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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 10:06

Le Cul de ces Dames

Quel joli cul...!

Quel joli cul...!

Je l’avoue sans honte, je suis un fessomane, j’aime voir un joli cul…. !

En un mot comme en cent, je le vénère! Celui des femmes bien entendu !

Pas le cul poilu d’un homme, c’est si repoussant cette indisgracieuse paire de testicules, surmontée d’un non moins repoussant goupillon.

Non, ce que j’aime par-dessus tout, c’est le cul de ces dames, cette lune riante et rayonnante qui me transforme en explorateur et m’invite invariablement à me prendre pour un chercheur, partant à la découverte de ces trésors dans lesquels je rêve de m’enfoncer à loisir.

Car en dehors de sa beauté rieuse – ne parle-t-on pas d’un « posté-rieur » –, le cul féminin est une porte, un chemin initiatique vers le paradis.

Voici que mes yeux sont aspirés par cette rondeur fascinante qui m’invite à suivre les dames aux si beaux culs

Je suis sûr que, comme moi, vous avez remarqué ce balancement sensuel aussi éblouissant que celui du pendule d’un hypnotiseur, capable de me faire oublier ma destination et m’aimanter, aussi irrésistiblement que le pôle magnétique attirant l’aiguille d’une boussole.

Le Pèlerin

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 10:06

Le Cul de ces Dames

Quel joli cul...!

Quel joli cul...!

Je l’avoue sans honte, je suis un fessomane, j’aime voir un joli cul…. !

En un mot comme en cent, je le vénère! Celui des femmes bien entendu !

Pas le cul poilu d’un homme, c’est si repoussant cette indisgracieuse paire de testicules, surmontée d’un non moins repoussant goupillon.

Non, ce que j’aime par-dessus tout, c’est le cul de ces dames, cette lune riante et rayonnante qui me transforme en explorateur et m’invite invariablement à me prendre pour un chercheur, partant à la découverte de ces trésors dans lesquels je rêve de m’enfoncer à loisir.

Car en dehors de sa beauté rieuse – ne parle-t-on pas d’un « posté-rieur » –, le cul féminin est une porte, un chemin initiatique vers le paradis.

Voici que mes yeux sont aspirés par cette rondeur fascinante qui m’invite à suivre les dames aux si beaux culs

Je suis sûr que, comme moi, vous avez remarqué ce balancement sensuel aussi éblouissant que celui du pendule d’un hypnotiseur, capable de me faire oublier ma destination et m’aimanter, aussi irrésistiblement que le pôle magnétique attirant l’aiguille d’une boussole.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 10:06

En voilà une bonne idée… !

Humour - A la pêche aux moules, aux moules… !

Quatre amis passent des semaines à planifier une sortie en forêt pour chasser et pêcher

Les trois autres sont très agacés mais que peuvent-ils faire ?!!
Ils partiront donc sans Claude.
Deux jours après, les trois amis arrivent sur le site où ils doivent camper et là, surprise, ils trouvent Claude, assis près de sa tente, ayant empilé du bois et faisant cuire du poisson sur le feu. 
Mais depuis quand t'es là ? Et comment t'as fait pour convaincre ta femme de te laisser venir ? 
Je suis là depuis hier soir, figurez vous qu'hier après-midi, j'étais assis dans mon fauteuil, ma femme est venue derrière moi et m'a demandé : « devine qui c'est ? » en posant ses mains sur mes yeux. 
Quand je me suis retourné, ma femme était dans une nuisette hyper sexy.
Elle m'a pris par la main et m'a emmené dans la chambre où brûlaient au moins douze bougies, des pétales de roses un peu partout. 
Et sur le lit il y avait des menottes et des cordes ! Alors elle m'a demandé de la menotter et de l'attacher au lit, ce que j'ai fait...
Ensuite 
Elle m'a dit : « et maintenant, fais ce que tu veux ! » 

...Et me voilà !!!!

Le Pèlerin

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 18:24

Comment le Sahara nourrit l’Amazonie ?

Transfert de sable au dessus de l'océan atlantique

Transfert de sable au dessus de l'océan atlantique

Un désert qui fertilise une forêt équatoriale ? Incroyable mais vrai, assure une équipe de l’université de Londres qui décrit le voyage du phosphore au-dessus de l’Atlantique.

Nourrice. 

