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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 12:15

Une tournée très populaire

Anne Gravoin – Madame Valls

Anne Gravoin – Madame Valls

Alors qu'en France, Manuel Valls est vivement critiqué depuis quelques jours après avoir voulu faire passer en force la loi Macron en utilisant l'article 49-3, sa femme Anne Gravoin est, elle, plus populaire que jamais. Mardi dernier, la musicienne s'est envolée pour Alger, non pas en tant qu'épouse du premier ministre mais en tant que violoniste. C'est là qu'elle démarrait sa tournée magrébine avec l'Alma Chamber Orchestra, son orchestre de 50 musiciens.

A son arrivée sur le sol algérien, les journalistes n'ont eu qu'un seul mot à la bouche : Roland Dumas. La veille sur BFMTV, l'ancien ministre a tenu des déclarations qui ont eu l'effet d'une bombe en affirmant que Manuel Valls était "sous l'influence juive" de sa femme. Mais la réponse d'Anne Gravoin à ce sujet est claire."Rien sur le personnel. Je suis là pour moi", a-t-elle ainsi rétorqué, selon des propos rapportés par le site algérien TSA.

"Je t'aime Mme Valls !"

Mais cette petite déconvenue a vite été oubliée. Son concert "s'est finalement très bien déroulé", selon nos confrères, qui précisent qu'Anne Gravoin et ses musiciens ont reçu un accueil des plus chaleureux de la part du public algérien. A l'issue du spectacle, les musiciens ont été conviés à "un dîner organisé par le FCE (le forum des chefs d'entreprises, ndlr) l'honneur de Mme Valls". Un repas traditionnel où la violoniste a été accueillie comme une véritable rock-star. Un "groupe venu du Sud" de l'Algérie avait même fait le déplacement pour lui chanter une chanson, écrite spécialement pour l'occasion. "Je t'aime Mme Valls, I love you Mme Valls !", ont-ils chanté en chœur. 

Source Yahoo Actualités Jordan Grevet 

Le Pèlerin

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 12:14

Algérie – Et pour quelques pierres de plus … !

Quand on pense qu’à l’époque l’on disait de ma Mitidja, qu’elle était le grenier de l’Europe… !

Port d'Alger

Port d'Alger

Récemment, la presse algérienne faisait état d'un fait étrange et à tout le moins inconcevable: des conteneurs, au port d'Alger, recelaient des... pierres.

Des pierres? Que se passe-t-il dans ce pays au point où l'on soit arrivé à importer jusqu'aux pierres?

La liste des produits importés par l'Algérie n'est certes pas exhaustive, mais de là à imaginer que quelqu'un ait eu l'idée saugrenue (au fait est-elle aussi absurde que cela paraît?) d'introduire des pierres venues de l'étranger, il y avait un pas que personne de rationnel n'aurait osé franchir.

Mais le fait est là. Comment l'expliquer?

Depuis des années, n'importe qui importe n'importe quoi, le premier quidam venu peut s'improviser en «importateur» sans autre forme de procès. De fait, ce «business» très lucratif, n'est encadré par aucune loi ou cahier des charges (des conteneurs peuvent séjourner des années dans le port sans que personne ne vienne les réclamer).

La moindre des choses était encore de protéger la production nationale par le contrôle strict des importations des produits concurrentiels. Ce ne semble pas avoir été le cas. L'administration y a-t-elle seulement songé lorsque l'on constate que la gamme des produits importés est infinie, ne laissant aucune alternative au produit national qui, dans le meilleur des cas, ne sert plus que d'appoint?

Et encore! Il est facile de le constater dans les supérettes et les grandes surfaces où les «Made in China» dominent outrageusement. Mais, ce qui est navrant est le fait que les produits importés sont souvent de catégorie «z», c'est-à-dire le tout-venant acheté à prix sacrifiés qui inonde le pays de tout ce qui, sous d'autres cieux, est considéré comme nocif pour les consommateurs.

Quelqu'un a importé des pierres, faut-il s'en étonner?

Un autre a fait venir en Algérie du...pain, fabriqué ailleurs. Ça ne s'invente pas! Ce produit est commercialisé dans certaines surfaces.

