hier, qui précise que les négociations se poursuivent pour «un accord définitif, à une échéance non précisée». La raison de cet apparent déblocage ? On la trouve dans un autre journal français, La Tribune, qui explique que le groupe Renault qui ne voulait pas que l'usine soit installée à Bellara, dans la Wilaya de Jijel, a obtenu gain de cause. Le gouvernement algérien qui tenait, au nom de l'équilibre régional à ce que l'usine soit installée à Bellara, aurait donc reculé sur ce point ce qui aurait ainsi favorisé le déblocage d'un dossier qui traine depuis deux ans et demi. Citant un « bon connaisseur du constructeur», le Figaro indique que Renaut prévoit une production de départ de 25 000 voitures par an qui augmenterait « à moyen terme en fonction du succès commercial et du développement du tissu fournisseur». Un démarrage plus modeste que celui souhaité par Alger qui veut une capacité de 75.000 voitures par an, qui pourrait monter à 150.000.

Ce sera la Clio 2 Symbol avec coffre apparent «uniquement destinée au marché algérien». «Il s'agit d'une différence majeure avec l'usine marocaine de Tanger, dont 85 % des voitures low-cost ont vocation à être exportées vers l'Europe» souligne le journal.

Alger recule sur Bellara

Alors que le Figaro souligne que les deux parties devaient encore se mettre d'accord sur les « cadences » et le « lieu d'implantation » de l'usine, la Tribune, puisant de ses informations chez le groupe Renault, affirme que cette dernière question a été tranchée. Renault ne voulait pas que l'usine soit installée à Bellara et un responsable de l'entreprise, sous couvert de l'anonymat, l'avait dit en termes crus: «On ne va pas aller dans leur micro-port, complètement paumé, mieux vaut être dans la région d'Alger, plus proche du marché local ». De son coté, Mohamed Benmeradi, ministre de l'industrie et de la PME, avait souligné l'attachement du gouvernement algérien au site de Bellara par souci d'équilibre régional. « Nous n'avons pas encore proposé un autre lieu pour la construction de l'usine, nous tenons à ce que le projet soit réalisé à Bellara», avait-il indiqué le 25 avril dernier. Dans ce bras de fer sur le lieu, le groupe Renault, à en croire les révélations de la Tribune, l'a emporté. Le groupe français aurait menacé d'abandonner le projet si l'exigence de Bellara n'était pas abandonnée. Du coup, la zone industrielle sous-utilisée de Bellara est « out». On ne sait pas cependant si le choix se portera sur Rouïba, dans la banlieue-Est d'Alger, qui a les faveurs de Renault. Le groupe refuse de s'exprimer publiquement sur ce « dossier sensible» et « attend les propositions sur le lieu d'implantation» écrit le Figaro. Ce dernier cite une « source interne» au groupe qui affirme que «Renault ne compte pas laisser sa place en Algérie à un rival. Mais attend un véritable accompagnement de l'État et non pas du dirigisme». Et bien entendu le Maroc « qui a déroulé le tapis rouge» est cité en exemple.

Des garanties pour le transfert des dividendes

En cessant d'exiger le site de Bellara, le gouvernement algérien aurait ainsi ouvert la voie à l'accélération de la négociation mais des détails de «taille» doivent encore être réglés. Une délégation conduite par des cadres du groupe français a récemment séjourné en Algérie et «un accord pourrait intervenir prochainement, c'est en très bonne voie», assure une source française citée par la Tribune. Outre la question du lieu d'implantation sur laquelle il a obtenu gain de cause, le groupe Renault exigerait aussi des « garanties sur le transfert de ses dividendes vers la France, un sujet qui préoccupe toutes les entreprises étrangères basées en Algérie ». Côté algérien également, on formule des exigences en matière de volume de production. Alger veut en outre que les voitures fabriquées en Algérie soient d'une qualité similaire à celles produites en France. Et surtout l'Algérie souhaite que ne soit pas fermée la possibilité d'exporter une partie des voitures fabriquées en Algérie.

Source Le Quotidien d’Oran Salem Ferdi

Le Pèlerin

Bulletin d'outre-tombe !