Il y a 10.000 ans, tout le centre du Sahara était recouvert par un lac poissonneux immense. Les changements climatiques régionaux et globaux ont peu à peu réduit cette étendue d’eau douce aux limites actuelles du lac Tchad, soit moins de 1500 km2. À la place s’étend la dépression du Bodélé, une zone désertique traversée par des vents violents. Au point que la moitié des poussières du Sahara partant dans l’atmosphère provient de cette régionqui reste la première au monde pour l’érosion éolienne. Or, nous apprenaient en octobre 2014 les chercheurs de l’université de Londres, ces poussières s’avèrent être un excellent fertilisant pour le massif amazonien. 

Depuis, une nouvelle étude publiée fin février 2015 dans le journal Geophysical Research Letters a même quantifié la quantité de sable ainsi déplacée par les vents de l'Afrique du Nord vers l'Amérique du Sud. 

Ce seraient ainsi 22.000 tonnes de nutriments qui parviendraient chaque année, en moyenne, jusqu'à l'Amazonie. Et, selon les chercheurs, ces apports équilibreraient les pertes en nutriments dues au ruissellement des pluies sur les sols de l'Amazonie. Mais ces apports ne représentent que 0.08% de la matière transportée depuis le Sahara vers l'Amérique du Sud. Les chercheurs estiment en effet que ce sont 27,7 millions de tonnes de sable qui sont transportées par les vents jusqu'en Amazonie.

Pour obtenir ces chiffres, les équipes de l'Université du Maryland, en partenariat avec le Goddard Space Flight Center de la NASA, se sont basées sur des données collectées par le satellite CALIPSO entre 2007 et 2013. Les images capturées par ce dernier ont permis aux chercheurs d'estimer la quantité de sable transporté. Et des études menées sur des échantillons de sable ont permis de calculer la quantité de nutriments (du phosphore) qu'ils contiennent.

On dit que l’Algérie n’est pas un pays exportateur en dehors de l’export de gaz et de pétrole…Et pourtant… !

Une grande variabilité d'une année à l'autre

L'équipe relativise toutefois la précision de ces chiffres, car d'une année à l'autre, les mesures montrent une grande variabilité dans la quantité de sable transportée. "Il y a 86% de variation entre l'année 2007, où la quantité de sable transportée était la plus importante, et l'année 2011, où il y en a eu le moins" relativise l'équipe.

Ce que le vent transporte, ce sont des éléments arrachés aux squelettes des poissons qui ont habité pendant des millénaires les eaux du méga lac. Ces résidus sont constitués d’apatite, des composés phosphorés. Très légers, une partie de ces aérosols traversent l’Océan Atlantique pour se déposer sur le massif amazonien.

Essentiel. Or, ce phosphore d’origine biologique est aisément assimilable par les plantes, lesquelles reçoivent du ciel une matière organique nécessaire à leur croissance. Très rare dans la plupart des sols (95% des gisements de phosphate minéral sont situés dans la seule région du sud marocain et du Sahara Espagnol), le phosphate n’en est pas moins essentiel pour le développement des végétaux.

Les racines ne peuvent dégrader qu’une infime partie des éléments présents dans le sol car le phosphore minéral n’est pas mobile et il leur faut l’aide des champignons pour que arbres et herbes puissent capter les quantités qui leur sont nécessaires pour croître et se multiplier.

Nul n’est en mesure de calculer la quantité de phosphore présent dans la dépression de Bodélé, aussi, la principale auteure de l’étude, Karen Hudson-Edwards s’inquiète-t-elle : "pour le moment, nous ne savons pas combien de temps la dépression Bodélé va continuer à fournir du phosphore à l’Amazonie. Alors que la forêt équatoriale est déjà sous la menace des activités humaines, nous espérons conduire des recherches plus approfondies pour déterminer quand cette importante source de fertilisant s’arrêtera".

Source Sciences et Avenir

Loïc Chauveau et Erwan Lecomte. Infographie de Damien Hypolite.

Le Pèlerin

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 18:04

L’exploration du gaz de schiste et la bêtise des hommes

Sud algérien – Une manifestation anti-gaz de schiste dégénère à In Salah

Voilà trois mois que la population d’In Salah s’est soulevée comme un seul homme contre l’exploitation voire l’exploration du gaz de schiste. Trois mois, c’est pourtant largement suffisant pour trouver une issue à ce bras de fer. Or, le pouvoir s’arroche frénétiquement à son entreprise de forage qu’il a érigée au rang de question de souveraineté nationale…

En quoi le gaz de schiste, dont la rentabilité économique est très discutable même à moyen terme, selon les experts, renforcerait ou menacerait-il la souveraineté nationale ? Il va falloir que les porte-voix du pouvoir nous expliquent ce lien qui sent trop le populisme.  Il serait vraiment grave si notre souveraineté nationale tenait uniquement à ce gaz qui pollue l’atmosphère à In Salah depuis trois mois.

