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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

C’est le Mouloud, la fête du Mawlid

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La fête du Mawlid Ennabaoui sera célébrée le 5 février

Le Mawlid Ennabaoui Echarif (anniversaire de la naissance du prophète QSSSL) sera célébré le 12 Rabie Al awal 1433 correspondant à la journée de dimanche 05 février 2012, a annoncé jeudi le ministère des Affaires religieuses et du wakf.

Les résultats de l’observation du croissant lunaire de Rabie Al Awal le 29 Safar 1433 à travers l’ensemble du territoire national, ont établi que le 1er de ce mois a coïncidé avec le mercredi 25 janvier 2012, a précisé la même source.

Pétards: Une drôle de chimie, un mélange explosif

Un pétard est composé de poudre. Telle que l’ont inventée les Chinois au Xe siècle (voir encadré), elle est faite d’un mélange de deux éléments très combustibles, le soufre et le charbon, avec un corps très oxydant : le salpêtre (nitrate de potassium). Les proportions de ce mélange combustible/comburant sont calculées différemment selon les effets souhaités.

Transfert d’électrons

Le secret d’un pétard réside dans la combustion. Pour qu’elle se déroule efficacement, les composants doivent être moulus en poudres fines, et mélangés de façon très homogène. L’oxydant libère de l’oxygène, le combustible l’absorbe. Au cours de la réaction chimique, appelée oxydoréduction, deux réactions se produisent en réalité : une oxydation (perte d’électrons) et une réduction (une perte d’électrons). Un transfert d’électrons se produit sur combustible vers l’oxydant. Les atomes du combustible se lient aux atomes d’oxygène libérés par l’oxydant et forment des produits plus stables que les produits initiaux. Ces produits formés sont le plus souvent du dioxyde de soufre (SO2 ou du dioxyde de carbone (CO2). Ce gain de stabilité des produits s’accompagne d’un dégagement d’énergie, sous forme de chaleur.

Combustion et pas explosion

Ce qui différencie une combustion d’une explosion c’est la vitesse d’émission de gaz. La réaction est semblable à une combustion normale, mais la source des atomes d’oxygène n’est pas l’air, c’est le mélange du pétard lui-même, de sorte que la libération de chaleur s’effectue dans un très petit volume. Plus la poudre est confinée et entassée, plus la force et la vitesse de combustion seront grandes, car la chaleur et les gaz seront concentrés dans un plus petit volume. Plus le mélange est homogène, plus l’échange d’électrons est facile. En allumant la mèche, on provoque une combustion, qui va créer une onde de combustion (ou front de flamme) qui va se déplacer moins vite que les gaz libérés par la combustion (exemple CO2), donc elle ne produira pas de choc. Autrement dit, c’est une combustion à effet de souffle et non pas à effet de choc comme les explosifs.

Le bruit, résultat de la pression

La déflagration est obtenue par le fait que les gaz produits par la combustion sont confinés dans un volume qui permet une élévation de la pression de ces gaz. Ils finissent donc par produire une détonation ou déflagration (le bourrage du pétard de part et d’autre par de la terre permet d’obtenir un volume assez étanche). La présence du plâtre permet d’éliminer l’humidité de la poudre

Des particules métalliques pour les feux d’artifice

C’est l’ajout de particules métalliques (cuivre, sodium, bore, magnésium, titane...) qui permet de modifier la couleur de la flamme de combustion. Cette combustion permet d’obtenir des oxydes métalliques, à l’origine des couleurs. L’oxyde de titane donne de l’argenté, l’oxyde de cuire du bleu et l’oxyde de magnésium, du blanc.

Source El Watan

Le Pèlerin

 

Les transferts seront limités

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La réunion, la semaine prochaine, de la commission de transfert des malades à l’étranger est appelée, par sa tutelle, à la limitation des transferts à l’étranger aux cas complexes. Un appel qui semble ignorer que face à une défaillance flagrante dans le secteur, tout cas devient complexe.