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S'il est pratiquement impossible de savoir pourquoi - et où - cela se passe exactement, il est tout de même très clair que, quelque part, on s'entête à enfoncer le pays. Encore un peu plus à chaque occasion. Encore un tour de vis à chaque élection. Il ne fait pas de doute, certes, que nous soyons tous des humains, mais qui a jamais prétendu que, pour être candidat au parlement, il suffit d'être un être humain ???

Il n'y a pas pire, pour un pays, que de constater après cinquante ans de marche qu'il n'a pas encore bougé de sa place. Et il n'y a pas pire, pour un citoyen, que de se convaincre définitivement de l'inutilité de ses actes. S'il y a une seule chose que l'algérien croit avoir faite et refaite constamment et régulièrement depuis l'indépendance c'est bien le vote. Il a voté par tous les âges. Enfant, puis jeune, puis adulte et même vieillard, il s'est souvent déplacé aux urnes de l'Algérie indépendante pour y jeter ce bulletin auquel il n'a jamais oublié d'agrafer ces souhaits qui ont vieilli avec lui. Il a voté par tous les temps. Par pluie, par neige, par temps incroyablement chaud ou terriblement froid, il s'est souvent donné la peine de se déplacer jusqu'à l'urne pour y glisser cet espoir secret de voir enfin l'Algérie debout, belle et forte comme elle le mérite. Un espoir qu'il se résigne à traîner, en fin de compte, comme un chien fatigué vers sa propre tombe. Comme le mois lunaire qui traverse toutes les saisons, l'algérien a traversé le temps. De fond en comble. Un bulletin à la main. Il a voté, comme on vote partout . Il a aussi voté comme on ne vote nulle part. Pendant plus d'un demi-siècle. Entre deux pénuries de pomme de terre, d'oignon et même de pain, il a accouru aux isoloirs sans trop savoir s'il faut s'y confesser d'avoir trop espéré ou de n'avoir pas suffisamment exprimé le vœu de voir fleurir, enfin un jour, sur la terre d'Algérie, un désir de bien faire les choses. Tout simplement !

Il a accompli son acte de vote dans tous les types de scrutins. Pour élire un maire, pour élire une assemblée locale, pour choisir un président de Wilaya, pour sacrer des députés, pour choisir un Président de la République, et Dieu sait quoi encore… sans oublier que, cinq fois par jour, lors de ses prières, il lève les yeux et…espère qu'enfin arrive le jour où les choses iront normalement.

Il a aussi voté dans tous ses états. En colère contre ceux qui ont tout pris au pays sans rien lui donner, ou pestiférant contre ceux qui ont déraciné tous ses repères ou, encore, entre deux victoires inutiles de l'équipe nationale, il a voté. Dans des urnes vides, dans des urnes pleines, dans des urnes en trop plein, souvent opaques même lorsqu'elles semblent transparentes et toujours en mouvement, même lorsqu'on a l'impression qu'elles sont immobiles… Mais il a voté quand même… Il a voté malgré tout.

Aujourd'hui, à la veille de nouvelles élections, il scrute le temps. Il contemple ce vide qui l'entoure et qui l'habite. Assis face à lui-même, comme il l'a fait la veille de chaque vote, il ferme les yeux pour mieux voir. Il se tait pour mieux parler. Il réfléchit. Il se demande à quoi peuvent bien servir des législatives si ce n'est pour choisir, le temps d'un mandat, à qui confier la lourde charge de réfléchir et de légiférer sur l'avenir du pays et de baliser l'évolution de la société. Il n'a jamais été question d'autre chose. Or, pour ce faire, ce n'est pas la réputation de tel joueur, celle de tel chanteur et encore moins celle de tel danseur qui serait le critère à faire valoir.