D’autant plus que l’Algérie est avant tout un pays pétro-gazier qui figure bien dans le top 10 des pays producteurs. Pourquoi alors les autorités s’entêtent à poursuivre cette aventure, trop coûteuse socialement et financièrement, du gaz de schiste alors même qu’elle suscite réprobation et rejet ailleurs ? N’est-ce pas une bêtise de vouloir opérer un passage en force ?

Il y a manifestement une panne d’imagination en haut lieu. Ou alors nos responsables se sont «grillés» par des engagements écrits avec les multinationales en vertu desquels ils ne peuvent plus faire marche arrière. Il n’est guère rassurant de savoir que c’est la firme américaine Halliburton, dirigée entre 1995 et 2000 par l’ex-faucon de la Maison-Blanche, Dick Cheney, qui opère à In Salah. Ayant consenti d’énormes investissements pour développer la technique très controversée de la fracturation hydraulique, elle ne se fera pas prier pour facturer à prix d’or ses prestations à In Salah.

Sud algérien – Une manifestation anti-gaz de schiste dégénère à In Salah

Evidemment, nos responsables, qui ont failli vendre le sous-sol national via la loi scélérate sur les hydrocarbures de 2005, n’oseront pas nous dire la vérité sur les sous et les dessous de ce soudain grand amour pour le gaz de schiste. Chakib Khelil, qui avait mis au point cette loi antinationale et aussi donné des marchés juteux à la société mixte BRC, détenue par Sonatrach et Halliburton, coule des jours heureux chez lui, aux States.

Ne serait-ce que pour ces sulfureux rappels, nos concitoyens d’In Salah et tous les Algériens ont toutes les raisons du monde d’afficher leur méfiance vis-à-vis des dommages collatéraux du gaz de schiste sur l’environnement. Entendre le président de la République nous expliquer «doctement» que le gaz de schiste «est un don de Dieu» inquiète plus qu’il ne rassure.

Quelle trouvaille, en effet ! Plus sérieusement, personne n’a soupçonné le gouvernement Sellal d’avoir «fabriqué» ce gaz à In Salah. Mais ce propos a priori simpliste de Bouteflika cache mal une détermination à ne pas céder quoi qu’il en coûte, contrairement aux belles assurances de son Premier ministre. La reprise des affrontements entre les manifestants et la gendarmerie à In Salah en est la meilleure preuve. La «main de l’étranger» pourrait bien exister dans cette affaire. Mais pas forcément là où on l’imagine…
Source El Watan Hassan Moali

Le Pèlerin

La coalition des "Suds"

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 12:15

Une tournée très populaire

Anne Gravoin – Madame Valls

Anne Gravoin – Madame Valls

Alors qu'en France, Manuel Valls est vivement critiqué depuis quelques jours après avoir voulu faire passer en force la loi Macron en utilisant l'article 49-3, sa femme Anne Gravoin est, elle, plus populaire que jamais. Mardi dernier, la musicienne s'est envolée pour Alger, non pas en tant qu'épouse du premier ministre mais en tant que violoniste. C'est là qu'elle démarrait sa tournée magrébine avec l'Alma Chamber Orchestra, son orchestre de 50 musiciens.

A son arrivée sur le sol algérien, les journalistes n'ont eu qu'un seul mot à la bouche : Roland Dumas. La veille sur BFMTV, l'ancien ministre a tenu des déclarations qui ont eu l'effet d'une bombe en affirmant que Manuel Valls était "sous l'influence juive" de sa femme. Mais la réponse d'Anne Gravoin à ce sujet est claire."Rien sur le personnel. Je suis là pour moi", a-t-elle ainsi rétorqué, selon des propos rapportés par le site algérien TSA.

"Je t'aime Mme Valls !"