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould-Abbès, a annoncé jeudi, en marge d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), la réunion de la commission de transfert des malades à l’étranger pour soins. A cette occasion, le ministre de la Santé a souligné qu’il attirera l’attention des membres de la commission sur la nécessité de limiter les transferts à l’étranger aux cas complexes. Dans ce contexte, M. Ould- Abbès dira qu’il n’approuve pas les transferts à l’étranger pour de multiples raisons. Il citera notamment «la disponibilité de compétences et des moyens consacrés par l’Etat à la prise en charge sanitaire des citoyens, outre la dotation des hôpitaux en équipements pour permettre aux compétences nationales d’exercer dans les meilleures conditions». Défendant son secteur, le ministre précisera que son département veille à améliorer les prestations sanitaires au profit des citoyens, soulignant l’impératif de limiter les opérations de transfert des malades à l’étranger aux «cas exceptionnels, difficiles à prendre en charge dans le pays». Par ailleurs, si le ministre de la Santé tient toujours à défendre son secteur ainsi que ses prestations, cela ne devrait pas se faire au détriment de la santé, voire la vie des malades désemparés et coincés entre l’incapacité d’une prise en charge à l’intérieur du pays et une stricte limitation de transfert de malades à l’étranger. Il n’y a qu’à compter le nombre de personnalité politiques, d’artistes, de sportifs et tous ceux ayant les moyens de se faire soigner à l’étranger, pour douter de cette confiance aveugle que M. Ould- Abbas a en les capacités de prise en charge de son secteur. Aveugle, parce que les exemples de malades qui meurent annuellement par manque d’infrastructures ou la défaillance des équipements entraînant des complications au lieu d’apporter soulagement et remède, sont légion. C’est dire qu’avant de se concentrer sur la limitation des transferts des malades à l’étranger, il est prioritaire d’améliorer et d’assurer les conditions adéquates pour la prise en charge des malades au niveau du pays. Ce n’est pas la limitation des transferts à l’étranger qui va remédier au retard du secteur de la santé en matière de compétences et de moyens adéquats. «Entre l’étroitesse des capacités d’accueil pour certaines spécialités et l’inexistence d’autres, la modernisation de l’hôpital algérien demeure la démarche la plus urgente et pesante si le département de la santé souhaite vraiment limiter sainement les transferts des malades à l’étranger», estiment les professionnels qui soulignent l’incapacité de la prise en charge de tous les patients dans certains spécialités, faute de spécialistes et de plateau technique. D’autres observateurs, l’organisme national de promotion de la santé et du développement de la recherche (Forem) soulignent pour leur part «la non-transparence dans les transferts». Seuls les malades privilégiés ont généralement accès à une prise en charge médicale à l’étranger. Or, plusieurs cas complexes nécessitant un transfert sont des laissés- pour-compte. Espérons que la semaine prochaine les travaux de la réunion nationale de la commission des transferts des malades à l’étranger commenceront par définir ce qu’est «un cas complexe» et voir après si le secteur a les capacités nécessaires pour limiter les prises en charge à l’étranger.

Source Le Jour d’Algérie Yasmine Ayadi

Le Pèlerin

A propos de la découverte des squelettes de Tihitane et des sites rupestres de l’Immidir (Ahaggar)