Ce n'est pas en tapant dans un ballon ou en jouant une pièce fût-elle-même de Molière ou de Shakespeare qu'on pourrait améliorer le quotidien d'un peuple qui a faim dans un pays riche et qui, plus est, ne trouve plus de pomme de terre, en plein saison de pomme de terre. On ne corrige pas la trajectoire incertaine d'une société fatiguée par les mensonges irresponsables en invoquant des valeurs de Novembre, la chaleur d'Août, les pluies de Septembre ou les vents d'Octobre. Seul le mauvais travail nous a poussés au fond du puits et seul le bon travail nous en sortira

Alors comment est-ce possible, encore une fois, après cinquante ans de vote, que l'on se retrouve face aux mêmes ? Car même si, par le miracle de la mort uniquement, certains visages ont changé, les comportements sont restés les mêmes. Plus figés que jamais et plus durables que le temps lui-même. Et bien que quelques noms aient disparu, la plupart continuent cependant à occuper notre temps et notre espace. Ils sont là depuis toujours. Avant notre naissance, ils étaient là ; après notre mort, ils continuent à être là. Plus présents que jamais dans le faux. La fausse route les connaît, le faux développement du pays est leur œuvre, les fausses stratégies, cela provient de chez eux, les fausses manœuvres aussi, les faux partis, les faux candidats, la fausse gestion, la fausse présence… et la liste est longue, une vraie liste. Une élection a toujours besoin de trois moments. Celui de sa conception, celui de son exécution et celui de sa caution. Et si le monde a toujours été peu regardant sur les deux premiers moments, il s'accroche de manière incroyablement incompréhensible au troisième. On juge toujours les élections au taux de participation et l'on évalue le succès d'un candidat ou d'un parti aux taux de «oui» obtenu. Ce faisant, on écarte d'un revers de mépris les deux premières étapes qui sont, en réalités beaucoup plus importantes que la troisième car, que l'on veuille ou non, c'est là qu'a lieu l'ancrage de la démocratie de façade. Et c'est de là que tout prend racines.

Les campagnes désolantes et trop basses de la majorité des partis, leurs candidats peu ou pas appropriés du tout pour la plupart d'entre eux, les slogans usés et aux mailles déchirés, les promesses déplacées et insensées de ceux qui n'ont jamais compris à quoi servent des élections législatives, voire des élections tout court, montrent à quel point est faux notre point de départ.

Ce n'est pas l'égalité entre les hommes que nous rejetons, c'est la mauvaise compréhension qu'ont - ou que veulent avoir - certains à propos de cette égalité. Les hommes sont égaux, oui. Mais en quoi ??

Ont-ils tous la même taille ? Ont-ils tous le même poids sur une balance physique ? Ont-ils tous le même tour de vente ? Ont-ils tous les mêmes structures mentales ? Ont-ils tous les mêmes gènes ? Ont-ils tous les mêmes rêves ? Ont-ils tous la même couleur de peau ? Ont-ils tous le même nombre de cheveux ??? Et si c'était cela la conception de l'égalité entre les hommes, pourquoi Dieu n'aurait-il pas crée un seul être finalement ? Non, c'est ailleurs qu'il faut chercher l'égalité entre les hommes. Dans le fait qu'ils soient humains et que, de ce point de vue, ils méritent tous le même respect et la même considération. Ce n'est pas au niveau des aptitudes et des compétences qu'il faut faire croire aux gens que réside cette égalité. C'est malheureusement ce qui a été fait par certains et entretenus par d'autres cinquante ans durant. Et c'est ce qui nous a donné des tonnes d'analphabètes et des amas d'ignorants à la tête de listes lors d'élection dans ce pays.

Si tout le monde ne peut pas être un Ibn Sina, un Pasteur, un El Khawarizmi, un Hubble, un Pelé ou un Mohammed Ali, si l'Egypte n'arrive plus à retrouver des Abdelwahab, des Farid et des Oum Kalthoum, si les poètes arabes n'ont plus El Moutannabi ou Abou Firas El Hamadani et si les musulmans n'ont plus El Ghazali ou Ibn Rochd c'est parce que les hommes n'ont ni les mêmes compétences, ni les mêmes aptitudes. Alors pourquoi chez nous, et uniquement chez nous, on fait tout pour faire croire aux gens que n'importe qui peut être député au Parlement ? Tout un chacun d'entre nous mérite beaucoup de respect certes, et il est permis de croire que ce respect sera d'autant plus grand lorsque chacun de nous reste dans les limites de son métier, c'est-à-dire de sa compétence et de ses aptitudes

