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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 08:40

Myosotis on m'appelle aussi Herbe d'Amour

« Ne m'oubliez pas » surnom du myosotis

Un myosotis s’ennuyait
Voulait-il conter une histoire ?
Dès le début, il l’oubliait.
Pas de passé, pas d’avenir,
Myosotis sans souvenir.
Ayant perdu toute mémoire

(Robert Desnos, Chantefleurs, 1944-1945)

Le Myosotis est une plante de la famille des Boraginaceae. Il en existe une centaine d'espèces dans les régions tempérées ou montagneuses à travers le monde. Elles aiment le soleil ou l'ombre légère et poussent près des cours d'eau ou autres lieux humides.
Les Myosotis produisent de petites fleurs bleues parfois roses ou blanches à cinq pétales. Le centre de la fleur est jaune. La floraison commence habituellement fin Avril/début Mai. Ces plantes sauvages sont recouvertes de poils. Certaines espèces, utilisées pour le fleurissement des jardins, se ressèment facilement et peuvent même devenir envahissantes.

« Ne m'oubliez pas »

Surnom du myosotis, lui vaut d'être le triple symbole :

De la Société Alzheimer. Il symbolise la perte de mémoire, l'un des symptômes de cette maladie. Il nous invite à ne pas oublier les personnes atteintes de cette maladie et leurs aidants.

C'est également celui de la Journée internationale des enfants disparus, fixée au 25 mai (proclamée en 1983 par le président des États-Unis d'Amérique). Depuis 2002, Child Focus (Fondation belge pour enfants disparus et sexuellement exploités, membre de Missing Children Europe) relaye et organise, chaque année, cette journée. À cette occasion, en Belgique, des myosotis sous forme de broches ou d'autocollants, et des sachets de graines de cette petite fleur bleue sont distribués gratuitement à la population, grâce aux volontaires qui les déposent dans une multitude de petits commerces. Le but est d'encourager la population à penser à tous les enfants portés disparus dans le monde et répandre un message d'espoir et de solidarité envers les parents qui sont sans nouvelles de leur enfant.

Par ailleurs, le Myosotis est également le symbole des Francs-Maçons allemands disparus pendant la seconde guerre mondiale. 

Savez-vous que l'emblème de l'Alaska a été dessiné en 1927 par un jeune garçon de 13 ans : Benny Benson lors d'un concours destiné à trouver un drapeau pour ce qui n'était alors qu'un territoire.
Voila comment il a décrit son étendard : 
« Le champ bleu représente le ciel de l'Alaska et le myosotis fleur de l'Alaska. L'étoile polaire représente le futur État de l'Alaska, l'État de l'Union le plus au nord. La Grande Ourse symbolise la force. »

Source http://au-bal-des-avettes.over-blog.com/

Le Pèlerin

 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:13

Une série de faits et dysfonctionnements auraient contribué au crash par leur accumulation...

Crash d'Air Algérie: L'enquête judiciaire révèle une série d'erreurs «tragiques»

A l'origine du crash, des défaillances «en matière d'organisation, de formation, de pilotage». L'enquête judiciaire française sur l'accident de l'avion d'Air Algérie qui avait fait 116 morts dont 54 Français en juillet 2014 dans le nord du Mali révèle une série d'erreurs «tragiques», selon le Figaro.

Crash d’Air Algérie: Le givre serait en cause

Selon les deux juges d'instruction qui ont rencontré mardi les familles des victimes, la cause principale de l'accident est «la non-activation du système d'antigivre des sondes moteur, alors que la température extérieure et la zone humide traversée requéraient sa mise en place», rapporte le journal. Le Bureau d'enquêtes et analyses (BEA) avait déjà annoncé en avril dernier que l'équipage n'avait vraisemblablement pas activé ce système, conduisant au dysfonctionnement de certains capteurs.

Le pilote et le copilote n'avaient fait qu'un seul vol en Afrique

Ensuite, poursuit le Figaro, «pour tenter de récupérer l'assiette de l'appareil», qui s'était écrasé le 24 juillet 2014 une demi-heure après son décollage, le pilote aurait tiré le manche en arrière, au lieu de le pousser en avant, ce qui a amplifié le décrochage de l'appareil.

Le Figaro signale d'autres faits et dysfonctionnements qui n'expliquent pas à eux seuls le crash mais y contribuent par leur accumulation. Par exemple, le simulateur de vol sur lequel s'entraînait l'équipage n'était «pas exactement celui de l'avion».

D'autre part, si le pilote et le copilote avaient une expérience importante - tout en étant des «saisonniers», exerçant un autre métier six mois de l'année - ils n'avaient à leur actif qu'un seul vol en Afrique, où les conditions météorologiques sont particulières. A propos de la météo justement, le journal ajoute que l'équipage était parti avec une fiche météo mise à jour plus de deux heures et demie avant le décollage.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:05

Il y a quelques années le MENSA était en congrès à San Francisco.

Réunion de grands intellectuels ...............

Le MENSA est un organisme qui regroupe des gens au quotient intellectuel de plus de 140. Ouais!

Des bollés quoi? Certains congressistes prenaient le dîner dans un resto quand un d'entre eux constata avec stupéfaction que le sel était dans la poivrière et le poivre dans la salière.

Devant ce problème majeur, on se demanda pendant un bon bout de temps, comment transférer le sel dans la salière et le poivre dans la poivrière et ce, sans faire de dégats et en utilisant que leurs mains.

Oh là là ! Voilà un problème à la hauteur de ces cerveaux, de ces craks....