Question: l'Algérie est-elle arrivée à cette extrémité jusqu'à importer la pierre et le pain? Cela pour ne pas dire que tout ce qui est fraudé et impropre à la consommation ailleurs, atterrit ou finit par atterrir chez nous. Il suffit de faire un tour dans les marchés des grandes villes du pays pour s'en convaincre. Ces importations se font, dans la plupart du temps, sans réel contrôle de l'administration et sans garde-fous pour, à tout le moins, préserver la santé et la sécurité des citoyens à défaut de protéger notre économie.

De fait, l'import-import a largement contribué au démantèlement des secteurs économique, industriel et agroalimentaire du pays.

L'Algérie ne produit plus rien, ou si peu, dépendant de plus en plus [la manne financière aidant] de l'importation tous azimuts: que ce soit dans l'agroalimentaire, les services ou l'industrie. Si l'Algérie importe tant, cela veut dire qu'elle est dans l'incapacité de répondre aux besoins de sa population, et n'est donc pas en mesure d'atteindre l'autosuffisance. Cela veut dire aussi, que si l'on investit dans l'importation, on ne le fait pas pour le développement de la production nationale. Alors, la question se pose: pourquoi on n'investit pas dans ce pays.

Où se trouve le blocage? Faut-il aussi souligner que l'importation tous azimuts et sans contrôle permet la sortie légale de sommes faramineuses se chiffrant en milliards en devises [une forme d'évasion fiscale et de capitaux] qui ne sont pas réinvestis dans le pays. Ceci explique-t-il cela? Or, au moment où le prix du baril de pétrole connaît une chute vertigineuse, la question du produire national retrouve toute son actualité.

Comment en effet est-on arrivé à ce stade de dépendance de l'étranger pour ce que nous mangeons, pour nos habits, nos médicaments, notre transport et, d'une manière générale, tous les produits de large consommation finis ou semi-finis non-produits par le pays? Aussi, l'Algérie est devenue le rebut de toutes les productions bas de gamme qui font vivre et fructifier, aux dépens de notre économie, des milliers de sociétés en Asie, notamment, au moment où des milliers d'entreprises ont fermé leurs portes dans le pays. L'aisance financière que le pays a connue ces dernières années a-t-elle été pour nous une calamité, qui a annihilé le compter sur soi? Ainsi, la rente et son succédané, les richesses ostentatoires, ont induit une clochardisation avancée du pays avec cette singularité qui fait que ce sont les commerces informels et tout ce qui gravite autour d'eux qui sont désormais, pour certains cercles, la référence. Qu'ont fait les autorités pour mettre un terme à cette anarchie? Les députés, grassement payés se sont-ils inquiétés de cette dérive qui met à mal le devenir du pays et en interpeller le gouvernement? En attendant... et pour quelques pierres de plus...

Source L’Expression N. Krim

Le Pèlerin

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 10:04

Collège Technique du Ruisseau d’Alger

 

J'ai rencontré là-bas un être exceptionnel

 

Monsieur Amédée Briffa

 

Professeur de mathématiques en Première TM

(Année 1959 / 1960)

Le Collège Technique d'Alger - Le Ruisseau

Le Collège Technique d'Alger - Le Ruisseau

Je me souviendrai toute ma vie de Monsieur Briffa

 

Dès les premiers jours d’octobre 1959, cet homme qui avait pour but de nous faire entrer les mathématiques dans le crâne nous accueillait :

 

"J'ai pour tâche de vous enseigner les mathématiques en vue du baccalauréat en fin d'année ....Et les mathématiques ....en fin d'année ....Vous les saurez ...de gré ou de force"

 

Le ton était ainsi donné pour une année scolaire déterminante en ce qui concernait notre avenir

Pas la moindre observation de la part des élèves…Cet homme qui avait somme toute déjà un âge avancé avait donné le ton

Point de livre de mathématiques point de support superflu...

Le cours de mathématiques il nous le dictait ….Et selon les redoublants….D’une année sur l’autre ce qu’il nous dictait ne variait pas de la moindre virgule.

Il inspirait le respect et n’hésitait pas à se faire respecter…..Et si quelqu’un se rebellait…..Ce qui était sur c’est qu’il  n’aurait pas eu le dernier mot.

Il n’était pas question de biaiser avec lui car c’était lui qui assurait la discipline des 1ere TM quand bien même le moindre incident s’était déroulé au collège mais en dehors de son cours…..

