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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 17:38

Le jury du Goncourt du Premier roman a récompensé mardi l'écrivain algérien Kamel Daoud pour son livre "Meursault, contre enquête". Le romancier est visé par une fatwa en Algérie pour ses propos critiques contre l'islam radical.

L'Algérien Kamel Daoud lauréat du Goncourt du premier roman

Kamel Daoud n’osait plus trop y croire. Et pourtant, l’écrivain algérien a reçu le Goncourt du Premier roman pour "Meursault, contre enquête" (Actes Sud), a annoncé mardi 5 mai le jury littéraire.

Son livre, écrit en miroir du célèbre roman d'Albert Camus "L'Étranger" (1942), suggère une méditation sur l'identité algérienne contemporaine. "Je voulais, j'ai rêvé d'une suite à ‘L'Étranger’ pour parler de ma condition par le biais d'un personnage. Pas pour régler un compte", explique l'auteur de 44 ans, crâne rasé et regard brun profond. "Tous s'attendent à ce qu'on parle de Camus ou de Meursault pour en faire le procès ou pour s'en faire l'avocat".

Et d’ajouter, "je rêve aussi d'être jugé, par les miens, parce que d'une certaine manière, je me sens beaucoup plus proche de Meursault que de sa victime", dit-il.

Le romancier a vu les récompenses se multiplier ces derniers jours. Il a aussi reçu le Prix des cinq continents de la francophonie et le prix François Mauriac.

La langue de la liberté

Il écrit ses livres en français, qui reste pour lui la langue de la liberté. "La langue arabe est piégée par le sacré, par les idéologies dominantes" confiait-il au "Figaro". Ses articles sont régulièrement repris dans la presse hexagonale.

En janvier, après l'attentat contre la rédaction de "Charlie Hebdo", à Paris, l'auteur se déclarait "effondré, cassé, brisé" sur France Culture, ces attentats lui rappelant "les années terribles de la guerre civile en Algérie".

Il tient également depuis une quinzaine d'années la chronique quotidienne la plus lue d'Algérie. Des articles au vitriol publiés chaque jour (sauf le vendredi) dans "Le Quotidien d'Oran".

Critique acerbe d'un régime qui n'en finit pas, il a notamment forgé deux néologismes à partir du nom du président Abdelaziz Bouteflika, "bouteflikiens" ou "bouteflikistes".

"J'ai peur qu'on perde face à ces gens-là"

Pour lui, il y a la censure officielle mais aussi les courriers anonymes des islamistes qui lui reprochent d'être un apostat, passible de la peine de mort selon l'islam.

Un activiste salafiste a appelé en décembre sur les réseaux sociaux les autorités algériennes à le condamner à la peine capitale et à l'exécuter. Une initiative interprétée comme une fatwa dans les milieux politiques et intellectuels algériens même si son auteur n'a ni la légitimité ni l'autorité requises.

Kamel Daoud a déposé plainte fin 2014 contre cet activiste. "J'ai peur qu'on perde face à ces gens-là, j'ai peur qu'ils finissent par gagner" disait-il en dénonçant les auteurs de l'attentat, "qu'ils arrivent à couper le monde en deux, à provoquer des guerres".

Source France 24 / AFP

Le Pèlerin.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:16

Au nom du Père

Humour et Prémonition

Un papa va coucher sa petite fille de trois ans. Il lui raconte une histoire et écoute ses prières, qu'elle termine en disant : 
- Protège ma maman, protège mon papa, protège ma grand-mère et au revoir grand-père. 
Le papa demande : 
- Pourquoi dis-tu au revoir grand-père ?
- Je sais pas, ça me semblait la seule chose à dire. 
Le lendemain, le grand-père meurt. Le père se dit que c'est une étrange coïncidence. Quelques mois plus tard, le père couche sa fille et écoute ses prières, qui se terminent par : 
- Protège ma maman, protège mon papa et au revoir grand-mère.
Le lendemain, la grand-mère meurt. Le père, abasourdi, se dit que sa fille est en contact avec l'au-delà. Et quelques semaines plus tard, alors qu'il vient de lui raconter une histoire, il écoute ses prières :
- Protège ma maman et au revoir papa.
Terrifié, l'homme ne dort pas de la nuit et part au travail très tôt le matin. Nerveux toute la journée, il regarde sa montre sans arrêt et reste au bureau jusqu'à minuit. A minuit, il est toujours vivant et se décide à rentrer à la maison.
- C'est bien la première fois que tu rentres si tard du travail, lui dit sa femme. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Oh là là ! C'était la pire journée de ma vie. Mais n'en parlons plus.
- Tu as peut-être eu une mauvaise journée, mais tu n'imagines pas ce qui m'est arrivé. Ce matin, on sonne. Je vais ouvrir. Et là, le facteur tombe raide mort devant notre porte !

Le Pèlerin

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 17:46

Ma Chère Fille

Sandrine

Sandrine

Le premier mai n’est pas une date comme les autres, il marque le jour de ton anniversaire.

La venue d’une fille dans la maison nous a provoqué bien de satisfactions.

Ce fut  tout d’abord de l’étonnement puisque le médecin qui s’occupait de la grossesse de ta maman avait diagnostiqué un garçon…. !