Pendant de longues minutes ils étudièrent le problème puis ils arrêtèrent une serveuse à qui ils présentèrent le problème en voulant se moquer d'elle un peu...

Avant qu'ils aient eu le temps de terminer leur remarque, la serveuse s'excusa pour cette erreur et en moins de temps qu'il faut pour dire MENSA, elle changea les couvercles des deux récipients....

Silence chez les grands cerveaux...

Souvent dans notre société, le peuple a des solutions simples à des problèmes complexes mais les politiciens préfèrent les compliquer....

Le Pèlerin 

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 09:23

Qui sont les Chinois d'Algérie ?

Les Chinois en force en Algérie

Avec près de 40 000 expatriés, les Chinois forment la première communauté étrangère d'Algérie. Ils y ont la réputation d'être travailleurs, sérieux, discrets... Mais aussi généreux en bakchichs.
Nous sommes à Allaghane, à 150 km à l'est d'Alger, dans la base de vie de China Railway Construction Corporation (CRCC), l'entreprise chargée de la réalisation d'une autoroute entre la capitale et Béjaïa. Ce matin d'avril, devant des villageois venus se plaindre des retards d'indemnisation après la démolition de leur maison, l'expropriation de leurs terres ou le déracinement de leurs oliviers, Hang Chang, l'un des superviseurs du projet, explique à grands éclats de rire ce qui différencie les Chinois des Algériens : "Vous manger, dormir, pas beaucoup travailler...Chinois pas dormir, Chinois travailler." La réunion expédiée, il monte dans son pick-up et fonce vers l'un des nombreux chantiers où s'active une armée de ferrailleurs, maçons et autres bétonneurs. Pas de temps à perdre : l'autoroute doit être achevée avant la fin de 2016.
Slimane, 65 ans, ancien directeur d'un centre de formation dont la maison fraîchement construite a failli être rasée par les bulldozers de CRCC, approuve les propos de Hang Chang. "Les Chinois sont des fourmis, les Algériens des cigales, philosophe-t-il. Sérieux, efficaces, performants, ils travaillent comme si c'était pour le compte de leur pays. Ils prennent soin de leur matériel et n'ont pas de chef au-dessus de la tête pour les surveiller.

Alger la Chinoise

Des milliers d'ouvriers sont arrivés à Alger avec le lancement de vastes chantiers dans le BTP. Une partie d'entre eux s'est reconvertie dans le commerce, en bonne intelligence avec la population locale.

Dans le quartier Boushaki, lotissement aux ruelles poussiéreuses de la banlieue est d'Alger, l'« amitié entre les peuples » algérien et chinois est scellée par le commerce. Literie, linge de maison, vêtements, chaussures... Les produits made in China sont vendus en gros dans des boutiques tenues par des commerçants des deux nationalités. « Les affaires marchent plutôt bien. Les Chinois ont le sens du business », explique Ali en chargeant des cartons de sandales en plastique dans une fourgonnette. Le jeune vendeur a su tirer profit de la présence de la petite communauté asiatique. En plus d'être associé à un Chinois, Ali lui loue un appartement et deux locaux.

35 000 – C’est le nombre de Chinois vivant en Algérie, selon l’Ambassade de Chine

Aujourd'hui, le bilan de la présence chinoise en Algérie est des plus impressionnants. Les investissements venus de Pékin y dépassent tout juste le milliard de dollars (environ 820 millions d'euros) et sont concentrés essentiellement sur les secteurs du pétrole, des mines et de la pétrochimie. Quant aux échanges commerciaux, ils ne cessent d'augmenter : 6,4 milliards de dollars en 2011 et 3,3 milliards pour les cinq premiers mois de l'année 2012, soit une augmentation de 37,4 % par rapport à la même période en 2011. De janvier à mai, la Chine a importé d'Algérie pour 1 milliard de dollars (+ 30,9 %) et exporté pour 1,2 milliard (+ 39,7 %).

Bâtiments publics et commerçants

Travaux publics, bâtiment, tourisme, hydrocarbures, pétrochimie, hydraulique, téléphonie... les Chinois sont absolument partout. L'histoire de cette diaspora de travail et d'affaires remonte au début des années 2000, avec le lancement de vastes chantiers dans le BTP et l'hydraulique. Les entreprises chinoises réussissent à rafler de nombreux marchés en appliquant des coûts ultraconcurrentiels. Le manque de main-d'oeuvre locale les oblige à faire venir des milliers d'ouvriers de l'empire du Milieu. Ce sont eux qui réalisent les premiers grands projets, notamment l'hôtel Sheraton, les cités AADL (pour Agence nationale de l'amélioration et du développement du logement) ou encore le nouveau terminal de l'aéroport d'Alger.

Le quartier Boushaki a vu l'apparition d'un mini-chinatown

Le ministère de la Justice leur a confié la construction d'une douzaine de prisons, le ministère des Affaires étrangères son nouveau siège au style néomauresque, et le ministère des Affaires religieuses la nouvelle grande mosquée d'Alger, avec son minaret qui culminera à 270 m. Pour arrondir les fins de mois, certains travailleurs chinois n'hésitent pas à travailler comme maçons ou carreleurs pour le compte de particuliers. D'Oran à Annaba, en passant par Alger et Blida, de nombreuses villas ont été construites de manière informelle par une main-d'oeuvre rapide et bon marché.

C'est aussi au cours des années 2000 que les premiers commerçants chinois ont fait leur apparition dans les rues des grandes villes. Ils appartenaient aux premières vagues d'ouvriers recrutés par les entreprises de construction et ont choisi de rester une fois leurs contrats arrivés à terme. Ces Chinois figurent d'ailleurs parmi les fondateurs du mini-Chinatown du quartier Boushaki. Selon l'ambassade de Chine, la communauté est estimée à 35 000 personnes.