Un enseignant comme lui, je n’en retrouverai plus jamais

Il avait une très grande considération du rôle de l’enseignement qui était la grande cause de sa vie…Il fut d’ailleurs secrétaire de l’académie d’Alger du Syndicat national de l’enseignement technique de 1951 à 1962.

Toujours dévoué et toujours prêt à rendre service à ses élèves, il était d’une grande droiture et doté d’un grand esprit de probité envers ses élèves.

Il était très rigoureux dans sa démarche et doté d’une inflexibilité absolue quant au respect de la discipline …Autant de mots dont le sens a souvent disparu de notre culture ….Il est vrai que 1968 est passé par là et que notre société est plus encline à critiquer le système qu’à l’aider dans le respect d’autrui et de la morale

Serais-je devenu ringard …Je ne le pense pas ….Il est vrai que notre société a perdu de nombreuses valeurs et où le sens du profit à court terme l’emporte sur toute autre considération…

Mes quelques anecdotes.

J’ai reçu de sa part deux ou trois « bouffes » de sa part …. Je m’en souviendrai toute ma vie……et pourtant cela fait 55 ans et je ne les oublierai qu’après ma mort…Dieu sait qu’elles étaient méritées quand bien même les fait rapportés semblent anodins …

Le devoir oublié

Ah les devoirs à effectuer à la maison… !!!

S’il y avait une chose que je n’oubliais pas de faire avec lui, c’était bien mes devoirs

Mais où avais-je donc la tête :

Et oui ce jour là…j’avais bien effectué mes devoirs mais je les avais oubliés chez moi

Que risquais-je?....Une interrogation au tableau …Si cela avait été le cas ….Je risquais deux ou trois «bouffes » et très certainement un zéro qui aurait affecté ma moyenne scolaire…

Je m’en étais enquit auprès de redoublants et tous conseillé de l’en avertir au préalable….

Dès le début du cours donc, je me présentais à son bureau….Je le vois encore comme si c’était hier

Il était assis devant son bureau et s’appliquer à tirer un trait sur un document ….avec un stylo et une règle….Ce qui n’est pas évident pour un Monsieur qui ne possédait qu’un bras....

Il avait sur son nez de grosses lunettes d’écaille….Entre ces dernières et ses sourcils épais je surpris un regard furieux….Un regard qui exprimai un mélange de courroux  et de désapprobation

Il se leva …Il avait une stature imposante….Il s’exclama

« Mais regardez-le donc celui-là avec son petit sourire narquois….On dirait qu’il se fout sans cesse de votre gueule…! »

Ce en quoi je me pris une paire de gifles retentissantes….

….Je n’ai plus jamais oublié mes devoirs…

Casse croute à toute heure

Le samedi matin nous avions cours toute la journée

Deux heures de gymnastique de 8 à 10 h du matin

Mathématiques de 10h à 12h00

Dessin industriel de 14h00 à 18h00

….Ce jour là, suite à une panne d’oreiller, je me dispensais de gymnastique et me présentais à 10h00 en cours de mathématiques…

C’était sans compter sur l’affreux « Jojo » qui se trimbalait sans cesse avec nos énormes cahiers de textes et qui enregistrait nos présences à chacun des cours…..

Je l’avais totalement oublié ce préposé aux absences…Toujours est-il qu’il se présenta à Monsieur Briffa …Ce dernier eut la curiosité de voir si certains d’entre nous avaient et l’outrecuidance de « sécher » la « Gymnastique »

Et oui il y en avait bien un et c’était moi….

« Comment Thoa …Et tu étais absent du Collège de 8h00 à 10h00 ??? »

J’eus toutes les peines du monde à lui fournir une quelconque explication

Et lui d’ajouter :

"Mais alors l’on va inscrire au front du Collège  Casse croute à toute heure "

Il ne devait pas être en colère ce jour là puisque j’échappais aux « bouffes » qu’il avait l’habitude de distribuer en pareille circonstance…

J’ai depuis toujours participé à mes séances de gymnastique …

Ne dit-on pas que l’équilibre de l’homme passe par un fonctionnement harmonieux du corps et de l’esprit…

La Colle

Encore une fois…..Tous en chœur La 1ere TM avait fait une connerie….Collectivement s’entend …..Je dois avouer en avoir oublié le sujet….

Le Surveillant général s’en était lavé les mains et s’en était remis à ….Monsieur Briffa…Charge à lui de décider d’une sanction s’il le jugeait utile…

Quel allait être notre sort ?