Depuis le temps que ta maman attendait la naissance d’une « Fabienne » ….Nous eûmes en fait tout d’abord deux garçons… !

C’est  donc sans empressement particulier que Claudette s’en est allée accoucher…

Et non…Ce fut toi, toi une fille  qui arriva et ce fut pour nous un fort joli cadeau.

La vie fit de toi une grande sportive…

Dire que  j’ai apprécié tous les sports que tu as pratiqués serait tout de même exagéré…

Moi qui rêvais de te faire faire de la Danse….De  la natation ….Je dus faire face à bien des désillusions….Ah les préjugés… !

C’est ainsi que tu débutas par le judo, sport dans lequel tu excellas…Mais déjà un autre sport pratiqué par tes frères te titillait : Le Football.

Entre temps au hasard d’un petit problème de santé, tu fus obligée de pratiquer la natation et très vite tu devins une excellente nageuse et ce dans les quatre nages…Mais passer ton temps à faire des longueurs de bassin ce n’était pas ta tasse de thé

Mais le football, tel que pratiqué par tes frères, te démangeait trop pour que tu ne le pratiquas point

Ainsi donc dès que tu fus remise de ces  petits problèmes qui gâchèrent ta vie une petite année, tu te mis à jouer au football

Tu débutas donc …Avec les  garçons puisqu’à l’époque il n’existait pas de club acceptant les filles de  ton âge

Et un jour, alors que tu avais à peine treize ans, tu trouvas enfin un club de filles qui débutait au plus bas de l’échelle : Le TOAC

Très vite, tu en devins  l’un des éléments  moteurs pour mener ce club  au plus haut niveau de « Nationale 1 »

Et puis le temps est passé …Il est passé bien vite…..

Tu t’es mariée naturellement ….Juste avant cette coupe du monde que les Français attendaient depuis si longtemps…afin de n’en point perdre une miette …

Muguet Bonheur pour l'anniversaire de Sandrine

Muguet Bonheur pour l'anniversaire de Sandrine

Tu nous fis tout de même deux petits enfants dont tu conduis l’éducation au mieux de leurs capacités et des principes qu’avec Olivier, ton époux vous avez su leur inculquer

Entre temps naturellement tu revins au football pour entrainer des clubs de jeunes au niveau local….Et j’en passe…

Tu t’es mise ensuite à la course à pied et nombreux furent les treks de montagne qui figurent à ton palmarès

Et si tu as depuis, quelque peu levé le pied, te voilà embringuée dans  la pratique de la moto…

Tu peux comprendre combien tes parents qui t’adorent puissent s’inquiéter quant à la  pratique de cette nouvelle passion…

Mais voilà tu veux vivre…Et une vie sans sécrétion d’un minimum d’adrénaline n’est pas faite pour te plaire

Tu dis non à la morosité tout en faisant preuve d’une maturité certaine qui fait de toi une conseillère fort écoutée  

Et voilà le temps est passé bien vite depuis ta naissance …

Lorsque tu viens à Vèbre en Ariège, pas aussi souvent que je le voudrais à mon gré, tu en profites pour courir.

Ici tu es très bien connue;  tu es la fille qui a aidé son père à construire un mur de plus de six mètres de haut pour consolider une maison qui menaçait de s’effondrer.

Tu es la fille qui court parmi les chemins de montagne, voire les treks que tu as effectués dans la région….

Les relations avec la famille ne sont pas toujours aisés …Et je pense à moi en particulier….Nous  te sollicitons bien souvent pour démêler des situations parfois quelque peu complexes

Finalement nous te remercions tous d’être là….Tu nous apportes tant de satisfactions et nous t’aimons tous de tout notre cœur.

Une chose est sure … Ne change rien … !

« Une année de plus, ce n'est que du bonheur pour quelqu'un comme toi. » 

Du temps qui passe, si tu prends le meilleur, tu assumes aussi le pire en faisant preuve de cette sagesse qui te caractérise, mais sans perdre ni ton entrain, ni ta mine toujours souriante et toujours juvénile.

Nous te souhaitons donc tous un très joyeux anniversaire.

Ta Maman et moi te recommandons de « faire la fête » le jour de ton anniversaire te rappelant ainsi combien nous t’aimons

Bon anniversaire Sandrine

Le Pèlerin

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 16:26

Fernande part en voyage en Israël pour son voyage de noces

Humour - Trois petites blagues pour la journée

Tourisme au lac Tibériade
Les Fournier et leurs trois enfants visitent Israel. C'est leur premier voyage en Terre promise. Un rêve qu'ils caressaient depuis de nombreuses années et pour lequel ils économisaient régulièrement. Ils voyagent en groupe.
À leur grand étonnement, tout coûte cher là-bas. Ils n'en reviennent pas. Le sixième jour de leur voyage, ils arrivent, tôt le matin, sur les rives du lac Tibériade. 
Le guide leur propose une excursion en bateau. Les enfants applaudissent. Le père accepte, et acète cinq billets. Il a les jambes coupées, 40$ pour les adultes, et 25$ par enfant. 
- Mais c'es du vol!! Vous abusez des touristes! Votre gouvernement ne devrait pas tolérer ça! 
- C'et peut-être cher, dit le guide, mais c'est ici que Jésus a traversé le lac à pieds! 
- Je comprends. Il n'avait pas le choix. Avec les prix que vous exigez!