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Les squelettes de Tihitane, de la région du sud-ouest de l’Ahaggar (la localisation est volontairement imprécise) sont, en effet, connus depuis plus de 20 ans. Des chercheurs algériens et étrangers, ayant réalisé — et réalisant encore — des travaux archéologiques ou géo-morphologiques à Ahaggar, n’en ignorent pas l’existence. Le site est également connu des agences de voyages, lesquelles, lorsqu’elles passent à proximité, le font découvrir à leur clientèle. Au moment de la création du Parc national de l’Ahaggar, en raison de sa fragilité, la direction de cet organisme avait initié un projet. Puis, dans les années 1990, la direction du Parc national de l’Ahaggar fut sollicitée par un chercheur italien qui souhaitait en faire autant. Sur le plan scientifique, il est à craindre que les squelettes ne soient pas aussi anciens que présumés, soit « 20 000 à 30 000 ans », car, dans les années 1980, le parc était jonché de fragments de poterie, dont on sait que l’invention par l’homme ne remonte pas au-delà du milieu du XIe millénaire BP (Before Present) au Sahara. Sur les photos publiées de ce site, on peut constater qu’il en reste encore. Cette évaluation est peut-être faussée par le fait que les ramassages intempestifs ont, à la longue, « écrémé » les lieux en faisant disparaître une grande partie des fragments de poterie qui gisaient sur le sol, ainsi que d’autres artefacts. L’étude du matériel archéologique de surface risque donc de s’avérer tronquée. En revanche, il est, en effet, important de tenter de dégager ce qui reste des squelettes (fouille de sauvetage), et de dater les ossements, si leur état s’y prête encore (car il faut certaines conditions de conservation pour que des résultats puissent être obtenus quand on date de l’os). La description de Tihitane dans le Bulletin de liaison saharienne, ainsi que les photographies qui l’accompagnent, donnent à penser que les squelettes sont dans un certain état de dégradation par rapport à l’état initial des lieux. Malgré tous les efforts consentis, l’expérience nous a montré que dans le cas de sites archéologiques isolés en plein Sahara, mais facilement accessibles en véhicule tout-terrain, il était préférable de réaliser des travaux d’urgence, la seule manière de sauver les données scientifiques. Quant à la région de l’Immidir, ainsi qu’une grande partie de ses sites rupestres et de ses habitats préhistoriques, ils sont connus depuis déjà quelques décennies. Cette région fut d’abord fréquentée par les agences de tourisme pratiquant la marche à pied et la méharée (à dos de dromadaire). Les sites rupestres de l’Immidir ont fait l’objet de plusieurs articles publiés dans des revues spécialisées sur le Sahara et/ou l’art rupestre saharien, ainsi qu’un ouvrage contenant de nombreuses photographies. Un exemplaire de ce livre a été adressé au ministère de la Culture, et le corpus photographique a été remis, sous forme numérique, à la direction du Parc national de l’Ahaggar pour servir à ses missions d’inventaire et de recherche. Au mois de mars 2007, une mission du Parc national de l’Ahaggar a permis de prendre la mesure de la richesse des lieux, et, d’enrichir ce patrimoine de sites nouveaux. Elle a été suivie, en avril 2007, par une équipe du CNRPAH qui, en découvrant les lieux, en a fait de même. Il paraît difficile de pouvoir « écumer » la région avant longtemps, comme il est écrit dans l’article de presse, sachant que plusieurs équipes, sur des décennies de recherches, ne suffiraient pas à épuiser son riche potentiel archéologique, en raison de l’extension géographique de ce plateau, de ses accès difficiles, mais aussi, du fait que les meilleurs connaisseurs des lieux, d’anciens agents de protection et de conservation du parc national, soient aujourd’hui, presque tous, à la retraite. Un problème de relève qui se pose aussi au Parc national du Tassili (connaissance des accès, des points d’eau, etc., pour pouvoir circuler et