Nous étions à quelques jours de nos compositions trimestrielles et Monsieur Briffa nous proposa le marché suivant :

Le premier acte fut une colle collective de la classe

Il fut remis à chacun notre bulletin de colle valable pour deux samedis

Le second acte fut de nous libérer de cette colle pour tous les élèves dont la note serait supérieure à 14/20

A l’annonce des résultats….Un vendredi suivant à 8h30 du matin (nous avions cours de mathématiques entre 8 et 10 heures) seuls une douzaine d’élèves ….sur les 48 qui constituaient l’effectif de la classe eurent la note exigée afin de les libérer des deux samedis de colle promis. Votre correspondant avait plus de 14/20 et il allait donc pouvoir en bénéficier ….

A l’annonce de notre nom il convenait de rendre le bulletin de colle ce en quoi nous étions dispensé de cette astreinte

Et non j’avais égaré ce satané bulletin de colle ….Ce en  quoi Monsieur Briffa m’annonça :

« Puisque tu n’es pas en mesure de me rendre ton bulletin …Tant pis pour toi …Tu effectueras cette colle »

J’étais le premier désolé ….Tant pis j’en avais pris parti…

De 10 à 12h00 nous avions cours d’histoire….Et lorsque j’ouvris mon cartable pour récupérer mon cahier et mon livre d’histoire que découvris-je ?....Mon bulletin de colle….

Je demandais immédiatement à mon professeur d’histoire l’autorisation d’aller présenter ce document à Monsieur Briffa….Ce que je fis sans attendre…

C’en était fait …Je présentais le précieux document à Monsieur Briffa qui l’accepta et me confirma donc que je n’étais plus collé

Toutefois une chose se produisit dans les 10 minutes qui s’en suivirent….

Monsieur Briffa envoya un élève afin de demander à mon professeur d’histoire si j’avais bien été présent pendant ….tout le cours d’histoire….

Et oui qu’en avait-il pensé ?

Certainement que j’étais sorti du Collège et récupérer chez moi le fameux bulletin de colle (et oui il était interdit de sortir pendant les heures de cours) …Monsieur Briffa en fut pour ses frais certainement satisfait ….Et l’affaire fut considérée comme close…..

Adieu Monsieur Briffa

Monsieur Briffa est naturellement décédé …Je tenais toutefois, certes de façon un peu tardive, à lui  rendre hommage …Un professeur de mathématiques « à l’ancienne », si j’ose dire.

Il n’hésitait pas à vous rudoyer si nécessaire, voire à distribuer quelques gifles de sa main valide (Peut-être s’agit-il des bonnes vieilles méthodes !)…Mais surtout, il était un homme qui nous a transmis tant de bonnes de choses : l’amour et le respect des mathématiques  ainsi que la curiosité intellectuelle dans tous les matières associées domaines, la soif de comprendre le monde qui nous entoure, le respect des valeurs à commencer par celui du corps enseignant.
Monsieur Briffa était pour moi un enseignant qui adorait son métier et qui a su, pendant toute sa carrière, pousser ses élèves qu’il adorait quand bien même il les châtiait parfois afin d’en retirer le meilleur tout le long de leur scolarité et naturellement plus tard dans la vie.
Je suis heureux d’avoir fait partie de ses élèves …. Il aura compté dans ma vie…. Qu’il repose en paix

Le Pèlerin

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 19:55

A mourir de rire… !

Bonjour – Une série de bagues pour aujourd’hui

Humour à Bruxelles

Un jeune esquimau frappe sur la glace avec son piolet, et soudain une voix lui dit :

- il n'y a pas de poisson ici.

Obéissant, il se déplace 10 mètres plus loin, et à nouveau la même voix lui dit la même chose.

Intrigué il demande :

- Mais quelle est cette voix ? 
- Celle du directeur de la patinoire.

Une prostituée belge à Paris

Une prostituée belge est à Paris depuis deux jours.
Il est tard et elle pleure dans un bar toutes les larmes de son corps.
Une prostituée française, qui fait une petite pause, lui demande ce qu'elle a :
- Qu'est ce qui t'arrive ma chérie, tu as déjà le mal du pays ?
- Non !!! Je viens de m'apercevoir que vous vous faisiez payer !

Attention la main !

Un couple fait refaire les peintures de son appartement.