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Air France offre des vols à ses clients fidèles

Dans le cadre de sa nouvelle politique de marketing, Air France, pour remercier de leur fidélité les hommes d’affaires qui fréquentent régulièrement ses lignes, décide de leur offrir un billet gratuit pour leur femme afin qu’elle puisse les accompagner sur la destination de leur choix.

Trois mois plus tard, la compagnie écrit aux épouses pour leur demander si elles ont été satisfaites du vol.

Et la plupart d’entre elles ont répondu : « Quel vol ? » …

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Première fois

C'est la Fernande qui va s'marier. 
La Raymonde, sa mère, lui fait la leçon en ce qui concerne la nuit de noces. 
- Y va t'mettre son... truc, là, son... engin... 
- Son quoi !? 
- Son truc qui lui sert à faire pipi, tu sais bien ! 
- Ah oui, et alors ? 
- Alors, au début ça fait mal, mais après on rigole ben, tu vas voir! 
Arrive la nuit de noce. 
Le gars Georges et la Fernande se retrouvent au lit, mais le gars Georges, il a pas l'air de prendre les choses en main...! 
Alors la Fernande : 
- Eh l'gars Georges ! j'veux que tu m'fasses mal avec ton truc qui t'sert à faire pipi ! 
Alors l'gars Georges, il prend le pot de chambre et lui en fout un grand coup sur la tête. 

Le Pèlerin

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 12:15

L'esthétique fait son marché à Oran

Algérie - Chirurgie plastique ou réparatrice, soins de beauté...

Résultat d’une ouverture médiatique, beaucoup d’Algériens et d’Algériennes découvrent les bienfaits et, parfois, les miracles de la médecine et de la chirurgie esthétiques.

Ce qui relevait hier du tabou s’installe petit à petit dans l’Algérie d’aujourd’hui, société de consommation en perpétuelle mutation. Jusqu’où la médecine et la chirurgie esthétiques sont-elles ancrées dans les mœurs des Algériens ?
Entre le pour et le contre, ce sont toutes les valeurs religieuses, culturelles et socio-économiques des Algériens qui font surface. D’autres ont carrément peur des conséquences. Et bien qu’on soit encore très loin des pays d’outre mer ou des pays voisins, affiner son nez, faire une liposuccion ou encore se faire poser une greffe de cheveux n’est plus un tabou. La chirurgie esthétique est aujourd’hui accessible à tout le monde, femmes et hommes, jeunes et vieux, fortunés ou moins riches. L’engouement grandissant pour la chirurgie, la médecine esthétiques et les soins de beauté, qui ont connu un boom ces dernières années, a fait que les centres du laser, les cliniques spécialisées dans la chirurgie de la silhouette, la correction des imperfections, sans oublier les centres de mise en forme et les instituts de beauté, sont en courbe ascendante. Finis les déplacements en Europe pour se requinquer. Inutile aussi de faire le voyage jusqu’en Tunisie. « Tout se fait sur place avec des prix imbattables et un coût bien plus étudié et des résultats excellents », affirme le docteur Benkaddour Réda, spécialiste en chirurgie de la silhouette, et qui active à Oran depuis 2000.
Les interventions coûtent 15 fois moins cher qu’en France et deux fois moins qu’en Tunisie. Une liposuccion coûte entre 20.000 et 100.000 DA, selon le volume de la masse de graisse à aspirer. Une injection de «botox» démarre à 20.000 DA. Le prix d’un lifting varie entre 180.000 et 200 000 DA. Si les prix restent élevés pour le commun des citoyens, cela est dû au coût de la location du bloc opératoire et les cachets des collaborateurs qui sont sollicités pour accompagner le chirurgien durant l’intervention chirurgicale. Si l’intérêt de la gent féminine est bel et bien établi pour la beauté, ce qui représente 80% des consultations, les hommes aussi n’hésitent plus à corriger certaines imperfections. Cependant, pour ce spécialiste « les motivations d’un Maghrébin envers la chirurgie esthétique ne sont pas les mêmes que les motivations des Européens ». Les Algériens sont aussi soucieux de leur image et s’identifient allégrement aux canons de beauté occidentaux si ce n’est plus, mais faute de moyens et d’informations, beaucoup hésitent, même s’ils souffrent en silence, à frapper à la porte d’un chirurgien plasticien. « Si un Algérien décide de faire une opération de chirurgie esthétique c’est pour régler un problème, qu’il est vraiment gêné ou qu’il a mal quelque part », affirme le docteur qui ajoute que « La liposuccion (aspirer les surcharges graisseuses localisées par des petits orifices et quelque que soient leurs localisations ; culotte de cheval, ventre, flancs...), l’abdominoplastie (réséquer l’excès cutané abdominal associé ou pas à une remise sous tension des muscles et transposition de l’ombilic) et la mammoplastie (notamment les glandes mammaires retombantes causant des maux de dos) viennent en premier lieu pour ce qui est de la demande en matière de chirurgie de la silhouette à Oran. La rhinoplastie (correction des imperfections et des disgrâces au niveau du nez, notamment les bosses), vient en suite », affirme le spécialiste, qui ajoute que 10 % de ces « patients » sont des hommes. « Sur dix femmes, un homme sollicite nos services. Les opérations les plus demandées par les hommes sont la Gynécomastie qui traite le problème des gros seins chez l’homme et l’abdominoplastie », précise-t-il. La médecine esthétique, qui était, il y a quelques décennies, destinée seulement aux riches, est désormais sollicitée par toutes les catégories sociales et une tranche d’âge de 18 à plus de 60 ans, chose qui a été confirmée par notre interlocuteur.
« La parabole nous renvoie des images qui nous mettent mal à l’aise. En matière d’emploi, les choses ont changé également. Il est rare de voir une annonce de recrutement sans cette phrase assassine ayant trait au physique présentable. Dans certains métiers, la compétence et l’intelligence passeraient presque pour un critère secondaire », dira Nadia, 23 ans, biologiste. « Mon nez est trop grand et ça me complexe, je vais faire des économies pour le raffiner », dira-t-elle. « Tout le monde est sensible au regard de l’autre qui peut parfois être impitoyable. Socialement, une personne dont l’aspect physique est acceptable, voire une personne belle, est plus avantagée qu’une autre qui l’est moins », dira pour sa part Amel, une lycéenne de 18 ans. « Le jour où je deviendrais indépendante de mes parents, je n’hésiterais pas un instant pour me relooker, mon rêve est de ressembler aux stars de cinéma », ajoute-t-elle. « Je ne me trouve pas belle et j’ai plein de défauts, mais je ne penserais jamais à faire une chirurgie esthétique, je craint les résultats », dira Fatima. Pour Houari, il n’y a pas mieux que la beauté naturelle.
La chirurgie esthétique, argumentent les praticiens de cette discipline, c’est aussi une affaire de santé publique. Les personnes qui souffrent de charge pondérable sont sujettes aux maladies cardio-vasculaires et ont un taux élevé de cholestérol. Ce qui réduit leur espérance de vie.