Marchés publics et corruption
Le 17 août, la cour d'appel d'Alger doit statuer sur l'affaire des commissions versées par les équipementiers télécoms ZTE et Huawei dans le cadre d'un marché lancé en 2003 par Algérie Télécom. En première instance, trois manageurs chinois ont été condamnés par défaut à dix années de prison ferme pour corruption. Actuellement en fuite, ils sont sous le coup de mandats d'arrêt internationaux. Si la cour confirme l'interdiction de soumissionner à un marché public pour une période de deux ans, elle exclura de fait ZTE et Huawei du programme 3G que doit lancer Algérie Télécom.
Autre scandale, l'affaire de l'autoroute est-ouest. Les responsables du consortium chinois Citic-CRCC, chargé de réaliser deux des trois lots de ce projet, sont inculpés pour corruption et trafic d'influence. Les faits portent sur le versement de pots-de-vin au cours du processus de soumission puis lors des opérations de recouvrement de créances. La justice n'a toujours pas tranché définitivement dans cette affaire. T.H.

« On s'adapte »

Michel - il a adopté un prénom français - est le représentant en Algérie de Faw, un important constructeur automobile présent aussi au Kenya, en Tanzanie, au Cameroun et en Afrique du Sud. « Comme partout dans le monde, on imagine toutes sortes de choses à notre propos, dit-il. Mais, en réalité, il n'y a aucun réseau ou système occulte. L'Algérie est un pays très intéressant, on s'y adapte facilement, malgré quelques problèmes de communication. Les Chinois y viennent uniquement pour travailler. Certains ont réussi à se marier avec des Algériennes, mais, sincèrement, je ne pense pas qu'ils aient l'intention de s'installer définitivement. »

Après trois années passées à Alger, Michel a terminé sa mission au début du mois de juillet. Son rôle ne consistait pas seulement à introduire la marque Faw sur le marché local. Il devait aussi établir les bases nécessaires à l'installation de l'ensemble des constructeurs chinois. « Pour la Chine, le marché automobile algérien est très important », assure-t-il. Les chiffres lui donnent raison. Les importations de véhicules ont bondi de près de 49,1 % durant les six premiers mois de 2012, à 263 787 unités. 

Les Algériens feraient bien d'en prendre de la graine." Ils n'en finissent pas d'étonner, ces Chinois ! Et bien sûr de conquérir l'Algérie, où tout est à construire ou reconstruire.Les chiffres donnent le tournis. Près de 40 000 Chinois y travaillent, formant la plus importante communauté étrangère, loin devant les Français, les Turcs ou les Syriens. En 2014, les autorités ont délivré quelque 24 000 visas à des ressortissants chinois, dont 90 % de visas d'affaires.
Appétit
Détrônant la France, la Chine est devenue le premier fournisseur de l'Algérie, avec 6,7 milliards d'euros en 2014. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika, en 1999, les groupes chinois ont raflé pour plus de 17 milliards d'euros de projets. En visite à Pékin du 28 avril au 1er mai, Abdelmalek Sellal, le Premier ministre, a livré ce chiffre encore plus impressionnant : 790 entreprises chinoises ont décroché des marchés dans des créneaux économiques qui vont du bâtiment à l'importation de chips ou de clous.
Autoroutes, barrages hydrauliques, hôpitaux, transport ferroviaire, écoles, logements, hôtels... Aucun secteur n'échappe à l'appétit des Chinois. Pour 1,2 milliard d'euros, même la grande mosquée d'Alger a été confiée à ces "communistes athées", comme le maugréent les islamistes. Cette présence accrue, visible, soutenue, a récemment fait l'objet d'un colloque international à l'université de Constantine. Bref, parler d'un "empire chinois" en Algérie n'a rien d'exagéré.
Ingénieur en génie civil, Hassan, 35 ans, travaille avec CRCC depuis une dizaine d'années. Avec le temps, il a fini par mieux connaître les Chinois. "Ils ont une organisation et une discipline quasi militaires, analyse-t-il. Ils peuvent mettre 300 camions et 1 000 employés sur un tronçon de 10 km sans que la coordination des travaux ne soit perturbée. Avant la répartition des tâches, tout le monde assiste aux briefings, même le cuisinier qui prépare les repas. Comme les Espagnols, les Chinois aiment faire la sieste, ce qui les rend plus performants. Un jour, une délégation ministérielle venue d'Alger a dû attendre la fin de la sieste des travailleurs pour pouvoir inspecter un chantier."
Le savoir-faire, la discipline ou la célérité dans la livraison des projets n'expliquent pas tout. Le bakchich compte aussi, et la pluie de contrats qui se déverse sur les entreprises chinoises en Algérie alimente soupçons et allégations de corruption. L'exemple le plus marquant est celui de l'autoroute est-ouest, "projet du siècle" de 10 milliards d'euros dont la réalisation a été en partie confiée au consortium Citic-CRCC. À l'issue d'un procès qui s'est achevé début mai à Alger, celui-ci a été condamné à une amende de 5 millions de dinars (45 000 euros) pour corruption.
Courtoisie
Présents depuis deux décennies en Algérie, les Chinois ont fini par nourrir clichés et autres stéréotypes. Peu respectueux des coutumes locales, mécréants, mangeurs de chiens et de chats, calculateurs, fourbes, voleurs de travail ou buveurs d'alcool... Les préjugés sont aussi nombreux que réducteurs. "C'est tout le contraire ! juge Djaafar, 55 ans. Ils sont discrets, aimables et d'une extrême courtoisie." Lui a pourtant des raisons de leur en vouloir. Dans quelques semaines, cet instituteur devra quitter la maison qu'il a mis des années à construire avant de la voir réduite en poussière par les bulldozers de CRCC.