Le soir, en rentrant du bureau, le mari, croyant que c’est sec, met la main sur une porte et laisse des traces de doigts.

Le lendemain, quand le peintre arrive, la femme lui dit :
– Venez dans la chambre, je vais vous montrer l’endroit où mon mari a mis la main hier soir…
Et l’autre répond :
– Sans vouloir vous vexer, madame, je préférerais un verre de vin…

Le Pèlerin

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 13:30

Il pleut sur mon cœur, il pleut sur ma mémoire.

 

Algérie ma belle, Algérie éternelle...

Cette pluie glaciale de début de printemps me transperce et me rappelle ceux qui ont illuminés toute ma jeunesse. Mes yeux s'ouvrent lentement sur des horizons lointains, plus savoureux, plus cléments. 
Cette pluie ravive en moi de magnifiques souvenirs, souvenirs d'ailleurs, souvenirs de toujours qui ont bercés mon enfance. Je n'ai plus envie de rester ici mais de m'évader vers d'autres horizons pour renouer avec cette magnifique terre d'Algérie, toujours aussi grisante, chargée de ses couleurs chatoyantes et de ses parfums enivrants.

Je reviens vers toi mon doux pays à petits pas. Je me fais discret comme pour me faire pardonner de t'avoir délaissé pendant tant d'années. Non, je ne t'ai pas oublié et je voudrai faire le chemin à l'envers pour venir me blottir dans tes bras et effacer tout ce temps passé loin de toi durant lequel je n'ai jamais cessé de penser à toi. 
Il faudra que tu acceptes mes larmes, celles que je retiens depuis des années et qui m'ont souvent précipité dans l'angoisse. Je veux de nouveau me baigner dans cette atmosphère d'autrefois joyeuse, chaleureuse, familière et revoir ces paysages fabuleux que tu as su m'offrir tout au long de ces années passées prés de toi. Je les garde jalousement ancrées dans mon cœur et je savoure avec délice ces moments divins qui m'ont aidés à supporter cette triste situation qui est la mienne aujourd'hui : celle de t'avoir perdu. 

j'ai toujours vécu, en regardant par dessus mon épaule pour te chercher du regard, attendre un signe de toi, mais il a fallu que je poursuive mon chemin sans toi et que je me plonge dans un univers où tout était triste et différent ; recherchant sans cesse ce petit quelque chose qui me ferait revenir vers toi. Rien ne s'est passé et je suis resté isolé comme enchaîné à l'autre bout de la terre. Je suis comme l'arbre déraciné qui, planté ailleurs, ne parvient pas à faire de nouvelles racines pour aller chercher la sève qui va le maintenir en vie..

Oh ma terre ! Ma chère terre d'Algérie comme tu me manques ! Je demeure rattaché à toi par ce précieux cordon qui diffuse en moi un sang neuf qui me donne la force de supporter cet exode et combattre le souvenir affreux de ce jour de juin 1962 où j'ai dû te quitter. Je me suis senti complètement abandonné, perdant mes repères mais ne te quittant pas des yeux jusqu'à ce que tu disparaisses dans le lointain et dans le flot de mes larmes. Je savais que rien ne serait comme avant !... Episode tragique où je partais pour je ne sais où, faire je ne sais quoi !...

Mon avenir, je le voyais ici, prés de toi, au milieu de mes amis, pour tisser avec toi les liens les plus secrets et les plus beaux. Durant toutes ces années, je me suis souvenu de tous ces moments délicieux que tu m'as donnés et qui sont devenus au fil du temps mes perles précieuses, mes diamants, mes émeraudes, mes rubis, mon trésor, ma richesse.

Je revois avec délice ma ville d'Hussein-Dey où je suis né, où j'ai grandi, mon bien aimé quartier Trottier, et toutes ces jolies maisons qui bordaient les rues. Je pense à la mienne avec dans le jardin l'oranger, le citronnier et l'immense jasmin qui diffusaient leurs parfums suaves les soirs d'Eté. Le bougainvillier qui formait une tonnelle au dessus du portail, les jolis géraniums, les pois de senteur, les arums et les violettes parfumées aux pieds des arbres. J'entends encore les rires et les cris des enfants assis sur le bord des trottoirs souvent surchauffés par le soleil, celui des hirondelles volant dans un ciel d'azur et je retrouve cette foule joyeuse et insouciante qui arpentait les trottoirs de cette longue rue de Constantine le soir dans le brouhaha et la fumée des barbecues.