travailler). A. Heddouche, géomorphologue et préhistorien, ancien directeur du Musée du Bardo, puis du Parc national de l’Ahaggar, actuellement chercheur au CNRPAH, fouille depuis près d’une décennie les nombreux monuments funéraires de l’Ahaggar : nous ne pensons pas le contredire en affirmant que, malgré toutes ces années de terrain dans des conditions sahariennes éprouvantes, ce domaine de recherche ne sera pas épuisé avant longtemps. Nous attendons, d’ailleurs, avec impatience la publication des travaux de ce collègue, car, d’une part, ils seront les premiers du genre pour le Sahara central (après ceux du Sahara méridional, au Niger, réalisés par des chercheurs français), et, d’autre part, ils nous révéleront, peut-être, des dates hautes pour les squelettes qui étaient davantage protégés que ceux de Tihitane, les défunts ayant été initialement enterrés dans des sépultures en pierres. L’étude des sites rupestres de l’Immidir, par l’application, notamment, de la méthode d’analyses factorielles de correspondances (méthode d’analyse statistique) permet de mettre en exergue un élément fondamental, celui d’un peuplement assez particulier de ce plateau, comparativement à l’homogénéité de celui de la Téfédest, mais également de l’Ahnet, massifs voisins. A la différence du Tassili des Ajjer (Algérie), de la Tadrart Acacus et de l’Amsak (Libye), ce peuplement révèle quelques éléments ethno-sociologiques dont il est difficile de préciser l’appartenance et les origines géographiques. On pourrait chercher des correspondances possibles avec, au moins en partie, les groupes humains individualisés par les inventaires-recherches effectués par J-P. Maitre, un ancien chercheur du CRAPE (ancien CNRPAH), dans les années 1970. Par ailleurs, il nous semble important de procéder, comme cela fut fait, dans les années 1980, pour la Tadrart méridionale (au sud du Parc national du Tassili), aux collectes des gisements et autre matériel archéologique de surface de l’Immidir, au moins là où ceux-ci ont été signalés, sachant que la région est fréquentée par les touristes, et que la tentation est humaine. Au Tassili des Ajjer, pour la Tadrart méridionale, un accord tacite avait été passé entre la direction du parc et les agences de tourisme pour réduire et orienter le mouvement touristique, et, ainsi, nous donner le temps de procéder aux travaux archéologiques les plus urgents. Ce fut l’une des opérations de collaboration les plus réussies, dans l’intérêt de tous les secteurs, les agences de voyage étant allées jusqu’à aider matériellement le Parc qui ne possédait, à l’époque, qu’un véhicule rétif à la préhistoire.
Le « sillage » intellectuel
Nous souhaitons aussi préciser que l’usage du terme « pillage » pour les œuvres rupestres est impropre, et dire que celui-ci a atteint des proportions alarmantes comme le stipule l’article un peu exagéré. Parler de pillage des œuvres rupestres signifie que celles-ci sont découpées dans la roche, prélevées, acheminées et, selon, exportées. Si de tels cas ont existé dans le passé et qu’ils pourraient aussi se renouveler (car rien n’arrête les pilleurs et, maintenant, les iconoclastes), Dieu merci, découper un panneau rocheux relève d’un effort plutôt décourageant même pour un collectionneur. Dans l’Atlas saharien, nous avons pu constater que de telles tentatives avaient été finalement abandonnées, mais il est vrai que le pilleur avait fait usage d’une scie et d’une hache (qui ont abîmé la gravure), et, qu’aujourd’hui, on dispose d’engins bien plus sophistiqués. En revanche, on peut considérer qu’il existe une autre forme de « pillage » du patrimoine, celui du pillage « intellectuel » que pratiquent les chercheurs ou amateurs, étrangers clandestins, dont les travaux sont ensuite publiés en outre-mer, au mépris de la législation algérienne et des documents que l’on fait signer aux visiteurs à l’entrée du parc, notifiant l’engagement du signataire à respecter les textes réglementaires, dont ceux qui régissent la recherche. Pour avoir initié