Mais cette petite déconvenue a vite été oubliée. Son concert "s'est finalement très bien déroulé", selon nos confrères, qui précisent qu'Anne Gravoin et ses musiciens ont reçu un accueil des plus chaleureux de la part du public algérien. A l'issue du spectacle, les musiciens ont été conviés à "un dîner organisé par le FCE (le forum des chefs d'entreprises, ndlr) l'honneur de Mme Valls". Un repas traditionnel où la violoniste a été accueillie comme une véritable rock-star. Un "groupe venu du Sud" de l'Algérie avait même fait le déplacement pour lui chanter une chanson, écrite spécialement pour l'occasion. "Je t'aime Mme Valls, I love you Mme Valls !", ont-ils chanté en chœur. 

Source Yahoo Actualités Jordan Grevet 

Le Pèlerin

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 12:14

Algérie – Et pour quelques pierres de plus … !

Quand on pense qu’à l’époque l’on disait de ma Mitidja, qu’elle était le grenier de l’Europe… !

Port d'Alger

Port d'Alger

Récemment, la presse algérienne faisait état d'un fait étrange et à tout le moins inconcevable: des conteneurs, au port d'Alger, recelaient des... pierres.

Des pierres? Que se passe-t-il dans ce pays au point où l'on soit arrivé à importer jusqu'aux pierres?

La liste des produits importés par l'Algérie n'est certes pas exhaustive, mais de là à imaginer que quelqu'un ait eu l'idée saugrenue (au fait est-elle aussi absurde que cela paraît?) d'introduire des pierres venues de l'étranger, il y avait un pas que personne de rationnel n'aurait osé franchir.

Mais le fait est là. Comment l'expliquer?

Depuis des années, n'importe qui importe n'importe quoi, le premier quidam venu peut s'improviser en «importateur» sans autre forme de procès. De fait, ce «business» très lucratif, n'est encadré par aucune loi ou cahier des charges (des conteneurs peuvent séjourner des années dans le port sans que personne ne vienne les réclamer).

La moindre des choses était encore de protéger la production nationale par le contrôle strict des importations des produits concurrentiels. Ce ne semble pas avoir été le cas. L'administration y a-t-elle seulement songé lorsque l'on constate que la gamme des produits importés est infinie, ne laissant aucune alternative au produit national qui, dans le meilleur des cas, ne sert plus que d'appoint?

Et encore! Il est facile de le constater dans les supérettes et les grandes surfaces où les «Made in China» dominent outrageusement. Mais, ce qui est navrant est le fait que les produits importés sont souvent de catégorie «z», c'est-à-dire le tout-venant acheté à prix sacrifiés qui inonde le pays de tout ce qui, sous d'autres cieux, est considéré comme nocif pour les consommateurs.

Quelqu'un a importé des pierres, faut-il s'en étonner?

Un autre a fait venir en Algérie du...pain, fabriqué ailleurs. Ça ne s'invente pas! Ce produit est commercialisé dans certaines surfaces.

Question: l'Algérie est-elle arrivée à cette extrémité jusqu'à importer la pierre et le pain? Cela pour ne pas dire que tout ce qui est fraudé et impropre à la consommation ailleurs, atterrit ou finit par atterrir chez nous. Il suffit de faire un tour dans les marchés des grandes villes du pays pour s'en convaincre. Ces importations se font, dans la plupart du temps, sans réel contrôle de l'administration et sans garde-fous pour, à tout le moins, préserver la santé et la sécurité des citoyens à défaut de protéger notre économie.

De fait, l'import-import a largement contribué au démantèlement des secteurs économique, industriel et agroalimentaire du pays.

L'Algérie ne produit plus rien, ou si peu, dépendant de plus en plus [la manne financière aidant] de l'importation tous azimuts: que ce soit dans l'agroalimentaire, les services ou l'industrie. Si l'Algérie importe tant, cela veut dire qu'elle est dans l'incapacité de répondre aux besoins de sa population, et n'est donc pas en mesure d'atteindre l'autosuffisance. Cela veut dire aussi, que si l'on investit dans l'importation, on ne le fait pas pour le développement de la production nationale. Alors, la question se pose: pourquoi on n'investit pas dans ce pays.

Où se trouve le blocage? Faut-il aussi souligner que l'importation tous azimuts et sans contrôle permet la sortie légale de sommes faramineuses se chiffrant en milliards en devises [une forme d'évasion fiscale et de capitaux] qui ne sont pas réinvestis dans le pays. Ceci explique-t-il cela? Or, au moment où le prix du baril de pétrole connaît une chute vertigineuse, la question du produire national retrouve toute son actualité.