Je n'oublie pas la passerelle et le petit chemin qui menaient à la plage du piquet blanc.

Toi l'hirondelle, quand tu passeras au dessus du cimetière, vient tournoyer autour de la tombe de papa et maman pour leur murmurer tendrement que je les aime toujours autant et que je pense à eux...

Toi mon pays, campé dans tes habits de lumières tu as su être généreux et me donner ce que tu avais de plus beau, de plus convaincant. Ton ciel merveilleusement bleu, ton soleil éclatant, tes paysages colorés allant des bords de mer somptueux aux splendeurs inégalées des fraîches palmeraies, tes senteurs subtiles et pénétrantes, qui forcent l'admiration et l'amour de tous ceux qui ont eu un jour la chance et le bonheur de te rencontrer…

Algérie ma belle, Algérie éternelle, Algérie envoûtante… je vais refermer une fois de plus ce bel album de mes souvenirs, ouvert aujourd'hui, pour en extirper les plus beaux moments de ma vie, ceux de ma jeunesse ensoleillée parmi les paysages les plus beaux, les plus parfumés.

Je n'irais plus manger des makroutes et des z'labias chez le marchand de beignets, ne pourrais plus parcourir les rues de mon quartier à la recherche d'un copain ou d'une copine pour jouer, entendre ces musiques merveilleuses, magiques, qui vous prennent les tripes et qui vous donnent une envie impérieuse de danser et de rire… mais il me faudra tout simplement fermer les yeux et me laisser bercer par la magie des souvenirs pour revivre ce temps passé et ineffaçable où j'étais tout simplement heureux….

Serge Molines

Le Pèlerin

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Published by Le Pèlerin - dans Le Cercle des Poètes
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 13:11

Algérie, mon Amour

 

Eglise d Hussein-Dey

 Je suis né dans la banlieue d’Alger, à Hussein-Dey

Dans cette cité populaire où toute ma jeunesse j’ai résidé…

Mon horizon c’était le quartier Trottier, le « Champ Vert»

Nous y vivions pauvrement mais n’en n’ai jamais souffert

 

Ce beau pays je l’ai rarement visité…Oui Arzew, Oran

Il est vrai que les moyens manquaient à la maison

Mes copains vivaient tout comme moi….Au quartier

Les «Arabes» et moi n’y avons jamais été inquiétés

 

 Nous n’avons jamais bougé de cet espace de verdure

Nous n’avions pas peur, l’avenir nous paraissait si sur

Les fils de Pied noir partaient en Colonie de vacances

Enchantés ils revenaient …Un beau pays que la France

  

L’Algérie était magnifique pourtant je ne connaissais guère

Un peu Oran et Arzew deux villes qui m’étaient chères

A l’est mon horizon s’arrêtait à Rebeval au bord du Sébaou

L’oued coulait toute l’année ; c’était un fort joli bijou

 

Nous n’étions pas des colons mais que de petites gens

Certes chez certains il y a bien des avis fort divergents

L’immense majorité des Pied Noirs était des pacifistes

Le seul reproche à leur faire …Ils étaient progressistes

 

 De part et d’autre il y eut des attentats, toujours horribles

Ne pas attenter à la vie d’autrui, est-ce donc si impossible ?

A tous ces humbles qui n’ont jamais tué ou blessé personne

Et que l’on présente là bas comme de bien piètres personnes

 

 Ah qu’il est difficile d’écrire l’histoire de notre pays l’Algérie

Tant elle est écrite jusqu’à présent sur la base de tromperies

Des gens qui à tant en parler, finissent par croire ce qu’ils disent

Ils cherchent le «scoop» et leur point de vue, ils le radicalisent

 

 Nous vivions avec les «Maghrébins» en franche camaraderie

Camus notait une haine entre les deux communautés d’Algérie

Haine d’Amour, car chacun avait ses «Arabes» et il les adorait

L’histoire aurait été différente si certains ne s’étaient déchirés

 

 J’avais là bas mes amours, mes amis et toutes mes sensations

Nous ne possédions rien, mais j’ai perdu toutes mes passions

Adieu mes amis, mes copains, ma ville, mon club de football

Il ne nous reste plus qu’à pleurer voire en rire cela console… !