la mise en place d’un parc national dans l’Atlas saharien, dans le cadre de la direction du patrimoine culturel, puis géré le Parc national du Tassili, patrimoine mondial, nous savons par expérience combien la gestion de parcs, grands comme des pays, est parfois une gageure quels que soient les moyens et les hommes, quand chaque pierre abrite un site, un objet archéologique, chaque lieu, une plante ou un animal rare, et, que les prédateurs ne soient pas toujours des étrangers, car le développement des infrastructures sans études d’impact, par exemple, est certainement le facteur le plus destructeur, bien plus que le pillage.
Les défis d’aujourd’hui
Ce sont là les énormes défis auxquels on doit faire face, et même les parcs étrangers ne sont pas épargnés, sachant que Yellowstone (USA) a été momentanément déclassé du patrimoine mondial, en raison d’une exploitation touristique effrénée qui commençait à générer de sérieuses nuisances. Même si certaines découvertes n’en sont pas, réjouissons-nous de l’enrichissement de notre patrimoine archéologique et naturel saharien en 2007. Car s’il est « une première mondiale » en Ahaggar qui est passée presque inaperçue, bien que publiée dans El Watan il y a quelques mois, c’est bien celle de l’existence complètement inattendue de la panthère dans cette région (détermination génétique faite à partir de crottes animales). Sous d’autres cieux, l’équipe d’Ushuaïa serait accourue pour aller sur les traces de ce superbe animal (dont nous rêvons de voir, ne serait-ce qu’à travers les empreintes au sol), et, donner aux Algériens un beau sujet de découverte, dans leur propre pays. Au Sahara, la richesse archéologique et la faiblesse de l’exploration scientifique font que chaque pas vous fait découvrir une sépulture, une peinture, une plante endémique, et, combien d’autres choses encore, mais l’essentiel demeure, nous semble-t-il, dans l’organisation de la protection des sites naturels et culturels et celle des inventaires (mise en place du plan d’aménagement, et, formation des ressources humaines), la mise en œuvre d’une politique de recherches organisée autour de problématiques destinée à dégager les lignes de force de l’histoire de notre pays, laquelle, à son tour, permet de mettre en commun les efforts et les moyens des parcs nationaux et des instituts de recherches, et, donc, d’optimiser la mise en valeur de l’énorme potentiel archéologique et naturel de ces régions ; un potentiel qui sera encore générateur de travail et de biens quand le sous-sol aura cessé de livrer son or noir (une perspective qu’il faut, dès aujourd’hui, préparer). Enfin, la contribution de toutes les bonnes volontés administratives et scientifiques dans une synergie qui ne peut que profiter à tous les secteurs concernés, mais principalement au patrimoine. Ces tâches, qui, parfois, requièrent l’énergie du gladiateur, ne procurent pas, heureusement, que désagréments et fortes inimitiés. Elles offrent aussi de profondes satisfactions, à commencer par celle d’œuvrer dans des régions fabuleusement belles, de croiser, à chaque pas, nos ancêtres, vaquant à leurs occupations sur les parois, dans un silence qui vous repose de la cacophonie du théâtre humain des temps modernes, et, parfois, de mettre un site à l’abri, en se disant que c’est un petit pan d’histoire qui est ainsi préservé. Dans la solitude du chercheur de fonds, rien ne remplace la magie des grès et des granits quand le soleil se couche à l’horizon, et, que le guide targui murmure les paroles apaisantes de sa prière, répétées par le vent. Merci, cependant, aux journalistes qui ne sont pas rebutés par la science préhistorique et sa terminologie compliquée, car ils sont un lien précieux avec le grand public, même si, çà et là, nous venons les chicaner sur la précision d’un terme ou d’un autre, nous-mêmes animés par l’exactitude scientifique, l’autel de tous les sacrifices
L’auteur est : Préhistorienne Ancienne directrice du Parc national du Tassili
Source El Watan 
Le Pèlerin
 