Comment en effet est-on arrivé à ce stade de dépendance de l'étranger pour ce que nous mangeons, pour nos habits, nos médicaments, notre transport et, d'une manière générale, tous les produits de large consommation finis ou semi-finis non-produits par le pays? Aussi, l'Algérie est devenue le rebut de toutes les productions bas de gamme qui font vivre et fructifier, aux dépens de notre économie, des milliers de sociétés en Asie, notamment, au moment où des milliers d'entreprises ont fermé leurs portes dans le pays. L'aisance financière que le pays a connue ces dernières années a-t-elle été pour nous une calamité, qui a annihilé le compter sur soi? Ainsi, la rente et son succédané, les richesses ostentatoires, ont induit une clochardisation avancée du pays avec cette singularité qui fait que ce sont les commerces informels et tout ce qui gravite autour d'eux qui sont désormais, pour certains cercles, la référence. Qu'ont fait les autorités pour mettre un terme à cette anarchie? Les députés, grassement payés se sont-ils inquiétés de cette dérive qui met à mal le devenir du pays et en interpeller le gouvernement? En attendant... et pour quelques pierres de plus...

Source L’Expression N. Krim

Le Pèlerin

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 10:04

Collège Technique du Ruisseau d’Alger

 

J'ai rencontré là-bas un être exceptionnel

 

Monsieur Amédée Briffa

 

Professeur de mathématiques en Première TM

(Année 1959 / 1960)

Le Collège Technique d'Alger - Le Ruisseau

Le Collège Technique d'Alger - Le Ruisseau

Je me souviendrai toute ma vie de Monsieur Briffa

 

Dès les premiers jours d’octobre 1959, cet homme qui avait pour but de nous faire entrer les mathématiques dans le crâne nous accueillait :

 

"J'ai pour tâche de vous enseigner les mathématiques en vue du baccalauréat en fin d'année ....Et les mathématiques ....en fin d'année ....Vous les saurez ...de gré ou de force"

 

Le ton était ainsi donné pour une année scolaire déterminante en ce qui concernait notre avenir

Pas la moindre observation de la part des élèves…Cet homme qui avait somme toute déjà un âge avancé avait donné le ton

Point de livre de mathématiques point de support superflu...

Le cours de mathématiques il nous le dictait ….Et selon les redoublants….D’une année sur l’autre ce qu’il nous dictait ne variait pas de la moindre virgule.

Il inspirait le respect et n’hésitait pas à se faire respecter…..Et si quelqu’un se rebellait…..Ce qui était sur c’est qu’il  n’aurait pas eu le dernier mot.

Il n’était pas question de biaiser avec lui car c’était lui qui assurait la discipline des 1ere TM quand bien même le moindre incident s’était déroulé au collège mais en dehors de son cours…..

Un enseignant comme lui, je n’en retrouverai plus jamais

Il avait une très grande considération du rôle de l’enseignement qui était la grande cause de sa vie…Il fut d’ailleurs secrétaire de l’académie d’Alger du Syndicat national de l’enseignement technique de 1951 à 1962.

Toujours dévoué et toujours prêt à rendre service à ses élèves, il était d’une grande droiture et doté d’un grand esprit de probité envers ses élèves.

Il était très rigoureux dans sa démarche et doté d’une inflexibilité absolue quant au respect de la discipline …Autant de mots dont le sens a souvent disparu de notre culture ….Il est vrai que 1968 est passé par là et que notre société est plus encline à critiquer le système qu’à l’aider dans le respect d’autrui et de la morale

Serais-je devenu ringard …Je ne le pense pas ….Il est vrai que notre société a perdu de nombreuses valeurs et où le sens du profit à court terme l’emporte sur toute autre considération…

Mes quelques anecdotes.

J’ai reçu de sa part deux ou trois « bouffes » de sa part …. Je m’en souviendrai toute ma vie……et pourtant cela fait 55 ans et je ne les oublierai qu’après ma mort…Dieu sait qu’elles étaient méritées quand bien même les fait rapportés semblent anodins …

Le devoir oublié

Ah les devoirs à effectuer à la maison… !!!

S’il y avait une chose que je n’oubliais pas de faire avec lui, c’était bien mes devoirs

Mais où avais-je donc la tête :

Et oui ce jour là…j’avais bien effectué mes devoirs mais je les avais oubliés chez moi

Que risquais-je?....Une interrogation au tableau …Si cela avait été le cas ….Je risquais deux ou trois «bouffes » et très certainement un zéro qui aurait affecté ma moyenne scolaire…

Je m’en étais enquit auprès de redoublants et tous conseillé de l’en avertir au préalable….