Beaucoup de Chinois sont escortés lorsqu'ils sortent des bases de vie de leur entreprise.

Débarqué du Sichuan il y a deux ans, Weng, 42 ans, conducteur de travaux sur un chantier de l'autoroute, est prêt à prendre racine en Algérie. Si sa femme et son fils de 10 ans lui manquent, il loue cependant les vertus de ce nouvel eldorado : "Algériens bien, Algérie beaucoup dollars." De fait, de plus en plus de Chinois achètent des commerces et des appartements en ville, prennent la nationalité algérienne (2 000 cas) ou épousent des Algériennes après s'être convertis à l'islam.
En octobre 2013, la télévision publique avait même diffusé une cérémonie de mariage collectif entre Chinois et Algériens en guise de preuve de leur intégration. De retour d'un récent voyage en Chine, Ali Haddad, président du Forum des chefs d'entreprise (FCE), a suscité la polémique en proposant aux Chinois de venir en Algérie pour faire du business et y prendre épouse. Bien qu'il ait démenti ces propos, la polémique contribue à accréditer l'idée que l'on permet tout aux Chinois.
La cohabitation entre deux communautés de culture, de langue et de mode de vie différents peut parfois virer à l'affrontement. Ce fut le cas en août 2009, quand des rixes ont opposé des habitants de Bab-Ezzouar, banlieue est d'Alger, à des commerçants chinois qui s'étaient installés dans le quartier. Alors, dans les bases de vie où les entrées et sorties sont strictement contrôlées pour cause de menace terroriste, c'est la Chine ou une partie de la Chine qu'on importe. Terrains de basket, tables de ping-pong, cuisine et bières chinoises, smartphones made in China, connexion internet pour garder le contact avec les proches... Tout est fait pour que l'émigré ne se sente pas dépaysé. Et que son rendement soit élevé.
Source Jeune Afrique

Le Pèlerin

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 09:12

Les places du Capitole à Toulouse et Nationale à Montauban parmi les 5 plus belles de France

La place du Capitole à Toulouse

Le magazine Détours en France a classé la place du Capitole à Toulouse, troisième plus belle place de France. Elle devance d’une courte tête la place Nationale de Montauban (quatrième). Les deux premières places du podium sont occupées par la place Stanislas de Nancy et la Grand’Place de Lille.

L’emblématique place toulousaine doit son classement à ses façades de briques roses, mais également aux « 29 peintures signées Raymond Moretti » qui ornent les voûtes des arcades, explique le magazine.

Quatrième de ce palmarès des plus belles places de France, la place Nationale, anciennement place Royale, de Montauban, avec ses arcades appelées « couvert des drapiers, des sabots ou du blé », rappelle le magazine, qui y voit « un endroit idéal pour boire un café avant de partir découvrir la cité ».

Les places toulousaine et montalbanaise sont suivies, dans ce classement, par la place de la Bourse de Bordeaux et la place de la Concorde à Paris.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:40

Gâteau fondant chocolat-caramel de Josette

Moment de détente au Club Informatique ....Et la recette d'une gourmandise

J’ai parfois l’occasion de me rendre au Club Informatique où je rencontre de joyeux Lurons.

Ils savent mêler l’informatique à la joie de vivre et la convivialité

Parmi tous ces hommes…..une Dame…… Josette

Elle est fort active au sein du groupe …

Et qui de plus est elle nous régale de ses délicieuses pâtisseries qu’elle confectionne  à la maison avant de venir

Une petite blanquette arrose généralement ces friandises avant de se quitter et de se revoir la semaine suivante.

Et pour ceux qui voudraient se faire la main, elle nous laisse la recette

Un grand merci à Josette et à tous nos joyeux convives

Aujourd’hui, elle nous prépara un délicieux gâteau fondant chocolat-caramel

Délicieux...!

Délicieux...!

Ingrédients

Une tablette  de chocolat au caramel (Nestlé dessert 170 g)

100g de beurre

2 œufs

70g de farine

50g de sucre

1 pincée de sel

Préparation

Préchauffer le four à 180°( Thermostat 6 )

Casser 130 g de chocolat

Ajouter le beurre en cubes

Mettre le tout à fondre au four à micro ondes à 600W 

Hacher les 2 barres qui restent en pépites grossières

Lisser à la spatule le mélange fondu

Puis ajouter tout en remuant le sucre, les œufs et la farine peu à peu que l’on tamise;

Quand tout est lisse ajouter les pépites de chocolats;

Verser dans un moule en silicone et enfourner pour 15 minutes environ à chaleur tournante.

A la sortie du four le gâteau ne semble pas assez  cuit ! C’est normal

Laissez le refroidir avant de démouler,  sinon il va s’affaler.

Servir à température ambiante

Bonne dégustation

De la part de Josette

Le Pèlerin

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 09:00

Ma dignité ne se mesure pas en centimètres

Le 9 mai 2015, une étudiante algéroise a été empêchée de passer son concours d'avocat au prétexte que sa jupe était trop courte. Sur internet, elle a reçu beaucoup de soutiens. Depuis, en Algérie, des islamistes ont lancé une campagne pour inciter les hommes à voiler leurs filles et leurs femmes. La réalisatrice algérienne Sofia Djama revient sur la situation. 