Chirurgie esthétique ou réparatrice et la religion

La chirurgie plastique en Algérie ne date pas d’aujourd’hui, car elle s’inscrit au départ comme une indication médicale de correction ou de réparation esthétique, considérée comme un complément nécessaire au traitement principal. Selon le docteur Kaid Slimane, chef de service des brûlés et de la chirurgie plastique au CHU d’Oran, « il ne faut pas confondre entre chirurgie réparatrice et chirurgie esthétique. La chirurgie esthétique se fait sur une personne en bonne santé et sur une peau saine, pour arranger un défaut que la personne juge important. Dans ce genre de chirurgie, le médecin a l’obligation des résultats qu’il promet de réaliser d’où l’importance du consentement éclairé entre les deux parties », dira le médecin. « Aujourd’hui, c’est la seule manière d’être protégé contre les charlatans qui exercent dans la clandestinité et d’éviter les mauvaises surprises.
La chirurgie réparatrice, comme son nom l’indique, c’est la réparation des dégâts causés par une brûlure, une cicatrice après une opération chirurgicale mutilante, un accident, les séquelles d’une tumeur cutanée, de la chimiothérapie, de la radiothérapie et des infections. Elle demande des moyens humains et matériels importants. Elle est longue est pénible et demande plusieurs interventions », ajoute-t-il. Il affirme que son service réalise annuellement environ un millier d’interventions chirurgicales, la plupart sur des personnes brûlées (visage, main, coude, genou...) victimes d’accidents ou suite à des traitement de cancer. Le même service assure aussi des greffes de cheveux. En ce qui concerne la chirurgie plastique, d’un point de vue religieux « on peut dire qu’il y a deux sortes de chirurgie plastique. La chirurgie plastique réparatrice, utilisée en guise de traitement médical et visant à alléger la souffrance de la personne et l’embellissement visant à refaçonner une partie déformée du corps, est en général recommandée par l’Islam, dès lors que cela est fait pour une raison valide », affirme un Imam. « La chirurgie plastique cosmétique qui a habituellement pour vocation de ‘changer la création de Dieu’ afin que l’individu paraisse plus beau, comme l’augmentation ou la réduction mammaire, la réduction de la taille des lèvres et du nez, ce genre de chirurgie n’est pas autorisé par l’Islam, car cela revient à altérer la création de Dieu », ajoute-t-il.