C'est ce genre de choses que l'on se demande aujourd'hui, à quelques pas des prochaines élections. Des élections où, cette fois, l'on n'aura rien à coller au bulletin. L'espoir étant enterré avec nous cinquante ans sous terre avec la conviction définitive que plus rien ne sert à rien sinon à entretenir, au-dessus de notre tête, une mauvaise danse macabre et l'incertitude pour nos enfants.

Source Le Quotidien d’Oran Aissa Hireche

Le Pèlerin

Ouyahia détourne la colère

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Lors de l'ouverture de la 6e session du conseil national du RND, jeudi, des contestataires de la ligne du secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia, se sont manifestés.

Le RND a achevé hier les travaux de son conseil national. La réunion n'a pas été aussi houleuse que des observateurs l'avaient laissé supposer. Mis à part quelques haussements de ton signalés, jeudi dernier, le conseil n'a pas connu de chamboulement. Hier, les travaux se sont poursuivis sans aucun incident.

«Il s'agit de deux ou trois personnes qui sont mécontentes», affirme un membre du conseil national, rencontré à la Mutuelle des matériaux de construction de Zéralda. «Hormis les quelques chahuts de jeudi, le conseil national a été l'un des plus ordinaires», affirme un proche de M.Ouyahia. Lors de l'ouverture de la 6e session du conseil national du RND, jeudi, les contestataires de la ligne du secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia, se sont manifestés. C'est le chargé de communication du RND, Belkacem Mellah, qui a ouvert la brèche. Il a invoqué l'article 50 du règlement intérieur et les statuts du parti qui donnent le droit au conseil national de retirer sa confiance au bureau politique pour en élire un nouveau. Pour sa part, Nouria Hafsi, chef de file des contestataires du RND, a demandé la parole pour lire un communiqué au nom du Front de protection du RND. Une demande rejetée par M.Ouyahia justifiant que le conseil national allait ouvrir un débat à huis clos sur la situation interne du parti. «Ce sera un espace de libre expression», a-t-il promis. Par la suite, une personne a fait irruption dans la salle scandant des slogans hostiles à l'actuelle direction du parti avant d'être évacuée. Il s'agissait, selon des cadres du parti, d'un sympathisant et non d'un militant. La personne a été chassée de la réunion. Les «redresseurs» ont quitté la salle. Mme Nouria Hafsi a distribué à la presse un communiqué non signé appelant à la tenue d'un congrès extraordinaire du RND avant les prochaines élections locales pour élire une nouvelle direction. Dans son discours, le secrétaire général du RND a invité ses détracteurs à s'exprimer au sein des instances légitimes du RND. «Nul ne saurait remettre en cause le droit à la libre expression et à la critique, pour peu que cela se fasse dans un cadre organisé», a-t-il martelé à l'adresse de ceux qui critiquent la gestion de l'actuelle direction du parti. Après avoir reconnu la «difficulté» de la mission qui consiste en la gestion du parti et souligné l'impératif d'opérer «une évaluation et un redressement», le secrétaire général du RND a appelé les militants à «préserver la réputation du parti et à ne pas verser dans l'invective». Une réponse directe à l'action menée par les redresseurs. Mercredi dernier, des militants du RND dont un membre fondateur ainsi que la secrétaire générale de l'Union nationale des femmes algériennes (Unfa), Mme Nouria Hafsi, avaient rendu public un communiqué pour contester la gestion actuelle du parti et créer leur «mouvement de sauvegarde du RND». Lors des débats à huis clos, certains mécontents ont eu droit à la parole pour exprimer leur revendications. «Ils se sont exprimés, mais ils ont été chahutés par l'assistance», nous confie un membre du conseil national. Les contestataires ont demandé le renouvellement du bureau national et la tenue d'un congrès extraordinaire. Dans sa réponse, M. Ouyahia a estimé que ce n'est pas le moment de tenir le congrès ni de changer les membres du bureau national. M.Ouyahia a expliqué que les élections locales se dérouleront dans quelques mois. Il a appelé, dans ce sens, au renforcement des rangs du parti pour améliorer son rendement. Dans une déclaration politique sanctionnant les travaux du conseil national, le RND a appelé au renforcement des rangs. Parmi les résolutions adoptées, on citera également l'interdiction du nomadisme politique. Le RND a décidé de passer à l'application ferme des mesures contre le tourisme parlementaire. Il n'acceptera plus les députés indépendants ou ceux des autres formations. Même les militants qui se présentent sur une liste indépendante seront exclus du parti. Le RND ne badinera plus avec le règlement intérieur. Le secrétaire général du RND, qui animera une conférence de presse ce matin, aura certainement à répondre sur plusieurs questions entre autres son départ du gouvernement, le mouvement de redressement. Certes, le RND n'est pas le seul à faire face à un mouvement de redressement. Mais cette levée de boucliers contre M.Ouyahia cache une arrière- pensée politique qui est liée à ses ambitions présidentielles.