Les internautes ont envoyé des photos de leurs jambes en soutien à la jeune femme (Voir ci-dessous)

Algérie - "Votre jupe est trop courte."

Voilà deux semaines, une étudiante s'en est allée passer son certificat d'aptitude de la profession d'avocat (Capa).

Elle croit en ce diplôme, elle veut devenir avocate, peut-être pour réparer des injustices dans un pays où la Constitution lui garantit le respect de la liberté individuelle, l'inviolabilité de la personne (tout sexe confondu), et condamne toute forme de violence physique ou morale ou d'atteinte à la dignité.

Ce jour aurait dû être une nouvelle étape dans sa vie de femme

Là voilà devant le portail de cette haute institution qu'est la Faculté de droit de Ben Aknoun à Alger. Un grand jour pour elle. Si elle réussit son Capa, elle sera enfin avocate. C'est peut-être même son dernier jour en tant qu'étudiante, avant d'entamer son premier jour dans le monde du travail. C'est peut être même le premier jour d'une nouvelle étape de sa vie de femme.

Elle est toujours devant ce portail avec tout le stress que l'on peut imaginer dans ce genre de circonstance. Son mari est là pour la soutenir. Le cœur battant, elle se décide à entrer dans l'établissement quand un agent lui rappelle combien une femme doit se réduire à l'ombre d'elle-même.

Cette jeune fille est empêchée d'accéder à son examen car cet agent de la sécurité s'est improvisé gardien du temple de la morale. Ce gardien dont les yeux mesurent la dignité des filles à la longueur de leurs jupes décrète que la jeune femme est indécente, parce que sa jupe trop courte, bien trop courte.

Le sentence d'un bigot frustré

On prétend même que c'est une mini-jupe. Imaginez-vous cette future magistrate, aller à un examen attifée d'une minijupe ? Voici, Monsieur le recteur de la fac d'Alger et Monsieur le gardien du temple de la morale, ce qu'est une minijupe telle que définie par les professionnels de la mode : une jupe très courte, droite ou plissée, "dont la longueur ne doit pas excéder 10 cm sous les fesses" si elle veut mériter cette acception.

Pourtant, cette jupe laisse à peine entrevoir un bout de genou, ce qui suffit à interdire à cette jeune femme l'accomplissement du projet d'une vie. Le gardien du temple investi de son pouvoir de bigot frustré ne lui autorise l'entrée que si elle revient habillée d'une tenue "respectueuse". Son mari lui achète un pantalon. Notre jeune femme entame le premier jour de sa vie de femme au pays des hommes, qui mesurent la dignité au centimètre.

Je sens ces regards qui nous insultent

Je suis Sofia Djama, je suis Algérienne, dans la rue qui porte le nom d'une combattante – Hassiba Benbouali – au coeur d'Alger la Blanche, je sens ces mains qui nous humilient, ces bouches qui vocifèrent leur haine, leur frustration, ces yeux qui nous culpabilisent d'exister dans l'espace public, dans l'espace, dans nos géographies les plus intimes...

Cette histoire est algérienne, cette histoire est américaine, cette histoire est française, cette histoire est italienne, cette histoire est japonaise, cette histoire est palestinienne, cette histoire est saoudienne, cette histoire est malienne, cette histoire est chilienne... Depuis Alger, on vous conte l'humiliation, la violence, la prise de possession du corps de la femme pour en faire un champs de bataille quand la nation va mal.

Des soutiens de toutes parts

En réaction à ce fait divers et en réaction à cette violence normalisée en Algérie, j'ai créé une page sur Facebook, "Ma dignité n'est pas dans la longueur de ma jupe", en invitant les internautes à y publier des images de leurs jambes. Cette page a drainé tant de soutien, elle a été une tribune pour les femmes mais aussi pour les hommes qui ont témoigné de cette violence.

Les médias conservateurs ont tôt fait de réduire la problématique soulevée à une question : "Pour ou contre la mini-jupe ?" Les personnes, jeunes, âgées, femmes, hommes, croyants, agnostiques, parfois portant le hidjab (un ex-doyen de la faculté en question aussi), nous ont soutenu, ont compris qu'il était question du vivre-ensemble en Algérie.

 

Ils nous envoyaient leurs guiboles dénudées ou couvertes pour nous soutenir, pour dire qu'il est temps que le gouvernement algérien prennent ses responsabilités et fasse de la violence contre la femme une cause nationale. La page commençait à nous faire comprendre que dans une société où la tendance forte est à la tête baissée face au conservatisme bigot, nous n'étions pas une minorité.

Une page confisquée par des crypto-islamistes

Alors, cette page a été piratée, confisquée par des crypto-islamistes aux pseudos schizophrènes du type "Ronaldo Abou Bakr El Baghdadi". Ils nous traitaient d'apostats, de sionistes, d'irrespectueux de la religion, de prostituées et de tant d'autres politesses. Ces mêmes personnes nous envoyaient en message publics et privés des photos de leurs sexes en érection.

Sont-ils cohérents, ces gens-là, eux qui sont choqués que l'on puisse vouloir simplement porter nos jupes, pendant qu'eux nous montent leurs sexes ? Ils ont déployé le drapeau de Daesh sur la page et sur mon compte Facebook, qu'ils ont supprimé. Ils m'y ont imposé un hidjab et notre page est devenue leur propriété, sur laquelle ils déversent leur haine de nous.

Nous l'avons signalé à Facebook – ainsi que de nombreux internautes –, qui nous a confirmé que cette page "correspond aux standards de (sa) communauté". Puisque l'apologie du terrorisme et la violence faite aux femmes correspond désormais aux valeurs de Facebook, je comprends mieux pourquoi les terroristes de demain s'en emparent.