Laser et botox, tous les moyens sont bons

Dans le même volet relatif à l’esthétique ou aux interventions anti-âge, il y a ceux et celles qui préfèrent recourir à des techniques simples connues sous le nom de médecine douce, des injections de botox, pour se débarrasser des rides, ou encore pour le laser pour une épilation, enlever des taches pigmentaires, des cicatrices de l’acné ou en venir à bout de couperoses. Du côté de la médecine douce, généralement pratiquée par des dermatologues, endocrinologues et autres spécialistes, les prix sont aussi à discuter. A noter que le botox est un produit dangereux si le dosage n’est pas respecté. Les hommes sont aussi demandeurs et représentent 20 % de la demande globale ; ils consultent particulièrement pour le problème de calvitie. La greffe des cheveux, le traitement de cicatrices, les rides les intéressent particulièrement. Le docteur Messaoud Nacer Kamel, spécialiste en dermatologie et traitement par Laser, installé à Oran, membre de la société américaine de Laser, est le premier sur le continent africain à avoir introduit, en 2002, un laser de dernière génération. Doté de cette technologie de pointe dans le souci de guérir les patients de certaines maladies de la peau, qualifiées d’inguérissables quelques années plus tôt, il est souvent sollicité par des patients pour des soins esthétiques. Selon le docteur Messaoud, l’histoire du laser (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) dermatologique est assez ancienne. C’est une technique soft qui connaît un engouement certain de la part de notre population ». Ce n’est que vers la fin des années 80, avec la mise sur le marché américain de nouveaux lasers, destinés cette fois-ci à l’esthétique, qu’un véritable boom s’en est suivi avec un engouement de plus en plus grandissant de la part de patients qui souhaitent paraître plus jeunes sans chirurgie. « A Oran, à ce jour, pratiquement tous les lasers sont disponibles avec des appareils les plus performants et les plus récents au Maghreb. Le laser est utilisé dans le traitement des angiomes plans (taches de naissances), pour dé-tatouager sans cicatrices, en épilation, puis viennent les autres indications comme les rides, les varicosités, les taches brunes, le psoriasis, certains vitiligos, la cellulite, l’acné, les cicatrices, etc. Les traitements les plus demandés sont l’épilation et l’acné ».
Interrogé sur les conséquences que peut avoir ce genre de pratique sur la santé, le docteur dira que « le premier dermatologue à l’utiliser fut l’Américain Goldman, en 1967, pour le traitement de certains cancers de la peau. Pour certaines spécialités, notamment en ophtalmologie, le laser est utilisé depuis longtemps pour traiter les maladies rétiniennes, plus récemment la myopie. Le laser n’est donc ni radioactif ni cancérigène, ce sont certaines erreurs commises par des mains non exercées qui sont à l’origine de cette inquiétude, d’où le rôle du Conseil de l’ordre et l’application correcte de la réglementation ». Il ajoute que les erreurs sont réversibles et estime le risque à 0,01 %. Là aussi le spécialiste affirme que cette technique est sollicitée par toutes les catégories sociales, les hommes, les femmes et toute les tranches d’âge et jusqu’à 90 ans. « J’ai une ride de lion au niveau du front, je vais essayer de la traiter soit par laser ou par une intervention chirurgicale », dira Mohamed, 35 ans, cadre supérieur.
Concernant les prix, le Dr Messaoud explique : « Je pratique des tarifs étudiés par rapport à notre niveau de vie, afin qu’ils soient abordables pour la majorité des Algériens ». Certaines personnes sans revenus font des économies ou des petits métiers pour se débrouiller de l’argent pour se traiter contre l’acné ou faire une épilation par laser, entre autres ». Et si les prix sont étudiés, il ne faut surtout pas remettre en cause la qualité des soins dispensés.


A défaut de chirurgie, les soins de beauté...

Il est vrai que les résultats d’une petite injection de toxine botulique ou un léger lifting sont immédiats et simplement spectaculaires, mais certaines femmes par manque de moyens, par hantise des risques ou pour des raisons religieuses, préfèrent les soins légers qu’offrent les instituts de beauté qui poussent comme des champignons à Oran comme dans les autres grandes villes du pays. Certains représentants de grandes firmes de cosmétiques sont installés depuis belle lurette. Et la demande en la matière suit forcément. Et là encore les femmes ne disent pas non. « Oran a un potentiel important de femmes et d’hommes qui dépensent beaucoup d’argent pour les soins du corps et du visage et qui cherchent des produits d’origine, surtout que c’est un créneau délicat », dira M. Taleb responsable de l’institut de beauté Yves Rocher d’Oran, qui affirme que les hommes s’y mettent aussi. Cela va du nettoyage de la peau à la pédicure, surtout que le prix sont abordables. Et si l’autonomie financière de la femme qui a investi le marché du travail est un des facteurs encourageants, la demande sur ce type de médecine et de soins, le poids du regard de la société l’est peut-être plus. Car avoir recours à ce type de médecine n’est pas forcément le signe d’un refus de vieillissement ou d’une obsession de beauté, mais plutôt une nécessité pour mieux s’adapter à une société de plus en plus exigeante, notamment par rapport à l’aspect physique. Chose qui a été confirmée par tous les médecins et les spécialistes qu’on a contactés pour réaliser ce reportage.

Source Le Quotidien d’Oran Jamila Boukra

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 16:32

Après une décennie d'échec à l'exportation, ce contrat sera le troisième remporté par Dassault à l'étranger

France - Nouveau succès pour le Rafale: 24 appareils vendus au Qatar

Après l'Egypte et l'Inde, le Rafale connaît un nouveau succès avec la vente de 24 avions de combat au Qatar, qui sera formalisée lundi à Doha par la signature des contrats en présence de François Hollande.

Le président de la République "s'est entretenu hier (mercredi) avec cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, émir du Qatar. Ce dernier lui a confirmé son souhait de voir son pays acquérir 24 avions de combat Rafale", a annoncé jeudi matin l'Elysée dans un communiqué.

M. Hollande "se rendra à Doha le 4 mai afin d'assister à la signature des contrats entre les sociétés Dassault Aviation et le fabricant européen de missiles MBDA d'une part, et l'Etat du Qatar d'autre part, ainsi qu'à celle de l'accord intergouvernemental qui encadrera la coopération entre nos deux pays", ont précisé ses services.