Albert Camus, une perte algérienne
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Il y a quelques semaines, réalisant une enquête sur Camus et les écrivains algériens contemporains, j'ai entendu l'un d'eux me faire remarquer que «l'Algérie avait perdu Camus» (*). A ce moment-là, j'ai été tenté de lui faire remarquer que c'était plutôt l'inverse. Comme le souligne l'historien Benjamin Stora, il est très vraisemblable que l'auteur de «L'Etranger» a basculé dans le camp de l'Algérie française après la bataille d'Alger, abandonnant de lui-même son engagement pour une troisième voie que la presque totalité des nationalistes algériens de l'époque avaient fini par juger irréaliste (**). Qu'on le veuille ou non, Camus fait partie de ceux qui ont perdu l'Algérie parce que justement il ne pouvait se résoudre à la voir devenir indépendante ou, du moins, séparée de la France.
Certes, on ne peut réécrire l'histoire ni l'inventer. Il est impossible d'imaginer ce qu'auraient été les relations d'Albert Camus avec l'Algérie indépendante s'il n'était pas mort sur une route de France le 4 janvier 1960. Se serait-il «réconcilié» avec les Algériens, notamment les intellectuels qui le critiquaient avec férocité ? Aurait-il décidé de vivre en Algérie, lui, «l'Algérien», que le petit milieu littéraire parisien n'a jamais accepté parce qu'il était né pauvre et de l'autre côté de la Méditerranée ? Et d'abord, comment aurait-il vécu l'indépendance ? La folie meurtrière de l'OAS et le départ massif des pieds-noirs ? J'ai lu nombre d'essais sur cet écrivain mais je n'ai pas trouvé d'interrogations de ce genre. Peut-être sont-elles inutiles, peut-être sont-elles futiles. Il n'empêche, cette mort accidentelle quelques mois avant le cessez-le-feu et l'indépendance de l'Algérie me semble constituer une trame symbolique qui mériterait d'être explorée.
Mais revenons à cette affirmation : l'Algérie aurait perdu Camus. Effectivement, à l'indépendance, les choses étaient claires : «Camus restera toujours un étranger pour nous», avait déclaré un haut responsable de l'époque. Terminé, baissez le rideau, il n'y avait plus rien à dire, à moins de provoquer le soupçon des gardiens de la révolution. Oui, mais voilà, comment expliquer ce retour en force, cette passion «camusienne» qui saute aux yeux dès lors que l'on rentre dans une librairie d'Alger ? Et je ne parle pas du nombre impressionnant de colloques et de travaux de recherche autour de l'oeuvre de cet écrivain. N'est-ce pas là une démarche de réappropriation ? Si c'est le cas, il faut convenir que l'on ne cherche à se réapproprier que ce que l'on a perdu. Je note au passage que c'est peut-être en Algérie où l'on a le plus parlé de Camus ces dernières années et où l'on n'a pas attendu la date du 4 janvier pour se souvenir de lui...
Cela étant, la question qui consiste à se demander si Camus était Algérien est peut-être légitime — c'est elle qui passionne nombre de chercheurs et d'écrivains — mais il est possible qu'elle nous entraîne sur de fausses pistes. Et je ne sais même pas s'il est possible d'y répondre de manière définitive. Il est évident qu'il sera difficile de réconcilier les deux camps : ceux qui, comme jadis Kateb Yacine, lui reprochent d'avoir nié dans ses écrits littéraires les indigènes, et ceux qui retiennent à la fois sa fidélité à sa terre natale, ses engagements intellectuels et la force de ses écrits.
Ce qui m'importe, ce n'est pas de savoir si Camus doit être considéré comme algérien ou non. Tôt ou tard, il y aura une rue dans le pays qui finira par porter son nom, peut-être même un lycée, voire une bibliothèque ou un centre culturel. Il y aura certainement des protestations de la part de certains membres de la famille révolutionnaire héréditaire, mais cela se tassera. Les Algériens savent aujourd'hui qu'apprécier Camus et lui rendre hommage (sans verser dans l'hagiographie intéressée, comme le font certains écrivains algériens installés en France) ne signifie pas une adhésion au hizb França, ni une remise en cause de l'indépendance. Après tout, Camus n'était peut-être qu'un Algérien qui ne pensait pas comme nombre de ses compatriotes...
En réalité, la vraie question, c'est de savoir ce qu'il représentait et ce que, par conséquent, nous avons perdu avec sa disparition, mais aussi sa mise au ban. Et pour répondre à cette question, il faut s'attarder un peu sur le cheminement intellectuel de l'écrivain. Un cheminement fait d'engagements mais aussi de nuances, d'hésitations, de faux pas et de contradictions aussi. En somme, ce que nous avons perdu avec Camus, c'est le refus du manichéisme, le refus d'accepter les vérités assénées, les principes érigés en dogme, les certitudes humaines transformées en lois suprêmes.
C'est une banalité que de l'écrire mais l'Algérie indépendante aurait gagné à s'inspirer du mode de pensée de Camus. Et dans le rejet persistant vis-à-vis de lui réside, non pas la dénonciation de son ambiguïté par rapport à l'ordre colonial, mais plutôt le refus d'un mode de raisonnement plus ouvert, moins dogmatique, moins définitif.
A bien des égards, s'interroger aujourd'hui à propos de Camus et des Algériens permet de se rendre compte que, finalement, les choses n'ont guère changé. L'unanimisme officiel ne supporte ni réserve ni critique et le questionnement personnel, la nuance dans le propos et l'introspection systématique sont assimilés à de la faiblesse, ou pire, à de la trahison. En fait, nous avons perdu Camus parce qu'il nous est encore interdit de réfléchir comme lui.
(*) Le temps de l'apaisement.
(**) L'emblème d'une Algérie plurielle. Entretien avec Benjamin Stora.
Ces deux articles ont été publiés dans Télérama, hors-série : Camus, le dernier des justes, décembre 2009.
Source Le Quotidien d’Oran Akram Belka
Le Pèlerin