Notre page nous a été confisquée, la page que nous tentons d'écrire depuis des décennies, depuis une éternité est attaquée à l'acide. Car oui, en réponse à notre campagne, des islamistes à Alger ont lancé via Facebook, toujours, une campagne d'assainissement : toute femme ne portant pas le voile doit se sentir obligée de le faire car elle n'aura aucun désir de montrer un visage vitriolé.

J'espère que cette femme a eu son concours

Cela nous rappelle des mots d'ordre des années 1990, une époque où l'Algérie s'enfonçait dans une guerre civile. Je me souviens de cette époque, j'étais adolescente, cette période où le sang et l'horreur ont été le quotidien de tous les Algériens. 200.000 morts. Je me souviens bien de ces mots d'ordre. Ils résonnent fort dans ma tête, dans mon corps.

Je me souviens de Katia Bengana, de Nabila Djahnine, de Amel Zenoune Zouani et tant d'autres assassinées parce qu'elles ont refusé de plier.

Seulement, cette génération ne s'en souvient pas, si tant est qu'elle ait su un jour. Peut-être que le mal vient de là, notre mémoire de poisson rouge ? Quoiqu'il en soit, j'espère que cette jeune femme a eu son Capa, qu'elle n'oubliera pas cette histoire quand elle portera sa robe.

Quant à mon dernier message, le voici

Depuis quand décide-t-on d'établir ma dignité en fonction de la longueur de ma jupe ? Voici mes jambes. Elles ne peuvent choquer que les esprits malsains.

Indignez-vous contre le mépris que vous subissez, indignez-vous contre la corruption, indignez-vous contre l'islamisme d'affaire, contre l'islamisme ordinaire, contre les hagarine (oppresseurs), contre ceux qui vous volent votre humanité, mais pas contre mes jambes. Elles ne vous ont rien fait. Au pire, elles vous auront plu. Ou pas.

Source Le Plus Sofia Djama

Le Pèlerin
 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:26

Cherchell : Suspension de l’Exécutif de l’APC

Le Port de Cherchell

Le Port de Cherchell

Je me rends régulièrement dans cette ville de Cherchell qui fut pendant longtemps la gloire de tout un pays, voire du Maghreb dans son intégrité

Depuis 2004 ce n’est en effet que la 16ème fois que je me rends à « Césarée »

Si l’accueil des Cherchellois et leur convivialité ont toujours été formidables, tel n'est pas le cas de son environnement qui semble mettre en lumière de grosses lacunes concernant la gestion de l’APC au grand désarroi de ses administrés.

Sans toutefois me mêler de ce que l’on peut considérer comme n’étant pas de mon ressort, je vous rapporte un article paru ce jour dans « El Watan » sous la plume de M'hamed Houaoura

Début de citation

Après l’enquête des services de sécurité, c’est la justice qui est intervenue et le wali à son tour suspend le P/APC et « ses acolytes », depuis la matinée du 26 mai. 

L’APC de Cherchell en pleine déliquescence demeure maudite, à l’instar de nombreuses communes de la wilaya. Il aura fallu qu’un seul citoyen (artisan, ndlr) se manifeste et dénonce les actes incohérents de gestion, pour qu’il provoque l’intervention des policiers. Ces derniers découvrent en fin de compte que la contestation de celui-ci est amplement justifiée. Si les pouvoirs publics s’étaient montrés réellement soucieux et attentifs à la préservation des deniers publics et au respect des règles des cahiers de charge, ces dérives maffieuses n’auront jamais existées.

En effet ; les enquêteurs auraient pu mettre à nu les dessous des connivences entre ces autorités locales et des opérateurs, des complicités pas du tout saines, ayant permis l’émergence des individus qui se croient tout autorisé, au vu et au su de tout le monde. Néanmoins, cette suspension du staff de la commune suscite les commentaires des administrés, de surcroit soulagé par cette mesure prise tardivement à l’encontre de cette APC gérée au rythme des scandales, hélas étouffés.

Etrangement, cette APC est parrainée par un imâm qui a le verbe facile pour « endormir les faibles », afin de perpétuer ses actes qui ne sont pas dictés par la loi divine, mais pour s’enrichir au détriment du vrai intérêt de la société. Pour rappel, nombreux sont les P/APC et des élus des commues de la wilaya qui avaient fait l’objet des enquêtes avaient été jetés en prison, en revanche d’autres avaient échappé. La transparence dans la gestion des affaires publiques locales et l’élection locale n’est pas à l’ordre du jour d’une part et d’autre part le marasme et la malvie continuent.  

M'hamed Houaoura / El Watan

Fin de citation

Cordialement votre,

Le Pèlerin

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 20:18

Rachid Arhab : "J'espère créer un Arte franco-algérien"

Rachid Arhab pense à « Arte » franco algérien

Après six ans passés au CSA, le journaliste, qui signe "Pourquoi on ne vous voit plus ?" (Michel Lafon), réfléchit aux vicissitudes du métier. Et s’interroge sur les raisons de ses échecs.

TéléObs. – Il y a un mois, le CSA propulsait Delphine Ernotte, directrice générale d’Orange, à la présidence de France Télévisions. Auriez-vous voté pour elle ou pour son challenger, Pascal Josèphe, ex-dirigeant de France 2 et France 3 ?

Rachid Arhab. – Pour Pascal Josèphe. Je crains que la télévision publique ne soit aujourd’hui en voie de banalisation. On essaie d’en faire une industrie comme une autre. Or la télévision reste un métier différent. Et France Télévisions n’est pas une entreprise comme les autres. Il ne suffit pas d’avoir un projet comptable ou un plan d’avenir pour le numérique. Mon choix se serait donc porté vers une personnalité qui connaît viscéralement le secteur et l’entreprise.