"C'est un succès" pour Dassault et les entreprises sous traitantes mais aussi "pour les pouvoirs publics et la diplomatie française. (...) C'est une fierté pour le pays" et également "une bonne nouvelle qui confirme aussi la reprise de l'économie française", s'est réjoui François Hollande, en déplacement à Brest.

"Soyons fiers du grand succès de l'industrie française", a renchéri Manuel Valls sur Twitter, tandis que le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a salué dans un communiqué cette "nouvelle démonstration du savoir-faire technologique et aéronautique" de la France qui "confirme l'étroitesse des relations diplomatiques et économiques entre la France et le Qatar".

Après une décennie d'échec à l'exportation, ce contrat sera le troisième remporté par Dassault à l'étranger après la vente de 36 Rafale à l'Inde, annoncée le 10 avril, et celle de 24 autres à l'Egypte, en février. Il constitue "aussi, pour les pouvoirs publics qui s'y sont engagés depuis trois ans, une grande satisfaction au service de notre industrie", selon l'Elysée.

Selon une source au sein du ministère de la Défense, l'accord final a été donné le 21 avril à Doha par l'émir du Qatar au ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le montant du contrat, qui prévoit 12 autres avions en option selon des sources proches des négociations ayant requis l'anonymat, s'élève à 6,3 milliards d'euros et scelle une année exceptionnelle pour l'export d'armements français, qui devrait dépasser les 15 milliards d'euros.

Le Rafale avait essuyé six échecs à l'export depuis son entrée en service en 2004 dans les forces armées françaises. Au total, 84 exemplaires du Rafale seront exportés.

Deux autres acquéreurs potentiels

Par ailleurs, deux autres acquéreurs potentiels au moins sont sur les rangs: les Emirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie, qui doit encore lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 16 appareils.

Construit en collaboration par Dassault, qui supervise 60% de la valeur de l'avion, l'électronicien Thales (22%) et le motoriste Snecma (groupe Safran, 18%) qui fournit le moteur M-88 de nouvelle génération, le Rafale est destiné à être l'avion de combat français jusqu'en 2040 et doit à terme relever l'ensemble des appareils en service en France.

Déployé dès 2007 en Afghanistan, il a acquis un haut degré de maturité opérationnelle depuis son entrée en service en 2004. Le Rafale a été le premier appareil à intervenir en Libye en 2011, avant d'être engagé au Mali en 2013 dans le cadre de l'opération Serval. Neuf appareils sont actuellement engagés dans l'opération Chammal contre le groupe Etat islamique en Irak.

Cet avion de combat de quatrième génération, considéré comme l'un des plus performants actuellement en service, est qualifié pour des opérations de défense aérienne, de bombardement stratégique et d'appui au sol, de lutte anti-navires et de reconnaissance aérienne. Il est également le vecteur de la dissuasion nucléaire aéroportée française.

Ce succès commercial intervient au lendemain des annonces de François Hollande sur la réévaluation du budget des armées. Le budget de la Défense 2015 a été "sanctuarisé" et la rue Saint-Dominique va bénéficier de 3,8 milliards d'euros supplémentaires entre 2016 et 2019.

Les effectifs des armées sont soumis à rude contribution avec 9.000 hommes engagés dans les différentes opérations extérieures au Sahel, en Centrafrique et dans le Golfe, sans compter la pérennisation, avec 7.000 militaires affectés de manière "durable", de l'opération antiterroriste intérieure "Sentinelle" décidée après les attentats de janvier.

Comment Le Drian a séduit le Qatar

C'est une négociation de longue haleine qu'a menée le ministre de la Défense Le Drian pour la conclusion de ce contrat de 6,3 milliards d'euros. Récit en 11 dates.

Le Rafale en vol

Le Rafale en vol

Troisième contrat en trois mois ! Le Rafale, "l'avion impossible à vendre", serait-il devenu "le plus prisé des avions de combat" ? Après six tentatives infructueuses depuis son entrée en service dans les forces françaises en 2004 de vendre à des armées étrangères cet appareil 100% français, celui-ci s'écoule finalement (presque) comme des petits pains. L'Elysée vient en effet d'annoncer la vente de 24 avions au Qatar. Un contrat qui intervient après ceux prévoyant la fourniture de 36 pièces à  l'armée indienne confirmée le 10 avril dernier et de 24 autres à l'Egypte annoncée en février. "Une victoire majeure pour notre industrie de défense et pour nos partenariats de sécurité au Moyen-Orient", se félicite-t-on à la Défense alors que "l'année s'annonce exceptionnelle pour l'export d'armement français avec plus de 15 milliards d'euros".

Le nouveau contrat avec le Qatar, d'un montant de 6,3milliards, ne s'est pas négocié en un jour mais est le résultat d'une longue négociation, comme on le raconte volontiers au ministère de la Défense.

C'est le 22 août 2012, affirme-t-on rue Saint-Dominique, que tout a commencé lorsque le ministre Jean-Yves Le Drian, en visite à Doha pour une rencontre avec l'émir Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani pour évoquer la question syrienne et, plus généralement, celle de la sécurité au Moyen-Orient, fixe le cadre du nouveau dialogue stratégique avec le Qatar.