Dès le début du cours donc, je me présentais à son bureau….Je le vois encore comme si c’était hier

Il était assis devant son bureau et s’appliquer à tirer un trait sur un document ….avec un stylo et une règle….Ce qui n’est pas évident pour un Monsieur qui ne possédait qu’un bras....

Il avait sur son nez de grosses lunettes d’écaille….Entre ces dernières et ses sourcils épais je surpris un regard furieux….Un regard qui exprimai un mélange de courroux  et de désapprobation

Il se leva …Il avait une stature imposante….Il s’exclama

« Mais regardez-le donc celui-là avec son petit sourire narquois….On dirait qu’il se fout sans cesse de votre gueule…! »

Ce en quoi je me pris une paire de gifles retentissantes….

….Je n’ai plus jamais oublié mes devoirs…

Casse croute à toute heure

Le samedi matin nous avions cours toute la journée

Deux heures de gymnastique de 8 à 10 h du matin

Mathématiques de 10h à 12h00

Dessin industriel de 14h00 à 18h00

….Ce jour là, suite à une panne d’oreiller, je me dispensais de gymnastique et me présentais à 10h00 en cours de mathématiques…

C’était sans compter sur l’affreux « Jojo » qui se trimbalait sans cesse avec nos énormes cahiers de textes et qui enregistrait nos présences à chacun des cours…..

Je l’avais totalement oublié ce préposé aux absences…Toujours est-il qu’il se présenta à Monsieur Briffa …Ce dernier eut la curiosité de voir si certains d’entre nous avaient et l’outrecuidance de « sécher » la « Gymnastique »

Et oui il y en avait bien un et c’était moi….

« Comment Thoa …Et tu étais absent du Collège de 8h00 à 10h00 ??? »

J’eus toutes les peines du monde à lui fournir une quelconque explication

Et lui d’ajouter :

"Mais alors l’on va inscrire au front du Collège  Casse croute à toute heure "

Il ne devait pas être en colère ce jour là puisque j’échappais aux « bouffes » qu’il avait l’habitude de distribuer en pareille circonstance…

J’ai depuis toujours participé à mes séances de gymnastique …

Ne dit-on pas que l’équilibre de l’homme passe par un fonctionnement harmonieux du corps et de l’esprit…

La Colle

Encore une fois…..Tous en chœur La 1ere TM avait fait une connerie….Collectivement s’entend …..Je dois avouer en avoir oublié le sujet….

Le Surveillant général s’en était lavé les mains et s’en était remis à ….Monsieur Briffa…Charge à lui de décider d’une sanction s’il le jugeait utile…

Quel allait être notre sort ?

Nous étions à quelques jours de nos compositions trimestrielles et Monsieur Briffa nous proposa le marché suivant :

Le premier acte fut une colle collective de la classe

Il fut remis à chacun notre bulletin de colle valable pour deux samedis

Le second acte fut de nous libérer de cette colle pour tous les élèves dont la note serait supérieure à 14/20

A l’annonce des résultats….Un vendredi suivant à 8h30 du matin (nous avions cours de mathématiques entre 8 et 10 heures) seuls une douzaine d’élèves ….sur les 48 qui constituaient l’effectif de la classe eurent la note exigée afin de les libérer des deux samedis de colle promis. Votre correspondant avait plus de 14/20 et il allait donc pouvoir en bénéficier ….

A l’annonce de notre nom il convenait de rendre le bulletin de colle ce en quoi nous étions dispensé de cette astreinte

Et non j’avais égaré ce satané bulletin de colle ….Ce en  quoi Monsieur Briffa m’annonça :

« Puisque tu n’es pas en mesure de me rendre ton bulletin …Tant pis pour toi …Tu effectueras cette colle »

J’étais le premier désolé ….Tant pis j’en avais pris parti…

De 10 à 12h00 nous avions cours d’histoire….Et lorsque j’ouvris mon cartable pour récupérer mon cahier et mon livre d’histoire que découvris-je ?....Mon bulletin de colle….

Je demandais immédiatement à mon professeur d’histoire l’autorisation d’aller présenter ce document à Monsieur Briffa….Ce que je fis sans attendre…

C’en était fait …Je présentais le précieux document à Monsieur Briffa qui l’accepta et me confirma donc que je n’étais plus collé

Toutefois une chose se produisit dans les 10 minutes qui s’en suivirent….