“ L’audiovisuel est une machine infernale qui broie les personnalités ”, écrivez-vous. Vos trente années dans l’audiovisuel vous ont-elles “ broyé ” ?

J’aurais pu l’être. Ceux qui ont soif de lumière passent d’ailleurs sous la broyeuse, c’est inévitable. Mais je pense avoir pris très tôt conscience de ce risque. C’est ce qui m’a poussé à accepter les “ placards ”. Des “ placards ” qui m’ont davantage construit qu’ils ne m’ont détruit. En 1992, je suis évincé de la tête du service politique de France 2. Paul Nahon et Bernard Benyamin me récupèrent et me confient, pour “ Envoyé spécial ”, un reportage sur les mormons de Salt Lake City. Très vite, je me rends compte que la machine fonctionne très bien sans moi. Même constat en 2000 quand Michèle Cotta me vire du 13-heures de France 2 pour installer Gérard Holtz. Les starlettes de l’info ont trop souvent le sentiment d’être le rouage essentiel d’une mécanique. En réalité, elles ne sont qu’un rouage parmi d’autres.

Qu’est-ce qui coince ? Ma personnalité ? Mon tempérament ?

Mes origines ?

Vos origines algériennes expliquent-elles, à vos yeux, ces mises au “ placard ” ?

Je me suis longtemps posé la question. Notamment en 1992. A l’époque, j’ai le sentiment d’avoir fait mon boulot, d’avoir bien dirigé les équipes. Je me suis donc interrogé sur les raisons de cette éviction. Mais je ne crois pas qu’il faille chercher dans ses origines les raisons de ses échecs. Il faut éviter la victimisation. Néanmoins, aujourd’hui, il m’arrive de me poser à nouveau la question. Quand je suis écarté de la course à la présidence de Public Sénat – alors que mon dossier était solide et que j’avais un vrai projet pour la chaîne –, je m’interroge. Idem pour ma candidature à la présidence de l’INA. On m’a traité comme si je n’existais pas.

Alors oui, je me pose des questions. Qu’est-ce qui coince ? Ma personnalité ? Mon tempérament ? Mes origines ?

La structure audiovisuelle reste dans une forme de consanguinité et les gens comme moi ne sont pas les bienvenus

Et votre sentiment sur l’INA : qu’est-ce qui a “ coincé ” ?

Le dossier a été traité dans un silence absolu. Suite au dépôt de ma candidature, je n’ai jamais reçu un seul coup de téléphone ni un courrier du ministre de la Culture et de la Communication. Etonnamment, des rumeurs faisaient état de mon audition. J’ai le sentiment qu’on s’est servi de ma candidature pour dire : “ Regardez comme nos candidatures sont variées ! ” Alors qu’en réalité, tout était déjà écrit (Agnès Saal, qui a démissionné le mois dernier, avait été nommée en avril 2014 par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, NDLR). Les dirigeants de l’audiovisuel public ont souvent le même profil : ils sont passés par des cabinets ministériels, ils ont fait l’ENA. Moi, j’ai l’impression ne pas être sur la bonne autoroute. Professionnellement, on ne peut pas me reprocher grand-chose. On ne peut pas non plus me reprocher une attitude qui manque de citoyenneté. La structure audiovisuelle reste dans une forme de consanguinité et les gens comme moi ne sont pas les bienvenus.

Le CSA est un peu comme la démocratie : le pire système à l'exception de tous les autres !

Votre passage au CSA, dont vous étiez membre jusqu’en 2013, vous interdit de travailler à la télé avant janvier 2016. Si vous ne respectez pas la loi...

... je suis passible de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Un patron de chaîne m’a récemment proposé de passer en force. Ça n’en vaut pas la peine. Je suis donc toujours inscrit à Pôle Emploi. Initialement, je pensais pouvoir retravailler dès 2014.

Si c’était à refaire ?

Je le referais. Le CSA est un peu comme la démocratie : le pire système de régulation audiovisuelle à l’exception de tous les autres ! Malgré ses défauts, c’est une institution respectable. A mes yeux, il est bon qu’un journaliste se coltine l’autre versant du métier. J’ai été heureux, par exemple, de me frotter à des problématiques de temps de parole, de déontologie, de diversité, de droits sportifs. Je me suis aussi plongé avec intérêt dans des dossiers très techniques comme la radio numérique terrestre (RNT) qui m’ont coûté cher en Doliprane.

Au CSA, nous sommes payés 9 000 euros par mois. Nous avons donc des obligations. C’est un vrai job. Tous les Sages ne partagent pas cette vision-là.

Vous décrivez la “ paresse intellectuelle ” de vos ex-camarades du CSA.

J’ai observé lors de mon passage chez les sages un certain nombre de comportements très éloignés de la mission qu’on nous confie. Moi, pendant six ans, la République m’a dit : “ Tiens, voilà une feuille de route, voilà le boulot que tu dois faire. ” Nous sommes bien payés pour ça – 9 000 euros par mois –, nous avons donc des obligations. C’est un vrai job. Nous ne sommes pas là pour faire uniquement de la représentation. Tous les membres du CSA ne partagent visiblement pas cette vision-là. Certains n’hésitent pas à venir uniquement une seule fois par semaine, pour la séance plénière.

Vous avez eu une “ attirance intellectuelle pour le rocardisme ” au début des années 1990. Vous retrouvez-vous aujourd’hui dans la social-démocratie de François Hollande ?