Mais il faudra attendre le 10 février 2013 pour qu'une négociation technique puisse commencer avec le Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, alors prince héritier. C'est la première fois que celui-ci parle du Rafale avec Jean-Yves Le Drian.

Un an plus tard, le 24 février 2014, devenu émir, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani déclare à Jean-Yves Le Drian, selon le ministère :

Mon père a promis d'acquérir cet avion. Je vous l'achèterai."

La France ne relâche pas les efforts. Quelques jours après, le 19 mars, alors que le ministre de la Défense qatari, le général Hamad Al Attiyah vient en visite officielle à Brest, un Rafale accoste le Falcon gouvernemental. La démonstration a-t-elle impressionné le ministre ? La semaine suivante, en tout cas, Le Drian retourne à Doha afin de fixer le calendrier de fin de négociation.

Dernière ligne droite

Enfin, le 18 octobre 2014, l'émir annonce au ministre à Doha sa volonté de conclure sous 6 mois. S'en suivent quelques allers-retours de contrats détaillés ainsi dans l'entourage du ministre : le 30 décembre le ministre français appelle son homologue pour lui dire que le contrat est finalisé. Le lendemain, c'est Al Attiyah qui prend contact avec Le Drian alors en visite au Tchad : le Qatar souhaite que l'armée de l'air forme les 36 pilotes qataris. Dix jours plus tard, à Doha où il est accompagné du chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Mercier, et du délégué général à l'armement Laurent Collet-Billon, Jean-Yves Le Drian est reçu par l'émir qui lui confirme sa volonté de signature imminente.

L'accord final sera donné le 21 avril par l'émir au ministre et, définitivement, le 29, au chef de l'Etat François Hollande.

Deux autres acquéreurs potentiels au moins sont sur les rangs: les Emirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie qui doit encore lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 16 appareils.

Source Le Nouvel Observateur / Boursorama Céline Lussato

Le Pèlerin

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 16:46

L’Etrangère

 

   L-etrangere.jpg

 

Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s’use
À démêler le tien du mien
En bande on s’y rend en voiture,
Ordinairement au mois d’août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux

 

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n’a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c’est demain.
On revient d’une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.

 

J’ai pris la main d’une éphémère
Qui m’a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d’outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J’aimais déjà les étrangères
Quand j’étais un petit enfant !

 

Celle-ci parla vite vite
De l’odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j’étais crédule
Un mot m’était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion

 

À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M’est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : “Bonsoir madame”
L’amour s’achève avec la pluie.

 

Louis Aragon, Le Roman inachevé

Le Pèlerin

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 16:14

L’économie du pays se retrouvera très mal en point. 
Tous les indicateurs sont au rouge. 

 

Port d'Alger

Port d'Alger

La situation financière de l’Algérie est dans une courbe descendante à tel point que plusieurs observateurs craignent que d’ici la fin de l’année ou la fin du premier semestre 2016, l’économie du pays se retrouvera très mal en point. 
Tous les indicateurs sont au rouge. 
Outre le déficit qui est en train de se creuser puisque l’Algérie importe plus qu’elle n’exporte, et les prévisions de Fonds monétaire international (FMI) qui indiquait récemment que tous les indicateurs de l’économie sont au rouge, c’est au tour de la Banque d’Algérie d’aligner des chiffres sur l’état des réserves de change des plus inquiétants. 
En effet, il y a encore quelques mois l’Algérie disposait de près de 194 milliards de dollars de réserves. La fin de l’année 2014 a marqué un affaissement avec un chiffre tournant autour de 179 milliards. 
La chute libre se poursuit en 2015 puisque pour le seul mois de janvier les réserves ont diminué de 11,6 milliards de dollars. Si le rythme se poursuit, en moins d’un an et demi l’Algérie pourrait se retrouver sans aucune réserve, voire contrainte de recourir à nouveau à l’endettement extérieur. On a longtemps péroré sur la nécessaire diversification de l’économie nationale. 
On a même dépensé de l’’argent en séminaires et autres assises de l’industrie ou encore épongé les dettes des entreprises industrielles pour renflouer à nouveau leurs caisses, mais la chute des cours du pétrole qui perdure depuis plus d’un an est là pour démontrer combien le pays est dépendant des hydrocarbures qui constituent 97% des recettes de ses exportations. 
Le 14 avril dernier, le FMI a rendu public son rapport sur les perspectives économiques mondiales dans lequel il tablait sur une croissance économique de 2,6% pour l’Algérie en 2015 avant de remonter à 3,9% en 2016, contre 4,1% en 2014. Dans ses précédentes prévisions, l’institution que dirige la française Christine Lagarde a avancé un taux de 4% en 2014.
Dans son rapport publié à l’occasion de la tenue de sa réunion de printemps du 17 au 19 avril à Washington, il est constaté que le FMI a révisé en baisse son pronostic sur la croissance du PIB de l’Algérie par rapport à celui d’octobre dernier.
Le FMI indique que la balance des comptes courants de l’Algérie sera encore négative pour s’établir à -15,7% du PIB en 2015 et à -13,2% en 2016 (contre -4,3% en 2014). Concernant l’emploi, le Fonds note que le taux de chômage devrait se situer à 11,8% en 2015 et à 11,9% en 2016 (contre 10,6% en 2014).
Quant à l’inflation, le FMI estime qu’elle devrait passer à 4% en 2015 ainsi qu’en 2016 (contre un taux de 2,9% en 2014).
Source Le Jeune Indépendant

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 16:01

Vivre au 51 ème étage...