Société - D’amis à amants, comment ne pas tout gâcher

Les secrets pour passer d’une relation platonique à un amour passionné

Que se passe-t-il, quand on tombe amoureux d’un ami. La plupart des relations commencent par une amitié. Quand on veut aller plus loin, on prend toujours un risque, car une fois la ligne jaune franchie, rien ne sera jamais plus pareil. Voici des témoignages et conseils de ceux qui ont transformé leur amitié en amour.

1. Passer du temps avec un autre couple aide à se rapprocher.

“Sophie et moi étions collègues et amis depuis un an. On a mis un an avant de franchir le pas. Un soir un couple d’amis mariés, nous ont invités à diner. À la fin du repas, nos amis ont dansé un slow langoureux. Je l’ai évidemment invitée à danser. Les paroles du slow étaient très explicites, elles disaient quelque chose du style : «Accorde moi cette danse pour le restant de mes jours. Je veux partager tes nuits pour toujours ». C’est à ce moment là, qu’elle est tombée dans mes bras. A la fin de la soirée, je l’ai raccompagnée à sa voiture et au moment de se dire au revoir, nos lèvres se sont soudées. Aujourd’hui, nous sommes sur le point de fêter nos 10 ans de mariage”.

Morale de l’histoire : un flirt entre amis peut mener à une vraie histoire d’amour

De nombreuses personnes sont influencées par leur environnement. Prenez des amis amoureux, passez une soirée avec eux. Et plaisantez sur le fait que les deux tourtereaux sont mignons. Suggérez à l’ami(e) que vous convoitez, que ça pourrait être romantique et drôle de tenter le coup vous aussi. D’après le docteur Sollman, une sortie avec un autre couple devient de facto un double rendez-vous. Jouer le jeu peut être amusant au départ et se muer en une véritable histoire ensuite.

2. L’éloignement peut renforcer les liens

“J’ai rencontré mon ami à une soirée, où on a sympathisé et causé durant des heures. On est vite devenus amis, on prenait des cafés de temps en temps. Mais je devais déménager à New-York un mois plus tard, donc on a eu une relation sympa et platonique durant ce laps de temps. La distance aurait pu mettre un terme à notre histoire, mais on s‘est envoyé des mails pendant deux ans. Avant mon retour à Paris, il m’a écrit qu’il aimerait bien sortir avec moi. Je me suis aperçue que j’étais tombée amoureuse de lui à travers ses mails. Quelques mois après on a pris un appart ensemble.”

Morale de l’histoire : la séparation peut vous aider à cerner les vrais sentiments

Si vous êtes continuellement avec votre ami, c’est difficile parfois d’envisager plus. Le fait d’être chacun de son côté, permet de savoir si la personne vous manque... Entretenir une relation par mails, permet aussi d’en apprendre plus d’un point de vue intellectuel et émotionnel. « Etre des cyber-potes, nous a appris à rires ensembles et à nous faire confiance ».

3. On en a parlé avant

“Justine était ma meilleur amie au collège. Je me sentais avec elle comme avec personne d’autre dans ma vie. Deux ans après le collège, des amis ont organisé une soirée de nouvel an. J’étais assis à côté d’elle et à un moment donné tout le monde est parti. C’était de plus en plus intime, mais avant de franchir le pas, on en a parlé pour savoir si ça n’affecterait pas notre amitié en cas d’échec. La tournure qu’a prise notre relation m’a semblé naturelle. C’était une liaison solide pendant deux ans. Aujourd’hui, on est restés des amis proches. J’ai même présenté Justine à un des mes amis. Ils sont mariés et ont deux enfants aujourd’hui.”

Morale de l’histoire : en communiquant bien, on augmente ses chances de réussite

Faire le grand saut et faire évoluer la relation vers d’autres territoires, n’est pas toujours évident. Parlez de vos attentes, peut vous aider à faire la transition. Si votre amitié se transforme en passion soudaine, il faut en discuter dès le lendemain.

4. J’ai avoué ce que je ressentais pour elle”

“On se connait depuis 10 ans. On n’a pas passé beaucoup de temps ensemble, mais dès qu’elle venait me voir, on passait de bons moments. J’avais vraiment des sentiments pour elle. Un jour, elle est venue chez moi, juste pour me voir. Je lui ai dit de but en blanc ce que je ressentais pour elle. Elle était hésitante, mais pas effrayée. Alors, j’ai pris mon courage à deux mains et finalement, on s’est retrouvés au lit et on a passé une nuit de rêve. A mon réveil, je savais que je voulais aller plus loin et qu’elle le voulait aussi. On avait enfin brisé la glace.

Mieux vaut tâter le terrain

Avouer son attirance est quelque chose d’assez audacieux, mais qui permet d’être fixé rapidement. La plupart des gens ne veulent pas se prendre un râteau. Selon le Docteur. Stollman, il y a plusieurs moyens de tester au préalable les réactions potentielles de la personne convoitée, pour préserver son amitié en cas de refus. Comme par exemple, lui dire que c’était une blague, qu’on plaisantait.

Source MSN.fr
Le Pèlerin 

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