Source L’Expression Nadia Benakli

Le Pèlerin

La cyberguerre secrète d'Obama contre l'Iran

Le président iranien visite une usine d enrichissement d u

 

Monde - Une enquête publiée dans le «New York Times» confirme que les Etats-Unis et Israël ont bien créé le ver informatique Stuxnet, qui a visé les installations nucléaires iraniennes en 2010...

Ceci n'est pas un roman d’espionnage high-tech de Michael Crichton ou de Neal Stephenson. Dans une longue enquête dont le New York Times publie un extrait, vendredi, le journaliste David Sangers confirme ce que de nombreux experts suspectaient: le ver informatique Stuxnet, qui a attaqué les installations nucléaires iraniennes en 2010, est bien sorti des labos américains et israéliens; et son échappée belle sur le Net, n'était pas prévue.

L'opération «Olympic Games» a commencé sous George W. Bush, selon les témoignages anonymes de plusieurs personnes ayant participé au projet. Lors de la passation de pouvoir, Bush a conseillé à Obama de conserver le programme. Il l'a étendu.

Collaboration avec Israël

Pour concevoir une cyber-arme de destruction massive, Washington a dû cartographier les installations iraniennes. Pour cela, du code informatique a été injecté dans du matériel fabriqué par Siemens (l'enquête ne dit pas si l’entreprise allemande était au courant). Une réplique partielle des centrifugeuses a ensuite été construite en grand secret aux Etats-Unis, en utilisant des vieux modèles rendus par Kadhafi lors de l'arrêt du programme libyen.

Les Etats-Unis ont choisi de collaborer avec Israël pour mettre au point un ver informatique ultra-sophistiqué pour deux raisons: les connaissances avancées des scientifiques de l'Etat hébreu; et pour éviter que les responsables israéliens, qui s'impatientaient, ne bombardent les usines d'enrichissement de Téhéran, déclenchant une guerre dans la région.

Infection de l'intérieur

Est alors venu le moment crucial: la phase d'infection avec un ver baptisé «the bug» (l'insecte). Des clés USB contenant le mouchard ont été introduites directement sur site, visiblement par des espions et des ingénieurs iraniens qui ignoraient ce qu'ils transportaient.

Le ver a permis aux Etats-Unis d'accélérer ou de ralentir des centrifugeuses, provoquant des surchauffes ou diminuant leur efficacité. Selon les experts, l'Iran aurait perdu entre 10 et 15% de sa capacité d'enrichissement d'uranium au moment des attaques.

Dans un premier temps, Téhéran n'a pas compris d'où venait le problème. Un signal «tout va bien» était en effet envoyé au système de monitoring. Des gardes placés devant les centrifugeuses ne pouvaient que constater les dégâts et plusieurs scientifiques ont été limogés.

L'échappée belle de Stuxnet sur le Net

Selon les témoignages recueillis par David Sangers, Barack Obama était impliqué «au plus près», avec des meetings hebdomadaires. Et puis en juin 2010, le ver s'est échappé du site d'enrichissement de Natanz, sans doute après avoir infecté l'ordinateur portable d'un membre du personnel iranien.