Monsieur Briffa envoya un élève afin de demander à mon professeur d’histoire si j’avais bien été présent pendant ….tout le cours d’histoire….

Et oui qu’en avait-il pensé ?

Certainement que j’étais sorti du Collège et récupérer chez moi le fameux bulletin de colle (et oui il était interdit de sortir pendant les heures de cours) …Monsieur Briffa en fut pour ses frais certainement satisfait ….Et l’affaire fut considérée comme close…..

Adieu Monsieur Briffa

Monsieur Briffa est naturellement décédé …Je tenais toutefois, certes de façon un peu tardive, à lui  rendre hommage …Un professeur de mathématiques « à l’ancienne », si j’ose dire.

Il n’hésitait pas à vous rudoyer si nécessaire, voire à distribuer quelques gifles de sa main valide (Peut-être s’agit-il des bonnes vieilles méthodes !)…Mais surtout, il était un homme qui nous a transmis tant de bonnes de choses : l’amour et le respect des mathématiques  ainsi que la curiosité intellectuelle dans tous les matières associées domaines, la soif de comprendre le monde qui nous entoure, le respect des valeurs à commencer par celui du corps enseignant.
Monsieur Briffa était pour moi un enseignant qui adorait son métier et qui a su, pendant toute sa carrière, pousser ses élèves qu’il adorait quand bien même il les châtiait parfois afin d’en retirer le meilleur tout le long de leur scolarité et naturellement plus tard dans la vie.
Je suis heureux d’avoir fait partie de ses élèves …. Il aura compté dans ma vie…. Qu’il repose en paix

Le Pèlerin

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 19:55

A mourir de rire… !

Bonjour – Une série de bagues pour aujourd’hui

Humour à Bruxelles

Un jeune esquimau frappe sur la glace avec son piolet, et soudain une voix lui dit :

- il n'y a pas de poisson ici.

Obéissant, il se déplace 10 mètres plus loin, et à nouveau la même voix lui dit la même chose.

Intrigué il demande :

- Mais quelle est cette voix ? 
- Celle du directeur de la patinoire.

Une prostituée belge à Paris

Une prostituée belge est à Paris depuis deux jours.
Il est tard et elle pleure dans un bar toutes les larmes de son corps.
Une prostituée française, qui fait une petite pause, lui demande ce qu'elle a :
- Qu'est ce qui t'arrive ma chérie, tu as déjà le mal du pays ?
- Non !!! Je viens de m'apercevoir que vous vous faisiez payer !

Attention la main !

Un couple fait refaire les peintures de son appartement.

Le soir, en rentrant du bureau, le mari, croyant que c’est sec, met la main sur une porte et laisse des traces de doigts.

Le lendemain, quand le peintre arrive, la femme lui dit :
– Venez dans la chambre, je vais vous montrer l’endroit où mon mari a mis la main hier soir…
Et l’autre répond :
– Sans vouloir vous vexer, madame, je préférerais un verre de vin…

Le Pèlerin

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 13:30

Il pleut sur mon cœur, il pleut sur ma mémoire.

 

Algérie ma belle, Algérie éternelle...

Cette pluie glaciale de début de printemps me transperce et me rappelle ceux qui ont illuminés toute ma jeunesse. Mes yeux s'ouvrent lentement sur des horizons lointains, plus savoureux, plus cléments. 
Cette pluie ravive en moi de magnifiques souvenirs, souvenirs d'ailleurs, souvenirs de toujours qui ont bercés mon enfance. Je n'ai plus envie de rester ici mais de m'évader vers d'autres horizons pour renouer avec cette magnifique terre d'Algérie, toujours aussi grisante, chargée de ses couleurs chatoyantes et de ses parfums enivrants.