 

J’avais la Grande Bleue à proximité….Je n’y allais pas souvent

Bien que notre belle Méditerranée, j’en sois un amateur fervent

Mais de chez moi je pouvais l’apercevoir et cela me rassurait

La mer et les vagues avaient toujours eu le don de me régénérer

 

 Je suis arrivé en France à Toulouse pour poursuivre mes études

En septembre 1961; j’aimais l’aéronautique; Dieu que ce fut rude

Non pas les études mais ma vie avait changé et j’en devins malade

Je n’avais plus goût à rien et je disais adieu à nos chères rigolades

 

 Où était mon club local l’OHD, où était ma ville, ses murs blancs

Et ces hommes au regard rieur, ces femmes aux yeux pétillants

Toulouse, la dite »ville rose» me paraissait sombre et bien triste

Moi que l’on disait Rieur, comment étais-je devenu si pessimiste

 

 Jamais plus je ne serai chauvin du moindre club de football

Ce n’est pas faute d’avoir essayé avec le TFC notre club local

J’avais une autre passion « de vieux prématuré »…Les boules

Je jouais à la pétanque et j’étais passionné, j’en étais «maboul»

 

 Certes ici en France j’en ai acheté une magnifique paire

Celles même que je n’avais jamais pu me payer là bas hier

Mais le cœur n’était plus; j’ai du faire trois parties en 50 ans!

C’en est fini, je n’ai plus envie de jouer, je n’ai plus d’allant

 

 Mon père est mort alors que j’étais bien jeune avant même

Le début de la guerre et «la Toussaint rouge» Quel dilemme

J’y suis retourné en 2004…..Pour me recueillir sur sa sépulture

J’ai retrouvé un autre pays mais des gens d’une grande ouverture

  

Ici on ne parle que de haine de burka de terrorisme d’islam…!

Là bas on pense à vivre dans la bonne humeur et dans le calme

Qu’ont-ils fait tous ces tueurs de tous bords, tous le regrettent

Sauf ceux qui n’ont vécu l’Algérie que dans les livres à la sauvette 

 

Oui il y a eu du mal de fait mais aussi de belles réalisations

Nous n’avons pas importé en Algérie que la dite colonisation

Pourquoi n’avons-nous pas eu notre Mandéla prénommé Nelson

Je n’aurais jamais quitté ce pays que nombreux affectionnent

 

 Je serais encore là bas à ma place sans outre passer mes droits

En moins de dix ans j’y suis tout de même retourné quinze fois

Loin des tumultes, de la haine de l’étranger notre bouc émissaire

La où la France aurait tout intérêt de coopérer, il y a tant à faire

 

 Certes de l’autre côté, certains «religieux» ne nous aiment guère

Certains, fort radicaux sont même plutôt des « Va-t-en guerre »

Comme nous avons les nôtres aussi, un peu fadas un peu bornés

Toutefois fort influents de part et d’autre de notre Méditerranée

 

Ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils ne font qu’à eux-mêmes

Que leurs intérêts leur commandent de bannir ces dangereux  extrêmes

Afin de nous permettre, nous Méditerranéens, de bien vivre en paix

Dans un concert fort amical sinon une ambiance des plus décrispées

Le Pèlerin

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 19:56

Sans un brin de folie, l’Amour n’est que tristesse 

L’Amour et la folie ...

Un beau jour de printemps, la Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle. Tous les invités y allèrent. Après le café, la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? Qu'est-ce que c'est ? demanda la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez. Quand j'ai fini de compter, je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.
Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.

La Folie commença à compter : 1, 2, 3...
L’Empressement se cacha le premier, n'importe où.

La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.

La Joie courut au milieu du jardin.

La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher.

L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.

Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie en était déjà à 99...
- Cent ! cria la Folie. Je vais commencer à chercher...

La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.

En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.

Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité... Quand ils furent tous réunis, la Curiosité demanda:
- Où est l'Amour ?
Personne ne l'avait vu.

La Folie commença à le chercher.

Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers.

Mais elle ne trouvait pas l'Amour.

Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches lorsqu'elle entendit soudain un cri.

C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un œil.

La Folie ne savait pas quoi faire, elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.

Aujourd'hui encore, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours...