L’usage de l’escalier est, parait-il un excellent exercice pour lutter contre l’infarctus

Trois gars habitent au 51ème étage.

Un soir, ils reviennent très fatigués après un anniversaire arrosé. Comme il n'y a pas d'ascenseur, ils doivent emprunter l'escalier. 
Arrivés au 10ème étage, l'un dit aux deux autres : 
-"Vous savez quoi les gars ?"
-"Ben, non...
- J'suis crevé !
-Mais on doit continuer !
-OK, ok !"
Arrivés au 30ème étage, le même dit aux deux autres : "Vous savez quoi, les gars ?"
-"Non.....
-Ben, j'suis crevé !
Arrivés au 50ème étage, il dit alors à ses deux potes :
-"Vous savez quoi, les gars ?
-Ben, ouais, t'es crevé ?
-Non, j'ai oublié les clés en bas !"

Le Pèlerin

 

 

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 06:40

Histoire de Toulouse - Voici comment vivait Tolosa, la romaine...

Si Toulouse m'était conté

Pierre Pisani, archéologue en chef de Toulouse Métropole a donné, mercredi dernier à l'hôtel d'Assézat (*), une conférence passionnante sur le thème «Découvrir Tolosa romaine». Il revient pour nous sur la création, en bord de Garonne, de cette ville nouvelle non loin du site déjà occupé par les Celtes, bien avant.

Quand et par qui fut créée Tolosa la romaine ?

Au tournant de notre ère, par l'empereur Auguste, qui est venu sur place, avec son gendre Agrippa, réorganiser les provinces gauloises, entre -15 et +15 de notre ère. C'est lui qui a défini Aquitaine, Narbonnaise, Lyonnaise et Gaule belge. Il a aussi décidé de créer des cités telles que Tolosa.

C'était à l'époque, en quelque sorte, une ville nouvelle ?

Oui, elle a la trame et la taille d'une belle ville antique. On peut penser qu'elle comptait 20 000 habitants (ce qui la plaçait parmi les grandes villes de l'époque). Le quadrillage, le plan orthogonal, est typique, qui évoque la fondation de New York, plus près de nous, avec ses rues qui se croisent à angle droit.

Le pont aqueduc et le rempart datent de la même époque ?

L'aqueduc de 8 km de long (dont la moitié était enterrée) amenait l'eau de Lardenne et du Mirail jusqu'au cœur de la rive droite en enjambant la Garonne, non loin de l'actuel Pont-Neuf, par un pont (6 à 8 m au-dessus du fleuve). Il devait aussi supporter piétons et chars. Il est construit aussi au début de notre ère. Le rempart, long de 3 km, avec ses 54 tours et ses 9 m de haut (2m40 de large), est édifié par l'empereur suivant Auguste, Tibère, entre +20 et +30 de notre ère. C'était sans doute une muraille de prestige, ostentatoire, car on se situe en pleine pax romana et les viles antiques sont alors ouvertes.

Comment expliquer que Toulouse ait si peu de vestiges visibles, à la différence de Nîmes ou Arles ?

La ville a perdu de son pouvoir et de son importance après le siège repoussé des Arabes au VIIIe siècle et la défaite des Wisigoths face aux Francs. Une période d'abandon s'est ouverte jusqu'au Moyen-Âge. Il y a eu réemploi de la ville romaine, récupération des matériaux (brique, pierre), intégration du rempart aux nouveaux édifices, construction de nouvelles maisons sur les ruines romaines devenues caves.

Toulouse, c'est un peu la technique de la lasagne ou de la tranche napolitaine ?

Oui, c'est ça (rire). Mais il y a parfois un décalage des rues nouvelles. Même si la rue Saint-Rome épouse le tracé du cardo maximus (l'axe nord sud de la ville). Pour le decumanus (l'axe ouest est croisant le maximus), on retrouve des bouts de rues romaines, aujourd'hui : rue Saint-Jean, entre Dalbade et Carmes.

On n'est pas près de trouver un vestige romain à montrer ?

Avant de faire des fouilles préventives systématiques comme aujourd'hui, on disait : on ne va rien trouver. Maintenant, on pourrait avoir de belles surprises.

Dans le cadre des Mercredis de l'archéologie du labo Traces.

Saint-Sernin

Le site de Saint-Sernin se trouvait hors la ville romaine, au-delà de la porte Nord, où a été édifié le Capitole à partir du XIIe siècle. C'était une nécropole. Un diagnostic archéologique, état des lieux préalable aux fouilles, va être effectué dans un peu plus d'un mois par les services de P. Pisani. Après, la valorisation éventuelle des vestiges mis au jour lors des fouilles dépend de la volonté politique et de la Drac.

Le chiffre : 18

Mètres - Largeur des rues. Les rues romaines avaient généralement 18 m de large, de façade à façade, et celles de Tolosa dont on a trouvé la trace dans les fouilles ne dérogent pas à la règle.

Source La Dépêche du Midi Philippe Emer

Le Pèlerin

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