Je reviens vers toi mon doux pays à petits pas. Je me fais discret comme pour me faire pardonner de t'avoir délaissé pendant tant d'années. Non, je ne t'ai pas oublié et je voudrai faire le chemin à l'envers pour venir me blottir dans tes bras et effacer tout ce temps passé loin de toi durant lequel je n'ai jamais cessé de penser à toi. 
Il faudra que tu acceptes mes larmes, celles que je retiens depuis des années et qui m'ont souvent précipité dans l'angoisse. Je veux de nouveau me baigner dans cette atmosphère d'autrefois joyeuse, chaleureuse, familière et revoir ces paysages fabuleux que tu as su m'offrir tout au long de ces années passées prés de toi. Je les garde jalousement ancrées dans mon cœur et je savoure avec délice ces moments divins qui m'ont aidés à supporter cette triste situation qui est la mienne aujourd'hui : celle de t'avoir perdu. 

j'ai toujours vécu, en regardant par dessus mon épaule pour te chercher du regard, attendre un signe de toi, mais il a fallu que je poursuive mon chemin sans toi et que je me plonge dans un univers où tout était triste et différent ; recherchant sans cesse ce petit quelque chose qui me ferait revenir vers toi. Rien ne s'est passé et je suis resté isolé comme enchaîné à l'autre bout de la terre. Je suis comme l'arbre déraciné qui, planté ailleurs, ne parvient pas à faire de nouvelles racines pour aller chercher la sève qui va le maintenir en vie..

Oh ma terre ! Ma chère terre d'Algérie comme tu me manques ! Je demeure rattaché à toi par ce précieux cordon qui diffuse en moi un sang neuf qui me donne la force de supporter cet exode et combattre le souvenir affreux de ce jour de juin 1962 où j'ai dû te quitter. Je me suis senti complètement abandonné, perdant mes repères mais ne te quittant pas des yeux jusqu'à ce que tu disparaisses dans le lointain et dans le flot de mes larmes. Je savais que rien ne serait comme avant !... Episode tragique où je partais pour je ne sais où, faire je ne sais quoi !...

Mon avenir, je le voyais ici, prés de toi, au milieu de mes amis, pour tisser avec toi les liens les plus secrets et les plus beaux. Durant toutes ces années, je me suis souvenu de tous ces moments délicieux que tu m'as donnés et qui sont devenus au fil du temps mes perles précieuses, mes diamants, mes émeraudes, mes rubis, mon trésor, ma richesse.

Je revois avec délice ma ville d'Hussein-Dey où je suis né, où j'ai grandi, mon bien aimé quartier Trottier, et toutes ces jolies maisons qui bordaient les rues. Je pense à la mienne avec dans le jardin l'oranger, le citronnier et l'immense jasmin qui diffusaient leurs parfums suaves les soirs d'Eté. Le bougainvillier qui formait une tonnelle au dessus du portail, les jolis géraniums, les pois de senteur, les arums et les violettes parfumées aux pieds des arbres. J'entends encore les rires et les cris des enfants assis sur le bord des trottoirs souvent surchauffés par le soleil, celui des hirondelles volant dans un ciel d'azur et je retrouve cette foule joyeuse et insouciante qui arpentait les trottoirs de cette longue rue de Constantine le soir dans le brouhaha et la fumée des barbecues.

Je n'oublie pas la passerelle et le petit chemin qui menaient à la plage du piquet blanc.

Toi l'hirondelle, quand tu passeras au dessus du cimetière, vient tournoyer autour de la tombe de papa et maman pour leur murmurer tendrement que je les aime toujours autant et que je pense à eux...

Toi mon pays, campé dans tes habits de lumières tu as su être généreux et me donner ce que tu avais de plus beau, de plus convaincant. Ton ciel merveilleusement bleu, ton soleil éclatant, tes paysages colorés allant des bords de mer somptueux aux splendeurs inégalées des fraîches palmeraies, tes senteurs subtiles et pénétrantes, qui forcent l'admiration et l'amour de tous ceux qui ont eu un jour la chance et le bonheur de te rencontrer…

Algérie ma belle, Algérie éternelle, Algérie envoûtante… je vais refermer une fois de plus ce bel album de mes souvenirs, ouvert aujourd'hui, pour en extirper les plus beaux moments de ma vie, ceux de ma jeunesse ensoleillée parmi les paysages les plus beaux, les plus parfumés.

Je n'irais plus manger des makroutes et des z'labias chez le marchand de beignets, ne pourrais plus parcourir les rues de mon quartier à la recherche d'un copain ou d'une copine pour jouer, entendre ces musiques merveilleuses, magiques, qui vous prennent les tripes et qui vous donnent une envie impérieuse de danser et de rire… mais il me faudra tout simplement fermer les yeux et me laisser bercer par la magie des souvenirs pour revivre ce temps passé et ineffaçable où j'étais tout simplement heureux….

Serge Molines

Le Pèlerin

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