«Devrait-on tout arrêter?», a demandé Obama lors d'une réunion de crise. Ses conseillers estimant que le ver pouvait encore faire des dégâts, l'opération continue: 1.000 des 5.000 centrifugeuses auraient été mises hors-service à ce moment.

Pendant ce temps-là, le ver, baptisé Stuxnet par les experts, s'est répandu sur Internet, permettant à des chercheurs d'étudier son code et à Téhéran de réagir. Après avoir d'abord nié la cyberattaque, Mahmoud Ahmadinejad a fini par la confirmer, minimisant toutefois son importance.

Deux ans plus tard, de multiples variantes de Stuxnet ont vu le jour, comme Duqu. Certains experts estiment que les infrastructures américaines pourraient à leur tour être victimes de cyber-attaques. Car une arme, même virtuelle, peut se retourner contre vous.

Source 20minutes.fr Philippe Berry

Le Pèlerin

Après deux ans de négociations

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Du nouveau dans le dossier Renault en Algérie. Ce sujet qui a fait couler beaucoup d’encre entre l’Algérie et le constructeur français, depuis le début des négociations il y a deux ans est en phase d’être ficelé.  Renault a signé avec les autorités algériennes le 25 mai dernier 

un accord-cadre. Il reste le texte définitif à conclure. C’est ce qu’a rapporté hier l’AFP citant un porte-parole du constructeur automobile français. «Je vous confirme qu’un accord-cadre a été signé mais les discussions se poursuivent» en vue de la finalisation de cet accord, a-t-elle déclaré, sans toutefois donner des détails sur le contenu de l’accord en question notamment sur le type de voitures à construire en Algérie. Le Figaro a également rapporté l’information. Une délégation de Renault se serait même rendue la semaine dernière à Alger, avec à sa tête, le Pdg Carlos Ghosn pour poursuivre les discussions autour de ce projet. Toujours selon Le Figaro, l’usine d’Algérie fabriquera initialement la voiture la plus vendue par Renault en Algérie : la Symbol. Une information déjà donnée auparavant mais qui reste à confirmer à l’issue des négociations entre les deux parties. Des négociations qui concernent plusieurs volets à commencer par le site d’implantation. L’Algérie a pour rappel proposé au constructeur français de réaliser l’usine dans la zone industrielle de Bellara (Jijel). Mais, les français auraient émis des réserves à ce sujet, considérant que ce dernier n’était pas apte à domicilier une usine automobile, notamment concernant le manque de main-d’œuvre qualifiée dans cette région du pays. Fin avril, le ministre de l’Industrie Mohamed Benmeradi avait reconnu que Renault n’était pas satisfait du lieu d’implantation proposé, «loin du bassin d’emploi et n’offrant pas les opportunités nécessaires».Qu’est-ce qui a changé entre-temps, dans les négociations pour connaître une telle avancée. Ce qui est clair pour le moment c’est que l’Algérie ne compte pas faire de concessions. Sauf si les négociateurs de Renault ont réussi à convaincre le ministre de l’Industrie chargé de suivre le dossier depuis le début des discussions avec Jean-Pierre Raffarin de la nécessité de trouver un autre site en remplacement de celui de Bellara. On verra. Pour rappel, l’Algérie mise beaucoup sur ce projet qui vise à diminuer le volume d’importations de véhicules et à lancer une véritable industrie de l’automobile en Algérie en s’appuyant entre autres sur la technologie française. L’Algérie ne veut pas faire uniquement dans le montage, mais dans la construction en se fixant dans un premier temps une production de 75 000 véhicules par an avant de doubler le volume à moyen terme.A la lumière des derniers développements, il est clair que les discussions autour de ce grand projet lancées sous l’ère de Nicolas Sarkozy et qui ont fait l’objet de plusieurs rencontres à Alger et Paris seront conclues sous l’ère du socialiste François Hollande.

Source La Tribune Samira Imadalou

Le Pèlerin

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