Je suis comme beaucoup de Français : complètement perdu. Michel Rocard s’inscrivait dans la lignée de Mendès. Alors oui, j’ai aimé sa manière concrète de faire de la politique. Notamment lorsqu’il a mis en place le RMI. Mais ce qui m’intéressait par-dessus tout, au-delà de son positionnement politique, c’était le fonctionnement de l’homme. Sa mécanique intellectuelle.

Les chaînes info, il faut les consommer avec modération

BFMTV, iTélé... Ce “ délire d’info non-stop est un danger pour la santé mentale des téléspectateurs ”, affirmez-vous. A ce point-là ?

Certains psys commencent à assister à une forme d’addiction aux chaînes info. Celle-ci touche des gens seuls qui voient le monde uniquement à travers leur prisme. Leur monde est donc forcément négatif. De leur côté, les chaînes se défendent, arguant qu’elles existent pour être regardées par tranche de quinze minutes. Il n’empêche, ce phénomène est inquiétant. 

Moi, j’adore fumer un cigare et boire un bon verre de vin. Si vous en faites une consommation excessive, c’est très mauvais. Les chaînes info, c’est pareil. Il faut les consommer avec modération.

Quels sont vos projets ?

J’aimerais mettre sur pied un Arte franco-algérien. J’ai regardé attentivement l’histoire de cette chaîne. Et je trouve formidable que la télévision puisse servir à régler une partie de l’Histoire. Par trois fois en un siècle, la France et l’Allemagne se sont fait la guerre. Elles ont aujourd’hui une chaîne commune. Je suis très troublé par ce qui se passe dans mon pays natal, l’Algérie, et dans mon pays d’adoption, la France, autour des thèmes de la culture maghrébine et de l’islam. Ce projet pourrait permettre l’éclosion de nouveaux visages et de nouvelles productions. J’y travaille. C’est presque un projet politique. Je suis en quête de soutiens financiers des deux côtés de la Méditerranée.

Source Le Nouvel Observateur

Propos recueillis par Alexandre Le Drollec

Le Pèlerin

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 14:06

"Trop courte ma jupe ?" : l’Algérie montre ses jambes

Algérie - L'Algérienne montre ses jambes

Après la polémique de la jupe longue en France, voici la polémique de la jupe courte en Algérie. Le 9 mai dernier, une étudiante en droit s'est vu refuser l'entrée à un examen car sa jupe arrivait au-dessus des genoux. Résultat : par dizaines les internautes postent des photos de leurs jambes en signe de résistance. 

Nues ou portant un jean, masculines, féminines, qui marchent ou se prélassent... Toutes ces photos de jambes sont publiées sur la page Facebook "Ma dignité n'est pas dans la longueur de ma jupe". 
L’étudiante n'a pas pu passer un examen à la faculté de droit d’Alger. Un surveillant ne l’a pas laissée entrer car elle portait une jupe qui s’arrêtait au-dessus du genou. Le recteur de l’université a ensuite soutenu l’employé, expliquant, selon le site TSA Algérie, que le règlement intérieur "exige une tenue décente" ajoutant qu’il ne s’agit que "d’une histoire banale".

"J'aimerais que cette page devienne une veille sur ce que subissent les femmes au quotidien"

Mais cette histoire n’a rien de banal pour Sofia Djema, réalisatrice à l’origine de la page Facebook. Via l'album photo "jambes en colère", elle appelle les utilisateurs à poster des photos de leurs guibolles pour dédramatiser l’affaire et montrer que…"ce ne sont que des jambes". Pour elle, cet incident est le signe du recul du droit des femmes dans son pays et la conséquence de problèmes sociétaux bien plus profonds.

Ouvrir cette page sur Facebook a été un réflexe pour moi. C'est très dur ce qui est arrivé à la jeune fille, elle a été humiliée et je ne voulais pas qu'elle se sente seule. C'est aussi une page de soutien envers celles à qui c’est déjà arrivé car c’est un problème récurrent en Algérie. J’ai demandé sur Facebook que l’on m’envoie des photos de jambes et spontanément les gens les ont dévoilées. Même des femmes voilées soutiennent cette opération car elles font face aux mêmes problèmes. 
Il faudrait que cette page continue à vivre au-delà de l’incident. J'aimerais qu'elle devienne un outil de veille sur ce que subissent les femmes au quotidien. Je considérerai que ce sera réussi quand tout le monde se l'appropriera. Il ne s'agit pas uniquement de pouvoir montrer ses jambes, le mal est ailleurs. 

"Le corps de la femme devient un champ de bataille"

C'est comme un aveu d'échec, le corps de la femme devient un champ de bataille quand la situation d'un pays est désastreuse. À force de rester silencieuses, on perd nos petits acquis et la condition de la femme dans l'espace public régresse. Aujourd'hui, la violence verbale est quotidienne et normalisée. C’est hyper violent de marcher dans la capitale, à Alger, en jupe ou en pantalon. Même montrer ses bras est devenu problématique, mais les femmes le font. Au pire, c'est une main baladeuse, au mieux, une remarque. 
Je n’en veux pas aux hommes, parce c’est la paupérisation et le manque d’éducation qui les conditionnent. Pour eux, les femmes ne sont méritantes que lorsqu’elles respectent la pudeur instaurée par la société. Ce bout de jambe est le catalyseur d'un mal profond, comme en France, la jupe trop longue exprime un autre malaise. C'est symptomatique des pays qui n'ont pas réglé leurs problèmes politiques et économiques.

Source France 24 Amira Bouziri

Le Pèlerin

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