Le Pèlerin

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 19:22

Le Jugement dernier

Humour – Devant Saint Pierre

C'est la fin du monde, et on se retrouve tous dans une file d'attente pour entrer au paradis.
Dieu apparaît et dit:
Je veux que tous les hommes se placent sur deux lignes. 
Une ligne pour tous les hommes qui étaient réellement à la tête de leur ménage, 
et l'autre ligne par ceux qui ont été dominés par leur épouse. 
Les femmes, elles, peuvent se présenter directement à Saint-Pierre.
Une fois les femmes parties, les hommes se placent sur deux lignes.
La ligne des hommes dominés par leur épouse s'étire sur plus de 500 kilomètres 
tandis que dans la ligne réservée à ceux qui avaient mené leur couple, on ne comptait qu'un seul homme.

Dieu s'adresse d'abord à ceux de la longue file.
Vous devriez avoir honte de vous; je vous ai créé pour être les dirigeants du foyer!
Vous m'avez désobéi et vous n'avez pas rempli votre mission! 
Parmi tous les hommes, un seul m'a obéi. 
Écoutons-le et retenons sa leçon.

Dieu se tourne vers le seul homme de l'autre ligne et lui demande.
Comment avez-vous fait pour être le seul homme dans cette file?
L'homme lui répondit: c'est ma femme qui m'a dit de me placer ici.

Le Pèlerin

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 19:42

En regardant un film pornographique 

Humour et Pornographie

Monsieur est très excité par les lamentations de la fille à l'écran.

Le soir, il demande à son épouse, pourquoi, lorsqu'ils font l'amour, elle ne se lamente jamais ?

Elle lui répond qu'il ne lui a jamais demandé de le faire.

La discussion en reste là.

Pendant la nuit, alors qu'ils font l'amour, sa femme lui demande si c'est le temps pour elle de se lamenter !

Il lui répond : OUI !

Alors, elle commence :

Tu ne sors jamais les ordures,
Tu ne fais jamais le ménage,
Tu ne fais jamais la vaisselle...

Le Pèlerin

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 19:33

Quelle extraordinaire et belle comparaison entre le verbe "Avoir" et le verbe "« Être" 

Yves Duteil

Yves Duteil

Le tout en poème.

Il faut pour si bien réussir une telle présentation être un expert de la langue "française"...................................

"Chapeau"

              

Loin des vieux livres de grammaire,

Écoutez comment un beau soir,

Ma mère m'enseigna les mystères

Du verbe être et du verbe avoir.

 

Parmi mes meilleurs auxiliaires,

Il est deux verbes originaux.

Avoir et Être étaient deux frères

Que j'ai connus dès le berceau.

 

Bien qu'opposés de caractère,

On pouvait les croire jumeaux,

Tant leur histoire est singulière.

Mais ces deux frères étaient rivaux.

 

Ce qu'Avoir aurait voulu être

Être voulait toujours l'avoir.

À ne vouloir ni dieu ni maître,

Le verbe Être s'est fait avoir.

 

Son frère Avoir était en banque

Et faisait un grand numéro,

Alors qu'Être, toujours en manque.

Souffrait beaucoup dans son ego.

 

Pendant qu'Être apprenait à lire

Et faisait ses humanités,

De son côté sans rien lui dire

Avoir apprenait à compter.

 

Et il amassait des fortunes

En avoirs, en liquidités,

Pendant qu'Être, un peu dans la lune

S'était laissé déposséder.

 

Avoir était ostentatoire

Lorsqu'il se montrait généreux,

Être en revanche, et c'est notoire,

Est bien souvent présomptueux.

 

Avoir voyage en classe Affaires.

Il met tous ses titres à l'abri.

Alors qu'Être est plus débonnaire,

Il ne gardera rien pour lui.

 

Sa richesse est tout intérieure,

Ce sont les choses de l'esprit.

Le verbe Être est tout en pudeur,

Et sa noblesse est à ce prix.

 

Un jour à force de chimères

Pour parvenir à un accord,

Entre verbes ça peut se faire,

Ils conjuguèrent leurs efforts.

 

Et pour ne pas perdre la face

Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont répartis les tâches

Pour enfin se réconcilier.

 

Le verbe Avoir a besoin d'Être

Parce qu'être, c'est exister.

Le verbe Être a besoin d'avoirs

Pour enrichir ses bons côtés.

 

Et de palabres interminables

En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.

 

Oublie ton passé,

Qu`il soit simple ou composé,

Participe à ton Présent pour que …

Ton Futur soit Plus-que-parfait.....

 

Yves Duteil

Le Pèlerin

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